La une des lecteursTous les blogsles top listes
Envoyer ce blog à un amiAvertir le modérateur

07.09.2009

Grippe A H1N1 pandémique et vaccin adjuvanté au squalène: une analyse des risques (première partie)

Par le Dr CMT

Cette peur irrationnelle d'une pandémie grippale imminente à forte mortalité, suscitée par l'OMS depuis des années, est fondée sur une mauvaise interprétation des faits historiques. La pandémie est là, et cela nous permet de mesurer la contradiction flagrante entre les discours alarmistes et la réalité.

J'essaierai de répondre à deux questions en m’appuyant sur des travaux scientifiques sérieux et sur des données officielles : 1) La pandémie grippale est-elle si grave qu’on nous le dit ? Quels sont les risques réels pour la population ? 2) Existe-t-il des éléments fondés, fiables, pouvant faire penser que le squalène, l’adjuvant utilisé pour les vaccins européens, peut représenter un risque pour la santé des personnes vaccinées ? Les résultats des premiers essais cliniques et de la recherche permettent de le penser. Chacun pourra consulter les références et vérifier leur fiabilité.

Cet article est un cri d’alarme, car vacciner massivement des populations avec un vaccin potentiellement inutile est une chose, tandis que vacciner massivement, et en particulier des populations vulnérables, avec un vaccin inutile et potentiellement promoteur de maladies auto-immunes, est autrement plus problématique. Et si on en est là, cela doit nous interroger sur la manière dont sont gérés les conflits d’intérêts dans notre pays. Quant à moi, je n’ai aucun conflit d’intérêts.

Les excellents articles de Juan Gérvas et d’Arznei-Telegramm sur Pharmacritique apportent des informations complémentaires.

Pour bien comprendre, nous devons reprendre depuis le début, c'est-à-dire ce que nous savons au sujet de ce virus.

DE QUOI PARLONS-NOUS ? LE VIRUS DE LA GRIPPE

Un virus, c’est le plus petit organisme connu qui possède un code génétique et est capable de se répliquer (reproduire). Pour se répliquer, le virus a besoin d’un hôte, car il va pénétrer dans les cellules de cet hôte et utiliser la machinerie cellulaire à son profit, pour se reproduire. Les multiples exemplaires ainsi fabriqués vont s’échapper de la cellule pour disséminer dans l’organisme de l’hôte.

Le virus de la grippe est un virus à ARN. L’ARN porte son code génétique, encapsulé (muni d’une membrane). C’est un virus de la famille des orthomyxovirus. Dans une cellule, le code génétique contenu dans les molécules d’ADN ou d’ARN permet la production de protéines. Cette famille des orthomyxovirus présente une particularité, c’est que son ARN est divisé en 8 segments distincts,  codant chacun pour une ou deux protéines (10 protéines en tout).

La famille des orthomyxovirus est divisée en genres ou types appelés A, B et C. Les genres ne se mélangent pas entre eux. Les trois genres circulent en même temps dans la population humaine et sont à l’origine  des épidémies de grippe saisonnière, mais le genre A présente plusieurs particularités :

  • Il est en général responsable de la majorité des cas de grippe humaine annuelle dans le monde ;
  • Il est reconnu comme étant généralement plus virulent que les autres types ;
  • Il circule aussi chez les animaux, notamment chez le porc et les oiseaux. Les virus de type A circulant chez les animaux n’ont pas de spécificité bien définie. On utilise la même nomenclature pour les virus d’origine humaine et animale.
  • Comme il n’y a pas de différence marquée entre les virus A animaux et les virus A humains, il peut arriver que, lorsque deux virus A d’origine différente infectent une même cellule humaine, les segments de gênes se mélangent : on appelle cela une recombinaison génétique, une cassure ou bien un réassortiment (en anglais « shift » ou « reassortment »). Tous ces termes sont équivalents.
  • Lors de ces recombinaisons génétiques surgit un virus A nouveau sur le plan antigénique, c'est-à-dire un nouveau sous-type ou souche. Comme il est nouveau sur le plan antigénique, le système immunitaire ne le reconnaît pas et ne peut pas se défendre contre lui.
  • Les sous-types ou souches de virus type A se distinguent par leurs antigènes de surface qui jouent un rôle primordial dans la virulence du virus (capacité à provoquer une infection chez l’hôte). Ces antigènes se trouvent à la surface de la capsule virale sous forme de spicules, qui sont des sortes d’épines.

Chez les orthomyxovirus, il y a deux sortes de spicules :

1. Le premier type est constitué par l’Hémagglutinine, désignée par la lettre H dans la dénomination du virus. C’est la molécule qui permet la fixation de celui-ci sur la cellule avant d’y pénétrer et la fusion avec la membrane cellulaire lorsque le virus s’échappe de la cellule. On a recensé 16 variétés différentes d’hémagglutinine du virus type A grippal, numérotées de 1 à 16 en fonction de leur affinité pour l’organisme humain, la 1 étant celle qui présente le plus d’affinité. Trois d’entre elles, H1, H2 et H3, caractérisent des virus A qui ont circulé ou circulent  largement chez l’Homme. Des anticorps dirigés contre ces hémagglutinines sont capables d’empêcher l’infection par le virus.

2. La Neuraminidase est désignée par la lettre N dans la dénomination du virus. Elle perfore la membrane cellulaire après que le virus s’est répliqué à l’intérieur de la cellule et permet aux virus de s’échapper. Les anticorps dirigés contre cette molécule limitent l’infection sans l’empêcher. Il en est de même pour les antiviraux qui agissent sur cette molécule. On recense 9 neuraminidases chez les virus type A mais seulement deux, N1 et N2, pour les virus identifiés chez l’Homme.

Cours en ligne du Pr Anne Decoste (microbiologie, Faculté libre de Lille)

Virus grippe A texte CMT petit.jpg


Dans la nomenclature, les virus grippaux sont identifiés par : Leur type, A ou B (C étant difficile à isoler) ; l’hôte chez qui on l’a isolé pour la première fois ; le lieu (ex : Hong Kong) ; le numéro de souche ; l’année où ils ont été identifiés. Et pour le type A, des sous-types sont distingués selon l’Hémagglutinine et la Neuraminidase (Hx Nx). Ainsi, le virus de la grippe aviaire est désigné par A/Bar-headed Gs/QH/12/05(H5N1), QH étant Qing Hai, la région de Chine où il a été d’abord isolé, et bar headed goose, un type d’oie.

LA GRIPPE SAISONNIERE DANS LE MONDE ET SA GRAVITE

Il est important de garder à l’esprit que lorsqu’on parle de la grippe, on parle d’une maladie aigue. C'est-à-dire que dans l’écrasante majorité des cas, la grippe va infecter temporairement, pendant quelques jours, un individu, puis se terminer sans laisser aucune séquelle ni évoluer vers une forme chronique. Il en résulte que pour évaluer la gravité d’une épidémie de grippe du point de vue de l’impact sur la santé des populations, deux critères seulement doivent être mesurés et sont nécessaires et suffisants :

- le taux d’attaque, c'est-à-dire le pourcentage des personnes d’une population donnée qui ont été infectées à la fin de l’épidémie. En France le taux d’attaque moyen est de 2,5/63 millions de personnes infectées, c'est-à-dire d’environ 4%.

- la mortalité ou létalité du virus, c'est-à-dire la proportion des personnes infectées qui sont décédées par suite de l’infection. En France, la létalité moyenne estimée est de 2000/2,5 millions, soit un peu inférieure à une personne décédée pour 1000 infectées. Un pour mille, c’est la létalité moyenne attribuée à la grippe saisonnière dans le monde, ce qui veut dire qu’on estime en moyenne qu’une personne infectée sur mille décède suite à une infection par les virus de la grippe saisonnière.

La grippe saisonnière provoquerait chaque année dans le monde un nombre de décès variable, estimé de 250 000 à 500 000. Ce qui représente donc de 250 à 500 millions de personnes infectées. Pour prendre l’exemple des Etats-Unis, pays de 300 millions d’habitants doté de moyens de surveillance importants : le CDC (Centre for Disease Control and Prevention) estime le nombre de décès annuels associés à la grippe saisonnière dans les années 1990 entre  17 000 et 52 000, avec une moyenne de 36 000 décès annuels. Les hospitalisations en relation avec la grippe seraient au nombre de 200 000 en moyenne.

Il est en fait très difficile de connaître le nombre exact de cas de grippe au cours d’une épidémie et leur mortalité. Les difficultés se situent à plusieurs niveaux :

  • La grippe peut être inapparente, c'est-à-dire être si légère qu’elle passe inaperçue;
  • Beaucoup de cas ne sont pas signalés aux autorités et ne font pas l’objet de consultations;
  • Pour les cas connus, on ne peut pas faire systématiquement des examens permettant de s’assurer qu’il s’agit bien de la grippe, car ce serait complexe et coûteux;
  • Plusieurs virus peuvent provoquer un syndrome grippal, c'est-à-dire des symptômes comparables à ceux de la grippe;
  • Les formes de grippe sévères peuvent se manifester par leurs complications, notamment les pneumopathies, et il est alors difficile de faire la différence entre les pneumopathies primaires et celles qui sont dues à une grippe, car au-delà de quelques jours le virus ne peut plus être détecté [1]

La sévérité de la maladie en fonction de l’âge, telle que mesurée par le nombre de personnes hospitalisées pour grippe ou pneumopathie par tranche d’âge, est relativement augmentée aux âges extrêmes. Elle est plus forte avant 5 ans qu’entre 5 et 49 ans. Mais le risque de décès est bien plus faible (environ 25 fois) avant cinq ans qu’après 85 ans. C'est-à-dire que les jeunes enfants sont plus souvent hospitalisés pour grippe que les adultes jeunes, mais qu’il est rare qu’ils en meurent, contrairement aux personnes âgées.

La sévérité dépend aussi du terrain. Lors des épidémies saisonnières certaines maladies ou états sous-jacents sont considérés comme des facteurs de risque de complication. Il en va ainsi de l’asthme et autres maladies respiratoires chroniques, du diabète, des maladies cardiaques et de la grossesse.

COMMENT EXPLIQUER LES VARIATIONS DANS LA MORTALITE DUE A LA GRIPPE D’UNE ANNEE SUR l’AUTRE ?

Les mutations et le climat

Les virus de la grippe se répliquent à une vitesse très élevée chez un hôte. Il arrive que lors de leur réplication des mutations apparaissent, c'est-à-dire des changements ponctuels au niveau du code génétique à l’intérieur de l’un ou de l’autre des segments d’ARN. Parmi les virus mutants, seuls continuent à se répliquer ceux qui sont viables, c'est-à-dire ceux qui peuvent survivre et résister aux anticorps de l’hôte.

Pour qu’un virus mutant puisse se propager dans la population il faut qu’il soit viable, c'est-à-dire capable de survivre et se répliquer dans l’organisme humain et qu’il soit contagieux, c'est-à-dire qu’il ait la capacité de se transmettre.

C’est pourquoi, au cours du temps apparaissent naturellement des mutants, qui ne différent que légèrement des virus originaux, puisqu'il s’agit de changements ponctuels dans les gènes. Ces mutants sont souvent en partie sensibles aux anticorps présents dans l’organisme des personnes qui ont déjà été infectées par le virus original. Ce qui veut dire que ces anticorps peuvent offrir une protection partielle contre le virus mutant. On parle alors de protection croisée. La protection croisée est possible, car la modification du virus est très progressive dans le temps. Certains y voient une évolution de type darwinien, avec une sélection des virus qui résistent le mieux aux moyens de défense de l’hôte.

Une mortalité variable et saisonnière

Les mutations peuvent expliquer en partie les fluctuations dans la sévérité de l’épidémie au niveau mondial, observées d’une année sur l’autre. Les variations habituelles de la mortalité due à la grippe saisonnière restent, en général, relativement modérées, dans des facteurs de un à quatre environ.

Une autre explication à ces fluctuations est d’ordre climatique, car il a été prouvé que le virus survit mieux dans une ambiance froide et se transmet plus facilement et plus longtemps dans une ambiance froide et sèche plutôt que chaude et humide [2]. A cet égard, ce serait l’humidité absolue, c'est-à-dire la quantité de vapeur effectivement présente dans l’air qui serait déterminante, celle-ci étant moins élevée en hiver à cause des températures plus basses [3].

Les variations saisonnières de la température et de l’humidité peuvent expliquer le caractère saisonnier des épidémies grippales et le fait donc que les épidémies ne surviennent pas au même moment dans les deux hémisphères, et qu’elles soient surtout présentes dans les pays au climat tempéré.

Le froid aurait aussi une autre incidence sur les infections saisonnières. Il aurait une action sur le terrain (on parle de « terrain » pour désigner les facteurs de vulnérabilité ou de résistance qui sont  propres à l’hôte) en dégradant les défenses du tractus respiratoire. Il accentuerait ainsi les effets délétères du virus de la grippe sur celui-ci, favorisant ainsi les surinfections bactériennes, la principale complication de la grippe.

LA PANDEMIE GRIPPALE, QU’EST-CE QUE C’EST ?

Les réassortiments

A côté des mutations, il existe un autre mécanisme modifiant les virus de manière beaucoup plus radicale. C’est ce deuxième cas de figure qui génère des pandémies,  qui sont dues à des cassures ou réassortiments génétiques.

