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30/10/2009

L’union régionale des médecins libéraux de la Réunion refuse la vaccination en masse contre la grippe A H1N1

Le Dr Hugues Raybaud m’informe de la décision prise par l’Union régionale des médecins libéraux de la Réunion lors de son Assemblée URML Réunion.gifgénérale extraordinaire du 27 octobre. Je reprends le communiqué de presse, suivi des commentaires qui exposent en détail les raisons du refus. Espérons que cela donne des idées aux autres URML, réputées obéissantes...

Non à la vaccination de masse contre la grippe A H1N1 !

"L'Union Régionale des Médecins Libéraux de La Réunion (URML) s'oppose à la vaccination de masse telle qu'elle a été programmée à la Réunion par les pouvoirs publics. L'URML relève que cette vaccination est controversée dans les milieux scientifiques et les organisations compétentes aussi bien dans son utilité que de son innocuité (cf. calendrier vaccinal inversé par rapport aux recommandations de l'OMS), d'autant que le pic épidémique est derrière nous.

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27/10/2009

Le Celvapan n’est pas plus sûr que les vaccins adjuvantés Pandemrix et Focetria. Polémique et recommandations contradictoires en Allemagne (Arznei-Telegramm)

Le 16 octobre, l’excellente revue allemande indépendante Arznei-Telegramm envoyait à son réseau d’alerte (blitz a-t) la suite de ses mises Becker-Brüser ZDF.jpgen garde quant au business de la grippe et aux problèmes que posent les vaccins. En soulignant la cacophonie qui règne en Europe, où les autorités sanitaires et les hommes politiques ont totalement succombé aux pressions des laboratoires pharmaceutiques.

En Allemagne, seul le vaccin adjuvanté Pandemrix devait être utilisé. 50 millions de doses ont été commandées en… 2007, pour un schéma vaccinal à deux doses, donc pour vacciner 25 millions de personnes. En France aussi, c’est le Pandemrix adjuvanté qui sera le plus utilisé (50 millions de doses).

Lorsque la revue allemande a rédigé ce texte, les media allemands, dont j’ai souligné l’excellent travail, avaient commencé à rendre compte d’une « vaccination à deux vitesses ». Car tout le monde n’aura pas du Pandemrix adjuvanté… On a appris que l’armée allemande a commandé à Baxter 250.000 doses de Celvapan. Certaines organisations médicales et autorités sanitaires se prononcent elles aussi pour l’achat d’un tel vaccin non adjuvanté à virus entier, du moins pour vacciner certains groupes. Le Celvapan vient d'être homologué par l’agence européenne du médicament (EMEA). Et l’article rend compte de ces développements.

Mais ce n’est que quelques jours après sa parution que la polémique s'est accrue, lorsque les media ont dévoilé le projet de recourir au Celvapan pour la vaccination des hauts fonctionnaires et des hommes politiques… Depuis la déferlante de critiques dénonçant la « médecine à deux vitesses », la chancelière Angela Merkel a annoncé que les membres du gouvernement – ou du moins ceux qui se feront vacciner, cela n’est pas clair - allaient avoir recours au même vaccin que la population (Pandemrix adjuvanté).

On peut voir dans les analyses passées comme dans celle-ci que Arznei-Telegramm ne voit nul progrès dans l’usage du Celvapan par rapport aux vaccins adjuvantés... Le profil de sécurité n’est pas meilleur ; bien au contraire, puisque le Celvapan a été encore moins testé que le Pandemrix…

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25/10/2009

Ghost writing et ghost management: conséquences de la marchandisation croissante de la recherche et de l’information médicales vue par Claude Béraud

Dans le numéro 14 (novembre 2007) de la « Lettre d’actualité médicale » qu’il a rédigée entre 2006 et 2008, le Pr Claude Béraud Claude Béraud.jpg analysait l’apport de deux articles traitant des conséquences de l’externalisation de la recherche médicale et de la rédaction des articles médicaux, source majeure de biais et de conflits d'intérêts dans la recherche clinique et dans l’information médicale qui la présente. La stratégie de maximisation des profits impose une marchandisation croissante, se traduisant par la sous-traitance à des sociétés de recherche sous contrat et à des sociétés de rédaction/ communication médicale, qui n’ont que les laboratoires pharmaceutiques pour seuls clients – et donc nulle indépendance.

Ces deux articles parlent du ghost management (la gestion fantôme, invisible mais omniprésente, de toute la recherche, de la formation et de l'information médicales) dont le ghostwriting est une composante essentielle. Il s'agit de l'écriture fantôme ou de la rédaction appelée "fantôme" parce qu'elle est faite par des employés des firmes qui rédigent des articles signés à la fin par des leaders d’opinion payés pour légitimer scientifiquement cette production. Les ghostwriters sont là non pas parce que les grands pontes n'auraient pas le temps, mais pour faire en sorte que les résultats des essais cliniques apparaissent dans la lumière la plus favorable possible, depuis l'interprétation des données jusqu'à l'écriture, en fonction des exigences du service marketing du laboratoire qui paie.

