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30/10/2008

"Psychotropes : désintoxiquer la France" - c’est l’exigence de bon sens de la revue Prescrire

Un communiqué de presse du mois d’octobre de la revue Prescrire nous met en garde : « Des firmes pharmaceutiques n'ont de cesse de Surconso médocs CLAMP.jpgvouloir médicamenter l'existence avec des psychotropes. Soignants et patients doivent s'y opposer ».

 

« Dans son numéro d'octobre, Prescrire constate que l'imprégnation des patients par les médicaments psychotropes, sous l'influence de firmes pharmaceutiques, n'a pas de cesse. Même quand la balance bénéfices-risques est clairement défavorable. Même quand l'emploi d'un psychotrope est une erreur manifeste.


Ainsi dans son numéro d'octobre, Prescrire conteste une indication thérapeutique (déjà officielle aux États-Unis d'Amérique) pour la duloxétine [Cymbalta de la firme Eli Lilly] dans la fibromyalgie : les essais cliniques ne sont pas convaincants en termes d'efficacité, et les effets indésirables de ce médicament sont disproportionnés dans toutes ses indications.

 

Ainsi la desvenlafaxine [Pristiq de la firme Wyeth], dont les essais cliniques montrent une efficacité marginale dans les bouffées de chaleur de la ménopause, au prix d'effets indésirables importants. Devant l'annonce (bienvenue) d'un avis défavorable de l'agence européenne du médicament, la firme a annoncé qu'elle retirait sa demande d'autorisation de mise sur le marché... tout en annonçant la poursuite d’essais.


Dans ces deux cas, l'autorisation de mise sur le marché n'est pas acquise en Europe en septembre 2008, mais les firmes y poussent fortement.


Il faut beaucoup de constance aux agences, aux soignants, et aux patients, pour réussir à désintoxiquer la société de ce flux existant et surméd St BMJ.gifannoncé de psychotropes visant tous les aspects de l'existence humaine. »

Illustrations : CLAMP et Student BMJ (dans un autre contexte)

Sources complémentaires

 

 

A lire aussi les notes de Pharmacritique réunies sous les catégories

Et, pour comprendre pourquoi nous en sommes là, vous pouvez lire les notes des catégories

Elena Pasca

Commentaires

Il faut noter qu'une méta analyse a montré que les anti dépresseurs ne préviennent pas le suicide (inefficacité) .

Qu'ils pourraient le provoquer? Il est en tout cas sûr qu'ils augmentent les idées et comportements suicidaires chez les enfants et les adolescents( raison pour laquelle ils sont officiellement contre indiqués chez eux) voire chez l'adulte jeune jusqu'à 30 ans. Pharmacritique a d'ailleurs fait récemment une note là dessus.
Une autre méta analyse récente (printemps 2008) a démontré que les anti dépresseurs n'étaient pas plus efficaces que le placebo sauf marginalement dans les dépressions très sévères.

La médecine occidentale: une escroquerie menée par les firmes pharmaceutiques?
(titre d'un éditorial du BMJ il y a quelques années)

Écrit par : Don Diego de la Vega | 30/10/2008

Tout à fait
La méta-regression de Kirsch (Plos Med 2008) (et l'étude de Turner NEJM 2008) qui tiennent compte des données non publiées dans l'évaluation de l'efficacité des antidépresseurs (IRS) montre que s'il y a efficacité, elle est modeste ( - 1.8 points en moyenne sur une échelle de 52 (l'échelle de Hamilton)) : est-ce que cela a un signification clinique ??? et possible pour les dépressions sévères uniquement (bien moins fréquentes en médecine générale)

Pourquoi tant de patients sous antidépresseurs ?
Pourquoi l'Afssaps ne modifie pas ses recommandantions ?
pourquoi la CNAM n'essaie pas de diminuer le nombre de prescriptions d'antidépresseurs en médecine générale

Écrit par : Bernardo | 30/10/2008

Bernardo est plus précis que Don Diego, il le dépasse!! :-))

Écrit par : Don Diego de la Vega | 30/10/2008

Merci à tous les deux pour ces précisions.

