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31/01/2009

Dessous-de-table, listes d'attente, accès restreint à certains soins, information limitée, autoritarisme... Le système de santé français n'est plus que 10ème en Europe

"Le système de soins de santé français a chuté pour se situer juste au-dessus de la moyenne de l’Union européenne dans le classement des Bachelot Sécu le blog de Fanch.jpgconsommateurs de soins de santé". Voilà l'intitulé du communiqué de presse en date du 13 novembre 2008, signé par Health Consumer Powerhouse, dont l'indice est calculé selon plusieurs critères listés à la fin du communiqué et dont la perspective est celle de l'usager / "consommateur".

Notons que la France était numéro un en 2006 et n'est que dixième en 2008... Quel ouragan est donc passé par là? Sarkozy - Bachelot ne se vantent pas du tout de cette chute, mais nous laissent penser que nous avons toujours "le meilleur système de soins au monde"... Ah, l'idéologie! Dessous-de-table, liste d'attente, système du médecin traitant qui filtre l'accès aux spécialistes inefficace, "factures des médicaments" plus importantes, information insuffisante des usagers (dont le médecin est la source unique), informatisation et transmission insuffisante des données, "résultats qualitatifs globalement bons", mais un système "légèrement autoritaire"...

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Vaste programme de visite académique en vue en Ontario, pour contrecarrer l'influence de la visite médicale commerciale sur les médecins

Pharmacritique a parlé dans cette note et dans celle-ci de ce qu’est la visite académique tout comme de la volonté états-unienne de financer un programme de academic detailing ou outreach visit, qui reprend l’idée de la visite médicale, mais faite par des professionnels de santé indépendants. (A noter que le sénateur démocrate Herb Kohl, à l'origine du projet états-unien, soutient aussi la nouvelle version du projet de loi sur la transparence des sommes versées aux médecins par les firmes, main dans la main avec le justicier républicain Charles Grassley).

Le premier programme canadien de visite académique a été celui de Nova Scotia. D’autres ont vu le jour dans les provinces Alberta, Manitoba et Saskatchewan, mais ils souffrent d’une absence chronique de fonds qui limite leur impact et ne leur permet pas de contrecarrer efficacement l'impact de la visite médicale commerciale payée par les firmes pharmaceutiques.

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30/01/2009

L'Atlas de la mortalité par cancer: elle est plus importante dans les zones pauvres, au Nord et à la périphérie des grandes villes

"Le cancer connaît des différences selon les régions de France", nous dit Le Point du 28 janvier, dans un compte-rendu de L'Atlas de la mortalité par cancer en France métropolitaine (réalisé par l'Inserm, le Centre d'épidémiologie sur les causes médicales de décès et l'Institut national du cancer), qui met en évidence les évolutions des différents cancers entre 1970 et 2004 ainsi que les disparités géographiques. A regarder la carte, personne ne sera surpris de voir que la mortalité est plus importante dans les régions pauvres, au nord comme dans les périphéries des grandes villes: "À un grand ensemble nord-ouest de la France caractérisé par des taux de mortalité élevés pour les tumeurs de l'appareil digestif s'oppose un ensemble nord-est marqué par des taux élevés de cancers de l'appareil respiratoire et de la vessie. (...) [L]es écarts grandissants entre les centres urbains et leurs périphéries, ainsi que l'aggravation des disparités intra-urbaines, notamment au sein du bassin parisien, sont particulièrement à suivre dans les années à venir".

Plus de détails sur le site Hôpital.fr. Le texte complet de l'Atlas peut être lu sur cette page. Lire aussi les notes de Pharmacritique rassemblées sous la catégorie "Inégalités sociales en santé".

Elena Pasca

Cancer régionalisé.jpg

Le thé bénéfique pour la densité minérale osseuse. Pourrait-il jouer un rôle dans la prévention de l'ostéoporose?

Un texte à ce sujet s'était perdu dans mes fichiers... Il date d'octobre 2007, mais reste tout aussi actuel. Il s'agit d'un article paru dans leThé Ambatill.jpg American Journal of Clinical Nutrition, sous le titre "Tea drinking is associated with benefits on bone density in older women" (Boire du thé pourrait être bénéfique pour la densité minérale osseuse des femmes plus âgées). Amanda Devine et al. de l'université de Western Australia ont suivi de manière randomisée 1.500 femmes âgées de 70 à 85 ans, qui ont participé à une étude prospective de cinq années pour évaluer si la prise de suppléments de calcium pouvait prévenir les fractures dues à l'ostéoporose.

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29/01/2009

Nicolas Sarkozy solde tout, de la protection sociale aux services publics. Braderie ouverte toute l'année

Original et bien d'autres montages et caricatures ici : http://roots73.free.fr/sarkoshow.htm

Sarkozy Soldes.jpg

28/01/2009

"Le chemin du privé en santé" ou la casse des services publics pour étendre le marché des profits privés. L'exemple du Québec

Entre autres textes fort édifiants à lire sur leurs sites respectifs, la Fédération interprofessionnelle de santé du Québec (FIQ) et le Secrétariat Privatisation Etat critique.jpgintersyndical des service publics (SISP) proposent "un document expliquant la façon dont s’opère le processus de privatisation dans le réseau de la santé et des services sociaux. Le "Chemin du privé en santé", sous forme de questions réponses, présente chronologiquement l’évolution de ce processus." Il faut, disent les auteurs à juste titre, commencer par "déconstruire le discours dominant", les écrans de fumée qui nous aveuglent, et se demander pourquoi ce sont les milieux d'affaires qui tiennent les discours les plus alarmistes?

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25/01/2009

Une loi pour supprimer la publicité pour les vaccins? Les relations Sanofi - Sarkozy et les conflits d'intérêts du Gardasil vaincront

Le 15 janvier 2009, un groupe de sénateurs a déposé une "Proposition de loi visant à la suppression de la publicité pour les vaccins auprès du Pub TV Wegotideas.jpgpublic". Nous y viendrons après avoir esquissé brièvement le contexte réglementaire en la matière.

Mais commençons par le contexte publicitaire d’une intensité jamais atteinte, couplé d’une censure elle aussi sans précédent. Et la proximité entre Jean-François Dehecq, le patron de Sanofi, et Nicolas Sarkozy n'est a priori pas de nature à les atténuer...

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24/01/2009

Le monde de la santé mobilisé lui aussi le 29 janvier, jour de grève nationale. Occasion de dire ses quatre vérités à Sarkozy

Voici quelques fragments d'un article de Viva Presse, annonçant la mobilisation et détaillant les forces syndicales qui y appellent, suivis de Grève Gabaye Unblog.jpgplusieurs extraits du communiqué de la Confédération des praticiens hospitaliers (CPH). Ce dernier, bien plus détaillé, peut être téléchargé intégralement, à partir de cette page. Un diaporama et d'autres documents sont accessibles sur le même site et valent le détour. Ils permettent de comprendre les conséquences néfastes de bon nombre de dispositions du projet de loi Hôpital, santé, patients et territoires (HSPT).

"Un avant-goût de ce qui nous attend" est une compilation d'images et de caricatures faite par Janine Thombrau et Bruno. La réalité rattrape la caricature. Tuera-t-elle le rêve?

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Conflits d'intérêts: Enquête du journal "Der Beobachter" sur le financement des associations de patients par l'industrie pharmaceutique

Le journal suisse Der Beobachter, édité par Axel Springer, se définit comme une composante d'une plateforme plus large de défense des corruption Frapru Canada.gifconsommateurs. Dans son numéro du 20 août 2008, Christoph Schilling signe un article remarquable sur les conflits d’intérêts résultant des liens financiers des associations de patients avec l’industrie pharmaceutique : "Patienten-Organisationen: Geldspritzen von der Pharma" (Associations de patients sous perfusion financière de l’industrie pharmaceutique).

Les affirmations sont étayées par une enquête édifiante auprès de plusieurs associations, donc par des chiffres et par des propos de responsables associatifs. Le texte se passe de commentaires. Pharmacritique vous propose une traduction intégrale, avec l’aimable autorisation de la rédaction.

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21/01/2009

Les patients veulent plus de transparence sur les conflits d'intérêts de leurs médecins, selon une enquête australienne

Le Medical Journal of Australia publie ce mois-ci (janvier 2009) un article intitulé "Patients expect transparency in doctors’ relationships with the pharmaceutical industry" (Les patients demandent de la transparence dans les relations des médecins avec l'industrie pharmaceutique).

Il s'agit des résultats, analysés par Martin Tattersall et al, d'une enquête anonyme auprès de 906 patients fréquentant trois centres de médecine générale - un centre hospitalier et deux structures privées de Sydney -, cherchant à savoir comment ils perçoivent les interactions entre médecins et firmes pharmaceutiques et quels sont leurs souhaits quant à la déclaration des conflits d'intérêts des praticiens. Un questionnaire en 18 points leur a été soumis en octobre et novembre 2007. Nous parlons des résultats globaux, dont le détail peut être lu dans le texte original en libre accès, puis rappelons les positions de Pharmacritique et de certaines de ses références habituelles, à l'aide de liens.

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19/01/2009

Pétition pour sauver la gynécologie médicale, menacée de disparition

La gynécologie médicale est menacée de disparition, puisqu’il n’y a plus que 20 postes d’internat par an, beaucoup moins que ce qu’il faudrait. Et même ces 20 postes d’internat ont été arrachés par une très forte mobilisation déployée en 2003, qui a récolté plus de 3 millions de signatures. Le danger est plus que jamais présent, puisque le gouvernement pourrait profiter des "réformes" (lisez "de la casse") en cours pour se débarrasser de la question, refilée à des généralistes dont presque tout le monde s’accorde à dire qu’ils n’ont pas la formation nécessaire, dès lors qu’on dépasse un niveau élémentaire.

Vous pourrez lire plusieurs documents à ce sujet sur le site de la Fédération Nationale des Collèges de Gynécologie Médicale (FNCGM), qui a par ailleurs publié en novembre 2008 les résultats d’un sondage BVA, intitulé "Ressenti des femmes à l’égard du suivi gynécologique". Les  conclusions sont on ne peut plus claires : 70% des femmes sont suivies par un gynécologue, contre 15% par un généraliste. "Comparativement aux médecins généralistes, les gynécologues sont jugés plus compétents pour le suivi gynécologique, et ce par l’ensemble des femmes (91%), qu’elles soient suivies par un gynécologue (94%) ou par un médecin généraliste (86%)". Pour beaucoup, le suivi par le médecin généraliste n’est pas un choix ; elles n’ont pas le choix, justement, compte tenu de la pénurie et des délais d’attente conséquents.

Vous pouvez lire les détails à partir des liens indiquées, mais le plus important est ici de manifester notre volonté de garder cette spécialité médicale plébiscitée par les femmes, et ce en signant la pétition adressée à Roselyne Bachelot et mise en ligne par le Comité de Défense de la Gynécologie Médicale.

Certes, la gynécologie médicale est très courtisée par l'industrie pharmaceutique; il est impossible d'ignorer les conflits d'intérêts. Cela dit, il faut que les femmes aient le choix - et il faut contribuer à débarrasser toutes les spécialités médicales (y compris la médecine générale) de l'influence pharmaceutique et des conflits d'intérêts. C'est plutôt cela la solution, et non la disparition de spécialités.

Elena Pasca

copyright Pharmacritique

Ostéonécrose de la mâchoire plus fréquente que prévu sous Fosamax (alendronate). Nouvelle étude

Le numéro du 18 janvier de la revue allemande indépendante Arznei-Telegramm rend compte d'une étude parue ce mois-ci dans le Journal

Ostéonécrose JCDP.jpg

of the American Dental Association (2009,140:1, 61-66), sous le titre "Oral bisphosphonate use and the prevalence of osteonecrosis of the jaw" (Prise orale de bisphosphonates et prévalence de l'ostéonécrose de la mâchoire).

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16/01/2009

Publicité pharmaceutique: l’offensive française accompagne la directive européenne, nous dit le Collectif Europe et Médicament

Un communiqué du Collectif Europe et Médicament, en date du 15 janvier, nous avertit de ce qui se prépare en France aussi, en plus de la directive européenne sur l'information DTCA Cupe Canada.jpgdirecte des patients par les firmes, forme à peine camouflée de publicité directe aux consommateurs (voir cette catégorie et celle-ci).
Les projets sarkozystes de "réforme" du système de soins sont l'occasion de faire quelques cadeaux supplémentaires aux firmes pharmaceutiques, par exemple en autorisant d'autres formes, plus insidieuses, de publicité directe et de marketing en général, telles "l'éducation thérapeutique" ou les programmes "d'aide à l'observance". Les laboratoires auraient ainsi un accès direct aux patients, et ce ne serait certainement pas pour qu'ils leur disent que telle maladie peut être prévenue ou traitée par un régime alimentaire et de l'exercice physique... Pas non plus pour qu'ils vantent les mérites des génériques ou des médicaments anciens, mieux connus et plus sûrs, mais moins profitables que les pseudo-copies sous brevet...

Elena Pasca

Voici le texte du communiqué envoyé par la revue Prescrire :

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14/01/2009

La députée Anne Ferreira proteste contre la directive européenne autorisant l’information des patients par les firmes et appelle les députés à voter contre

Madame Anne Ferreira, député européenne de l’Ile de France nous a adressé un message, suivi aujourd’hui du texte de son intervention et Anne Ferreira.jpgdu communiqué de presse de la délégation socialiste française du Parlement européen. Hier, la Commission européenne a présenté au Parlement le "paquet pharma", "emballé par le commissaire en charge de l'industrie et des entreprises" :

"En confiant à Günter Verheugen, commissaire à l'industrie, la responsabilité du paquet pharmaceutique, la Commission a une fois de plus donné le ton. On pouvait penser que les médicaments relevaient des questions de santé ; la Commission européenne a choisi de les considérer comme n'importe quelle marchandise.

C'est donc une approche commerciale qui a prévalu dans la rédaction de cet ensemble de 4 textes :

  • 1- Une communication pour encourager la recherche et l'innovation pharmaceutique dans l'Union Européenne.
  • 2- Une proposition à la lutte contre la contrefaçon et la distribution illégale des médicaments.
  • 3- Des propositions relatives à l'information de qualité sur les médicaments délivrés uniquement sur ordonnance.
  • 4- Des propositions relatives à la pharmacovigilance.

Cette présentation dissimule très mal l'enjeu industriel et financier contenu dans la proposition sur l'information aux patients.

Anne Ferreira, lors du débat au Parlement européen le 13 janvier 2009, ne s'y est pas trompée : "une information fournie par l'industrie elle même, en dehors de l'étiquetage et des notices réglementaires, s'appelle une publicité et c'est sa répétition qui en fait un atout commercial concurrentiel". En proposant que cette promotion sur les médicaments puisse se faire via des média tels que la presse écrite et Internet, on ne met plus à disposition une information, on pousse clairement à la consommation, au grand bonheur de l'industrie pharmaceutique.

En proposant ce texte, la Commission cède surtout au lobby pharmaceutique qui souhaite promouvoir ses médicaments de prescription.

Le risque est grand de voir se déplacer des budgets initialement prévus pour la recherche et l'innovation vers le marketing. Aujourd'hui déjà, 23% du chiffre d'affaires est consacré aux activités de promotion contre seulement 17% aux activités de recherche.

"Les professionnels de la santé, les médecins doivent être au coeur du processus d'information concernant les produits pharmaceutiques", a conclu Anne Ferreira.

Aujourd'hui la balle est dans le camp des députés européens qui devront prochainement donner leur avis sur ces propositions. »

***

Voici le texte de son intervention que Madame Ferreira nous a fait parvenir :

« Anne Ferreira (PSE). – Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, chers collègues, je suis toujours étonnée quand des questions de santé sont traitées par la direction Entreprises et industrie. Mais à la lecture des propositions concernant l'information du patient, on comprend vite que le médicament y est traité à quelques nuances près comme un produit de consommation courante.

Concernant ce sujet, je soutiens qu'une information fournie par l'industrie elle‑même, en dehors de l'étiquetage et des notices réglementaires, s'appelle une publicité et c'est sa répétition qui en fait un atout commercial concurrentiel.

La Commission peut bien mettre en avant certaines dispositions qui devraient encadrer ses propositions, elle peut toujours nous dire que ce sont les associations de patients qui attendent avec impatience de telles dispositions. Nous sommes un certain nombre à ne pas être dupes de l'impact de cette directive "information du patient" et du non intérêt qu'elle représente au regard d'un véritable objectif d'amélioration de la santé des Européens.

Nous pouvons, d'ores et déjà, être assurés que si ce texte était adopté, le budget marketing de l'industrie pharmaceutique connaîtrait une forte augmentation, certainement au détriment de celui de la recherche. Aujourd'hui déjà, 23 % du chiffre d'affaires sont consacrés aux activités de promotion et seulement 17 % aux activités de recherche et si nous nous tournons vers les États‑Unis et la Nouvelle‑Zélande, qui permettent déjà cette information publicitaire, nous savons qu'elle a fait augmenter le volume des prescriptions ainsi que les dépenses de santé sans qu'on puisse observer une amélioration de la qualité des soins et de l'état de santé des Américains ou des Néo‑Zélandais. Que cette expérience nous soit utile.

Enfin, je conclurai en disant qu'une solution moderne serait de faire davantage confiance ou de mieux former les professionnels de la santé pour qu'ils fournissent des informations sur les traitements et médicaments de prescription. »

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Elena Pasca

10/01/2009

La FDA refuse à nouveau d’autoriser le Gardasil chez les femmes de 27 à 45 ans. Les ventes stagnent

Le blog santé du Wall Street Journal nous apprenait hier (9 janvier) que l’agence américaine du médicament (FDA) vient de refuser pour la deuxième fois l’extension d’indication du Gardasil chez les femmes âgées de 27 à 45 ans. La FDA demande les résultats d’un essai clinique de 4 ans, mais le scepticisme prédomine, car les scientifiques doutent de l’intérêt du vaccin chez des femmes qui peuvent avoir déjà été en contact avec les HPV 16 et 18. Et il est peu probable que les assureurs couvrent le vaccin, dont le rapport coût / effectivité est d’autant plus débattu que Merck a aussi fait une demande d’autorisation du Gardasil chez les garçons âgés de 9 à 26 ans.

Le WSJ renvoie à une étude du rapport coût / efficacité parue dans le New England Journal of Medicine (NEJM) et accompagnée d’un éditorial édifiant que Pharmacritique a traduit dans cette note : "Un éditorial du NEJM doute de l'utilité du Gardasil et craint qu'il ne favorise les dysplasies et les cancers du col de l'utérus".

Apparemment, les ventes, certes importantes, stagnent déjà, et la couverture vaccinale n’est pas celle espérée par Merck, même dans la population cible.

Pharmacritique a commenté en détail le premier refus de la FDA d’étendre l’indication, notamment dans cette note, qui rappelle entre autres que l’agence du médicament a fait voler en éclats la prétention publicitaire de Merck – et de Sanofi Pasteur MSD – selon laquelle le Gardasil apporterait une « protection croisée » contre des génotypes HPV autres que le 16 et le 18.

D’autre part, nous avons parlé aussi de cette hypocrisie consistant à demander une extension d’indication pour les femmes plus âgées, alors que les documents soumis à la FDA font état d’un risque fort supérieur de dysplasies moyennes, sévères ou pire (« CIN 2/3 or worse ») chez les femmes non naïves (qui ont déjà été en contact avec les génotypes HPV 16 et 18) avant la vaccination par Gardasil. Il est question d’un risque quantifié à 44,6% de dysplasies en plus par rapport aux femmes du groupe placebo. Les détails et le lien vers le document sont dans la deuxième partie de la note citée.

Elena Pasca

copyright Pharmacritique

Ed Silverman, le prolifique auteur du blog Pharmalot, s’en va. Bon vent pour de nouvelles aventures!

Ed Silverman nous avait annoncé qu’il allait partir en vacances. Impatiente de retrouver le fil des nouvelles de l’industrie pharmaceutique, Silvermann.JPGj’allais sur son blog presque tous les jours. Jusqu’à apprendre le 5 janvier que c’était fini. J’ai cru d’abord à une blague…

Il a annoncé que le journal Star Ledger du New Jersey, qui finançait le blog, allait lui aussi réduire de 40% son personnel, sur la base de départs volontaires contre indemnités. Pour diverses raisons, Ed Silverman a décidé de saisir l’occasion et de mettre fin à Pharmalot, qui reste une expérience marquante, surtout grâce à l’interaction avec ses lecteurs, nous dit-il dans son dernier article. Comme nous l’avons appris sur le blog santé du Wall Street Journal, un concurrent direct, mais moins bien informé et plus lisse, le journaliste travaillera désormais pour l’éditeur scientifique Elsevier, et nous pourrons peut-être le retrouver occasionnellement sur un ou deux sites.

Ceux qui suivent l’actualité médico-pharmaceutique savent ce qu’est Pharmalot : l’une des meilleures sources sérieuses d’information, journalistique, pas grande gueule, mais qui ne manquait pas d’ironie, de grain de sel et de subtilités lorsqu’il en fallait. Une sérieuse épine dans le pied des Big Pharma, comme le reconnaissent certains commentateurs qui disent que le départ de celui qui n’a jamais raté la moindre de leurs bévues leur facilitera la vie…

C’est triste de voir l’un des piliers de la blogosphère anglophone s’en aller ; d’autant plus triste que l’arrêt de Pharmalot illustre une tendance générale à la raréfaction des sources d’information dignes d’intérêt. En France, l’information santé a toujours été et reste sinistrée, surtout lorsqu’il ne s’agit pas de faire les gros titres en annonçant je ne sais quel traitement révolutionnaire qui fera pschitt au bout de quelques mois.

Inutile de gloser à l’infini ou d’avoir trop de regrets ; faisons confiance à Ed, qui sait ce qu’il fait, et souhaitons-lui bonne route dans ces nouvelles aventures !

Avertissement à Elsevier : si vous le malmenez, vous aurez toute la blogosphère sur le dos !!

Hats off for a job well done, Ed!

Elena Pasca

Pharmacritique

Multiples formes de corruption, dont du strip-tease payé par Medtronic à des orthopédistes et des neurochirurgiens américains

"Vantez nos produits, nous nous occupons du reste ! De tout le reste : de votre compte en banque jusqu’à la satisfaction de vos Strip-tease PharmaGossip.jpgfantasmes !" Tel aurait pu être le slogan de Medtronic pendant ces quelques années d’escalade dans la corruption de médecins, escalade démasquée par les lanceurs d’alerte, la presse, les investigations parlementaires, puis la justice des Etats-Unis. Le déballage a commencé en 2002 et n’est toujours pas fini. Il est instructif de voir jusqu’où peuvent aller la corruption des firmes et la cupidité des médecins, surtout quand elles se renforcent mutuellement. Instructif aussi de voir quels peuvent être les résultats d'une telle formation médicale continue (sic) : des dispositifs médicaux non autorisés, tels des matériaux utilisés pour réparer une fracture vertébrale, sont "vendus" aux médecins dans une discussion de très haut niveau scientifique entre un VRP et un chirurgien dans un club de strip-tease, ironise le Pr Roy M. Poses, de l'université de Brown. Cela promet...

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09/01/2009

Comment les experts de l'AFSSAPS autorisent un nouveau médicament (Commission AMM)

Original ici: http://www.cagle.com/news/FDAOk/1.asp. L'AFSSAPS est l'Agence française de sécurité sanitaire et des produits de santé. La caricature oublie les conflits d'intérêts des experts, payés souvent par les firmes qui commercialisent les médicaments qu'ils doivent approuver. D'ailleurs, l'AFSSAPS dans son ensemble est financée à au moins 75% par l'argent des firmes pharmaceutiques... Qui paie décide, puisque les experts ne vont pas mordre la main qui les nourrit...

Afssaps AMM.jpg

Image modifiée par moi.

Elena Pasca

La Croix sur l’influence du marketing et des visiteurs médicaux sur les prescriptions des médecins et leur coût

Le numéro du 5 janvier du journal La Croix contient un article intitulé "Les médecins sous pression des laboratoires". Il n’est pas inintéressant, caca_vrp.gifmais fait preuve d’une naïveté certaine quant à l’efficacité de l’interdiction de remettre des cadeaux aux médecins… Et puis un repas, autorisé, qu’est-ce que c’est ? Juste une façon de mieux faire avaler le discours publicitaire entre la poire et le fromage, sous couvert d’"hospitalité", autre terme noble perverti pour les besoins de la banalisation de la corruption et des conflits d’intérêts…

Mais l’article rappelle au moins que 95% des médecins reçoivent toujours les visiteurs médicaux – nom impropre des VRP des laboratoires - et que ce contact exerce une forte influence, quoique souvent inconsciente et niée, sur leurs prescriptions. Et à lire les justifications – les rationalisations - invoquées par les médecins pour se défendre, on se demande s’ils ne se fichent pas du monde… Recevoir un visiteur médical pour qu’il ne se fasse pas licencier… Et pourquoi ne pas défendre la guerre, tant qu’on y est, pour que les soldats ne restent pas désoeuvrés ?

Il y a quand même quelques affirmations plus lucides : « "Le discours des visiteurs, quasi exclusivement dicté par le marketing, n’a guère d’utilité (…). Depuis plusieurs années, il n’y a pas eu de progrès majeurs sur les médicaments en médecine générale". (...)

 

« Reste une question essentielle : quelle est l’influence des visites sur les ordonnances ? "Malgré le recul critique des médecins, la visite médicale a une influence certaine sur les prescriptions. (…) Après une phase de diffusion de l’information, elle influe sur les comportements de prescription à travers la qualité de la relation visiteur-médecin notamment, en favorisant la “mémorisation” de tel ou tel produit", affirme l’IGAS. (...) "Tous les médecins vous diront toujours qu’ils sont plus forts que le marketing des labos. Moi aussi, c’est ce que je pensais pendant les dix années où j’ai reçu des visiteurs, raconte le docteur Clary. Et puis, un jour, on m’a mis sous le nez la liste de toutes mes prescriptions. J’en suis presque tombé par terre, réalisant que je prescrivais des médicaments que je jugeais sans intérêt. C’est toute la force de la publicité, de la communication, et il faut reconnaître à l’industrie une redoutable efficacité dans ce domaine", conclut ce médecin. »

 

Rappelons la charte de la revue Prescrire, "Visite médicale : no merci!" et toutes les notes de Pharmacritique à ce sujet, réunies sous les catégories "Des visiteurs médicaux et de leur impact", puis "Visite académique, contre-visite, DAM".

 

Illustration : Joupy.com

 

Elena Pasca

Copyright Pharmacritique

Champix: nouvelle mise en garde de Santé Canada contre les effets secondaires psychiatriques

L’agence canadienne du médicament (Santé Canada) annonce le 6 janvier la modification à venir de la notice et de la monographie du Effets indésirables Guide des démarches.jpgChampix (tartrate de varénicline), destinée à renforcer les mises en garde contre le risque d’effets indésirables psychiatriques, jugés "graves", de ce médicament commercialisé par Pfizer comme une aide à l’arrêt du tabac. Le communiqué précise que le lien de causalité n’est pas établi formellement, mais ajoute plus loin qu’il s’agit de la troisième modification de ce type, après les mises en garde datant de décembre 2007 et de mai 2008 : "La mise à jour fait suite à des signalements, au Canada et ailleurs dans le monde, de graves symptômes psychiatriques associés à l'utilisation de Champix, et vise à mieux faire connaître ce risque". Dommage pour l'imprécision...

 

Pour rendre les recherches plus difficiles, la monographie canadienne francophone du Champix n’est plus en accès direct, mais doit être téléchargée à partir de cette page de Pfizer… Bon nombre de patients renoncent et se contentent de la soupe publicitaire servi dans les pages de départ… On peut aussi faire la recherche dans la base de données de Santé Canada, à partir de cette page. La monographie états-unienne (le Champix s’appelle Chantix aux Etats-Unis) se trouve sur le site du laboratoire.

 

Vous pouvez trouver les autres notes de Pharmacritique sur le Champix / Chantix et ses effets indésirables psychiatriques, neurologiques, cardiovasculaires, etc. à la catégorie "Tabac, sevrage, aides à l’arrêt, Champix", par exemple ici, ici, ici ou ici.

Comment un tel bluff commercial, aussi risqué de surcroît, peut-il rester sur le marché ?

Illustration : Guide des démarches.com

 

Elena Pasca

Copyright Pharmacritique

07/01/2009

Le cartel pharmaceutique: "un réseau de corruption qui recouvre l’Allemagne tout entière"

La deuxième chaîne de télévision publique allemande, ZDF, produit une émission d’investigation intitulée Frontal 21. L’une de ces Corruption Radio.Cz.jpginvestigations, diffusée le 8 décembre 2008, s’intitule "Das Pharma-Kartell. Wie Patienten betrogen werden" (Le cartel pharmaceutique ou comment les patients sont trompés). Les journalistes dévoilent, sans fioritures, l’emprise de l’industrie pharmaceutique sur l’ensemble du système de soins en Allemagne, depuis la formation médicale sponsorisée jusqu’à la corruption manifeste, qu’il s’agisse des conflits d’intérêts des médecins ou des associations de patients.

Ils dénoncent, par le biais de témoignages d’experts ou de cadres de l’industrie, un comportement rapace des firmes, qui, au nom du profit, minimisent ou ignorent souvent délibérément les dangers des médicaments qu’elles mettent sur le marché. Le lobby pharmaceutique est prêt à tout pour promouvoir ses intérêts et rien ni personne ne vient l’inquiéter. Il n’y a jamais eu en Allemagne la moindre condamnation d'une firme pour corruption, et pourtant, les cas ne manquent pas… [Aucune condamnation en France non plus]. Les auteurs soulignent l’absence de dissuasion et de répression, alors que le « réseau de corruption (…) recouvre l’Allemagne tout entière ».

Les journalistes donnent aussi deux exemples concrets de médicaments dont la balance bénéfices – risques est considérée défavorable par beaucoup d’experts, qui font des dégâts et qui restent malgré tout sur le marche : Zoloft° [sertraline] et Strattera° [atomoxétine].

Pharmacritique vous propose une traduction intégrale du texte principal, ainsi qu’un compte-rendu ponctué de citations (traduites) du reportage et des liens qui vont avec.

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Le nouveau code de marketing des pharmas entre en vigueur aux USA : stylos interdits, gros sous permis… Vous avez dit éthique?

Le syndicat américain de l’industrie pharmaceutique (PhRMA, homologue du LEEM français et de l’EFPIA européen) a annoncé en juillet 2008 corruption Radicarl.net.jpgla mise en place d’un code révisé du marketing, censé régir l’interaction des firmes avec les professionnels de santé, qui prendrait effet en janvier 2009. Une lecture attentive montre que c’est un écran de fumée et que, comme le dit le New York Times, en donnant des exemples de psychiatres leaders d'opinion inféodés aux firmes, le mélange des genres et les liens financiers ayant le plus de conséquences délétères ne seront nullement remis en cause. Plus ça change, plus c’est la même chose.

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06/01/2009

Les firmes vont-elles s’emparer de l’enseignement de la thérapeutique et de la pharmacologie en Grande-Bretagne?

Une nouvelle publiée hier sur le site du British Medical Journal nous apprend comment les firmes pharmaceutiques investissent les facultés Loup mouton FunkyPix.jpgde médecine, non plus seulement à travers les visiteurs médicaux qui apportent des repas ou font des affaires avec les universitaires, mais carrément en dispensant des cours de pharmacologie… Cette spécialité médicale, dont l’enseignement est déjà très réduit, en France aussi, est une espèce menacée d’extinction. Triste constat, alors que l’information indépendante sur les médicaments, leur mode d’action, leurs effets secondaires, etc. devrait au contraire être une composante essentielle de la formation médicale initiale et continue. Surtout si l’on veut des praticiens dont l’exercice se conforme au principe exigeant d’abord de ne pas nuire…

On savait déjà que la formation médicale continue était dans les mains des firmes et que l’influence de celles-ci s’exerçait - par des chemins multiples et tortueux - aussi sur la formation initiale. Mais voici que l’industrie pharmaceutique est autorisée à enseigner la thérapeutique dans certaines facultés britanniques de médecine… Et demain en France ? Des économies de bouts de chandelle – puisque les firmes ne se font pas payer, du moins pas directement – qui seront payées par des dépenses ultérieures fortement augmentées, vu les mauvaises habitudes de prescription inculquées aux futurs médecins dès leur plus jeune âge… Là, les firmes n’y vont plus par quatre chemins, mais droit au but, profitant des défauts structurels du monde universitaire médical.

Pas besoin de gloser longuement… Remarquons juste que la lecture du texte donne des frissons aussi parce qu’on se rend compte que cette imposture ne date pas d’hier et qu’on se demande comment elle a pu s’implanter sans que les cercles médicaux indépendants protestent. Le pharmacologue interrogé ne semble pas non plus outré par les conflits d'intérêts évidents…

Pharmacritique vous propose une traduction rapide de l’article de Rebecca Coombes intitulé "Stepping into the therapeutics void" (Combler le vide thérapeutique, BMJ 2009;338:a3179). 

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05/01/2009

Raptiva: risque d’infections graves, telles la leucoencéphalopathie multifocale progressive, selon Santé Canada

Le 22 décembre 2008, la pharmacovigilance canadienne et la firme Serono ont rendue publique une mise en garde sur les effets Raptiva.jpgsecondaires de l’anticorps monoclonal humanisé éfalizumab, autorisé dans le traitement du psoriasis en plaques sous le nom de Raptiva°.

