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20/06/2008

Les médecins leaders d'opinion : pantins du commerce pharmaceutique... Le British Medical Journal dénonce

La dernière livraison du British Medical Journal contient un éditorial, un article et un commentaire dénonçant la fonction purement 1846352070.gifcommerciale des pontes de la médecine payés par l’industrie pharmaceutique. L’éditorial de la rédactrice en chef Fiona Goodle est en libre accès et s’intitule Key opinion leaders : your time is up (Leaders d’opinion. Il faut changer d’époque !).

Ce sont des vœux pieux pour le moment… Mais tout article dévoilant encore et encore des détails et la stratégie commerciale d’ensemble est bon pour aider à provoquer une prise de conscience. Pour que tout le monde se rende compte de l’énorme problème de sécurité sanitaire et de salubrité publique que posent les liens financiers des médecins avec l’industrie pharmaceutique, vu les intérêts radicalement divergents entre santé et commerce ! (Divergents en théorie, du moins).

Le tout s’accompagne de deux extraits vidéo des confessions d'une visiteuse médicale, inclus dans l’article décapant de Ray Moynihan, lui aussi en libre accès sur le site du journal. Il s’intitule Key opinion leaders : independent experts or drug representatives in diguise ? ("Leaders d’opinion : des experts indépendants ou des VRP déguisés ?").


Kimberly Elliott est une ancienne visiteuse médicale aux Etats-Unis entre 1989 et 2007, pour le compte des firmes qui ont fusionné pour donner Bristol Myers Squibb (BMS), Glaxo Smith Kline (GSK) et pour Novartis. Elle parle du rôle déterminant des « leaders d’opinion » - « leaders de la pensée » médicale - dans la stratégie globale de marketing, communication et de tout-pour-le-commerce de l’industrie pharmaceutique.

Le terme

Pour ceux qui n’ont pas l’habitude de cette terminologie : Le terme « leaders d’opinion » désigne les grands pontes, grands professeurs ou autres médecins influents, très connus et/ou placés à des endroits stratégiques, de façon à verrouiller le système d'expertise et de soins dans son ensemble: que ce soit

- dans les services hospitaliers, dans la presse médicale, les facultés de médecine, la recherche, les organisations professionnelles, les sociétés dites « savantes » dans chaque discipline, les diverses commissions et groupes de travail des autorités sanitaires et des agences du médicament, les comités scientifiques des associations de malades, les ministères, etc. Sans parler du fait que les malades eux-mêmes sont dans un état de quasi-adoration devant de tels pontes et propagent la désinformation.

Des visiteurs médicaux de luxe

Les propos d’Elliott ont de quoi désenchanter même les idolâtres les plus fervents. Les leaders d’opinion sont considérés comme des visiteurs médicaux par les firmes qui les paient pour qu'ils implémentent la stratégie la plus apte à faire vendre un maximum de leurs médicaments. Il s’agit de VRP, de représentants de commerce juste plus performants que les autres, puisque, comme le disait le psychiatre corrompu puis repenti Daniel Carlat, ils réussissent à convaincre là où un visiteur médical suscite encore de la méfiance ou un réflexe de recul… La visite médicale peut difficilement cacher son caractère commercial, alors que les paroles de tel grand ponte donneront l'impression d'exprimer surtout le dernier cri en matière de progrès thérapeutique…

 

 

Et la science là-dedans?

 

Kimberly Elliott nous apprend comment elle entraînait les leaders d’opinion : quoi dire d’un médicament, quoi passer sous silence, comment répondre à des questions spécifiques posés par les médecins courtisés, etc. Eh oui, ce sont des visiteurs médicaux, qui n’ont la plupart du temps pas de formation médicale, mais sont des bons communicants et "présentent bien", qui enseignent aux grands pontes de la médecine, pour en faire des "champions [dans la vente] d’un produit".

Key opinion leaders : une ressource gérée comme toute autre marchandise profitable

Elliott dévoile aussi la façon des laboratoires de calculer le retour sur investissement : tel leader d’opinion a-t-il eu le rendement escompté en augmentant les chiffres de vente de tel médicament ? Ce qui peut être vérifié en scrutant à la loupe le nombre de prescriptions avant et après telle conférence d'un leader d'opinion. [Cela se fait avec la complicité des pharmaciens, qui reçoivent eux aussi de quoi arrondir les fins de mois. Mais on oublie trop souvent de mentionner le coup de main qu'ils donnent à l'industrie pharmaceutique]. Il est donc très facile de savoir quel est le profit qu'apporte tel ponte. Cette donnée est essentielle dans la logique des firmes basée exclusivement sur le rendement et le cours de leurs actions en bourse.

Parce que, ajoute Ray Moynihan dans ses commentaires, il ne faut pas perdre de l’argent en continuant à miser sur le mauvais cheval. Pour le savoir et employer au mieux ces précieux auxilliaires de vente que sont les leaders d'opinion, en appuyant là où il faut (argent, honneurs, possibilité de publication, etc.), certaines firmes ont des bases de données sur eux. Et il existe même des logiciels web permettant aux firmes de les pister, les cerner de près et de calculer ce qu’ils rapportent en termes de bénéfices financiers. Ainsi, le logiciel KOL (« key opinion leader ») est spécialisé dans la gestion des leaders d’opinion pour le compte des firmes pharmaceutiques. Le site web de la compagnie qui le produit précise que même si ces pontes ne sont pas toujours en situation de prescrire beaucoup eux-mêmes, ils sont rentables parce qu’ils « influencent des milliers de [médecins] prescripteurs et donc les prescriptions à travers la communication sur leurs recherches, les conférences, les publications, ainsi qu’à travers leur activité de conseillers scientifiques, leur participation à des comités de rédaction, des sociétés savantes, des commissions et des groupes de travail chargés de rédiger les recommandations [officielles] de bonne pratique ».

Kimberly Elliott nous confirme ce que tous ceux qui veulent regarder la vérité en face savent déjà : que les interventions de ces leaders d’opinion lors de congrès ou réunions de formation médicale continue (FMC) sont téléguidées par les laboratoires, à des fins promotionnelles d’augmentation des ventes. Les présentations scientifiques faites par les leaders d’opinion sont largement basées sur des diapositives fournies par la firme pharmaceutique respective. « On offre à ces personnes beaucoup d’argent pour dire ce qu’elles disent. (…) Je ne dis pas que les leaders d’opinion sont mauvais, mais juste que ce sont des vendeurs comme les autres, comme les visiteurs médicaux ».

La visiteuse médicale ajoute que les repas payés par la firme respective sont des moments privilégiés pour faire passer la pilule… Et que les leaders d’opinion évitent de parler à leurs confrères des alternatives thérapeutiques. Ils se focalisent sur le médicament pour la promotion duquel ils sont payés et en détaillent les bénéfices. (Rien que les bénéfices ; un bon cheval ne court pas pour la santé publique et celle de chaque patient, ni pour l’amour de la médecine, mais bien pour le profit !)

Les trente argents

Elliott détaille aussi ce que gagnent les leaders d’opinions pour agir en VRP : autour de 1.500 dollars par participation à un événement médical organisé dans leur ville et 2.500 dollars si le "programme" a lieu ailleurs. Ray Moynihan ajoute dans son article accompagnant les extraits vidéo que des leaders d’opinion influents peuvent gagner jusqu’à 400 dollars de l’heure, selon deux analyses récentes. Une « intervention scientifique » lors d’un événement médical est payée en moyenne 3.000 dollars par le laboratoire respectif. Certains médecins peuvent gagner plus de 25.000 dollars par an en tant que conférenciers faisant de la publicité (déguisée en science) pour les médicaments des firmes qui les paient.

