23.07.2008
Procès Zyprexa: charge virulente du juge contre les autorités sanitaires qui ont laissé faire Eli Lilly
Le juge new-yorkais Jack Weinstein a prononcé le 17 juillet les arguments en ouverture du procès contre Eli Lilly pour les effets indésirables
du Zyprexa (olanzapine). Pharmalot a scanné le texte, qu’on peut lire sur cette page.
Il contient une charge d’une rare véhémence contre les instances publiques de régulation, les autorités sanitaires et particulièrement contre l’agence du médicament (FDA). Que ne donnerions-nous pas pour avoir un jour un cadre législatif-juridique qui permette à nos juges de nommer un chat un chat, et ce publiquement ! On peut toujours rêver…
Quelques liens sont insérés à la fin du texte, pour plus de détails sur l'affaire Zyprexa.
Quelques détails d’abord
Le Zyprexa (olanzapine) est un antipsychotique de la firme Eli Lilly, très à la mode jusqu’il y a deux ans, et prescrit trop à la légère, y compris en dehors de ses indications autorisées, suite à un marketing d’enfer de la firme.
« Autour de 30.000 plaintes pour des dommages dus aux effets secondaires, comprenant des cas de diabète, d’obésité et d’autres maladies, apparemment connus, mais occultés par Eli Lilly, ont fini par un accord à l’amiable ». Accord à l’amiable veut dire que Lilly a payé pour que les victimes n’aillent pas jusqu’au procès. Plusieurs centaines de cas restent, transférés depuis d’autres cours de justice à New York.
D’autres charges concernent Lilly, à commencer par une plainte des actionnaires pour avoir provoqué des pertes à cause de son comportement : donner l’illusion d’un médicament sans problèmes, encourager les investissements, etc., alors que la firme savait qu’il y avait des effets indésirables qu’elle a occulté.
L’Etat a aussi porté plainte et accuse Eli Lilly d'avoir causé trop de prescriptions injustifiées, donc trop de dépenses, en faisant de la publicité pour des usages hors AMM (non autorisés) du Zyprexa. Chaque partie (individus, assurances publiques et privées) a le droit de récupérer l’argent payé en trop, compte tenu du prix artificiellement gonflé du médicament.
La responsabilité des instances publiques et de l'agence du médicament - qui se laissent dominer par les firmes et ne remplissent pas leurs tâches
Mais le juge estime que l’Etat est gonflé de venir réclamer et se plaindre, alors que c’est sa faillite – celle de ses instances de régulation – qui a permis que le problème prenne autant d’ampleur.
« On peut dire qu’une grande partie des problèmes juridiques imputés au Zyprexa sont, s’ils se confirment, dus à l’échec des agences fédérales responsables de prévenir tout abus. (…) L’Etat et ses agences n’ont pas pris les mesures adéquates pour s’assurer que les informations disponibles sur l’efficacité et les dangers pharmacologiques [du Zyprexa] (…) parviennent rapidement aux médecins prescripteurs », à tous les programmes publics ou privés de prise en charge ainsi qu’aux patients.
Le juge lance une salve très dure contre l’agence américaine du médicament (FDA), mais il ne connaît manifestement pas le fonctionnement des autorités sanitaires en dehors des Etats-Unis, puisqu’il pense que la FDA est la pire, alors que l’histoire tend à montrer plutôt le contraire… N’empêche, la charge est la bienvenue, parce que tout le reste du monde profite des avancées de la FDA. Alors tapez-lui dessus, Monsieur le juge, pour les Européens aussi !
« Si on la compare à ses pairs d’autres régions du monde, (…) on peut soutenir que la FDA a failli à ses responsabilités face aux consommateurs et aux médecins. Elle se base beaucoup trop sur les firmes pharmaceutiques dans la recherche de nouvelles utilisations des médicaments. Le laxisme de ses réglementations permet aux firmes de faire de la publicité pour des usages hors AMM [i.e. non autorisés]. Elle accepte que l’industrie pharmaceutique fasse des pressions pour définir les termes des notices des médicaments. Elle ne fait rien pour exiger que les médecins – principale ligne de défense contre des prescriptions inadéquates – soient correctement informés. Et elle abandonne la diffusion et le contrôle de l’information à des structures largement influencées par l’industrie pharmaceutique telles des associations privées et des revues médicales sous influence ».
L’Etat est gonflé de se plaindre des prix trop élevés, alors qu’il a choisi de ne pas les réguler, pour ne pas gêner la compétition, ajoute Weinstein.