Il y avait une analyse des essais réécrits pour paraître favorables, y compris de l'étude 329 sur le Deroxat/ Seroxat/ Paxil (paroxétine), mais je ne sais plus si c'était sur Healthy Skepticism ou sur PLoS. J'ai voulu en parler, comme de tant d'autres choses, d'ailleurs, puis l'actualité a pris le pas sur le reste...

Mais je ferai une note sur un autre aspect très inquiétant, car organisé, visant la prescription quasi généralisée de psychotropes de toute sorte aux Etats-Unis.

Quant au pourquoi - pourquoi tant d'antidépresseurs, etc. - j'ai essayé d'apporter quelques éléments de réponse, très fragmentaires certes, dans les diverses catégories que j'ai énumérées à la fin de cette note...

En fait, je serais très tenté d'écrire là-dessus, comme sur l'EBM et d'autres grandes questions, plutôt que de suivre l'actualité...
Après tout, c'est sur de tels sujets que mon point de vue pourrait être plus intéressant, car venant d'une formation autre qui m'a dotée d'un certain nombre d'outils d'analyse.

Si jamais des lecteurs participaient de plus en plus à l'élaboration des notes, moi je retournerais très volontiers aux analyses...

Distinction éthique - déontologie, concepts fondamentaux pour comprendre et fonder la critique et la démarche des indépendants, l'armature éthique que chaque médecin devrait avoir, exemples historiques, grandes questions interdisciplinaires ou transdisciplinaires, etc.

Mais pour le moment...

Écrit par : pharmacritique | 30/10/2008

Et le pire de l'histoire est que l'on peut traiter la dépression sans avoir recours aux antidepresseurs: le docteur C., nutrithérapeute déclare qu'il peut en traiter une en deux mois avec ses compléments alimentaires.
Et le docteur Servan-Schreiber idem dans son livre "guérir".
une de mes dépressives était au "fond du trou" il y a trois semaines et elle remonte doucement avec mes compléments; on travaille pour que la situation qui l'a mise dans ce pétrin s'arrange.

Écrit par : david vincent | 31/10/2008

concernant la déontologie, il y a du boulot sachant que la structure censée y veiller est un modèle de degré zéro de déontologie, un modèle de corruption et le collusion avec les firmes pharmaceutiques.
La déontologie en france est le degré zéro de déontologie.
D'ailleurs toute les professions qui se dotent d'un code de déontologie le font pour se protéger de la justice des hommes (si tant est qu'elle existe) et s'assurer l'impunité et l'omerta (silence on truande)

Pas vrai les repas labos déontologiques?

Bienvenue chez les faux-culs!!
Et vive l'omerta!!

Écrit par : Sergent Garcia | 31/10/2008

Sergent Garcia, je suppose que vous parlez du conseil de l'ordre des médecins?

J'ai fait récemment deux notes sur la situation allemande: l'office fédéral antitrust s'en prend à l'ordre des médecins qui organise la publicité des firmes pharmaceutiques à travers la formation médicale continue... Gober ça en guise d'éducation, il faut le faire...
L'article d'Arznei-Telegramm:
http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/archive/2008/08/10/la-formation-medicale-continue-accreditee-par-l-ordre-des-me.html

L’Ordre allemand des médecins dans le viseur de l’Office antitrust pour avoir proposé de la pub en guise de formation médicale continue:
http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/archive/2008/08/11/l-ordre-allemand-des-medecins-dans-le-viseur-de-l-office-ant.html

J'ai la chance de ne pas relever de cette vénérable structure, et de faire partie de deux professions qui n'en ont pas - parce qu'elles n'ont pas besoin de "se protéger de la justice des hommes", comme vous le dites si bien.

Un code de déontologie des philosophes, euhhhh...

Mais cela veut dire aussi que je ne sais rien de cette structure et du désordre qu'elle entretient.