A l’occasion de la co-infection (infection simultanée) d’une cellule humaine par deux virus de type A d’origines différentes, l’un étant un virus de la grippe A saisonnière humaine, et l’autre étant un virus d’origine animale, des segments entiers de gènes se mélangent pour former un nouveau virus inédit comportant donc toujours huit segments, mais dont certains appartiennent au virus humain et les autre au virus animal. Si le nouveau virus ainsi créé est viable dans l’organisme humain et possède la capacité de se répliquer dans les cellules humaines, il pourra éventuellement être transmis et initier ce qui pourra devenir une pandémie.

Dans ces « nouveaux virus », l’hémagglutinine, facteur déterminant de la virulence du virus (capacité du virus à se multiplier et à générer une maladie), est souvent radicalement modifiée. Et on voit donc apparaître un nouveau sous-type viral, qui n’était pas encore en circulation, le virus de type A Hx Nx humain donnant alors naissance, en association avec un virus d’origine animale, au virus Hy Ny, par exemple. Ce fut le cas dans la pandémie de 1957-58, où le virus de type A H2N2 apparut et remplaça le virus H1N1 qui provoquait des épidémies saisonnières jusqu’alors.

Il faut aussi savoir que depuis 1976 est apparu un nouveau virus H1N1, et que celui-ci circule dans la population mondiale depuis 33 ans lors des grippes saisonnières, en même temps qu’un virus de type A H3N2 apparu lors de la pandémie de 1968, et en même temps que des virus de type B et C.

Qu’est-ce que le virus de la grippe A H1N1 pandémique a-t-il de particulier ?

Depuis qu’on suit de près la conformation génétique des virus grippaux, on a mis en évidence le fait que certains des segments de gènes identifiés d’abord chez des virus qui circulaient chez des animaux ont été intégrés à des virus grippaux circulant chez l’Homme.

On peut reprendre les principaux points évoqués dans la très intéressante conférence de presse du 22 mai donnée par Nancy Cox, docteur en microbiologie et directrice de la division grippe du Center for Disease Control [4]:

  • Le virus type A H1N1 pandémique est un virus très proche de certains virus retrouvés chez le porc
  • Il est issu d’un assemblage complexe de segments de gènes de différentes origines (aviaire, humaine et porcine), cet assemblage étant dû à des réassortiments successifs à différentes époques depuis le début du 20ème siècle. Pendant la grippe espagnole, un virus issu des oiseaux s’est transmis à l’Homme (grippe aviaire). Ensuite, ce même virus a été transmis par l’Homme au porc et a subi une série de recombinaisons pendant le 20ème siècle. Au 21ème siècle est survenue une recombinaison finale entre un virus circulant chez le porc américain et un virus circulant chez le porc eurasien.
  • Ce réassortiment final a été reconnu depuis un certain temps chez des virus circulant chez le porc, mais il ne faisait l’objet d’aucune surveillance systématique et provoquait sporadiquement des infections chez l’être humain
  • Ce virus circulant chez le porc aurait fini, à l’occasion d’un nouveau passage chez un homme (un évènement unique probablement), par acquérir des caractéristiques lui permettant de se répliquer et d’être transmis entre Hommes.
  • C’est ce qui explique que ce virus, bien qu’étant du même sous-type que le virus circulant chez l’homme lors des épidémies saisonnières, en soit suffisamment différent pour soulever des inquiétudes.
  • Comme ce nouveau virus est trop différent sur le plan antigénique du virus H1N1 saisonnier humain, on ne peut pas attendre de protection croisée. En effet, l’hémagglutinine du virus H1N1 pandémique serait à mi-chemin entre celle du virus du porc asiatique et celle du virus H2N1, la séquence protéique de l’Hémagglutinine différant pour 20% environ de sa séquence d’acides aminés, à la fois avec celle de H2 et avec celle du virus porcin eurasien. Elle se trouve entre les deux, car les Hémagglutinines H1 et H2 différent entre elles pour 40% de leur séquence. Donc il ne s’agit pas d’une recombinaison entraînant un changement de sous-type, mais d’une modification beaucoup plus importante que celle due à une mutation [5]. Ce qui signifie que la plus grande partie de la population ne serait pas protégée contre lui.
  • En revanche, les différentes souches de virus type A H1N1 pandémiques examinées par le Dr Cox et son équipe - 70 souches issues de prélèvements effectués aux Etats Unis et au Mexique - sont très homogènes sur le plan antigénique. Ce qui signifie qu’elles pourraient être combattues par un vaccin, à condition que celui-ci soit efficace.
  • Cela signifie aussi qu’une personne infectée sera efficacement protégée à long terme par ses anticorps grâce au phénomène de protection croisée, et ne pourra pas être gravement affectée par une autre variante mutée du virus pandémique.

Le Dr Cox a mis l’accent sur un aspect que je voudrais souligner aussi, car il me paraît de la plus haute importance : toutes ces informations essentielles pour la compréhension de la pandémie n’ont pu être obtenues aussi rapidement que parce que les services de santé publique américain et mexicain ont coopéré étroitement. Et parce que les informations sur les gènes des virus grippaux sont contenues dans une banque de gènes publique et d’accès libre. S’il y avait eu concurrence plutôt que coopération entre des acteurs privés, ces informations auraient mis un temps beaucoup plus long à être obtenues et elles n’auraient peut-être même jamais été rendues publiques si les organismes privés les ayant collectés avaient jugé que cela était contraire à leurs intérêts.

Il est un autre point qui a été soulevé lors de cette conférence : un début de dissension entre les experts du CDC et ceux de l’OMS au sujet de la gravité de la pandémie. Les experts du CDC estimaient en effet qu’il n’y avait pas d’indice permettant de penser que cette pandémie aurait une particulière gravité, supérieure à celle de la grippe saisonnière. A ce jour, alors qu’elle a en sa possession les données de surveillance de la pandémie en provenance du monde entier, l’OMS continue à être très catastrophiste.

OMS ET PANDEMIE GRIPPALE

L’OMS est chargée d’effectuer une surveillance du virus de la grippe au niveau mondial, grâce à une centaine de laboratoires dispersés dans le monde, qui isolent, chacun dans sa région, les virus grippaux en circulation chez l’Homme et décryptent leurs gènes (séquençage). Les données ainsi collectées sont conservées aux Etats-Unis par le NCBI (National Center for Biotechnology Information), dans une banque génétique où ces données sont accessibles aux chercheurs du monde entier. Ainsi, la structure génétique de tout nouveau virus isolé peut être comparée, gène par gène, à celle de virus déjà identifiés.

On peut donc savoir si le nouveau virus est très différent ou non des virus déjà connus et essayer d’en déduire le degré de protection de la population contre ce nouveau virus. On peut surtout  identifier des virus issus d’un réassortiment qui seraient potentiellement pandémiques. L’OMS est aussi chargée d’évaluer le risque de pandémie.

Les données collectées servent aussi à l’OMS pour définir la composition des vaccins contre la grippe saisonnière, qui doivent se rapprocher le plus possible sur le plan antigénique des souches circulantes (candidats-vaccins des laboratoires).

La notion même de pandémie peut prêter à débat

Depuis l’alerte représentée par le SRAS et depuis l’identification du virus de la « grippe aviaire » H5N1, qui présentant un fort taux de létalité mais ne provoque des décès que sporadiquement - quelques 400 décès en tout dans le monde -, l’OMS a entrepris une campagne visant à alerter les Etats sur l’imminence d’une pandémie grippale et la nécessité de s’y préparer.

Selon le scénario mis en avant par l’OMS et un certain nombre de chercheurs et experts, l’apparition d’un tel nouveau virus  au sein d’une population non protégée par des anticorps provoquerait une mortalité cataclysmique telle qu’elle s’est déjà produit lors de la « grippe espagnole » de 1918. Dans le scénario avancé par l’OMS, le taux d’attaque et la létalité du nouveau virus pandémique seraient chacun multipliés par 5 à 10 environ. Ce qui fait que la fourchette haute de la mortalité serait globalement multipliée par 100 par rapport à une grippe saisonnière. Pour la France, cela représenterait 200 000 morts au lieu de 2000 lors d’une grippe saisonnière.

Mais il faut mettre l’accent sur le fait que ce scénario n’est qu’une pure hypothèse qu’aucun fait ne vient étayer jusqu’à maintenant. En privilégiant un scénario cataclysmique, l’OMS met de fait les Etats dans l’obligation de prendre des mesures préventives lourdes, et génère un sentiment de panique latent, où l’idée de pandémie est associée par tous à celle d’une crise sanitaire majeure.

Difficultés autour de la caractérisation d’une pandémie

La notion de pandémie telle qu’elle est définie par l’OMS, notamment dans les phases caractérisant l’évolution vers la pandémie, est contestable en ce qu’elle met très fortement l’accent sur la propagation du virus pandémique, c’est à dire sa dispersion dans le monde, et ne tient guère compte de sa virulence caractérisée notamment par sa létalité.

Or, la propagation d’un virus grippal transmissible entre Hommes est un phénomène automatique dans un monde où les transports aériens sont très développés. Cela ne dit rien quant à la gravité de la pandémie.

Nous nous trouvons actuellement en phase 6 de la pandémie, c'est-à-dire la phase la plus élevée selon la classification de l’OMS. Le gouvernement français n’a pas suivi l’avis de l’OMS et est resté en phase 5. Suite aux alertes réitérées et catastrophistes de l’OMS, les Etats, chargés de la gestion de la crise sanitaire, ont mis en place des mesures très lourdes et coûteuses en moyens humains et matériels. D’après le scénario de l’OMS, la phase 6 devrait signifier une mobilisation majeure des moyens nationaux santiaires, humains et financiers, pour lutter contre la grippe au détriment des autres pathologies et des autres activités.

Néanmoins, l’impact sanitaire réel de cette pandémie sur les populations reste pour le moins modéré dans les faits, comme nous le verrons.

Les leçons de l’histoire

Le déroulement des précédentes pandémies n’est pas en faveur du scénario cataclysmique envisagé par l’OMS, comme le montre le tableau suivant :

PANDEMIE

VIRUS

NOMBRE DE DECES

ESTIMES en millions

Grippe espagnole 1918-1920

H1N1

20 à  50 millions ?

Grippe asiatique   1957-1958

H2N2

1 à 1,5 millions

Grippe de Hong Kong 1968-69

H3N2

0,75 à 1 million

Grippe A H1 N1 1977-76

H1N1

?

On peut noter plusieurs choses :

Après l’introduction des antibiotiques, dans les années quarante, le nombre de décès dus à des virus pandémiques a diminué de manière spectaculaire. D’autant que la population mondiale a beaucoup augmenté entre 1918 et 1958, ce qui veut dire que le nombre de personnes infectées était beaucoup plus important pendant la deuxième pandémie du 20ème siècle. Cela s’explique par le fait que la très grande majorité des décès observés dans la grippe sont dus, non à la grippe elle-même, mais à une surinfection bactérienne des voies respiratoires, c’est-à-dire à une pneumopathie  bactérienne. Cela était aussi le cas pendant la pandémie de 1918, comme l’ont démontré l’étude de la pandémie et les autopsies réalisées a posteriori [6].

Depuis 1976, un nouveau virus grippal de type A H1N1 est apparu, qui circule dans le monde en même temps que le virus de type A H3 N2 apparu lors de la pandémie de 1968-1969, et que les virus de type B et C. Ceci est un phénomène nouveau non compris par les microbiologistes, car les précédents virus pandémiques de type A se substituaient aux virus saisonniers, qui disparaissaient lorsque le nouveau virus survenait. L’impact sanitaire de l’apparition de ce nouveau virus de 1976 a été faible, et c’est pourquoi on ne parle généralement pas de pandémie.

En revanche, plusieurs dizaines de millions de personnes ont été vaccinées en 1976 au prétexte de la crainte de la survenue d’une pandémie cataclysmique, avec un vaccin fabriqué à la hâte. Cela a provoqué un déferlement de cas de syndromes de Guillain-Barré [voir sur Pharmacritique la vidéo et l'article sur la « grippe porcine » (swine flu) de 1976].

Ces faits historiques et les autopsies faites sur des victimes de la grippe de 1918 invalident totalement les fameux « modèles mathématiques » tant vantés par l’OMS, car pour qu’un modèle mathématique puisse servir à quelque chose, il faut qu’il soit fondé sur des hypothèses justes. Or, l’hypothèse selon laquelle c’était le virus de la grippe lui-même qui aurait provoqué une mortalité cataclysmique en 1918, et non les surinfections bactériennes, cette hypothèse s’est avérée fausse. Les modèles mathématiques ont donc des limites : ce sont les limites à la fois idéologiques et de la connaissance de ceux qui les conçoivent.

L’histoire et la science démontrent que, loin d’être un phénomène exceptionnel, les recombinaisons de segments génétiques entre hommes et animaux se sont souvent produites dans le passé. On peut donc penser que, puisque les gènes de virus grippaux d’origine humaine et animale subissent un brassage permanent depuis des millénaires et que les uns n’ont pas de spécificité par rapport aux autres, il apparaît intuitivement bien peu probable qu’un nouvel échange aboutisse à une crise sanitaire majeure. Cela peut toujours se produire, bien sûr, mais le ciel peut aussi nous tomber sur la tête.

On peut faire un autre reproche à l’OMS : dans ses bilans et ses comptes rendus, on constate un manque patent de données chiffrées, et en particulier de données chiffrées comparatives. Or ce sont précisément ces données-là qui seraient les plus pertinentes pour évaluer la gravité réelle de la crise. Il est également difficile de comprendre que l’OMS persiste à tenir des discours très alarmistes et refuse obstinément de prendre en compte des informations rassurantes provenant des pays à climat tempéré de l’hémisphère sud, où l’hiver arrive à sa fin, sans que ces pays aient eu à vivre cette crise sanitaire majeure annoncée.

