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31/01/2008

Avandia: conflits d'intérêts partout. L'Afssaps parle pour ne rien changer

 L’édition d’hier du journal International Herald Tribune annonce une autre facette du scandale Avandia (rosiglitazone), qui confirme, si besoin était, à quel point cette affaire ressemble à celle du Vioxx. En plus des effets secondaires similaires (surtout cardiovasculaire) des deux médicaments et des multiples tentatives pour occulter la vérité, l'affaire Avandia est un autre exemple éclantant du fait que certains médecins n’ont plus ni foi ni loi lorsqu'ils sont achetés par les firmes pharmaceutiques…

D'autre part, notre vénérable Afssaps reste semblable à elle-même, imperturbable même devant tant de crises cardiaques... comme le montre son communiqué du 25 janvier. Elle a le coeur solide, elle...

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30/01/2008

La médecine qui tue... aux Etats-Unis. Iatrogénie, le sujet tabou en France.

Voici un article qui donne de quoi réfléchir sur les risques qu'il y a à faire mauvais usage de la médecine et de tous ses instruments et outils. Il s’appelle Death by Medicine. Je viens de trouver une traduction française, pas extraordinaire, mais ce ne sont pas ses qualités littéraires qui comptent... Il peut être lue en complément des notes dans la catégorie "Désinformation médicale".

Le titre en anglais suggère à la fois la mort causée par la médecine et par le médicament. Mort sur ordonnance, en gros, pour désigner les conséquences les plus graves de la « iatrogénie ». Ce terme  désigne « l’ensemble des évènements indésirables consécutifs à l’action médicale ; cette action pouvant être effectuée par des médecins, le personnel para-médical et tout personnel de santé habilité. La iatrogénie regroupe, selon le vocable utilisé dans la Loi du 4 mars 2002, les accidents médicaux, les affections iatrogènes et les infections nosocomiales ».

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24/01/2008

Les experts, les autorités sanitaires et la pompe à fricaments (caricature)

Voici une caricature de Mike Adams illustrant parfaitement ce que le Sénat et bien d’autres reprochent à notre vénérable AFSSAPS (agence de sécurité sanitaire). Et comme je n’aime pas faire de discriminations ou être injuste, je me dois de mentionner notre tout aussi vénérable HAS (Haute Autorité de Santé). Elle aussi a ses experts, ses relations… Et contribue à la filière du médicament, par exemple par sa « Commission de la Transparence », qui évalue le service médical rendu par un médicament. Si, si, « Transparence », je n’invente rien !  La caricature rend parfaitement compte du « processus d’autorisation d’un nouveau médicament par l’agence de sécurité sanitaire ». La FDA (Food and Drug Administration) est l’équivalent de notre AFSSAPS. Vous remarquerez dans l’image que ces chers médecins experts sont en train d’approuver un médicament appelé Profital… Il n'y a pas besoin d'ouvrir les yeux, les oreilles ou la bouche pour cela, non?

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Agence de sécurité sanitaire: financement industriel, conflits d'intérêts, dépendance, opacité, danger public

Cette note fait suite aux autres que vous pouvez (re)lire en cliquant à gauche de la page sur la catégorie "Désinformation médicale", et notamment sur ce qui y est dit du financement de l'Afssaps en majorité par l'industrie pharmaceutique, ce qui fait d'elle un "prestataire de service" dépendant des firmes et l'oblige à faire passer les intérêts financiers des firmes pharmaceutiques avant la santé publique et individuelle. C'est aussi un complément de réponse aux commentaires postés à la fin d'une de ces notes-là. Les experts de l'Afssaps cumulent les conflits d'intérêts, autorisent des médicaments trop vite, au mépris de la vérification de leur utilité et de leur balance bénéfices - risques, etc. L'Afssaps ne joue son rôle que très imparfaitement... Ce que les textes cités dans les notes précédentes disaient de façon plus détaillée est confirmé par le Sénat, par exemple dans ce texte qui ne mâche pas ses mots...

« PROPOSITION DE RÉSOLUTION tendant à la création d'une commission d'enquête sur les conditions de délivrance et de suivi des autorisations de mise sur le marché des médicaments », 2005. Extraits:

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L'industrie pharmaceutique investit dans le marketing, plus profitable que la recherche. Ses intérêts financiers sont contraires à l'intérêt général

Il s'agit d'une étude canadienne de 2002 sur les conséquences de la politique de l'industrie pharmaceutique - le profit avant Argent Pharmalot.jpgtout! - sur l'économie et l'intérêt général canadiens. Voici la présentation qui en est faite sur le site de l'Université du Québec à Montréal:

 

"Le professeur titulaire de la Chaire d’études socio-économiques de l’UQAM, Léo-Paul Lauzon et le chercheur Marc Hasbani, ont rendu publics les résultats de leur étude intitulée : Analyse socio-économique de l’industrie pharmaceutique brevetée pour la période 1991-2000.

À partir d’une analyse rigoureuse sur une période de 10 ans des états financiers de ces neuf firmes pharmaceutiques majeures : Merck Co., Bristol-Myers Squibb Co., Pfizer Inc., Abbott Laboratories, Warner-Lambert Co., Eli Lilly Co., Schering-Plough Corp., SmithKline Beecham, et GlaxoWellcome, ils ont mis en évidence le rôle joué par ces compagnies sur l’augmentation du prix des médicaments et du coût des soins de santé publique. Voici les constats majeurs de cette étude, dont on pourra retrouver la publication intégrale sur le site de la Chaire.

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22/01/2008

Le vaccin Gardasil est là. Mais où sont les souches HPV 16 et 18? Très faible prévalence de ces sérotypes, selon une étude du JAMA

Le titre est volontairement provoquant, en réponse aux commentaires de M. O’Dowd (qu’un autre commentateur a reconnu comme étant un visiteur médical), postés à la fin de la note "Le vaccin Gardasil, très critiqué en Allemagne". On nous recommande de faire vacciner nos filles contre deux sérotypes HPV potentiellement oncogènes qui représentent à peine 2,3% de toutes les infections par papillomavirus dans un pays industrialisé tel les Etats-Unis... Je donne les sources, puis les chiffres en détail à la fin, pour ceux qui ne lisent pas l'anglais et/ou ne comprennent pas certains termes.

Les pourcentages donnés par Arznei-Telegramm quantifiant la faible prévalence des génotypes HPV 16 et 18 (contre lesquels le Gardasil est censé protéger) résultent d'une étude par les autorités fédérales américaines compétentes : le CDC (Center for Disease Control and Prevention) et le National Center for Health Statistics. Effectivement, on voit la différence dans les résultats, dès lors qu'une étude est financée sur fonds publics... Voici les références de l'étude correspondante publiée par le Journal de l’Association Américaine de Médecine : Dunne EF, Unger ER, Sternberg M, et al. Prevalence of HPV Infection Among Females in the United States ”. JAMA.2007; 297: 813-819, (février 2007). Et le texte complet.

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21/01/2008

Actonel, Bonviva, Fosamax... Bisphosphonates et nécrose de la mâchoire (suite)

Voici une synthèse de plusieurs travaux présentés lors d’un congrès de chirurgie maxillo-faciale et de stomatologie qui a eu lieu en 2006 à Saint-Gall (Suisse). Elle a été publiée par la Revue Mensuelle Suisse d’Odontostomatologie en mai 2006. Les auteurs considèrent qu’il s’agit d’une « épidémie émergente ». Quelques extraits (commençant par une description, qui nous permet de comprendre le mode d’action de ces médicaments), suivis de deux autres liens.

« Ostéochimionécroses associées aux biphosphonates: ce n’est que la pointe de l’iceberg! »

« Introduction, principales indications des biphosphonates: Les biphosphonates (terminologie francophone) – appelés également bisphosphonates (terminologie anglo-saxonne) ou diphosphonates – sont des médicaments faisant partie des anti-ostéoclastiques, c’est-à-dire des inhibiteurs de la résorption du tissu osseux. Les biphosphonates (BP) sont des analogues structuraux du pyrophosphate qui inhibent la résorption osseuse mais qui n’inhibent pas la minéralisation osseuse. Ce type de molécule pénètre à l’intérieur des ostéoclastes et en induisent l’apoptose, diminuant du même coup la résorption osseuse et la calcémie. Par conséquent, les principales indications des BP sont les affections nécessitant une réduction du turnover et du remodelage osseux pathologiques, dont notamment:

  • hypercalcémie maligne des tumeurs ostéolytiques (mammaires, pulmonaires, myélomes) et de leurs métastases,
  • ostéoporose post-ménopausique (en principe seulement si elle est compliquée d’au moins une fracture vertébrale),
  • maladie de Paget (qui se caractérise par un désordre focal du turnover osseux qui est accéléré et anarchique),
  • nécroses osseuses aseptiques.

Historique d’une épidémie émergente : Les premiers cas d’ostéonécrose des maxillaires survenant en tant qu’effet secondaire chez des patients atteints d’affections malignes avec métastases osseuses, traités par biphosphonates injectables, ont été signalés par Marx et coll. en 2003(« Pamidronate and zoledronate induced avascular necrosis of the jaws: a growing epidemic ». J Oral Maxillofac Surg. 2003, 61:1115–1107). Les implications thérapeutiques de cette pathologie émergente ont par la suite été précisées en 2005 par A. Migliorati et coll. (« Biphosphonate-associated osteonecrosis of mandibular and maxillary bone. An emerging oral complication of supportive cancer therapy”. Cancer 2005; 104: 83–9).

Alors que les premiers travaux recensaient quelque 40 cas en 2003, la littérature faisait état, en février 2005, de 875 cas d’ostéonécrose des maxillaires chez des patients soumis (ou ayant été soumis) à des traitements par biphosphonates. Depuis, 182 cas supplémentaires de cet effet secondaire gravissime de cette classe de médicaments ont été publiés.

Incidence et prévalence : Ce sont les traitements parentéraux par des biphosphonates dont la puissance antirésorptive est très élevée (acide zolédronique [Aclasta, Zométa], pamidronate [Aredia], alendronate [Fosamax]) qui sont principalement associés à la survenue de cette complication. L’ostéonécrose des maxillaires (ONJ = osteonecrosis of the jaw) apparaît pour l’essentiel chez des patients recevant un traitement par BP à forte dose dans le cadre du traitement des myélomes multiples et du contrôle des métastases osseuses des cancers du sein et de la prostate. Des cas sporadiques ont également été décrits chez des femmes traitées pour ostéoporose, y compris avec une voie d’administration orale. L’incidence cumulative après 3 ans serait de 10% sous zolendronate et de 4% sous pamidronate. (…)

Facteurs de risque : Outre l’extraction dentaire, d’autres facteurs de risque sont diversement retrouvés chez les patients: chimiothérapie, corticothérapie, radiothérapie, anémie, coagulopathie, infection préexistante de lacavité buccale. Le mécanisme par lequel les biphosphonates favoriseraient l’ostéonécrose pourrait être lié à leur effet antiangiogénèse mis en évidence chez l’animal. Associé à l’inhibition de l’activité ostéoclastique, il en résulterait un déficit d’élimination et du remodelage physiologique du tissu osseux lésé par des gestes chirurgicaux, notamment.

Aspects thérapeutiques : Du fait de l’affinité des BP pour le tissu osseux et de leur forte liaison aux molécules calciques, les effets secondaires délétères sont susceptibles de persister pendant des années. Ainsi, ni la réduction de la posologie, ni l’arrêt des biphosphonates n’apportent d’amélioration; un traitement chirurgical est souvent nécessaire. Or, il n’existe pas de traitement codifié ayant fait la preuve de son efficacité. Les principaux objectifs thérapeutiques sont la prévention de la progression de l’ostéonécrose et de ses complications. En tout état de cause, une prise en charge pluridisciplinaire est impérative. Les spécialistes sont unanimes à constater que les ostéonécroses des maxillaires associées aux BP sont extrêmement rebelles à toutes les formes de traitement. (…)

Une bombe à retardement : Compte tenu de la date d’introduction des BP, notamment de l’acide zolédronique [Aclasta, Zométa] (2003), molécule 1000 fois plus puissante que l’étidronate [Didronel, Ostéodidronel] et 100 fois plus puissante que l’alendronate [Fosamax], et du fait que selon certaines estimations, plus de 2 millions de patients sont actuellement sous traitement par des BP, on peut redouter une augmentation significative du nombre de patients affectés dans un avenir proche. Des observations récentes de nouveaux cas vont dans ce sens. »

Extrait d'un article du Courrier du Médecin Vaudois, 2006, avec une illustration

« Ce sont les traitements parentéraux par des biphosphonates dont la puissance antirésorptive est très élevée (acide zolédronique [ZOMETA], pamidronate [AREDIA], alendronate [FOSAMAX]) qui sont principalement associés à la survenue de cette complication. Elle se manifeste comme une exposition osseuse dans la cavité buccale, le plus souvent consécutive à un geste dentaire (extraction dentaire, curetage) (figure 1) mais peut aussi apparaître de façon spontanée et sans rapport avec une blessure prothétique (figure 2). Spontanément, l’os exposé évolue vers la nécrose qui peut concerner des surfaces importantes de la mandibule (deux tiers des cas) ou du maxillaire (un tiers des cas). La perte de tout ou partie d’un maxillaire a alors des conséquences fonctionnelles et esthétiques dramatiques compte tenu des faibles possibilités de réhabilitation ».

« Diphosphonates et risque d’ostéonécrose de la mâchoire » (un bulletin belge de pharmacovigilance, 2006)

Elena Pasca

20/01/2008

Médicaments anticholestérol: théorie des firmes et pratiques serviles des agences du médicament

Où l’on apprend que c’est la théorie qui sous-tend la medication anticholestérol qui est à revoir. Et que les médicaments anticholestérol sont 2143598209.jpgautorisés selon un régime d’exception qui se fiche complètement du bénéfice thérapeutique et des risques. Une fois le médicament homologué, l’expérimentation sera grandeur nature, avec les usagers dans le rôle de cobayes. A se demander combien d’autres types de médicaments bénéficient de cette même indulgence…

 

L’idée qu’il suffirait de baisser le LDL-cholestérol pour résoudre le problème est beaucoup trop simpliste, comme le souligne Arznei-Telegramm (cf. note précédente), et comme le disent tous ceux qui ne sont pas des simples VRP de l’industrie pharmaceutique. Celle-ci n’arrête pas de faire peur dans des campagnes soi-disant d’information sur les dangers du cholestérol, tout aussi scientifiques que celle pour la meilleure lessive. J’appelle ça le « pharmacommerce de la peur », et Gardasil est un excellent exemple dans son genre. Pour des multinationales intéressées par le profit, c’est une stratégie marketing payante, puisque les médicaments hypolipémiants lui rapportent autour de 40 milliards de dollars par an, selon l’estimation du journal New York Times. Il est intéressant de voir que ce journal généraliste reprend à sa façon les interrogations sur ce « raisonnement » unilatéral, unifactoriel, de rapport entre cause et effet : taux élevé du LDL cholestérol =  traitement anticholestérol automatique = solution.

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Que valent EZETROL et INEGY ? (En termes de bénéfice clinique)

Je ne parle pas de leur valeur financière pour les firmes Merck et Schering, ni de la cotation en Bourse de ces derniers… 1594058221.jpgmais de la valeur de ces médicaments dans le traitement de l’hypercholestérolémie.

Pour le savoir, rien de tel que de jeter un coup d’oeil aux revues médicales indépendantes, et surtout à l'excellente Arznei-Telegramm (« Télégramme du médicament », Allemagne), qui bataille depuis 38 ans pour une information médicale indépendante, contre les conflits d’intérêts des médecins, experts, etc. Qui refuse toute publicité et tout financement par l’industrie pharmaceutique et a sa propre base de données sur les médicaments. Voici les principales réactions depuis 2002, suivies par un communiqué de presse de "Prescrire" (octobre 2006).

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18/01/2008

Ezétrol et Inegy : manipulation de l'essai clinique reprochée par le Congrès

La firme Merck-Schering a changé le « critère de jugement primaire » de l’investigation en cours de route, supprimant ainsi deux tiers des données. Même d’après ce qui reste, Ezétrol et Inegy ne montrent pas de bénéfice clinique. La lettre des députés américains dévoile d’autres détails.

Commençons par les commentaires du Dr Steven Nissen, cardiologue et chercheur, auteur de la méta-analyse qui a mis l’antidiabétique Avandia en difficulté en mai 2007. Notons qu’on avait, dans l’affaire Avandia, comme dans l’affaire Vioxx et d’autres, la même collaboration fructueuse entre scientifiques soupçonneux à l’égard d’un médicament et politiques soucieux d’intervenir lorsqu’il y a manipulation de données, intimidation de chercheurs ou lorsque l’agence de sécurité sanitaire américaine (FDA) ne fait pas son travail… Malheureusement, les études scientifiques n’ont aucun poids face à la puissance de l’industrie et aux experts qu’elle paie pour s’assurer que ses intérêts prévalent en toute circonstance…

Les commentaires du Dr Nissen sont formulés dans une interview téléphonique qu’on peut écouter à partir de cette page.

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EZETROL et INEGY: pas de bénéfice sur l'athérosclérose. Les politiques obligent les firmes à dévoiler certains résultats

Il y a quelques années, il y avait eu une campagne de publicité de l’industrie pharmaceutique sur le cholestérol, ennemi public numéro un… 1348822792.jpgEn fait, les firmes voulaient plus de débouchés pour toute une série de médicaments contre le cholestérol, et pas seulement celui en excès… Puisque la prévention est le mot à la mode… Ce qui nous a donné entre autres le scandale Baycol, statine retirée en catastrophe du marché…

Cette fois-ci, il s’agit d’un médicament anti-cholestérol d’une famille autre que les statines, censé réduire le LDL (le « mauvais ») cholestérol en bloquant « l’absorption intestinale du cholestérol total et des phytostérols ». Il s’appelle EZETROL (nom générique : ézétimibe; nom américain: Zetia), autorisé sur une base de connaissance très maigre. Les firmes Merck et Schering Plough se sont associées aux Etats-Unis, soi-disant afin de produire ensemble de nouvelles molécules hypolipémiantes (qui baissent le taux de graisses dans le sang : cholestérol et triglycérides).  Mais créer un médicament novateur, ça coûte, ça prend du temps, puis les idées manquent cruellement, puisque les firmes investissent bien plus dans le marketing que dans la recherche… La recette miracle était d’associer deux molécules déjà existantes : Ezétrol + Zocor = INEGY, censé bloquer la formation d’athérosclérose sur les artères des patients souffrant d’hypercholestérolémie familiale hétérozygote, chez lesquels Zocor (simvastatine) pris seul ne serait pas suffisant.

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16/01/2008

« Québec sur ordonnance ». La médecine fast food.

Citons d’emblée Paul Arcand, le réalisateur de «Québec sur ordonnance», ce documentaire sur les rouages de b0fb1dab710c4501c80013dd44ecbccf.jpgl'industrie du médicament au Québec, sorti en octobre : « Dans le fond, c'est quoi l'attitude des gouvernements face à la pauvreté? Ce qui est clair, actuellement, c'est que la médication est une des façons de répondre à ça. Quant à savoir si c'est une réponse qui a de l'allure, une réponse qui est permanente, moi j'ai un sérieux doute ». Et ailleurs : « De tous les médicaments vendus aux pauvres, ce sont les psychotropes qui arrivent en première place. Une pilule pour oublier, une pilule pour se geler les émotions, une pilule pour être au neutre ».

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15/01/2008

Le business de nos médecins nous concerne ! Demandons des comptes !

Voici un slogan digne d’une campagne de prévention en santé publique ! Comme il est peu probable que le LEEM (syndicat de l’industrie pharmaceutique) finance une telle campagne et que la presse médicale s’en fasse l’écho, c’est à chacun de nous de la mettre en pratique.

Médecins et usagers doivent apprendre à dépasser leurs non-dits, arrogants ou embarrassés, quant aux intérêts financiers en jeu. L’argent n’est ni un sujet nouveau ni un tabou, puisque les médecins qui demandent des dépassements d’honoraires sans "tact [ni] mesure" font preuve d’une pudeur fort sélective. Autant aborder toutes les facettes de ce qu’implique cet intermédiaire – l’argent - dans la relation de soins et tirer toutes les conséquences de la cupidité de certains médecins sur la qualité de la médecine et la maîtrise des comptes publics.

Posons la question qui fâche, pour savoir si nos médecins sont aussi doués en « affaires » qu’en médecine: docteur, avez-vous un lien financier ou autre avec la firme qui produit ce médicament, cette prothèse, cette orthèse ?

Ce titre suggestif - "Your Doctor's Business Is Your Business" - est celui d’un article du Wall Street Journal, pas d’un brûlot gauchiste exécrant les multinationales…

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Fosamax, Bonviva, Actonel... Nouvelle alerte à propos de l'ostéonécrose de la mâchoire

Dans une Lettre aux prescripteurs du 18 décembre 2007, l’AFSSAPS (agence française de sécurité sanitaire) revient sur l’un des effets 2072472911.jpgsecondaires graves de la classe de bisphosphonates, que nous avons signalé dans une note plus ancienne : l’ostéonécrose de la mâchoire. (Pour des raisons inexpliquées, la note n’est accessible qu’en descendant sur la page, pas en cliquant sur le lien à droite…). Nous demandions s’il était raisonnable d’utiliser des médicaments ayant des effets indésirables si importants (douleurs musculaires et articulaires sévères, voire invalidantes qui peuvent ne pas disparaître à l’arrêt du traitement, troubles du rythme cardiaque, ostéonécrose…) dans la « prévention » de l’ostéoporose… surtout à grande échelle, comme c’est le cas actuellement. Dans un communiqué plus ancien mentionné dans cette note-là, l’AFSSAPS pensait que l’ostéonécrose ne survenait que chez des patients souffrant d’un cancer et traités pour des hypercalcémies, par exemple. Chez ces personnes, cette complication pouvait apparaître suite à des interventions dentaires.

Photo: Iowa University

L’AFSSAPS a modifié son discours aujourd’hui, et la situation doit être vraiment mauvaise pour que les autorités sanitaires françaises émettent une mise en garde… Attention donc, si vous prenez l'un des médicaments de la classe de bisphosphonates, qu'il s'agisse de l'acide alendronique (Fosamax) ou d'un autre (voir la liste à la fin de cette note).

Puisque l'AFSSAPS reconnaît désormais qu’une ostéonécrose de la mâchoire, par ailleurs incurable, peut apparaître même chez une femme en parfaite santé. Femme dont le médecin voulait contribuer à la bonne santé financière de la firme en lui prescrivant un tel médicament en prévention de l’ostéoporose…

La revue allemande indépendante « Arznei-Telegramm » a encore fait preuve de l’excellence de son expertise, puisque, comme elle l’affirmait avant tout le monde, l’ostéonécrose est un effet de classe des bisphosphonates (n’importe lequel de ces médicaments peut la provoquer).

Voici le lien vers la Lettre de l’AFSSAPS, suivi de quelques extraits :

« Recommandations sur la prise en charge bucco-dentaire des patients traités par bisphosphonates »

 

« Les bisphosphonates (BP) agissent en ralentissant le remodelage osseux, principalement par inhibition de l'activité des ostéoclastes. Administrés par voie intraveineuse (IV), les BP sont indiqués dans la prise en charge des myélomes multiples, la prévention des complications osseuses de certaines tumeurs malignes avancées, et le traitement des hypercalcémies malignes. Les BP constituent par ailleurs le traitement le plus largement prescrit dans des maladies bénignes avec au premier rang le traitement de l’ostéoporose postménopausique chez les femmes à haut risque de fracture, le traitement de l’ostéoporose masculine, de l’ostéoporose corticoinduite. Ils sont dans ces indications principalement administrés par voie orale à faible dose, à l’exception de l’Aclasta® (zolédronate) et de Bonviva (ibandronate) (Cf. annexe 1).

 

Depuis 2003, des publications signalent un effet indésirable grave imputable aux bisphosphonates (BP) : l'ostéonécrose de la mandibule et/ou du maxillaire (ONM) (Cf. annexe 2). En juillet 2005, l’agence européenne du médicament (EMEA) et l’Afssaps ont informé les prescripteurs de ce risque et émis des recommandations concernant la prescription de bisphosphonates administrés par voie intraveineuse. Depuis, de nombreux cas d’ONM continuent d’être rapportés chez des patients traités par BP. Dans la très grande majorité des cas, ces patients étaient traités par BP IV dans le cadre d’une pathologie maligne.

 

Cependant, quelques publications rapportent également des cas d’ONM chez des patients traités par BP dans le cadre du traitement de l’ostéoporose. L’ONM, dont le diagnostic est souvent retardé, est d’intensité douloureuse variable, difficile à traiter et peut entraîner des séquelles. Il n’y a pas, à l’heure actuelle, de traitement curatif. Il est donc important que les prescripteurs de BP, ainsi que les chirurgiens dentistes, les stomatologues et les chirurgiens maxillo-faciaux,soient informés des risques de complications bucco-dentaires et osseuses graves qui existent pendant et après un traitement par BP et qu'ils en informent leurs patients. » (…)

 

Les principaux bisphosphonates sont : l'acide alendronique ou alendronate (Fosamax), l'acide ibandronique ou ibandronate (Bonviva, Bondronat), l'acide pamidronique ou pamidronate (Aredia, Merck-Pamidronate), l'acide clodronique ou clodronate (Bonefos, Clastoban, Lytos, Ostac), l'acide étidronique ou étidronate (Didronel, Osteodidronel), l'acide risédronique ou risédronate (Actonel), l'acide tiludronique ou tiludronate (Skelid), l'acide zolédronique ou zolédronate (Aclasta, Zométa, Reclast).

 

Tous les articles passés ou à venir seront accessibles à partir de cette page.

14/01/2008

Gardasil, encore une mise en garde canadienne. Bénéfice inconnu, risques inconnus!

Texte à lire en entier avant de faire vacciner nos filles !! Il est ici (les autres références le complètent) http://www.cwhn.ca/ressources/rcsf/hpv_brief_f.html

C’est une analyse plus détaillée des problèmes que pose le Gardasil, faite par le Réseau canadien pour la Santé des Femmes (RCSF). Le texte s'appelle « VPH, vaccins et genre : Considérations de principe (25 juin 2007) ».

(Pour ceux qui veulent approfondir la question, il existe une version plus détaillée en anglais : HPV, Vaccines, and Gender: Policy Considerations. Un résumé de ce texte et des commentaires ont été publiés fin août dans le Journal de l'Association Médicale Canadienne (CMAJ). http://www.cmaj.ca/cgi/content/full/177/5/484/DC1 )

Voici des extraits du résumé en français :

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13/01/2008

Vaccin Gardasil : moratoire demandé au Québec aussi ! Incertitudes, risques potentiels.

"Nécessité d’un moratoire sur le programme de vaccination contre le virus du papillome humain (VPH)" Gardasil flacon en entier.jpg

 

Extraits: Montréal, le 26 septembre 2007.

 

"Le Réseau québécois d’action pour la santé des femmes (RQASF) considère qu’il est impératif de suspendre l’implantation du programme de vaccination contre le virus du papillome humain (VHP) (…). Selon l’avis de plusieurs ressources professionnelles de la santé, de groupes de femmes ainsi que de Mme Diane M. Harper, la chercheure principale qui a développé le « vaccin » Gardasil [1], il n’a pas été suffisamment testé pour en connaître les effets indésirables et négatifs sur les jeunes filles de 9 à 15 ans. Son efficacité a été démontrée sur les femmes âgées de 15 à 25 ans uniquement. Vacciner les jeunes filles du primaire et de secondaire 3 et 4, donc de 9 ans et plus comme le souhaite le programme, revient à signer un chèque en blanc sur la santé de nos jeunes filles.

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12/01/2008

Gardasil, vaccin HPV très critiqué en Allemagne et ailleurs. Avis de spécialistes et synthèse des aspects essentiels

[Note mise à jour récemment].

Le vaccin Gardasil suscite beaucoup de doutes et de critiques dans plusieurs pays. A part la France, où les voix critiques Gardasil photo complète.jpgsont très faibles et où tout se passe comme d’habitude : les nouveautés sont acceptées sans critique, prescrites massivement, et puis advienne que pourra… La note précédente portait sur des réactions critiques en Espagne. Prenons maintenant pour point de départ de cette note synthétique l’une des nombreuses critiques allemandes, d’autant plus qu’il existe déjà une traduction française de l’article intitulé "Prévention prématurée", paru dans le journal allemand Süddeutsche Zeitung (à peu près l’équivalent de Libération) au mois d’octobre 2007. Quelques commentaires introductifs avant de passer aux extraits du texte, qui seront suivis d'un résumé de quelques-unes des prises de positions les plus marquantes au sujet du Gardasil, avec les liens correspondants:

Le Dr Becker-Brüser, cité dans l’article, est le directeur de la revue indépendante Arznei-Telegramm, la meilleure source européenne d’information médicale indépendante de l'industrie pharmaceutique, que notre blog cite régulièrement. Le numéro de juin 2007 de cette revue contient une analyse détaillée des résultats provisoires publiés par le laboratoire sur le Gardasil. C’est cette analyse scientifique qui constitue le fondement des articles parus dans la presse généraliste allemande. Elle conclut que la prescription du vaccin Gardasil n’est pas fondée.

 

Avec d’autres revues indépendantes, Arznei-Telegramm édite aussi une version grand public, mentionnée dans l’article, qui s’appelle Gute Pillen, Schlechte Pillen ("Bonnes pilules, mauvaises pilules").

D’autres revues médicales internationales, dont la New England Journal of Medicine, ont estimé que - même selon les données publiées par le laboratoire et en l’absence d’études de vérification – l’efficacité préventive est très modeste (17%). C'est le chiffre qui figure aussi dans l'analyse des essais cliniques FUTURE I et II, faite par Arznei-Telegramm.

Reste à voir quels seront les effets secondaires à long terme, d’autant plus que beaucoup ont déjà été signalés et ont défrayé la chronique, surtout aux Etats-Unis (cf. le rapport de l'association de consommateurs "Judicial Watch". Nous avons rendu compte dans cette note du deuxième rapport de "Judicial Watch", paru fin juin 2008, qui parle de près de 9000 effets secondaires rapportés, dont une vingtaine de décès, des fausses couches, des syndromes de Guillain-Barré...).

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11/01/2008

Des médecins espagnols réclament un moratoire pour l'utilisation du Gardasil. Raisons et pétition

Un mouvement espagnol de résistance au Gardasil et aux méthodes de l'industrie pharmaceutique pour l'imposer... Gardasil El Mundo.jpg

Au mois d’octobre 2007, les autorités sanitaires espagnoles ont introduit le vaccin Gardasil® [1] dans le calendrier vaccinal remboursé par l’assurance-maladie. Carlos Alvarez-Dardet, directeur du Journal of Epidemiology and Community Health, professeur de santé publique de l’Université d’Alicante, spécialiste des vaccins, a signé une virulente tribune dans le journal El Pais et appelé à une mobilisation civique au nom de la « défense du bien public ». Les près de 3.500 signataires de la pétition en cours demandent un moratoire sur l’utilisation du Gardasil® et dénoncent plusieurs éléments révélateurs :

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Bonviva, Fosamax, Actonel,Zometa... douleurs musculaires et articulaires. Alerte USA

Je fais cette note en pensant à ces personnes qui se plaignent de douleurs atroces et de longue durée sous BONVIVA et d'autres médicaments de la classe des bisphosphonates, et qui ne sont pas prises au sérieux par leurs médecins. On connaît le désintérêt quasi-général des médecins pour les effets secondaires, qu’ils ne signalent d’ailleurs que très rarement à la pharmacovigilance. Cette attitude ajoute la souffrance morale à la souffrance physique des patients.

Les principaux médicaments concernés sont: l'acide alendronique (Fosamax), l'acide ibandronique (Bonviva, Bondronat), l'acide pamidronique (Aredia, Merck-Pamidronate), l'acide clodronique (Bonefos, Clastoban, Lytos, Ostac), l'acide étidronique (Didronel, Osteodidronel), l'acide risédronique  (Actonel), l'acide tiludronique ou tiludronate (Skelid), l'acide zolédronique (Aclasta, Zométa, Reclast).


Ce qu'on savait déjà

Les bisphosphonates sont utilisés principalement dans le traitement de l’ostéoporose, des hypercalcémies (par exemple dans certains cancers avec des métastases osseuses), de la maladie de Paget. Ils agissent en inhibant la résorption osseuse et l’angiogenèse (formation de nouveaux vaisseaux sanguins). Ils sont même prescrits -  trop à la légère et trop fréquemment - en "prévention" de l’ostéoporose...

La plupart des sites de vulgarisation les décrivent comme des médicaments anodins, ayant pour effets indésirables des troubles digestifs… Pour certains, on admet la possibilité d’un « syndrome pseudo-grippal » de courte durée, comprenant des douleurs musculaires et cédant au paracétamol… Or certains peuvent provoquer des effets secondaires graves tels une ostéonécrose avasculaire de la mâchoire. L'on suppose que cette nécrose est favorisée par des interventions de chirurgie dentaire chez les patients cancéreux. L’AFSSAPS (agence française du médicament) en a parlé, citant Zometa et Aredia.

Pour la revue allemande indépendante Arznei-Telegramm, l'ostéonécrose de la mâchoire est un effet concernant vraisemblablement toute la classe de bisphosphonates.

Les bisphosphonates ont été mis en cause dans des troubles du rythme cardiaque et associés en particulier à des fibrillations atriales, surtout depuis la publication d’une étude portant sur le Fosamax dans un numéro de mai 2007 du New England Journal of Medicine.

Les effets cardio-vasculaires n’ont pas encore été validés par les pharmacovigilances, mais des évaluations sont en cours, notamment en Allemagne et aux Etats-Unis.

Beaucoup de personnes se plaignent d’effets indésirables de longue durée, et surtout de douleurs musculaires et/ou articulaires très fortes et ne disparaissant pas toujours à l’arrêt du traitement. Personne ou presque ne les prend au sérieux. Mais il se peut que ça change...


Nouvelle mise en garde américaine à propos des bisphosphonates

La FDA (Food and Drug Administration, agence américaine du médicament) vient de renforcer début janvier une alerte sanitaire datant du mois d’août. Je traduis en gardant les répétitions et les lourdeurs du style administratif.

La FDA informe « professionnels de santé et patients de la possible survenue de douleurs osseuses, articulaires et/ou musculaires (musculosqueletiques) sévères et parfois invalidantes chez des patients traités par bisphosphonates. Alors que les douleurs musculosquelettiques sévères sont incluses dans les notices de tous les bisphosphonates [aux Etats-Unis, pas en France, où certaines notices soit n'en parlent pas soit les minimisent !!], l’association entre bisphosphonates et douleurs musculosquelettiques sévères peut être ignorée par les professionnels de santé, ce qui mène à des retards de diagnostic, prolonge les douleurs et/ou l’affaiblissement de l’état du patient et nécessite la prise d’analgésiques. Les douleurs musculosquelettiques sévères peuvent apparaître au bout de quelques jours, quelques mois ou quelques années après le début du traitement. Certains patients ont vu leurs symptômes disparaître complètement à l’arrêt des bisphosphonates. Chez d’autres, cet état douloureux ne s’est amélioré que lentement ou n’a pas complètement disparu. Les facteurs de risque et l’incidence des douleurs musculosquelettiques sévères associées aux bisphosphonates sont inconnus.

Ces douleurs musculosquelettiques sévères sont différentes de la réponse aiguë par fièvre, frissons, douleurs osseuses, myalgies et arthralgies qui accompagnent parfois l’administration initiale de bisphosphonates par voie intraveineuse - et qui peuvent arriver aussi au début du traitement par des formes orales de bisphosphonates en prises hebdomadaires ou mensuelles.

Les professionnels de santé devraient évaluer si les bisphosphonates sont responsables des douleurs musculosquelettiques sévères chez les patients qui présentent ces symptômes et envisager l’arrêt temporaire ou définitif du médicament en question ».

Et aussi: http://www.fda.gov/medwatch/safety/2008/safety08.htm

Est-il raisonnable d'utiliser des médicaments ayant de tels effets secondaires dans la "prévention" de la ménopause ou dans le "maintien de la masse osseuse"? Alors que la ménopause n'est pas une maladie et qu'on ne sait pas si telle ou telle femme fera ou non une ostéoporose? On voit à quel point l'industrie pharmaceutique fait tout pour que les médecins jouent aux apprentis sorciers... Il y a toute une industrie du traitement d'une non maladie, qui va de l'abus du dépistage (par ostéodensitométrie) aux bisphosphonates et au traitement hormonal substitutif... C'est comme ça qu'on médicalise à vie en donnant des médicaments à des femmes qui ne sont pas malades, mais qui risquent fort de le devenir, à force d'ingurgiter tout ce qu'on leur propose pour "prévenir" d'éventuels méfaits de la ménopause.

Mise à jour: d'autres liens

Les articles passés et à venir au sujet des traitements de l'ostéoporose (en particulier par bisphosphonates), de son dépistage et de sa surmédicalisation, ainsi qu'au sujet des effets secondaires des bisphosphonates sont accessibles en descendant sur cette page.

Elena Pasca

08/01/2008

L'industrie pharmaceutique: maître du système de soins au moyen des conflits d'intérêts

Un article paru aujourd’hui sur le site du journal Les Echos mérite d’être signalé, tant les analyses de ce type sont rares en Argent Zoll.de.jpgFrance…

Il rappelle le contrôle de l’industrie pharmaceutique sur toute la filière du médicament, y compris sur l’information des médecins – et des usagers, forcément…, puisque ces derniers sont les cobayes et les victimes par excellence d’un système de soins orienté tout entier vers le profit, vers la satisfaction d’intérêts financiers privés, des firmes comme de bon nombre de médecins et pharmaciens. Et ce au mépris des seuls intérêts qui devraient compter : celui collectif de la santé publique et celui individuel de la santé de chaque patient. Les deux étant deux facettes du même intérêt général, principe républicain qui n’aura bientôt plus aucune traduction pratique, ni en médecine ni ailleurs...

Le verrouillage de toutes les articulations du système de soins par l’industrie pharmaceutique et par ceux qu’elle paie donne cette désinformation organisée que nous avons dénoncée  en reprenant deux déclarations de l’ISDB (International Society of Drug Bulletins): celle sur l'absence de progrès thérapeutique et celle sur la minimisation des effets secondaires des médicaments.

L'ISDB est représentée en France par la seule revue Prescrire et en Allemagne par quatre revues dont l’excellente Arznei-Telegramm (« Télégramme du Médicament »), qui fêtera ses 40 ans en 2009. L’article en question :

"Pour une autre politique du médicament"

par Jean-Pierre DAVANT, président de la Mutualité Française

Un extrait : « Aujourd'hui, les laboratoires pharmaceutiques maîtrisent l'information des médecins. Il y a trente-cinq fois plus de visiteurs médicaux que de délégués de l'assurance-maladie. Selon l'Inspection générale des affaires sociales, les médecins généralistes reçoivent en moyenne 330 visites médicales par an. Chaque année, ces visites coûtent à la collectivité 25.000 euros par médecin généraliste. Ajoutons à cela que l'industrie pharmaceutique invente régulièrement de nouvelles pathologies à des fins de marketing pour lancer de nouveaux médicaments : phobie sociale, côlon irritable, jambes sans repos... Enfin, les laboratoires pharmaceutiques rémunèrent des experts et des spécialistes du lobbying pour porter un discours publicitaire. Y compris dans la presse scientifique. La déclaration par les experts de leurs conflits d'intérêts avant toute expression publique sur un médicament était prévue par la loi Kouchner. Mais cette disposition [l'article 26] n'est toujours pas appliquée.

La promotion du bon usage du médicament ainsi que l'élaboration et la mise en oeuvre des programmes d'observance devraient relever des autorités sanitaires, et non pas d'intérêts commerciaux. En aucune manière, l'industrie pharmaceutique ne devrait pouvoir s'ingérer dans la formation initiale et continue des professionnels de santé. Cette mainmise sur l'information des médecins est une des caractéristiques françaises, qui explique pour partie le haut niveau qu'atteignent les prescriptions médicamenteuses dans notre pays. Ce sont là des liaisons dangereuses qui entachent singulièrement la liberté du choix de prescrire à laquelle nos médecins nous disent être attachés.

Priorité à la recherche et à l'innovation, baisse et transparence des prix, modernisation des circuits de distribution, valorisation du métier de pharmacien, indépendance de l'information : une autre politique du médicament est possible. Le médicament est utile. Ne gâchons pas nos ressources en entretenant des pratiques plus mercantiles que sanitaires, car au bout du compte elles freinent les innovations qui sauveront demain des vies. »

Commentaires de Pharmacritique:

On peut critiquer certains des exemples donnés, et je pense notamment au côlon irritable et au syndrome des jambes sans repos. Il faut se garder de stigmatiser les patients qui en souffrent, sachant que la médecine a fait beaucoup d'erreurs de ce type par le passé. Il est fort possible que la recherche découvre à l'avenir une ou plusieurs causes qui peuvent provoquer de tels syndromes.

Photo: Zoll.de

Elena Pasca

La Déclaration sur la pharmacovigilance épingle la désinformation organisée sur les effets secondaires des médicaments

(Texte repris du blog "Victimes Enantone, Décapeptyl" (de l'"Association Victimes Enantone - agonistes GnRH"), parce qu'il reflète un pills_and_money.jpgproblème d'intérêt public et concerne TOUS les médicaments.)

"Le silence sur les effets secondaires de l’Enantone, Décapeptyl, Zoladex, Synarel, etc. n’est qu’un exemple qui illustre l'omerta généralisée et entretenue (par tous ceux qui en bénéficient) à coup de financements de l’industrie pharmaceutique. Et ce n'est pas la santé des patients qui en bénéficie… (...) Toute victime d’un médicament ou d’un vaccin essayant de faire reconnaître les effets indésirables se heurte à ce mur d’argent, qui est le véritable nerf de la guerre… Tout le monde devrait lire ce texte et l’imprimer pour ses médecins et pharmaciens. Au cas où ils prétendraient ignorer les choses…

Pour ceux qui n’ont pas la patience de lire les 16 pages, voici les grandes lignes de la Déclaration sur la Pharmacovigilance faite à Berlin en 2003 par la Société Internationale de Bulletins Pharmacologiques (ISDB : International Society of Drug Bulletins), indépendante de l’industrie pharmaceutique, sur la (dés)information en matière d’effets secondaires. En font partie l'excellente revue allemande Arznei-Telegramm et la revue Prescrire, que nous devrions tous prescrire à nos médecins, infirmiers et pharmaciens… (...)

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07/01/2008

Progrès thérapeutique? Ou inflation marketing et occultation des effets indésirables des médicaments? Déclaration de l’ISDB

Voici un texte édifiant sur les méthodes et de l’industrie pharmaceutique et des agences sanitaires lorsqu'il s'agit d'imposer ou de maintenir  des médicaments sur le marché. En occultant, en minimisant et/ou en refusant de communqieur sur leurs effets secondaires. Ce texte complète la Déclaration de pharmacovigilance (note suivante). C'est la « Déclaration de l’"International Society of Drug Bulletins" sur le progrès thérapeutique dans le domaine des médicaments », 2001. A se demander s'il y a un progrès thérapeutique, et s'il ne s'agit pas uniquement du succès - confirmé encore et toujours - des stratégies promotionnelles des laboratoires... On ne peut pas parler d'un progrès marketing, puisque les techniques et tactiques publicitaires sont toujours les mêmes, présentées, il est vrai, selon le dernier cri en matière de communication...

ISDB est une union de revues médicales indépendantes, dont font partie la revue française Prescrire et la revue allemande Arznei-Telegramm. Voici un résumé des aspects qui nous intéressent le plus dans ce contexte:

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03/01/2008

Actos et Avandia: nouvelle étude confirme les effets indésirables cardio-vasculaires

N'oublions pas ACTOS (Takeda Abbott Pharmaceuticals) ! Actos 4.jpg

Mise à Jour (avril 2011)

Toutes les notes sur Actos, Avandia et les glitazones en général, ainsi que sur d'autres médicaments utilisés dans le traitement du diabète (lantus...) sont accessibles en descendant sur cette page.

Une étude canadienne publiée le 12 décembre par le « Journal de l’Association Américaine de Médecine » (JAMA) confirme les effets indésirables cardiovasculaires d’AVANDIA (firme GSK), mais met en cause tout autant ACTOS (firme Takeda Abbott), puisque les conclusions portent sur toute la classe de thiazolidinediones.

Des chercheurs de l’Institut de Sciences Cliniques Evaluatives de Toronto ont mené une étude à partir de la base des données de l’assurance-maladie d’Ontario, incluant 159,026 diabétiques âgés d’au moins 66 ans, suivis en moyenne pendant 3,8 ans, jusqu’en mars 2006. Ils ont étudié les risques d’infarctus du myocarde, d’insuffisance cardiaque congestive et de décès. Les résultats ne laissent pas de doute : les patients traités par thiazolidinediones ont un risque accru de 60% d’insuffisance cardiaque congestive, un risque accru de 40% d’infarctus du myocarde et un risque accru de 29% de décès, en comparaison avec des patients traités par d’autres antidiabétiques.

Les chiffres semblent concerner surtout Avandia, pour la simple raison que c’était le médicament dominant dans la population étudiée, souligne l’investigatrice principale, Lorraine Lipscombe. Cela dit, les auteurs parlent explicitement de toute la classe : ces résultats apportent des preuves correspondant à ce qui se passe en réalité, après les essais clinques et la commercialisation, lorsque les médicaments sont prescrits à large échelle mais ne sont quasiment plus étudiés. Ces données contrastent habituellement avec celles obtenues dans le cadre artificiel créé par les essais cliniques, qui sélectionnent les participants en nombre limité, selon des critères bien définis et n’analysent que certains paramètres, concernant généralement l’efficacité de tel médicament sur un aspect bien précis (« point final » de l’essai).

En l’occurrence, cette étude faite en « real-word setting » (cadre et paramètres « réels », non imposés ou modifiés par les chercheurs) confirme les résultats de certains essais cliniques selon lesquels « les risques des thiazolidinediones l’emportent sur les bénéfices, même chez les patients qui n’avaient pas de maladies cardio-vasculaires évidentes au départ », disent les chercheurs. Il y a d’autres arguments forts, détaillés dans le texte complet de l’étude : le risque de décès est augmenté par les thiazolidinediones non seulement en monothérapie, mais aussi en thérapie combinée (avec d’autres antidiabétiques). Cela accentue la relation de cause à effet avec cette classe de médicaments et contraste avec la diminution de la morbi-mortalité induite par les autres antidiabétiques. En outre, même une utilisation passée de TZD accroît le risque de décès. Les diabétiques traités par TZD avaient une mortalité augmentée toutes causes confondues, c’est-à-dire non seulement par infarctus du myocarde ou insuffisance cardiaque congestive. Enfin, la mortalité des diabétiques de cette cohorte était indépendante de l’état cardiovasculaire avant le début du traitement ou de la durée du diabète. Ce qui veut dire que des diabétiques qui n’avaient pas de symptômes cardiovasculaires et/ou qui avaient un diabète récent, donc a priori sans complications, ont pu tout autant subir ce type d’effets indésirables des TZD ou décéder. Les résultats de l’étude s’inscrivent donc en faux contre ce qui était affirmé jusqu’ici, à savoir que les TZD seraient à manier avec prudence uniquement chez les personnes à haut risque d’insuffisance cardiaque congestive. Aucun sous-groupe n’a été protégé des effets indésirables d’Avandia et d’Actos.

Résumé original de l’étude et références : Thiazolidinediones and Cardiovascular Outcomes in Older Patients With Diabetes, Lipscombe et all, JAMA, 298(22), 12 December 2007, p 2634–2643

http://jama.ama-assn.org/cgi/content/abstract/298/22/2634

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Cette étude contredit celle portant spécifiquement sur ACTOS, publiée en septembre dans le même journal (JAMA), par une équipe américaine incluant le Dr Steven Nissen, chercheur qui avait dénoncé les risques accrus de crises cardiaques sous Avandia.

http://jama.ama-assn.org/cgi/content/abstract/298/10/1180

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Rien ne laisse penser qu’ACTOS puisse être moins nocif qu’AVANDIA. Toute la classe des glitazones / thiazolidinediones est à bannir de l’usage, comme le conseillaient les revues indépendantes Arznei-Telegramm (Allemagne) et Prescrire.

Elena Pasca

Copyright Pharmacritique

01/01/2008

Nouvelle étude: comment Actos et Avandia produisent-ils ostéoporose et fractures? (II)

Actos, Avandia : mécanisme de l'ostéoporose et des fractures élucidé (suite de la note précédente) Actos 3.jpg

 

 

Une étude américaine qui vient d’être publiée dans la revue Nature éclaire l’un des mécanismes fondamentaux par lequels les glitazones (Actos - pioglitazone, Avandia - rosiglitazone, et les médicaments composés qui en contiennent) induisent des troubles osseux, de l’ostéoporose, et donc des fractures. Mécanisme jusqu'alors inexpliqué et étonnant. Les auteurs ont mené l’expérimentation sur des souris, mais c’était pour comprendre les risques encourus par les humains dans le traitement du diabète. Ils ne manquent pas d’exprimer leurs réserves quant à l’utilisation à large échelle des glitazones, assénant un coup supplémentaire à cette classe, et surtout à Avandia, qui est actuellement en très mauvaise posture sur le continent nord-américain. Pas de souci, les firmes GSK et Takeda continuent à se remplir tranquillement les poches en Europe, où aucune autorité sanitaire ne les embête, malgré les effets secondaires catastrophiques d'Actos et d'Avandia et malgré le fait que les antidiabétiques classiques ont plus de bénéfices (démontrés, qui plus est!) et beaucoup moins de risques.