« Certaines preuves (…) peuvent faire comprendre aux jurés que [la firme] Lilly n’est pas la seule coupable. Ces preuves (…) [vont dans le sens] d’un contrôle étatique inadéquat de la recherche pharmacologique comme du développement, de la distribution, de la délivrance et de l’usage des médicaments ainsi que des systèmes de paiement. Les agences publiques locales et fédérales ont failli à leurs tâches de protection ; et pourtant, c’est d’elles que dépendent les usagers des produits pharmaceutiques lorsqu’il s’agit d’éviter l’inflation des prix et le mauvais usage. La faillite la plus patente est celle de la FDA, puisqu’elle n’a pas mené les recherches nécessaires ni n’a exercé le contrôle approprié sur le marketing [des firmes pour leurs médicaments, à l’exemple du Zyprexa]. »
Le juge déplore aussi « l’échec de ce qui devrait être une recherche impartiale et menée à temps par des organisations étatiques et privées et les démarches inadéquates de celles-ci, aboutissant à un retard important dans l’information sur l’efficacité et les dangers [du Zyprexa]. Et l’échec, au moins partiel, des médecins prescripteurs et des autres professionnels de santé à maintenir les usages du médicament et les coûts dans des limites raisonnables. »
Commentaires
Il est probable que ce type d’argumentation sert à limiter les dommages punitifs que les jurys ont l’habitude d’infliger aux laboratoires dans de tels procès ; mais il est tout aussi certain que le juge a raison de montrer du doigt ceux dont la mission est de calmer les ardeurs commerciales des firmes et qui ont laissé faire Eli Lilly comme les autres.
La défection des instances étatiques de régulation et de contrôle pose problème, parce qu’il n’y a pas de « main invisible »…
On peut se demander quel serait le discours du juge s'il avait l'occasion de se prononcer sur notre agence d'(in)sécurité sanitaire (Afssaps), sur la Commission nationale de pharmacovigilance et sur la Haute autorité de santé (HAS). Et en général sur le fait qu'en France, il n'y a aucune possibilité de demander des comptes à une firme pour des faits similaires. Les victimes françaises du Zyprexa n'existent même pas, parce qu'elles n'ont pas voix au chapitre, pas de moyen d'expression et d'obtenir justice. Tout le monde s'en fout...
Sources complémentaires
- Enormément de documents concernant le Zyprexa peuvent être téléchargés sur le blog Furious Seasons.
- Pour illustrer les techniques de vente d’Eli Lilly – et donc ce sur quoi la FDA a fermé les yeux – rappelons la vidéo dans laquelle un ancien visiteur médical de cette firme, Shahram Ahari, détaille quelques conneries qu’il a raconté aux médecins sur le Zyprexa. Vous pouvez la visionner et lire le résumé en français dans cette note : Eli Lilly : cynisme et désinformation délibérés sur les effets indésirables du Zyprexa. Un visiteur médical parle.
- Des détails sur les effets secondaires, quelques articles et le point de vue des avocats sur les plaintes et le procès qui débute : Zyprexa side effects - lawyer.
- Un extrait vidéo de l'émission "Complément d'enquête" sur les effets indésirables du Zyprexa et les pratiques douteuses du laboratoire.
- L'article de Libération en date du 21 février 2007: Comment Eli Lilly a fait avaler sa pilule, signalé par une lectrice que je remercie.
- Un article de décembre 2006 du New York Times, premier journal à montrer du doigt le Zyprexa: Eli Lilly Said to Play Down Risk of Top Pill
05:37 Publié dans Antipsychotiques, trouble bipolaire, cyclothymie.. | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note | Tags : zyprexa, antipsychotique, marketing, diabète, obésité, effets secondaires













Commentaires
Bonjour
Je me permet de vous écrire dans la mesure ou je suis psychologue clinicienne
psychotherapeute . Depuis plusieurs années, je travaille avec une patiente mélancolique qui était également suivie par un psychiatre parisien qui pendant quatre ans a prescrit du ZYPREXA sans tenir compte des plaintes de sa patiente qui a vu son poids augmenter de vingt KG sans modification de son alimentation.
Son médecin généraliste a eu le méme comportement que le Psychiatre face à la souffrance de ma patiente à propos de cette prise de poids accompagnée d'une hausse de ses triglycérides.
je reste à votre disposition pour toute information complémentaire.
Cordialement.
Chantal Marguerie
Psychologue Clinicienne
Ecrit par : marguerie | 24.07.2008
Bonjour et merci de votre commentaire.
Si vous voulez, vous pouvez faire une note là-dessus et exposer en détail (et de façon anonyme, bien entendu) les effets secondaires et l'attitude des médecins. Si votre patiente est d'accord (même si son nom n'est pas cité). Ou alors ellepeut le faire elle-même, si elle veut et si vous pensez que cela puisse lui faire du bien.
Si elle cherche de l'aide, l'association des victimes de médicaments AAAVAM pourrait l'orienter.
Si vous voulez faire une note pour Pharmacritique, nous avons une seule condition: que la personne qui écrive, qu'elle soit professionnel de santé ou non, n'ait aucun conflit d'intérêts, aucun lien avec l'industrie pharmaceutique.
Vous dites qu'elle est mélancolique; je ne m'y connais pas, mais le Zyprexa me semblait réservé aux schizophrénies et aux trobles bipolaires. A moins qu'il ne s'agisse d'épisodes de mélancolie délirante. Enfin, je n'y connais rien, je ne veux pas dire des bêtises.
J'espère juste qu'elle va mieux.
Bien à vous.
Ecrit par : Pharmacritique | 25.07.2008
mon fils est décedé en 2002 à l'hôpital psychiatrique de bayonne ,il avait 24 ans,soigné par du zyprexa.
l'autopsie révelera 600 fois la dose du zyprexa,à l'époque ils ont incriminé la mort au subutex 1/4 de comprimé seulement retrouver dans le sang!!!
je n'ai jamais pu me faire entendre auprès de la justice sur la cause exacte e la mort de mon fils
Ecrit par : malaplate nicole | 19.01.2009
votre témoignage est poignant
la justice est passée, il ne reste que le mur du silence et de la monstrueuse injustice
combien de morts par les prescriptions abusives, inutiles de l'olanzapine (zyprexa)?
Ecrit par : Don Diego de la Vega | 20.01.2009
j'ai moi-meme été soigné par zyprexa pour soigner ma bipolarité. J'ai vite abandonne car celui ci etait vraiment sedatif, m'empechant de m'occuper de mes enfants, me laissant amporphe. Ma psy de l'epoque m'a traité de tout les noms, je veux bien me soigner mais j'ai une vie a gerer.
Ecrit par : bibifok | 20.01.2009
Nicole,
je suis moi aussi très touchée par votre témoignage. 600 fois la dose de Zyprexa? Qu'est-ce que cela signifie? Un surdosage par les médecins, un accident? Mais comment un tel accident pourrait survenir dans un hôpital psychiatrique? N'hésitez pas à en parler; je serais heureuse de publier une note, si vous voulez en parler et si cela n'est pas trop douloureux pour vous et n'implique pas d'éventuels ennuis.
Je vous remercie d'en avoir parlé, parce que, même s'il s'agit d'un cas individuel - c'est ce que les firmes et leur valetaille médicale soulignent toujours - c'est une mise en garde pour les autres, surtout corroborée par tout ce qu'on a appris récemment sur les effets indésirables et sachant que le Zyprexa est toujours prescrit.
Toute ma sympathie. (Que ces mots sont creux...)
Ecrit par : pharmacritique | 20.01.2009
absolument dégouté par les prescriptions systématiques d'olanzapine (zyprexa) hors amm c'est à dire à des personnes pour qui ça n'est pas indiqué, je refuse maintenant catégoriquement de prescrire ce médicament horriblement cher et qui ne fait pas mieux que l'halopéridol (haldol).
En prison, il parait que tout le monde est sous olanzapine. Bien pour le trou de la sécu!!
Ecrit par : Don Diego de la Vega | 21.01.2009
Les dernières études( voir Heart.org) montrent que les neuroleptiques récents augmentent de façon conséquente le risque de mort subite ( RR multiplié par 2 à 4 ) . Par ailleurs les nouveaux neuroleptiques , dont le Zyprexa augmentent de façon significative la fréquence des accidents vasculaires cérébraux chez les personnes âgées .
Il y a en France une surprescription de psychotropes et beaucoup de patients qui ont besoin avant tout d'une écoute se voient prescrire 5 à 6 psychotropes sur la même ordonnance .
Il est important que les médecins fassent le ménage dans ce domaine avant que d'autres ne le fassent à leur place avec des buts qui n'ont rien à envier à la malhonnêteté des labos . Ainsi la secte Eglise de Scientologie adresse à tous les médecins un CD Rom intitulé"Profits Macabres, l'histoire cachée des drogues psychiatriques" ( avec quel financement?) . Il s'agit d'une association
" Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme" qui n'est que le cache-sexe de cette secte .
Ecrit par : Siary | 21.01.2009
Eh bien qu'ils sortent un neuro qui soigne aussi bien la psychose et on en reparlera.
Je suis diag schizophrene, je les ai tous essayés, tous.
Le Zyprexa est le meilleur.
Cdt
Ecrit par : rapsody | 22.01.2009
peut-être pensez vous cela, mais une nouvelle étude a démontré une augmentation des morts subite avec les antipsychotiques de dernière génération.
Ecrit par : david vincent | 25.01.2009
et des AVC chez les sujets âgés
Ecrit par : Don Diego de la Vega | 25.01.2009
Bon courage, Bibifok! Et bravo pour votre blog!
Rapsody, vous savez, c'est toute la difficulté lorsqu'il s'agit d'attirer l'attention sur les dangers d'un médicament. Parce qu'il y a toujours des personnes auxquelles le médicament en question convient parfaitement et qui ne comprennent pas les raisons des critiques.
