La une des lecteursTous les blogsles top listes
Envoyer ce blog à un amiAvertir le modérateur

29.08.2008

"En finir avec l’abus de psychotropes" : appel à un usage raisonnable et à la limitation de l’emprise pharmaceutique

Il s’agit d’un appel lancé par 15 médecins, qui constitue le point de départ d’un dossier paru le 24 août dans le Journal du Dimanche. On y 624816175.jpgapprend que 130.000 hospitalisations par an sont dues à la prise de médicaments, et que les psychotropes y sont pour beaucoup. Cet appel dénonce la fausse route d’une société qui traite ses maladies culturelles et socioéconomiques par des tranquillisants, antidépresseurs, stimulants, hypnotiques... Il met aussi en cause la toute-puissance des laboratoires pharmaceutiques, mise en pratique avec la complicité de la plupart des médecins dont la formation est centrée sur l’usage des médicaments - et qui sont aussi l’objet de toutes les "attentions" des firmes.

Lire la suite

28.08.2008

Nominations pour les prix du lobby et du fonctionnaire ou élu les plus nocifs pour l’intérêt général européen (CEO)

Le chien de garde Corporate Europe Observatory (CEO) est une association internationale à but non lucratif basée à Amsterdam, qui dénonce 1547434996.jpgles atteintes à la démocratie, à la justice sociale, à l’éthique et à l’environnement venant des multinationales et de leurs lobbies. En collaboration avec trois autres chiens de garde critiques des lobbies, le CEO décerne depuis 2005 le prix du lobby le plus nuisible, attribué à l’organisme (entreprise, etc.) qui a le plus nui au bien commun européen et à l’intérêt général pendant l’année en question. L’heureux lauréat est élu par le grand public, qui propose d’abord son "préféré", puis vote pour lui sur internet. Les nominations 2008 sont ouvertes jusqu'au 12 septembre.

 

Cette année, le CEO propose de décerner un prix supplémentaire, en "reconnaissance" de l’impact néfaste des conflits d’intérêts. Le prix distinguera la personnalité officielle européenne dont les liens avec les intérêts privés et les lobbies créent les conflits d’intérêts les plus dévastateurs pour l’intérêt général des citoyens européens. Voici les propositions de Pharmacritique pour les deux prix.

Lire la suite

26.08.2008

"Repenser la formation médicale continue", sans firmes ni conflits d’intérêts (A. Pisacane, BMJ)

Cette note contient la traduction d’un article de Ray Moynihan paru dans un dossier du British Medical Journal sur la formation médicale FMC la une du BMJ 28 août.gifcontinue dominée par les firmes pharmaceutiques. Un autre article du dossier, paru le même jour sur le site et repris dans le numéro du 28 août, dont on voit ici la une, s’intitule Rethinking continuing medical education ("Repenser la formation médicale continue" ; BMJ 2008;337:a973). Son auteur est Alfredo Pisacane, directeur de l’unité de formation médicale continue de la faculté de médecine de l’université Federico II de Naples.

Pour contourner l’obstacle de l’accès restreint au texte complet, Pharmacritique vous propose une traduction.

Lire la suite

Le Guardian dénonce l’impact néfaste du financement industriel de la formation médicale sur la santé des patients

Healthy Skepticism signale un article intéressant paru le 23 août dans le journal britannique The Guardian : Drug giants accused over 1548256468.jpgdoctors' perks ("Les firmes pharmaceutiques se voient reprocher les à-côtés offerts aux médecins. Accepter des vols gratuits, des repas et des tickets pour des matchs peut nuire aux soins, disent les critiques").

"Les firmes pharmaceutiques dépensent chaque année des millions de livres sterling pour financer la participation des médecins et autres professionnels de santé à des conférences partout dans le monde. Ce sont des voyages tous frais payés, et le tout n’est qu’une application massive des stratégies promotionnelles de l’industrie pharmaceutique, sous les oripeaux de la formation médicale continue".

Lire la suite

25.08.2008

Peter Mansfield: "Influence de l'industrie pharmaceutique sur l'exercice de la médecine"

J'ai cité dans cette note des extraits d’un exposé fait en 2006 à Berlin par Peter R. Mansfield, fondateur de Healthy Skepticism, dans le cadre 808753811.jpgd’un colloque co-organisé par les revues allemandes indépendantes et l’ordre berlinois des médecins. En mai 2008, Peter R. Mansfield est allé de nouveau à Berlin, à l’invitation des mêmes organisateurs ainsi que de MEZIS, association anti-corruption du réseau No Free Lunch. Et il a repris certains arguments sous une forme actualisée et fort bien illustrée, dans un texte intitulé “Influence of the Pharmaceutical Industry on the Practice of Medicine”.

Une recherche par le titre ne donne rien ; je suis tombée là-dessus sur le site de… l’ordre berlinois des médecins ( !) et m’empresse de donner le lien. Il y a moins de texte et plus d'images que dans la conférence de 2006. Le tout donne un excellent aperçu des ressorts de la désinformation médicale, ainsi que de certains mécanismes psychosociaux de l'influence - très souvent inconsciente - qu'exercent les firmes pharmaceutiques sur les médecins et leurs prescriptions.

La photo figure dans le texte : il faut se boucher les oreilles pour ne plus entendre ce que disent les firmes pharmaceutiques et leurs VRP. ("Bullshit" signifie "foutaises").