On a du mal à imaginer l’utilité d’entretenir un climat de peur, alors que les plans de crise sont en place et que tout ce qui pouvait être fait a été fait pour préparer les pays à affronter une pandémie. Pour essayer une métaphore, si nous étions tous dans un avion, l’OMS pourrait être l’hôtesse chargée de nous transmettre des informations relatives à la sécurité. Où a-t-on vu une hôtesse qui se mettrait à paniquer et à pousser des cris d’alarme alors que le ciel est bleu et que tout va bien à bord ? Habituellement, il est au contraire conseillé de garder son calme, pour gérer les éventuelles situations d’urgence et « limiter les dégâts », surtout sachant que, dans des situations comparables, beaucoup de dégâts pourraient être dus à la panique plutôt qu’à la menace elle-même.

DE BONNES RAISONS POUR NE PAS PANIQUER

Pas de « virus tueur » lors de la grippe espagnole

Ainsi que je l’ai déjà signalé, des recherches sérieuses ont permis d’établir que la majorité des décès recensés lors de la grippe espagnole étaient dus à des complications et non au virus lui-même [6]. Les complications étant majoritairement des pneumopathies bactériennes. Cette pandémie est survenue certes dans des pays tempérés, mais à une époque où :

  • Il n’y avait pas d’antibiotiques ;
  • Il y avait beaucoup de pauvreté et donc de précarité et de malnutrition ;
  • Les notions d’hygiène telles que nous les connaissons aujourd’hui n’existaient pas ;
  • L’Europe venait de subir une guerre de quatre ans qui avait affamé et affaibli les populations ;

Enfin, la pandémie aurait touché une majorité de jeunes, en particulier des jeunes hommes. Mais ceci peut largement s’expliquer par la mobilisation et le regroupement de jeunes hommes dans des camps militaires en période de guerre, avec une promiscuité propice à la transmission du virus. Cette hypothèse est étayée par le fait que la grippe a effectivement frappé bien plus sévèrement les zones militaires que les zones civiles aux Etats-Unis [7]. Zones militaires où étaient regroupés, dans des camps militaires, deux millions de jeunes recrues sur une population qui comptait alors 100 millions de personnes.

Pas de « deuxième vague » fatale lors des pandémies précédentes

La théorie de la « deuxième vague », déjà bien ancienne, puisqu’elle date des années cinquante, cette théorie donc, repose sur l’idée qu’un nouveau virus pandémique infectant la population humaine mondiale, après avoir tâté le terrain une première fois, muterait pour devenir beaucoup plus virulent et reviendrait pour une deuxième attaque beaucoup plus meurtrière au sein de la même population. Cette théorie est née d’observations faites à partir de la pandémie de 1918, où la mortalité évoluait par vagues successives, notamment aux Etats-Unis, où il y a eu trois vagues : l’une en mars-mai 1918, la deuxième en octobre-novembre et la troisième en février-mars.

Néanmoins, tout un ensemble de bonnes raisons nous légitiment à penser que la virulence d’un virus pandémique ne s’accroît pas avec le temps. La première est simplement d’ordre logique : un virus qui arrive dans une population qui ne présente pas d’anticorps pour s’en défendre ne rencontre pas de résistance, ou alors très peu. Il ne subit donc pas de pression de sélection et n’a aucune raison de muter. C’est ce qui semble se confirmer avec ce virus type A H1N1 pandémique, qui démontre une stabilité remarquable dans le temps.

Arguments avancés par des scientifiques

Taubenbenrg et Morens, dans un article publié par le JAMA [8], mettent en doute l’hypothèse de la deuxième vague. En effet, les études rétrospectives montrent que s‘il y a eu deux ou trois vagues lors de l’épidémie de 1918, la deuxième vague s’est aussi traduite dans certains pays par une mortalité moindre par rapport à la première.

Ce qui est en faveur de l’hypothèse selon laquelle le facteur déterminant dans la mortalité observée lors de la survenue d’une pandémie dans un pays donné dépend, non du temps écoulé depuis l’apparition du virus et d’une éventuelle mutation de celui-ci qui accroîtrait sa virulence, mais de la saison pendant laquelle le virus se manifeste. C'est-à-dire que le virus, quelque soit le temps écoulé depuis son émergence, se montrera plus agressif lors d’une épidémie hivernale que lors des périodes chaudes de l’année. C’est ce qu’on constate avec les virus de la grippe saisonnière, et ceci peut s’expliquer par les effets du froid sur la transmissibilité du virus et sur les défenses de l’organisme, comme je l’expliquais plus haut.

D’après l’étude historique de J. Barry et al [7], basée sur les comptes-rendus faits par les militaires dans chaque camp aux Etats-Unis lors de la pandémie de 1918, précisant le nombre de recrues atteintes par la grippe et la mortalité, la première vague de grippe, plus légère, a eu un effet immunisant très net de type protection croisée, conférant une  protection contre la maladie et contre la mortalité lors de la deuxième vague, du même niveau que celle qui est présumée (de 60 à 90%, officiellement) pour les vaccins anti-grippaux modernes.

Les auteurs en concluent qu’il est contre-productif de prendre des mesures de protection contre une pandémie légère qui permet l’immunisation des populations avec un minimum de risques de complications.

Si le facteur déterminant de la gravité d’une pandémie dans une population donnée est lié à des facteurs climatiques et saisonniers, il est logique, lors de la pandémie présente, de se tourner vers des pays de l’hémisphère sud, ayant subi de plein fouet la première attaque du virus en pleine période hivernale.

L’exemple de l’Argentine : une mortalité plus faible que lors des grippes saisonnières

L’Argentine réunissait, en théorie, toutes les conditions évoquées par l’OMS pour subir une attaque pandémique cataclysmique, à savoir un virus nouveau arrivant en plein hiver, dans un pays au climat tempéré, avec des agglomérations importantes. Dans une certaine mesure, la réalité est venue confirmer la théorie, en ce sens que les décès relevés en Argentine et dus à la grippe pandémique ont représenté environ jusqu’au quart des décès mondiaux. Cela montre bien que l’Argentine réunissait effectivement toutes les conditions pour que la virulence du virus grippe A H1N1 pandémique s’exprime dans toute son intensité.

Le cas de l’Argentine est aussi intéressant en ce qu’elle possède un réseau de surveillance de la grippe tout à fait comparable à celui de la France. Comme chaque pays, l’Argentine a dû adopter les critères imposés par l’OMS en matière de surveillance, imposés pour obtenir des données homogènes en provenance des différents pays, à savoir :

  • Dispersion géographique des cas (nombre de provinces ou départements touchés) ;
  • Tendance de l’épidémie, croissante ou décroissante (augmentation ou diminution du nombre de nouveaux cas chaque semaine par rapport à la précédente) ;
  • Intensité de l’activité en matière de maladies de type influenza (ce qu’on peut traduire par syndrome grippal ou personnes présentant des symptômes de type grippe) ;
  • Impact sur le fonctionnement des services de santé (élevé, moyen, faible).

Or, que constatait le Ministère de la Santé argentin (dont les données sont introuvables sur le site de l’OMS) ?

  • Le premier cas de grippe pandémique a été identifié en Argentine le 17 mai à la semaine 20. Il y a eu ensuite une augmentation progressive du nombre de cas, puis un brusque pic, très bref, à la semaine 26, entre le 22 et le 25 juin. A partir de la semaine 27, l’épidémie a entamé une phase décroissante.
  • Les chiffres suivants sont ceux relevés à la semaine 32, alors que l’épidémie est en phase décroissante depuis 5 semaines :

- 812 000 cas de maladie de type influenza ou syndrome grippal officiellement recensés - nombre plutôt plus faible que celui rapporté lors des années précédentes, supérieur à 1 million. Le nombre de cas de syndromes grippaux déclarés était de 202 pour 100 000 habitants, alors qu’il avait été de 298 pour 100 000 lors de la saison hivernale précédente ;
- 439 décès recensés, alors que la grippe épidémique saisonnière provoque environ 2 000 à 4 000 décès, selon les estimations, ce qui équivaut à 4 à 8 fois moins de décès liés à la grippe A. Les décès sont modérément plus nombreux que la moyenne chez les enfants de moins de 9 ans : à 1,07 pour 100 000. Puis, après avoir baissé chez les personnes âgées de 10 à 19 ans, ils augmentent progressivement dans les tranches d’âges supérieures, jusqu’à la tranche des 50-59 ans. Et décroissent chez les personnes plus âgées, comme cela a déjà été constaté. Les décès les plus nombreux sont trouvés chez les hommes de 50 à 59 ans (2,16 pour 100 000).

    Le profil de sévérité concernant les décès - relativement plus de décès aux âges extrêmes - est donc le même que pour la grippe saisonnière, à ceci près que les tranches d’âge au-delà de 60 ans semblent bénéficier d’une certaine protection sur le plan immunitaire. On peut penser, comme cela a été évoqué, qu’un virus semblable aurait circulé largement il y a une soixantaine d’années.

    Le nombre de cas réels est probablement beaucoup plus important que celui recensé, mais le faible impact sur les décès et la fréquentation des services de santé est très significatif de la bénignité du virus. Cela signifie en effet qu’un très grand nombre de personnes légèrement atteintes ne se donnent pas la peine d’aller consulter, malgré les alertes répétées au sujet de la grippe pandémique.

    • Le virus a très rapidement essaimé dans tout le pays et a remplacé les virus de la grippe saisonnière et les virus respiratoires hivernaux, chez les personnes âgées de plus de cinq ans, représentant probablement 92% des virus respiratoires dans cette tranche d’âge (92% étant la proportion des virus type A H1N1 pandémiques et ceux de type A non identifiés) ; chez les moins de cinq ans, c’est le VRS (virus respiratoire syncytial), responsable de bronchiolites chez l’enfant, qui prédomine à 76% ;
    • Il y a eu environ 6 350 hospitalisations pour Insuffisance Respiratoire Aiguë Sévère et pneumopathies. Ces complications classiques de la grippe ne sont pas en nombre supérieur à la moyenne des cinq années précédentes. Ces chiffres sont à comparer aux 500 000 à 1 millions d’hospitalisations que nous aurions en France selon le scénario de l’OMS ;
    • Parmi ces 6 350 hospitalisations, 162 femmes enceintes, soit 2,55% des hospitalisations. Ce taux est à peine plus élevé que le pourcentage de femmes enceintes dans la population générale argentine, qui représente environ 1,75% (environ 700 000 pour 40 millions d’habitants). Ce qui permet de dire qu’il n’y a pas de risque particulier de complication pour les femmes enceintes. Cette légère surreprésentation des femmes enceintes parmi les personnes hospitalisées peut tout à fait s’expliquer par la prudence plus grande des médecins vis-à-vis des femmes enceintes, qui sont hospitalisées plus facilement en cas de signe potentiel de gravité. Clairement, le risque de complication pour les femmes enceinte est inférieur à celui d’une épidémie de grippe saisonnière ;
    • Les maladies de type influenza représentent une cause de consultation plus fréquente que les années précédentes, mais il n’y a pas, pour autant, d’impact sur les services de santé.

    On peut résumer l’ensemble de ces informations en disant que le virus de la grippe A pandémique H1N1 tend à remplacer le virus de la grippe saisonnière et à se transmettre très facilement chez l’homme, tout en étant particulièrement bénin. Il a donc un taux d’attaque élevé, mais une létalité tellement faible que les décès sont moins fréquents que lors d’une grippe saisonnière. Cela veut dire aussi que, puisque le virus se transmet très facilement et ne rencontre pas de résistance, il n’a aucune raison de muter et de devenir plus virulent.

    Vous pouvez lire la suite (avec les notes et références) toujours sur Pharmacritique: "Grippe A H1N1 pandémique et vaccin adjuvanté au squalène: une analyse des risques (deuxième partie)". Le format blog ne permet pas de textes longs.

    © Pharmacritique. Aucune reproduction sans autorisation préalable.

    Commentaires

    Wow! Merci! Je prépare un article sur le sujet... je vais vous citer assurément.

    Ecrit par : Frédérique | 10.09.2009

    article interessant mais qui en est l'auteur?
    et...quelle est son autorité?

    [Le pseudo choisi est indécent, donc supprimé. J'aurais dû d'ailleurs supprimer le commentaire illico presto. Il y a d'autres façons - polies, décentes - d'exprimer le désaccord ou de poser des questions tendancieuses].

    Ecrit par : C.G. | 10.09.2009

    Article très complet pour une profane comme moi...et rassurant, oui. Cela me conforte dans mon idée première : ne pas me faire vacciner. Pourvu que vous soyez beaucoup lu!

    Ecrit par : Danielle Lerond | 20.09.2009

    Bonjour

    Peut on savoir qui est le Dr CMT ?

    merci

    Cordialement

    F Henry-couannier

    Ecrit par : henry-couannier | 20.09.2009

    Je suis médecin généraliste et je dois faire un exposé sur la grippe H1N1 .J'ai lu cet article avec grand intérêt . ce document est passionnant et il met en lumière des conflits d'intérêts potentiels entre états , OMS et laboratoires pharmaceutiques .
    Les dirigeants de nos états sont cependant piégés juridiquement car l'OMS ayant déclenché le niveau d'alerte 6 , on voit mal après l'affaire du sang contaminé et la canicule nos responsables politiques prendre le risque de se retrouver au tribunal parce qu'ils n'auraient pas pris les décisions de protection nécessaire pour notre population .