Ces deux articles nous livrent – par la médiation de Claude Béraud - une précieuse aide théorique, c’est-à-dire des concepts nous permettant de développer un cadre d’analyse critique afin de mieux situer et comprendre les exemples concrets de manipulation de la recherche et de l’information médicale qui sont donnés ici ou là, et de réaliser que tant que durera cette façon de faire, la santé individuelle et publique resteront en danger.

Reprendre, avec l’autorisation de l’auteur, l’analyse proprement dite, est aussi une occasion de parler de Claude Béraud et de son blog.

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19/10/2009

"Grippe A, un virus fait débat"... et permet des affaires juteuses... Documentaire diffusé sur ARTE le mardi 20 octobre à 20:45

Le mardi 20 octobre à 20:45 sera diffusé sur ARTE le documentaire "Grippe A, un virus fait débat" (NDR 2009, 52mn), réalisé par Jutta Grippe A NDR.jpgPinzler. Le titre allemand est plus significatif: "Profiteure der Angst. Das Geschäft mit der Schweinegrippe" (Qui profite de la peur? Grippe A H1N1: une affaire juteuse). Notons qu'il y aura aussi des voix critiques françaises, même si elles sont de fait plus rares que celles allemandes... Marc Girard interviendra, entre autres. Quant à Wolfgang Becker-Brüser, nommé dans la présentation ci-après, il s'agit du directeur de l'excellente revue médicale indépendante Arznei-Telegramm, dont j'ai traduit plusieurs prises de position. Selon mes informations, le professeur de pharmacologie Peter Schönhöfer, représentant de la même revue, dira lui aussi ce qu'il pense de cet immense business...

Enfin un documentaire qui met le doigt sur le nerf de la guerre: l'argent et sa traduction concrète dans les conflits d'intérêts déterminants dans l'approche de la grippe A depuis l'OMS jusqu'aux experts et aux politiques de chaque pays.

Mise à jour: Le documentaire peut être visionné en intégralité sur cette page.

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18/10/2009

Vaccination grippe A H1N1: 6 euros par vaccin pour les généralistes britanniques, au moins 66 euros de l’heure pour les médecins français. Tarifs infirmiers négociés

Une circulaire du ministère britannique de la Santé (Department of Health) en date du 10 septembre nous donne une idée de argent santé Courrier Times.jpgl’investissement – au sens propre (financier) comme au sens figuré (pressions directes et indirectes) – des autorités pour que les médecins se fassent eux-mêmes vacciner et surtout administrent un maximum de vaccins contre la grippe A H1N1. La Grande-Bretagne n’est pas le seul pays qui prend les médecins par ce qui est le point névralgique de beaucoup d’entre eux. La France applique des "recettes" semblables, dans une transparence moindre, comme nous le verrons en lisant la circulaire qui fixe les grandes lignes de la logistique, puis un texte qui rend compte des négociations pour doubler la rémunération des médecins et des infirmiers, en plus des indemnités et exonérations des charges d'assurance déjà prévus.

Curieusement, malgré les vaches maigres de la Sécurité sociale, invoquées pour faire de nouveau les poches des malades, il y a toujours de l’argent s’agissant d’instrumentaliser des médecins consentants. Comme cela se fait déjà au moyen des CAPI ("contrat d’amélioration des pratiques individuelles", selon l’euphémisme qui sert de titre à cet achat des médecins par l’assurance-maladie). J'en profite pour dire en passant que le Conseil de l’ordre des médecins a déposé un recours en annulation auprès du Conseil d’Etat; j’espère bien qu’il aboutira. C'est un dangereux précédent, une pente glissante: l'établissement d'un cadre qui permettra de plus en plus de demander aux médecins d'agir contre les intérêts de la santé des patients, moyennant finances. Ne fermons pas les yeux sur ce qui s'avère être un conflit d'intérêts entre médecins et patients.

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11/10/2009

Focetria et Pandemrix, vaccins adjuvantés potentiellement plus dangereux que la grippe A H1N1, selon Arznei-Telegramm

Le 25 septembre, l’agence européenne du médicament (EMEA) recommandait l’autorisation de deux vaccins contre la grippe A H1N1, tous vaccination grippe A.jpgles deux adjuvantés au squalène: le Focetria de Novartis et le Pandemrix de GSK. Le même jour, l’excellente revue allemande indépendante Arznei-Telegramm, qui avait déjà parlé du Pandemrix et des conditions imposées par GSK (voir la traduction du texte par Pharmacritique), envoyait à son réseau d’alerte (« blitz a-t ») une analyse synthétique de la situation allemande et européenne, avec un rappel des risques et de la différence d’approche avec les Etats-Unis. Et une révélation quant à un mensonge des laboratoires... Une révélation aussi quant à l'immunité juridique qu'ils ont extorquée, alors que tout le monde pensait que seuls les Etats-Unis la leur avait accordée. Ce pays est tout bonnement plus transparent...

Pharmacritique vous propose une traduction du texte, précédée par quelques remarques et liens.

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01/10/2009

La revue Prescrire met en garde contre une prévention démesurée face à une grippe A H1N1 de gravité modérée

Voici enfin la position de la revue Prescrire (N° 312, octobre 2009).

"GRIPPE A/H1N1 : GRAVITÉ MODÉRÉE

L'expérience acquise dans le monde montre que la grippe A/H1N1 est de gravité clinique voisine de celle de certaines épidémies intenses de grippe saisonnière.

Des actions de prévention de grande ampleur ont été mises en oeuvre et d'autres sont annoncées contre la grippe A/H1N1. La gravité de cette épidémie est le premier élément à analyser pour déterminer la balance bénéfices-risques de ces interventions.

Dans son numéro d’octobre,Prescriresouligne que le taux de mortalité de 1 décès pour 2 000 cas de grippe notifiés, parfois donné pour les États-Unis d'Amérique et l'Europe, surestime ce taux car le nombre de cas de grippe notifiés est très inférieur au nombre de cas réels.

En Nouvelle-Zélande, après l’épidémie de grippe de l’hiver austral, le taux de mortalité de l'épidémie a été évalué par les épidémiologistes locaux à 1 décès pour 20 000 cas de grippe.

Une personne sur 330 a été hospitalisée, et une sur 2 700 a été hospitalisée en soins intensifs.

Les situations cliniques associées à un risque accru d'hospitalisation sont les mêmes que pour la grippe saisonnière : grossesse au cours du 3èmetrimestre, diabète, maladie respiratoire ou cardiaque sévère, immunodépression.

Les décès chez des personnes jeunes en bonne santé sont exceptionnels. Peu de cas ont été recensés chez des personnes âgées de plus de 65 ans, peut-être en raison d'une immunité acquise dans les années 1950.

Au total, cette grippe est de gravité comparable à une grippe saisonnière intense. Gare donc aux actions préventives aux conséquences démesurées : par exemple une trop large utilisation des antiviraux, une utilisation indiscriminée de vaccins trop peu évalués, des mesures coercitives injustifiées.

GRIPPE A/H1N1 : GARDER SON SANG-FROID

L'emballement politico-médiatique autour de la grippe A/H1N1 est démesuré par rapport à sa gravité sans particularité.

Durant tout l’été et la rentrée 2009, les préparatifs nationaux et internationaux en vue de la pandémie grippale A/H1N1 ont été omniprésents dans les médias. Dans son numéro d’octobre, Prescrires'interroge sur le raz-de-marée de dépêches, d'annonces, de plans, et de commentaires plus ou moins contradictoires, plus ou moins sous influences, qui a submergé grand public et professionnels, avec force promotion des antiviraux et des vaccins.

Pourtant, dans les premiers pays touchés, les données montrent qu'en réalité la gravité clinique de cette grippe pandémique est du même ordre de grandeur qu’une grippe de forte épidémie saisonnière, sans catastrophe.

Les antiviraux n’ont pas d’efficacité démontrée en termes de complications de la grippe saisonnière. Leur évaluation,mi-2009, était très pauvre dans la grippe pandémique, et aucun élément probant ne suggérait qu'ils en modifient de façon décisive l'évolution naturelle. Y compris l'oséltamivir(Tamiflu°), dont les effets indésirables graves sont de mieux en mieux connus, notamment neuropsychiques, cutanés et à type de saignements digestifs."

Relations avec la Presse: Pierre Chirac - Tél : 01 49 23 72 63

Enquête en Grande-Bretagne suite au décès d'une collégienne peu après le vaccin anti-papillomavirus Cervarix

C'est ce que nous apprend l'article "Schoolgirl dies after being given cervical cancer jab" du Times online daté du 29 septembre; c'est Cadavre Noise magazine.jpgl'occasion de rappeler un certain nombre de controverses entourant le Cervarix et le Gardasil.

La collégienne de Coventry Natalie Morton, âgée de 14 ans, est décédée à l'hôpital, quelques heures après avoir été vaccinée par Cervarix à son école. Par précaution, le lot de vaccins (HPV1 Cervarix AHP VA 043BB) dont fait partie la dose administrée a été suspendu jusqu'à ce que des analyses soient faites. Les décideurs sanitaires locaux ont diligenté une enquête urgente sur ce décès, tout en affirmant que la mort n'était probablement pas liée au Cervarix. Le responsable du National Health Service (NHS: service public de santé) de Coventry n'hésite pas à annoncer d'avance les résultats des investigations et de dire que la campagne de vaccination allait reprendre dès que l'autopsie aura été faite.

Vu qu'il y a eu décès, les autorités sanitaires et GSK ne pourront pas recourir à leur excuse habituelle, à savoir incriminer des réactions "hystériques" des jeunes filles. C'est cela l'"explication" à la mode, donnée par Sanofi Pasteur MSD et par les agences du médicament d'Espagne, d'Australie et d'ailleurs...

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