Le Vioxx, par exemple, un antiinflammatoire qui a tué des dizaines de milliers de personnes et à provoqué d'autres dizaines de milliers de crises cardiaques non mortelles, était très apprécié par certains patients comme par bon nombre de médecins. Qui n'ont pas compris le retrait du marché.
Peut-être qu'à partir d'une certaine quantité de preuves et d'un certain nombre de victimes et d'effets secondaires très graves, il vaudrait mieux être prudent(e). Je ne veut pas donner des leçons ni vous faire peur, mais même un non médecin comme moi peut dire qu'un effet secondaire pourrait arriver brusquement, même si vous avez bien supporté le Zyprexa pendant longtemps.
Peut-être pourriez-vous en parler avec votre psychiatre?
Cordialement.
PS: AVC = accidents vasculaires cérébraux.
Ecrit par : pharmacritique | 26.01.2009
bonjour,
de mon côté je viens de recevoir via mon psy un traitement par zyprexa 5mg que je commence ce jour, après 4 années de traitement antidépresseurs.
j'ai été diagnostiquée profil mixte dysthymique cyclothymique / mélancolique.
je suis un peu atterrée par le fait que ce produit me rend légume.
je suis fleuriste, me levant à 4h du mat pour mes achats et tenant la boutique toute la journée jusqu'à 21h, je ne vois pas comment il est possible de vivre une vie professionnelle avec cette molécule ?
je suis par ailleurs diabétique de type 1, et je viens de voir dans les effets secondaires la prise de poids et l'augmentation de la glycémie.
mon prescripteur m'a "vendu" cette molécule en tant que "désinhibiteur", mais ce n'est pas du tout l'effet que je constate.
je commence à penser soit qu'il y a erreur de casting, soit que le dosage est trop fort.
Ecrit par : lilllie | 24.02.2009
ne prenez pas ce médicament
vous avez des hauts et des bas comme tout le monde
et vous n'êtes pas plus cyclomachin chose que n'importe qui
cordialement
(ce n'est pas une consultation c'est un avis)
Ecrit par : Don Diego de la Vega | 25.02.2009
"je ne vois pas comment il est possible de vivre une vie professionnelle avec cette molécule ?"
moi non plus , sauf de vous aggraver
Ecrit par : Don Diego de la Vega | 25.02.2009
Mon avis - de non-médecin, certes, donc à prendre comme tel - c'est de vous adresser à un psychiatre qui n'a pas la gâchette facile côté médicaments, mais est capable de vous soutenir d'abord par une psychothérapie.
La parole, la verbalisation, le fait de mettre des mots sur des maux, comme on dit - doivent de toute façon accompagner tout trouble psychique, et peu importe sa sévérité.
je n'en sais rien quant à l'utilité ou non d'un traitement médicamenteux, et ce serait outrepasser mes compétences que de me prononcer là-dessus.
Mais de nos, avec tout ce qu'on sait du Zyprexa, une chose est certaine: ce médicament ne devrait plus être sur le marché!!
Prise de poids et augmentation de la glycémie, disiez-vous. Mais il peut provoquer un diabète tout court.
4 ans d'antidépresseurs... Après une telle période, on pourrait même imaginer que certaines manifestations soient dues à l'antidépresseur lui-même. Ajouter le Zyprexa... Surtout celui-là... Sur quelle planète vit ce médecin?
Attention à un éventuel effet de sevrage et effet rebond (aggravation des troubles, etc.). Il faut que vous trouviez un médecin qui vous accompagne et définit avec vous la façon de l'arrêter (en diminuant les doses, progressivement, et avec un soutien psychothérapeutique). Ma préférence va pour un psychiatre psychothérapeute, qui prend son temps.
N'hésitez pas à en changer tant qu'il faudra, jusqu'à trouver le bon.
Bon courage.
cordialement
Ecrit par : Pharmacritique | 28.02.2009
dans un article récent NEJM, vol 360, pp 225-235, 2009, les neuroleptiques de 2ème génération provoquent plus d'accidents cardiaques mortelles, multipliant le risque de mort subite cardiaque par 2.26 contre 1.99 pour les anciens produits, par rapport au patients n'en prenant pas, le risque étant d'autant plus élevé que la dose est forte.
Encore une pierre dans le jardin des neuroleptiques.
Il existait des neuroleptiques désinhibiteurs
dans le temps, mais leur très faible prix les a condamnés à disparaitre.
Le moins mauvais des produit est "à mon goût" l'
halopéridol (haldol), polyvalent, adaptable au mg près avec sa forme gouttes, ce qui permet d'adapter la dose au minimum.
pas de miracle de toute façon, ces produits ne traitent que l'expression symptomatique de la maladie, sans la moindre action semble-t-il sur la maladie elle-même, un peu comme le diabétique obligé de prendre de l'insuline...
