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28/06/2008

Richard Smith du BMJ sur les revues médicales aux prises avec l'industrie pharmaceutique

Can the Public Trust Medical Journals? (Le public peut-il faire confiance aux revues médicales?). C’est la question centrale de ce podcast 265819442.pngd’un entretien avec Richard Smith, ancien directeur du British Medical Journal, auteur du livre The Trouble with Medical Journals ainsi que d’innombrables articles critiques sur la dépendance des revues médicales et de la médecine en général face à l’industrie pharmaceutique. Les conflits d’intérêts et les comportements contraires à l’éthique dans la recherche médicale comme dans l’édition mettent à mal tout le processus de création, de diffusion et d’application de l‘information et du savoir en médecine. La table de matières ainsi que quelques pages du livre sont reproduites sur cette page.

La rencontre avec Richard Smith a été enregistrée en novembre 2007 à l’université de Toronto, lors d’une rencontre organisée par la revue canadienne Open Medicine, que nous avons présentée dans cette note. En plus de Richard Smith lui-même, plusieurs intervenants abordent des questions liées à son – à leur – travail, son parcours, à l’histoire du journal BMJ, etc. Sur un ton décontracté et plein d’humour qui rend l’écoute très agréable.

Elena Pasca

Open Medicine: revue médicale canadienne à comité de lecture et en libre accès, exemple de médecine 2.0

Open Medicine existe depuis 2007 et est indépendante, à l’instar de celle que nous connaissons déjà : PLoS (Public Library of Science). Sa 878383842.jpgraison d’être est définie en une phrase : “Open Medicine fait partie d’un mouvement social qui cherche à assurer une large diffusion du savoir scientifique et à faire en sorte que ce soit ce savoir qui guide la relation de soin médecin – patient. Les recherches médicales publiées informent la pratique clinique et les politiques de santé, raison pour laquelle elles devraient être accessibles à tous gratuitement ». C’est le savoir qui doit être déterminant et non pas ce que veulent les firmes pharmaceutiques. Et qu’elles obtiennent en finançant à gogo des campagnes promotionnelles pour tel ou tel médicament.

Cinq numéros d’Open Medicine ont déjà vu le jour, dont le premier contenait une critique de livre faite par Jerome Kassirer, ce qui est de bon augure… Comme la présence d'Alan Cassels ou Joel Lexchin. Chaque article contient un encadré très bien visible pour les déclarations d’intérêts. L’éditorial du premier numéro est signé par James Maskalyk, actif au Soudan, aux côtés de « Médecins sans frontières », et qui tient un blog sur ses expériences de terrain.

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L’industrie pharmaceutique n’est "ni honnête ni digne de confiance", selon une grande majorité d’Américains. L’exemple de Takeda Abbott pour comprendre la méfiance

Selon un sondage fait par l’institut Harris Interactive 1305667625.jpg(le Sofres américain) en novembre 2007 aux Etats-Unis, seuls 11% des participants ont considéré que l’industrie pharmaceutique était « honnête et digne de foi », nous dit le Multinational Monitor. Cette ONG qui regarde à la loupe les activités internationales des lobbies et multinationales distingue chaque année les dix pires multinationales. Dans le palmarès 2007, on retrouve les laboratoires Abbott (branche de Takeda Abbott Pharmaceuticals), distingués pour le chantage qu’ils ont fait subir au gouvernement thaïlandais quant aux médicaments anti-HIV. Ainsi que Purdue Pharma, pour des stratégies peu louables destinées à échapper à ses responsabilités pénales. 

Un autre sondage à large échelle fait aux Etats-Unis par Harris nous apprend que la réputation de l’industrie pharmaceutique dans son ensemble continue de décliner. Seuls 26% ont une opinion favorable. Seules les assurances et les banques (24%) et l’industrie du tabac (10%) font pire. Les chiffres figurent à la page 8 des résultats.

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27/06/2008

Sanofi licencie 800 visiteurs médicaux et concentre ses investissements marketing sur les leaders d’opinion… Nous voilà prévenus

Il faudrait un détecteur de mensonges - actualisé en détecteur de conflits d'intérêts et de désinformation médicale - à chaque fois qu'on voit un grand 1407881820.jpgponte de la médecine... Rien à craindre pour les non corrompus, alors…

Un brève signée Jean-Claude Jaillette dans le dernier numéro de Marianne : « Sanofi-Aventis projette de licencier 800 visiteurs médicaux, le tiers de sa force de vente. Le quatrième laboratoire mondial est-il sur le point de renoncer à une pratique décriée par les associations de consommateurs qui la jugent « pousse-à-la-prescription » ? Anticipant une crise prochaine – d’ici à 2012, la moitié des anciens médicaments du marché deviendront des génériques -, les grands labos redéploient leurs forces. « Dépenser moins pour vendre plus », tel est leur mot d’ordre. Seuls les médecins gros prescripteurs seront démarchés. Les autres seront sensibilisés par des interventions de grands pontes qui, sous couvert d’information, enverront des messages publicitaires. Vous avez dit conflits d’intérêt ? »

On voit bien que le temps des leaders d’opinion n’est pas révolu… Paraphrase de l’éditorial du 21 juin du British Medical Journal, accompagnant un article et un commentaire sur le même thème, dont nous avons rendu compte dans la note intitulée Les médecins leaders d'opinion, pantins du commerce pharmaceutique. Le British Medical Journal dénonce. Note suivie de quelques commentaires invitant le BMJ à balayer aussi devant sa porte. Par souci de non discrimination...

Elena Pasca

La "campagne d’information" de Sanofi sur les caillots sanguins: le BMJ dénonce le rôle des agences de communication dans la production de l’information médicale

Où l’on apprend l’importance des agences de com’munication, de publicité et de PR dans le devenir d’un médicament, à l’exemple du Lovenox°. Ce sont des commerciaux 901709542.jpgqui nous informent et rédigent ce qui passe pour de l’information médicale… Des rédacteurs fantôme (ghostwriters) et des médecins comme hommes de paille sont des éléments décisifs dans la stratégie des firmes: ce ghost management omniprésent (gestion fantôme). La photo est tirée de Drug Rep Toys: un badge design de marque Lovenox°... Absolument vital pour les médecins et pour l'avenir de la médecine, tout le monde en conviendra.

L’Australie a vu tout d’un coup un autre danger de santé publique lui tomber sur la tête : les caillots sanguins, qu’une campagne d’information orchestrée par Sanofi-Aventis présente comme plus mortels que le HIV ( !) Des articles en viennent à recommander de rendre les piqûres obligatoires chez toute personne qui pourrait être à risque… Il y a un véritable matraquage publicitaire – déguisé en information scientifique – au point où des hôpitaux envisagent d’appliquer les schémas proposés à la lettre, et de médicamenter tous les patients hospitalisés… Et au point où, de financement en financement, les laboratoires pharmaceutiques arrivent à ce que des recommandations officielles (guidelines) entérinent cela et mettent les produits des firmes les plus généreuses au top de la liste des médicaments anticoagulants…

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26/06/2008

La FDA refuse l’extension d’AMM du Gardasil aux femmes de plus de 26 ans. Le vaccin n’apporte pas de « protection croisée » contre d’autres génotypes HPV

Bravo à la FDA! Dans un communiqué en date du 25 juin, la firme Merck nous apprend qu’elle a soumis à la FDA (agence américaine du FDA.jpgmédicament) une demande d’extension de l’AMM du Gardasil aux femmes entre 27 et 45 ans. La demande, faite en janvier, visait aussi l’autorisation du Gardasil dans la prévention de l’infection par des sérotypes de papillomavirus (HPV) autres que les 16, 18, 6 et 11. La FDA s’était engagée à une évaluation très rapide et a effectivement répondu assez vite pour dire que « certaines données excluent l’autorisation de l’extension d’indication dans le délai initialement prévu ». Ce qui veut dire non, lorsqu’on enlève la langue de bois. Les media ne se sont d’ailleurs pas trompés, la bourse non plus… La firme compte envoyer des documents supplémentaires le mois prochain. On verra s’il y a des données nouvelles et solides…

La FDA n’autorisera pas le Gardasil en prévention de l’infection par d’autres sérotypes de HPV, puisque rien ne prouve que le vaccin offrirait une « protection croisée ». Selon une dépêche de Reuters, Merck abandonne d'ailleurs la demande d'AMM pour la protection croisée. Voilà l'une des bulles publicitaires du Gardasil qui éclate très vite…

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25/06/2008

Déremboursements et limitations touchant les affections de longue durée (ALD) : déclaration de guerre aux malades, accusent Act-up et les syndicats

C'est dans le journal Les Echos que Frédéric van Roekeghem, directeur de la CNAM, a annoncé son projet de déremboursements 1538862590.jpgtouchant les affections de longue durée (ALD) et de restriction d'accès d'un malade chronique au "statut" ALD. Le plan de redressement de l'assurance maladie suscite un tollé général, titrent Les Echos en date du 24 juin. Les grandes lignes du plan sont exposées dans cet article. Et voici l’interview de Van Roekeghem dans Les Echos : Plus les mesures seront mises en oeuvre vite, plus le retour à l'équilibre sera conforté.

Et voici le communiqué d’Act up Paris (suivi d'autres liens) : Fin du 100% : l’Etat déclare la guerre aux malades. "La fin de la prise en charge à 100 % des Affections de Longue Durée confirmerait la mort de l’assurance maladie".

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La Commission européenne abandonne notre sécurité sanitaire/ pharmacovigilance à l’industrie pharmaceutique (Collectif Europe et médicament)

La Commission veut abandonner notre santé, 180887811.gifnotre sécurité sanitaire aux firmes pharmaceutiques, et entériner cet abandon du rôle des services publics de chaque Etat par une directive sur la pharmacovigilance qui devrait être promulguée cet automne. On pourra dire adieux même aux infimes possibilités (et motivations…) qu’avaient les autorités sanitaires de réagir en cas de médicaments ayant un rapport bénéfices - risques défavorable. Les firmes, qui pourtant n’arrêtent pas de se faire taper sur les doigts (à l’étranger, pas en France !) parce qu’elles minimisent et occultent les effets secondaires, falsifient des données, etc. seront désormais chargées de la pharmacovigilance… Le renard gardera le poulailler, jugera de ce qu’il convient ou non d’en faire, l'informera sur les "soins" qu’il lui prépare et enregistrera ses plaintes…

Si cette directive voit le jour, médecins et usagers auront encore plus qu’avant intérêt à apprendre des langues étrangères, pour se renseigner ailleurs sur les risques et effets indésirables des médicaments...

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La Commission européenne sous influence des labos quant à l’information médicale (Collectif Europe et médicament)

J'ai parlé en traduisant l’éditorial du Lancet 180887811.gifdes propositions de la Commission européenne d’autoriser les firmes pharmaceutiques à apporter des « informations » directes aux patients. Pour mieux comprendre comment le profit des multinationales pharmaceutiques l’emporterait sur la santé publique en cas d’adoption du projet de directive, voici la lettre de 18 organisations adressée aux ministres européens de la santé, aux représentants permanents des Etats membres, aux agences de sécurité sanitaire et à d’autres instances chargées de questions de santé. Merci au Collectif Europe et médicament, cosignataire, de nous l’avoir envoyée.

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23/06/2008

La Commission européenne autorisera une publicité directe déguisée, accuse le « Lancet »

L’éditorial en date du 16 juin de la revue médicale britannique The Lancet s’intitule Direct-to-consumer advertising under a different name 495865372.gif(« Une publicité directe aux consommateurs qui ne dit pas son nom »). The Lancet, Volume 371, Issue 9629, 14 June 2008-20 June 2008, Page 1972. Il n’y a pas d’accès direct ni de résumé, alors en voici une traduction rapide. (La photo est tirée d'un site de Harvard. Elle devrait servir de logo à la Commission européenne: attention, toxique pour la santé. Elle pourrait remplacer les étoiles sur le drapeau, par exemple).

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La formation médicale continue doit se libérer de l’emprise de l’industrie pharmaceutique. Un éditorial du CMAJ (mars 2008)

 Paul Hébert publie dans le numéro du 25 mars du CMAJ (Journal de l’Association médicale canadienne) un éditorial intitulé Le besoin d'un 1383653799.jpgInstitut de l'éducation continue en santé, dont le texte complet est en libre accès. Il insiste sur la nécessite d’une « refonte majeure » du système actuel de formation médicale continue (FMC), et on ne peut qu’être d’accord en France aussi, lorsqu’on voit que la FMC actuelle prend la forme du congrès du Medec, foire industrielle débouchant sur des prix pour les firmes qui investissent le plus dans la promotion de leurs produits auprès des médecins… (Nous en avons parlé dans cette note).

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22/06/2008

Le Medec nous dit quel labo paie le mieux, fait la meilleure pub ou la meilleure formation continue... Les intéressés sauront à qui s’adresser

Un communiqué de presse en date du 20 juin annonce « les lauréats » du Medec 2008. Je lis cela avec les yeux d’un usager et à partir des CRO pharma dependant.jpg« partenariats » de cette foire industrielle.

17.000 généralistes qui votent pour faire de la publicité aux laboratoires, ça la fiche très mal… Et une affirmation du genre « GlaxoSmithKline a été récompensé pour son implication efficace auprès des médecins dans leur pratique quotidienne : il a été élu laboratoire de l'année » en dit bien plus long que les dénonciations de Prescrire

Cujus regio, ejus religio. En traduction libre : on voit qui c’est qui paie le mieux et a de fait le pouvoir de décider et de se faire encenser publiquement. Il y avait une définition qualifiant l’acte consistant à gratifier quelqu’un de ses charmes moyennant finances. Il me semble que la signification n’a pas changé. Par contre, la contrainte matérielle poussant à ces activités est légèrement différente…

Sanofi-Aventis est encensé pour… la formation médicale continue. Punaises ! Ca, c’est ce qu’on appelle de la transparence ! Reconnaître ouvertement que les vendeurs forment les médecins. Pareil lorsque ces derniers disent leur enthousiasme pour la « communication » de Sanofi Pasteur concernant le Gardasil°…

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21/06/2008

Corruption en médecine: conscience accrue, selon un sondage de Prescription Project. Des leçons à tirer en France

Il y a des bonnes nouvelles qui nous viennent du chien de garde américain Prescription Project. Il a commandé un sondage sur un 1530613941.jpgéchantillon de 1009 usagers sur le thème de l’influence des cadeaux (et autres largesses de l’industrie pharmaceutique) sur les habitudes de prescription des médecins. Ou, plus précisément, sur ce qu'en pensent les usagers. Le texte complet se trouve sur cette page.

Il est intéressant de voir les chiffres bruts, mais encore plus de les analyser. Ceux qui connaissent en détail la problématique médico-pharmaceutique aux Etats-Unis réaliseront parfaitement de quoi je parle. Les autres devraient apprendre et tirer les leçons, puisque les Etats-Unis sont toujours donnés en exemple quant à la gestion des conflits d'intérêts. Il faut comprendre pourquoi cette gestion est possible là-bas et pas ici. Pourquoi les usagers français sont loin de se poser des questions sur les conflits d'intérêts, surtout lorsqu'il s'agit des médecins que les firmes recrutent le plus et dont la corruption a les conséquences les plus dévastatrices: les pontes ou leaders d'opinion, en position d'influencer toute la profession et les associations de malades...

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Et si le British Medical Journal balayait aussi devant sa porte?

Commentaires suite à l'article de Moynihan et à l'éditorial du dernier numéro du British Medical Journal. 

Ray Moynihan est une référence classique des pharma-critiques, sans aucun doute. Pas de doute sur son intégrité, même s'il peut être 1882688730.jpgconsidéré lui aussi comme un leader d'opinion. Mais le British Medical Journal est-il tout autant au-dessus de tout soupçon? Voilà qui n’est pas exempt de doutes… La question se pose lorsqu'on lit l'éditorial de Fiona Goodle qui dénonce des leaders d'opinion devenus vendeurs d'élite pour les firmes pharmaceutiques auxquelles ils sont inféodés. Editorial du dernier numéro du BMJ, abordé dans cette note.

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20/06/2008

Les médecins leaders d'opinion : pantins du commerce pharmaceutique... Le British Medical Journal dénonce

La dernière livraison du British Medical Journal contient un éditorial, un article et un commentaire dénonçant la fonction purement 1846352070.gifcommerciale des pontes de la médecine payés par l’industrie pharmaceutique. L’éditorial de la rédactrice en chef Fiona Goodle est en libre accès et s’intitule Key opinion leaders : your time is up (Leaders d’opinion. Il faut changer d’époque !).

Ce sont des vœux pieux pour le moment… Mais tout article dévoilant encore et encore des détails et la stratégie commerciale d’ensemble est bon pour aider à provoquer une prise de conscience. Pour que tout le monde se rende compte de l’énorme problème de sécurité sanitaire et de salubrité publique que posent les liens financiers des médecins avec l’industrie pharmaceutique, vu les intérêts radicalement divergents entre santé et commerce ! (Divergents en théorie, du moins).

Le tout s’accompagne de deux extraits vidéo des confessions d'une visiteuse médicale, inclus dans l’article décapant de Ray Moynihan, lui aussi en libre accès sur le site du journal. Il s’intitule Key opinion leaders : independent experts or drug representatives in diguise ? ("Leaders d’opinion : des experts indépendants ou des VRP déguisés ?").

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L’Europe cherche un moyen de censurer la blogosphère. Ca tombe bien, la France aussi! Les lobbies auraient-ils peur?

Question rhétorique… Les sites et blogs restent le dernier espace d’expression libre, allant très souvent à contre-courant du « mainstream », 1530481473.jpgde la pensée unique qui domine les autres media. La Commission européenne, truffée de lobbies dont elle représente les intérêts, n’a pas encore réussi à mettre au pas la blogosphère, de façon à l'emprisonner dans le chœur de perroquets en cage qui reprennent inlassablement les dogmes bruxellois et autres vérités néolibérales. Ce rapport pourrait bien être le début de la fin pour les grandes gueules. Et surtout pour celles françaises, puisque Nicolas Sarkozy a déjà mis en route un chantier en ce sens...

Voici d'abord un article traduit par le Courrier international et paru aujourd’hui sur son site. (La photo de Dario Castillejos est tirée d'un numéro plus ancien du Courrier).  

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19/06/2008

Pharmacritique a six mois et toutes ses dents...

Bébé Pharmacritique a désormais l’âge respectable de six mois !!  Précoce pour son âge, surtout qu'il a déjà toutes ses dents (disent les parents fiers de leur progéniture ;-)). Pour illustrer de façon imagée ses activités préférées, voici une vidéo qui montre un bébé mort de rire lorsqu’il déchire des revues et des journaux… (Il n'a bien entendu rien à voir avec le blog). Mais imaginez le bébé Pharmacritique en train de réduire en charpie les publicités des firmes pharmaceutiques, les revues et journaux qu’elles financent pour faire passer leur marketing pour de l’information médicale… Et puis le même bébé déchirer joyeusement les études médicales – celles financées par l’industrie pour qu’elles disent ce que veut cette dernière – ainsi que les articles des leaders d’opinion qui vantent les mérites du dernier médicament de confort ou du tout nouveau « me too » dont l’efficacité se perd dans les chaussettes mais dont le prix se perd dans les nuages…

Bébé Pharmacritique a appris à déchirer grâce aux cercles critiques anglo-saxons (médecins et chiens de garde) et à la revue allemande indépendante Arznei-Telegramm. Tirer sur une maille pour défaire l’ensemble, ça, un bébé le capte tout de suite ;-) Facile de faire des confettis à partir des sophismes et autres scories de médi-pharma… Et de cette médecine un peu trop fixée sur ce qui lui est présenté par les visiteurs médicaux sur du papier glacé, qu’il s’agisse de publicités directes pour des médicaments ou pour la dernière maladie inventée. Ou encore de publicités pour le prochain congrès dans tel palace luxueux au soleil…

Bébé Pharmacritique essaie à sa façon de déchirer, rompre, briser, casser, tacher, jeter, décrier tout ce qui sert de support aux conflits d’intérêts, autrement dit à la corruption… Avec l’innocence de celui qui peut dire qu’il n’a jamais rien reçu de l’industrie et n’a donc pas été corrompu… C’est très rare de nos jours… Et puis la joie, la rigolade, l’ironie et le sarcasme contrecarrent parfaitement le pharmacommerce de la peur que l’industrie nous sert en s’adressant à nos tripes. C’est tellement cousu de fil blanc que même un bébé peut comprendre… A fortiori bébé Pharmacritique, qui a toutes ses dents pour mordre et des griffes pour bien saisir et faire des trous… ;-))) Y compris les griffes du concept, au sens étymologique du terme...

16/06/2008

Divers cancers et troubles lymphoprolifératifs sous Enbrel, Remicade, Humira, Cimzia (inhibiteurs du TNF). La FDA démarre une enquête

La FDA (agence étatsunienne du médicament) a émis le 4 juin un communiqué de presse intitulé Early Communication About an Ongoing Enbrel NCKU.edu.jpgSafety Review of Tumor Necrosis Factor (TNF) Blockers (marketed as Remicade, Enbrel, Humira, and Cimzia).

L’agence informe le public du lancement d’une enquête épidémiologique prospective portant sur un lien de causalité possible entre des médicaments inhibiteurs du TNF (TNF ou « facteur de nécrose tumorale » est une cytokine inflammatoire) et des cancers chez des enfants, adolescents et jeunes adultes traités par ce type de médicaments dans des indications telles que : arthrite juvénile idiopathique, maladie de Crohn, colite ulcéreuse, psoriasis en plaques, polyarthrite psoriasique, spondylarthrite ankylosante. Les enfants ou adolescents prenaient en même temps d’autres médicaments immunosuppresseurs. Une trentaine de cancers ont été signalés ces dix dernières années ; il s’agit dans la moitié des cas de lymphomes, hodgkiniens et non hodgkiniens. Des leucémies, des mélanomes et d’autres tumeurs d’organe ont aussi été signalés.

Du côté français, des médecins dont le CV grouille de conflits d'intérêts nous rassurent...

Illustration: mode d'action d'Enbrel (Université de Taiwan)

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14/06/2008

L'Autriche mise sur les méthodes sûres de prévention du cancer du col de l'utérus. Un sérieux revers pour le Gardasil

Après la crise déclenchée par le décès d’une jeune Autrichienne suite à la vaccination par Gardasil, la ministre autrichienne de la santé, la 457922633.jpgDre Andrea Kdolsky, a convoqué la Commission fédérale de santé pour discuter de la sécurité du Gardasil et de son inclusion ou non dans le calendrier vaccinal. Tout en assurant qu’elle n’était pas inquiète pour la sécurité d’emploi, peut-on lire dans le journal Österreich 24 du 23 janvier.

La décision annoncée dans la presse est claire : le Gardasil ne sera pas inclus dans le calendrier vaccinal autrichien et donc pas non plus remboursé, sans être pour autant retiré du marché. Il ne s’agit pas d’un moratoire, mais d’une décision définitive, précise le journal Der Standard (fin janvier).

Les principales raisons sont « les données peu sûres », l’absence de certitudes quant à l’efficacité du vaccin, à la durée de l’immunisation, à la nécessité ou non de rappels ultérieurs, etc. Le dépistage est « de loin plus efficace » dans la prévention des lésions précancéreuses et des cancers du col de l’utérus. Tous les moyens seront mis en œuvre pour le renforcer.

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13/06/2008

Répartition géographique très inégale des papillomavirus, selon le CIRC (OMS). Gardasil et Cervarix ne sont pas utiles partout

On ne peut pas parler du Gardasil et/ou du Cervarix sans se poser la question du pourquoi, de la cible de la vaccination, de l’adéquation entre IARC monographie cancer col 2.jpgles moyens et l'objectif à atteindre, et surtout de la légitimité de l'objectif… Nous avons exprimé nos doutes - dans les notes réunies sous les catégories Gardasil (divers), Gardasil, très critiqué à l’étranger et Cervarix - quant à l’utilité d’une vaccination dans les pays industrialisés, compte tenu de la faible prévalence des infections par HPV en général, des infections persistantes en particulier, et surtout des HPV 16 et 18 qui ne semblent pas trop apprécier les cervix des femmes occidentales, mis à part certains groupes à risque...

On verra que l’IARC (International Agency for Reserch on Cancer), qui est une agence de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) - ne confirme pas les dires des publicités sur le Gardasil et Cervarix quant à ces très méchants papillomavirus HPV 16 et 18 qui seraient partout de façon égale et menaceraient toutes les jeunes filles, qu'elles soient malnutries en Haïti, prostituées ailleurs, ayant d'autres facteurs de risque qui font qu'une infection par un HPV à haut risque s'installe et ne disparaît pas toute seule, comme dans 90% des cas…

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Cervarix et Gardasil sont-ils efficaces? On verra en 2020, grâce à une étude finlandaise. Il est urgent d'attendre

Les pays scandinaves disposent de registres nationaux du cancer, d’où la possibilité de faire des études sur tel ou tel détail. L’université de Tampere, en Finlande, a démarré en 2004-2005 une étude de suivi à long terme pour confirmer ou infirmer l’efficacité des vaccins qui protègent de l’infection par les HPV 16 et 18, supposés être les causes (nécessaires mais non suffisantes, rappelons-le) de beaucoup de lésions précancéreuses et de cancers du col de l’utérus (à l’échelle mondiale, avec de grandes variations géographiques et socioéconomiques).

Cette étude veut pouvoir faire des affirmations preuves à l’appui, pour ne pas laisser place aux spéculations, comme le dit le sous-titre: Lehtinen et al, “Enrolment of 22,000 adolescent women to cancer registry follow-up for long-term human papillomavirus vaccine efficacy: guarding against guessing”. Intern J STD AIDS, 2006 Aug;17(8):517-21.

Les chercheurs ont « enrôlé » 24.046 adolescentes de 16 à 17 ans, réparties en trois groupes : un groupe vacciné par un vaccin bivalent HPV 16 et 18 (il doit s’agir du Cervarix, donc), un groupe vacciné par le vaccin contre l’hépatite A et un groupe non vacciné.

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Fréquence des infections par tous les sérotypes HPV à Barcelone: 2,98%... Gardasil et Cervarix, pour quoi faire??

Une étude publiée par Sanjosé, Almirall et al en 2003 analyse la prévalence des divers sérotypes de human papillomavirus (HPV) dans la population générale féminine de Barcelone (Espagne): Sanjose S, Almirall R, Lloveras B, Font R, Diaz M, Muñoz N, et al. "Cervical human papillomavirus infection in the female population in Barcelona", Spain. Sex Transm Dis. 2003;30(10):788-93. Le texte a été intégralement reproduit sur cette page. L'auteure principale, Silvia de Sanjosé, était affiliée à l'Institut Catalan contre le Cancer pendant la réalisation de l'étude.

L’étude comprend 973 femmes ; âge moyen 43 ans (± 16 ans) ; taux de monogamie 79%. La prévalence des papillomavirus après ajustement en fonction de l’âge était de … 2,98%... (On parle d’infections en général, tous types de HPV confondus. Ces infections banales éliminées spontanément et sans aucun symptôme dans 90% des cas…).

A part cette fréquence extrêmement basse, il y a un autre élément à retenir de cette étude : quels sont, chez ces moins de 3% de femmes infectées, les génotypes HPV qui prédominent ? Il suffit pour cela de regarder la figure 1 de l’étude. Et on verra que cet élément n’a rien à voir non plus avec la propagande de Sanofi Pasteur MSD présentant les sérotypes HPV à haut risque 16 et 18 comme omniprésents, mettant toutes nos filles en danger de mort, etc... Les HPV 6 et 11, responsable de condylomes acuminés (verrues génitales) seraient eux aussi à tous les coins de rue… Parmi les 29 femmes ayant contracté une infection par un papillomavirus (29 sur 973!), aucune n’était infectée par les HPV 18 ou 11… 6 femmes étaient infectées par le HPV 16 et une seule par le HPV 6. Aucune par au moins deux des quatre sérotypes du Gardasil...

