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29/06/2009

Lantus / insuline glargine et risque de cancers. Trois études renforcent les vieux soupçons. Arznei-Telegramm demande le retrait du marché

Mise à jour en date du 6.07.09 à la fin

Le réseau d’alerte (« blitz a-t ») de la revue allemande indépendante Arznei-Telegramm m'a informé le 27 juin de la diffusion sur le Lantus eDrug search.gifsite de l’Association européenne d’études sur le diabète (EASD) de trois études mettant en évidence un risque augmenté de cancer chez les patients diabétiques traités par insuline glargine (principe actif de Lantus° et Optisulin° de Sanofi-Aventis). Pour Arznei-Telegramm, « la seule conclusion logique, c’est le retrait du marché ». D’autant que le soupçon d'un effet cancérigène pèse sur le Lantus° depuis sa mise sur le marché en 2000.

Sanofi-Aventis n’est pas d’accord avec les résultats. Et l'agence du médicament (AFSSAPS) a publié aujourd'hui (29 juin) un communiqué avec la rengaine habituelle: l’EMEA (agence européenne du médicament) analyse cela. « Dans l’attente des résultats, et compte tenu de données discordantes voire contradictoires entre ces études, aucune conclusion ne peut être apportée. L’EMEA et l’AFSSAPS recommandent aux patients de ne pas interrompre leur traitement. »

Lorsque trois études différentes, dont l’une faite par l'excellent IQWiG, l'institut allemand d’évaluation de la qualité et du rapport coût-efficacité des médicaments, tirent la sonnette d'alarme, relayées par Arznei-Telegramm, alors que les autorités sanitaires et le labo disent autre chose, la seule action raisonnable – et prudente - est de suivre l'avis de l’institut et de la revue médicale indépendants. Toute l’histoire des catastrophes sanitaires et de l’absence d’information et de réaction typiques des autorités sanitaires nous pousse à la méfiance (arguments en fin de l’article, après les traductions). L'enjeu est trop important pour se fier à la langue de bois et aux temporisations.

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Des "Médecins sous influence" pharmaceutique propagent les biais et la désinformation comme jadis la fièvre puerpérale, selon Peter Mansfield

La chaîne australienne ABC a posté le 25 mai dans sa rubrique tribunes et prises de position ("Unleashed") un texte édifiant du Dr Peter Peter Mansfield virtualcongress.jpgMansfield intitulé "Under the Influence" (Médecins sous influence). Pharmacritique vous propose une traduction.

Peter R. Mansfield est le directeur de l’association Healthy Skepticism, peu active et fortement influencée par la façon anglo-saxonne de percevoir l'ensemble du système de santé, mais dont les objectifs en matière de lutte contre la promotion pharmaceutique trompeuse sont louables.

[NdlR: J'ai retiré plusieurs fragments pour les réécrire avec plus de précisions].

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28/06/2009

Physician Payments Sunshine Provisions des députés: exigences strictes de transparence sur les financements pharmaceutiques et les conflits d’intérêts

Pharmacritique a rendu compte à plusieurs reprises des projets législatifs fédéraux exigeant une plus grande transparence sur les conflits sunshine law.jpgd’intérêts médico-pharmaceutiques et une déclaration publique des paiements (et cadeaux, privilèges…) faits par les laboratoires pharmaceutiques à des médecins et à des chercheurs. Ces projets s’inscrivent dans le cadre plus général des "sunshine laws" (lois de transparence). Le plus connu est celui porté par le sénateur Charles Grassley, détaillé entre autres dans cette note appelant à le soutenir. Dès l’investiture d’Obama, Grassley et ses soutiens démocrates ont remis le "Physician Payments Sunshine Act" sur la table, avec des obligations plus fortes pour les firmes.

Et voilà que la Chambre des représentants vient d’intégrer des exigences encore plus strictes directement dans sa proposition de réforme globale du système de santé états-unien. Le projet est paru le 19 juin 2009 sur le site de la Chambre, en attendant d’être discuté.

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26/06/2009

Gardasil: Nouveaux signalements d’effets secondaires graves et de décès (Judicial Watch)

L’association conservatrice Judicial Watch, qui se définit comme un chien de garde (watchdog) en matière de corruption des puissances publiques des Etats-Unis, a publié le 22 juin un nouveau rapport sur les effets secondaires du Gardasil notifiés en 2008 au VAERS (système américain de recueil des effets indésirables de tous les vaccins), puis transmis à l’agence du médicament (FDA).

Dans un communiqué au titre spectaculaire, Judicial Watch indique que « les nouveaux documents [qu’il] a obtenu font état de 28 morts liées au Gardasil en 2008 », après les 17 décès notifiés en 2007. Il est question de 6.723 effets indésirables signalés en 2008, dont « 1.061 sont évalués comme "graves" et 142 "mettent en jeu le pronostic vital" ».

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24/06/2009

Baisser la tension artérielle, oui, mais pas trop, selon les recommandations européennes. Les conflits d'intérêts de l'ESH et des cardiologues français ne baissent pas, eux

C'est au mois d'octobre que les recommandations européennes de prise en charge de l'hypertension artérielle seront publiées en hypertension artérielle.jpgintégralité. Cependant, ce qui se dégage déjà des travaux de l'ESH (European Society of Hypertension), réunie à Milan pour les actualiser, c'est qu'il convient de mettre un terme à la recherche forcenée d'une pression artérielle toujours plus basse, parce que des complications cardiovasculaires risquent d'apparaître, sans qu'on comprenne pourquoi. La sagesse populaire savait, elle, que le mieux est l'ennemi du bien... Du moins depuis Voltaire. Cet article du 22 juin du site The Heart nous donne les détails.

Mais c'est aussi l'occasion d'apprendre d'autres choses sur l'impact de la désinformation pratiquée par l'industrie pharmaceutique et sur les conflits d'intérêts de l'ESH et des cardiologues français. Entre les déclarations de la SFC (Société Française de Cardiologie) et la réalité...

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Ritaline et risque de mort subite par arrêt cardiaque? Son usage dans l'hyperactivité n'est pas remis en cause. Motus en France

Une étude parue le 15 juin dans le American Journal of Psychiatry sous le titre "Sudden Death and Use of Stimulant Medications in Youths" enfant médicaments.jpg(Mort subite et usage de médicaments stimulants chez les jeunes), compare 564 enfants et adolescents décédés de mort subite avec 564 du même groupe d’âge décédés dans un accident de la route. Elle a été menée par une équipe du New York State Psychiatric Institute et de la Columbia University de New York et financée en partie par la FDA (agence américaine du médicament) et le National Institute for Mental Health (institut public, référence majeure en psychiatrie). Selon les chercheurs, la prise de Ritaline (méthylphénidate de Novartis) augmenterait le risque de mort subite par arrêt cardiaque chez les enfants et adolescents traités pour le trouble déficitaire d’attention avec hyperactivité (TDAH).

Cependant, la FDA et certains spécialistes considèrent que cette étude fait preuve d’un certain nombre de limitations méthodologiques et que ses résultats ne remettent pas en cause l’usage bien encadré des psychostimulants, notamment chez les enfants souffrant d’hyperactivité.

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23/06/2009

Cyclothymie et psychodiversité. Les traitements en question

Par Régis Blainmédocs ou pas Flickr creative commons.jpg

La réintroduction du concept de cyclothymie permet un débat sur la définition de la bipolarité, du choix des traitements pharmacologiques ou non et surtout sur la notion de psychodiversité dans une société néo-libérale "productiviste" déshumanisée.

Crédit photo: Creative Commons/ Flickr

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22/06/2009

Le patron de l'industrie pharmaceutique, Christian Lajoux, défend les laboratoires, les autorités sanitaires, la visite médicale...

Dans le numéro du 16 juin du journal Le Quotidien du Médecin, Christian Lajoux, président de l'organisation patronale de l'industrie LEEM euros.jpgpharmaceutique (LEEM: Les entreprises du médicament) et président de Sanofi-Aventis France, se livre à une charge virulente contre les critiques des dérapages de l'industrie pharmaceutique. Il parle d'un "procès en sorcellerie d'un autre temps" (lire le résumé). Signe que les critiques commencent à déranger?

Selon le journal, le président du LEEM "affronte la critique", et ce en répondant à cinq questions dont l'élaboration a nécessité l'effort conjoint de deux journalistes. Questions qui n'ont, elles, rien de critique. Les deux côtés sont héroïques, en effet... Mais y a-t-il encore des gens assez naïfs pour attendre une information équilibrée de ce type de journal, gratuit, plein de publicités et sans aucune déclaration de conflits d'intérêts (voir cette note)?

Voici les extraits les plus édifiants de l'interview et un résumé du reste. Lajoux défend tellement bien tous les médecins et experts qui ont des conflits d'intérêts, ainsi que les autorités sanitaires et la visite médicale, que cette défense elle-même devrait suffire à éveiller les soupçons des usagers. En effet, si le patron des patrons des industriels est tellement satisfait du système dans son ensemble, si des intérêts privés du genre de ceux de l'industrie pharmaceutique sont à ce point satisfaits, on peut avoir quelques doutes sur l'état de l'intérêt général... Et puis on apprend que le LEEM a quelques intentions belliqueuses.

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18/06/2009

La privatisation du système public de santé et de soins: la casse du NHS britannique nous montre quel désastre se prépare au Québec et en France

Voici une présentation très édifiante faite le 14 mai 2009 à Montréal par la Dre Jacky Davis, dans le cadre d’un colloque organisé par Hôpital privatisé.jpgl’association Médecins québécois pour un régime public (lire leur excellent site) sous le titre "Soins de santé: service public ou marché? Pour qui travailleront les médecins?"

La bataille pour le maintien de ce qui, au Québec, reste encore public - car il s'agit de la province la plus privatisée au Canada, et aussi de l'une des plus pauvres en revenu par habitant - est déterminante, et les divers syndicats et associations qui s'y sont engagés devraient être pris pour exemple par leurs homologues français.

Nous devrions tous tirer des enseignements en lisant les pseudo-arguments invoqués pour justifier la casse progressive du service public de santé en Grande-Bretagne. Parce que Sarkozy et Bachelot nous servent la même soupe ; ils ont déjà engagé le système français de santé sur cette même voie, et on le comprend en regardant les diverses dispositions de la loi HPST (hôpital, patients, santé, territoires) concernant le pouvoir accru donné aux gestionnaires, la "rationalisation" de l’offre de soins, la disparition des frontières entre hôpital public et cliniques privées… Bref, toutes les mesures qui servent de prélude à la privatisation en douce des hôpitaux, puis de l’ensemble des soins.

La tarification à l’activité (T2A) des praticiens hospitaliers comme des médecins libéraux, largement dénoncée par les critiques, s’accompagne désormais d’une autre façon de faire passer les impératifs économiques (maîtrise comptable des soins) avant les intérêts de la santé des patients: le CAPI.

Ce "contrat d’amélioration des pratiques individuelles" est en fait une "prime" ou "incitation financière" d’une valeur de 5.000 à 7.000 euros par an que les médecins généralistes pourront gagner en plus s’ils atteignent certains objectifs imposés par l’assurance-maladie… Le conseil de Pharmacritique aux lecteurs est de changer de généraliste s’il/elle a souscrit un CAPI. Même (!) l’ordre des médecins (CNOM) a dénoncé le CAPI comme étant contraire à l’éthique et mettant les médecins en situation de conflits d’intérêts face à leurs patients. La plupart des syndicats ont eux aussi appelé au boycott de ces "incitations financières" qui poussent encore plus la médecine à devenir un commerce comme un autre (voir le texte édifiant d’Arnold S. Relman, traduit dans cet article).

La pétition contre la privatisation du service public britannique de santé peut - doit! - être signée sur cette page du site Keep our NHS public, qui contient beaucoup d'autres informations.

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16/06/2009

Gardasil: syncope, convulsions et certains états épileptiques reconnus par Merck comme des effets secondaires du vaccin

J'ai rendu compte sur Pharmacritique de la perte de connaissance, des convulsions et de l’état semblable à l’épilepsie subis par deux jeunes merck-vioxx-now-gardasil.gifEspagnoles suite à leur vaccination par Gardasil. Une recherche faite par le NVIC (National Vaccine Information Center – critique de tous les vaccins) a retrouvé 544 signalements de convulsions et états épileptiques, nous informe Reuters. (Ce chiffre n’inclut pas les syncopes). Une recherche faite par Pharmacritique, toujours dans le VAERS et utilisant tous les termes disponibles dans la liste pour décrire les convulsions et les divers états épileptiques à proprement parler, a donné 379 résultats. Et 42 signalements dans l’équivalent allemand du VAERS, la base de données du Paul Ehrlich Institut.