Alors pourquoi ne faites-vous pas une note là-dessus? Pour éclairer tout le monde. Sous pseudonyme, bien entendu, parce que j'imagine que briser l'omerta doit avoir des conséquences...
Vous avez le mail du blog: pharmacritique@voila.fr

Pour que le grand public sache de quoi il retourne. Autrement, comment voulez-vous que les usagers réagissent? Je ne suis pas l'usagère la plus mal informée, et pourtant, à part ce que j'ai compris des deux textes allemands traduits ici, je n'ai aucune idée de ce que fait - et ne fait pas - le conseil de l'ordre.

Je viens de proposer la même chose à Justin (en fait, la réponse est partie avant celle-ci): écrivez là-dessus!

Cordialement.

Écrit par : pharmacritique | 01/11/2008

A David Vincent,

Bonjour,

Je suis mal à l'aise devant votre commentaire, parce qu'il est limite publicitaire, ce qui est contraire à la "politique" de Pharmacritique. Je n'ai laissé que l'initiale du Dr C., parce que la critique de la surconsommation de psychotropes et des médicaments ne mène pas directement à idéaliser les produits naturels ou les méthodes alternatives.

Pharmacritique ne conseille aucun médecin et aucune méthode, elle se prononce d'ailleurs non pas contre tous les médicaments, mais pour un usage raisonnable du médicament, là où il est nécessaire et où la balance bénéfices / risques est favorable.

Libre à chacun de croire à la nutrithérapie et aux compléments, tout comme chacun est libre de croire à la médication par antidépressurs.
Mais Pharmacritique ne peut encourager personne à changer de médication dans un sens ou dans l'autre, ni donner des conseils de cette nature. Nous ne sommes pas médecins, et même si nous l'étions, il me semble que ce serait pour le moins risqué de généraliser quelque chose qui relève d'une approche individuelle et spécifique en fonction des troubles du patient en question, de son histoire, de ses antécédents, etc.

Quant à Servan-Schreiber, il me semble qu'il s'agit là d'une médecine spectacle pour laquelle je n'ai personnellement aucune sympathie, comme je l'ai déjà dit.

Bref, il faut respecter une ligne jaune, à mon avis.
Bien à vous.

Écrit par : pharmacritique | 01/11/2008

Il se trouve que je suis médecin.
Je n'ai jamais conseillé aux gens d'arrêter leur médication sans avis médical en consultation et suivi, je sais que c'est dangereux. Les psychotropes quand même ont pas mal d'effets secondaires.
Je pense que l'on ne s'est pas compris, car si j'apprécie la nutrithérapie, ce n'est qu'un élément de soins possible parmis d'autres. Je voulais juste donner un exemple d'autres possibilités de traitement.

Écrit par : david vincent | 01/11/2008

Pour la dépression, il me semble que le meilleur traitement quand elle est légère à modérée reste la parole. Une méta analyse récente montre que les pyschothérapies longues sont meilleurs que les courtes. Il faut la parole avec un bon professionnel pendant une période suffisamment longue.
Pour les médicaments psychotropes, une des solutions seraient de restreindre le nombre de molécules sur le marché, pourquoi y a t il une dizaine de benzodiazépines, 5 ou 6 IRS et de limiter le droit de prescription. Pour prescrire un psychotrope il faudrait avoir suivi une formation adéquat et indépendante de l'industrie.
On peut toujours réver.

Écrit par : stephane | 01/11/2008

A David Vincent: je pense que vous comprenez pourquoi je devais préciser les choses, pour qu'il n'y ait pas de malentendus. Vous avez certainement des qualités d'écoute qui vous permettent d'aider vos patients, et le reste est plutôt accessoire, je pense...

Stéphane, je suis parfaitement d'accord avec vous, avec la précision que la psychothérapie devrait être là y compris dans les cas de dépression sévère, où elle a un rôle encore plus important à jouer. Je viens d'en parler longuement dans la réponse à Martin, après la note sur l'alerte de la FDA quant au risque de suicide des moins de 24 ans sous antidépresseurs.

Écrit par : pharmacritique | 18/11/2008

Il y a 6 ans, on a prescrit à ma fille, alors agee de 28 ans, de la desvenlafaxine (Pristiq de la firme Wyeth) apres avoir eu de l'Effexor ... Elle esperait que Pristiq serait un premier palier vers un sevrage complet.
Les effets secondaires sont cauchemardesques, les effets de sevrage sont au-dela de l'imaginaire, impressionnants et violents (pour elle et pour son entourage).
Malgre quelques tentatives douloureuses et infructueuses, elle veut aujourd'hui, plus que jamais, se sevrer de cette drogue, avec un soutien medical.
Elle est actuellement aux US ou elle a beaucoup de difficultes a trouver un medecin suffisamment verse dans l'utilisation, et surtout, le sevrage de cette drogue (j'ai du mal a parler de "medicament" tellement il fait des degats).
Je suis heureuse d'apprendre que cette drogue n'a pas eu l'aval de l'agence europeenne du medicament. J'espere qu'elle ne l'aura JAMAIS. Et que Effexor (avec des effets tout aussi dramatiques) soit raye du marche europeen.

Ou puis-je trouver un programme et/ou un soutien medical en France, pour aider et entourer une personne dans son parcours de sevrage ?

Une Maman en colere...

Écrit par : magnon | 02/08/2009

Magnon, votre commentaire m'effraie! Au Québec, la distribution du Pristiq est toute récente. J'en ai été une utilisatrice dans les deux derniers mois. Honte a moi, j'ai cessé hier d'en prendre sans avis médical (mon médecin est en vacances), car ces deux derniers mois ont été terriblement difficiles. Mon humeur ne cessait de changer.
Voila que je ressens ces effets secondaires désagréables du sevrage. Vous avez le mot juste pour les qualifier: ils sont tout simplement violents. Je suis une mère épouvantable pour mes enfants, je suis une piètre épouse pour mon mari. Je ne sais jamais comment je vais me comporter, si bien que depuis 2 jours, je m'isole chez moi. J'ai besoin de lait et je n'ose même pas aller au dépanneur!
J'appréhende ma fin de semaine, je ne vis que dans l'attente de pouvoir joindre mon médecin. Je n'ose pas imaginer comment ces deux jours seront puisque je serai seule avec les enfants, mon mari travaillant en fin de semaine.

Écrit par : Julie | 15/08/2009

Julie,

Pristiq est une drogue éliminée par votre corps en 10 a 12 heures, contrairement a d'autres SSRI qui ont une demi-vie nettement plus longue. En d'autres termes, après 10 a 12 hrs, et si vous ne prenez pas la prochaine dose, le taux de serotonine chute dramatiquement et beaucoup trop rapidement pour que votre corps s'adapte et compense.
C'est ce que vous êtes en train de ressentir en ce moment....
Mon message est le suivant: Ces drogues ne doivent pas être arrêtées brutalement! Bien que les symptômes du "sevrage" soient extrêmement pénibles, ils ne sont généralement (et j'insiste sur GENERALEMENT) pas dangereux.
Ce qui est dangereux en revanche est l'instabilité de vos humeurs et de vos pensées qui résultent de ce sevrage. Mon intention n'est pas de vous effrayer, néanmoins je tiens a vous mettre en garde contre la possibilité de l'émergence de pensées suicidaires, de colères incontrôlables etc...
Soyez également prudente quand vous vous déplacez: votre équilibre peux être affecté et il y a eu plusieurs accidents reportés relié a la perte d'équilibre.

Mon conseil amical est de continuer Pristiq en attendant que votre médecin revienne ( Soit votre pharmacie vous dépanne pour quelque jours, soit un ou une collègue de votre médecin peux renouveler votre prescription par téléphone ...si vous appelez le cabinet (la clinique) de votre médecin, vous entendrez sans doute un message enregistre avec un numéro a appeler en cas d'urgence (c'est le cas). Le numéro en question vous dirigera probablement sur un standard ou vous pourrez donner vos coordonnées et la raison de votre appel. Le médecin de garde pour ce groupe devrait vous rappeler dans les plus bref délais.