    Tout cela implique évidemment aussi les laboratoires que l'on a pressé de fabriquer un vaccin en pensant que cette pandémie pourrait être très grave .

    Dans les faits , vous avez raison nous avons ici dans la périphérie de Montpellier sur un secteur de garde de 30 000 habitants environ , très peu de cas pour chaque médecin ( 6 cas pour moi en 2 mois et sans gravité pour aucun des patients ).

    Il faut noter que le diagnostic de certitude d'un cas de grippe H1N1 n'est pas totalement fiable puisque nous ne faisons pas de prélèvement naso pharyngé ( 84 euros non remboursés par la SS pour un test non spécifique de H1N1 ( seulement grippe A et/ou B ) et le prélèvement concernant le H1N1 n'est fait que par des techniciens envoyés par la DDASS ( dans les collectivités ) et ce prélèvement est ensuite envoyé à l'Hôpital de la Timone à Marseille ( seul labo agrée pour notre région ).
    Donc , on peut porter à tort un diagnostic de grippe ( alors qu'il s'agit d'un autre virus - d'où une potentielle surévaluation du nombre de cas )

    Dans cette logique gouvernementale qui s'est emballée , on peut considérer que l'état met notre population en test préparatoire grandeur nature vis à vis d'un virus qui un jour serait plus dangereux que celui ci ( l'état n'a pas trop le choix actuellement de se déjuger , car il ne souhaite pas et ne peut pas prendre de risques )

    Dans ce cas , sans s'affoler , il faut à mon sens faire comme si nous prenions des précautions d'hygiène recommandées face à cette éventualité ; un peu comme les enfants japonais entrainés régulièrement pour un risque différent que représente un tremblement de terre.
    Un proverbe latin dit : si vis pacem , para bellum ( si tu veux la paix , prépare la guerre ).
    Ainsi , cette mise en situation aura au moins le mérite de nous préparer , de nous entrainer et de nous faire prendre conscience d'un problème de santé publique .

    Je signale que Sanofi-pasteur prépare un vaccin sans adjuvant et que l'alliance nationale des sciences de la vie et de la santé ( inserm, institut pasteur, CEA,CNRS,IRD... cf article d'impact médecin N° 291 - 17 septembre 2009 ) met en place 3 essais vaccinaux contre H1N1 dans les populations à risque : un vaccin sans adjuvant sera évalué chez 120 femme enceintes , un vaccin sans adjuvant chez 120 transplantés rénaux et un vaccin avec adjuvant chez 240 patients VIH positifs
    Merci pour votre écoute

    Ecrit par : Brice omallet | 25.09.2009

    L'exemple de l'Argentine devrait être diffusé largement dans la presse .

    D'après l'ensemble des videos regardées et des articles lus sur internet et dans la presse écrite, il est facile de conclure que le meilleur moyen d'échapper à la maladie, quelle qu'elle soit , est de ne pas se faire vacciner mais bien plutôt de renforcer ses défenses immunitaires : le moyen le plus simple me paraissant être de mener une vie saine, chacun sachant parfaitement ce que cela veut dire.. En particulier, ne pas trop manger et mieux , et se reposer en cas de fatigue....la santé avant tout, c'est une affaire personnelle, bien trop importante pour la laisser aux mains des autres!!!

    Je ne suis pas Madame Lapalisse, pourtant rappeler des concepts basiques est aussi valable que le "c'est évident mais il vaut mieux le dire"..;

    Ecrit par : dupla | 26.09.2009

    Je partage le point de vue de Brice et trouve également cet article particulièrement intéressant, mais dans les faits, que faisons nous face à tant de contradictions ? Je me souviens des vaccinations contre l'Hépatite B, pour lesquelles il n'y avait à priori pas de quoi s'inquiéter, or, certains ont eu la mauvaise surprise de déclarer peu de temps après des scléroses en plaques..
    On ne peut pas demander à la population de faire le choix entre un poison potentiellement dangereux et un virus potentiellement mortel ! la surmédiatisation, les avis contradictoires des uns et des autres, générent une pandémie bien plus grave que la grippe elle même, à vouloir protéger à tout prix, on prend le risque de fragiliser davantage, mais cela n'engage que moi..
    Quant au vaccin de la grippe saisonnière, il varie chaque année en fonction des nouveaux virus, les souches sont différentes d'une année sur l'autre, c'est ainsi que nous pouvons aujourd'hui retrouver trace d'une souche H1N1, dans la composition de ce vaccin. Méfiance ou pas méfiance ?

    Quand aurons nous suffisamment d'informations et de recul sur ce nouveau vaccin, pour pouvoir faire le choix qui s'impose , sans prendre de risques ?

    Merci pour vos avis sur le sujet, je vais devoir prendre une décision pour mon fils polyhandicapé, et j'avoue être assez hostile au vaccin (grippe A H1N1 ), tenter de lutter contre un virus dont on n'est pas certain qu'il sera celui là et ajouter au tableau un " Guillain-Barré " ou toute autre maladie auto- immune ne m'enchante pas plus que cela...

    Camille

    Ecrit par : camille | 02.10.2009

    Article passionnant , très détaillé , scientifique!!
    je voulais vous raconter une histoire vécue concernant le vaccin contre la coqueluche , à une époque où le revaxis n'existait pas ;
    j'effectuais un stage dans le service de neurologie pédiatrique de la Timone à Marseille, dans le service de MADEMOISELLE PINSARD . EN PLEIN STAF elle nous a déclaré très officiellement ,en insistant lourdement : prenez le risque de la maladie , plutôt que celui de la vaccination !!
    en effet ,son service drainait toutes les complications neurologiques infantiles du sud de la france , et les statistiques étaient formelles ; dans l'interrogatoire systématique que nous devions faire, à tout nouvel arrivant dans le service, il ressortait 'd'une manière effrayante en fréquence ' la survenue d'une encephalite
    3 semaines après une injection de TETRACOQ de l'époque !
    je pense que Madame MANCINI qui dirige actuellement ce service ne me dementira pas ;
    j'avoue avoir respecter les recommandations de mon maitre en neurologie , et je continue toujours , bien que le vaccin soit "purifie".
    D'AUTANT QUE LA COQUELUCHE se soigne très bien avec l'homeopathie !

    une question : c'est une patiente ,qui ne voulait absolument pas se faire vacciner contre l'hépatite B qu'éxigeait le Médecin du travail, qui a trouvé un décret au journal officiel qui dirait que : en cas de complication vaccinale , c'est le médecin prescripteur qui est pénalement responsable en cas de plainte du vacciné: est ce toujours vrai et applicable à la vaccination contre le virus H1N1 ?
    MERCI D'AVANCE
    cela fait du bien de communiquer avec des gens de bonne volonté

    Ecrit par : maria francoise Roche-Vacarisas | 03.10.2009

    Bonjour,
    La patiente à qui le médecin du travail imposait la vaccination anti-hépatite B exerçait-elle une profession médicale ou para-médicale (cf http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=FD78F25219DA76AF29BB0DFB77804546.tpdjo17v_3?idArticle=LEGIARTI000020628105&cidTexte=LEGITEXT000006072665 ) ? Si oui, cette vaccination était obligatoire, donc c'est l'État qui est responsable.
    Si non, plusieurs cas de figure peuvent se présenter : si faute du médecin prescriteur il y a (non respect de précautions indiquées dans la notice par exemple) oui, c'est lui qui est responsable ; si le lot peut être incriminé (augmentation anormale des effets secondaires par exemple) c'est le laboratoire ; mais... bon courage !

    La réparation intégrale des préjudices directement imputables à une vaccination obligatoire est régie par l'article L3111-9 du CSP : http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=FD78F25219DA76AF29BB0DFB77804546.tpdjo17v_3?idArticle=LEGIARTI000019956392&cidTexte=LEGITEXT000006072665

    Pour les vaccins contre la grippe A-H1N1 ça se complique, car ce sont des vaccins "prototypes" qui seront utilisés, et dans ce cas, si la vaccination n'est pas rendue obligatoire, les articles L3110-3 et 3110-1 du Code de la Santé publique actualisés en 2004 et surtout 2007 équivalent pratiquement à l'immunité accordée aux fabricants de vaccins aux USA le 25 juin 2009 :

    http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=6F6F1C09F443D94F4BD2FBD84CFBE4D2.tpdjo04v_2?cidTexte=LEGITEXT000006072665&idArticle=LEGIARTI000006687869&dateTexte=20091003&categorieLien=cid lequel fait référence à http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=6F6F1C09F443D94F4BD2FBD84CFBE4D2.tpdjo04v_2?cidTexte=LEGITEXT000006072665&idArticle=LEGIARTI000006687867&dateTexte=20091003&categorieLien=cid

    Ecrit par : amatchi | 03.10.2009

    Je trouve également cet article très bien documenté et instructif bien que je ne sois pas médecin; en effet mon domaine professionnel est le cinéma et la TV.
    Les éclaircissements apportés dans cet article me permettent de soulever la question suivante :
    Puisque l'alarmisme de l'OMS semblerait injustifié par la pandémie elle même, quelle pourrait donc bien être la raison cachée de cet alarmisme exacerbé ?
    Il existe en effet assez de scenarii "conspirationnistes" sur la toile pour imaginer certaines raisons cachées.
    Pour n'en citer que quelques unes, en espérant bien sûr qu'elles soient pure fantaisie (mais l'on a bel et bien entendu Sarkozy nous marteler son "Nouvel Ordre Mondial", Bush Senior également) :
    - réduction de la population mondiale.
    - injection de puces RFID sous cutanée pour mettre en place un système de contrôle des populations ainsi qu'un nouveau système monétaire électronique universel.
    - justification d'une interdiction des rassemblements de masses - manifestations ce qui ne vont pas manquer de se multiplier à cause de la crise financiére et sociale actuelle.
    etc... voire tout ça à la fois

    Ecrit par : Gilles Hurtebize | 05.10.2009

    2 très bon articles,

    Une petite question à l' auteur,

    Pourquoi ne pas parler de la virulence soudaine de la grippe " espagnole" suite à la vaccination (vaccination ou sérothérapie) massive de soldats américains en 1918?

    Le programme vaccinal de l' époque est disponible sur des sites internet
    Une théorie indique que les oeufs servant à la culture de ce ces antigènes étaient contaminés par une forme virale aviaire mais vous avez peut être d' autres éléments.
    Au fil des vaccinations une pandémie de syndromes grippaux- mais pas seulement- se propagea dans tous les Etats unis et en Europe

    Après je vous laisse apporter les compléments d' information si vous en avez

    Ecrit par : olivier | 10.10.2009

    D`après toutes les informations que j`ai pu receuillir et votre excellent article qu' il serait même souhaitable d`attraper le virus A.H1N1 par voie naturelle ou vaccin afin que l' Humanité s' immunise pour une arrivée future et probable du virus A.H2N1 ou A.H5N1 auxquels nous pourrions mieux résister par une immunité/vaccination croisée. Par contre les adjuvants peuvent causer certains problêmes graves ou non-reconnus.

    Compte tenu des très grands avantages et inconvénients; je préconiserai pour ma personne une demi-dose unique de 0.25ml avec adjuvant, si possible. Autrement, je souhaite d`attraper cette présente souche A.H1N1 pour stimuler mon système immunitaire contre d`autres variantes HxN1.

    Le Virus A.H1N1 de 2009 provenant probablement de recombinaison en laboratoire de recherche grippal serait passé outre (volontairement ou non) de ces labos (on ne nous dit pas tout...), ne me fait aucunement peur !

    Je pense aussi très sérieusement que les rhinovirus et nos antigènes n`en feront qu`une bouchée du H1N1 d`où quelques symptomes contagieux ressemblant à un "petit rhume de cerveau". Aussi je crois qu`il n`y aura aucune 2eme vague de H1N1 et il sera considéré grippe bénigne...

    Ecrit par : xxremi | 19.10.2009

    Bonjour,

    Je suis comme vous une lectrice qui a une fois pour toutes reçu beaucoup plus d'information dans cet article que depuis la médiatisation mondiale, je ne suis toujours pas intéressé par la vaccination car je la trouve trop précoce et trop inexpérimenté. Je trouve malsain que des gens concernés par la santé des gens osent donner des vaccins tout en sachant très bien les effets secondaires qu'il peut engendrer.

    Je pense que je vais laisser mon système immunitaire combattre le virus si il virus vient dans ma région. Car de la façon dont je comprends l'article c'est préférable de lutter contre la maladie pour se renforcir. Étant donné que j'ai plus peur du vaccin que du H1N1 je pense que je vais attendre de voir les retombés de ce vaccin avec adjuvant.

    Et pour le risque de pandémie je trouve désolant de voir LOMS affoler la population entière de cette manière, l'OMS aurait intérêt à dire paniquomanie que pandémie car de la panique ils en génèrent. J'étais la première paniquée jusqu'à ce que je lise votre article qui m'a vraiment réconforté.

    C'est claire que je ne me ferai pas vacciner tant que je n'aurai pas la preuve que ce vaccin n'est pas sans effets secondaires, je tiens trop à ma santé pour l'abrégée au profit d'un vaccin douteux. Et je tiens à dire que mes deux filles n'ont plus ne se feront pas vacciner ainsi que mon conjoint. Car nous sommes tous craintif car trop de pression pour la vaccination massive.

    Que cache cette vaccination massive, anguille sous roche comme dit si bien le dicton... moi j'attends car je ne me base pas sur des oui dires pour nous dire qu'il y a pandémie quand il n'y en a pas.

    Une lectrice inquiète de la panique que LOMS cré en déclarant une pandémie, moi une pandémie veut dire le trois quart de la population et plus atteints pas quelques personnes par ci par là.

    Merci en espérant que tout rentrera dans l'ordre

    Ecrit par : Danielle | 22.10.2009

    je suis chercheur en laboratoire de génétique, votre article est bien fait (la première partie: introduction) mais j'ai arrêté de lire à partir du moment où vous dites :" Après l’introduction des antibiotiques, dans les années quarante, le nombre de décès dus à des virus pandémiques a diminué de manière spectaculaire. D’autant que la population mondiale a beaucoup augmenté entre 1918 et 1958, ce qui veut dire que le nombre de personnes infectées était beaucoup plus important..." par cette phrase je pense que vous n'êtes en rien scientifique et que vous ne comprenez pas grand chose à la science (principalement du copier-coller). Vous devriez tout d'abord savoir qu'un antibiotique n'a JAMAIS soigné une MALADIE VIRAL, donc dire que c'est les antibiotiques qui ont diminué le taux de mortalité d'un virus est une grosse abération, les antibiotiques ne soignent que les maladies bactériennes!!! Donc je me pose beaucoup de questions sur vos compétences en ce domaine.

    Quand à l'adjuvant utilisé dans le vaccin contre A5H1N1, il a déjà été utilisé de nombreuse fois d'en d'autres vaccins et n'a jamais causé de problèmes. Il permet justement de diminuer la dose d'Ag injectée à la patiente, ce qui diminue le risque de contracter la maladie dans le cas d'un vaccin vivant atténué.

    Bonne journée quand même.

    Ecrit par : pamart | 30.10.2009

    es ce que mon commentaire a été supprimé puisque négatif pour l'article ??????????????

    Ecrit par : Pamart | 30.10.2009

    J'aimerais moi aussi connaître plus le Dr CMT.
    Je crois que ce serait rassurant et ça ajouterait de la crédibilité à l'article.

    Sans connaître son nom précis, est-il possible de connaître son expertise, ses expériences, son profil, etc. ?

    Ecrit par : OA | 30.10.2009

    Réponse à "Pamart":

    Bonjour,

    Il me semble que vous tirez des conclusions hâtives de la même façon quant à l'article et quant à votre commentaire... Je n'étais simplement pas en ligne plus tôt, j'y arrive et fais passer les commentaires, qui apparaissent en même temps.
    Quant à votre affirmation précédente, pas besoin d'être médecin pour savoir que le Dr CMT a raison. Cette affirmation que vous critiquez a d'ailleurs été faite, ici comme ailleurs, assez souvent pour dire qu'on n'est pas en 1918, où l'on était sans antibiotiques face à une pandémie de grippe.
    Mais oui, parce que la plupart des personnes infectées par un virus grippal meurent non pas de la grippe (virus), mais de ses complications / surinfections bactériennes. Telles la pneumonie bactérienne, etc.

    Je ne suis pas partisane d'une séparation stricte entre médecins et usagers se prononçant sur ces questions, loin de là, mais les usagers (dont je suis) feraient quand même bien de vérifier avant de critiquer et surtout avant de tirer des conclusions aussi catégoriques quant aux compétences d'un auteur.
    Bien à vous.

    Ecrit par : Pharmacritique | 30.10.2009

    Bonjour OA,

    Je pense que la réponse du Dr CMT aux questions la concernant a été largement suffisante. Regardez ses sources, regardez les autres articles sur Pharmacritique consacrés à la grippe A et aux vaccins, qui disent la même chose.
    De plus, on pourrait aussi dire qu'il est un peu déplacé d'insister de la sorte tout en signant soi-même de deux initiales ou de pseudos.
    Cela ne me gêne pas, personnellement.
    La discussion sur la personne du Dr CMT s'arrête là, parce que cela commence à s'apparenter à des pressions.
    Merci aux lecteurs et futurs commentateurs d'en tenir compte.
    Bien à vous.
    Elena / Pharmacritique

    Ecrit par : Pharmacritique | 30.10.2009

    Je trouve ça sur le site de l'OMS
    http://www.who.int/csr/disease/swineflu/notes/briefing_20091030/fr/index.html

    Je cite:
    Dans le monde, les adolescents et les jeunes adultes continuent de constituer la majorité des cas et les taux d’hospitalisation sont les plus élevés pour les très jeunes enfants. Entre 1% et 10% des patients en phase clinique de l’infection doivent être hospitalisés. Sur l’ensemble des patients hospitalisés, 10% à 25% nécessitent une admission en unité de soins intensifs et 2% à 9% en meurent.

    Ce qui veut dire, arrêtez-moi si je me trompe, que sur 10.000 personnes touchées par la grippe, entre 2 et 90 personnes en meurent. Pourquoi pas entre 0 et 10.000 ?
    En plus, on ne sait pas si c'est 2 à 9% des 10 à 25% admis en soins intensifs, auquel cas on passe à une évaluation entre 20 et 2250 de décès par million de grippés.
    Merci, l'OMS, pour toutes ces précisions si précises. Si c'est sur des foutaises pareilles que vous prenez vos décisions, on est mal barrés.

    Par ailleurs:
    Les Etats-Uniens découvrent que la grippe ne tue pas plus les enfants que les personnes agées. Dommage, ça faisait bien vendre !

    http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/la_grippe_a/20091104.OBS6786/grippe_a__hospitalisations_et_deces_a_tout_age.html

    Ecrit par : Dr. Bredontiot | 04.11.2009

    Je suis médecin, épidémiologiste, biostatisticien et j'ai un diplôme en Pharmacologie Médicale (tout ce qui est de la recherche jusqu'à ma mise sur le marché, ainsi que l'utilisation des produits médicamenteux, y compris le vaccin).
    J'ai lu avec beaucoup d'intérêt les différentes interventions.
    En somme, de part mes connaissances scientifiques, mon espérience avec l'OMS (sur les vaccins), mon espérience avec le CDC, mon préfil d'épidémiologiste, il vaux mieux, dans l'état actuel des choses, se vacciner contre le virus AH1N1.
    Croyer-moi. Je n'ai pas du tout envie de rentrer dans les argumentations de type ping-pong qui ne mèneront à rien.
    Je l'ai fait moi-même et je le conseille encore, faites-vous vacciner si vous le pouvez.

    Ecrit par : Roger Du Bois | 10.11.2009

    Cet article n'a malheureusement aucune valeur tant que son rédacteur se cache derrière un pseudo. Il y a trop de sources non fiables sur internet pour se fier à un son de cloche si beau soit il, si on ne peut identifier la cloche!

    Ecrit par : Jean Jullien | 13.11.2009

    j'ai lu ces deux articles avec attention, l'exemple concret et statistiquement fiable des cas en argentine et selon moi des plus demonstratif quant à la mortalité attribuée au virus AH1N1 ou par un lien de cause à effet, une infection bacterienne pulmonaire. Il n'existe pour autant aucune statistique à ma connaissance sur le taux de mortalité des personnes dites à risques ayant contractés le virus. Je suis asthmatique et pour moi un dilème se pose car j'ai également une maladie auto-immune une "spondi-arthrite ankylosante", si je me réfère à la deuxième partie de l'article, une vaccination avec adjuvant tel que le squalène qui active le système immunitaire et peut de ce fait soit déclencher une pathologie de ce type soit l'agraver, considéré comme une personne à risque pouvant développer des complications pulmonaires, me faire vacciner présente aussi des risques importants d'agravation de ma spondyl-arthrite. La solution pour moi et pour bien d'autres serait peut-etre d'avoir la possibilité d'une vaccination sans adjuvant. Une personne pourrait peut-etre répondre à mes interogations sur ce forum ?

    Ecrit par : GONCALVES | 13.11.2009

    Question N°1 : est-ce qu'une personne qui a déjà "fait" une grippe A non diagnostiquée comme telle, asymptomatique ...risque plus de subir des effets indésirables suite à une vaccination A/H1N1 ? Les rapports concernant les effets indésirables intègrent-ils ce paramètre ?

    Qustion N°2 :Un argument en faveur des adjuvants trouve un écho croissant :" En réalité, les adjuvants ont encore un avantage important,ils élargissent l'immunisation et seront probablement protecteurs contre une version légèrement différente de la souche actuelle" : Que les adjuvants boostent la réponse immunitaire OK : on les intègre pour ça , mais qu'à eux seuls ils "élargissent l'immunisation" ...? Est-ce bien documenté ?

    Question N°3 : Parmi les personnes ayant fait des complications , quel pourcentage avait été traité au Tamiflu ,....

    Remarque & question N°4: un honorable correspondant me signale qu'un récent article (Lancet Infectious Diseases) suggère que la vaccination globalement pourrait au contraire limiter l’immunisation, et propose de vérifier si les enfants actuellement hospitalisés avec des formes graves ne seraient pas, préférentiellement, ceux qui ont été vaccinés l’an dernier : un médecin fréquentant Pharmacritique pourrait-il vérifier sur http://www.thelancet.com/journals/laninf/issue/current ? ( CMT ? Dr Gervas ?...)


    Cordialement

    Ecrit par : Trente7cinq | 14.11.2009

    Cet article est très intéressant, peut-être un peu ardu pour les néophytes, mais laisse quelques questions en suspens. Quels sont les effets indésirables encourus, par un sujet immuno-déprimé (transplanté cardiaque notamment...) qui se ferait vacciner par la spécialité actuellement disponible, contenant l'adjuvant AS03 ? Ces effets sont-ils identiques à ceux observables avec le vaccin contre la grippe saisonnière ?

    Ecrit par : CARON | 14.11.2009

    @ Roger du Bois:
    Si vous êtes aussi bon médecin, chercheur ou épidémiologiste que vous êtes doué en orthographe, votre crédibilité sur la recommandation de la vaccination m'apparait alors quelque peu douteuse...
    Personnellement, je ne crois pas un instant que vous possédiez toutes ces qualifications en écrivant aussi mal le français. Ou alors ce n'est pas votre langue maternelle. Je ne peux pas le croire.
    Inutile en effet de s'embarquer dans une argumentation ping pong, je pense que vous en manquez de trop pour que le 'match' soit équitable et surtout digne d'intérêt... ;)
    Pour ma part, nulle besoin d'afficher mes diplômes pour prétendre avoir un jugement qui me fait fortement hésiter sur l'utilité d'une vaccination de masse.
    D'autant que je vis au Canada et qu'ici, les médias refusent le débat et se contentent de relayer des informations purement logistiques sur la campagne de vaccination. L'exercice du doute raisonnable n'est tout simplement pas possible à l'heure actuelle...

    Ecrit par : Céline | 17.11.2009

    mon enfant a un peu de l'asthme avec la grippe h1n1 a t'il plus de risque qu'un autre enfant qui n'a rien

    Ecrit par : freno | 18.11.2009

    Celine

    il suffit de regarder les statistiques pour comprendre que ce vaccin est sans interet pour votre enfant. Le virus a tué 1 humain par million, si on peut se fier aux causes réelles de décès. Ce qui est plus qu'improbable, tant on met de coeur à dénicher des morts.
    En France, seulement 43, dont plus de 80% avaient de lourdes pathologies préalables; il ne faut pas jouer à la roulette russe.
    Il existe des traitements préventifs plus fiables et moins dangereux.
    La peur est le plus grand danger. Mais ce n'est que mon avis.

    Ecrit par : Dr. Bredontiot | 21.11.2009

    pas céline mais freno, pardon.

    Ecrit par : Dr. Bredontiot | 21.11.2009

    pourquoi ajouter dans ce vaccin du "thiomersal" qui possède 49 % de mercure et du "octoxinol 10" qui est un contraceptif ? expliquez-moi si vous pouvez. Veulent-ils rendre la jeunesse française stérile ?

    Ecrit par : dubois | 21.11.2009

    Céline,

    vous écrivez :"D'autant que je vis au Canada et qu'ici, les médias refusent le débat et se contentent de relayer des informations purement logistiques sur la campagne de vaccination."

    C'est donc cela qui donne du ressort au Canadian Action Party ?

    Ecrit par : Trente7cinq | 21.11.2009

    M. dubois

    Pouvez-vous etre plus precis quand a l'usage de mercure et de contraceptif dans les vaccins?

    Ecrit par : olivier meynard | 23.11.2009

    Vos articles sont bien écrits mais vous devez citer vos sources (rapports articles interviews...) de manière bien plus systématique que vous ne le faites.C'est la seule manière d'être crédible .

    Ecrit par : jacq | 25.11.2009

    Bonjour,


    TANT QUE LE DOCTEUR (?) CMT ne dit pas qui il est et quelles sont ses références: tout cela reste plus que très sujet à caution. Sinon: pourquoi ne pas les donner ??

    Ecrit par : fadogus | 25.11.2009

    bonjour
    excellente remarque Céline, quant à l'orthographe des supposés chercheurs!:
    celle de pamart n'est pas mal non plus!!!!

    Ecrit par : veronique | 26.11.2009

    L'argumentation de l'article me parait très partiel.
    Notamment l'exemple de l'Argentine pour laquelle l'auteur nous laisse croire que finalement rien de plus critique que d'habitude ne s'est passé... l'auteur oublie de préciser qu'école, lieu publique ont été fermé plusieurs semaines, ne parle pas de l'absentéisme au travail, etc... bref beaucoup de facteur qui empêchent la propagation du virus (http://www.lefigaro.fr/sante/2009/07/10/01004-20090710ARTFIG00310-tres-touchee-par-la-grippe-a-l-argentine-vit-au-ralenti-.php).
    Il est difficile, je trouve, d'être plausible si on n'expose pas les faits essentiels.

    Ecrit par : Thibault | 26.11.2009

    22 morts de plus liés à la grippe A cette semaine. Cette info fait les gros titres, comme on dit, ce soir.
    demandez moi de la fermer si je me trompe mais NOUS SOMMES ENCORE LARGEMENT SOUS LE TAUX DE MORTALITE DE LA GRIPPE SAISONNIERE, NON?

    Ecrit par : fillet | 26.11.2009

    je suis né en 1946 : ai-je déjà pu être en contact avec le virus h1n1 ?

    Ecrit par : demailly | 27.11.2009

    Réponse à Demailly,

    "je suis né en 1946 : ai-je déjà pu être en contact avec le virus h1n1?"
    Oui, beaucoup de personnes nées avant 1957 ont été exposées au H1N1, et l'immunité naturelle semble bien plus longue que celle conférée par les vaccins (je parle des vaccins contre la grippe en général, pas de ceux-ci, sur lesquels on n'a pas de recul).
    Cordialement,
    Elena

    Ecrit par : Pharmacritique | 27.11.2009

    Je ne garantis pas l'origine de ce texte, mais il correspond à ce que j'avais appris sur les virus il y a 30 ans:
    "Les virus prolifèrent à une température de 35° environ. Or lorsque la température est à 40°, on a constaté que ces envahisseurs étaient deux cent cinquante fois moins nombreux. Ils ne peuvent plus vivre avec une telle température et à partir de 39°, ils ne peuvent plus se reproduire. Le phénomène a été vérifié expérimentalement sur l'animal. 60 rats ont reçu une même injection de virus. 30 sont laissés sans aucun médicament. Les 30 autres ont reçu des médicaments afin de faire tomber la fièvre. Résultats : Malgré la quantité énorme de virus injectés, 24 rats du premier groupe ont survécu. Dans le second groupe pas un seul survivant. Ici, la fièvre n'a pas pu jouer son rôle protecteur."
    Cela m'incite à penser, vu notre obsession a faire tomber la fièvre parce que c'est rassurant et nous donne une impression de puissance, que de nombreux décès dûs à cette infection très pyrogène qu'est la grippe auraient pu être évités avec juste un peu de bon sens, un peu de modestie, de respect, face à la Nature, à qui on ne cesse de faire des croche-pieds sous couvert d'omniscience.

    Ecrit par : Dr. Bredontiot | 28.11.2009

    Vaccin adjuvanté et maladie auto-immune

    Sans vouloir personnaliser quoi que ce soit, je reprends une remarque sensée - et référencée - faite par Régis Pluchet à la suite d'un autre article:

    "Certes, c'est le médecin ou plus exactement le patient conseillé par un médecin qui est le seul à même de faire le choix définitif de la vaccination ou non. Mais il est nécessaire de mettre en garde un patient porteur d'une maladie auto-immune. On a eu suffisamment d'exemples de cas de Sep ou de Crohn aggravés par une vaccination hépatite B, pour savoir qu'il y a un risque avec toute vaccination : les vaccinations représentent une stimulation immunitaire qui n'est pas anodine. Le Guide des vaccinations de la DGS, reprenant un avis du CSHPF, précise à l'article vaccination hépatite B : " Il est rappelé que toute stimulation immunitaire risque d'induire une poussée chez les patients atteints de SEP . (...) Le bénéfice de cette vaccination doit être évalué en fonction des risques d'exposition au virus et du risque encouru ". En 1996, des courriers de la Direction Générale de la Santé aux médecins étendaient cette précaution à toute personne atteinte d'une maladie auto-immune, et il n'est pas cohérent de ne plus le formuler ainsi, ni de ne le mentionner qu'à l'article concernant les vaccins hépatite B."

    Donc, analyse au cas par cas, en fonction du rapport bénéfice - risque individuel, à déterminer avec un médecin.

    Ecrit par : Pharmacritique | 28.11.2009

    à Pamart :

    je ne suis ni médecin ni scientifique, simple mère de famille et il me semble que vous avez tiré des conclusions un peu trop rapides.

    Tout le monde sait, aujourd'hui, que les antibiotiques n'agissent (quand ils agissent) que sur les bactéries et si vous aviez mieux lu, vous auriez compris que les antibiotiques utilisés dans les cas de grippe, ne visent nullement à combattre le virus mais les conséquences bactériennes de la grippe (pneumopathies etc...).
    L'article est pourtant clair là-dessus, il précise bien que les ravages de la grippe sont surtout dûs aux attaques bactériennes qu'elle favorise.

    Ce qui prouve que l'on peut être bardé de diplômes et ne pas savoir lire pour autant (et pas savoir écrire non plus).
    martine

    Ecrit par : martine | 29.11.2009

    Puisque enfin je trouve un article bien écrit et qui semble suivre une certaine cohérence scientifique, j'en profite pour vous faire partager un exemple contraire et somme toute assez déprimant ... (psychologiquement pas immunitairement !)

    Propos du professeur Jean-Philippe Derenne. Cet ancien chef du service de pneumologie à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris recueillis par Le Monde :

    "L’efficacité de la vaccination est-elle remise en cause ?
    Non, car le vaccin de la grippe est dirigé contre les protéines de surface du virus qui, elles, n’ont pas muté contrairement au génome. Le vaccin peut donc toujours empêcher le virus de pénétrer dans les cellules de l’organisme pour se reproduire."

    Loin de moi l’idée de dire que mes connaissance en biologie et en virologie dépassent celles d’un chef de service d’un des plus grand hôpitaux de France ... néanmoins...
    Toute personne ayant étudié (en classes préparatoires bio ou à la faculté ou même ... au lycée...) le fonctionnement des virus, la citation du Pr Jean-Philippe Derenne tient du pur non sens...

    En effet, la grippe comme tous les virus qu’ils soient rétrovirus, virus à ARN/ADN ... se propagent de la manière suivante :

    - fixation sur la cellule hôte

    - Passage du matériel génétique du virus dans la cellule hôte

    - Traduction rapide et non contrôlée du matériel génétique du virus dans la cellule pour "creer" de nouvelles copies du virus (virions pour être plus précis) en "piratant" le système d’expression génétique de la cellule.

    - Sortie des nouveaux virions de la cellule hôte suite à sa mort (généralement) puis infection de nouvelles cellules

    et ainsi de suite

    Comme ceux qui ont suivi ont pu le comprendre, le virus (dans son intégralité) se multiplie grâce au code génétique qu’il contient, et c’est là que l’affirmation du Monde est ridicule..

    Sachant que la "forme" des protéines de surface du virus est bien évidemment codée par son code génétique ... pour que le vaccin ait encore un effet, ce qu’il faut donc c’est que la mutation n’ait pas eu d’influence sur le gène codant pour la protéine de surface.... et une mutation du génome peut bien évidemment entrainer la modification de ces fameuse "protéines de surface"

    Bref quand à 22 ans on arrive a trouver des propos officiels de la part d’un professeur émérite complètement ridicules et manquant cruellement de rigueur scientifique ... on a pas trop trop envie de se faire injecter du mercure en intraveineuse parce que un tel l’a dit !

    Ce qui n’empêche d’ailleurs pas ce cher professeur de conclure (toujours dans l’article du Monde) : "Ces nouvelles mutations doivent au contraire inciter tous les Français à aller se faire vacciner, avec adjuvant." ... (citation non modifiée et réellement juste à la suite de la première voir : http://www.lemonde.fr/epidemie-grip...). J’ai honte pour lui.

    En tout cas professeur de médecine d'un grand hopital français ou pas ... je peux vous dire qu’avec une phrase pareil dans une dissertation de bio aux concours Agro-Véto ... il serait pas allé loin notre ami Jean-Philippe Derenne...

    A bon entendeur

    Ecrit par : jibooo | 29.11.2009

    Rectificatif: Les antibiotiques des vaccins, et le thimerosal (antiseptique) sont là pour eviter une contamination bacterienne lors de la préparation, le transport et toutes les manipulations liées à l'usage du vaccin. Ces produits seraient inutiles si une hygiène rigoureuse présidait à leur élaboration, ce qui est loin d'être le cas. Les doses d'antibiotiques utilisées (ainsi que leur spectre) seraient bien sûr insuffisantes pour lutter contre une pneumopathie consécutive à une grippe.

    Ecrit par : Dr. Bredontiot | 29.11.2009

    Bonjour, malgré votre démonstration,
    1) on peu remarquer que dans le cas de la grippe de 1918, d'autres auteurs que ceux cités ont bien prouvé l'existence d'une deuxième vague plus virulente que la première, de plus dans le cas du décès de jeune individu, on peut aussi constater que la majeures partie de victimes de 15 à 35 ans a bien eu lieu lors de la deuxième vague et que la majorité des victimes sont des civils et non pas de militaires..Et personne n'a pu expliquer cette mutation, son origine et ses causes
    2) Cette deuxième vague a été effectivement mortel suite à des complications;(hypercytokinemia en anglais), qui suite à une hyper réaction du système immunitaire, vulnérabilise l'organisme et permette à des complications pulmonaire et cardiaque d'apparaître, mais la causse initial du décès est bien la grippe.
    3) Il est facile pour ceux qui sont contre la vaccination de jouer à l'épouvantail et de faire peur, pour défendre leur thèse, sans aucune considératon vis à vis du public. Ceci en présentant que les risques d'un vaccin hatif sont plus grands que la maladie elle-même. Et s'il se trompaient ? Les faits sont là dans le cas de la grippe espagnol, on peut toujours dire que la mortalité n'est pas importante mais on oublie qu'un certain nombre de localité (peut être du fait de l'homogénéité de leur population) ont été pratiquement rayée de la carte
    4)On n"avait pas encore testé une campagne massive de vaciination et il existe d'autre risque plus grave exemple EBOLA, qui jusqu'ici ne sont pas devenu heureusement une pandémie.Néanmoins, les renseignements pris sur cette grippe et sur les mesures de préventions, auront une grande valeur en cas d'une autre pandémie.
    Concusion
    Bref vous avez choisi parmi les arguments ceux qui valide votre thèse et vous excluez ceux qui en vont à l'encontre.
    Ceci simplement et vous l'expliquer à un moment parce que cela fait perdre de l'argent et du temps qui aurait pu être consacré à dautre maladie. ce n'est pas forcément l'avis de tout le monde n'oublions pas que ce qui a détruit les indiens d'amérique et majoritairement leur civilisation, c'est les maladies et non pas l'acier ou la poudre. Doit on accepeter ce même risque pour notre civilisation ?

    Ecrit par : FRédéric | 30.11.2009

    Je ne suis pas contre la vaccination. je suis pour une utilisation de la vaccination au service de la santé publique à l'exclusion de toute autre critère, ce qui correspond à l'objectif officiellement affiché ni plus ni moins. Je suis pour que les autorités évitent de prendre la fâcheuse habitude d'utiliser la terreur comme outil de communication dans le cadre de la santé publique.
    En matière de science il ya deux aspects: les hypothèses et puis les faits observés. Dire que les décès dus à la grippe espagnole sont dus à une mutation virale est une hypothèse, dire qu'elle est due à des surinfections bactériennes est un fait observé (note 6 de l'article concernant les autopsies à postériori). Fait confirmé par l'évolution postérieure à l'apparition des antibiotiques des différentes pandémies. Je n'ai pas choisi les articles comme ça m'arrangeait, je les ai choisis en fonction de leur qualité scientifique, autant que je pouvais en juger.
    On peut faire de nombreuses hypothèses et passer son temps à se faire peur avec toute sorte de risques: si j'avais un accident, si un pot de fleurs me tombait sur la tête en me promenant? Ou alors si les insectes se mettaient à proliférer et nous dévoraient? c'est une hypothèse valable à priori. On peut la considérer comme valable et décider de lancer un grand plan de prévention à l'échelle mondiale et se mettre à asperger la planète avec de millions de tonnes d'insecticides pour prévenir ce "danger", pour la plus grande joie de Monsanto.
    Et si on prenait le problème à l'envers et qu'on disait, par exemple, que si ce n'est pas arrivé jusqu'à maintenant c'est que, peut-être, les conditions sont en place pour que cela n'arrive pas? Je vais écorcher le nom du découvreur du virus du SRAS, Peter Dorster, je crois, qui, sur le documentaire, "un virus qui fait débat" disait que le but des virus n'est pas de tuer leur hôte, mais de survivre, les virus qui tuent leur hôte étant condamnés à disparaître. Si on posait, comme hypothèse, qu'un virus, établit un équilibre avec l'organisme de l'espèce qui est son hôte et que tant qu'on ne fait pas trop obstacle à cet équilibre, en vaccinant massivement des populations pour des maladies bénignes, cet équilibre fait en sorte que le virus ne peut pas être à la fois très transmissible et très virulent? Je suis donc pour la vaccination ciblée des groupes à risque moyennant une réflexion basée sur des considérations avant tout scientifiques et éthiques (l'aspect économique est secondaire en ce qui me concerne) et une vision globale et à long terme des problèmes de santé.
    CMT

    Ecrit par : CMT | 01.12.2009

    Je ne suis pas contre la vaccination.
    Entre parenthèse mes commentaires.
    (Pourtant vous déclarez que cette vaccination est inutile)

    je suis pour une utilisation de la vaccination au service de la santé publique à l'exclusion de toute autre critère, ce qui correspond à l'objectif officiellement affiché ni plus ni moins. Je suis pour que les autorités évitent de prendre la fâcheuse habitude d'utiliser la terreur comme outil de communication dans le cadre de la santé publique.
    (Donc quand il y a un risque, on ne doit pas le citer de peur de déclencher une panique, et on doit forcément exclure les hypothèse les plus pessimistes sous prétexte de ne pas faire peur au public. De plus accuser les autorités d’utiliser la terreur est une accusation grave, car elle revient à accuser les autorités de mensonge, donc nos institutions et par conséquent la démocratie. Ouvrons une parenthèse sur la notion de complot, lorsque l’on accuse les autorités de mentir(complot), souvent le vrai et seul unique complot est de chercher à faire perdre au public sa confiance dans ces autorités( et les institutions de la république, je laisse à chacun la possibilité de juger ce fait , de manière objective de préférence )

    En matière de science il y a deux aspects: les hypothèses et puis les faits observés. Dire que les décès dus à la grippe espagnole sont dus à une mutation virale est une hypothèse, dire qu'elle est due à des surinfections bactériennes est un fait observé (note 6 de l'article concernant les autopsies à postériori)
    (Il y a des articles qui font référence à l’hypercytokinemia, de plus un test a été effectué sur des singes babouins qui semble valider cette théorie (personnellement je reste prudent)
    Il faut voir les articles qui explique le mécanisme hors cette hypercytokinemia est du au virus, ce qui ouvre une porte dans l’organisme pour des infections secondaires, je laisse à chacun l’occasion de se faire sa propre opinion.
    Maintenant compte-tenu de ce fait dire que le décès est du à l’infection initiale ou la secondaire est entièrement subjectif, mais si on applique le même principe que le votre on peut considérer que le SIDA ne tue pas en lui même, bref je laisse à chacun juger ce choix ) .

