12.10.2008
Pfizer accusé de manipulation des études sur l’efficacité du Neurontin. Qu’en est-il du Lyrica ?
En 2004, Pfizer a dû payer 430 millions de dollars d’amende pour la publicité illégale de son antiépileptique Neurontin
(gabapentine), incitant les médecins à le prescrire dans des indications non autorisées, ce qui a porté les chiffres de vente à plus de 3 milliards par an. Le New York Times du 8 octobre nous apprend qu’une cour fédérale des Etats-Unis est en charge d’un autre procès intenté par des usagers et des tierces parties. La cour vient de rendre publics les rapports de plusieurs experts sur les essais cliniques et la stratégie commerciale de Pfizer. 12 rapports d’experts sont accessibles sur Pharmalot (d'où nous avons repris la photo).
Comme pour confirmer une énième fois le réquisitoire de Marcia Angell, on apprend que la firme aurait occulté des données scientifiques pour ne pas nuire au commerce : publication d’essais défavorables retardée, occultation ou maquillage des données montrant l’inefficacité du Neurontin dans les douleurs chroniques (de type neuropathie diabétique ou névralgie post-zostérienne), le trouble bipolaire ou la prévention des migraines.
Pfizer a eu recours à des ghostwriters (« auteurs fantôme », employés par des sociétés de communication et n’ayant pas d’existence officielle ; cf. l’éditorial du JAMA), qui ont réécrit les études en fonction des exigences du service marketing de la firme, comme le montrent les échanges de courriels rendus publics. Kay Dickersin, experte de renom qui dirige le centre d’essais cliniques de l’université John Hopkins, nous apprend que sur les 21 essais cliniques qu’elle a eu à expertiser, 5 étaient favorables et 16 défavorables au Neurontin. Parmi les 16 montrant son inefficacité en dehors de l’épilepsie, seuls 6 ont été publiés, dont deux partiellement.
Quant aux méthodes de Pfizer, déformant la science au profit du marketing, Dickersin les condamne en bloc dans une phrase citée par Newsweek : “elles sont tout à fait contraires à l’éthique, dommageables pour la science, entraînant un gaspillage de ressources publiques et potentiellement dangereuses pour la santé des patients”.
Pfizer proteste et affirme que tout a été fait dans les règles.
Selon l’un des avocats des plaignants, Pfizer a continué à utiliser ces méthodes douteuses même après le premier procès (2004) et
l’amende payée pour la publicité illégale du Neurontin.
La photo de Newsweek est celle de David Franklin, lanceur d'alerte dans le premier procès Neurontin.
(Pour en savoir plus sur ce procès et les leçons à en tirer quant aux conséquences des conflits d’intérêts et de la domination de l’industrie pharmaceutique sur la recherche médicale, vous pouvez lire un éditorial de la revue Minerva, à partir duquel nous avions fait une note que les problèmes techniques du blog rendent inaccessible :
« La formation médicale sans tain : la promotion de la gabapentine .»)
Et en France ? Que disent nos autorités d’(in)sécurité sanitaire sur le Neurontin et son rejeton, le Lyrica?
Maintenant, regardons ce que dit notre vénérable Vidal, publication éditée par le groupe de presse de Gérard Kouchner, tout comme la presse gratuite et grouillant de publicités dont nous avons chanté l’indépendance dans la note « Presse médicale : nos généralistes sont en bonnes mains pour le lavage pharmaceutique du cerveau. » (Notons que la responsabilité en incombe quand même à notre vénérable AFSSAPS, puisque, en tant qu’agence du médicament, c’est à elle de s’assurer de la pertinence des AMM (autorisations de mise sur le marché) accordées pour telle ou telle indication).
Que dit le Vidal 2008 sur les indications du Neurontin ? Passons sur le traitement, en association avec d’autres médicaments, des « épilepsies partielles avec ou sans généralisation secondaire chez l’adulte ou l’enfant à partir de 6 ans ».
Allons à la ligne suivante : « la gabapentine est indiquée dans le traitement des douleurs neuropathiques périphériques telles que la neuropathie diabétique et la névralgie post-zostérienne chez l’adulte ».
Mais si vous faites une petite recherche, vous verrez qu’il est question dans la littérature médicale, en bonne place et sans aucune mise en garde, aussi d’essais dans lesquels le Neurontin (gabapentine) aurait montré une efficacité dans des douleurs cancéreuses, de mécanisme pourtant habituellement différent de celui des douleurs neuropathiques.
L’AFSSAPS doit avoir un taux de GABA bien supérieur à la normale… (Explication plus bas)
Sapristi ! Notre vénérable AFSSAPS doit avoir les oreilles bouchées… Elle n’a pas entendu parler du procès Neurontin de 2004 et, fidèle à elle-même, elle ne pose pas de questions. Elle n’inquiète pas les laboratoires pharmaceutiques, et pas non plus les usagers, puisque, comme tout le monde sait depuis belle lurette, nous autres Français sommes anthropologiquement, biologiquement, génétiquement, etc., différents des autres. L’une des maximes guidant l’organisation de notre système de santé et de son cadre législatif-juridique consiste à fermer les yeux et à croire dur comme fer que ce qui est toxique pour les autres ne l’est pas pour nous. Le corollaire de cette croyance étant que ce qui est inefficace chez les autres peut être efficace chez nous. Si, si! L’AFSSAPS n’arrête pas de dire, à chaque fois qu’il y a un problème d’effets secondaires à l’étranger : « la situation est différente dans notre pays ».
Et le Lyrica ?
Je me demande ce qu’il en est de l’efficacité du Lyrica (prégabaline), commercialisé par le même Pfizer dans des indications
semblables, et même plus étendues. J’en parle parce que c’est un médicament très à la mode et que les gens se le voient proposer pour un rien. Voici les indications du vénérable Vidal :
En plus de l’épilepsie partielle avec ou sans généralisation secondaire, chez l’adulte uniquement, « Lyrica est indiqué dans le traitement des douleurs neuropathiques périphériques et centrales de l’adulte ». Et là, quelque chose qui me fait tomber de ma chaise : « Lyrica est indiqué dans le traitement du trouble anxieux généralisé (TAG) chez l’adulte ».
Au secours ! Ils sont fous ! Traitement de l’anxiété généralisée par Lyrica ou le recours à la bombe atomique pour endormir une mouche… Pas besoin d’être médecin pour comprendre cela. Le GABA en question est le principal neurotransmetteur inhibiteur de notre système nerveux central (acide gamma-aminobutyrique de son doux nom), qui a pour fonction d’assommer nos neurones, pour le dire simplement. C’est pourquoi on utilise le Neurontin et le Lyrica dans l’épilepsie, puisque ce sont des molécules qui augmentent les quantités de GABA, donc réduisent l’activité électrique trop intense de certaines zones du cerveau et contre-balancent l’effet des neurotransmetteurs « stimulants ». (Je n’en parle pas par hasard, mais parce que j’ai des suggestions à faire en la matière…)
Traiter un « trouble » du genre de l’anxiété, soit-elle « généralisée », par le Lyrica équivaut à un gigantesque coup de massue ayant des répercussions sur toutes les fonctions neuroendocriniennes de notre organisme. Et on ferait cela rien que pour « calmer » une anxiété qui est très souvent un coup de marketing pharmaceutique et rien d’autre. Au même titre que la timidité pathologisée. Ce genre de troubles est un exemple typique de façonnage de maladies, selon le procédé du disease mongering, qui s’est révélé très efficace, lui. Là, pas besoin de maquiller des résultats...
A noter qu’aux Etats-Unis, le Lyrica a été autorisée par la FDA dans le traitement de la fibromyalgie, qui, elle, n’est pas une maladie inventée ; mais la question de l’efficacité et du rapport bénéfice – risque se pose là aussi. Que chacun juge par lui-même en lisant le RCP états-unien (puisque, comme d’habitude, le Vidal nous épargne des connaissances qui pourraient nous choquer ; alors nous pouvons nous épargner sa lecture). Il s’agit du RCP fait par Pfizer lui-même et paru sur son site. Mais ne cherchez pas le même type d’information sur un site français de Pfizer ! Il n’y en a pas, parce qu’aucune loi ne demande aux laboratoires de donner ce genre d’informations et que, en bons commerçants, ils ne s’empressent pas de le faire d’eux-mêmes. Les exigences de transparence ne sont pas les mêmes aux Etats-Unis et en Europe, comme l’a montré une enquête de Consumers International portant sur la déclaration des sommes payées par l’industrie pharmaceutique aux médecins et aux associations (médicales et de malades).
Un remède plus naturel pour nous socialiser : à la santé !