Une fois que votre médecin est de retour de vacances, demandez a être mise sur un SSRI avec une demi-vie plus longue (telle que la fluoxetine): l'avantage est que la drogue quitte votre corps plus lentement et donne plus de temps a votre organisme pour compenser les niveaux baissant. Le deuxième avantage est que la Fluoxetine peut être dispensée en forme liquide ce qui permettra a votre médecin de baisser votre dose graduellement pour diminuer les effets de sevrage (ce qui n'est pas possible avec Pristiq puisqu'il n'y a qu'une seule formulation: 50 mg par comprime non sécable!)
Si cela ne fait que 2 mois que vous êtes sous traitement, l'arrêt graduel devrait pouvoir être complété en quelque semaines et vous serez libérée de cette cochonnerie !
Bonne chance!
J~

Écrit par : Jumana | 20/08/2009

Je voulais partager ce qui suit avec vous.
C'est tellement édifiant, particulièrement pour les personnes qui s'intéressent de près à ces drogues "sur prescription" qui, pourtant, font tellement de ravages et dont il est tellement long et douloureux à s'en défaire... plus encore que les drogues illicites (c'est un comble, non ?) !!! ...

Les personne à qui on prescrit ces drogues "anti dépresseurs" sont-elles seulement informées des terribles effets secondaire/de sevrage qu'elles auront à subir par la suite ?

Et la FDA (Food and Drug Administration), à quoi sert-elle au juste ? Je n'ai pas l'impression que ce soit la santé des malades...

Désolée que ce qui suit soit en anglais pour les non anglicistes...

THE SSRI CONFERENCE IN PHILADELPHIA
Notes On Anti-Depressants, Patients, Attorneys, Psychiatrists And The FDA

By Nathaniel S. Lehrman, M.D. (c)

Harm - psychosis, seizures, suicide, homicide and dependency / addiction - was the subject of a two-day international medical-legal conference, October 4 and 5, in Philadelphia on "The Adverse Effects of SSRI Medications." Mark Taylor, gravely wounded in the Columbine massacre, was present with his mother, since both youthful killers had been receiving SSRI drugs.

The Conference
The meeting was organized by Donald H. Marks, M.D., Ph.D., an Alabama internist / microbiologist who had been Associate Director of Clinical Research at Hoffman-LaRoche, but now serves as expert witness for patients harmed by SSRIs and other prescribed drugs. It brought together victims of these medications and their relatives, attorneys suing the drug companies for making and selling them, and three psychiatrists.

The relatives and victims described their experiences and their efforts to bring them to public attention. The attorneys discussed ongoing lawsuits against drug companies and the criteria necessary for such suits to succeed; one has thus far. The psychiatrists focused on the larger picture: the irrelevance of these drugs for treating depression effectively, the outrageous efforts of the drug industry ("Big Pharma") to prevent adverse legal verdicts in law suits over their harmful side-effects, and its odious, ongoing and largely successful efforts to create new "mental illnesses" in order to sell more drugs.

Victims And Families
Mark Taylor, still alive, suffered less than others. Margaret Buffington of Omaha, described the agonies her beloved, industrious husband of 49 years suffered after being given Prozac for mild chest pain by a cardiologist who had found no heart disease. After several days of increasing restlessness and manic behavior, he hanged himself.

Jerry Jewell described his 26-year-old son Brooke Jewell, graduate of The College of Charleston, with a previously immaculate legal and personal record, who after being handed Paxil, returned two weeks later complaining of feeling great anger and asking, "when are these pills going to kick in?" The doctor replied, "Brooke, you just need to be patient because they won’t become fully effective until 4 or 5 weeks." Several days later, he raped a woman he did not know. He is now in prison for 21 years in South Carolina, where reactions to medically-prescribed drugs are not a defense in a crime. His sentence would have been much longer if the drug’s role had not been presented in court.

Leah Harris, psychiatrically diagnosed and drugged from the time she was seven, spent her childhood and adolescence in and out of hospitals, and made several suicidal attempts, the first shortly after being given Prozac. She finally made her way up into the real world, obtained a master’s degree in political science, and is now deeply involved in helping those the system harms.

Linda Hurcombe and Millie Kieve, from South Shropshire and Essex, England, respectively, crossed the ocean to report on the deaths of their daughters Caitlin, 19, and Karen, 29, from prescribed psychiatric medications. Caitlin committed suicide after taking Prozac for a few weeks for weight loss and feeling low; Karen died from an accidental fall caused by dizziness and other adverse effects of the many medications prescribed for her.

Joan Gadsby of North Vancouver, B.C., Canada, described her twenty years of addiction to prescription drugs, which involved arrests, several episodes of being restrained and involuntarily sedated - all from drug side effects - and her almost dying from an unintentional overdose. (She also pointed out that depression is the second leading cause for patients in Canada to see doctors, and has been, over the past five years, the reason for 36% of all doctor visits.)

Some of these victims now actively seek to save others from being similarly injured. Ms. Hurcombe, with the help of Dr. David Healy, the psychiatrist / historian of antidepressant development at the University of Bangor (North Wales), set up the "prozac and antidepressants alert networks" (PANTS). Ms. Kieve, in the London area, appalled also at the lines of children being given drugs in schools, organized the "Adverse Psychiatric Reactions Information Link" (www.april.org.uk). And Dr. Gadsby, long a tireless advocate for the accountability of prescribed psychiatric drugs (and who was awarded an honorary Ph.D. for her efforts), produced a TV documentary on "Our Pill Epidemic - The Shocking Story of a Society Hooked on Drugs" and just wrote a book, Addiction by Prescription.

The Attorneys
Attorney Andy Vickery, who won the first SSRI case against a drug company, described the Paxil-induced death of oil field worker Donald Schell. A federal jury in Cheyenne, Wyoming, returned a $6.4 million award against the drug-maker, GlaxoSmithKline, after finding that the drug "can cause some individuals to commit suicide and/or homicide," and that it specifically caused Schell to fatally shoot his wife, daughter and grand-daughter before he killed himself.

Vickery also detailed the data needed in court to prove a drug’s causal role. He described Milton Cole, happily married for 47 years, widely known for his woodworking talents, and joyfully anticipating retirement, who suddenly hanged himself after being given Prozac. Vickery defined the data necessary to prove causal relationship as including the victim’s marked increase in suicidal feelings, the unusual violence of the suicide itself, his obsessive and other abnormal behavior before the act, and its occurrence within 30 days of starting the drug.

Keith Altman, Esq., of the Fibonacci Group of Massapequa NY, analyzing the "adverse effects" of SSRI drugs reported to the Food and Drug Administration, described over 60,000 such reports on Prozac, which included 4,059 deaths. Paxil and Zoloft had, respectively, a third and a half as many reports, with a slightly smaller percentage of deaths. While these numbers may mean less than they seem because of the many people taking these drugs, it is noteworthy that a possible association with Prozac alone represents one-third of all drug-related suicidal attempts in the entire FDA data base since 1990.

Donald Farber, Esq., of San Rafael, CA, the lead counsel in a California federal district court suit against the makers of Paxil, involving a 35-year-old married father of two who killed himself after three days on the drug, received 8,000 inquiries from people claiming similar bad experiences after the suit was announced.

The Psychiatrists
After pointing out how depression had been very successfully treated in times past before the drugs with counseling/psychotherapy, I noted that depression is a symptom like fever, rather than a disease like pneumonia. The causes of depression are unique to each patient, and making depressive feelings the focus of treatment, rather than the causes of those feelings, can be compared to centering pneumonia treatment on fever-reduction, with drugs like Aspirin. In both cases, symptomatic relief and addressing real causes differ greatly.

I also presented a historic parallel to our government’s current endorsement of dependency-creating/addictive medications such as the SSRIs. An inexpensive and highly profitable method for producing opium was developed by the British East India Company early in the 19th century. Nearby China became a major market, and the drug eventually provided 10 to 15 per cent of all British India’s revenues. The Chinese government tried to suppress the trade but the British objected. In the Opium Wars which followed, the British fleet, aggressively supported by the opium traders, forced the Chinese government to legalize the trade - thus contributing immensely to that country’s subsequent demoralization. The Chinese government’s effort to stop the spread of this addictive drug contrasts sharply with the American government’s active encouragement (despite its "war on drugs") of the use of such substances when ordered by physicians.

Peter Breggin, M.D., author of Toxic Psychiatry, Talking Back to Prozac and other books, who has repeatedly appeared as plaintiffs’ expert witness in adverse-effect cases, described the drug companies’ tactics in such cases: when they seem about to lose, they settle the cases on condition that the settlement then be sealed. This prevents them from losing in court - with resultant negative publicity - and keeps information from the public about the harm the drugs can cause. Dr. Breggin emphasized particularly how the SSRIs transform ordinary depression into agitated depression, with, consequently, a much higher risk for violence - suicide or homicide. He also pointed out that Prozac is the only drug which produces mania in patients without a previous history of it.

Loren Mosher, M.D., former head of the schizophrenia research unit at the National Institute of Mental Health, presented little known information about Big Pharma - the drug industry. The third largest industry in the world, it spends some 40% of its revenues on marketing and 12% on "research and development" (most of it on new wrinkles for old drugs), and earns between 18 and 25% in annual profits. Permitted only since 1997 by the Food and Drug Administration to advertise directly to the public, the industry now spends $5.3 billion on such ads each year, and following 9/11, its advertisements increased 40% . After citing David Healy’s report that many of the drug articles in the medical literature are ghost-written by the drug companies themselves, Dr. Mosher noted that the sales of anti-depressants, including the SSRIs, have increased 800% since 1990, to a current level of $10.4 billion annually.

Dr. Mosher also described a meeting in Copenhagen he had just attended, allegedly devoted to research on the early prevention of schizophrenia. These studies involve giving "pre-schizophrenic" adolescents (whoever they may be) toxic anti-schizophrenia drugs, supposedly to prevent the full-blown disorder. To Dr. Mosher, these efforts demonstrate the drug companies’ basic strategy. First they find a new disorder - here "pre-schizophrenia" - then a new population - adolescents - then they define a drug for this group, and finally they target non-specialist physicians, general practitioners and family doctors, who will order the new medications. That strategy is already working most effectively with anti-depressants, most of which are prescribed by non-specialists.

The FDA’s Intervention
"Feds back drugmakers in suits like Columbine victims‘," the Denver Post reported on Sunday, October 6. After noting that Mark Taylor and dozens of others had filed suits against SSRI manufacturers, the Department of Justice told the courts that the Food and Drug Administration" has made repeated determinations that there is no scientific basis to show the drugs cause violence or suicide." Skip Murgatroyd, one of the attorneys at the Philadelphia meeting, said the "verdict in Wyoming was particularly scary to the drug companies. They have now pulled out all the stops. This is the FDA weighing in to eliminate all law suits."

The FDA says, however, it is getting involved to help the American public. It claimed, as the Denver Post pointed out, "that in one of the cases, Murgatroyd persuaded a federal judge in California to issue a preliminary injunction against Pfizer, which makes Zoloft, prohibiting Pfizer from engaging in allegedly false advertising claims, specifically TV ads that claimed Zoloft was not habit-forming. The FDA said that not only was there no evidence to back up Murgatroyd’s false advertising claim but that to disseminate scientifically unsubstantiated warnings could deprive people of beneficial, possibly life-saving treatment."

Vickery replied that while many people are helped by the drugs, a small sub-population are harmed. "It shouldn't happen that the cure harms the patient more than the disease itself."

Conclusion
The conference amply demonstrated the dangerous effects THAT SSRI anti-depressant drugs can have. Despite confirmation of that claim in one court of law, and, as compared to the general population, the 68% higher suicide rate among those given SSRIs in experimental trials, the Food and Drug Administration nevertheless claims that it "has made repeated determinations that there is no scientific basis to show the drugs cause violence or suicide."

Dr. Nathaniel S. Lehrman is former Clinical Director, Kingsboro Psychiatric Center, Brooklyn NY

Écrit par : Sallybeth | 20/08/2009

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