Des employés de l'industrie

Peu importe les détails et les montants. Il n'y a pas de petit conflit d'intérêts ni de petite corruption. Ray Moynihan cite un représentant de l’industrie pharmaceutique britannique disant que « du moment que ces médecins acceptent de l’argent d’une firme, ils sont en un sens des employés de cette firme ». Les bénéfices que la firme reconnaissante leur apporte ne sont pas uniquement financiers. La firme fera tout ce qu'elle peut pour que les médecins en question montent en grade, accèdent à des positions encore plus stratégiques et/ou prestigieuses. C'est son intérêt, puisqu'elle s'assure ainsi des hommes de paille un peu partout, et précisément là où elle ne peut pas intervenir directement. Rappelons-nous ce que disait cette autre ancienne visiteuse médicale, Gwen Olsen, citée dans cette note : les firmes pour lesquelles elle a travaillé parlaient de "[leurs] hommes" ou de "[leurs] amis" à l'agence étatsunienne du médicament, par exemple.

Et en France?

Il n'y a pas de bouclier anticorruption, le nuage n'a pas contourné la France. Il il n'y a pas d'immunité non plus... Bien au contraire. La prise de conscience n'étant même pas à ses débuts, le déni règne - dans les rangs des médecins comme des usagers -, et les affaires marchent d'autant mieux, l'influence s'exerce d'autant plus facilement.

Et que personne ne se laisse duper par le fait que l’on parle en dollars ou que les exemples sont américains ou britanniques. Le « phénomène est global », dit Moynihan. Et on ne le sait que trop bien, surtout au vu de l'idolâtrie vouée par les Français à leurs leaders d'opinion; il suffit de vouloir l’admettre et d'enlever les oeillères qui nous font regarder les experts comme s'ils avaient quelque chose à voir avec des personnages de série télévisée. L'intégrité se confond plutôt avec l'intégralité des sommes perçues.

La seule différence avec la France, c’est que dans notre beau pays, on n’en parle pas, la transparence n’étant bonne que pour justifier la censure du web, pas les affaires et les méthodes douteuses des industriels et lobbies de tout poil.

Les meneurs et la masse : les suiveurs

Il faut aussi comprendre que ces leaders-là ne sont que le haut d'une pyramide dont la base est formée de tous ces médecins sous influence. Il suffit de rappeler que 95% des médecins libéraux reçoivent les visiteurs médicaux, que la formation médicale continue (FMC) leur est payée à 98% par les firmes pharmaceutiques, qui dépensent 25.000 euros par année et par généraliste pour les désinformer. C'est d'ailleurs pitoyable d'entendre des excuses du genre: mon épouse travaille pour Sanofi, mais moi, je suis indépendant et peux dire et faire ce que je veux; un repas/ un congrès, etc. ne m'influencent pas, je suis au-dessus de tout cela; je reçois de l'argent de plusieurs laboratoires, c'est la garantie (sic) que je favorise aucun... Et ainsi de suite.

PS :

J'ai cité à plusieurs reprises Ray Moynihan, dont les articles, faciles à retrouver, sont des références classiques pour les pharma-critiques. Il a fortement contribué à la vulgarisation du terme « disease mongering » (façonnage/invention de maladies), par exemple, et j'ai repris un article qui retrace les grandes lignes du livre co-écrit avec Alan Cassels à ce sujet : Selling Sickness. How the world’s biggest pharmaceutical companies are turning us all into patients ("Vendre des maladies [fabriquées par le service marketing]. Comment les plus grandes firmes pharmaceutiques font de nous tous des malades").

Commentaires

il faut nettoyer les "écuries d'Augias", l'Ordre des médecins ayant tendance à ne rien faire de ce côté-là , lorsqu' on interpelle le conseil de l'Ordre à ce sujet, aucune réponse n'est fournie, de toute façon, en tant que médecin , on ne peut pas critiquer un autre même si sa pratique n'est pas du tout déontologique ( obligation de réserve!) mais c'est trop facile. On doit montrer du doigt tous ceux et celles (médecins) qui portent atteinte au code de déontologie, il y en a assez de constater qu'un certain nombre de médecins s'essuie les pieds sur le code de déontologie et sur ce serment sans que rien ne soit fait pour les rappeler à l'ordre ( liste de méfaits vérifiable par l'ensemble de la profession) car ce code et le Serment d'Hippocrate sont essentiels ( serment transformé par certain en serment d'hypocrite), ce constat est hélas à tous les niveaux: du médecin hospitalier au professeur agrégé de CHU qui se permettent tant et tant de choses sans être inquiété, le médecin de base est maintenant surveillé depuis un certain nombre d'années, la fameuse loi "Kouchner" mais détourné par les labos?
Pourquoi une Formation Médicale Continue subventionnée par les labos alors que cela devrait être public et payé par l'état? Pourquoi des réunions telle que "mise en place du dépistage du cancer digestif organisé par les CPAM subventionné par les labos"? Et ainsi de suite, des colloques, des préparations au concours de médecine payées par les labos qui se sont insinués dans la formation médicale initiale ? Peut-on imaginer les locaux d'une fac de Médecine prise par un labo pour une réunion "d'informations médicales et réquitionnée pour la seule gloire de ce labo, cela s'est fait, je l'ai vu en tant qu'étudiant et cela ne date pas d'hier, hélas" .