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12/06/2008

Le 25 juin: mobilisation pour Christian Vélot, lanceur d'alerte sur les OGM, et pour tous les lanceurs d'alerte!

Appel à la mobilisation lancé par la Fondation Sciences Citoyennes: le 25 juin à Orsay à 10h30, puis à Paris à 15 h (détails Christian Vélot.jpgplus bas).

"Christian VELOT est enseignant-chercheur en génétique moléculaire à l’Université Paris-Sud. Depuis 2002, il est responsable d’une équipe de recherche à l’Institut de Génétique et Microbiologie (Institut mixte CNRS – Université) sur le Centre Scientifique d’Orsay.

Parallèlement à son activité d’enseignement et de recherche, il anime sur son temps personnel de nombreuses conférences à destination du grand public sur le thème des OGM. Ses conférences didactiques, dont l’une a notamment servi de document de travail à l’intergroupe OGM du Grenelle de l’Environnement, ont permis à de nombreux citoyens d’avoir accès à une connaissance de la réalité des OGM et ont contribué à la prise de conscience raisonnée des risques qu’ils portent. Il est souvent intervenu en tant que témoin dans les procès de faucheurs volontaires.

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Le ministre de tutelle des CHU autrichiens reconnaît qu'il y a une médecine à deux vitesses… Cercle vicieux d’assurances privées et de corruption

L’Autriche est secouée depuis la fin de l’année dernière par un débat sur le rôle de plus en plus décisif de l’argent des patients en santé et sur 1767351289.jpgla privatisation rampante de celle-ci. La ministre de la santé, Andrea Kdolsky, a récusé les accusations de « médecine à deux vitesses »  (« Zweiklassenmedizin » : littéralement « médecine à deux classes sociales »).

Et pourtant… Les discriminations sont bel et bien là… Elles ne se manifestent pas seulement à travers les assurances privées habituelles, supérieures à celles publiques et prenant en charge les dépassements d’honoraires. Non, il est carrément question de la solvabilité directe ou non des patients… En effet, une personne travaillant dans un hôpital autrichien rattaché à l’église a dévoilé dans un entretien à la radio,

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Inégalités socioéconomiques en santé, pauvreté, exclusion sociale... Quelques conseils de lecture

A lire en continuité avec la note parlant de l’étude comparative des inégalités en santé dans 22 pays européens (parue récemment dans le New England Journal of Medicine), et celle parlant plus en détail des facteurs socioéconomiques à l’origine des inégalités en santé, de l’idéologie qui nous empêche de regarder la réalité en face et de la nécessaire articulation de la politique de santé avec une politique sociale et économique...

Voici quelques textes supplémentaires pour ceux qui veulent approfondir le sujet. Et tous les médecins devraient le faire. Sans parler de tous ceux – professionnels de santé ou non – qui ont des préjugés sur les pauvres et/ou pensent qu’on ne peut plus parler en termes de classes sociales… Que tous les pauvres seraient des fraudeurs, des paresseux qui « ne veulent pas se lever tôt » et « ne savent pas se vendre »… Et que c’est bien fait pour eux…

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Une médecine et un système de santé à deux vitesses. Le cercle vicieux des inégalités en santé issues des inégalités socioéconomiques

Voici une bonne introduction à la question, dans l’article Les inégalités sociales de santé, une question politique oubliée, par Mireille Mireille Elbaum protection sociale.jpgElbaum, professeure au Conservatoire National des Arts et Métiers, auteure du livre "Economie politique de la protection sociale" (PUF). Texte complété par des extraits d’un exposé fait à l’INPES par Hilary Graham, sur les Stratégies nationales pour lutter contre les inégalités de santé.

Mais quelques commentaires d’abord : L’idéologie française consistant à présenter notre système de santé comme « le meilleur du monde » a des conséquences dramatiques sur la capacité à jeter un regard lucide sur la santé des Français et à situer cette question dans le contexte plus large des inégalités socioéconomiques qui déterminent les inégalités en santé. La médecine et le système de santé dans son ensemble doivent prendre en compte la question dans sa globalité, à moins de vouloir assurer des soins de qualité à une frange de plus en plus réduite de la population…

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Gardasil: vaccin pour les pauvres, vendu aux riches... Les pauvres sont les plus exposées aux infections par des HPV à haut risque comme aux pathologies, rappelle une étude

J'ai parlé à plusieurs reprises de la prévalence inégale des génotypes HPV, mettant l'accent sur deux des HPV à haut risque - 16 et 18 - censés être une épée de Damoclès sur la tête de toutes nos jeunes filles… Or, comme je l’ai dit dans la note, au titre certes provoquant, Le vaccin Gardasil est là. Mais où sont les sérotypes HPV 16 et 18 ?, citant Arznei-Telegramm et le JAMA, la prévalence de ces deux derniers est très faible dans les pays industrialisés et donne, pris ensemble, 2,3% de toutes les femmes infectées par les papillomavirus aux Etats-Unis. Mais encore faudrait-il prendre en compte le fait que ce pourcentage ne se répartit pas uniformément dans la population féminine du pays en question… Ce que nous disions dans un tout autre contexte se vérifie ici aussi: les inégalités en santé résultent d'inégalités socioéconomiques.

Cette étude américaine faite en 2007 a analysé les facteurs sociodémographiques, ethniques et économiques associés aux génotypes de papillomavirus à haut risque : Kahn et al, Sociodemographic factors associated with high-risk human papillomavirus infection

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09/06/2008

Gardasil: une prévention incertaine et des dégâts fort possibles. Juan Gérvas persiste et signe

Le chien de garde australien "Healthy Skepticism" vient de poster sur son site un résumé détaillé d’un texte de Juan Gérvas intitulé La Juan Gervas.jpgincierta prevención del cáncer de cuello de útero con la vacuna contra el virus del papiloma humano ("Prévention incertaine du cancer du col de l’utérus par le vaccin contre le HPV"). Le texte, disponible en espagnol comme en anglais, consiste en onze "questions élémentaires" à propos du Gardasil et de son utilité très incertaine dans la prévention du cancer du col de l'utérus impliquant les génotypes HPV 16 et 18. Questions restées sans réponses dignes de ce nom. L'aspect le plus intéressant du texte étant l'absence de corrélation immunologique entre taux d'anticorps dans le sang et immunité effective...

Un tout petit hic, n'est-ce pas? Parce que tout ce qu'on sait pour le moment du Gardasil, c'est qu'il peut provoquer des anticorps. Mais il apparaît que l'immunité naturelle contre des génotypes de papillomavirus n'est pas associée aux anticorps, dans au moins la moitié des cas...

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"No gracias!" Nouvelle association de lutte contre la corruption en médecine. Bon vent!

Les bonnes nouvelles ne sont pas légion ces 2117095844.jpgtemps-ci… Alors quand il y en a, il faut les partager. Pour encourager la petite dernière des associations médicales de lutte contre la corruption et l’influence des firmes pharmaceutiques sur les médecins, qui est espagnole et dont le nom sonne comme un baume au cœur : No gracias !

Le contexte : La « vétérane » de la lutte anticorruption est l'américaine No Free Lunch, présidée par Robert Goodman. Le nom de l'association ne veut pas dire seulement que rien n’est gratuit ; il renvoie littéralement au refus des repas payés par l’industrie pharmaceutique, comme au refus de tout cadeau, de toute source de conflits d’intérêts, forcément nuisibles à la santé des patients. Le mouvement s’est étendu par la suite au Royaume-Uni, avec la version britannique No Free Lunch. Puis il y a eu l’association italienne No grazie, pago io ! (Non merci, c’est moi qui paie (l’addition et les frais)). Et celle allemande MEZIS ("Mein Essen zahle ich selbst" : "mes repas, c’est moi qui les paye !").

Et j’ai découvert avec plaisir qu’il existe depuis très peu une association espagnole du nom de No gracias,eu. On peut signer son manifeste en cliquant sur le lien en bas de cette page.

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08/06/2008

Une analyse économique des coûts cachés des réseaux interactifs ou "web 2.0" : on est loin de la gratuité et de la démocratisation…

Le web 2.0 (Wikipédia et d’autres sites interactifs, contributifs) suscite beaucoup d’engouement et une illusion de démocratisation des contenus, du savoir et du savoir-faire. Cette mise en commun égalitaire, non hiérarchique et désintéressée briserait le modèle pyramidal de transmission du savoir et éliminerait les nombreux intermédiaires dans cette transmission et dans le partage des connaissances (professeurs, journalistes, références qui font « autorité », etc.). Avec les intermédiaires disparaîtraient aussi les conflits d'intérêts.

Des applications sont tentées en médecine aussi (médecine 2.0, Health 2.0), pour contourner la mainmise d’un petit cercle de pontes et autres « autorités » sur l’opinion et sur la formation/ transmission du savoir médical. Ainsi que pour essayer d'assainir le terreau nourricier des conflits d'intérêts et de se débarrasser de certains problèmes que pose la evidence-based medicine (EBM).

Il est certain que la circularité des références, l’argument d’autorité et les autres scories qui résultent de la forte structuration hiérarchique de la médecine finissent par discréditer celle-ci et l’entraîner dans l’irrationalité, comme l’avaient bien vu McCormick et Skrabanek (cf. notre note). Mais la médecine 2.0 est-elle plus démocratique, plus transparente, moins soumise au diktat du profit ?

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