Ecrit par : MGFRANC | 28.02.2009
mon mari a pris du zyprexa pendant 6 mois avec du norset tout allait bien le psy lui a diminué et arreté (zyprexa) mais rebond et depuis 12 jours il en reprend j'ai du appelé le psy car son corps n'en voulait surement plus car il a eu des effets indesirables ne tenant plus assis manger debout et très fatigué de naviguer toute la journée il lui a arreté tout de suite
bonne lecture zyprexa agit différamment sur les personnes
Ecrit par : naumann | 02.04.2009
La recherche de profit par les prescriptions hors AMM doit être sévèrement condamnée comme doit l'être une absence d'information transparente sur les effets secondaires d'une molécules
Vanter l'Halopéridol c'est oublier que ce médicament a lui aussi des effets secondaires une argumentation honnête se doit de le rappeler
l'indication d'un neuroleptique relève de maladies mentales sévères et devrait être réservée à des spécialistes N'en déplaise au médecin généraliste, la médecine est parfois une affaire de spécialiste qui pratiquent quotidiennement leur exercice médical dans un domaine restreint accumulant une expérience que d'autre n'auront jamais. Un psychiatre (je ne suis pas psychiatre...) est-il compétent en médecine générale ??? je ne le crois pas
une prescription est toujours un ratio bénéfice risque sur la qualité de vie et la "quantité de vie"
Les anticancéreux sont responsables d'effets secondaires mortels, peuvent-ils être prescrits par des non spécialistes ? ( je ne suis pas cancérologue)
le ton polémique systématiquement accusateur de cette rubrique n'aidera pas les non initiés
l'usage hors AMM de certaines molécules est parfois salvateur pourvu que l'indication soit prise en dehors de tout conflit d'intérêt et après discussion collégiale des risques encourus avant tout
L'EBM apporte une lumière des cadres des limites mais ne peut pas être la "bible", ce qui est grave c'est de ne pas tenir compte de connaissances sur les risques d'une prescription, de jouer les "apprentis sorciers"
Qui aurait pensé que les effets bénéfiques de certains anti arythmiques à court terme sont en fait délétères à long terme dans les cardiopathies ischémiques,
c'est pourtant bien grâce au "dollars de l'industrie pharmaceutique" que cette connaissance et d'autres nous sont acquises.
Mettre l'industrie au ban de la société parce qu'elle recherche le profit est stupide
ce sont les abus qui sont condamnables
mettre des molécules dont les prescriptions étaient encadrées par l'AMM en vente libre est-il une bonne chose ?? le pharmacien qui propose une médication derrière son comptoir sans examen exerce-t-il sans conflit d'intérêt?? Qui assume les conséquences des erreurs et des effets secondaires ???
Que les excès de l'industrie aient besoin de régulation est une évidence. Mais reconnaissons que sans l'argent des "investisseurs" la pénicilline n'aurait jamais été un médicament. A propos, l'allergie à la pénicilline a-t-elle tué plus de malades que les maladies infectieuses qu'elle proposait de traiter
L'ampiciline était-elle un progrès? une néphropathie justifie-t-elle le retrait de l'aminoside? Une phototoxicité celle d'une quinolone ???
Faut-il en revenir à la médecine par les plantes si naturelle et donc a priori non dangereuse ...!!!???
en conclusion, vos interventions utiles ont un défaut un manque complet d'équilibre par la critique systématique
Elle est dangereuse pour les non initiés qui peuvent y trouver des encouragements à abandonner un traitement utile voire indispensable
Votre argumentation expose des informations vraies mais est globalement fallacieuse et donc dangereuse
l'absence de "conflit d'intérêt" ne rend pas votre information honnête ou crédible
C'est dommage car elle apporte des éléments solides au débat contradictoire quand on sait faire le tri
mais tout cela va s'améliorer sans doute
Ecrit par : gres | 23.05.2009
Cher Gres,
je me suis beaucoup amusé à lire votre commentaire, et de tant de mauvaise foi, je vous suis gré. Je vous cite :
"Mettre l'industrie au ban de la société parce qu'elle recherche le profit est stupide, ce sont les abus qui sont condamnables"
Mais de quoi parle-t-on sur ce blog un peu trop bien informé?
Quant à mettre l'industrie au ban de la société, bravo, votre sens de l'humour (n'est-ce pas, c'est de l'humour?) m'a fait sourire. De qui vous moquez-vous? Les abus sont légion, et ceci depuis plusieurs années, par tous les labos, qui sont en manque d'innovation, qui produisent du "me too" (énième copie d'une molécule) à tour de bras, toujours plus d'effets secondaires, plus chers, mais les bénéfices ne sont pas pour les patients. Relisez les articles de pharmacritiques et les sources.
Je vous cite encore : "Que les excès de l'industrie aient besoin de régulation est une évidence. Mais reconnaissons que sans l'argent des "investisseurs" la pénicilline n'aurait jamais été un médicament. A propos, l'allergie à la pénicilline a-t-elle tué plus de malades que les maladies infectieuses qu'elle proposait de traiter"
Mais personne n'a jamais nié les effets secondaires des "bons médicaments", pas ici en tout cas. Mais que dire de toutes ces nouveautés que je ne prescris pas, chères, délétères. Qui va organiser la régulation de l'industrie pharmaceutique? L'INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE, bien sûr! Allez faire un tour sur leur site (pharma-quelque chose...) et voyez cela. Quant à l'investissement pour promouvoir la pénicilline, découverte par hasard, mise au point par deux chercheurs anglais, pendant la guerre 39/45, prix nobel de médecine à l'époque avec Flemming, non payés par l'industrie, c'est le parfait contre-exemple de ce que vous avancez!
Je vous cite encore : "Faut-il en revenir à la médecine par les plantes si naturelle et donc a priori non dangereuse ...!!!??? "
Voilà bien le type d'argument pour fouailler la tripaille, mourrez de vos cancers ou de vos infarctus puisque vous crachez sur les labos. Argument bien connu du type : "vous voulez revenir à l'âge des bougies". Mais Pharmacritique ne fait que dénoncer les abus de toute sorte, c'est un site de critique, pas d'information médicale ou pharmacologique, dont l'entête est : "Expression libre sur la santé et tous les lobbies et conflits d'intérêts qui la mettent en danger. Les rapports entre industrie pharmaceutique, médecine et usagers sont sous la loupe critique...".
Je vous cite : "Votre argumentation expose des informations vraies mais est globalement fallacieuse et donc dangereuse"
Vous avez raison, les informations vraies sont dangereuses, et il est bien fallacieux d'oser remettre en cause la puissance de l'industrie pharmaceutique.
Je vous cite : "l'absence de "conflit d'intérêt" ne rend pas votre information honnête ou crédible, C'est dommage car elle apporte des éléments solides au débat contradictoire quand on sait faire le tri"
Si je vous suis, dois-je penser qu'une information délivrée avec conflit d'intérêts a au moins autant de crédibilité que cette information du blog? Nous sommes au coeur du débat, Monsieur, car voilà bien où le bât blesse. Comment ose-t-on? Comment un non-initié ose-t-il délivré une telle information dangereuse? Et justement si ce blog se proposait de faire "le tri" pour les non initiés, et qu'ils le deviennent. Horreur, n'est-ce pas? Comment cette valetaille, les malades par exemple, pourraient-ils discuter les décisions de médecins bourrés de conflits d'intérêts? On en frémit.
Vous réutilisez d'ailleurs ce terme de "non-initiés", "vos interventions dangereuses pour les non-initiés, qui y trouveraient des encouragements à abandonner un traitement, etc."
Salauds de malades, va! qui abandonneraient leurs traitements, chers, plein d'effets secondaires néfastes et pis que tout qui pourraient peut-être demander des comptes.
Rassurez-vous, les labos ont encore de beaux jours devant eux, vont encore sortir tout un tas de saletés rémunératrices que nous allons prescrire, bien formatés par les "soirées labo"... pardon, je voulais dire l'enseignement post universitaire dispensé par les labos, bien intoxiqués par les dealers... pardon, les leaders d'opinion (qui gagnent plus en se vendant qu'en soignant), toutes les dizaines de revues intégralement subventionnées par les labos, les sites grand-public comme "Doctissimo", qui après l'interdiction d' "ACOMPLIA" en faisait encore la pub, etc, etc.
Et vous n'êtes pas censuré, VOUS? Alors que nous le sommes sur les différents sites à la solde de l'industrie.
Ecrit par : MGFRANC | 25.05.2009
Bonjour,
Voila j'ai été hospitalisée en aout dernier pour une crise maniaque.Je ne le nie pas j'ai depassé les bornes mais je n'ai eu qu'une crise dans ma vie.Je cumulais a l'epoque les problemes ...Suite a ca je suis restée un mois hospitalisé mes enfants on ete placés...J'ai pris mon traitement pendant 6 mois (zyprexa et depakote). Pendant ce temps je ne me rappelle pas de grand chose, je n'arrivais plus a me concentrer, plus a lire, plus a parler, j'ai perdu tous mes amis... J'ai arreté mon traitement, je me sens mieux, je n'ai plus aucun trouble de l'humeur, si ce n'est de la tristesse d'etre sans mes filles.
Donc pour avoir une chance de revivre avec mes princesses il faut que j'accepte de prendre ce traitement qui me detruit. On m'y oblige pourtant j'ai la certitude que je ne rechuterai plus et j'ai aussi la certitude qu'avec ce traitement je suis lobotomisée. Quand j'ai parlé des effets secondaires au psy et a l'expert psy, ils se foutent de moi .Voila comment je me suis faite pieger...