Il y a quelque temps, nous avons relayé la proposition d’un remède nettement plus sympathique, qui a une efficacité démontrée et indiscutable dans le trouble anxiété sociale, le trouble anxiété généralisé, le trouble anxiété de séparation, la timidité, l'agoraphobie et ainsi de suite. L’effet de socialisation, de désinhibition et de dépassement de toute tendance à la séparation est garanti lorsqu’on s’autoadministre un bon petit verre de Tequila, dont les modalités d’usage dans ces indications sont détaillées dans cette
vidéo satirique. L'illustration est tirée de Tequila Photos.
Des remèdes pour la timidité de l’AFSSAPS, sa timidité et son anxiété face aux firmes ?
Manifestement, l’AFSSAPS souffre de ces maladies-là comme d’autres troubles cognitifs (appréciation de la réalité et rapport à elle, pour le dire simplement), et on ne peut pas rester insensible à la souffrance d’autrui, alors que des moyens existent…
Je ne manie pas suffisamment bien le Vidal pour savoir s’il contient des substances permettant de déboucher les oreiller, éliminer le voile (pharmaservile) couvrant les yeux et délier les langues de nos responsables de pharmacovigilance. Si vous en connaissez, même pour des utilisations partielles et ayant une efficacité partielle, n’hésitez pas à en parler.
Moi, je ne peux que m’en tenir à mes « recommandations de bonne pratique clinique » : un usage raisonnable de Tequila.
A défaut, on peu songer à des moyens d’augmenter la vigilance de l’AFSSAPS : un petit coup de LSD, oups, pardon, je voulais parler de kétamine (Kétalar). Ou, encore mieux, l’un de ces médicaments que l’agence a honteusement autorisés dans le « traitement » des troubles cognitifs de l’Alzheimer : la mémantine (Ebixa) ou les inhibiteurs de la cholinestérase (Exelon, Reminyl, Aricept, et même le vieux Tacrine). Effets secondaires garantis !
Et pour respecter la mode française des prescriptions kilométriques, on peut ajouter d’autres remèdes connus pour leur efficacité
spectaculaire dans les troubles cognitifs : les vasodilatateurs. Si le mélange de Tequila et de médicaments produit quelques effets de désorganisation de la coordination et autres hallucinations, on peut ajouter les autres produits très en vogue de nos jours : les antipsychotiques. Une bonne dose de Zyprexa ferait prendre du poids à l’AFSSAPS, ce qui est indispensable, tout le monde en conviendra, si on veut qu’elle soit plus qu’un poids plume écrasé entre deux orteils d'un lutteur sumo-pharmaceutique. (L'illustration est tiré de Classic Gaming Gamespy).
D’autres articles sur la manipulation des études sur le Neurontin
-
Wall Street Journal : Pfizer Employees Sought to Suppress Negative Neurontin Study (Des employés de Pfizer ont tenté de supprimer une étude défavorable au Neurontin).
-
Washington Post / Reuters : Lawsuit claims Pfizer massaged Neurontin studies (Les plaignants accusent Pfizer de manipulation des études sur le Neurontin).
-
San Francisco Chronicle : Court papers link Pfizer to bid to quash study (Des documents d'une cour de justice montrent que Pfizer a tenté d’éliminer une étude gênante)
Post Scriptum
Comme les médicaments – je ne parle que de ceux efficaces et ayant un profil bénéfices – risques favorable -, le Tequila est à consommer avec modération !
Elena Pasca
00:01 Publié dans Méthodes labos: corruption, fraude, pression... | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
| Tags : neurontin, lyrica, neurontin efficacité bénéfices risques, recherche médicale conflits d'intérêts, marketing pharmaceutique pfizer neurontin, manipulation publicité information médicale, douleurs neuropathiques médicaments, neurontin prescription hors amm, pfizer procès neurontin, neurontin algologie, pfizer conflits d'intérêts, neurontin lyrica conflits d'intérêts |
Facebook













Commentaires
" Ou, encore mieux, l’un de ces médicaments que l’agence a honteusement autorisés dans le « traitement » des troubles cognitifs de l’Alzheimer : la mémantine (Ebixa) ou les inhibiteurs de la cholinestérase (Exelon, Reminyl, Aricept, et même le vieux Tacrine). Effets secondaires garantis !"
Le Pr Touchon du chu de Montpellier, ancien doyen de la faculté de médecine, a parlé au 20h de TF1 le 8 octobre pour dire qu'il fallait dépister la maladie d'Alzheimer le plus tôt possible car nous disposons aujourd'hui de médicaments efficaces capables de ralentir l'évolution de la maladie.
Il faut noter que tout ce qu'a dit cet éminent professeur de neurologie est totalement faux, en contradiction avec ce que disent les sources indépendantes d'information, notamment le NICE qui recommandait le déremboursement de ces médicaments dont il est prouvé qu'il ont une efficacité très marginale voire pas d'efficacité du tout. Ils ont des effets indésirables graves.
Surtout mon confrère n'a pas déclaré ses éventuels conflits d'intérêts avec les firmes fabricant ces médicaments comme l'article 26 de la loi l'y oblige.
C'est une information capitale pour juger de sa fiabilité.
Écrit par : Don Diego de la Vega | 12.10.2008
Nous devons désormais systématiquement analyser les sponsors d'études cliniques et tenir compte dans " un principe de précaution" à la mode des procès et manipulations d'essais cliniques antérieurs dans l'analyse des résultats ; une sorte de malus pour les études....
De plus, pour les médicaments à faible efficacité clinique (antidépresseurs ( - 2 points sur 52 (Hamilton - 17) ou antalgiques comme le lyrica) il faut tenir compte d'un biais qui est la rupture de double-aveugle pouvant tout à fait expliquer la différence observée entre le médicament et le placebo !
En somme, faible signification clinique + sponsor douteux = PAS d'efficacité supérieure au placebo !
Écrit par : Bernardo | 13.10.2008
Merci à tous les deux pour ces remarques très éclairantes!
Don Diego, oui, je sais pour le NICE et d'ailleurs ça fait un moment que je veux faire une note là-dessus, sur ces médicaments, je veux dire, mais je suis submergée par toutes les infos...
A noter aussi que la HAS n'a pas non plus eu honte à donner sa bénédiction aux anticholinestérasiques et à la mémantine, même si elle ne leur a reconnu qu'un SMR modeste, si mes souvenirs sont bons.
Ce qui est rageant, c'est qu'en plus de prescrire de médicaments inutiles et trop risqués, on gaspille l'argent qui devrait être investi dans des soins autrement plus efficaces: structures d'accueil plus nombreuses et dignes de ce nom (pas les dortoirs que nous avons aujourd'hui et dans lesquels la plupart des malades sont shootés pour se tenir tranquilles), personnel plus nombreux, conditions de vie décentes et aide aux familles qui s'en occupent, exercices divers pour maintenir autant que possible les fonctions cognitives, etc.
Bref, on remplit les poches des firmes pharmaceutiques - c'est tout ce qu'on fait aujourd'hui.
Moralement, c'est là la pire des situations, parce qu'une République digne de ce nom - et même une humanité digne de ce nom - devrait avoir en priorité le souci de ces malades qui ne sont plus capables de décider par eux-mêmes, mais n'en restent pas moins des personnes.
Bernardo, pour ma part, et sans être médecin, j'ai une méfiance systématique vis-à-vis des essais cliniques sponsorisés par l'industrie. Je l'ai dit plusieurs fois et surtout à propos du Gardasil et de la fameuse étude EDITH qui nous a fourni des chiffres pile poil les mêmes que ceux des pays qui n'ont aucun système de santé...
Depuis que j'ai lu les études disant qu'un essai clinique financé par un laboratoire pharmaceutique a 5 fois plus de chances d'être favorable au médicament étudié que s'il était financé sur fonds publics, depuis que j'ai lu divers papiers sur des cas concrets de manipulation d'essais cliniques et d'occultation des données (Vioxx, Avandia, Deroxat et autres antidépresseurs, Neurontin, Inegy...), sur le fait que les firmes ne publient que les essais cliniques qui les arrangent... Eh bien, ce serait très difficile de me convaincre de croire à une recherche non vérifiée (refaite) par des équipes uniquement publiques.
De plus, venant des sciences sociales, je sais que même les investigateurs qui ne se pensent pas pourris par l'industrie ont des motivations très fortes à défendre leurs produits (réputation, gloriole, avancement dans la carrière, possibilités de publication et de cooptation dans le cercle des "grands", des "autorités" au sens de Skrabanek et McCormick, etc.).
Et ce sont toujours les sciences sociales qui m'ont appris que c'est la théorie (consciente ou non) à la base de l'essai clinique qui va en déterminer le setting, les modalités concrètes de déroulement et surtout les résultats, au sens de ce qu'on veut voir ou non. La plupart de ces essais cliniques sont fait de façon à ne pas voir les effets secondaires, tout le monde le sait.
Les RCT n'échappent pas à la règle. Et je pourrais donner des cas concrets où les RCT (essais contrôlés randomisés, censés être le summum de l'expérimentation et apporter des résultats incontestables) ne valent rien, à cause précisément de la théorie de départ, faussée par des intérêts financiers ou autres, qui va fausser l'ensemble de l'essai.
Pour moi, qui suis une adepte de l'EBM (evidence-based medicine ou médecine basée sur les preuves), c'est rageant, parce que toutes les manipulations et les scandales dont on prend de plus en plus conscience aboutiront à la remettre en cause elle, l'EBM, et elle risquera de disparaître alors qu'elle n'aura jamais été réalisée sous une forme correcte.
J'arrête là pour ce soir - ou plutôt ce matin...
Soutenons Therapeutics Initiative!
Cordialement.
Écrit par : pharmacritique | 16.10.2008
Chère Pharmacritique,
Cela tombe bien, je compte proposer des sujets de thèse de médecine de ce type :
"l'EBM : mythe ou réalité" ?
Et il me semble qu'un tel travail devrait puiser ces sources dans vos références.
Pouvez-vous (si vous le souhaitez, prendre contact avec moi par mail ?)
Cordialement
Bernardo
Écrit par : Bernardo | 30.10.2008
Bonjour Senor ZORRO (Don Diego)
Pouvez-vous nous donner le lien du NICE concernant le neurontin ?
Merci
Écrit par : Bernardo | 30.10.2008
Bonjour Bernardo,
Je pourrais peut-être faire une thèse là-dessus, alors? ;-)))
Ce serait effectivement intéressant d'en parler. Le mail du blog est pharmacritique@voila.fr
(Il est mentionné dans "A propos", mais je crois qu'il faudrait que je le place de façon plus visible sur la page).
Mais ne m'en voulez pas si je réponds un peu en retard, parce que je suis submergée en ce moment et ne sais plus où donner de la tête...
A biêntôt!
Cordialement.
Écrit par : pharmacritique | 30.10.2008
à Bernardo: je parlais de NICE concernant les anticholinestérasiques (et non de la gabapentine)
cordialement
Écrit par : Don Diego de la Vega | 30.10.2008
Bonjour, je suis un patient souffrant d'anxiété (attaques de panique et agoraphobie) depuis quelques années. Ce trouble dont vous semblez totalement ignoré la portée a eu de graves conséquences sur ma vie professionnelle, familiale et sociale, au même titre que l'aurait eu une maladie somatique sérieuse. Lorsque vous écrivez que prescrire du Lyrica chez des patients souffrant d'anxiété généralisée vous a fait tombé de votre chaise, je m'inquiète un peu de votre pratique médicale et lorsque vous comparez l'anxiété généralisée à une timidité pathologisée. alors là vous n'êtes carréement plus dans le sujet. Dommage que certains praticiens ont encore cette vue erronée des maladies psychiques! Pour ce qui me concerne je prends du Lyreca et ce médicament m'a simplement aidé à retrouver une vie digne, avec un risque et des efftets secondaires mesurés! Je n'ai aucun lien avec Pfizer.
[Nom de famille supprimé par Pharmacritique, par prudence]
Écrit par : P. N. | 30.01.2011
On parlait de l'absence d'efficacité démontrée du Neurontin (gabapentine), et voilà un autre produit, toujours dans la veine des me-too...
La prodrogue du Neurontin, appelée gabapentine enacarbil et commercialisée sous le nom HORIZANT° par GSK, a été autorisée le 7 avril par la FDA comme un traitement du syndrome des jambes sans repos. Il semblerait qu'un comprimé à libération prolongée ferait mieux que les agonistes dopaminergiques.
L'inventivité marketing pour recycler une molécule est sans limite, décidément...
http://www.fda.gov/NewsEvents/Newsroom/PressAnnouncements/ucm250188.htm
EP
Écrit par : pharmacritique | 17.04.2011
N'importe quoi !! pour nous rendre plus malade ,et sur tout pour faire l'argent !! j'ai pas trop confiance a les compagnie pharmaceutique !! Ils sorten des médicament et ont est vraiment leur cobail !! ont est dans un monde desolant !ou l'argent menne TOUT ,meme les vies humains !!
Écrit par : guillermina Rivest | 10.02.2012
Écrire un commentaire
NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.