Mise à jour:

Voir aussi la traduction intégrale d'un autre texte du fondateur de Healthy Skepticism, qui explique en termes très clairs comment s'exercent et se disséminent les influences, les biais cognitifs multiples face auxquels personne n'est immunisé. Il faut faire de la prévention, en évitant de s'exposer aux moyens d'influence des firmes, parce qu'on ne peut qu'être contaminé à leur contact, et qu'il n'y a pas de traitement: "Des "médecins sous influence" pharmaceutique propagent la désinformation et les biais comme jadis la fièvre puerpérale", nous dit Peter R. Mansfield".

 

Elena Pasca

"Le facteur humain" : le marketing pharmaceutique prend les médecins par les tripes, dit Mansfield

Il peut être choquant de parler du fait que la publicité et les visiteurs médicaux prennent les médecins par les affects, les sentiments, 1893831702.jpgl’irrationnel, la dimension libidinale - bref, par les tripes. Nous en avons parlé ici et ici, par exemple. Et pourtant, c’est quelque chose que l’industrie pharmaceutique connaît bien et exploite consciemment dans ses stratégies publicitaires. C’est ce que montrent aussi ces deux courts extraits des classiques du marketing pharmaceutique. Ils sont cités par Peter R. Mansfield - médecin australien qui a fondé le chien de garde anti-corruption en médecine Healthy Skepticism - dans une conférence donnée en septembre 2006 à Berlin.

Lire la suite

Etats-Unis: campagne contre les projets de réforme du financement de la formation médicale continue par l'industrie pharmaceutique

Le Comité états-unien d’accréditation des programmes de formation médicale continue (ACCME : Accreditation Council of Continuing Medical 433546002.jpgEducation) a fait en juin 2008 certaines propositions – fort timides - soumises à la réflexion des professionnels de santé et de leurs institutions. En gros, trois scénarios sont possibles : le maintien du statu quo dans le financement de la formation médicale continue (FMC) par l’industrie, avec les limitations déjà existantes ; l’arrêt complet de tout financement par les firmes pharmaceutiques ; l’élaboration d’un nouveau paradigme.

Même ces propositions superficielles sont insupportables pour l'industrie et ses vassaux…

Lire la suite

24.08.2008

Formation continue : institutions médicales et firmes refusent de limiter le financement industriel, dit Moynihan dans le BMJ

Le journaliste et universitaire australien Ray Moynihan, un critique de référence des rapports malsains entre médecins et firmes, a publié le 470891549.jpg14 août 2008 sur le site du British Medical Journal un article intitulé ”Sponsorship of Medical Education. Is the relationship between pharma and medical education on the rocks?” (Financement de la formation médicale. Les rapports entre l’industrie pharmaceutique et la formation médicale continue seraient-ils en danger ?). BMJ 2008;337:a925 (pas de lien direct ; début de l’article ici). Deux autres articles et plusieurs réponses se sont ajoutés pour constituer un nouveau dossier du BMJ sur la mainmise des firmes sur la formation médicale continue.

 

Puisque le texte intégral de l’article original de Ray Moynihan n’est pas en libre accès, Pharmacritique vous propose une traduction.

Lire la suite

22.08.2008

L’"attirance sexuelle" et affective entre visiteurs médicaux et médecins: outil de manipulation efficace, dit Shahram Ahari

Je rends compte ici d'un témoignage et d'un débat dans les media et dans certains milieux politiques des Etats-Unis. Il ne s'agit pas de prendre parti, ni de stigmatiser toute une profession. La situation est différente en France, la formation des visiteurs médicaux et leurs pratiques sont différentes. A lire donc avec les précautions et les réserves de rigueur.

 

Shahram Ahari, ancien visiteur medical pour le compte d’Eli Lilly, a témoigné au mois de mars dans une audition du Sénat des Etats-Unis 1777635602.jpgpréparant des dispositions législatives sur la limitation de l’influence de l’industrie sur les médecins par la mise en place d'un réseau d'information médicale indépendante ("visite académique"). Son témoignage est édifiant quant aux tactiques de vente des firmes pharmaceutiques et les instructions qu’elles donnent à leurs VRP pour influencer les médecins et leurs prescriptions, y compris en créant puis en exploitant une "attirance sexuelle", un climat ambigu de quid pro quo lors des visites "médicales". L'image, tirée de Radio Canada, renvoie à un récepteur aux phéromones dans l'organe voméro-nasal des humains (détectant les odeurs sexuellement attirantes).

Lire la suite

21.08.2008

Oubliez l’EBM et la science! Les visiteurs médicaux tiennent bien les médecins par les tripes, selon une enquête

C’est la conclusion à laquelle arrive une enquête nationale états-unienne financée par cinq firmes pharmaceutiques : Pfizer, AstraZeneca, Eli 827273421.jpgLilly, Bristol-Myers Squibb et Janssen. Le but de ces firmes était d’évaluer l’efficacité de leurs VRP (visiteurs médicaux), donc leur capacité à influencer les prescriptions des médecins. Evaluation facile, puisqu’il suffit d’analyser les chiffres de vente des médicaments sur lesquels portait l’enquête : les antipsychotiques atypiques que produisent ces firmes et dont les VRP font la promotion en suscitant une réaction « émotionnelle » chez les médecins et leur « implication » conséquente (engagement).

Lire la suite

Toutes les notes

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu