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22/11/2008

L’origine somatique du syndrome de la guerre du Golfe enfin reconnue ! Mais Le Monde ne parle pas des vaccins…

Il a fallu 17 ans pour réparer cette injustice. 17 ans pendant lesquels médecine et politique ont traité des centaines de milliers de Guerre du Golfe Avigolfe.jpgsoldats (américains, français, britanniques…) de malades mentaux et ont ajouté une énorme souffrance morale à celle physique.

Un article du journal Le Monde en date du 18 novembre en parle : Un rapport remis au Congrès confirme la réalité du "syndrome de la guerre du Golfe". Mais je vous conseille de lire les sources anglophones, qui n’édulcorent pas les choses. Ainsi ce communiqué de presse de l’université de Boston, à laquelle est affiliée la présidente du comité scientifique du groupe d’experts qui a rédigé ce rapport de 450 pages.


Il est intéressant de voir la différence dans la présentation de l’information… Le Monde dit que « le rapport estime que les troubles peuvent avoir deux causes : les médicaments, comme le bromure de pyridostigmine [Mestinon], distribués aux soldats pour les protéger des gaz innervants, ou les pesticides, qui furent largement employés pendant la guerre. D'autres causes ne sont pas exclues, notamment l'exposition aux fumées s'échappant des puits de pétrole en feu et de petites expositions au gaz sarin lors de la destruction de stocks appartenant à l'armée irakienne. »

 

Mais on se demande pourquoi le journal évite d’évoquer un sujet très actuel et très sensible, à savoir le grand nombre de vaccins reçus par les soldats en très peu de temps, qui sont l’une des causes potentielles évoquées par le rapport (« receipt of large numbers of vaccines ») et par le communiqué de presse. Aucun site français qui a relayé cette information - très récente, il est vrai - n’a relevé ce détail. Et pourtant les vétérans eux-mêmes, y compris français (voir ici ou ici), ont depuis longtemps listé les vaccins parmi les causes possibles. Et l’aluminium qui sert d’adjuvant à certains vaccins est incriminé pour sa neurotoxicité et responsable de la myofasciite à macrophages (voir par exemple ici, ici ou ici).

 

Il n’est pas question d’imputer à l’aluminium vaccinal - hydroxyde d'aluminium, plus précisément - l’ensemble des soucis de santé dont souffrent les vétérans de la guerre du Golfe, mais il est étonnant de noter que les malades de myofasciite à macrophages se plaignent de symptômes quasiment identiques et tout aussi difficiles à traiter, puisque, comme l’indique la source anglophone, très peu de vétérans ont récupéré ou ont vu leur état s’améliorer avec le temps. Il est probable qu’une combinaison de facteurs neurotoxiques soit à l’origine des maladies des soldats, mais la responsabilité des vaccins n’est pas exclue et ce fait ne devrait pas être passé sous silence en France non plus.

La présidente du comité scientifique a reconnu que les vétérans ont été mal traités et méprisés, puisque, malgré les « preuves écrasantes » de la nature somatique de leurs symptômes, on les a traités de malades mentaux, selon la mentalité qui « culpabilise la victime » au lieu de trouver les vraies racines du mal. C’est l’exposition à des substances neurotoxiques qui est en cause et non un prétendu « syndrome de stress post-traumatique » ou d’autres réactions psychosomatiques, que la médecine a la fâcheuse habitude d’invoquer au lieu de reconnaître son ignorance dans bon nombre de cas.

 

L’histoire de la médecine fourmille d’ailleurs d’exemples de ce type, et les médecins auraient dû apprendre à se méfier des stigmatisations hâtives ne serait-ce qu’à cause de l’histoire de leur propre discipline… Il n’y a pas si longtemps, les malades de Parkinson ou d’épilepsie étaient enfermés dans des asiles psychiatriques… De nos jours, en dehors des pays anglo-saxons, beaucoup de médecins contestent la réalité de la fibromyalgie ou du syndrome de fatigue chronique, par exemple, là encore malgré les preuves qui s’accumulent… Ce n’est pas par hasard que j’évoque ces deux syndromes, mais parce que beaucoup de vétérans en souffrent, justement… 17 à 34% des vétérans français ont été diagnostiqués fibromyalgiques, selon l’association française de victimes Avigolfe. Beaucoup d’autres ont eu un diagnostic de syndrome de fatigue chronique (pour ne parler que des maladies non reconnues par la médecine française).