Toute cette pseudo-indépendance déguisée , toutes ces revues médicales d 'information dans lesquelles on ne trouve que la plupart du temps du publi-reportage, des opinions de "dealers" d'opinion sur tel ou tel médicament , des nouvelles pseudo-maladies telle que la maladie des jambes sans repos, on ne parle depuis tant de mois et bizarrement, un médicament déjà commercialisé a une extension d'AMM pour cette pseudo-maladie avec des articles de gentils professeurs de médecine qui vous disent, il faut prescrire ce médicament qui est efficace , bien toléré et sans aucun effet indésirable, comme aurait dit Desproges :"étonnant, non"!

Personnellement, j'ai quitté le monde des soins primaires pour entrer dans celui de la prévention au titre de la médecine du travail et donc directement concerné par les choix de l'état et de ses gouvernants en matière de prévention et cela laisse reveur car on laisse la santé au travail aux mains du patronat et du Médef (cf dernière réforme de la santé au travail totalement passée inaperçue car n'ayant pas fait les titres des journaux alors que cela engage 30 millions de travailleurs pour au moins 15 ans mais cela fait moins vendre que la grippe A?) comme on laisse de plus en plus le soin au laboratoires, ce qui coûte moins cher.
il faut que le rapport ( le colloque singulier ) entre patients et médecins redevienne simple et non perverti par l'argent, L'exemple récent de la vaccination contre la grippe A et le discours alarmiste de certains "experts" .

Quand on fait de la recherche scientifique , que certains labos subventionnent , qu'on intervient dans des congrès pour d'autres médecins , que le dit congrès est payé par les mêmes laboratoires subventionnant les recherches, à qui peut-on faire croire qu'on est totalement indépendant ? A tous ceux qui veulent le croire y compris les journalistes qui ne font pas leur travail d'investigation , et cela au mépris de la loi qui oblige à déclarer tout conflit d'intérêt, tout cela est mensonge et devrait être sanctionnable ; à partir du moment où un médecin , leader d'opinion, intervenant dans les médias au titre d'expert et qui n'a pas jugé bon de signaler qu'il y avait conflit d'intérêt, ne devrait plus pouvoir intervenir dans les médias et être interdit d'antennes et devrait être sanctionné par le CNOM (conseil national de l'Ordre des Médecins ). Mais cela n'est jamais fait car ils siègent également à l'ordre et puis à l'Académie de Médecine et ainsi de suite, alors entre relations et confrères , on ne va pas sanctionner.

