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16/02/2009

Circadin / mélatonine: un bluff publicitaire et une autorisation (AMM) honteuse de plus. Occasion d'apprendre quelques notions d'EBM pour lire le jargon

Pharmacritique a critiqué dans une note récente l’arbitraire – souvent dangereux dans ses conséquences – qui caractérise les homologations Mélatonine miracle Réseau Morphée.jpgdes médicaments par les agences nationales du médicament (AFSSAPS en France) et par celle européenne (EMEA), qui ont une réputation notoire de générosité et d'indulgence envers les firmes pharmaceutiques… Voici un exemple de plus pour étayer notre note: l’agence européenne du médicament (EMEA) avait octroyé déjà en 2007 au laboratoire Neurim (Lundbeck en France) une autorisation européenne de mise sur le marché (AMM) pour le Circadin, et ce sur des bases scientifiques douteuses. Et fin 2008, les autorités sanitaires françaises ont donné leur bénédiction à ce médicament en traitement de l'insomnie primaire des personnes de plus de 55 ans.

Pourquoi insister sur le Circadin, entre tous les pseudo-médicaments et les homologations douteuses? Parce que c'est une occasion pour les usagers d'apprendre à exercer leur esprit critique en lisant entre les lignes lorsqu'ils trouvent certaines informations écrites en jargon. Voici quelques tuyaux, pour commencer, spontanément et sans aucune prétention de systématicité ou autre.

Il faut que nous autres, usagers, sortions du préjugé qui nous fait croire que si un médicament est sur le marché, c'est qu'il a été bien testé, à la fois sur le plan de l'efficacité et sur le plan des risques, effets secondaires et interactions médicamenteuses. Le Circadin montre parfaitement qu'il n'en est rien...


D’ailleurs, l’EMEA dit ouvertement certaines choses, et notamment dans le Rapport européen public d’évaluation (EPAR), dont voici le résumé français : "Le Comité des médicaments à usage humain (CHMP) a estimé que, bien que Circadin soit associé à une taille d’effet limitée sur une fraction relativement réduite de patients, ses bénéfices sont supérieurs à ses risques pour le traitement à court terme de l’insomnie primaire caractérisée par un sommeil de mauvaise qualité chez les patients âgés de 55 ans ou plus."

Illustration : Réseau Morphée, qui rappelle l'engouement suscité aux Etats-Unis par ce livre paru il y a une douzaine d'années et qui parait la mélatonine de toutes les vertus, de l'action anti-vieillissement et stimulatrice de la libido jusqu'au traitement de maladies telles le cancer et le SIDA... Espérons que nous n'allons pas répéter l'histoire à la sauce franchouillarde de je ne sais quelle mélatonine bioidentique ou naturelle, selon la mode actuelle...

Qu'est-ce que l'EBM?

En clair, les études sur lesquelles se base cette AMM ne satisfont pas aux critères de l’EBM (evidence-based médicine ou médecine fondée sur des preuves)Pour comprendre ce qu'est l'EBM - qui devrait être la méthodologie à suivre dans la recherche médicale et dont devraient dériver les critère utilisés dans l'évaluation de tous les médicaments, on peut se référer à l'excellente explication donnée par la revue belge indépendante MINERVA, par exemple dans cette présentation intitulée "Principes de l'Evidence-Based Medicine (médecine basée sur les faits)". Pharmacritique préfère la traduction "médecine fondée sur les preuves", plus proche de la signification originale, mais aussi compte tenu de ce qu'on peut entendre par "faits", surtout lorsqu'on est philosophe... Un terme à éviter lorsqu'on peut le faire - ou alors à préciser. Par ailleurs, c'est le terme "preuves" qui est utilisé dans le texte cité, au-delà du titre. Il faudrait, pour s'en tenir vraiment à la rigueur qui devrait être de mise, parler de "médecine fondée sur le niveau de preuve".

Pour une approche facilement accessible, il y a la définition de Wikipédia, mais qui parle de médecine fondée sur les faits ou même factuelle (!)...

Circadin, mélatonine, rythme circadien : qu’est-ce que c’est ?

Citons l’EMEA, tout en gardant à l’esprit qu’il s’agit là plutôt de suppositions pas encore suffisamment validées pour baser un médicament là-dessus, qui interviendrait réguler une déficience en matière de mélatonine.

"Le principe actif de Circadin, la mélatonine, est une hormone naturelle qui est normalement produite par une glande située dans le cerveau, le corps pinéal. La mélatonine est impliquée dans la synchronisation du cycle de sommeil [l'alternance veille - sommeil ou "rythme circadien", d'où le nom du médicament] en agissant sur des cellules de zones spécifiques du cerveau. Les taux de mélatonine dans le sang augmentent généralement peu après la tombée de la nuit et atteignent leur valeur maximale au milieu de la nuit pour favoriser le sommeil. La production de mélatonine peut baisser chez les personnes âgées, ce qui provoque des insomnies. En remplaçant cette hormone, Circadin augmente les taux de mélatonine dans le sang, ce qui favorise le sommeil. Les comprimés de Circadin libèrent lentement la mélatonine en quelques heures pour imiter la production naturelle de mélatonine dans l’organisme."

La HAS (Haute autorité de santé) ajoute que la structure de la mélatonine est "voisine de celle de la sérotonine" et qu'elle est "aussi associée à un effet hypnotique et à une propension accrue au sommeil."

Mais les raisons de citer cette explication sont aussi autres : les patients sont très friands d’explications simples et d’allure scientifique, et un message des firmes pharmaceutiques en ce sens, relayé sans recul critique par les autorités sanitaires puis vulgarisé dans des magazines et des forums, est une stratégie commerciale qui a fait ses preuves plus d’une fois… C’est ainsi que, des décennies après, on croit toujours à la théorie pseudo-biologique réduisant la dépression à une déficience en sérotonine que les antidépresseurs (en particulier les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine ou ISRS / IRS) viendraient combler. Extraordinaire médecine, extraordinaire psychopharmacologie, qui réussit à simplifier les processus très hétéroclites – y compris sociaux - qui entrent dans la genèse de la dépression et à les ramener à une question de déséquilibre de neurotransmetteurs, à réparer illico presto par des substances chimiques forçant l’organisme à produire plus de sérotonine, etc.

N’empêche, le message publicitaire est toujours efficace. Pas sûr qu’on puisse affirmer la même chose de l’efficacité des antidépresseurs, surtout en dehors des formes graves de dépression, mais ce n’est peut-être pas ce qui compte. (Ici, il pourrait être utile de se rappeler l’étude de Dan Ariely sur les attributs du placebo qui en assurent le succès, comme nous l’avons vu dans cette note).

Un article en date du 13 février du blog Prescribing Advice for GPs (Conseils de prescription pour les médecins généralistes) nous apprend que le Midlands Therapeutic and Advisory Committee (MDTRAC) – l’instance chargée d’évaluer les médicaments présents sur le marché régional, déconseille la prescription de la mélatonine 2mg à libération prolongée (Circadin 2 mg) pour cause de preuves insuffisantes  de son efficacité tout comme de son innocuité.

Inefficacité dans l’indication approuvée ne veut pas dire absence de risques ! L'exemple de la sérotonine

Oui, ce qui paraît inefficace dans l’indication donnée n’est pas forcément sans danger et sans effets secondaires importants, comme on le constate tous les jours avec les antidépresseurs… S’il y a des doutes sur leur efficacité dans la dépression, il y a de plus en plus de preuves sur leurs dangers. Eh oui, jouer avec un neurotransmetteur / neuromédiateur tel la sérotonine, impliqué dans bon nombre de processus vitaux, c’est jouer à l’apprenti sorcier. Et beaucoup de médecins le font, par exemple en prescrivant plusieurs médicaments qui ont des effets sur la quantité de sérotonine produite, sa circulation, la durée de sa disponibilité avant la recapture et les modalités de cette recapture. On risque ainsi un syndrome de la sérotonine ou syndrome sérotoninergique, qui peut être mortel ou du moins causer de sérieux ennuis neurologiques et cardiovasculaires. Même le millepertuis, cette plante que tout le monde devrait jeter à la poubelle, tellement elle interagit avec des médicaments, peut être très efficace dans la production d’un tel syndrome de la sérotonine… alors qu’il y a plus de doutes sur son efficacité dans la dépression…

Alors attendons de voir quels sont les effets secondaires de la mélatonine, surtout utiliséé pour une durée plus longue que celle qu’on lui connaissait dans les pays anglo-saxons, à savoir corriger - ponctuellement - le décalage horaire après un log vol, surtout vers l’est : le jetlag. On sait que toutes les hormones interagissent en permanence et par effets de rétroaction dans le cadre neuroendocrinien (système nerveux végétatif / autonome et hormones), alors il est probable qu’avec une utilisation massive et de longue durée (minimum trois semaines dans les essais cliniques) apparaissent aussi les effets indésirables. (C’est ce qui se passe pour chaque médicament ou vaccin).

Quelle base scientifique pour la mélatonine ?

Comparaison avec un placebo dans les essais cliniques, donc première raison de douter

L’analyse entreprise par le MDTRA fait état de deux études contrôlées randomisées qui ont comparé la mélatonine au placebo, mais pas à un principe actif (un autre somnifère) à l’efficacité reconnue. Cela devrait suffire à nous alerter, et non pas à nous endormir, puisque c’est un signe disant que le laboratoire lui-même ne fait pas suffisamment confiance à son produit et sait qu’il y a des risques de résultats négatifs en cas de comparaison avec un concurrent dont l’efficacité et le bénéfice clinique - ne l’oublions pas, puisque c’est lui qui compte ! – ont été largement prouvés…

Ce n’est pas pour rien que les critiques épinglent les autorisations de mise sur le marché (AMM) données sur la base de telles comparaisons ou plutôt absence de comparaison active, comme nous l’avons dit dans la note déjà citée : "Progrès thérapeutique nul en 2008, dit prescrire. Multiples critiques des procédures d'AMM, responsables de l'inflation des médicaments dont le bénéfice clinique n'est pas évalué".

Seuls deux petits essais randomisés nous restent pour évaluer le Circadin

L’EMEA parle, quant à elle, de trois études contre placebo incluant "681 patients de plus de 55 ans souffrant d’insomnie primaire". C’est-à-dire à peine plus de 200 patients par essai, dont un n’était apparemment même pas randomisé, ce qui suffit à le disqualifier. D’où le laboratoire veut-il tirer une puissance statistique suffisante pour démonter un effet ?

Les analyses sérieuses ne prennent en compte que les essais randomisés contrôlés correspondant à certains critères méthodologiques, définis par l'EBM.

(Le meilleur exemple en la matière, ce sont les méta-analyses de la Cochrane Collaboration, cette instance internationale indépendante dont l’activité consiste précisément à évaluer les divers essais cliniques sur un médicament ou une procédure afin d’en estimer les résultats. (Pharmacritique avait d'ailleurs appelé à signer une pétition pour que la Cochrane Libary - les publications concrètes ou systematic reviews - restent en libre accès partout en Europe; voir cette note, qui contient aussi une présentantion de cette démarche). Dommage qu’il n’existe pas à l’heure actuelle une possibilité d’ajuster les résultats en fonction du promoteur de l’étude, même si on sait que lorsque c’est le laboratoire producteur qui finance, l’essai a jusqu’à 5 fois plus de chances d’être favorable au médicament testé… Mais à part ce biais présent dans n’importe quelle (méta-)analyse, la Cochrane Review fait un bon travail préliminaire d’évaluation méthodologique des essais existants et exclut tout ceux qui ne satisfont pas aux critères de l'EBM ou médecine fondée sur le niveau de preuve. Ce qui est un garde-fou minimal face à des idiosyncrasies trop présentes…).

En lisant l’avis de la Commission de transparence de la HAS (Haute autorité de santé), on se rend compte que c’est même pire que ce qu'on pouvait imaginer : 3 études apparemment randomisées en bonne et due forme ont été "non concluants"…

"Le dossier d’enregistrement comporte les résultats de cinq études d’efficacité randomisées contrôlées versus placebo. Les résultats des études NEURIM I (CIRCADIN 2 mg, 40 patients), NEURIM IV (CIRCADIN 0.2, 0.5 et 2 mg, 263 patients) et NEURIM V (CIRCADIN 1, 2, et 5 mg, 393 patients) ont été non concluants ; les données des deux études de dose ont été insuffisantes pour définir la dose étudiée en phase III.

Les deux études de phase III (NEURIM VII1 et NEURIM IX2) randomisées, double-aveugle, en groupes parallèles ont évalué l’efficacité de la mélatonine LP à la posologie de 2 mg par jour pendant 3 semaines versus placebo chez des patients ambulatoires âgés de 55 ans ou plus avec un diagnostic d’insomnie primaire selon les critères DSM-IV3 (cf. paragraphe 4.3) depuis au moins un mois." Nous avons nos deux petites études favorables, que retiennent les analystes, alors que les trois défavorables ("non concluants" - quel euphémisme) sont balayés sous le tapis….

Idiosyncrasies justement, pour étayer le critère de jugement…

Ces deux essais randomisés ont, nous dit le MDTRAC, tiré leurs conclusions des appréciations subjectives sur l’amélioration du sommeil émises par les participants et collectées selon un questionnaire. A ce critère principal de jugement – fort peu probant, puisque même le wishful thinking pendant trois semaines suffirait à expliquer des résultats positifs – s’ajoutent deux critères secondaires, et notamment la durée et la latence du sommeil. L’effet d’ensemble est modeste, même si, d’un point de vue purement subjectif, 25% des testeurs prenant de la mélatonine (bras actif des essais) ont vu leur sommeil s’améliorer, par rapport à 14% des testeurs du placebo. Sous mélatonine, ils n’ont pas dormi plus longtemps, mais se sont endormis en moyenne 9 minutes plus tôt que ceux du bras placebo des essais cliniques. La différence est statistiquement significative, mais la signification clinique – le fait de savoir si cela apporte ou non quelque chose en pratique – n’est pas pour autant démontrée.

La HAS nous dit que 18 patients ont été exclus de l’analyse dans un essai. Pourquoi donc ?

La revue allemande indépendante Der Arzneimittelbrief - à ne pas confondre avec Arznei-Telegramm - avait évalué la mélatonine en 2006, sur la base d'études qu'elle appelle "très hétéroclites", et conclu que cette hormone n'avait pas d'effet sur le sommeil, mis à part en cas de décalage horaire ou jetlag. La revue réitère sa conclusion dans son numéro de décembre 2008 (AMB 2008, 42, 96, réservé aux abonnés) dans un article de formation continue intitulé "Mélatonine - un somnifère pour personnes de plus de 50 ans?" Nous apprenons qu'un enregistrement polysomnographique n'a pas constaté de changements quant à l'architecture du sommeil (les stades successifs composant un cycle de sommeil, souvent altéré dans certains troubles tels le sommeil non réparateur, etc.). Pas de modification non plus de la durée du sommeil REM (rapid eye movement ou sommeil à mouvements oculaires rapides). Et la prise de mélatonine n'a pas amélioré les performances individuelles au cours de la journée suivante. (Pour des explications quant à l'architecture du sommeil, aux divers stades et aux principaux troubles, voir ce cours, par exemple). 

Effets secondaires et multiples interactions médicamenteuses possibles selon l’EMEA

Il est question d’effets indésirables pas franchement anodins tels "l’irritabilité, la nervosité, l’agitation, l’insomnie, les rêves anormaux, la migraine, l’hyperactivité psychomotrice (agitation sans augmentation de l’activité), les vertiges, la somnolence, les douleurs abdominales (au ventre), la constipation, la sécheresse buccale, l’hyperbilirubinémie (augmentation des taux sanguins de bilirubine, produit de la décomposition des globules rouges qui peut provoquer un jaunissement de la peau et des yeux), l’hyperhydrose (transpiration excessive), l’asthénie (faiblesse) et une prise de poids". Pour une liste complète, voir le RCP européen intégral (résumé des caractéristiques du produit).

A noter que "Circadin est déconseillé chez les patients présentant une maladie auto-immune. Les patients présentant une intolérance héréditaire au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ne doivent pas prendre ce médicament." D’autre part, il n’y a pas d’analyse quant aux interactions médicamenteuses, surtout avec les médicaments métabolisés par les mêmes voies que la mélatonine.

Autant citer la liste, impressionnante, des interactions possibles ou probables mais non étudiées :

"In vitro, la mélatonine est un inducteur des enzymes CYP3A à des concentrations supra-thérapeutiques. La pertinence clinique de cette observation n’est pas connue. En cas d’induction, une diminution des concentrations plasmatiques des médicaments administrés simultanément est possible.

• In vitro et à des concentrations supra-thérapeutiques, la mélatonine n’est pas un inducteur des enzymes CYP1A. Il est par conséquent peu probable d’observer des interactions notables, entre la mélatonine et d’autres substances actives, découlant de l’effet de la mélatonine sur les enzymes CYP1A.

• La mélatonine est principalement métabolisée par les enzymes CYP1A. Par conséquent, des interactions entre la mélatonine et d’autres substances actives découlant de leur effet sur les enzymes CYP1A sont possibles.

• La prudence s’impose chez les patients traités par la fluvoxamine [antidépresseur: Floxyfral, Luvox, etc.] qui entraîne une augmentation des concentrations plasmatiques de mélatonine (augmentation de 17 fois de l’ASC et de 12 fois de la Cmax) en inhibant son métabolisme par les isoenzymes CYP1A2 et CYP2C19 du cytochrome hépatique P450 (CYP). Cette association est à éviter.

• La prudence s’impose chez les patients traités par le 5- ou le 8- méthoxypsoralène (5- et 8-MOP) [traitements dermatologiques tels le Meladinine], qui entraînent une augmentation des concentrations plasmatiques de mélatonine en inhibant son métabolisme.

• La prudence s’impose chez les patients traités par la cimétidine [anti-acide: Tagamet, etc.], un inhibiteur des CYP2D, qui augmente les concentrations plasmatiques de mélatonine en inhibant son métabolisme.

• Le tabagisme est susceptible de réduire le taux de mélatonine en raison de l’induction du CYP1A2.

• La prudence s’impose chez les patientes sous oestrogénothérapie (par ex. contraceptifs ou hormonothérapie de substitution), qui accroît les concentrations plasmatiques de mélatonine en inhibant son métabolisme par les CYP1A1 et CYP1A2.

• Les inhibiteurs du CYP1A2 tels que les quinolones [classe majeure d'antibiotiques, dont l'Oflocet] sont susceptibles d’accroître l’exposition à la mélatonine.

• Les inducteurs du CYP1A2 tels que la carbamazépine [antiépileptique: Tégrétol ] et la rifampicine [antibiotique: Rifadine, Rimactan, Rifinah, Rifater] sont susceptibles de réduire les concentrations plasmatiques de la mélatonine.

• La littérature contient une multitude de données concernant l’effet des agonistes/antagonistes adrénergiques [principalement utilisés dans les maladies cardiovasculaires, pour agir sur certains types de muscles, etc.], des agonistes/antagonistes des opiacés [principalement les antalgiques], des antidépresseurs, des inhibiteurs de la prostaglandine [surtout les anti-inflammatoires], des benzodiazépines, du tryptophane [précurseur de la sérotonine] et de l’alcool, sur la sécrétion de la mélatonine endogène. Aucune étude n’a été réalisée pour déterminer si ces substances actives interfèrent ou non avec les effets dynamiques ou cinétiques du Circadin ou vice versa."

Prescrire le Circadin ? Non, à cause de l'absence de preuves, dit le MDTRAC

Aussi le MDTRAC recommande-t-il aux médecins de ne pas prescrire ce médicament faute de données comparatives indispensables : il est question, bien entendu, de comparaison avec des somnifères reconnus comme efficaces et apportant un bénéfice clinique sur les différents critères de jugement retenus.

Le prescrire pendant quelque temps pour voir si jamais son utilisation réduit la consommation des benzodiazépines, dit la HAS

"Le Service Médical Rendu attribué à cette spécialité est faible. Ce Service Médical Rendu [SMR] attribué pour 18 mois est conditionnel. Son maintien est lié à l’appréciation de la mesure de l’impact de l’utilisation de CIRCADIN sur la consommation des hypnotiques de type benzodiazépines ou apparentés en France; il sera réévalué dans 18 mois à compter de la date d’inscription sur la liste des spécialités remboursables aux assurés sociaux, au vu des résultats de suivi demandés par la Commission (cf. paragraphe 4.5). Il sera remis en cause en cas d’inscription Sécurité Sociale d’une spécialité dont le rapport efficacité/tolérance dans l’insomnie serait supérieure."

Plus loin, la HAS dit clairement que "CIRCADIN n’apporte pas d’Amélioration du Service Médical Rendu dans la prise en charge de l’insomnie primaire" (ASRM : c'est-à-dire une possibilité plus efficace et dont le rapport bénéfice / risque est meilleur que celui des médicaments déjà sur le marché et indiqués dans le traitement de la même maladie. La HAS définit l'ASRM de façon graduelle, du niveau I au niveau V, théoriquement en fonction du niveau de preuve. Mais seulement en théorie, puisque la pratique est tout autre, déformée notamment par les conflits d'intérêts des experts, qu'ils soient financiers ou autres. L'ASRM du Circadin est de niveau V, correspondant à une absence d'amélioration des possibilités thérapeutiques existantes).

Coup de gueule final

Et voilà que l'AFSSAPS nous fait cadeau d'une autre AMM conditionnelle, honteusement donnée à un somnifère dont trois essais cliniques sur cinq ont été non concluants, dont le bénéfice théorique est très modeste et celui clinique probablement inexistant, dont les interactions médicamenteuses sont potentiellement très nombreuses mais non étudiées (vive la sécurité!), dont les effets secondaires déjà connus ne sont pas anodins et qui, de surcroît, n’est à utiliser qu’entre 55 et 65 ans… Puisque, selon la HAS, "les résultats cliniques obtenus sous CIRCADIN ne concernent pas la population gériatrique des personnes de plus de 65 ans polypathologiques ou très âgées, parfois polymédicamentées".

Un somnifère qui n’apporte rien par rapport à ce qui existe déjà… A se demander ce qu'il rapporte aux experts et quels sont les conflits d'intérêts de ceux qui se sont prononcés là-dessus.

Pharmacritique étant "adepte" de l'EBM, à un niveau de compréhension qui est celui d'une usagère lambds voulant apprendre, inutile de dire que le sujet n'est pas clos. Il faudrait parler aussi des tentatives de certains de casser l'EBM avant même qu'elle ait eu l'occasion d'être vraiment mise en pratique, déformée comme elle est par les confltis d'intérêts et tous les biais qui influencent les résultats d'un essai clinique dès sa conception... Il faut d'abord virer les conflits d'intérêts, trouver des procédures d'objectivation des biais, etc., appliquer une EBM digne de ce nom et ne tenter de changer de paradigme que si celui-ci se révèle inadéquat. Pour le moment, c'est le meilleur que nous ayons - et la seule garantie contre l'arbitraire des idiosyncrasies. Comme le disait une journaliste, l'EBM est actuellement l'unique garantie contre les charlatanismes.

Elena Pasca

Commentaires

très intéressant-merci .J'en parlerai à mon médecin

Écrit par : cossus | 14/03/2009

a la lecture de cet article fort bien tourné mais malheureusement empreint d'une forte subjectivité, je me demande si toutefois la revue prescrire ne ferais pas quelques adeptes. ce mot est bien choisi et plein de symbolique.....
Laissez place s'il vous plait a l'argument clinique et a la santé en general dans l'unique but de soulager les patients. Comme bien trop souvent, ces publications ne se basent que sur une theorie.....gardons cet article en memoire et...........comme bien souvent, on pourra s'apercevoir que l'erreur n incombe pas toujours a qui on veut le faire croire.

Écrit par : jany | 27/03/2009

J'ai testé un autre produit à base de mélatonine: Mélatonyl de chez Arkopharma. Celui-là se dit naturel et sans effet secondaire. Par précaution j'ai pris un seul comprimé et non deux comme préconisé.
J'ai vécu une nuit d'enfer: cauchemars pendant les rares périodes d'endormissement et tout un tas d'autres effets secondaires signalés pour Circadin.
Et dire que ce produit est en vente libre!

Écrit par : cazenelle | 18/04/2009

J'ai trouvé de la mélatonine depuis plusieurs mois, et j'en suis bien contente, ça régule bien le sommeil, mon docteur m'avait confirmer que le taux de mélatonine était un facteur important du sommeil. Pour infos

[lien publicitaire vers une boutique de vente en ligne supprimé conformément à la "politique" de Pharmacritique. Désolée.]

Écrit par : brigittedavid | 04/05/2009

j'ai pris du circadin et cela m'a fait de l'effet . Je dors en moyenne 2 heures de plus par nuit et si je me réveille la, nuit je me rendors aussitôt. Dommage que cela revienne aussi cher

[Nom de famille effacé par Pharmacritique, parce qu'il s'agit d'un aspect médical]

Écrit par : Michèle | 11/05/2009

J'ai travaillé 30 ans dans l'Industrie Pharmaceutique et je trouve que les commentaires apportés à la valeur de Circadin sont un peu hard...Il y a pas mal de produits avec des ASMR de niveau V...... je suis insomniaque depuis des années et refuse de prendre anxiolytiques ou somnifères. J'ai testé Circadin depuis un mois, et me réveille moins souvent et passe moins mes nuits à lire, en effet, je me rendors plus facilement. Alors qu'est-ce qui est important.....?
P.S. A titre indicatif, j'ai essayé 2 ou 3 fois un somnifère à 1/2 vie courte... je n'en donne pas le nom, je me suis réveillée très vite.

Écrit par : secunda | 22/05/2009

dommage que le ton de cet "article"soit polemique

un avis contradictoire est toujours bon à prendre
mais difficile à interpreter pour un non initié

ayant travaillé dans la recherche clinique, je suis en faveur de l'EBM mais l'EBM n'est pas à elle seule suffisante pour soigner les malades car l'EBM cout cher et rares sont les études faites sans soutien de l'industrie

sans l'industrie pas d'EBM ou peu

et on retourne à l'âge des cavernes et aux prescriptions de nos "maîtres" encore moins validées encore ^plus subjectives

Écrit par : GRES | 23/05/2009

Avez-vous une idée de comment le Circadin a pu obtenir un brevet alors que la mélatonine est en vente libre aux USA depuis de nombreuses années ? Est-ce grâce au principe actif générant l'effet retard ?
Je suis très surpris par les effets secondaires que vous signalez. Il y a des centaines de milliers sinon des millions de personnes qui en prennent aux USA et très peu d'effets secondaires rapportés. Evidemment les personnes arrêtent peut-être d'en prendre si elles réagissent mal mais franchement je m'interroge sur l'hyperbilirubinémie (Dans le RCP noté comme Peu fréquent (≥ 1/1 000,

Écrit par : Jacques Valentin | 23/05/2009

Une synthèse avec méta-analyse publiée en 2006 a évalué l'effet de la mélatonine/ versus placebo dans les troubles du sommeil secondaires à une restriction de sommeil ("jet-lag" et travail posté) (9 essais comparatifs dont 3 publiés depuis 1998)

Le délai d'endormissement n'a pas été statistiquement différent entre le groupe mélatonine et le groupe placebo, la mélatonine n'est vraisemblablement pas plus efficace qu'un placebo, à court terme. Cependant, on ne sait toujours pas quels effets secondaires pourraient survenir sous mélatonine à doses supraphysiologiques à long terme.
Source : La revue Prescrire (2006)

En réponse à Gres, que je cite : "sans l'industrie pas d'EBM ou peu". (Pour les non initiés qu'affectionne particulièrement ce correspondant, l'EBM c'est la médecine basée si possible sur des preuves.)

Les niveaux de preuve sont très gradués dans les études. Elles dépendent d'un nombre important de facteurs, notamment des études menées en double aveugle (le prescripteur et le sujet ignorent ce qui est administré), du nombre de sujets inclus, des perdus de vue, etc., et surtout de l'intégrité à tous les niveaux, du reccueil des données à l'interprétation finale de l'étude.

Beaucoup de possibilités s'offrent pour "améliorer" un essai clinique. Je citerai par exemple, d'inclure de très nombreux critères, ce qui augmente les chances d'avoir un effet positif, ne pas tenir compte d'effets négatifs, ne pas publier une étude négative, "sélectionner" la population à étudier, oublier les perdus de vue, arrêter rapidement l'étude pour masquer des effets néfastes ou nuls à long terme, se contenter de critères intermédiaires (exemple parfait du Gardasil), faire les études en Afrique (de +en+ fréquents), extrapoler à partir de populations différentes (exemple des études sur le cholestérol incluant des hommes, mais extrapolées aux femmes, ou de la prévalence du cancer du col à Haïti...), etc, etc.

Il est clair que l'industrie pharmaceutique se fiche de la santé des malades et que leurs professions de foi n'impressionnent personne, sauf peut-être Gres... Les cours des actions sont maintenant le moteur de cette industrie. Malheureusement pour cette industrie, elle doit encore en passer par l'aval de scientifiques, médecins ou non, ainsi que des prescripteurs. ce qui explique les énormes budget marketing bien supérieur au budget recherche.

Ce que personne ne semble relever, c'est qu'il faille de la pub pour un médicament. Comme médecin, je ne comprends toujours pas, et vous m'excuserez d'être un peu borné, mais à une pathologie donnée il existe une ou plusieurs réponses, ou pas, si possible validée EBM. mais en aucun cas une pub ne devrait m'influencer.
Vous iriez voir ce médecin sous influence?

Et bien oui vous allez les voir, 100% des médecins sont +ou- influencés par le marketing, personne n'y échappe, et vous seriez étonnés d'apprendre que des thérapeutiques anticancéreuses sont sous influence sous prétexte de randomisation (les malades sont tirés au sort pour tel protocole).
Quoi? Mon traitement anti-cancer qui me rend malade à crever est sous influence marketing???
Ben oui ma brave dame/ mon brave monsieur! Sous prétexte de randomisation, on va utiliser une sacrée saloperie, hors de prix, dont on sait déjà que ça ne marche pas, dans le service anti-cancer où vous vous rendez tous les 15 jours... que vous prescrit le si gentil cancérologue en qui vous avez une absolue confiance.

Et l'EBM dans tout ça? vous interrogez-vous.
Taisez-vous, malade! Vous êtes non-initié(e)!

Ca fait penser à une secte comme la scientologie, la médecine comme vous la concevez, mon cher Gres, moi à la place de non-initié j'écrirais "imbécile", ou "sois malade et tais toi!", bien dans la veine actuelle du "casse toi pauv' c.. !

Écrit par : MGFRANC | 27/05/2009

Bonjour Jacques Valentin,

votre commentaire semble fragmentaire, et pourtant je n'ai rien coupé. Il a dû y avoir une fausse manip quelque part.
J'ai pris le Circadin, que j'ai critiqué très durement si l'on pense qu'il n'est pas tellement important, justement comme exemple de ces AMM de complaisance sur des bases scientifiques plus que lacunaires. Mais ce qui se passe avec la mélatonine, cette facilité à obtenir une AMM, peut se passer de la même façon avec un médicament dangereux, et là, on serait mal.

Je pense donc qu'il faut que les mêmes critères de rigueur s'apliquent partout. Les effets secondaires se révèlent au fur et à mesure que tel médicament est utilisé à une plus large échelle et de façon continue, et non seulement sporadique (comme le jetlag dont vous parliez).

après, l'EMEA aurait plus tendance à occulter des effets secondaires qu'à en cacher trop, alors si le RCP en parle, c'est qu'il soit y avoir des indices en ce ses depuis les essais cliniques. Je n'en sais rien.

Pour moi, le Circadin était donc un prétexte pour critiquer les procédures d'AMM et pour illustrer quelques concepts de l'EBM (J'avais fait un court-circuit parlant de randomisation sans ajouter essais randomisés contrôles en double aveugle, que j'ai corrigé par la suite.)
Cordialement

Écrit par : Pharmacritique | 04/06/2009

Je viens de lire un article qui fleure bon le militantisme anti-médicaments (ces salauds de labos qui nous refilent du perlimpinpin à prix d'or). Je veux bien croire qu'il y ait des abus à dénoncer dans ce domaine, mais encore faut-il le faire à bon escient, et non par parti-pris. J'ai 57 ans et j'utilise la mélatonine depuis 2002. Jusqu'en 2008 je me la procurais en Suisse, après avoir soigneusement sélectionné le fournisseur. Je peux garantir son efficacité pour améliorer le sommeil et ce n'est pas un effet placebo, car j'étais plutôt sceptique. J'ai adopté récemment le Circadin parce que la mélatonine "normale" a une durée d'action de quatre heures environ (en tout cas sur moi) , alors que le Circadin est à libération prolongée. J'ai vu la différence : non seulement il agit plus longtremps, mais si je ne respecte pas le mode d'emploi préconisé (à prendre deux heures avant le sommeil) et que je le prends juste avant de me coucher, le réveil est difficile. Est-ce du placebo ? Je suis d'accord pour en dénoncer le prix très élevé (non remboursé de surcroît) mais il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain. Je pourrais en dire autant avec les anti-dépresseurs, pour lesquels votre opposition de principe manque d'empirisme : il suffit d'en avoir eu besoin pour savoir que ce n'est pas du cinéma, même si leur effets secondaires (variables) n'ont font pas une panacée. Je regrette votre manque de nuance.

Écrit par : scipilliti | 13/06/2009

Article qui sert a rien. Le circadin ma beaucoup aidé.

Écrit par : Supr4 | 05/07/2009

Je viens de lire toutes les explications et commentaires sur le médicament"Circadin". Depuis dix ans ,je prenais des somnifères (1/2 comprimé du générique "Stilnox") depuis pas mal de temps, mais désirant ne plus être dépendante , j'ai vu , dans une revue, les propositions sur le "Circadin". Mon médecin a accepté de m'en prescrire, alors qu'il ne le connaissais pas, résultats: la première et deuxième nuit sans dormir (tout juste deux heures) et ma troisième nuit ,mieux dormi. Ce soir, je me demande si je vais continuer. Et j'ai remarqué que le "Circadin" avait trois composants identiques à un médicament que je prends tous les matins le "Vastarel "35 mg." et le prix est trois fois moins cher et remboursé..
Puis-je faire confiance? je me pose la question.Pourtant ,je voudrais mieux dormir et j'ai 69 ans.. Si je pouvais avoir quelques conseils pour me rassurer!!!!, ce serait très bien....
Merci de m'avoir lue.....

Écrit par : Bombled | 07/07/2009

Bombled,

Trimétazidine : balance bénéfices-risques défavorable de plus en plus confirmée : la trimétazidine (Vastarel° ou autre) est toujours commercialisée dans divers troubles, sans efficacité tangible démontrée et malgré des effets indésirables neurologiques parfois graves.
Sur prescrire.org l'article est disponible.

La conclusion de la même revue citée ci-dessus concernant la mélatonine :
"Dans les troubles du sommeil accompagnant le travail posté, les décalages horaires, ou certaines affections neuropsychiatriques, la mélatonine n'est vraisemblablement pas plus efficace qu'un placebo, à court terme. Cependant, on ne sait toujours pas quels effets indésirables pourraient survenir sous mélatonine à doses supraphysiologiques à long terme. La revue Prescrire 15 août 2006"

Dans une étude bien menée en double aveugle, Bombled, la conclusion qu'un produit n'a pas d'efficacité tangible repose sur ce fait suivant : pas de différence significative relevée durant le temps de l'étude entre la molécule à tester et une pastille neutre (de sucre par exemple), ce qui ne veut pas dire pas d'effet du tout, à long terme notamment. Il y a l'effet placebo de la pastille de sucre, identique à celui du principe actif testé. Et le nocebo également. Pourquoi prescrire un placebo potentiellement dangereux comme Vastarel, ou mélatonine, dont on ne connait pas encore les éventuels effets néfastes potentiels?

Je prescris régulièrement des placebo reconnus comme tels, sans effet néfaste connu, à des patients très heureux qui en redemandent, bien que je les previenne honnêtement qu'il s'agisse de placébo, et j'en prends moi-même pour mes états de fatigues (revitalose, magné b6), quand même sachant qu'il s'agit de placébo. C'est ce qui est extraordinaire dans l'esprit humain, d'y croire même quand on y croit pas! Ou d'être influencé par les labos même quand on se croit indépendant et libre de ses prescriptions!

Vous n'avez pas dormi les premières nuits du sevrage de zolpidem, ce qui est bien normal. Au bout d'un moment vous dormirez aussi mal sans le médicament, mais vous réveillerez mieux, vous éviterez des troubles de mémoire et autres effets secondaires non encore évalués de ces psychotropes, et vous vous rappellerez beaucoup mieux avoir mal dormi ce qui vous conduira chez votre médecin à réclamer votre zolpidem... C'est normal de mal dormir à partir d'un certain âge, ou d'en avoir le sentiment. Tous les sujets très mauvais dormeurs que j'ai envoyé à l'hôpital pour des tests de sommeil avaient un très bon tracé de sommeil à l'EEG!!! Bref ils avaient dormi comme des bébés, malgré les électrodes sur la tête, le bruit de l'hôpital, ne pas être dans leur lit.
La solution est donc de passer ses nuits à l'hôpital, dans un encadrement sécurisé, ce qui explique peut-être ces résultats "anormaux".

Les labos se gardent bien d'effectuer des études de leur produit sur la qualité du sommeil, des chutes qu'ils induisent chez les personnes âgées, la nuit quand elles sont shootées, des troubles mnésiques, à long terme, de la somnolence diurne qui diminue les réflexes et la vie sociale.

L'envie d'y croire est aussi l'une des raisons de l' "efficacité" des ces produits. OK! Mais sans effets dangereux de tels produits.

Écrit par : MGFRANC | 08/07/2009

j'ai pris moi aussi melatonyl de chez Arkopharma et pendant 1 mois, j'ai cru rêver tellement j'ai bien dormi et cela dès la première nuit ! je dormais jusque là très peu avec des benzodiazépines ( difficulté d'endormissement et réveil vers 3h sans pouvoir me rendormir). Avec Melatonyl , ce qui était enfin génial, c'est que je me rendormais à n'importe quelle heure de la nuit!c'était si bon!!
Et quand j'ai filé chercher ma 2iéme boite, la pharmacie m'a appris que ce médicament était interdit à la vente depuis le 10 juin 2009!! j'en aurais pleuré! Alors mon médecin m'a prescrit circadin 2mg; l'efficacité a été moindre (peut-être dû au dosage moins fort ; je prenais 2 comprimés de mélatonyl contre 1 de circadin) mais j'ai commencé à avoir des douleurs abdominales et comme j'ai une maladie auto-immune , il a préféré me le supprimer. Depuis j'ai retrouvé mes mauvaises nuits...

Écrit par : burnie | 23/09/2009

Mon médecin m'a prescrit du circadin pour soigner mes troubles du sommeil et ça fonctionne.
1 mois à ne dormir que 3h par nuit et sans récupérer les rares nuits où je dormais 6h; cela avais bien évidemment détraqué tout mon métabolisme.
1ere prise de circadin et j'ai fait une nuit compléte, j'ai récupéré et ça allais déja mieux le lendemain.
En une semaine j'étais de nouveau en pleine forme.
Là cela fait 5 jours que je n'en ai plus et de nouveau j'ai un sommeil non réparateur, je ne dors que 4h par nuits par tranches d'une heure ou deux et de nouveau je me sent las, fatigué et tout les symptômes précédents réaparaissent petit à petit.

Je ne peu bien sur pas faire de mon cas une généralité, mais sur moi en tout cas la mélatonine marche !
Le seul effet secondaire que j'ai eu était que j'avais faim au réveil. Avant je ne déjeunais pratiquement jamais, ou 3 fois rien; je n'avais pas faim du tout le matin avant 10h. Avec le circadin j'avais faim et je prenais un bon petit déjeuné.

Je précise que j'ai 28 ans, donc ce n'est pas efficace que pour les personnes de plus de 55 ans.

Écrit par : Emmanuel | 08/10/2009

"les patients sont très friands d’explications simples et d’allure scientifique,"

certes.

mais les médecins aussi, quelquefois, ayons la franchise de reconnaître que par manque de temps, de mise à jour des connaissances dans un domaine spécifique etc, nous pouvons aussi céder à la facilité... et puis ils sont tellement jolis ces schémas "un récepteur, un neurotransmetteur, un symptôme, un médicament ! Ceci d'autant que le marketing, lui, est bien une science exacte :-)

Écrit par : Chroniques de l'Aigu | 09/10/2009

Je viens de lire attentivement ces réflexions sur Circadin. Je viens d'obtenir ce matin, et à ma demande parce que j'y croyais, d'un interne secondant un médecin surchargé de travail, Circadin 2 mg pour un traitement de trois mois. La pharmacienne qui normalement est aussi conseillère, m'a simplement annoncé : "médicament non remboursé et 34 euros la boite environ !" J'en ai trois, faites le calcul. Et pourquoi les pharmaciens ne sont-ils pas au courant des effets, soit secondaires, soit nuls de Circadin ? Pourquoi, puisque ce n'est pas remboursé, ne mettent-ils pas les consommateurs en garde ? Je vais essayer ce soir ce médicament mais j'ai peur de perdre le sommeil rien qu'en repensant à ce que je viens de lire.

Écrit par : marievincente | 16/10/2009

J'avais des problèmes de sommeil depuis 8 à 10 mois (réveil après 4 ou 4h 30 et quasiment pas de rendormissement, donc fatigue extrême parfois et irritation).
Après de multiples essais infructueux avec benzodiazépines et autres, le circadin 2 mg me permet de dormir environ 7 h, ce qui est un progrès considérable , à mes yeux.
Alors, faut il arrêter de le prescrire?

Écrit par : jps | 24/10/2009

Je viens de lire, le meilleur et son contraire !, que diable vais-je faire de la prescription de Circadin 2mg que m'a faite hier mon médecin ?

Commencer ce traitement ou jeter l'ordonnance ? existe-t-il un autre médicament que le Circadin dont le principe actif serait, évidemment, la mélatonine ?

Pas rassurant tout ça....

Merci.

Écrit par : Platon | 11/11/2009

Puisque ce Monsieur (premier texte en haut) traite les autres de charlatanisme je ne vais pas me gêner pour dire que manifestement il est à la solde des Grands Laboratoires pharmaceutiques qui ont intérêt à vendre leurs somnifères et autres anxyolithiques dument brevetés (alors que la Mélatonine, étant une hormone, ne peut pas l'être).

Commençons par le verni "scientifique" du pamphlet. En fait c'est tout le contraire : on impressionne le lecteur par des références, des mots, on se met soi même sur un piédestal de pseudo raison. Utiliser de tels procédés c'est régresser au temps de la magie, où les sorciers utilisaient des textes incompréhensibles pour le commun des mortels, de façon à contrôler les gens.

En particulier les grands laboratoires sont passés maîtres dans l'art de manipuler tests et statistiques, dans un sens ou dans un autre comme ça les arrange. Exemple : il est fait mention d'un test ayant duré trois semaines...or mon expérience personnelle (j'avais 57 ans alors, en 2005) avec la Mélatonine est que les premiers résultats on commencé à se manifester au bout de trois semaines, et sont devenus vraiment probants au bout de deux mois (dose = 1mg/jour). J'avais persisté sur le conseil de l'ami américain qui m'en avait parlé (il en prenait lui depuis 15 ans environ, avec entière satisfaction et sans effet secondaire).
Autre argument soit disant scientifique (ici il faut lire entre les lignes pour le voir) c'est que la Mélatonine n'aurait qu'un effet placébo. On croit rêver : une hormone ayant un effet placébo ! J'avais toujours cru que les hormones étaient des principes actifs, puisque secrétés par le corps humain !
Heureusement que le ridicule ne tue plus !

Autre façon de truquer des tests : ne pas utiliser des sujets concernés par le traitement.
Je m'explique si pour le test Mélatonine on ne prend pas comme cobayes des personnes ayant un problème quelconque avec la secrétion de Mélatonine (insuffisance pour les personnes agées, dérèglement pour les personnes victimes du jet lag) on ne risque pas d'avoir une réponse positive, car répétons le la Mélatonine N'EST PAS UN SOMNIFERE, elle ne fait pas dormir, elle rétabli un équilibre au niveau des rythmes biologiques, induisant de ce fait un retour vers un sommeil normal.

De même la posologie doit être différente selon l'origine du trouble, la mienne (invariée depuis 4 ans) est une faible dose mais s'inscrivant dans la durée. Intuitivement on devine que pour contrebalancer le jet lag (décalage horaire des longs trajets en avion) il faudrait plutôt des doses massives pendant une courte période (mais ce problème je ne l'ai pas testé et ne puis donc sérieusement en parler).

Pour ce qui est des effets indésirables, personnellement je n'en ai constaté aucun, et d'autre part ça contredit totalement tous les témoignages que j'ai pu recueillir par ailleurs (car j'ai moi l'esprit non seulement scientifique mais aussi de sécurité : je ne me suis pas arrêté à un seul témoignage, et je vous invite à en faire autant.)
En fait, alors que par exemple on trouve de nombreux témoignages de risques sérieux pour la DHEA, on ne trouve vraiment rien de comparable pour la Mélatonine. Cherchez vous verrez (attention, des témoignages, pas des articles de propagande à charge ou à décharge)
Rappelons à ce sujet (la Mélatonine) que nous avons maintenant un recul de presque 20 ans...pas mal comme principe de précaution, on aimerait que nos chers responsables du système de santé français soient toujours aussi prudents. Et aux USA c'est toujours en vente dans les supermarchés. Cherchez, comparez, déduisez.

Je conclurai mon témoignage en expliquant plus en détail mon cas, afin qu'il soit non seulement plus précis mais plus crédible : j'ai travaillé plus de 30 ans en quarts (3x8) et malgré une discipline de vie exemplaire, au bout d'environ 25 ans j'ai commencé à avoir de très grands problèmes de sommeil et des troubles associés comme de violents maux de tête. J'ai été obligé de recourir aux somnifères (je les ai presque tous essayés je crois). Dans le meilleur des cas ça me permettait de dormir environ 4 heures (au lieu de 2h sans comprimé) et d'un sommeil pas vraiment réparateur. Tant bien que mal (un enfer en fait) je suis parvenu à l'age de la pré-retraite, à 55 ans.
Mais mon calvaire ne s'est pas arrêté là. Je n'ai pas vraiment retrouvé le sommeil en arrêtant mon activité professionnelle : je ne faisais que des nuits de 5 heures environ et, en moyenne 2 par semaine, de franches insomnies de 3h environ (je précise que j'avais arrêté tout médicament pour dormir). J'étais toujours dans une sorte d'état de survie, et ça a duré deux ans jusqu'à ce que j'essaye la Mélatonine. Au bout de deux mois j'étais passé de 5h à 7h de sommeil par nuit (parfois 8 ce qui ne m'était pas arrivé depuis mes 20ans !)
et je ne fais plus d'insomnie caractérisée qu'environ une fois par mois.
Je revis et suis à nouveau très actif...et je le redis : sans aucun effet indésirable.

Je conseille cependant d'avoir une grande régularité quant-aux heures de coucher et de lever, car j'ai remarqué ne pas bien supporter toute dérogation à la règle. Comme si la Mélatonine "rigidifiait" l'ensemble des rythmes biologiques. La contrainte n'est pas bien grande en regard du gain !

En espérant avoir apporté quelques pierre à l'édifice de la vérité sur cette question.

Écrit par : UBIK76 | 24/11/2009

Je termine presque trois mois de traitement (voir mon texte du 16 octobre). Et donc, .... trois mois sans sommeil ou presque.
Forte de l'expérience que je viens de vivre, inutile de vous dire que je cesse totalement CIRCADIN, que je le déconseille, et que je regrette d'autant plus que les pharmaciens, les médecins ne soient pas plus au courant des effets secondaires, de la perte de sommeil si vous en aviez un tantinet, produits par ce médicament. Je souligne le prix exorbitant (34 euros la boite) non remboursé.
Si les témoignages apportés ne constituent pas vraiment attestation de mécontentement, ils contribuent en tout cas à demander la suppression de ce produit. Dans un premier temps, il serait nécessaire que le public soit mis au courant par les professionnels de santé du manque de résultat attendu de ce produit bidon.
J'ai essayé, pour pouvoir en parler. C'est une histoire à dormir debout !!!!

Écrit par : marievincente | 11/12/2009

Un article interessant mais ayant quand meme un parti pris assez net de la grande mode actuel du "grand complot des méchantes industries pharmaceutiques".
Meme si certaines choses sont exactes, les rédacteurs de l'article n'ont à mon avis pas ou peu d'expériences cliniques avec les patients. La prise en charge de l'insomnie en france est actuellement très mauvaise et les patients actuellement notamment en france, et notamment lorsqu'ils sont âgés sont bien souvent traités par des médicaments nocifs (notamment des benzodiazépines qui augmentent le risque de chute, de troubles mnésiques, entraînent une dépendance...). Si la mélatonine permet de s'en passer, on aura à mon avis vraiment entraîné un service rendu important. Car en tous cas, dans les études, ce médicament respecte la structure du sommeil, ne diminue pas le sommeil lent profond important pour l'efficacité du sommeil..
Toujours est-il qu'en pratique, il semble s'agir d'un médicament qui fonctionne souvent très bien, qui est bien toléré, et qui notamment dans le cadre de pathologies dégénératives comme la maladie d'Alzheimer a une efficacité rapidement observable d'après mon expérience, et bien plus que notamment les traitements actuels de benzodiazépines ou hypnotiques.
Quand on écrit un article se voulant/se disant objectif, il faut justement rester un peu objectif et ne pas trop prendre rapidement un parti pris !!!!

Un médecin neurologue et spécialiste du sommeil

Écrit par : oliverT | 19/01/2010

depuis plusieurs années,je prends de la melatonine tous les soirs au coucher et je m'endort rapidement et profondément et je continuerai car j'en suis contente. je la commande à smart city sur internet

Écrit par : blanc | 20/03/2010

Bonjour à toutes et à tous,

J'ai 59 ans et je suis atteint de la maladie de Parkinson. Les troubles du sommeil font partie de cette pathologie. En ce qui concerne les hormones "naturelles" la maladie de Parkinson est provoquée principalement par la mort des neurones qui produisent la dopamine (neurotransmetteur). Le traitement de base de cette maladie est donc la prise de l-dopa qui est métabolise très rapidement par le foie en dopamine. Etant un neurotransmetteur "naturel" la dopamine ne devrait pas avoir d'effets secondaires notables. Il n'en ai rien, bien au contraire car ce neurotransmetteur n'a sa place que dans le cerveau, et pas dans toutes les parties du corps ou il n’a rien à y faire. Un médecin parmi les plus réputés pour les troubles du sommeil m'a prescrit du Circadin, car prenant des benzodiazépines depuis de nombreuses années, aucune molécule de cette classe n'est maintenant efficace pour moi. Conclusion de 2 jours de prise de Circadin: pas de sommeil amélioré mais plusieurs effet secondaire comme l'halitose (mauvaise haleine) au réveil, nausée au réveil, problème de vue. Au bout de 2 jours cela fait beaucoup. Comme la dopamine, la mélatonine n'a rien à faire autre part que dans le cerveau, et les effets secondaires sont le résultat de l'imprégnation corporelle. Cette hormone se retrouvant dans des partie du corps ou elle n'a rien à y faire, ou elle n'est pas présente naturellement, et donc peut avoir des effets néfastes sur des cellules qui n'en n'ont pas besoin. Pour conclure, la mélatonine seulement dans la partie du cerveau ou elle est nécessaire et aux doses dictée par les besoins du cerveau: pas de problème. A mon avis c'est approchant avec la dopamine qui n'est nécessaire que dans une toute petite partie du cerveau mesurant quelques millimètres. Pour les Parkinsoniens qui prennent ce neurotransmetteur, la dopamine est toxique pour les autres parties du cerveau, amène des changements irréversibles dans la structures des autres neurones et conduit dans 80% des cas à partir de 4 années de prise quotidienne à des dyskinésies (mouvement involontaires) menant au fauteuil roulant. La l-dopa était utilisée avant la mélatonine, ce qui permet un bien meilleur recul sur ses effets secondaires Quid de la mélatonine ?

Écrit par : MichelA | 03/04/2010

Bonjour,
Pour ma part, j'ai pris de la mélatonine comme complément alimentaire acheté sur internet puisque pas autorisée en France.
Je n'ai pas trouvé d'effets notoires, la pub vantait tous ses bienfaits, difficiles à évaluer.
Il y a quelques temps, je trouve sur le comptoir de mon pharmacien un produit (Mélatonyl ) sensé réguler le cycle du sommeil (je connaissait "cyclamax" dans le même genre), j'ai posé la question à la pharmacienne qui m'a répondu qu'elle pensait que ce produit devait être plus efficace.
Psychologique ou pas, j'ai trouvé que le sommeil était bien pendant la durée de la prise de ce médicament, vendu très cher soit dit en passant .
Deux ou trois mois après, j'ai voulu en acheter de nouveau, là il m'a été répondu qu'il avait été retiré du marché car dangereux !!!!???
De qui se moque-t-on ?
Qui peut nous donner un avis sérieux, averti, objectif ?

Écrit par : Denis | 14/06/2010

L'article est sans doute volontairement critique et ne m'a pas convaincue car je connaîs les différends entre labos et commissions de médecins....
Pour ma part, à 67 ans, après un an de nuits passées à me retourner dans mon lit ou à lire, entrecoupées de nuits de sommeil grâce à un somnifère (qui me laissait un peu bizarre le matin et avec des pertes de mémoire non signalées dans la notice), je suis tombée sur un site traitant des insomnies et sur le rôle de la mélatonine dans le processus du sommeil. J'en ai commandé une seule boîte dosée à 3mg et miracle, dès le premier soir, j'ai dormi comme un bébé pendant 9 heures, sans cauchemar ni autre gêne. Après plusieurs nuits reposantes, j'ai cessé d'en prendre et je n'avale un cachet qu'après une nouvelle période de plusieurs nuits d'insomnie. Je compte bien en recommander, par internet bien sûr.

Écrit par : Raymonde | 10/08/2010

Polémique ou pas. Plus simplement, les auteurs de ces polémiques ne souffrent probablement pas de problêmes de sommeil et ne connaissent pas (ou ne se doutent pas) l'enfer que nous vivons. Et face à la floppée de somnifère au sommeil non réparateurs que nous restent-ils ? Oh ben les plantes, et puis la relaxation, un bon verre de lait patati patata... soyons sérieux. Je n'ai pas testé le Circadin, mais au point où j'en suis (je ne dors quasiment jamais, ou je ne fais que somnoler), tout ce débat ne m'enlevera pas de l'idée que, effet secondaire ou pas, cela vaut le coup d'essayer. Que j'attende que mon manque de sommeil me tue ou que j'essaye de me soulager quit à me dégrader, cela n'a aps grande différence et au moins je souffrirais peut-être moins..

Écrit par : florian | 05/09/2010

Mon mari , agé de 73 ans prend de la mélatonine depuis trois ans tous les soirs ; l'effet n 'est pas toujours parfait , mais dans l ensemble la qualité et la durée de son sommeil se sont améliorés, surtout il "vivait "ses rêves , était donc très agité au point de tomber plusieurs fois du lit : il a retrouvé un sommeil calme , une bénédiction ! La mélatonine n'est pas du tout interdite en France , il faut seulement une ordonnance la première fois car c 'est une préparation qui peut se faire avec des dosages différents , 1,3, ou 5 miligrammes. 3 mg est le dosage le plus frequemment utilisé . Il n y a aucune réaction secondaire , même à un dosage élevé . En Italie , on trouve la mélatonine en vente dans les supermarchés .J'espère avoir démenti une idée courante qui dit que ce médicament est interdit de vente en France .

Écrit par : Isnard | 04/11/2010

Bonjour,
j'ai 62 ans, et comme j'ai beaucoup travaillé de nuit (j'étais infirmier), j'ai fini par avoir de très gros problèmes de sommeil.
Je prends de la mélatonine depuis 2 ans maintenant, et j'ai retrouvé un sommeil presque parfait, sans le moindre effet secondaire.
Ma pratique personnelle et professionnelle m'ont appris que personne ne réagit de la même façon à un médicament donné, alors mettre en garde oui, interdire l'accès non.
Corfdialement

Écrit par : Bernard | 10/11/2010

Re-bonjour,
je veux compléter mon précédent propos, car j'ai oublié de préciser que la mélatonine a un effet sur ma glycémie matinale qu'elle augmente en post-prandiale, de 2 à 2.3 g/l pendant les deux premières heures, pour revenir à la normale ensuite.

Écrit par : Bernard | 11/11/2010

Il n'y a qu'en France où la mélatonine, naturelle et d'ors-et-déjà présente dans notre corps, "jouit" de cette mauvaise réputation. Le problème, comme beaucoup d'autres, est donc avec ce pays, pas avec la substance.
Pour ma part, insomniaque depuis plusieurs années malgré mon jeune âge (même pas la trentaine), je dors, et mieux qu'avec des doses de cheval de somnifères aux effets secondaires avérés et créant des problèmes d'accoutumance.
Les débats stériles franco-français ne me regardent donc pas.
Seul le résultat compte.

Écrit par : Ghost Writer | 15/11/2010

Circadin: sans effet sur moi, Mélatonine à 2,5mg ça marche à 60-70% (ce qui est déjà très bien). Je ne veux pas en prendre systématiquement mais j'en suis satisfait. Je la commande par internet à un labo étranger dont un médecin m'avait donné l'adresse voici quelques années.
De toute façon, il faut bien considérer que tel ou tel de ces produits n'aura pas du tout la même efficacité sur deux personnes, ni les mêmes éventuels effets secondaires...
Rien ne sert donc de dire "le Circadin est miraculeux" ou "la mélatonine, c'est bidon", ou le contraire.
Déjà sur un même individu, les résultats peuvent être différents d'un jour à l'autre sans que l'on sache pourquoi!

Écrit par : jolivet | 23/11/2010

Bonjour,

On m'a prescrit pendant plus de 10 ans toutes sortes de somnifères, avec un résultat quasi-nul pour faciliter l'endormissement mais en revanche fort abrutissement et somnolence dans la journée, progressivement de plus en plus de problèmes de concentration et de mémoire, et à long terme une aggravation du décalage d'heure d'endormissement. Bref beaucoup plus d'effets négatifs, posant de plus en plus de problèmes de vie quotidienne, que d'effets positifs (aucun, en fait, mais j'ai été un patient "obéissant" qui continuait à suivre les prescriptions qu'on lui faisait, dans l'espoir qu'un nouveau somnifère ait éventuellement un meilleur effet que les précédents).

Le sevrage (car au bout de 10 ans j'ai fini par devenir "désobéissant" aux prescriptions qu'on voulait continuer à me faire...) a été long et difficile, les problèmes d'attention et de mémoire ainsi que la désynchronisation du cycle de sommeil et les impacts importants sur la vie quotidienne sont restés.

On m'a parlé un jour de la mélatonine. J'ai rejeté l'information. D'une part pour ne pas recommencer à prendre des médicaments ou toute autre substance, d'autre part parce ce que les controverses à son sujet n'avaient en plus rien de rassurant.

Beaucoup plus tard, dans une période de particulièrement grosses difficultés de sommeil, la vie devenant "impossible" et ne sachant plus que faire, j'ai finalement eu la faiblesse d'essayer la mélatonine en désespoir de cause, non sans méfiance et scepticisme, et en craignant de tomber dans de nouveaux types d'effets secondaires.
La première nuit, l'endormissement a été relativement rapide, le sommeil de bonne qualité mais plus court que d'habitude, ce qui m'a fait craindre une quantité de sommeil insuffisante et des risques de fatigue, somnolence et confusion dans la journée. Il n'en a rien été. C'était même la première fois que je n'avais strictement aucun effet secondaire dans la journée après la prise d'un somnifère la veille au soir, avec même un relatif bien-être inconnu depuis longtemps, comme si j'avais eu un sommeil vraiment réparateur, ce qui ne m'était plus arrivé depuis longtemps. J'ai refusé de penser que la mélatonine puisse être la cause de cela, surtout après une seule prise, cela aurait été impossible à croire.
Néanmoins, comme je n'avais pas eu d'effets désagréables, je me suis enhardi à en reprendre les nuits suivantes. Les même effets positifs décrits ci-dessus se sont reproduits, avec peu à peu une amélioration du confort de vie.
Aujourd'hui, si j'ai un regret, c'est d'avoir dû subir pendant tant d'années toute une série de somnifères qui ont eu des effets destructeurs sur ma vie, et de ne pas avoir connu la mélatonine plus tôt.

Je n'ai aucune envie de risquer de me rendre dépendant à quelque substance que ce soit, aussi je limite les prises à de courtes périodes (de quelques jours à deux/trois semaines au grand maximum, le temps que les choses se rétablissent), et je n'en prends pas souvent, seulement ponctuellement dans des périodes de difficultés momentanées (une boîte me dure au moins deux ans !).
La seule fois où j'ai eu à me "plaindre" de la mélatonine était liée à une boîte qui ne provenait pas du même fournisseur que d'habitude, et où je n'ai ressenti strictement aucun effet sur le sommeil, à aucune prise. Je me suis perdu en conjectures, et suis revenu au fournisseur précédent.

Veuillez excuser la longueur de mon texte.
Je me suis permis d'apporter ce témoignage personnel dont j'ignore s'il est extrapolable à d'autres personnes, parce que je suis toujours questionné par les nombreuses assertions négatives à propos de la mélatonine, alors que dans mon cas cela a eu des effets très positifs non seulement sur mon sommeil mais également, par répercussion, sur ma qualité de vie.
Pour être tout à fait honnête, je dois reconnaître que j'ai été pour ma part tout à fait négatif à propos de la mélatonine, pour tout un tas de raisons "théoriques", avant que certaines "extrémités" ne me poussent à en faire l'expérience concrète (je ne vous cacherai pas avoir eu assez mauvaise grâce à devoir changer d'avis).

Avec mes meilleures salutations.

Écrit par : dibona | 09/01/2011

Je ferai bref : la mélatonine m'a sauvée. Plusieurs mois d'insomnie : je chutais dans la dépression et mon appétit se déréglait (prise de poids importante). Antidépresseurs : sans effet. Somnifères : sans effet. Dès la première prise, trouvée au hasard de courses au supermarché en Italie, la mélatonine a tout remis en place, même mon appétit. J'ai dormi intensément les 10 jours qui ont suivi le début de mon expérience, comme si mon corps souhaitait rattraper son retard. Et ensuite, mon sommeil s'est régulé.

Avec toutes les réserves de rigueur (chaque réaction est potentiellement unique ; la qualité des molécules peut varier selon les fournisseurs, mieux convenir à l'un et pas à l'autre etc....), une prise en considération positive doit avoir lieu.

Depuis, chaque fois que je quitte le territoire Français, je fais le plein. La différence de prix rapportée au gramme ? Le Circadin en France est 52 fois plus cher que les produits courants trouvés en Italie.

Écrit par : Marion | 31/03/2011

Encore une fois revenons au bon sens élémentaire.

Au delà du circadin c'est un probléme sociétal sur lequel il faudrait réfléchir.

Aujourd'hui les gens voudraient dormir comme des bébés de 0 à 90 ans.

Par nature le besoin de sommeil, sa qualité, sa durée évolue avec le temps et ça on ne l'accepte pas/plus, tout comme on accepte pas d'avoir des rides, de prendre des kilos à la ménopause, de voir son corps se modifier aprés une grossesse...on trouve toujours un produit de consommation pour susciter et/ou répondre à nos angoisses existentielles.

De multiples facteurs peuvent agir sur le sommeil à commencer par exemple par une depression, ce n'est surement pas en se gavant de somniféres ou d'anti-dépresseur sans essayer de régler au fond le probléme par une psychothérapie que cela va s'arranger. Trop souvent on nous propose des "pansements sur des jambes de bois", parce qu'au fond comme ça on continue de consommer.

Ces médicaments peuvent aider à passer un cap mais le probléme c'est que chez la majorité des gens ils deviennent leur solution et leur quotidien. Gommant leurs sypmptômes, ils ne les incitent même plus à agir en profondeur sur leurs difficultés.

Aprés mon deuxiéme bébé, j'ai fait une depression du post partum. Je ne fermais pas l'oeil de la nuit, je n'ai retrouvé le sommeil que lorsque j'ai entamé un travail sérieux avec une psy.

Ma grand mére de 82 ans dort peu la nuit comme beaucoup de personnes âgées, elle a toujours refusé de prendre des somniféres qui lui ont été proposé à de multiples reprises comme un traitement de routine tellement il est courant de saturer les petits vieux avec ce genre de médicaments.

Quand vraiment elle a passé une mauvaise nuit, celle d'aprés est en régle générale bien meilleure (ça marche pour beaucoup de monde d'ailleurs !) et puis si elle s'est réveillée vraiment tôt et bien elle s'octroie une bonne sieste aprés le repas. A son âge et à la retraite elle peut se permettre ce genre de rythme.

Bref le jour où on ne sera plus conditionné à penser que tout ce qui n'est pas parfait doit être une source d'angoisse : le corps, le poids, le sommeil, la grossesse..... les gens consommeront peut être moins mais ce n'est pas vraiment dans l'ére du temps.

Écrit par : Audrey | 02/04/2011

Bonjour Audrey,

Merci pour votre contribution, excellente, rappelant à quel point nous avons intégré un discours que le marketing des laboratoires pharmaceutiques a développé pour justifier la vente de toute sorte de médicaments, y compris de confort (lifestyle drugs) et autres - ce discours qui, mis en pratique, signifie la médicalisation de toutes les étapes de la vie, de tous les états physiologiques (ménopause, vieillissement, tristesse, moindres "performances" liées à l'âge (baisse de la libido, calvitie, insomnie, fatigabilité...)...

Cette médicalisation infinie, et la surmédicamentation qu'elle entraîne, je l'ai abordée comme un sympôme du dévoiement de la médecine dans plusieurs catégories du blog (voir la liste alphabétique à gauche: disease mongering, normalisation, surmédicamentation...)

Tant qu'on ne déconstruira pas ce discours pour le montrer dans sa nudité de stratégie commerciale destinée à faire des profits, les usagers continueront à se comporter comme des consommateurs, même si le médicament n'est pas un produit comme un autre... Et à croire ces médecins qui sont majoritairement sous influence, directe ou pas, par leurs conflits d'intérêts ou d'autres sources de biais, conscients ou pas - et qui ont la gâchette facile.
Car il est plus facile de prescrire un médicament psychoactif (antidépresseur, tranquillisant, somnifère...) que de prendre le temps d'écouter ce qui provoque la tristesse, l'insomnie, etc.

Essayons dans ces pages de contrecarrer ce discours, avec les moyens modestes qui sont les nôtres.

Merci d'y contribuer, Audrey!

Cordialement,
Elena Pasca

Écrit par : Pharmacritique | 04/04/2011

quel est le tarif du circadin 2mg avec frais de port livraison en France

Merci

Écrit par : Longhi | 19/04/2011

J'ai commencé à prendre de la mélatonine il y a plus de 10 ans, par périodes, quand je ressentais le besoin d'améliorer mon sommeil ; je n'ai jamais ressenti d'effets désagréables, et mon sommeil a chaque fois été très nettement amélioré ; conclusion : en ce qui me concerne, je dis oui à la mélatonine et je ne suis pas le seul ; récemment une émission de la RTBF (radio belge) a donné la parole au médecin chef du service "Maladies du sommeil" d'un des plus importants hopitaux de Bruxelles qui a conclu son exposé en ces termes : "en cas de problèmes de sommeil, la première chose à essayer est la mélatonine.. et si elle ne donne pas de résultats, passer à d'autres médications..." ça en dit long non ??

Écrit par : Christian | 09/08/2011

Je vous apporte mon expérience récente de la mélatonine.

Victime d'un burn-out professionnel et sous antidépresseur depuis 2 ans à présent, j'ai perdu pratiquement entièrement le sommeil. Mes 2 tentatives de suicide, je les ai faites alors que je n'avais pas dormi du tout depuis plus 72 heures ! Je ne percevais même plus le danger de ce que je faisais.

Après avoir essayé en vain toutes sortes de somnifères (il vaut mieux en prendre que de ne pas dormir malgré les effets secondaires), je suis depuis 4 mois à la recherche de solutions plus naturelles. Je me suis mis notamment à manger plus de produits bio (sans tomber dans le tout bio). J'ai régler ainsi certains de mes problèmes de digestion et de peau notamment.

Et puis j'ai trouver de la mélatonine dans mon rayon bio en vente libre !! La je me suis dit que tout ce qu'on nous racontait sur les méfaits de la mélatonine devait franchement être dépassé pour trouver ce produit dans ce genre d'endroit!!

J'ai donc essayé cette hormone tant décriée (avec un peu d'appréhension je dois l'avouer). Je n'en prends pas tous les soirs. Seulement quand je me sens particulièrement anxieux et que je sais que ma fidèle amie Insomnie va me rejoindre. Je dors d'un sommeil de bébé alors. Je confirme qu'il ne faut pas la prendre trop tard. Mon expérience me prouve qu'il faut la prendre à 21h maximum pour être certain de ne pas être somnolent le lendemain à 6h quand mon réveil sonne puisque j'ai réussi à reprendre mon activité professionnelle :-))

Un point très important : au delà d'une bonne hygiène de vie, on ne peut pas régler une dépression sans régler le problème d'insomnie. L'insomnie doit être traitée en premier. Il est possible de survivre à une dépression si on dort. Dans ce cas une psychothérapie apporte ses bénéfices. Par contre on meurt à coup sûr sans assez de sommeil. L'absence de sommeil détruit petit à petit tout et favorise le vieillissement. Une psychothérapie ne sert à rien lorsque l'individu est amoindri psychologiquement par le manque de sommeil ! Cause ou conséquence de la dépression, l'insomnie tue à coup sûr !

Je pense que cette hormone est utile à condition de faire le test salivaire de taux de mélatonine. A mon avis, il faut donc un suivi régulier pour adapter la dose comme pour toute molécule. Cela réconciliera ainsi les anti et le pro mélatonine.

Si vous dormez moins de 3 heures par nuit et que vous en ressentez les affres, vous devez avoir nécessairement un taux de mélatonine très bas. Vous pouvez tenter sans danger ce produit que vous trouvez à présent même dans les rayons bio !

P.S.: Lorsque votre taux de mélatonine sera équilibré, n'oubliez pas de consommer celle-ci grâce à votre alimentation en mangeant beaucoup de noix notamment. Ce dernier point prouve à quel point il ne faut pas s'inquiéter par rapport à une hormone que l'on trouve dans nos aliments !

Écrit par : Didier | 23/10/2011

Le choix de la mélatonine n'est pas anodin contrairement à ce que veut faire croire l'auteur de cet article. Ce principe gêne évidemment les fabricants de somnifères qui occupaient jusqu'à aujourd'hui le marché. On engendre un climat de suspicion (avec un peu trop de volonté, un peu trop d'acharnement et des moyens qui n'ont pas à rougir de la dialectique éristique de Schopenhauer... cet article à la taille d'un livre ou d'une thèse montre bien l'intérêt tout particulier de l'auteur et de ses amis pour ce produit) sans qu'aucun élément ne vienne réellement montrer une réelle dangerosité du principe.

A la lecture d'un tel texte, on comprend que l'industrie pharmaceutique est une industrie comme une autre : c'est Dallas. Et que la pire intelligence est celle qui dénuée d'objectivité ou au service de grands groupes financiers cherche à nuire !

Allez vendre votre soupe ailleurs !

Écrit par : Gilles | 14/01/2012

Je prends de la mèlatonine 1 mg depuis prés de 15 ans .Ma qualité de sommeil est très bonne .J'ai pris cette décision après avoir lu le conseil d'un gériatre .Mon médecin est au courant.Pas d'effets secondaires indésirables.Mon âge 82 ans.

Écrit par : de jaegher | 16/01/2012

Bonjour,

Il me semble que le problème n'a pas été réglé, si vous devez toujours prendre de la mélatonine pour dormir, 15 ans après... La prescription des somnifères - et leur prise en automédication - doit être toujours la plus courte possible. Autrement, comment parler d'un effet bénéfique? Il me semble que vos troubles de sommeil n'ont en rien été guéris, puisque vous dépendez d'un somnifère pour avoir une bonne qualité de sommeil... Mais il est certain qu'une telle prise chronique profite aux laboratoires producteurs.

A Gilles:

Je n'ai pas de soupe à vendre et ne propose pas d'autres somnifères à la place de celui-ci ni ne vante quelque médicament que ce soit. Une lecture même très rapide de ce blog suffirait pour contredire votre argumentation.
Bien à vous,
E. Pasca / Pharmacritique

Écrit par : EP / Pharmacritique | 26/01/2012

Bonjour Elena,

J'ai lu votre article avec beaucoup d'avidité, parce qu'en fait je me sens triplement concerné :

D'abord parce que j'ai fréquenté pendant des années un statisticien avec quelques uns et unes des ses amis et confrères. Le genre scientifique, passioné par la science, qui se veut être honnête intellectuellement et engagé. C'est difficile de juger de certaines théories scientifiques quand on ne connait pas bien le domaine en question, même si je me débrouille quand même. On va dire qu'en essayant d'être le plus objectif possible j'avais assez confiance en ses dires.

Et bien il disait que les statistiques qu'on enseigne et utilise aujourd'hui et depuis longtemps sont fausses conceptuellement. Et surtout, pire, que les statisticiens le savent pertinnement et l'ont prouvé, comme un scientifique peut le prouver, mais comment dire... c'est dur de changer les habitudes des clients si vous voyez ce que je veux dire.

Lui proposait un autre pan des statistiques, les "bayésiennes", qui seraient plus valides. Enfin, je ne rentre pas dans ce débat mais ça donne une idée. Par exemple il s'insurgait contre la "méthode des quotas" en vigueur dans les instituts de sondages et bien d'autres choses.

Il y a un petit passage dans votre article qui m'a sauté aux yeux : quand vous dites qu'une des études a "seulement" 200 patients, voulant sûrement sous-entendre qu'elle n'est pas représentative. En fait, je l'ai appris avec ces amis et dans mes propres cours de probas et de stats, "la taille de l'échantillon à considérer pour approcher les caractéristiques de la population étudiée ne dépend que faiblement, voire pas du tout, de la taille de celle-ci" (loi des grands nombres). En fait pour qu'une étude puisse être réprésentative, il faut qu'elle soit sans biais d'échantillon, de publication etc., on parle d'intervalles de confiance, de probabilités, de bruit etc. Mais vous savez peut-être déjà tout ça :) Certains travaillent sur des échantillons d'une dizaine de personnes pour étudier par exemple le SIDA dans certaines zones d'Afrique (et dans cette histoire les pharmaco-industriels n'interviennent pas, ils se gardent bien de vouloir soigner les populations, ils se battent plutôt pour ne pas avoir à céder leurs brevets pour éviter que ces pays puissent produire pour eux-mêmes leur médicaments). Ca m'a surpris un peu, mais c'est comme ça.

Il se trouve que le statisticien dont je vous parlais à travaillé pendants des années pour... Big Pharma ! Enfin plutôt l'une de ces petites boîtes qui vend son expertise en stats aux labos et aux organes de régulations pour leurs études. C'est à dire surtout les labos puisque c'est eux qui montent les études que ces organes étudient pour juger leur produits, très souvent... Et, oh surprise, les études nos sont pas forcément biaisées à cause de mauvaises stats, mais surtout à cause du piétinement systématique et organisé des considérations non-pécunières par les labos. Et là, des histoires vécues de l'intérieur, j'en ai entendu des tonnes. Des patients qui disparaissent (bon c'est normal d'enlever certains patients, pour enlever certains biais justement, mais des fois c'est bien louche), des études qui durent des années, des fois plus, financées, avec des vies à la clé, qui sont arrêtées parce que finalement on se rend compte que le principe actif il est vraiment pas efficace, voire nocif, et que là cette fois ce serait trop dur à caher. Juste horrible. Et cette pression sur les employés, "Fais-moi cracher ces données, au bout d'un moment elles finiront bien par parler". Ou encore la comparaison avec l'effet placebo, effet très puissant et qu'on comprend encore très très mal et qui nous réserve des surprises. Et en plus derrière ça, les vrais inventeurs, ceux qui font de la recherche, trouvent les molécules eh bien ils se font priver simplement de leur brevet, ça revient à la compagnie. Pfff. Il y en a aussi beaucoup qui partent de Big Pharma, qui aujourd'hui fait du fric avec du fric parce que pourquoi mettre vraiment l'accent sur la recherche, quand les molécules existantes rapportent déjà si gros. Des fois, trop de profit immédiat, c'est nuisible à notre santé.

Bon, me voici à la troisième chose qui m'a fait réagir à votre article. C'est que depuis un peu plus de 15 ans maintenant, je souffre au quotidien d'un important et rare trouble du rythme circadien. Une maladie du sommeil invalidante, qui a d'autres effets en plus du sommeil pourri et la fatigue ad nauseam. Et la mélatonine, je connais bien. Et d'autres traitements j'en ai essayé aussi, et pas que médicamenteux loin de là. En fait quand vous évoquez le mécanisme d'action de la mélatonine et du sommeil, ça me choque que vous ne parliez pas des yeux, de la rétine, de la lumière, température, des donneurs de temps quoi. Zeit... comment on dit en allemand ? ;)

De la mélatonine j'en ai pris pendant de longues périodes de temps. A l'époque elle était interdite en France. Eh bien, elle provoquait chez moi un petit assoupissement une à deux heures après la prise, qui était plutôt bienvenu pour m'aider à réguler mon rythme. Mais rien d'extraordinaire non plus malheureusement, et évidemment rien de miraculeux comme on l'aurait dit aux USA quelques temps avant. Mais ça j'étais au courant, le neuro m'avait prévenu. Donc j'ai arrêté. Et après ces longues périodes, ca va jusqu'à l'année, je n'ai ressenti aucun effet secondaire dû à cette molécule. Quand j'en parle avec les autres patients qui ont des troubles du rythme circadien (c'est dur à trouver en France, mais aux USA il y a une petite communauté sur Internet), eh bien il se trouve qu'il ont souvent essayé, c'est évident, et que beaucoup n'en prennent plus parce pas d'effet intéressant tout simplement. Mais il y en a une partie qui, quand même, trouve un bénéfice à prendre 0.5 à 1mg de mélatonine quotidiennement, avec d'autres actions sur d'autres plans, ça les aide à aller un peu mieux. Il faut rappeler qu'aux USA les médecins ont tendance à prescrire des posologies très fortes, trop fortes, pour cette molécule, 2, 3, 5, j'ai même vu une fois du 10mg, c'est aberrant.

C'est une hormone, ça peut être potentiellement très dangereux d'en prendre artificiellement, et peut avoir des effets insoupconnés. Il faut que les gens soient informés, avec des dosages horaires de la substance dans les urines ou la salive par exemple. Mais si certains acceptent de la prendre, une fois bien informés qu'il y a un risque, je pense qu'il faut les laisser. Parce que des fois, on choisit entre le risque et la souffrance, voire entre la souffrance et la souffrance.

Concernant la préparation à "effet retardé", j'en ai entendu parler mais très peu de retours. Pour moi il est question de réessayer ce médicament en complément à d'autres approches. Je le ferai peut-être. Vous devez comprendre maintenant je pense pourquoi je me suis senti concerné par votre article.

Oh là là, que mon texte est long. Certains ont du partir :) J'espère ne pas vous avoir ennuyée.

nK

Écrit par : nK | 08/02/2012

Bonjour NK,

Ce n'est pas ennuyeux, au contraire.

Mais pour qu'on puisse juger et éventuellement aller dans le sens d'une remise en cause des statistiques - qui sont très importantes dans l'EBM (médecine fondée sur le niveau de preuve) - il faudrait des auteurs, des références, des arguments pris un par un, etc.


Pour ce qui est de la mélatonine, au moins votre commentaire ne ressemble pas à tous ceux - largement majoritaires à la suite de mon article - qui semblent issus tout droit de la plume d'une agence de communication, tellement ils manquent totalement de spontanéité, sont policés, bien écrits et construits selon le même moule... Et j'ai rarement vu des gens se mobiliser de la sorte pour défendre un médicament. Ca sent la publicité à 100 m à la ronde. Pour moi, il ne s'agit pas de témoignages réels, à quelques exceptions près, qu'on voit tout de suite.

Si vous remontez sur la page, vous trouverez une réponse que j'ai postée (les miennes sont toutes surlignées automatiquement) en juin 2009 sur le pourquoi et le comment de cet article.

Cordialement

Écrit par : Elena Pasca | 09/02/2012

Je me réveille regulierement a 3h ou meme avant dans la nuit, je prends un1/2 zolpidem et je m'endors.Ceci pour commencer... Ca nétait pas un problème mejeur. mais seulement, je souffre de crampes nocturnes dans les mollets et les chevilles,les orteils,et j'en passe;;; Depuis 3 ans, j'ai fait le chiatsu, oiu, ca s'est passé pour 3 semaines, (50euros la séance) j'en fait 5! Ca recommencé au plus bien. Homeopathie, oui, 3 semaines tranquilité et ca recommence...
J'ai changé les bidoules homeopathiques 4x,toujours formidable pour 3semaines, et..

Le neurologue m'avait proposé le tratement a la dopamine, et me mettant a la garde des effets secondaires. Il m'avait proposé de la quinine, mais comme je souffre d'insomnie, ce n'est pas récomandé;

Et-miracle! Il ma proposé Circadin! Et ca marche!!! Et en plus je dors!!! Seulement je pris du poids.... Pas beacoup, mais tout de meme. Tout en faisant du sport tous les aprés midi et en surveillant mon alimentation, je n'arrivais de me expliquer cet pris du poids soudain. 3kg. aprés 3 semaines pris du Circadin.

Que en pensez vous?

[NdR: Nom de famille effacé par Pharmacritique, par prudence, s'agissant de données médicales personnelles]

Écrit par : Alena C. | 25/03/2012

Bon, je ne sais pas bien, comment ca marche, mais je suposse, que je dois continuer de me observer, et en effet, j'ai oublié de le dire, je prenais des antibiotiques en meme temps,a couse d'une cystide. Est ce que c'est peut etre pour ca,? Maintenant, je m'obseve, je n'ai plus de la Circandin, je me réveille dans la nuit, et j'ai des crampes...Je m'en procurerai surement de hors de la France, car ca vient becoup moins chère. Repondez moi svp, j'aimerais avoir votre avis. Alena

[NdR: Nom de famille effacé par Pharmacritique. Un pseudonyme ou un prénom suffit sur internet, lorsqu'on donne des informations personnelles]

Écrit par : alena | 31/03/2012

je desire commander circadin 2 mg Donc je souhaite les coordonnees pour le faire je vous remercie

Écrit par : larramendy | 16/04/2012

Je prends du Circadin 2mg depuis plusieurs mois déjà en cure de 3 semaines comme conseillé. Mon sommeil s'améliore au bout de 10 jours et se dégrade lors de l'interruption du traitement. Mon médecin me conseille de le prendre en continu pendant 3 mois. Toutefois des analyses sanguines ont mis en évidence une très forte augmentation des Gama GT. Je sais que j'ai un foie fragile. D'autres personnes ont-elles rencontré ce type de problème. Je prends seulement du Circadin. Il ne peut donc pas y avoir d'interaction médicamenteuse.

Merci pour votre réponse

Écrit par : pradesmr | 18/04/2012

Je ne sais pas par où commencer !

Je viens de lire ce qui précède avec stupéfaction, effroi, dégoût, et surtout, pas beaucoup d'optimisme.

Comme chaque cas est différent d'un autre, je me permets d'exposer le mien, excusez la longueur svp.

J'ai TOUJOURS été insomniaque. A 13 ans, je carburais déjà au Valium 5. (J'en ai 56). J'ai essayé -enfin, tous mes médecins consécutifs m'ont fait essayer- tous les somnifères, anxiolytiques, anti-dépresseurs possibles, sans compter l'homéopathie, l'acupuncture... et je passe sous silence toutes les auto-médications que j'ai tentées avec les médocs sans ordonnance.

J'ai connu TOUTES LES PHASES de l'insomnie : endormissement spontané impossible, et quand je m'endormais : cauchemars, réveil a 3 H, 4 H ou 5 H du matin (il paraît que chaque heure précise correspond à une pathologie précise), impossibilité de me rendormir...
(Bizarrement, soit je n'avais pas sommeil DU TOUT, soit j'avais terriblement ENVIE de dormir, mais pas possible ! A hurler.)

Le matin, fatiguée à en crever, mais bien obligée d'assumer la journée quand même... J'ai SURVECU ainsi pendant des années, en prenant sur moi.

A 41 ans : cancer du sein, on enlève tout ce qui est pourri et on me met une horrible prothèse à la place, qui me fait horriblement souffrir, on me la change 4 fois, les insomnies continuent, les douleurs tout le temps, il faut continuer à vivre, à travailler, alors que la seule idée de se lever pour aller à la salle de bain est déjà une souffrance...
Et à sourire poliment lorsqu'une âme bien intentionnée me sermonne :"Après tout, on vous a sauvé la vie, non ? Alors soyez po-si-ti-ve !"...

Mon médecin : soit il se contente de me re-prescrire la même chose, soit il me fait essayer un nouveau truc qui vient de sortir. Au bout de 15 ans, il me dit qu'il ne peut plus rien pour moi et m'envoie "en maison de repos" : en fait un asile où le personnel était encore plus fou que les patients...

Passage obligé par un psy... En fait, j'en ai essayé trois : je ne me sentais ni dépressive ni folle, juste seulement FATIGUEE à en hurler.

Mon médecin finit par ne plus me croire : me voilà devenue hypocondriaque. "Qu'est-ce qui vous amène cette fois ma petite dame ?" "Je ne dors pas, je suis toujours fatiguée, j'ai MAL PARTOUT." Aah ? On recherche du côté de la fibromyalgie (fourre-tout bien pratique pour les mesdames qui s'écoutent un peu trop se plaindre)... mais rien de probant de ce côté-là.
On se rend quand même compte que si je souffrais dans la poitrine depuis 2 ans, c'est tout simplement parce que j'avais 5 côtes fracturées depuis un accident de voiture. Je pouvais brailler que j'avais mal, personne ne me croyait !

Je vais faire court : en février dernier je suis prise (pour la 1ère fois de ma vie, elle me manquait celle-là !) d'une énorme crise de spasmophilie, totalement inattendue. C'est absolument A-TROCE, je préfèrerais qu'on me coupe l'autre sein plutôt que d'avoir à revivre ça.
"Mais voyons, c'est juste une "crise d'angoisse", prenez un cachet de calcium et ça passe en une heure !" Au bout de 4 mois, je ne m'en suis toujours pas remise... Et d'autres symptômes se sont rajoutés : vertiges, hyper-accousie super gênante et acouphènes intolérables.
Des fois, je suis tellement fatiguée que je me coucherais par terre dans la rue, si la peur d'être ridicule ne m'en empêchait pas.

Dernièrement, je regarde par hasard les effets indésirables de mon traitement : JE LES AI TOUS !!!!! Même les plus improbables, les plus rarissimes... Je décide de TOUT arrêter, comme ça, d'un coup, même si je sais qu'il ne faut pas le faire : j'ai décidé d'arrêter de m'EMPOISONNER. Ces 4 dernières années, je les ai quand même passées pratiquement sans sortir du lit à force de me bourrer de calmants !

En ce moment, je suis en plein sevrage, ce qui fait que je souffre autant que je souffrais avant, sinon pire.

Et c'est là qu'un pharmacien me conseille le Circadin, qui à son avis convient mieux "parce qu'il contient de la Mélatonine, c'est plus "naturel", et c'est conseillé aux vieux de 55 ans..." et ça coûte 30 euros.
Je ne crois absolument pas à l'effet placebo, mais les 2 premières nuits j'ai réellement dormi 4 heures d'affilée... Le bonheur.

Mais très vite ça n'a plus marché. Je suis morte de fatigue, lasse de crier dans le vide, je suis irritable et je m'engueule avec tout le monde. C'est pourquoi cette nuit je me suis renseignée sur le Circadin et je suis tombée sur votre blog, espérant y trouver du secours.

Je suis EPOUVANTEE !!! Les effets indésirables sont les MEMES et je les ai PRATIQUEMENT TOUS, si ce n'est que j'échappe au priapisme.

Alors, je ne vais pas entrer dans la polémique méchants laboratoires pharmaceutiques contre gentils consommateurs un peu neu-neu. Je ne suis pas au fait de la question.
Mais la question que je me pose, c'est de savoir POURQUOI ARRETER DES MEDICAMENTS A CAUSE DE LEURS EFFETS INDESIRABLES, POUR EN PRENDRE UN AUTRE QUI A LES MEMES EFFETS INDESIRABLES ???

Apparemment, que je les prenne OU que je ne les prenne pas, le résultat est le même : AUCUNE AMELIORATION et les gênes dites "secondaires" continuent de s'accumuler.
"GENES SECONDAIRES" ! alors que ce sont elles, EN PRIORITE, qui gèrent ma vie, enfin ce qui m'en reste.

Je crois que je vais donc arrêter le Circadin aussi, dès aujourd'hui.

MAIS QU'EST-CE-QUE JE VAIS BIEN POUVOIR FAIRE, A PART SUPPORTER, SUPPORTER ENCORE ET TOUJOURS ?

Je n'en peux plus, j'espère que vous pourrez me répondre.
Merci.

Écrit par : Fée | 19/06/2012

Bonjour,

Merci pour tous les commentaires et témoignages.
Je n'ai pas d'informations sur les effets indésirables et les interactions.

Il faut voir tout cela avec un médecin, pour prendre en compte l'ensemble de la situation médicale. Cela ne peut pas se faire sur internet, et je ne suis pas une professionnelle de santé. Rien ne peut se substituer à une consultation médicale.

Je suis juste un passeur d'informations, essayant de donner des éléments qui peuvent contribuer à une réflexion critique, qui doivent être discutés avec des médecins. Tout ce que je peux apporter dans certains cas, c'est ma sympathie et une écoute attentive.
Et même cela est limité en ce moment, désolée... Par manque de temps et d'énergie, je n'arrive pas à répondre à tout le monde, dans cette discussion et dans d'autres. Toutes mes excuses.

Si vous souhaitez faire une recherche sur internet, sur les effets indésirables du Circadin: habituellement, les notices anglophones sont les plus complètes là-dessus (et en libre accès); vous pourriez faire une recherche en anglais "melatonin side effects", par exemple.

Quant aux demandes d'adresses commerciales, pour le Circadin comme pour tout autre médicament, dispositif médical, etc.:
Ce blog n'est pas commercial et je ne fais pas de publicité. Il n'y a pas d'adresses ni de liens vers des sites commerciaux vendant des médicaments, d'autant que cela me paraît dangereux, vu le risque de contrefaçons et d'arnaques diverses. Et l'automédication n'est pas non plus sans risque. Il vaut mieux avoir l'avis d'un médecin et/ou d'un pharmacien, en toutes circonstances.

Fée, désolée pour toute cette souffrance. Je ne sais pas quoi vous dire et n'ai aucune compétence pour vous conseiller dans une situation aussi complexe que la vôtre. Peut-être pourriez-vous voir un médecin spécialiste du sommeil? Parlez-en à votre médecin et votre pharmacien, ils pourront certainement vous conseiller.
Désolée de ne pas pouvoir vous répondre.
Tenez bon!
Cordialement

Écrit par : Elena Pasca | 21/06/2012

En relisant rapidement les commentaires je voudrai rajouter deux choses :

1/ La mélatonine n'est pas un médicament que l'on prend pour dormir comme un hypnotique. Elle est au centre de la gestion du rythme circadien (celui qui court sur 24-25H normalement). Quand on en prend une fois à la bonne heure par exemple, on peut ressentir un endormissement, souvent léger, mais ce n'est pas l'intérêt. L'intérêt supposé de la mélatonine et d'aider à réguler le rythme circadien, et ce rythme prend du temps pour s'équilibrer, au moins une semaine dans les cas "normaux". Ça n'a rien à voir avec un hypnotique (stillnox etc) avec lequel on cherche à agir sur le court terme, on ne peut pas comparer leurs effets, et surtout pas sur seulement deux nuits.

2/ Au sujet du rapport bénéfice/risque : il n'est pas le même pour tous les patients. D'après moi la mélatonine n'est pas à prescrire pour soigner une insomnie d'endormissement ou une insomnie primaire qui n'aurait pas une cause sous-jacente non détectée. La prescrire en dehors de l'AMM devrait être très mesuré et rare. C'est une hormone, ce n'est pas anodin, c'est même potentiellement très dangereux, à éviter d'une manière générale. Cependant pour les patients comme moi qui souffrent d'un trouble grave du rythme circadien (ou pour d'autres pathologies) le rapport bénéfice/risque n'est pas le même, cela "vaut plus le coup d'essayer".

En résumé, peut-être que l'AMM n'est pas justifiée pour toute la population mais ce n'est pas pour autant qu'il faut en priver l'accès à une minorité (extrême minorité) qui peut s'en servir comme béquille pour s'adapter à une maladie très invalidante. Le médecin peut bien rajouter "dans le cadre du syndrome d'Angelman" sur la prescription pour qu'elle puisse être remboursée par l'assurance maladie (c'est un exemple, ce n'est pas ma pathologie), les AMM peuvent bien être sur mesure non ?

Le circadin est indiqué pour les séniors qui ont naturellement un déficit de mélatonine, des besoins en sommeil moins grands et qui souvent le vivent mal. La France avait eue une bonne idée d'interdire la mélatonine à l'époque : elle était vendue comme véritable molécule miracle à l'époque aux USA, à tort évidemment, comme la DHEA. Ces comportements du côté des patients sont très nocifs et il faut éviter de les importer. Mais maintenant, des années après, on peut ouvrir un peu la porte et trouver une situation d'équilibre.

Aujourd'hui si on vous prescrit de la mélatonine, un pharmacien français a le droit de vous en délivrer une préparation en France. Tant mieux. Une préparation. Y'a plus marqué Circadin, y'a plus le joli logo et le "marque déposée" dessus et... c'est sûrement moins cher. Vous voyez ?

J'ai bien compris que votre article parlait des AMM suspicieuses et le l'EBM, sujet qui m'intéresse aussi et est important, en prenant l'exemple du Circadin. Cependant j'ai réagi sur ce dernier sujet en particulier parce qu'il me concerne directement.

Écrit par : NK | 22/08/2012

que faire, certains disent que c'est bien d'autres "crient" à l'arnaque mon médecin vient de me supprimer le noctamide pour le remplacer par le circadin est-ce dangeureux

Écrit par : Antoine | 16/12/2012

mon médecin vient de me supprimer le noctamide pour le remplacer par du circadin mais d'après ce que je viens de lire ci-dessus certaines personnes sont pour mais il y a des réponses qui font réfléchir sur le bien-fondé de ce produit : qu'en pensez vous ?

Écrit par : Antoine | 16/12/2012

Bonjour,
Circadin, beaucoup de bruit pour rien... Enfin, si, pour rapporter des gros sous Biocodex - Rad Neurim Pharmaceuticals. Plus de 30 euros la boîte pour un mois, non remboursés, heureusement, parce que ça serait encore plus contestable de faire payer ça par la sécurité sociale.

Efficacité du Circadin pour s'endormir: zéro.

Qualité du sommeil très détériorée et des effets étranges: j'ai remué toute la nuit, je devais remuer mes jambes, bouger sans cesse, ça m'a rappelé le syndrome des jambes sans repos, dont j'avais entendu parler. Après quelques jours de pause, j'ai essayé encore, avec les mêmes résultats, plus somnolence dans la journée.
Dans mon entourage, tous ceux qui l'ont essayé soit en disent du mal soit disent que le Circadin leur a rien fait pour s'endormir ou retrouver un rythme plus équilibré.
Du coup, quand je vois la file des commentaires, tous ce louanges m'étonnent. Ca ressemble à de la publicité: des gens qui sont payés pour faire des commentaires positifs sur commande des laboratoires pharmaceutiques. C'est courant sur internet. D'accord avec Elena Pasca (dont j'apprécie le travail et les mises en garde. merci!) sur le manque de spontanéité et les relents publicitaires. Elle a raison, c'est bizarre d'insister autant pour recommander le Circadin. Ceux qui ont des expériences négatives ou constatent l'inefficacité prennent rarement le temps de le dire.

conclusion: oui, Circadin = "bluff publicitaire" très profitable pour ses fabricants et ses vendeurs

cordialement

Écrit par : Lisie | 07/07/2013

Toute cette lecture me fait peur, en fait je suis allé voir mon médecin la semaine dernière car je me lève tout les matins aussi crevé que je me suis couché la veille malgré un sommeil de qualité plutôt satisfaisante en tout cas en terme de durée et sans phases d'éveil prolongees.
Il m'a donc prescris cicadin en m'en explicant les mécanismes et les éventuels bienfaits.
Je commence ce traitement ce soir et c'est non sans crainte que je vais m'y contraindre.
J'ai 51 ans et depuis de nombreuses années je me lève ainsi fatigué et ayant un métier physique je suis prêt a essayer ce traitement car il n'y a rien de pire que se réveiller fatigué comme ça. Pour info je fais un peu d'apnées (8 par nuit) ce qui ne justifie pas une telle fatigue au réveil selon mon pneumologue.
Voilà ce que je tenais a dire et je ne manquerai pas de revenir ici pour vous informer des bienfaits ou méfaits de ce traitement.
Bon courage a vous tous et merci de m'avoir lu.

Écrit par : yan | 29/09/2013

CIRCADIN RETARD 2 MG
INSOMNIE
REFROIDISSEMENT DE TOUT LE CORPS
Mon médecin généraliste a prescrit ce médicament vu que j'avais des insomnies depuis plusieurs semaines.
Le résultat est négatif donc je ne prends plus le médicament.
Un fait c'est que malgré mes 58 ans, et le médicament inconnu à ce jour est pour moi un médicament dont s'établi les effets indésirables : l'insomnie
Je suis passée au DOMINAL pour une bonne nuit.
Faites attention, ce n'est pas un médicament miracle et je pense qu'au contraire il est néfaste.
Je vous remercie de m'avoir lue, courage à tous.
Ne boirions-nous pas une bonne tasse de camomille, qu'en pensez-vous?
Ecrit par Michèle leunens, Belgique

Écrit par : leunens | 19/11/2013

Attention, milles excuses pour les fautes de français. Le français n’est pas ma langue maternelle.
Je suis médecin généraliste. A 59 ans, découverte d’une bicuspidie aortique suivie à 6 mois d’une endocardite (probable) et d’une décompensation cardiaque gauche aiguë. Mise en place d’une prothèse aortique. Après 10 jours d’hospitalisation reprise de la thoracotomie et de l’exploration du site pour tamponnade. Persistance d’une tachycardie : flutter, remise en sinusal par overdrive.
A 60 ans AVC (accident vasculaire cérébral), suite à un arrêt brutal de l’anti coagulation suite à un examen médical invasif. Peu ou pas de séquelles : perte d’une partie du champ visuel et une hypoesthésie de l’hémithorax et du bras droit.
Actuellement 66 ans. Depuis mon intervention à cœur ouvert, je n’ai jamais réussis à dormir plus que 2 heures d’affilées, alors qu’avant j’avais un bon sommeil, profond et récupérateur. Progressivement mon état s’est altéré : insomnie nocturne et somnolence diurne, arythmie cardiaque, troubles digestifs, hypotension orthostatique et chutes, perte de la mémoire récente, diabète et anticoagulation difficile à réguler, secondaire aux troubles digestifs (stase gastrique et retard de vidange gastrique avec épisodes de diarrhées multiples).
Mise sous CIRCADIN et nette amélioration depuis la première prise : plus de somnolence diurne, nette amélioration de l’arythmie cardiaque, plus d’hypotension et plus de chutes, anticoagulation et diabète bien stabilisé, nette amélioration de la mémorisation … Bref je recommence à vivre. Après 3 semaines : arrêt de la médication et récidive des plaintes. Reprise de la médication après un arrêt de 7 jours et disparitions des symptômes ….
Quoi que l’on puisse dire, pour moi, le CIRCADIN, a fait des miracles. Je ne l’ai jamais voulu prescrire pour mes patients, vu les critiques négatives qu’il, suscitait, mais pour moi, j’ai du me rendre à l’évidence. EBM ???

Écrit par : DESIRE VERBRAECK | 17/12/2013

moi ça fait un mois que je ne dort pas j j'ai pris des comprimés a base de plantes 1 h de sommeil le médecin m'a prescrit du circadin 2 mg et je l'ai prit hier soir je n'ai pas dormi de la nuit ce soir je passe a deux comprimes et je n'en peux plus ... voilà pour ce qui est dangereux tous les médocs sont dangereux même l'aspirine et les plantes alors ....... je n'ai que 22 ans et je veux dormir

Écrit par : Dartigue | 31/01/2014

Sommeil court et journées lamentables...je suis une "invalide" !!!1cp de circadin et je dors 6 heures ,me rendors facilement ....je n'ose pas le prendre en continu alors ma forme diurne suit la même courbe!

[NdR: Nom de famille effacé, s'agissant de données de santé. Un prénom suffit sur internet]

Écrit par : michele C. | 08/04/2014

Insomniaque depuis de nombreuses années, mais l'age n'aidant pas (42 printemps !)..ca devenait ingérable. J'ai consulté mon toubib. Prescription de benzo....mais sur une periode de 2 mois maxi. C'etait relativement efficace, mais un peu difficile pour le reveil, et la memoire ! Retour au toubib : mais refus obstiné de prescrire a nouveau des benzo (voir pire)....mais, prescription de Circadin. La premiere semaine est un peu "difficile" (mes insomnies sont puissantes!)...mais depuis maintenant 2 mois...je dors mieux, un sommeil de qualité et un reveil tranquille. Pour le moment aucun effet secondaire.
Voila, libre a vous de penser ce que vous voulez, mais pour moi CIRCADIN est une vraie solution pour certains insomniaques
David (enfin réconcilié avec Morphée)

Écrit par : david | 09/04/2014

L.Ebm profite à ceux qui l invoquent pour disqualifier qui n'est pas dans la ligne du parti. Cet article est une montée au créneau contre la melatonine, OK. Mais que dire des somnifères ! Revenons aux faits qui résultent de l'observation, de l.experience, du jugement d.un bon praticien, et assez de guerre idéologique au service d intérêts obscurs.

Écrit par : Grelier | 16/04/2014

Bonjour,
Je viens de lire votre article sur la Mélatonine et souhaite, même si je n'ai pas tout compris, donner mon avis si je puis me permettre.
Personnellement, j'ai des problèmes d'endormissement depuis 8 ans environ suite à un travail de nuit que j'effectuais à cette période (ce qui n'est plus le cas depuis). J'ai pris et prends régulièrement de la Mélatonine. J'ai essayé plusieurs produits de marque différentes (mais pas le Circadin) Le seul problème que j'ai pu constaté avec certaine marque, ce sont des maux de tête (cela viendrait apparemment du support et pas de la mélatonine elle même)
Mais sinon, j'en prends depuis 8 ans avec quelques petites coupures (car j'espère toujours que mon sommeil va revenir) et aucun problèmes. Le seul problème que j'ai aujourd'hui c'est que depuis plusieurs mois je prenais Mélatonyl d'Arkopharma qui était super et pas de maux de tête mais malheureusement ils viennent de l'arrêter. Vraiment dommage !! Ceci dit je ne prendrais pas du Circadin car trop cher mais j'ai d'autres sources. Enfin je tenais surtout à donner mon avis plus que positif sur la mélatonine et beaucoup plus positif que d'autres médicaments que j'ai pris (Stilnox...)

Écrit par : Béatrice | 22/05/2014

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