 

La définition de ces deux syndromes sera certainement affinée avec le temps, selon la capacité technique de la médecine à détecter certains paramètres, et il est même fort probable que les deux recouvrent des maladies qui se révéleront être différentes, ou du moins d’origine différente. (Rappelons ici le troisième frère de cette fratrie méprisée par la médecine, à savoir le syndrome myofascial chronique).

Les trois syndromes sont décriés et attribués à des « causes » psychosomatiques, des dépressions et autres stress post-traumatiques. D’autant plus lorsque les patients sont des femmes, puisque c’est bien connu que les maladies à prédominance féminine sont « dans la tête »… Et on peut se demander si la reconnaissance du syndrome de la guerre du Golfe aurait été la même s’il avait été question d’une majorité de femmes…

 

La « culture psy », tout particulièrement dans les pays où la psychanalyse a été mal vulgarisée et instrumentalisée par la médecine, a donné naissance à une véritable mode de « causalité » psychosomatique, au point qu’un médecin affirme (sans rire) sur un forum que 80% des consultations seraient motivées par des raisons psychosomatiques. Est-ce vraiment étonnant que des malades chroniques dont les souffrances sont niées développent des dépressions, par exemple ? Quel dommage de voir la psychanalyse ainsi malmenée ! Malmenée, oui, parce que la relation de causalité ne s’applique pas en psychanalyse ou en psychologie. Elle est contestable dans l’ensemble des sciences humaines, d’ailleurs. On voit à quel point l’immense majorité des médecins manquent de formation psychologique. (Ce qui explique aussi pourquoi ils se laissent aussi facilement berner par la psychopharmacologie et prescrivent des psychotropes à tout va, alors que la règle d’or en matière de troubles psychiques a toujours été et reste la parole, la verbalisation).

 

Mais surtout quel dommage, quel gâchis lorsqu’on pense à l’immense souffrance des personnes injustement psychiatrisées alors qu’elles souffrent d’une maladie coeliaque, d’une endométriose, d’une maladie rare ou qui n'est pas immédiatement "objectivable" par des marqueurs biologiques, etc… Depuis qu’on a parlé du "complexe psychoneuroendocrinien et immunitaire", on a l’impression que beaucoup de médecins n’ont retenu que le mot "psycho", comme s’il ne s’agissait pas d’une dialectique d’interactions réciproques permanente, mais d’une cause psychique ayant des effets linéaires neurologiques, endocriniens, immunitaires ou autres.

Mais revenons au rapport sur le syndrome de la guerre du Golfe, qui précise que des études multiples indiquent que ce dernier « n’est pas le résultat du combat ou d’autres facteurs de stress » et que des « mesures biologiques objectives » pointent clairement les différences entre les malades et les sujets sains. « Ces mesures portent sur la structure et le fonctionnement du cerveau, le fonctionnement du système nerveux autonome [appelé aussi « végétatif » en français], sur des altérations neuroendocriniennes et immunitaires et des différences au niveau des enzymes qui ont pour fonction de protéger l’organisme des agents chimiques neurotoxiques ».

 

Je suis curieuse de voir quelle sera la réaction française, puisque le réflexe de nos autorités d’(in)sécurité sanitaire comme de celles politiques est de dire que la situation française est différente – en clair, ce qui est toxique pour les autres ne le serait pas pour les Français. Probablement grâce à la potion magique d’Astérix qui a dû révolutionner la conformation biologique des habitants de France et de Navarre.

Le site de l’association des victimes françaises du syndrome de la guerre du Golfe (Avigolfe) est http://www.avigolfe.com/index.php

La photo figure sur cette page de leur site.

 

Elena Pasca

Commentaires

mon hypothese est que trois personnes ont developpés ce syndrome au detail pres avec une vaccination contre la grippe H1N1v adjuvanté au squalène réalisé fin 2009 aujourd'hui nous souffront de cette maladie .visiblement l'hypothese de la vaccination est la plus probable et surtout avec le mode "adjuvanté" qui peux sur certains organismes fort répondre de façon anarchique , provoquant un désordre immunitaire durable.nous sommes ignorés de l'afsapps en france, personne ne cherche a comprendre ce qui nous arrive precisement, dommage , la reponse de la guerre du golf est la avec une experimentation sur cinq millions de personnes !!

Écrit par : cauchois | 16/03/2012

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