En revanche, un médecin qui va se permettre de critiquer ouvertement l'attitude médicale de vaccination contre la grippe A risque d'être sanctionné car le Président de l'Ordre a bien déclaré" c'est un devoir de tout médecin de se faire vacciner contre la grippe A". Et pourquoi le ferait-on, au nom de qui, de quoi, quelle est cette attitude d'ordonner de prendre un produit dont on sait qu'il a mal été évalué, ce docteur ne doit pas se rappeler certains écrits du Serment d'Hippocrate "primum non nocere", "en premier ne pas nuire", ainsi que l'article n°39 du code de déontologie médicale.
En tout cas cette grippe A et son corollaire la vaccination par des vaccins mal évalués, mis sur le marché d'une façon scandaleuse ( on savait déjà que les vaccins sortiraient avant d'avoir l'autorisation de mise sur le marché, la fameuse AMM et quid de l'ASMR ou amélioration du service médical rendu ?) est le témoin révélateur de cette collusion labos pharmaceutiques et leaders d'opinions qu'ils soient médecins, personnalités politiques et responsables de l'état .
A partir du moment où on achète un médicament d'une façon ferme et définitive avant commercialisation , c'est tout bonus pour les laboratoires , ces pauvres laboratoires qui n'ont pas sorti de vraies molécules depuis x années ( ils se rachètent entre eux, les fameuses fusions-acquisitions qui rapportent de l'argent aux dirigeants, aux banques d'affaires mais dont les budgets de la RD ( recherche et développement ) sont de moins en moins importants que ceux de la publicité .
il suffit de lire la presse pharmaceutique indépendante, pas celle publicitaire où chaque année il y a des "pseudo-révolutions pharmaceutiques ", je ne citerai pas de nom de médoc mais il y a eu quelques scandales (ex les nouveaux super AINS efficaces et sans effet indésirables digestifs en dehors de quelques problèmes cardio-vasculaires mortels mis en évidence dans des études mais cachées par le laboratoire) dont le coût en ville en France était de 30€ pour une boite de 30 jours de ttt soit 1€ par comprimé ( initialement non remboursés par la CPAM)et offert à l'hôpital afin que les médecins hospitaliers le prescrivent afin d'obtenir des prescriptions délivrées en ville directement ou par le relai du pauvre généraliste qui ne voulait pas s'opposer au médecin hospitalier ( aura de la prescription hospitalière) , ceci n'est qu'un exemple révélateur des pratiques mercantiles des labos .

Qu'on ne vienne pas dire que les labos ont de l'éthique , ce qui est important c'est combien les actions vont prendre dans les différentes Bourses afin que les dividendes/ action augmentent pour les dirigeants et leurs stocks-options ( il suffit de comparer, alors que le CAC 40 stagnait combien les actions des labos fabriquant des vaccins ont pris depuis qu'on a parlé de pandémie grippale ( croissance avant la crise à 2 chiffres alors que pour d'autres industries, elle n'était dans le même temps qu'à 1 chiffre).

-La révolte doit venir des citoyens car c'est avec nos cotisations ( CSG-RDS, prélèvements sociaux) que nous payons les laboratoires. Qui va payer la facture des vaccins antigrippe A , ce ne sont pas les indemnités des différents ministres, hommes politiques et dealers d'opinions qui va servir à payer les labos ( contrats entre état et laboratoires dont le contenu est tenu secret , secret-défense?) mais nos cotisations ( et celles des complémentaires-santé dont on a éxigé de mettre la main au portefeuille qui se feront rembourser en augmentant les cotisations des adhérents donc toujours les citoyens). 1 milliard d'euros, c'est le déficit des hôpitaux mais on n'a pas d'argent pour réduire le dit déficit.

-Message adressé par un médecin du travail hospitalier en colère et révolté car ayant subi des pressions pour cette campagne de vaccinations contre la grippe A [ refus de m'impliquer dans celle-ci au titre que cela ne concerne pas un risque professionnel, qu'il s'agit d'une vaccination recommandée, de plus que je refuse de ficher le personnel par le biais du fichier de données personnelles dont le décret est paru le 22/10 pour une campagne ayant démarré dans les hopitaux le 20/10/09, il faut dire aux personnes qui vont se faire vacciner ou qui vont refuser qu'ils vont être tous fichés dans l'une ou l'autre catégorie au nom de la pharmaco-vigilance donc qu'ils vont servir aussi de cobayes pour les fabricants de vaccin ( dixit une DDASS :"il s'agit d'un nouveau vaccin et on se doit de mettre en place une pharmaco-vigilance alors qu'on a affirmé qu'il ne s'agissait pas de nouveau vaccin et qu'on connait les effets des adjuvants, alors que c'est faux)] alors que je n'ai pas assez de temps pour m'occuper des Risques professionnels et qu'il n'y a pas d'argent pour réduire les risques professionnels dans les hôpitaux.

Écrit par : AG | 02/11/2009

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