Avertir le modérateur

14/09/2008

Code d'éthique et de bonne conduite de l'industrie pharmaceutique (LEEM, EFPIA, PhRMA) - vue pragmatique...

Code d'éthique LEEM.jpg
L'image est tirée du site Corpwatch, modifiée pour ajouter le texte suivant: Rien contre un code de conduite de l'industrie pharmaceutique, tant qu'il reste volontaire et qu'on peut en faire ce qu'on veut...
Pour mieux comprendre la signification bien particulière que le L€€M a de l'"éthique", vous pouvez lire les notes réunies sous la catégorie Ethique et pharma: firmes et LEEM. C'est le début d'une nouvelle ère dans la philosophie morale; Kant n'a qu'à bien se tenir... Le code d'éthique / code de déontologie / code de bonne conduite est de la poudre aux yeux tant qu'il reste volontaire et non contraignant. Qui peut croire que l'industrie pharmaceutique s'autorégulerait? Et les médecins aussi s'autorégulent... Il y a aussi une charte de la visite médicale, comme si quelqu'un pouvait encore croire aux contes de fées de la philanthropie de l'industrie pharmaceutique, qui enverrait les visiteurs médicaux (voir les articles qui parlent de leurs activités, formation, dérapages, au moyen de témoignages accessibles à partir de cette page) informer les médecins juste pour faire avancer les connaissances, et non pas pour vendre leurs produits...
Cette "autorégulation" est le signe patent de la faillite des puissances publiques, qui ne veulent mettre aucun obstacle sur la voie des affaires. Le candidat Nicolas Sarkozy, avocat d'affaires de Servier, ne disait-il pas que le droit des affaires est trop compliqué, trop lourd et qu'il fallait le réformer et le simplifier pour ne pas empêcher les entreprises de prospérer?
Les conséquences de cette absence de dispositifs législatifs et juridiques qui permettraient de réprimer - et de dissuader - les abus, les fraudes, la mise sur le marché de médicaments défectueux, la corruption, ces conséquences se comptent en vies humaines détruites par des médicaments et des dispositifs médicaux qui n'auraient jamais dû obtenir une autorisation de mise sur le marché. Des Vioxx et autres Distilbène, Bextra, Cholstat, thalidomide, il y en a plein. Mais l'absence de dispositifs légaux fait qu'on n'entend pas parler de ces médicaments et de leurs victimes.
Elena Pasca

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu