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29/08/2009

Grippe A: un vaccin douteux aux adjuvants risqués sera expérimenté directement sur la population, déplore Arznei-Telegramm

La revue médicale allemande indépendante Arznei-Telegramm a envoyé le 25 août à son réseau (blitz a-t) un texte qui revient sur le Becker Brüser.jpgcaractère bénin de la grippe A H1N1 (appelée toujours « grippe porcine » en Allemagne), sur l’absence de preuves d’efficacité du Tamiflu et la résistance de souches virales de plus en plus nombreuses à cet antiviral.

Le texte met l’accent surtout sur les particularités des nouveaux vaccins. Il y est question du Pandemrix, le vaccin de GSK qui sera utilisé en Allemagne, mais le vaccin de Novartis Focetria contient lui aussi le même type d'amplificateur d'effet à base de squalène. Celui-ci, qui se présente comme une émulsion lipidique, est mélangé à d'autres ingrédients dans des potentialisateurs appelés AS03 pour le Pandemrix et MF59 pour le Focetria). 

La revue déconseille la vaccination, d’abord parce qu’elle n’a pas vraiment d’utilité en l’état, mais surtout parce que les vaccins que nous aurons en Europe seront différents de ceux utilisés aux Etats-Unis. En effet, l’agence américaine du médicament a tiré quelques leçons du fiasco de la grippe porcine de 1976 et se montre plus prudente que l’agence européenne du médicament (EMEA) et les autorités sanitaires européennes. Celles-ci sont prêtes à faire vacciner des centaines de millions d’Européens avec des vaccins fabriqués selon des technologies non éprouvées, à l’aide d’adjuvants amplificateurs de la réponse immunitaire dont les risques ne sont pas connus, faute d’essais cliniques d’envergure.

Le directeur d’Arznei-Telegramm, Wolfgang Becker-Brüser, a déjà jeté un pavé dans la mare en parlant, dans un entretien accordé le 3 août au très sérieux hebdomadaire Der Spiegel, de cette vaccination massive comme d’une « expérimentation grandeur nature sur la population ». Il persiste et signe, avec la rédaction entière, par exemple dans ce texte appelé « Schweinegrippe : Alles im Griff ? », dont Pharmacritique vous propose une traduction.

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26/08/2009

La grippe A ou grippe porcine de 1976: épidémie d’effets secondaires d’une vaccination massive inutile (vidéo)

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25/08/2009

La télé publique allemande critique le business de la grippe A, l'inefficacité du Tamiflu et les pressions de Roche sur les politiques

Mise à jour du 8 avril 2011 à la fin

Dans les pages de Pharmacritique, il y a déjà nombre de comparaisons entre le journalisme allemand et celui français, qu’il s’agisse de Tamiflu.jpgmedia généralistes ou de media médicaux indépendants travaillant sur les mêmes sujets (Arznei-Telegramm et Prescrire, par exemple). Force est de constater que chaque comparaison est en faveur du travail allemand.

Voici encore quelque chose dont on n’entend pas parler dans les media français, qui ne font qu’entretenir l’hystérie autour de la grippe A… En France, même les rarissimes media indépendants ont l’impression de faire du bon travail en restant dans une sorte de neutralité qui n’est que l’alibi d’une investigation non faite…

Je ne prendrai qu’un exemple, résumant le contenu du numéro du 6 août 2009 de l’émission « Kontraste », diffusée sur ARD, la première chaîne publique de télévision allemande, que les germanophones peuvent revoir sur YouTube. On y apprend beaucoup de choses, que ce soit sur l’inefficacité du Tamiflu ou encore sur les pressions exercées par Roche sur les politiques pour l'achat massif de cet antiviral, pressions qui ne sont pas très éloignées du chantage.

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24/08/2009

Femmes enceintes et grippe A : vaccins et Tamiflu à gogo et à l’aveugle, selon des articles du Lancet

Dans le numéro du 8 août de la revue The Lancet, on peut lire les conclusions d’une étude financée par le Center for Disease Control and Prevention des Etats-Unis (CDC) : Denise J Jamieson et al. "H1N1 2009 influenza virus infection during pregnancy in the USA" (Etats-Unis: Gripe A H1N1 pendant la grossesse ; Lancet. 2009 Aug 8;374(9688):451-458).

Selon les auteurs, les femmes enceintes pourraient être plus à risque de faire des complications (pneumonie, détresse respiratoire...) suite à une grippe A. Le taux d’admission à l’hôpital serait plus élevé que dans la population générale. Jamieson et al. recommandent un traitement systématique et précoce par antiviraux (oseltamivir - Tamiflu, zanamivir – Relenza), dès le début des symptômes, considérant que, même si on ne sait pas grand-chose des effets de ces médicaments sur le fœtus, les bénéfices devraient l’emporter sur les risques... Donc à l'aveugle. Un commentaire par Punam Mangtani et al. paru dans le même numéro du Lancet conforte ces thèses et insiste aussi sur la vaccination des femmes enceintes, qui leur paraît nécessaire. Vaccination qui devrait comprendre le vaccin contre la grippe saisonnière, et ce quel que soit le trimestre de la grossesse.

Est-ce bien raisonnable ? Il m'a paru intéressant d'entrer dans les détails, pour que chacun puisse juger par lui-même et se poser la question de la solidité des preuves scientifiques sur lesquelles se basent de telles recommandations, surtout dans un cas aussi sensible que celui de vaccins et de médicaments administrés pendant la grossesse.

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14/08/2009

Le Fosamax de Merck devant la justice américaine pour près de 900 cas d’ostéonécrose de la mâchoire

Le 6 août est paru sur le site du British Medical Journal un article de Ray Moynihan relatant les enjeux de l’action en justice intentée à Merck ostéonécrose.jpgpar plus de 850 victimes états-uniennes du Fosamax (acide alendronique), médicament de la classe des bisphosphonates largement prescrit dans le traitement et la prévention de l'ostéoporose. Ce type de "prévention" d'un facteur de risque érigé en maladie pour vendre des médicaments à des bien-portants relève du "disease mongering" : une technique particulière de marketing pharmaceutique consistant à vendre des maladies plus ou moins inventées ou redéfinies afin de créer un marché pour certains médicaments - ou élargir un marché déjà existant. La traduction française du disease mongering (phénomène décrit en détail et exemplifié dans les notes accessibles à partir de cette page) est "façonnage de maladies", invention de maladies, technique du Dr Knock

L’article de Ray Moynihan - souvent cité sur Pharmacritique pour ses écrits sur le disease mongering et les laboratoires pharmaceutiques vendeurs de maladies - s’intitule "Drug Safety: Battle over popular bone drug Fosamax bursts into court” (Effets secondaires: la bataille autour du très populaire Fosamax fait irruption au tribunal : BMJ 2009;339:b3155 - doi:10.1136/bmj.40024.494213.4D).

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Les vraies causes de la grippe A H1N1, dite grippe porcine

Un titre accrocheur, cela fait partie de la blague ;-) L'image est tirée du site Boldt.us, avec un texte modifiée par Pharmacritique, pour mieux rendre compte des activités occultes de l'internationale cochonne, oups, porcine. Je ne sais pas si la teinte violacée de ces cochons n'est pas déjà un signe de maladie, puisque je les voyais plus en rose, moi ;-) Voici la preuve que le disease mongering (invention de maladies / façonnage de maladies) a contaminé les animaux... Le sens est un peu modifié au passage, certes, mais l'inventivité n'est pas l'apanage exclusif des humains, après tout.

Swine flu.jpg
Pour l'information sérieuse, voir la note "Vaccin et Tamiflu sont inutiles dans une grippe A H1N1 bien moins grave que la grippe saisonnière. Juan Gervas nous rappelle à la raison". On ne sait plus s'il faut pleurer ou rire de l'emballement ambiant...

13/08/2009

Vaccin et Tamiflu sont inutiles dans une grippe A H1N1 bien moins grave que la grippe saisonnière. Juan Gérvas nous rappelle à la raison

Avec des modifications ajoutées le 21 août

L’hystérie médiatique, des autorités sanitaires et des laboratoires pharmaceutiques semble illimitée quant à la grippe porcine (grippe A, Toux Covweb.jpgH1N1). En réponse, on assiste à des réactions paranoïaques des milieux conspirationnistes-antivaccinalistes, qui voient dans la vaccination une menace de… bioterrorisme… Les deux extrêmes s’entretiennent mutuellement.

En attendant que cette bulle explose en vol – d’elle-même, bien entendu -, autant se rappeler que nous sommes des êtres doués de raison. A voir tout ce qui circule sur internet et dans les autres media, on ne le dirait pas. Voici une critique raisonnée et rationnelle de l’objet même de cet emballement. La grippe A, qu’est-ce que c’est ? Quels sont les chiffres ? Y a-t-il des dangers dignes de ce nom ? Une prévention, un traitement médical ? Les vaccins, le Tamiflu, le Relenza sont-ils efficaces ? Ont-ils un rapport bénéfices/risques favorable?

Pharmacritique vous propose une traduction du texte explicatif, synthétique, référencé et très clair que le médecin espagnol Juan Gérvas distribue à ses patients. Chapeau bas ! Dommage que nos médecins ne se donnent pas la peine ! Cela contribuerait certainement à faire retomber les peurs irrationnelles entretenues par les deux extrêmes qui ont des intérêts dans cette affaire.

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09/08/2009

Tous les antipsychotiques augmentent le risque d’hyperglycémie grave chez les diabétiques âgés, entre autres effets secondaires sévères

Une étude publiée dans le numéro du 27 juillet des Archives of Internal Medicine par Lipscombe et al. sous le titre “Antipsychotic Drugs Démence.jpgand Hyperglycemia in Older Patients With Diabetes” (Arch Intern Med. 2009;169(14):1282-1289) montre que les personnes âgées diabétiques qui se voient prescrire un antipsychotique / neuroleptique pour la première fois ont un risque augmenté de faire un épisode sérieux d’hyperglycémie, tout particulièrement pendant les deux premières semaines de traitement. Cela s’ajoute aux nombreux autres effets secondaires sérieux, et notamment aux troubles cardiovasculaires et au diabète que ces médicaments peuvent provoquer.

Il faudrait penser aussi à la quantité souvent astronomique de médicaments que les personnes âgées prennent depuis des années, avec des risques très élevés de iatrogénie, ne serait-ce qu'à cause des interactions médicamenteuses non surveillées.

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06/08/2009

Elsevier a édité neuf fausses revues médicales. Treize autres allaient sortir pour désinformer les généralistes dans plusieurs spécialités

Pharmacritique a rendu compte en détail du fait que Merck a payé l’éditeur Elsevier pour publier une fausse revue médicale comme s’il elsevier logo.gifs’agissait d’une vraie revue à comité de lecture (peer-reviewed journal). C’est l’un des moyens par lesquels l'industrie pharmaceutique va au-delà d'un marketing forcené, pour accomplir ce qu’il convient d’appeler ghost management : gestion fantôme, contrôle invisible mais omniprésent de toute la filière médicament et de l’information médicale, décrits en détail dans l'article cité ci-dessus.

Cette révélation faite par le journal The Scientist a été complétée le 7 mai, puis dernièrement le 4 juin dans l’article « Elsevier tweaks custom pub rules » (Elsevier tord le cou aux usages en matière de publicité pour ses clients), signé toujours par Bob Grant.

Il y a eu en tout neuf fausses revues fantôme éditées par Elsevier pour le compte de laboratoires que l’éditeur refuse de nommer, tout comme il refuse de dévoiler le montant des transactions. Et treize autres revues déjà enregistrées, mais pas publiées. Décidément, le monde médico-pharmaceutique est hanté...

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05/08/2009

Chroniciser les maladies est plus rentable que les guérir. Les conflits d’intérêts assurent la prééminence du profit sur la santé, selon le prix Nobel Richard Roberts

[Mise à jour du 12 janvier 2017:

J'insère plusieurs paragraphes parce qu'il y a urgence. Il faut diffuser l'information sur ce qui se passe quant à l'endométriose avant que les autorités de santé se fassent avoir par des médecins qui ont d'énormes conflits d'intérêts. Certains ont été largement médiatisés grâce à l'argent des industriels dont ils cherchent à imposer des produits (médicaments et instruments chirurgicaux) inutiles - et dont les résultats peu convaincants ne sont pas médiatisés - dans des schémas de traitement qu'ils sont censés évaluer eux-mêmes (!) pour qu'ils soient adoubés et conseillés par les recommandations officielles de prise en charge de l'endométriose.

L'endométriose est un parfait exemple de chronicisation d'une maladie et de désinformation sur les avancées de la littérature médicale qui ont invalidé tous les préjugés justifiant la prescription de médicaments. Désinformation parce que si l'information venait à être largement diffusée, plus aucun médicament hormonal (agonistes de la GnRH, progestatifs sous diverses formes, contraceptifs en continu, ...) ne serait prescrit... L'endométriose touche une femme sur dix en âge de se reproduire. Les profits sont donc immenses si les femmes sont otages de ce complexe médico-pharmaceutique pendant des dizaines d'années...

Au lieu d'être guéries (à peu près 70% des cas), ou du moins très largement améliorées pendant des années, par une à deux interventions chirurgicales qui font l'exérèse complète de toutes les lésions, en dehors et à distance de tout traitement médicamenteux hormonal, ces femmes sont "traitées" jusqu'à la ménopause par une alternance de médicaments inutiles, mais avec beaucoup d'effets indésirables, qui seront "traités" par d'autres médicaments... C'est ce qu'on appelle la cascade de prescription.

Ces femmes sont aussi opérées par des chirurgiens non formés à l'aide de techniques d'ablation inappropriées et dont l'inefficacité à éradiquer l'endométriose a été largement prouvée par la littérature médicale. Ces techniques utilisent des instruments d'ablation soi-disant nouveaux, sous brevet, à la place d'anciens instruments d'exérèse qui ne rapportent rien. (Ce sont des me-too, dont j'explique la signification dans le texte). L'ablation - consistant la plupart du temps à tenter de brûler les lésions au lieu de les exciser - ne peut pas être complète, surtout si elle se fait sous traitement hormonal. J'explique pourquoi dans les textes donnés en lien. Les promoteurs de ces instruments et des médicaments proposent de "compléter" ou de compenser cette inefficacité par la prise d'autres médicaments en post-opératoire, avant d'autres interventions d'ablation... Un cercle vicieux infernal qui laisse la place aussi à tous les vendeurs de remèdes homéopathiques et naturels, à tous les guérisseurs, à tous les charlatans, etc.

Il y a urgence à informer d'abord les femmes concernées, à informer tout le monde de l'existence de conflits d'intérêt énormes et dont les plus importants n'ont pas été déclarés, notamment les "rémunérations personnelles" du Pr Horace Roman du CHU de Rouen, à l'origine de cette spectaculaire régression par rapport aux standards internationaux.

Urgence parce qu'en ce moment même, en France, les autorités de santé sous influence sont en train d'officialiser une régression à des stratégies de médicamentation à vie et de techniques d'ablation chirurgicale inefficaces et risquées.

De telles stratégies sont dépassées et rejetées dans d'autres pays. Elles traduisent l'immense campagne de communication d'industriels qui ont des instruments chirurgicaux (tels que le Plasma Jet soi-disant innovant) et des médicaments à placer (Bayer, Ipsen, Plasma Surgical, MSD...). Ces industriels ont su miser sur des médecins tels que le Pr Horace Roman et d'autres d'un groupement d'hôpitaux publics de Normandie appelé G4, qui proposent aux firmes d'acheter des formules tout-compris (one-stop shops), y compris la cohorte de centaines de femmes atteintes d'endométriose pour servir de cobayes. Ils se chargent de tout, jusqu'à la rédaction d'articles sur les produits auxquels il faut trouver un marché. C'est incroyable, et pourtant... C'est dit noir sur blanc, il suffisait de chercher.

J'expose cela dans ce texte qui fait plus de 60 pages: "Endométriose: exérèse curative vs marchandisation à vie. Critiques de l'ablation au Plasma Jet du Pr Horace Roman. Risques d'une chirurgie sous agonistes GnRH".

Quant à l'industrie de l'endométriose, sa chronicisation pour satisfaire tous les intérêts (sauf ceux des femmes malades), la mystification sur la nature même de la maladie, etc. - tout cela est exposé en détail dans cet article, qui comprend aussi la traduction d'un texte écrit par un chirurgien référence mondiale en la matière: "Redéfinir l'endométriose à l'âge moderne: Dr David Redwine sur l'endométriose et son traitement par exérèse complète conservant les organes".

Tous les articles sur l'endométriose et ses traitements sont accessibles en descendant sur cette page.  Merci de diffuser l'information! Fin de la mise à jour du 12 janvier 2017]

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Richard J. Roberts, biochimiste et biologiste moléculaire britannique, est l'un des lauréats du prix Nobel de médecine 1993, pour ses travaux sur les introns ADN et l’épissage des gènes.

Dans le numéro du 27 juillet 2007 du journal catalan La Vanguardia paraissait une interview qu'il a accordée à Lluís Amiguet, sous le titre "El fármaco que cura del todo no es rentable" (Le médicament qui guérirait tout ne serait pas rentable). Après quelques explications de termes importants pour comprendre la stratégie et les moyens utilisés par le complexe médico-pharmaceutique dans la chronicisation des maladies, je vous propose une traduction de la partie de l'interview de Richard J. Roberts qui a trait aux sujets abordés sur Pharmacritique.

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