Dans un communiqué paru le 9 juin 2009 sur site sous le titre "Information Pertaining to Labeling Revision for Gardasil", l’agence américaine du médicament (FDA) informe le public d’un changement (qu’elle a imposé) dans le RCP du Gardasil (résumé des caractéristiques du produit, établi par Merck et la FDA). Les sections "mises en garde et précautions" et "effets indésirables" incluent désormais la possible survenue d’une syncope, accompagnée ou non de convulsions/ mouvements convulsifs et/ou une activité semblable à l’épilepsie. Ces effets secondaires fréquents peuvent entraîner des chutes et des blessures traumatiques, et la FDA rappelle aux professionnels de santé qu’ils doivent prendre des mesures préventives.

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Conflits d’intérêts des sénateurs engagés dans la réforme du système de santé américain. Où sont les déclarations d’intérêts des politiques français?

Les déclarations d’intérêts d’un certain nombre de sénateurs des Etats-Unis ont suscité un grand émoi dans la presse américaine, qui a Conflits d'intérêts Blog bioethics.net.jpglargement repris la dépêche d’Associated Press "Key Health Care Senators Have Industry Ties". On y apprend que des sénateurs ayant un rôle essentiel dans l’élaboration de la réforme du système de santé et de soins ont des conflits d’intérêts par leurs relations financières directes ou familiales avec des sociétés prestataires de soins, des laboratoires pharmaceutiques ou d’autres intervenants commerciaux dans le système de santé.

Ces révélations feront-elle le jeu de la campagne de discrédit engagée par les industriels contre la réforme d’Obama ?

A la fin de la note, plusieurs liens parlent de la situation française, bien pire, compte tenu de l’absence de transparence sur les liens entre les divers lobbies et nos hommes politiques. Des exemples concrets illustrent les conflits d’intérêts et les influences à l’œuvre dans notre république bananière. (Ou monarchie? Difficile à dire, avec Sarkozy 1er et les grandes familles (Sarkozy, Kouchner, Kosciusko-Morizet...) qui remplacent la noblesse de l'Ancien régime et imposent leurs intérêts privés partout).

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15/06/2009

Bisphénol A: le Réseau Environnement Santé dénonce l'immobilisme et les conflits d'intérêts des autorités sanitaires françaises. Pétition

Pharmacritique avait traduit dans cette note des fragments du rapport du National Toxicology Programm (Etats-Unis) sur la toxicité du bisphénol A (BPA) et rendu compte de quelques initiatives Réseau environnement santé RES.jpgpour l'élimination de cette composante chimique des récipients alimentaires, par exemple au Canada.

Un communiqué du Réseau Environnement Santé (RES) en date du 10 juin 2009 rend compte de plusieurs avancées aux Etats-Unis, qui contrastent singulièrement avec la position opaque et contraire à l'éthique des décideurs politico-sanitaires français. Les conflits d'intérêts des autorités sanitaires nationales (AFSSA) et européennes (EFSA) ont été parfaitement visibles lors de l'audition publique organisée le 3 juin à l'Assemblée Nationale. Le RES en parle dans cet autre communiqué et souligne que ces agences non seulement ne jouent pas leur rôle de régulation, mais soutiennent sans aucun recul critique les positions de l'industrie des plastiques / industrie chimique.

Rappelons que le Réseau Environnement Santé (RES) a été lancé en mars 2009 par plusieurs associations et organismes dont L'Alliance pour la planète, la Fondation Sciences Citoyennes, le MDRGF, la Coordination Nationale Médicale Santé et Environnement (CNMSE), le Comité pour le Développement Durable en Santé (C2DS) et d'autres.

Voici le dossier de presse du Réseau Environnement Santé, son Appel dénonçant "une politique calamiteuse de santé environnementale", et surtout la page décrivant les modalités de participation à la "cybercampagne contre le bisphénol A" (pétition par courriel qu'on peut envoyer aux politiques à partir du site).

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14/06/2009

Grippe porcine: le député et animateur canadien André Arthur dénonce une manipulation médiatique et politique

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13/06/2009

L'éducation thérapeutique, cadeau du Sénat aux laboratoires! Le Collectif Europe et Médicament demande à la commission mixte paritaire de revenir la-dessus

Merci à la revue Prescrire et au Collectif Europe et Médicament qu'elle soutient de nous avoir envoyé leur communiqué de presse en date cadeau argent.jpgdu 12 juin 2009. Le voilà dans son intégralité. Vous pouvez le lire en continuité avec le communiqué précédent, plus détaillé, en date du 18 mai 2009 ("L'éducation thérapeutique des patients abandonnée à l'industrie pharmaceutique par le Sénat"), ainsi qu'avec la note de Pharmacritique "Associations de patients financées par les labos: leurs conflits d'intérêts en font des moyens de pression sur les décisions politiques".

C'est sur les associations - instrumentalisées à cet effet - que se sont basés les sénateurs pour obtenir que l'industrie pharmaceutique puisse financer des programmes d'éducation thérapeutique des patients, et donc avoir un moyen supplémentaire d'influence sur les patients, et pas des moindres, puisque les associations gardent toujours cette image d'action désintéressée et occultent de ce fait les visées bassement commerciales des firmes... Décidément, on déroule le tapis rouge à l'industrie et on la comble de cadeaux, la pôôvre. Pôvre, car les profits de Sanofi-Aventis ne sont estimés qu'à 7 milliards 200 millions en 2009, ce qui place la firme en deuxième position après Total. O misère...

Les syntagmes "santé publique", "intérêt général" et autres anachronismes républicains de ce genre, ne sont plus de mise lorsque le monarque Sarkozy 1er en

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10/06/2009

"Les Médicamenteurs" sur l'opacité de l'évaluation et de l'autorisation de mise sur le marché (AMM) des médicaments: extraits vidéo

Voici quelques courts extraits, montés par Rue 89, du documentaire "Les Médicamenteurs", présenté par Pharmacritique dans la note "Les médicamenteurs: enquête sur l'influence du lobby pharmaceutique, marketing acharné, désinformation, conflits d'intérêts...". Note dans laquelle vous trouverez un extrait vidéo plus long et des explications et des liens permettant d'approfondir les questions évoquées dans le film.

La problématique de ces extraits-ci est celle décrite en détail dans notre note "Progrès thérapeutique nul en 2008, dit Prescrire. Multiples critiques des procédures d'AMM responsables de l'inflation de médicaments mal évalués". (AMM veut dire autorisation de mise sur le marché). A la fin de ces extraits du film et après Philippe Even et Bruno Toussaint, Gilles Bouvenot, président de la Commission de transparence de la Haute autorité de santé (HAS), souligne lui-même que, sur la centaine de médicaments soumise à l'évaluation de la HAS chaque année, les vraies innovations qui apportent un certain progrès thérapeutique se comptent sur les doigts d'une main. Tout le reste, ce sont des copies à peine modifiées de molécules anciennes - appelées "me too" ou "suiveurs" - ou d'autres pseudo-inventions bénéficiant uniquement à l'industrie pharmaceutique, pas à la santé. Les nouveaux médicaments sont présentés comme des révolutions par un marketing tout-puissant, ce qui entraîne une explosion des prix. Avec la complicité des autorités sanitaires qui octroient des autorisations de complaisance, sans véritable analyse des rapports coût/efficacité et bénéfice/risques.

Elena Pasca

09/06/2009

Associations de patients financées par les labos: leurs conflits d'intérêts en font des moyens de pression sur les décisions politiques

Assoces industrie Prescrire.jpg
Plusieurs textes en rapport avec les débats actuels autour de la loi HPST détaillent ce que cette illustration parue en février 2005 dans la revue Prescrire nous fait parfaitement comprendre.

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08/06/2009

Le Gardasil pourrait augmenter légèrement le risque de Guillain-Barré dans les premières semaines après la vaccination

On peut constater un curieux infléchissement dans la présentation des résultats d'une étude américaine sur le lien éventuel entre le Gardasil Gardasil guillain-Barré.jpget la maladie auto-immune appelée syndrome de Guillain-Barré, dont on sait qu'elle peut survenir aussi après une vaccination. La certitude initiale que le Gardasil n'augmente pas les risques, relayée par tous les media, n'est plus tellement de mise. Mais ce léger changement, notable même s'il ne bouleverse pas la question, n'a plus du tout été relayé de la même façon.

Vers la mi-février, des neurologues américains avaient dévoilé les grandes lignes d’une étude dont les résultats allaient être présentée trois mois plus tard, à la 61ème réunion annuelle de l’American Academy of Neurology (AAN). Il s'agit d'une étude dirigée par le Dr Nizar Souayah, de l'université de New Jersey, portant sur les cas de Guillain-Barré signalés après l'administration du Gardasil, à partir des notifications au VAERS (système de recueil des effets indésirables des vaccins).

Photo: Asleigh souffre d'une paralysie partielle après le Gardasil (Description du Guillain-Barré à la fin de la note).

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07/06/2009

"Les Médicamenteurs", enquête sur l’influence du lobby pharmaceutique et ses méthodes: marketing acharné, désinformation, conflits d’intérêts…

Le mardi 9 juin 2009 à 20 h 35 sera diffusé sur France 5 le documentaire "Les Médicamenteurs". L'extrait est tiré de cette page de Télérama, où il accompagne la présentation de Samuel Gontier. "Cette enquête, conduite par Brigitte Rossigneux, journaliste au Canard enchaîné, et coréalisée par Stéphane Horel et Annick Redolfi, dévoile les secrets de l'industrie pharmaceutique en suivant les pérégrinations des médicaments, depuis leur conception jusqu'à leur exploitation commerciale."

Lire aussi les commentaires de Pharmacritique, contenant des liens pour approfondir et/ou compléter les questions évoquées dans le documentaire.

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04/06/2009

L'Express: conflits d'intérêts et corruption des médecins par le lobby pharmaceutique, qui contrôle toute l'information sur les médicaments

L’Express d’hier (3 juin) a publié sur son site un dossier qui fait la une cette semaine : "Tout ce que l’on ne vous dit pas sur les Express médicaments.jpgmédicaments". Il contient des extraits du livre du Dr Sauveur Boukris intitulé "Ces médicaments qui nous rendent malades" (Le Cherche Midi), à paraître aujourd’hui.

Sont abordés entre autres : "les effets secondaires gravissimes de médicaments consommés couramment; l'ignorance crasse de médecins formés, le plus souvent, à la seule école de l'industrie pharmaceutique; l'invention de maladies imaginaires pour l'unique profit d'entreprises florissantes; la partialité des experts; le laxisme d'autorités sanitaires bienveillantes; la force d'un lobby mieux organisé que jamais...", les interactions médicamenteuses, le nombre colossal d’hospitalisations et de décès dus aux effets secondaires, l’absence d’innovation thérapeutique, les risques de l’automédication, "les médecins téléguidés" par les laboratoires par le biais des visiteurs médicaux et autres financements créant des conflits d’intérêts...

La préface du livre est signée par le Pr Philippe Even, et le dossier contient un entretien avec lui, intitulé "Certains représentants de l’Etat sont corrompus". C’est sur celui-ci que je voudrais mettre l’accent dans cette note, parce que je pense qu’il a raison en disant qu’en France, le véritable changement ne peut venir que des patients, d’une prise de conscience qui pourrait faire suite aux scandales provoqués par les effets secondaires des médicaments et qui les poussera à taper du poing sur la table.

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Ethique médicale: les médecins seraient-ils incapables de reconnaître la légitimité des philosophes?

Dans son numéro du 3 janvier 2009, le British Medical Journal publiait un article de Daniel K. Sokol, maître de conférences en éthique Fouetter en public.jpgmédicale à l’université St Georges de Londres, dont le travail est centré sur la relation médecin – patient et sur l’application concrète de l’éthique à l’hôpital. L’article intitulé "But you’re not a doctor!" (Mais vous n’êtes pas médecin! BMJ 2008;337:a3077) est représentatif du rejet de la philosophie et de l’interdisciplinarité par bon nombre de médecins, qui prennent non seulement la médecine, mais la santé en général, pour leur chasse gardée, pour un lieu d'autarcie médico-médicale où personne d'autre n'a une parole légitime. Surtout pas les patients, puisque ces médecins représentent tellement bien "l'intérêt de [leur] santé" que leur parole devient superflue, voire gênante, s'ils font autre chose qu'applaudir.

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