Toute cette classe de médicaments déstabilise l’équilibre entre les ostéoclastes (cellules responsables de la résorption de l’os, donc de sa destruction) et les ostéoblastes (qui produisent et régénèrent l’os).  Cet équilibre est déjà mis à mal par le vieillissement naturel qui fragilise les os, mais les glitazones sont un facteur aggravant, comme vient de le démontrer cette équipe de chercheurs californiens à l’exemple d’Avandia. On savait que la rosiglitazone inhibait les ostéoblastes, mais la recherche a montré qu’en plus de cela, elle active aussi les ostéoclastes et fait donc pencher encore plus la balance du côté de la résorption osseuse. Ce qui augmente fortement le risque d’ostéoporose et de fractures.

Toutes les glitazones ont cet effet producteur d’ostéopénie puis d’ostéoporose. Il n’y a plus de doute, puisque, en plus des constatations cliniques ayant déjà fait l’objet d’alertes sanitaires, les chercheurs californiens ont montré que cela se passe à travers l’impact caractéristiques des glitazones sur le récepteur d’une protéine appelé PPAR-gamma (peroxisome proliferator-activated receptor gamma), qui déclenche cette inhibition des ostéoblastes et l'activation concomittante des ostéoclastes. Or, ce mécanisme d'action et cet impact définissent les glitazones en tant que classe et induisent une bonne partie de leurs effets directs. Autrement dit, il ne s'agit pas d'une propriété marginale. On en revient à l'interrogation formulée par  Steven Nissen et son équipe dans le New England Journal of Medicine en mai 2007, quant à la série de problèmes que les glitazones développées successivement ont pu provoquer. Cf. notre note "Glitazones (Avandia, Actos) : encore sur le marché?"

Le résumé du texte publié en décembre 2007 dans la revue Nature : « PPAR-gamma regulates osteoclastogenesis in mice »

Le texte intégral de l'étude ainsi que la réponse de la firme GSK (pour Avandia) et d’autres informations sur les fractures induites par Actos, etc. sont sur cette page :

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Une explication générale, accessible et illustrée de la balance ostéoblastes - ostéoclastes et de l’ostéoporose (sans rapport avec les glitazones), sur ces pages de la Société Française de Rhumatologie.

Elena Pasca

Copyright Pharmacritique

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Mise à Jour (avril 2011)

Toutes les notes sur Actos, Avandia et les glitazones en général, ainsi que sur d'autres médicaments utilisés dans le traitement du diabète (lantus...) sont accessibles en descendant sur cette page.

Actos, Avandia: causes d’ostéoporose et de fractures (I)

Je voudrais réparer l'"injustice" consistant à ne pas parler des fractures et de l'ostéoporose produites par ACTOS... Actos 2.jpg

J’ai détaillé quelques-uns des multiples effets secondaires graves d’Avandia (rosiglitazone) dans les premières notes, en rappelant que toutes les glitazones avaient à peu près les mêmes effets indésirables et ne devraient plus être prescrites (Arznei-Telegramm, Prescrire). Les troubles osseux et les fractures figuraient sur cette liste, mais le sujet mérite quelques lignes à part, puisqu’une nouvelle étude vient confirmer l’importance de cet effet secondaire. On le verra dans la note suivante, parce que je voudrais d’abord rappeler ce qui est connu depuis 2006 en Europe et avec plus de détails depuis le printemps 2007 au Canada.

Même l’Afssaps s’est inquiétée en 2006 et a répercuté une information transmise par la firme GSK à l’agence européenne du médicament (EMEA) : « Augmentation de l’incidence des fractures chez les patientes traitées au long cours par rosiglitazone (Avandia®) »

Cf. aussi le RCP (résumé des caractéristiques du produit) européen d’Avandia

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Mais je n’ai pas trouvé les mêmes mises en garde européennes pour l’ACTOS, alors qu'elles existent ailleurs. Au contraire, un bulletin de pharmacovigilance émis par le Centre régional de pharmacovigilance de Strasbourg en mars 2007 reprend les dires de l’EMEA (agence européenne du médicament), selon laquelle « Ce risque [de fractures] ne serait pas constaté avec la pioglitazone (Actos®, laboratoires Takeda) », mais serait un effet indésirable limité à Avandia… On voit encore une fois à quel point l’information médicale en français est fiable…

En avril 2007, Santé Canada rendait publique une lettre de la firme Takeda Abbott, qui commercialise Actos, mettant en garde contre la « Hausse de l'incidence des fractures chez des patientes recevant un traitement à long terme par les comprimés d'ACTOS® (chlorhydrate de pioglitazone) contre le diabète de type 2 »

Un extrait :

  • « Les résultats de l'analyse des dix-neuf essais ont démontré qu'un nombre significativement plus élevé de femmes traitées par la pioglitazone que de femmes traitées par un médicament ne faisant pas partie de la classe des thiazolidinédiones (autres agents antidiabétiques tels que la metformine ou des sulfonylurées [gliclazide, glyburide ou glimépiride], ou un placebo) ont subi au moins une fracture osseuse (2,6 % et 1,7 %, respectivement).
  • Le risque de fracture n'avait pas augmenté chez les hommes.
  • Il faut sérieusement envisager le risque de fracture chez les femmes atteintes de diabète de type 2 actuellement traitées par la pioglitazone et chez celles à qui on considère l'administrer. (…) »

Parlant des effets secondaires des pioglitazones, sous-classe des glitazones, il faut être juste et ne pas oublier COMPETACT, le « frère » d’Actos.

*

Autant rappeler aussi la mise en garde de Santé Canada sur les fractures induites par Avandia, Avandamet, Avandaryl (tous les médicaments contenant de la rosiglitazone), avec des taux de fractures très importants relevés lors d'une des études menées par la firme GSK elle-même. L’alerte est plus sérieuse que celle donnée par les Européens.

  • « Au cours de l'étude ADOPT, un nombre significativement plus élevé de femmes ayant reçu de la rosiglitazone ont subi des fractures par rapport à celles ayant reçu la metformine ou le glyburide (9,3 % vs 5,1% et 3,5%, respectivement). La majorité de ces fractures se situaient au niveau du bras (humérus), de la main ou du pied; les foyers de fractures différant de ceux associés à l'ostéoporose post-ménopausique (par ex., hanche ou vertèbre). (…)
  • Le risque de fracture doit être pris en considération dans les soins prodigués aux patients, particulièrement aux femmes atteintes du diabète de type 2 (…) ».

Elena Pasca
copyright Pharmacritique

Mise à jour d'avril 2011

toutes les notes sur Actos, Avandia, les glitazones en général et d'autres médicaments utilisés dans le traitement du diabète sont accessibles à partir de cette page.

 
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