[Note de Pharmacritique: j'ai supprimé le nom de famille, parce qu'il s'agit d'éléments personnels d'ordre médical]
Ecrit par : Gaia | 28.05.2009
bonjour Gaia, je lis votre témoignage très touchant, douloureux, d'être séparée de vos enfants, d'être abandonnée par vos amis.
Les effets secondaires des médicaments sont très pénibles, et le choix qui vous est proposé aussi. Les psy sont des humains avec leur propre problématique narcissique et vous montrer coopérante sera un gain de temps pour vous et devrait aplanir quelques difficultés. Répétez-leur que vous croyez en leur compétence. Un dicton arabe dit : "baise la main que tu ne peux mordre" et comme vous n'êtes pas en position de force...
Certains médecins s'arrogent le pouvoir et aussi insupportable que ce soit, jouez profil bas et un peu de soumission vaudra bien mieux que toute rébellion. La vie est ainsi faite, révoltante parfois. Ne vous trompez pas de timing dans ce combat, ce n'est pas le moment de contester l'autorité, seul compte de récupérer vos enfants dans un premier temps.
Mais je ne suis pas du tout d'accord avec l'attitude que vous décrivez de mes confrères. C'est ce que dénonce PHARMACRITIQUE au fil des articles, le manque de partenariat avec les patients, la condescendance pour les "non-initiés".
Vous avez aussi diverses options, à mixer comme vous le sentez
1) de ne pas prendre vos médicaments, mais êtes-vous bon juge pour évaluer la pertinence de la prudence des médecins?
Tous ne sont pas des monstres à la solde des labos, et essaient de bien faire dans votre intérêt et celui de vos filles, ou croient bien faire. Avant les neuroleptiques, il n'y avait que l'enfermement et l'exclusion sociale.
"j'ai la certitude que je ne rechuterai plus" affirmez-vous, mais je pense qu'avant votre premier et, je l'espère, dernier accès maniaque vous n'auriez jamais cru pouvoir décompenser ainsi.
2) de changer de psy, dans le service qui vous suit si c'est possible,
3) il y a d'autres médicaments qui stabilisent l'humeur comme le lithium (Théralithe) ou d'autres encore, et vous pourriez consulter de votre propre chef un psy de ville pour avis écrit à transmettre à celui qui vous suit. Mais peut-être faut-il admettre que vous avez le bon traitement
4) d'emblée de faire une requête auprès du JAF au moins pour voir vos enfants en présence d'un tiers si ce n'est déjà fait.
5) négocier avec le psy en lui demandant un traitement qui vous laisse en état de penser
6) etc, etc
Bonne chance à vous Gaia, mais il vous faudra montrer que vous tenez le coup pour les garder de nouveaux. C'est un genre de mise à l'épreuve à surmonter, bien que je ne sois pas compétent pour juger de la validité de cela et que la soumission est souvent considérée comme un signe "d'aller mieux".
Ecrit par : MGFRANC | 01.06.2009
Gaia, je ne suis pas d'accord avec mgfranc au sujet de faire "profil bas". la soumission non plus!!
ce qui est important est de comprendre ce qui ou ceux qui vous ont mené à cet état là.
ne pensez pas que vous portez à jamais une étiquette et que votre vie s'arrête, bien au contraire. dites vous que cet épisode vous à permis d'explorer une partie de vous même que vous ignoriez jusqu'ici. le vrai médicament, vous l'avez au fond de vous et les autres médicaments sont en fait des béquilles indispensables à votre sauvetage d'ame.
vos enfants sont votre bouée et maintenant à vous de savoir nager entre les tourbillons de la vie, Votre vie.
Il ne s'agir pas de plaire aux psy et de leur faire croire je ne sais quoi, vous pouvez vous rebeller, mais le combat est en vous même et non contre ceux qui sont là pour vous aider. il est vrai qu'il faut peut être changer de psy, là je suis d'accord avec mgfranc, mais l'important c'est d'être honnete avec soi meme avant d'être "malhonnete" avec les autres.
s'en sortir ce n'est pas tourner le dos mais faire face et les psy y verront la différence et à ce moment là tout ira mieux pour vous. pour vos enfants ne vous inquiétez pas, ils vous aimeront toujours, surtout si vous acceptez vos faiblesses et que vous leur montrez que vous vous en sortez; c'est pour eux un encouragement pour affronter leur propres peurs et leur vie.
apprenez ou sont vos limites et enfin dites vous que vous devez prendre votre vie en mains. et choisissez vos amis:" les vrais sont ceux qui restent lorsque vous avez tort" (andre malraux); ce site vous démontre bien qu'il ne faut pas fermer les yeux mais comprendre les choses pour mieux affronter et lutter contre ce qui ne va pas.
dans la "vraie" vie, c'est pareil, ne pas fermer les yeux, comprendre et agir. cela prend du temps et de l'énergie et de la volonté, et tout cela vous l'avez en vous déjà, à vous de trouver le chemin , avec l'aide de certains professionnels, et maintenant ouvrez les yeux vers vous même et faites que vous soyez la priorité de votre vie.
bon courage, ce n'est jamais facile.
Ecrit par : mgpre | 02.06.2009
re bonjour Gaia,
vous suscitez de l'intérêt, et votre message nous a beaucoup ému, secoué, et même si deux confrères ne sont pas d'accord...
à vous de jouer et de trouver votre espace de liberté entre ces deux avis.
Cela illustre bien que chaque médecin confronté à un type de problème, en face d'une personne va réagir avec sa propre personnalité, voulant oeuvrer dans l'intérêt immédiat ou/et à long terme, faire au mieux, se tromper.
Comment réduire votre souffrance à un standard, scientifique , calibré?
Êtes vous armée pour mener un combat? quelles sont les "forces" en présence? Risquez-vous de décompenser?
Personne ne pourra répondre à ces questions, encore moins les médecins.
Et les conseils que je pourrais vous donner, ce n'est pas moi qui en tirerai les bénéfices ou les conséquences. Cela ne s'apprend pas à la fac et c'est en ayant fait un certain nombre de bourdes que l'on devient prudent. Essayer de l'être aussi, prudente!
recevez toute ma sympathie et ma considération et c'est avec plaisir que nous aurons de vos nouvelles
Ecrit par : MGFRANC | 02.06.2009
bonjour Gaia,
Je ne suis pas médecin et n'ai aucune idée de quoi vous souffrez et des divers médicaments. Si vous pensez être mal traitée, demandez d'autres avis de psychiatres, et contactez un avocat pour les questions de garde.
Je ne sais pas, l'idée de laisser tomber les traitements par vous-mêmes ne me semble pas très judicieuse. Essayez déjà, si possible de changer de médicaments, si le zyprexa vous assomme tellement, mais après avis d'un autre psy.
Je ne sais pas quoi vous dire si ce n'est que je vous souhaite que tout aille pour le mieux.
Bien cordialement,
Anne
Ecrit par : Anne | 04.06.2009
Le Zyprexa = la plus grosse arnaque de l'histoire de la médecine.
C'est une camisole chimique : tous les muscles du corps se relâchent, on ne peut plus bouger correctement. C'est également un médicament qui empêche de bander. Le corps ne réussit plus à éliminer les graisses, qui s'accumulent, provoquant de l'obésité. Enfin, c'est un perturbateur du système nerveux central, qui provoque la folie et qui ne la soigne pas.
Malheureusement ce médoc continue à être prescrit à des millions de patients...
on se demande bien pourquoi (alors qu'il existe d'autres médocs moins nocifs dans la même catégorie).
Ecrit par : ZyprexGras | 29.08.2009
ah oui lesquels ??????
Ecrit par : Titus | 03.09.2009
à Zyprexgras
Comment un commentaire comme le vôtre peut-il rester sans réponse? à par ah oui, lesquels????? (merci Titus!). Où elle l'importance sur les muscles et sur l'érection si on guérit pendant ce temps? Comment avancer le mot de folie sans aucune argumentation? Et ces médocs moins nocifs, oui "lesquels", que Pharmacritique s'en donne aussi à coeur joie? J'ai un fils de 18 ans qui a fait une bouffée délirante hallucinatoire avec rechute pour cause d'abandon de traitement. En tout, il est sous zyprexa (actuellement) depuis 2 mois et demi, avec les effets indésirables "normaux" de ce genre de médicaments, dont la baisse de désirs sexuels pour sa petite amie fait partie. Il est malheureux, certes, mais quel est est le paliatif sérieux et même cher (rien à faire, s'il s'agit de la santé de mon fils!) qui puisse égalé le zyprexa pour une guérison?...Je fais confiance à son psy, eh oui, à moins que vous me suggeriez d'aller faire un casting! Qui aurait assez d'humilité pour mettre son orgeuil de côté (après avoir mis toute sa fronde dans ses convictions) pour me conseiller de façon sûre mieux que zyprexa? Qui peut me dire comment protéger un patient de son âge de tout ce qu'il lit dans les forums et les émissions de télé qui parlent évidemment que du négatif à sentation, et puisque puisqu'on voit dans ces médias le meilleur et le pire?...Mon fils est en train de chercher une échappatoire alors qu'il doit continuer à se soigner, qu'il doit se concentrer sur son objectif principal: guérir! Je ne demander qu'à être conseiller, et svp, est-il possible de ressentir de l'objectivité, de la mesure, même si le combat vindicatif de certains se comprend très bien! Merci à ce site de donner la parole à tout le monde, en tous cas. André.
Ecrit par : agf | 27.01.2010
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