 

« Des infections, dont certaines graves et menant à des hospitalisations ou à des décès, ont été signalées chez des patients traités avec Raptiva. Ces infections comprennent des septicémies d’origine bactérienne, des méningites virales, le zona, des maladies fongiques invasives, des infections causées par le virus John Cunningham (JC) ayant mené à la LEMP [leucoencéphalopathie multifocale progressive] et d’autres infections opportunistes. La LEMP est une maladie progressive rare qui entraîne une démyélinisation du système nerveux central et qui peut provoquer la mort ou une invalidité grave. La LEMP est causée par la réactivation du virus JC, qui est généralement présent sous forme latente chez jusqu'à 80 % des adultes en santé.  Le virus JC ne cause en général la LEMP que chez les patients présentant un déficit immunitaire. »

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04/01/2009

Que vaut l’"information" par les firmes ou "publicité directe aux consommateurs"? Rien pour les patients, tout pour l'industrie!

Commençons par le rapport rendu en 2006 par des chercheurs du Centre de recherche sur les politiques et les services de santé de l’université de Colombie Britannique (Canada), sous la direction de Barbara Mintzes, parce qu'il est fort instructif et balaie toutes les prétentions de l'industrie pharmaceutique à l'"information" et à l'"éducation" prétendument désintéressée... Le rapport a été commandité et financé par le Conseil canadien de la santé, structure créée par le ministère canadien de la santé pour éclairer les choix stratégiques en la matière. Il a l'immense mérite d'analyser et évaluer non seulement la situation canadienne, mais aussi celle des deux seuls pays dans lesquels la "publicité directe aux consommateurs" (PDC ou DTCA : direct-to-consumer advertising) est autorisée, à savoir les Etats-Unis et la Nouvelle-Zélande.

 

Les recommandations préconisent le maintien de l’interdiction de cette publicité et le durcissement des réglementations actuelles sur certains aspects. Elles se fondent sur les résultats clairement négatifs du rapport, qui nous apprend ce qu’on pensait déjà : les velléités informatives et éducatives revendiquées par l’industrie pharmaceutique ne sont que du vent. Leur poids ne se mesure qu’en termes de chiffres de vente fortement augmentés, pour les produits habituellement les plus chers et les moins testés, car à peine mis sur le marché. Selon un rapport officiel américain, un dollar investi dans la publicité directe peut rapporter jusqu'à 6 dollars de plus en termes de vente. Raison pour laquelle le budget marketing se concentre de plus en plus sur ce type d'investissement, appelé "marketing relationnel" ou "communication patient", au détriment des formes plus anciennes de promotion : "Des visiteurs médicaux aux pubs télévisées" est le slogan choisi comme titre pour la note de Pharmacritique rendant compte de cette tendance, soulignée en 2007 par le journal l'Expansion. Il est évident que l'industrie pharmaceutique n'a pas attendu l'onction de la Commission européenne pour aller dans ce sens. Elle se savait en terrain conquis...

 

Comme on peut le voir en lisant les différentes sources listées à la fin, la publicité directe aux consommateurs ne tient aucune de ses promesses, hormis celle de profiter aux firmes : elle n’améliore pas la qualité des soins, n'entraîne pas une meilleure observance (prise correcte des médicaments), n’amène pas les patients à rechercher les soins nécessaires plus tôt, n’offre pas de renseignements fiables sur les pharmacothérapies et les maladies, n’améliore pas les relations médecins – patients, né réduit pas les dépenses de santé, enfin, elle ne responsabilise et n’autonomise nullement les patients.

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03/01/2009

L’information des patients par les firmes = publicité directe pour les médicaments. Cadeau de Noël pour les pharmas

Après un recul au mois d’octobre, obtenu par la commissaire à la Santé et dont Pharmacritique a rendu compte dans cette note, la DTCA Today's Seniors.jpgdirective sur « l'information du patient » a été finalement adoptée le 10 décembre 2008 par la Commission Européenne, dans son « paquet pharmaceutique ». Et ce malgré les protestations de la plupart des associations européennes de consommateurs, représentées par le BEUC. La nouvelle directive vide les règlements antérieurs de leur substance et permet à la publicité directe aux consommateurs d’entrer par la petite porte, malgré des précautions de pacotille. C'est un dangereux précédent qui peut donner des idées aussi en dehors de l’Europe. Cette directive doit être encore approuvée par le Parlement européen puis par le Conseil de l’Europe, avant d’entrer en vigueur dans les 18 mois.

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Premier Forum Mondial Sciences et Démocratie, initié et co-organisé par la Fondation Sciences Citoyennes

Voici un communiqué de presse de la Fondation Sciences Citoyennes, précédé par l’annonce de l’Appel pour un Forum Social Mondial Forum Social mondial.pngSciences et Démocratie, que Pharmacritique appelle tout le monde à signer (sur cette page).

 

« Les 26 et 27 janvier prochains se tiendra à Belém (Brésil) le premier Forum Mondial Sciences et Démocratie (FMSD). Syndicats et associations de chercheurs, mouvements sociaux et ONG vont se réunir autour d’enjeux cruciaux pour nos sociétés dans les

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