    Fait confirmé par l'évolution postérieure à l'apparition des antibiotiques des différentes pandémies. Je n'ai pas choisi les articles comme ça m'arrangeait, je les ai choisis en fonction de leur qualité scientifique, autant que je pouvais en juger.
    (Effectivement, on peut comprendre le caractère subjectif de ce choix en fonction de votre jugement, vous proposez une théorie et vous choisissez les articles en fonctions de la correspondance avec cette théorie, comme je l’ai dit précédemment
    La thèse antithèse et synthèse sont les vrais principes d’une réflexion, je n’ai pas vu d’antithèse de présenter dans votre document).

    On peut faire de nombreuses hypothèses et passer son temps à se faire peur avec toute sorte de risques: si j'avais un accident, si un pot de fleurs me tombait sur la tête en me promenant? Ou alors si les insectes se mettaient à proliférer et nous dévoraient? c'est une hypothèse valable à priori. On peut la considérer comme valable et décider de lancer un grand plan de prévention à l'échelle mondiale et se mettre à asperger la planète avec de millions de tonnes d'insecticides pour prévenir ce "danger", pour la plus grande joie de Monsanto.
    (Ben oui effectivement, on peut aussi porter un casque en cas de chute de micro météorite ou de pot de fleur, mais en tous cas cela ne préserve pas de la bêtise. Ni surtout d’une hyper réaction de son EGO quand on est contredit)

    Et si on prenait le problème à l'envers et qu'on disait, par exemple, que si ce n'est pas arrivé jusqu'à maintenant c'est que, peut-être, les conditions sont en place pour que cela n'arrive pas? Je vais écorcher le nom du découvreur du virus du SRAS, Peter Dorster, je crois, qui, sur le documentaire, "un virus qui fait débat" disait que le but des virus n'est pas de tuer leur hôte, mais de survivre, les virus qui tuent leur hôte étant condamnés à disparaître.
    (Effectivement sauf dans le cas ou le virus se transforme en spore ce qui n’est pas le cas du virus de la grippe. N’oublions pas que dans le cas ou le virus mute cette mutation est impossible à déterminer dans sa nature et dans sa chronologie (quand elle va arriver et s’il elle va arriver) De plus votre idée tendrait à attribuer une forme d’intelligence au virus, comment expliquer alors que le SIDA tue ? )

    Si on posait, comme hypothèse, qu'un virus, établit un équilibre avec l'organisme de l'espèce qui est son hôte et que tant qu'on ne fait pas trop obstacle à cet équilibre, en vaccinant massivement des populations pour des maladies bénignes
    (Cela reste une hypothèse, qui est néanmoins indéfendable : Actuellement on peut classer les bactérie en commensal, symbiotique et parasite, donc il s’agirait d’une nouvelle classification, de plus cela semble suggérer que nous maîtrisons cet équilibre, de plus quand détermine t’on que l’équilibre est rompu et que l’on doit agir ?
    Cela ne tient pas non plus face à du bon sens : Des troupes qui avaient été exposé à la première vague de la grippe espagnole (je maintiens qu’il y a eu 3 vagues), ont bien résisté à la deuxième vague, cette première vague ayant fait l’effet d’une vaccination, donc vous me direz pourquoi vacciner ? car la première vague qui a fait office de vaccin, l’a fait au hasard au hasard, le fait de vacciner permet éventuellement de s’assurer que le maximum de personne à été protégés, et de gérer de manière organisée et au mieux cette vaccination
    Finalement à la question si personnellement je vais me faire vacciner la réponse est oui (Je vous réponds avant que vous la posiez ),

    cet équilibre fait en sorte que le virus ne peut pas être à la fois très transmissible et très virulent?

    (La causalité décrite ici est intéressante, pouvez vous aussi proposez cette thèse, gageons qu’elle risque d’être reçue à sa juste valeur dans le milieu médical.
    Parmi les bases de la bactériologie et de la virologie, tout dépend de la vitesse à laquelle le virus tue, sa résistance au milieu extérieur et sa contagion, pour l’instant aucun virus ne combine les trois : Exemple EBOLA tuant trop vite, maintenant dire que cela l’empêchera de devenir une pandémie, moi avec mes peu de connaissances je reste prudent ),

    Je suis donc pour la vaccination ciblée des groupes à risque moyennant une réflexion basée sur des considérations avant tout scientifiques et éthiques (l'aspect économique est secondaire en ce qui me concerne
    (pour les laboratoires contrairement au papillomavirus ce vaccin rapporte peu )
    et une vision globale et à long terme des problèmes de santé.

    (Donc suivant vous il faut nationaliser les entreprises médicales.
    Entre cette dernière réflexion et le petit cochon tirelire pour les grands laboratoire et autres dans la seconde partie de l’article c’est cela que ça semble suggérer)

    (D'un manière générale comment gère t'on un risque qui a peu de chance de se produire, mais s’ il se produit aura des conséquences très graves, on l'occulte ? )

    Cordialement.
    Frédéric

    Ecrit par : Frédéric | 02.12.2009

    Bonjour,

    l'article du Dr CMT est très bien rédigé et très crédible, comme l'intervention de "Frédéric", dont je note que c'est la seule qui ait suscité une réaction de l'auteur.

    Personnellement, je ne ferai pas de grand débat théorique, mais j'aimerais savoir ce que le Dr entend pas "la vaccination ciblée des groupes à risque".

    J'ai 3 enfants de 2,7 et 10 ans : asthmatiques, dont 1 hospitalisé précédemment pour problèmes respiratoires.

    DOIS JE LES FAIRE VACCINER ?

    Excusez de la trivialité de la question, mais c'est la seule qui me préoccupe aujourd'hui, alors que je constate que les classes des écoles sont de plus en plus clairsemées et que mon médecin m'indique que les hôpitaux ne peuvent pas accueillir toutes les personnes en détresse respiratoire (vrai ou pas ?).

    Merci de bien vouloir me dire ce que vous en pensez.

    Ecrit par : Flo | 02.12.2009

    Frédéric,
    Je ne vais pas rentrer dans une discussion rhétorique avec vous mais j'ai cru comprendre que, d'après vous, quand on a une opinion différente de celle défendue par les autorités c'est forcément le signe d'un ego surdimensionné ou de quelque autre tare. Difficle de faire vivre la démocratie à ce compte là.
    Sur la communication par la terreur, je confirme. Des phrases comme: "Des gens vont mourir parce qu'ils ne se sont pas vaccinés" ou l'idée de vouloir prendre des enfants par la main pour les amener voir des agonisants en réanimation, je n'appelle pas ça une communication adaptée destinée à donner aux gens des informations pour favoriser leur réflexion et à leur permettre d'exercer leur libre arbitre. Ils mentent, ça c'est vous qui le dites. J'ai tendance à le penser mais j'ai un doute sur le fait qu'ils (nous parlons des responsables politiques et des leaders d'opinion) sont en partie manipulés et que certains croient ce qu'ils disent. Le virus du SIDA n'est pas un virus très transmissible et je faisais référence au virus de la grippe en l'occurrence. Ca rapporte peu aux laboratoires alors c'est sans doute par pure philantropie qu'ils ont négocié des contrats en béton avec les Etats depuis plusieurs années. La cagnotte de la grippe pandémique aurait fait passer le chiffre d'affaires de la vaccination contre la grippe de deux à cinq milliards d'euros avec une marge bénéficiaire sans doute bien plus importante que pour la grippe saisonnière puisque, alors que ces vaccins sont plus chers à l'achat par dose que les vaccins de la grippe saisonnière ils n'ont pas coûté grand chose ni en coût de production ni en études préalables à leur commercialisation qui ont été éludées. Et j'ajouterai qu'ils n'ont pas coûté grand chose en frais de marketing et en publicité non plus puisque ce sont les Etats et l'OMS qui se sont chargés de ces aspects. Nationaliser les laboratoires pharmaceutiques ne serait pas une mauvaise idée si c'était faisable. Cela correspondrait à une certaine réalité, puisque c'est déjà l'argent public qui leur permet de faire des bénéfices, au travers des remboursements de médicaments et de plus en plus, l'argent public qui finance leurs frais de recherche.

    Il n'est pas nécessaire de ne pas "occulter" des risques. Il suffit de ne pas en inventer. La déclaration des phases élevées d'alerte de la pandémie a nécessité une modification de la définition de la notion de pandémie par l'OMS en mai 2009, permettant de ne plus tenir compte des indicateurs de gravité comme la mortalité.

    A Bernardo,
    Merci. Je suis d'accord avec vous. Ce que vous dites me paraît plein de bon sens. Les essais randomisés sont le moyen le plus scientifiquement irréprochable, quand ils sont correctement menés, pour obtenir des preuves d'efficacité et d'innocuité.
    CMT

    Ecrit par : CMT | 02.12.2009

    A Flo

    c'est tres difficile de prendre une décision pour ses enfants car on ne sait rien sur l'efficacité du vaccin et peu sur ses risques puis que le Panenza n'a été testé que sur un centaine enfants et que les seuls critères d'efficacité ont été l'apparition d'anticorps ( chez 1/3 des enfants avant 3 ans avec une injection) et on n'a des infos que sur les effets indésirables immédiats les plus fréquents
    CF
    http://www.afssaps.fr/var/afssaps_site/storage/original/application/104a750b0148a09fe260689d76604aaa.pdf

    sinon je vous conseille l'article de Dominique Dupagne

    http://www.atoute.org/n/article134.html

    et sur la grippe A en général et Panenza

    http://docteurdu16.blogspot.com/

    Ecrit par : docpp | 03.12.2009

    Bonjour Flo,
    Etant donné que,
    - comme le disait Bernardo (note sur grippe A et risques allergiques) aucune étude randomisée, c'est à dire un type d'étude de très haute qualité méthodologique, n'a permis d'établir l'effciacité des vaccins contre la grippe jusqu'à maitenant
    -que ces vaccins en particulier, n'ont pas fait l'objet d'essais cliniques préalables à leur commercialisation offrant un minimum de garanties, car ils ont fait l'objet d'un régime dérogatoire négocié par les laboratoires avec l' agence européenne du médicament. Et que donc on n' apu démontrer ni leur efficacité ni leur innocuité
    -étatn donné que dans les conditions qui sont prpopres à la France en matière d'état sanitaire des populations et de système de santé, sur 4 millions de cas de grippe, aucun décès d'enfant ayant pour seul facteur de risque l'asthme
    - étant donné que une étude récente de chercheurs universitaires aux USA, à prirori généralement plus indépendants , moins sujets aux pressions que des cehrcheurs rémunérés par des organisemes privés, a présenté un risque d'hospitalisation qui pourrait être jusqu'à trois fois supérieur chez des enfants asthmatiques vaccinés avec le vaccin contre la grippe saisonnière par rapport aux enfants asthmatiques non vaccinés
    Pour toutes ces raisons, à titre personnel, je ne conseille pas de manière générale la vaccination pour des enfants asthmatiques ayant ce seul facteur de risque.
    Mais vous parlez d'hospitalisation pour problèmes respiratoires d'un de vos enfants. Je ne sais pas de quels problèmes respiratoires il s'agit. Il vaudrait mieux en parler avec leur médecin traitant.
    Et ne pas oublier, de toutes façons, qu'il ya un ensemble de mesures préventives qui peuvent être prises pour les asthmatiques, pour prévenir les crises d'asthme en général. Cela aussi vous devriez en parler avec votre médecin traitant.
    Cordialement
    CMT

    Ecrit par : CMT | 03.12.2009

    Frédéric,
    Mes réponses entre parnthèse.
    Je ne vais pas rentrer dans une discussion rhétorique avec vous
    (Vous êtes peut être à cours d’argument rationnelle ?)

    mais j'ai cru comprendre que, d'après vous, quand on a une opinion différente de celle défendue par les autorités c'est forcément le signe d'un ego surdimensionné ou de quelque autre tare.
    (Vous l’avez pris pour vous pourtant je n’avais cité personne ?Sérieusement, ce n’est pas d’avoir une opinion différente des autorités ;
    ou je préfère le terme institutions car il semble que pour vous le terme autorité est un connotation négative; qui est irrationnel, c’est d’être systématiquement contre tout ce qu’elles font et ce qu’elles disent qui est problématique, ce qui pourrait éventuellement passé pour de la paranoïa. )

    Difficile de faire vivre la démocratie à ce compte là.
    (La je vous retourne la question, vous contestez la thèse du gouvernement; ce qui est parfaitement votre droit; Maintenant quand on émets des doutes sur votre opinion et ses arguments,ce qui est parfaitement mon droit moral et ce qui est aussi autorisé par la démocratie, vous nous accusez de ne pas faire vivre la démocratie, Donc d’être un autocrate, Comme le disait Orwell tout le monde est égaux, mais certains sont-ils plus égaux que d’autre ?

    Sur la communication par la terreur, je confirme. Des phrases comme: "Des gens vont mourir parce qu'ils ne se sont pas vaccinés"
    (C’est faux, personnene va mourrir alors ?)

    ou l'idée de vouloir prendre des enfants par la main pour les amener voir des agonisants en réanimation, je n'appelle pas ça une communication adaptée destinée à donner aux gens des informations pour favoriser leur réflexion et à leur permettre d'exercer leur libre arbitre.
    (Dans le cas des professionnels de santé c’est envoyant les gens présents dans leur service dans des tentes à oxygène qu’ils ont décidé de se faire vacciner alors qu’a priori, ils étaient contre comment qualifiez vous-ça de puéril ou simplement de pragmatique, rappelons que ce sont pas les institutions qui ont pris par la main ces professionnels, mais simplement eux-même en constatant les faits.)

    Ils mententça c'est vous qui le dites,(Non c’est ce que vous suggérez en utilisant le terme terreur, je pourrais vous remettre la petite explication sur ce qui pourrait être le vrai complot , amis je suggère de relire mes commentaires) . J'ai tendance à le penser mais j'ai un doute sur le fait qu'ils (nous parlons des responsables politiques et des leaders d'opinion) sont en partie manipulés
    (Voir ce que j’ai dit sur la thèse du complot )
    et que certains croient ce qu'ils disent
    (C’est bien vous reconnaissez au moins leur intégrité). Le virus du SIDA n'est pas un virus très transmissible et je faisais référence au virus de la grippe en l'occurrence. (Vous avez du mal comprendre mon argumentation, dans votre hâte à me répondre, je les comparais en disant que hypercytokinemia (avez-vous au moins lu l’article ? ) de la grippe avait le même effet (et non pas le même mécanisme et que bien que le virus en lui-même ne tue pas, s’il n’était pas présent alors l’issue fatale n’aurait pas eu lieu

    .Ca rapporte peu aux laboratoires alors c'est sans doute par pure philantropie (Rappel par rapport au papillovirus )
    qu'ils ont négocié des contrats en béton avec les Etats depuis plusieurs années. La cagnotte de la grippe pandémique aurait fait passer le chiffre d'affaires de la vaccination contre la grippe de deux à cinq milliards d'euros avec une marge bénéficiaire sans doute bien plus importante que pour la grippe saisonnière puisque, alors que ces vaccins sont plus chers à l'achat par dose que les vaccins de la grippe saisonnière ils n'ont pas coûté grand chose ni en coût de production ni en études préalables à leur commercialisation qui ont été éludées. Et j'ajouterai qu'ils n'ont pas coûté grand chose en frais de marketing et en publicité non plus puisque ce sont les Etats et l'OMS qui se sont chargés de ces aspects. Nationaliser les laboratoires pharmaceutiques ne serait pas une mauvaise idée si c'était faisable. Cela correspondrait à une certaine réalité, puisque c'est déjà l'argent public qui leur permet de faire des bénéfices, au travers des remboursements de médicaments et de plus en plus, l'argent public qui finance leurs frais de recherche.
    (Bein finalement vous reconnaissez que c’est votre objectif, faire la promotion de la nationalisation de la santé, ceci après avoir occulter ce dessein, et on retourne dans la thèse du complot, la principale objection au théorie du complot est ce qu’impliquerait la complexité même d’un complot, c'est-à-dire une organisation extraordinaire par des personnes ou entités d’une habilité surnaturelle )

    Il n'est pas nécessaire de ne pas "occulter" des risques. Il suffit de ne pas en inventer
    (La on retombe dans la subjectivité et vous continuez à confondre une vérité unique et définitive et votre opinion, il me parait plus démocratique de la présenter comme votre opinion(à partir de fait objectifs et non pas de décision subjectives, de préférence) et non pas comme une vérité écrite dans le marbre. LA se situe le vrai respect de la démocratie et non pas la manipulation pour d’autre objectif peu avouable ).
    La déclaration des phases élevées d'alerte de la pandémie a nécessité une modification de la définition de la notion de pandémie par l'OMS en mai 2009, permettant de ne plus tenir compte des indicateurs de gravité comme la mortalité.
    (Que dois je penser de cette phrase : Cette modification, vous apparaît comme une erreur, donc suivant vous détenez seul la vérité, contre les décisions de l’OMS.. Car il me semble que cette décision a été voté au niveau de l’OMS non ? en tout état de cause j’ai aussi remarquez : Initialement vous signez docteur CMT puis CMT que dois –je en penser ?Remarquez combien il est facile d’insinuer le doute ? semble-t-il que la médécine pour vous ne soit qu’un passe temps ?),


    Votre article aurait été d’une plus grande valeur s’il présentait les autres thèses, maintenant vous devez comprendre que le principe de la démocratie est que chacun ne détient pas la vérité, mais une parcelle, et doit être capable d’admettre les critiques. De plus vos indications sur les liens entre institution entreprise pharmaceutique, média et dieu sait-quoit Ces liens doivent exister mais

    1) Est-ce que ils ne sont pas légitime
    2) Est-ce que ils ne sont pas en fait au profit du public
    3) Est-ce que l’objectif finaux n’est pas le bien du public

    D’emblée vous avez effecteur les questions réponses, et vous avez été avocat, procureur, juri et juge, on revient au problème de l’égo.

    Considérez mes réponses comme un service que je vous rend.

    Ecrit par : Frédéric | 03.12.2009

    A Frédéric:

    Vous dites: "Considérez mes réponses comme un service que je vous rend."
    Chacun son point de vue.
    A mon avis, vous exprimez une position, que vous avez largement exposée.
    Cela dit, la forme que prennent vos réponses est très peu lisible. Il faudrait condenser un peu les réponses, parce qu'il s'agit d'un blog qui donne la possibilité, en fonction des règles spécifiques à respecter par tout le monde, de poster un commentaire suite à un article. Ce n'est pas un forum.
    Il faut éviter d'arriver à des attaques à la personne.
    Vous avez parfaitement le droit de soutenir les conflits d'intérêts, les liens entre médecins, laboratoires et media, mais n'oubliez pas que la critique de ces liens et la mise en évidence de leurs conséquences est l'objet même de ce blog, par-delà la grippe A. (Nous avons d'ailleurs beaucoup trop parlé de cette grippe).
    L'angle de vue est clair.
    Et il ne changera pas malgré le service que vous nous offrez en exposant votre avis.
    Bien à vous.

    Ecrit par : Pharmacritique | 04.12.2009

    Bonjour, ce mail n'est pas un canular.

    je viens d'être vacciné (PAMDEMRIX) depuis environ 15 jours et je semble aujourd'hui atteint par une arthrite réactionnelle de type polyarthrite ...) confirmée par un médecin. Je suis en observation pour l'instant et traité par AINS. Je ne dors plus qu'avec des somnifères.
    J'angoisse énormément car dans tout ce qu'on lit, il ressort l'implication du squalène (au moins chez l'animal). Le vaccin peut-il avoir entraîné l'apparition de novo de cette pathologie ou favorisé la résurgence d'un état préclinique qui n'attendait qu'une stimulation.

    Est-il possible de faire ce dosage d'anticorps anti-squalène ?

    Sylvain

    Ecrit par : Sylvain | 04.12.2009

    A Sylvain,
    Je ne suis pas sûre que dans les cas expérimentaux de provocation de la polyarthrite chez la souris il était question d'anticorps anti-squalène. Il était plutôt question d'une activation de certaines cellules de défense immunitaire (des lymphocytes T) qui deveanient capables de transmettre la polyarthrite à des souris non atteintes. Je ne pense pa s que la recherche d'anticorps antisqualène vous soit bien utile. Si on regarde les modèles expérimentaux chez l'animal, chez des souris prédisposés l'injection de squalène a bien déclenché cette pathologie. Il s'agit donc aussi de savoir s'il y a eu des cas dans votre famille de cette pathologie ou d'autres pathologies auto-immunes.
    Cet incident a-t-il été signalé à la pharmacovigilance par votre médecin? Sinon vous avez la possibilité de le faire vous-même. Voyez sur le site de l'AFSSAPS.

    A Pharmacritique,
    Il est bien vrai qu'on parle beaucoup de cette grippe. Mais je pense que si c'est l'occasion de faire de la vulgarisation de connaissances et que cela permette aux gens d'être mieux armés la prochaine fois, c'est utile. Car il y aura encore des occasions de mettre en oeuvre les connaissances acquises. Les laboratoires pharmaceutiques ont atteint une taille critique. Leurs ambitions sont allées croissant en matière de marges bénéficaires. Ils ne peuvent plus se contenter de vendre quelques dizaines de milliers de médicaments par ci par là. c'est bien trop peu, pas assez rentable. Il y a fort à parier que dans les prochaines années la santé publique va être gérée à coups de grandes alertes et de grandes campagnes mondiales.
    CMT

    Ecrit par : CMT | 04.12.2009

    "Il y a fort à parier que dans les prochaines années la santé publique va être gérée à coups de grandes alertes et de grandes campagnes mondiales."

    ...un effet secondaire des dispositions concernant" l'éducation thérapeutique" ?

    Qu'on se rassure, des chercheurs auraient isolé l'agent causal : des agences de presse spécialisées ; pour faire toute la lumière cependant, un rapport a été commandé au Dr Sanspagne .

    Ecrit par : Trente7cinq | 05.12.2009

    Bonjour,

    Bel article.

    Pourquoi ne pas donner le nbre de décès imputés à la grippe saisonnière en France, sur les années précédentes ? Je cite de mémoire :
    2004/2005 : 225
    sur les saisons suivantes et jusqu'à 2008/2009 : de 22 à 77 décès.
    Source Invs, dans les archives. Les périodes vont d'octobre à mars, en moyenne.

    Est-ce que ces données sont bonnes ? Est-ce que, rapprochées des données issues de la pandémie actuelle, elles n'indiquent pas une "gravité" plus prononcée pour H1N1, à qui ont impute à ce jour > 150 décès, même si maintenant, un pic semble atteint, il est vraisemblable qu'il y aura des décès pendant encore plusieurs mois.

    Dernier point. L'Argentine est donnée, dans votre article, comme un pays proche de la France, par les moyens qu'elle met en oeuvre dans sa politique sanitaire, surveillance, etc. Comment ce pays arrive-t-il à totaliser plusieurs milliers de morts par grippe saisonnière chaque année ? Quelles sont vos sources quant à ces chiffres ?

    Par avance merci
    JA

    Ecrit par : Joachim | 17.12.2009

    A Joachim,
    Par rapport aux chiffres que vous évoquez, l'INVS ne prétend pas comptabiliser le nombre de décès un par un lors des épidémies saisonnières, pour deux bonnes raisons: d'une aprt c'est impossible, j'en donne les raisons principales dans mon article, d'autre part c'est intutile sur un plan épidémilogique. Le but de l'INVS et des réseaux qui lui fournissent l'inforamtion (réseaux Sentinelles, Grog , Oscour, Sos médecins) est d'avoir une approche qualitative des décès pour savoir s'il apparaît une modification dans leurs caractéristiques, par exemple groupes d'âge touchés, personnes avec ou sans facteurs de risque, groupes à risque représentés comme asthamatiques ou autres. Partout dans le monde jusqu'à maintenant les décès dus à la grippe ont fait l'objet d'EVALUATIONS y compris en France. On extrapole des données. Si on en trouve plus que l'année dernière en France cela ne veut rien dire, dans la mesure où il y aeu une injonction de la part des autorités de tenter de comptabiliser les morts un par un. On en trouve plus parce qu'on y fait plus attention, parce que lorsqu'on a un doute sur la cause de la mort on prend plus facilement le parti de l'attribuer à la grippe, sous la pression médiatique et adminsitrative.
    Mes données pour l'Argentine sont directement issues du site du Minsitère de la Santé argentin, qui a tenu des comptes de manière très systématique, avec les moyens de bord, certes mais avec un système de surveillance qui ressemble beaucoup à celui de la France, car il y a par exemple ausi des Grog en argentine.
    Quant aux différences entre l'Argentine et la France il y en a, bien sûr , sur le plan sanitaire et du niveau de vie. Chacun sait très bien que ces facteurs sont déterminants pour le taux de mortalité dü aux maladies infectieuses. C'est pourquoi il y a certainement plus de morts en valeur absolue et proportionnellement dus à la grippe en Argentine. Et c'est pourquoi l'exemple était partciulièrement probant pour la bénignité de la grippe. Parce quesi un pays pauvre s'en était bien sorti d'après un ensemble d'indicateurs, on pouvait penser que la France ne pouvait s'en sortir que mieux face à cette pandémie.
    Cordialement
    CMT

    Ecrit par : CMT | 18.12.2009

    Écrire un commentaire

    NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

     
    Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
    high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu