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25/11/2009

Vaccin grippe A H1N1: réactions allergiques graves au Canada. GSK demande le retrait d’un lot de Pandemrix / Arepanrix… déjà utilisé

On savait déjà que la seule inquiétude reconnue du bout des lèvres par les instances de pharmacovigilance – en Suède et en Allemagne, lot vaccins Radio Canada.jpgnotamment – concerne le risque d’allergies du Pandemrix de GSK. On apprend que le même problème a été constaté au Canada, où le Pandemrix s’appelle Arenpanrix, dans des proportions encore plus importantes. Glaxo Smith Kline ne s’est prononcé sur la question que lorsqu’il n’avait plus le choix. Ce n’est pas très rassurant, surtout pour les Européens, qui comptent sur les fabricants de vaccins pour leur signaler les effets secondaires, afin d’actualiser éventuellement le résumé des caractéristiques des produits (RCP).

Les autorités sanitaires canadiennes ont choisi de parler du problème en mettant en avant la mise en garde de GSK qui demande la suspension d’un lot de 172.000 doses de vaccins… déjà utilisées pour la plupart. Mais d’autres sources d’information telles la BBC et même l’OMS (!) nous apprennent que la réaction tardive de GSK s’explique autrement. La firme n’avait pas le choix, puisque ce sont les autorités sanitaires de Manitoba qui ont demandé des explications suite à un nombre inhabituel de réactions allergiques signalées suite à la vaccination. Que GSK parle d’un seul lot suspect ressemble fort à une tentative de limiter les dégâts.

Parce qu'il n'y a pas que le Canada. Les autorités suédoises - repris par celles allemandes - ont parlé depuis fin octobre du nombre élevé de réactions allergiques, inhabituelles avec d’autres vaccins, inquiétude reprise dans un bilan fait à la mi-novembre… Et ces interrogations ne concernaient pas qu’un seul lot de Pandemrix, mais le vaccin dans son ensemble.

L'OMS et les autorités sanitaires nationales lavent les vaccins de tout soupçon concernant les décès comme les syndromes de Guillain-Barré. Peut-être n'y a-t-il pas de rapport, je n'en sais rien. Mais je conteste la méthode. Ces experts doivent lire dans les astres, puisqu'ils se prononcent avant même que les investigations soient menées. Pour les réactions anaphylactiques aussi, un officiel canadien a tenté le coup, parlant d'une possible "anomalie statistique"...

Ce cas illustre plusieurs problèmes résultant de la trop grande indulgence - souvent directement intéressée - des décideurs politico-sanitaires face aux laboratoires. On voit à quel point c'est aberrant d'accepter les méthodes de désinformation, de laisser la recherche aux firmes, ou encore de leur abandonner la pharmacovigilance et de leur accorder l'immunité juridique...  A-t-on vu une firme informer d'elle-même sur ces effets secondaires, entravant ainsi le superbe commerce qu'elle fait ?


Illustration : site de Radio Canada

Même vaccin sous un nom différent – moyen habituel de diversion

Au Canada, le seul vaccin utilisé est l’Arepanrix de GSK, qui est exactement la même chose que le Pandemrix, comme on peut le vérifier en lisant l’avis de décision de Santé Canada, dont voici l’extrait portant sur la composition :

« Chaque dose de 0,5 mL du vaccin ArepanrixMC H1N1 contient 3,75 µg d'hémagglutinine (HA) dérivée de la souche A/California/07/2009 (H1N1)v. L'adjuvant AS03 est constitué d'une phase huileuse, contenant une huile naturelle et biodégradable, soit le squalène (10,69 mg par dose), et du DL-α-tocophérol (huile de vitamine E; 11,86 mg par dose), mélangée à une phase aqueuse composée d'un tampon phosphate isotonique. On a recours au polysorbate 80 (Tween 80; 4,86 mg par dose), un émulsifiant, pour stabiliser l'interface huile/eau. Chaque dose contient également 5 µg de thimérosal, un agent de conservation. »

Changer de nom d’un pays à l’autre fait partie de la stratégie des laboratoires et rend beaucoup plus difficile l’information des professionnels de santé et du grand public. Il ne s’agit pas là d’une spéculation de ma part ; les firmes reconnaissent que les informations diffèrent d’un pays à l’autre, conformément à la législation spécifique et aux réglementations en vigueur. Ainsi, sur les sites états-uniens des laboratoires, obligés de publier les notices intégrales (bien plus détaillées que celles européennes), il y a habituellement un avertissement disant que les informations ne valent que pour les Etats-Unis. Les résidents d’autres pays sont invités à consulter les notices nationales, qui peuvent être différentes – et le sont ! -, selon les exigences juridiques et législatives en vigueur. Des Etats-Unis – pays le plus avancé en matière de pharmacovigilance - à la France, pour le même médicament du même laboratoire dans les mêmes indications, les notices n’ont rien à voir. Les noms de marque différents sont un bon moyen d’éviter que l’information circule et que les citoyens des pays désinformés s’émeuvent de cette différence...

Les résumés de caractéristiques du produit : Arepanrix / Pandemrix

Le texte intégral de la notice officielle canadienne, contenant quelques indications sur les effets indésirables, peut être lu sur cette page. Le rapport public d’évaluation (EPAR) établi par l’agence européenne du médicament (EMEA) peut être lu sur cette page. Les deux parlent de données cliniques limitées, à actualiser au fur et à mesure...

On note l’absence de données chez les femmes enceintes, chez les enfants de moins de 3 ans et les enfants et adolescents âgés de 10 à 17 ans. Très peu de données pour les autres enfants. Il est clairement dit le vaccin adjuvanté / adjuvé provoque plus d’effets indésirables que celui sans adjuvant.

Les premières annonces publiques du taux élevé d’anaphylaxies : confusion

Radio Canada annonce le 19 novembre que « Sept personnes ont subi un choc anaphylactique après avoir reçu le vaccin. Elles ont toutes été soignées rapidement et s'en sont tirées sans aucune séquelle. Il semble que ces incidents soient liés à un lot de 63 000 doses de vaccin. »

Le journal canadien The Vancouver Sun a repris le 20 novembre une dépêche de l’agence Winnipeg Free Press sous le titre « GlaxoSmithKline shelves lot of H1N1 vaccine » (Glaxo Smith Kline suspend un lot de vaccin pandémique A H1N1). Elle donne enfin des informations plus correctes. En voici les grandes lignes :

Le Dr Joel Kettner, chef du département de santé publique des autorités sanitaires de Manitoba, a rendue publique la demande du laboratoire GSK d’interrompre la vaccination des Canadiens avec des doses provenant d’un lot acheminé en octobre. Les vaccins inclus dans ce lot risquent de déclencher des « réactions anaphylactiques sévères et immédiates » dans un cas sur 20.000 vaccinations, au lieu d’un cas sur 100.000 pour les doses de vaccin comprises dans d’autres lots. (Soit cinq fois plus, en clair.)

En attendant les résultats des investigations. GSK a demandé aux autorités de « retirer de la circulation » le lot en question.

Mais la demande du laboratoire arrive beaucoup trop tard, car la plupart des vaccins contenus dans le lot ont déjà été administrés : il ne reste que 630 doses sur les 63.000 distribuées dans les quatre régions de Manitoba.

Au moment de la déclaration de Joel Kettner, il n’était pas clair combien de doses provenant de ce lot avaient été déjà utilisées dans d’autres provinces canadiennes.

Cette information est donnée par un autre article de Radio Canada, en date du 20 novembre, qui nous apprend que le lot 7A a été distribué dans 6 provinces, parmi lesquelles seule la province d’Ontario n’avait pas encore utilisé ces doses.

D’autres détails

Une dépêche d’Associated Press en date du 24 novembre, reprise sur le site de la chaîne de télévision NBC, nous apporte quelques détails supplémentaires : « Drug Firm Pulls H1N1 Vaccines In Canada On Allergy Fears » (Au Canada, le laboratoire GSK retire des vaccins A H1N1 par peur de réactions allergiques). La même dépêche est reprise par ABC News et dans une brève de la BBC (celle-ci contient quelques autres détails). L'information commence à faire le tour de la blogosphère - celle anglophone en priorité, comme d'habitude.

La porte-parole de GSK, Gwenan White, dit que la demande de GSK se fonde sur des notifications (« reports ») selon lesquelles les vaccins contenus dans ce lot particulier de vaccins auraient causé plus de réactions allergiques que d’autres.

La porte-parole ajoute que GSK a signalé le problème aux autorités canadiennes le 18 novembre. Le lot contient au total 172.000 doses de vaccins, et il a été distribué dans plusieurs provinces. Au total, 7,5 millions de doses ont été distribuées au Canada.

Mise en garde faite par un laboratoire responsable ? GSK logo.jpg

C’est ainsi que les représentants de GSK aimeraient présenter les choses. Mais la réalité est différente.

Dans un article paru le 23 novembre sur le site Bloomberg, qui a demandé plus de détails à la porte-parole de GSK Gwenan White, celle-ci affirme que c’est le laboratoire qui a détecté le problème dans ses propres tests. La même chose est affirmée le lendemain dans un article du Channel News Asia et ailleurs.

La confusion est savamment entretenue grâce au format des dépêches des agences de presse, qui livrent l’information à la va-vite, en parlant de « reports », terme très vague qui ne dit pas s’il s’agit de notifications à la pharmacovigilance (qui sont des « reports » se faisant par le « adverse reactions report system ») faites par les professionnels de santé. Ou alors s'il s'agit de je ne sais quels « rapports » / analyses de sources autres, par exemple venant du laboratoire lui-même.

Le diable est dans les détails… On voit à quoi rime la responsabilité de GSK en regardant de près la pseudo-logique de l’argumentation de Gwenan White : sur Bloomberg, elle ajoute que le nombre total de réactions allergiques n’est pas connu, mais que le taux n’est que légèrement supérieur à celui attendu. Autrement dit: on ne connaît pas, mais on peut quand même dire que ce n’est pas grand-chose. Voilà l’une des façons de faire qui décrédibilisent à la fois les laboratoires et les autorités sanitaires dont les experts (souvent payés par les firmes) affirment dès l’apparition de tout effet secondaire qu’il n’est pas lié au vaccin ou au médicament en question. Et ce sans attendre les résultats des enquêtes ou des autopsies. Les vaccins contre la grippe A H1N1 ont ainsi été déclarés innocents d’emblée dans chacun des 41 décès post-vaccinaux signalés à l’OMS (c’était le bilan d’il y a quelques jours).

Mais on pourrait interpréter les dires de la porte-parole aussi au sens d’un problème auquel GSK s’attendait pour l’ensemble du vaccin. Parce que, en toute logique, GSK ne pouvait pas s’attendre à voir un taux de réactions allergiques 5 fois supérieur pour un seul lot. (N’étant pas conspirationniste / complotiste, je ne vais pas imaginer que la firme l’ait mis délibérément en circulation. Cela ne peut concerner donc que le Pandemrix / Arepanrix dans sa globalité. D’où le trouble lorsqu’on lit ces affirmations sur l’augmentation « marginale » du taux de réactions allergiques :  « “It is a low rate, only marginally greater than what we’d expect,” according to White, who said she couldn’t confirm the exact number. “It doesn’t have any impact at all on the other vaccine they have received and can continue to administer.” »

Je citais Channel News Asia ; l’article en question parle d’un cas sérieux de réactions allergiques enregistré à Singapour : une femme de 37 ans présente des marques semblables à des piqûres d’insecte sur son avant-bras gauche, qui se sont étendues en une journée à ses quatre membres, sous la forme de taches rouges. Ses articulations (poignets, coudes, genoux et chevilles) ont gonflé jusqu’à doubler de volume, ce qui l’empêche de marcher correctement.

En Allemagne, le premier décès – sur les 8 dont la presse a rendu compte jusqu’ici – est celui d’un homme de 46 ans sans maladies connues, retrouvé mort sur les toilettes de son entreprise le lendemain de la vaccination. On suppose qu’il s’agit d’une réaction allergique – de type hypersensibilité, parce qu’il faut dire que des allergies sévères peuvent ne pas se manifester tout de suite sous la forme classique du choc anaphylactique quasi-immédiat. Les investigations sont en cours, ce qui n’a pas empêché l’OMS de dire qu’aucun décès chronologiquement lié aux vaccins n’était imputable à ces derniers…

C’est de la science à la façon de Madame Soleil…

Ce sont les autorités canadiennes qui ont demandé des explications à GSK

La chaîne canadienne CBC en parlait dès le 20 novembre, en disant que ce sont les autorités sanitaires de Manitoba qui ont remarqué le taux anormalement élevé (1 sur 20.000) de notifications d’anaphylaxie. Radio Canada a noté la même chose le même jour.

La même chaîne CBC avait rendu compte de deux décès post-vaccinaux dans un article du 17 novembre : « 2 Manitobans die within week of H1N1 shot » (Deux habitants de Manitoba meurent dans la semaine suivant la vaccination contre la grippe A H1N1).

Même l’OMS dit que ce sont les autorités qui ont réagi, et non pas GSK dans un accès aigu de responsabilité... Responsabilité dont le laboratoire s’est par ailleurs fait exonérer en extorquant l’immunité juridique par contrat…

Un porte-parole de cette vénérable organisation, Thomas Abraham, à déclaré à l’Agence France Presse (original ici, repris sur cette page) que les vaccins avaient un « profil de sécurité relativement bon » - on notera la nuance introduite par le mot « relativement » -, mais que, malgré cela, « un nombre inhabituel de réactions allergiques sévères » ont été signalées au Canada. Il a ajouté que les autorités canadiennes étaient en train de mener les investigations de rigueur et « ont retiré un lot de vaccins de Glaxo Smith Kline ». L’AFP cite la même porte-parole Gwenan White parlant de réactions allergiques ayant un impact cardio-respiratoire.

La même dépêche de l’AFP du 24 novembre rappelle que l’OMS a jugé que la « trentaine de décès » signalés par 6 pays n’étaient pas liés aux vaccins. Selon leurs données, il y aurait un effet secondaire sur 10.000 cas. Sur 100 effets secondaires, 5 seraient graves, voire mortels (“Of every 100 reports of adverse effects, five are serious cases such as death, the WHO said”). A noter aussi une douzaine de cas de syndromes de Guillain-Barré signalés à l’OMS. (Dans cette dépêche, il est question de 10, mais les autres sources parlent de 12 cas).

Laissons de côté la question de la causalité directe au sens strict, parce qu’elle ne pourra jamais être prouvée avec certitude. Ce qui importe, c'est appliquer une prudence élémentaire en santé publique.

Inquiets, les Japonais veulent des précisions

Le Japon attend la livraison d’Arepanrix permettant de vacciner 37 millions de personnes d’ici mars. Bloomberg nous apprend dans cet article du 24 novembre reprenant le journal japonais Asahi que le pays ne revient pas sur ses commandes passées à GSK. Cela dit, les autorités sanitaires ne se fieront pas uniquement aux réponses du laboratoire. Le ministre de la Santé a déclaré que le Japon enverrait début décembre des experts au Canada, pour suivre de près les investigations et obtenir des explications supplémentaires.

Selon le porte-parole de GSK au Japon, un essai clinique en cours dans ce pays n’a mis en évidence aucun effet secondaire grave induit par l’Arepanrix.

Evitons de propager des rumeurs issues d’une erreur de langage !

Un mot encore sur la façon de présenter – et de reprendre - l’information : Cyberpresse Canada formule mal les choses dans un article du 24 novembre : « Le 17 novembre, les autorités canadiennes avaient elles-mêmes dénombré près de 200 morts, ainsi que 36 cas de réactions graves sur les 6,6 millions de personnes vaccinées (soit environ un cinquième de la population). »

Il va de soi qu’il ne s’agit pas de 200 morts parmi les personnes vaccinées, mais de 200 morts en rapport avec la grippe A.

Même s’il faut souligner ici aussi que la relation de causalité n’est pas non plus sûre et certaine, puisque les gouvernements et les experts qui veulent pousser à la vaccination décomptent chaque décès comme étant dû à la grippe, dès qu’il s’agit d’une personne souffrant d'affections autres, infectée en outre par la grippe A. Par contre, les mêmes experts n’appliquent pas la même façon de calculer s’agissant de personnes qui meurent après la vaccination. Différence d’approche qui entretient la méfiance de la population. Comme cette tentative maladroite d’un responsable canadien de minimiser ce taux 5 fois supérieur de réactions allergiques en disant qu’il pourrait s’agir là d’une « anomalie statistique ». C’est Tim Vail, le porte-parole de la ministre canadienne de la Santé, qui a sorti cette perle, en ajoutant « n'avoir rien constaté qui soit bizarre ou épeurant avec le vaccin », selon un article paru sur le site de LCN.

La méfiance devrait être de mise aussi à la lecture de sites et de blogs qui ne manqueront pas d’exploiter cette erreur de langage. J’ai déjà vu des cas…

Confier l’analyse des effets secondaires aux firmes peut induire des… réactions adverses pour la santé publique

J'ai une bonne raison d'aller au-delà de l'information brute pour insister sur le fait que GSK voudrait s’attribuer la responsabilité de ce retrait « préventif » – qui aurait soi-disant fait suite à des tests menés par la firme -, alors que ce sont les autorités sanitaires de la province de Manitoba qui ont réagi. C’est pour poser la question des conséquences désastreuses que peut avoir le désengagement des autorités publiques en matière de tests cliniques avant la mise sur le marché pour déterminer le rapport bénéfices – risques ainsi qu’en matière de surveillance des effets secondaires après la commercialisation.

On sait que, faute d’essais cliniques préalables dignes de ce nom et sous prétexte des « circonstances exceptionnelles » dans lesquelles les vaccins pandémiques ont été autorisés, la pharmacovigilance – le recueil et l’analyse des effets secondaires – a été abandonnée aux… fabricants de vaccins. Qui sont juge et partie, et là, il n'y a manifestement aucune « peur »... Les conflits d’intérêts manifestes n'entraînent pas le retrait du lot de dispositions aberrantes...

Ce cas est une bonne illustration des dangers qu’entraîne cette aberration pour la santé publique, et de la réactivité des laboratoires s’agissant de mettre en cause leurs produits… Demander le retrait d’un lot de vaccins après l’administration de la grande majorité des doses, cela ressemble à un sérieux retard à l'allumage, autrement plus dangereux que pour un véhicule.

L’abandon de la pharmacovigilance aux firmes s’est fait dans bon nombre de pays européens dans le cas des vaccins pandémiques, et la Commission européenne.jpgCommission européenne veut par ailleurs généraliser cette façon de (mal) faire. Toute l’histoire des scandales pharmaceutiques nous a appris que les autorités sanitaires européennes sont beaucoup plus indulgentes que celles nord-américaines. De plus, comme je l’ai dit plus haut, les laboratoires n’ont pas les mêmes obligations de transparence et d’information, probablement pour ne pas nous inquiéter... (Ne voit-on pas certains défendre cette absence de transparence et cette désinformation en disant que parler des effets secondaires des vaccins et des médicaments, c’est faire peur ?)

Il faut rappeler le contexte dans lequel s’inscrit cette désinformation par GSK, afin que ce soit clair pour tout le monde que si par malheur ces vaccins contre la grippe A (Pandemrix, Arepanrix, Panenza, Celvapan, Focetria, Humenza, Fluval, Antigrip et d’autres versions nationales) s’avèrent déclencher des effets secondaires fréquents et/ou sévères, il ne faut pas compter sur les pharmacovigilances des pays européens pour tirer la sonnette d’alarme. Et pas non plus sur l’agence européenne du médicament (EMEA), qui a si généreusement approuvé toutes les demandes des fabricants portant sur des vaccins avec adjuvant et/ou utilisant des technologies nouvelles.

L’agence américaine (FDA) a été bien plus circonspecte, puisque tous les vaccins utilisés aux Etats-Unis sont fabriqués selon les technologies habituellement utilisées dans la production des vaccins contre la grippe saisonnière. La seule différence avec ces derniers vient de la présence du thiomersal (forme de mercure appelée aussi thimérosal), "justifiée" par le conditionnement en flacons multidoses. Qui n'est pas non plus sans poser problème, notamment par les risques de contamination. Et puis, si on n'utilise plus le thiomersal dans les vaccins, c'est précisément en raison des risques allergiques (hypersensibilité...).

Copyright Pharmacritique

Commentaires

Une présentation remarquable!!

Nous devrions essayer de collaborer...

Yannick

Écrit par : Yannick Comenge | 25/11/2009

D'autres accidents allergiques sévères sont signalés au Royaume-Uni. Voir par exemple :
http://www.santelog.com/modules/connaissances/actualite-sante-vaccin-h1n1-pandemrix%C2%AE-chocs-anaphylactiques-relev%C3%A9s-au-canada-et-royaume-uni_2226.htm
Régis Pluchet

Écrit par : Régis Pluchet | 25/11/2009

excellent article, effectivement bien présenté.

Écrit par : patrice barres | 26/11/2009

La situation de discours unique médiatique qui règnerait au Canada, dénoncée ailleurs (?) sur le blog de Pharmacritique , ne pourrait-il pas être rapproché de l'existence de Pasteur Mérieux Connaught Canada :

"En 1972, l’Université de Toronto vendait les laboratoires Connaught à la Société de développement du Canada, donnant à l’entreprise une nouvelle vocation commerciale. ....

L’Institut Mérieux, entreprise française alliée à l’Institut Pasteur, racheta Connaught en 1989 pour créer le groupe Pasteur Mérieux Connaught (PMC). La société-mère de PMC, Rhône-Poulenc, fusionna 10 ans plus tard avec la compagnie allemande Hoechst, pour former le groupe Aventis. PMC, et son campus Connaught de Toronto, prirent ainsi le nom d’Aventis Pasteur Limitée. [sic] Enfin, en 2004, la société Sanofi-Synthelabo fit l’acquisition d’Aventis pour former le groupe sanofi aventis, Aventis Pasteur devenant sanofi pasteur. Le campus Connaught de Toronto porte aujourd’hui le nom de Sanofi Pasteur Limitée." [ info du site officiel ]

Cela fait quelques temps que je songe à un parallèle historique - toutes proportions gardées -entre ce qui se passe actuellement avec la grippe A et ce qui a pu se passer avec la poliomyelite . Il se trouve - mais il y a d'autres raisons à ce rapprochement- que le Canada joua un rôle important , à un moment décisif , dans la mise au point d'un vaccin . Cf la "brève histoire de la polio" ( en 18 pages) de Christoffer J Rutty http://www.polio-vaccine.com/fr/histoire/histoire_rutty.pdf

Je me permets de signaler une réflexion controversée "Avec les vaccinations, en particulier le vaccin oral, les virus de la polio habituels ont été remplacés par des virus de la même famille appelés virus Coxsackie." [ qui pourraient générer des affections respiratoires ...ce qui nous ramènerait à des préoccupations plus actuelles ]

Écrit par : Trente7cinq | 26/11/2009

Si je peux me permettre deux remarques.
Il va être comme toujours très difficile d'affirmer la responsabilité des vaccins dans des décès après une vaccination comme le Guillain barré d'ailleurs. Ces déclarations intempestives de décès après une vaccination me rappelle les procès fait aux vaccinations contre la rougeole et l'autisme. On sort des cas au coup par coup et on donne l'impression que le vaccin déclenche l'autisme. Trois études indépendantes de l'industrie ont été menées et ont montré que la vaccination contre la rougeole n'est pas responsable de l'autisme. Pour affirmer une surmortalité du aux vaccins, il va falloir étudier des populations vaccinés contre des non vaccinés et observer si il y a surmortalité parmi les vaccinés ou les non vaccinés. Ce n'est pas un travail qui se fait dans le temps du média, qui cherche le scoop pour faire vendre du papier.
Pour étayer mon propos, la presse a fait un pataques du cas français de guillain barré. Il se révéle à l'analyse du cas par un panel de neurologues experts, que ce cas monté en épingle, n'est pas un guillain barré. Encore une fois le temps immédiat du média et la médecine ne font pas bon ménage pour avoir les idées claires.
Ma deuxième remarque concerne la gravité de la maladie. Dans mon institution actuellement les réanimateurs voient arriver des cas de H1N1 particuliérement grave chez des gens jeunes sans aucun antécédent. Il s'agit de cas gravissimes nécessitant l'ecmo. Ils n'ont jamais autant fait d'ecmo que cette année. L'impression générale est qu'il y a des cas bénins des grippettes effectivements et à coté des cas franchement graves qui semblent plus fréquent qu'avec la grippe dites saisonniéres. Ce n'est pas scientifique, il faudra voir si cette tendance locale se confirme en national et international. Le personnel du service a refusé initialement de se faire vacciner seuls les médecins l'ont fait dès la première semaine. Il y a eu une petite épidémie parmi le personnel d'un service (8 cas), dont un assez grave se compliquant d'hémoptysie. Tous les cas confirmés virologiquement. Les choses se sont sus, une des personnes avec qui nous travaillons réguliérement a raconté sa grippe (40 ans en bonne santé, sans antécédents aucun) et comme par miracle une bouffée de demande de vaccinations est apparue dans le service.
C'est la grippe, benigne dans la majorité des cas et parfois gravissimes.
Je n'ai strictement aucun lien avec l'industrie pharmaceutique des vaccins et je suis un praticien de base.

Écrit par : stephane | 26/11/2009

Bonsoir Stéphane,

Merci pour vos remarques. Les deux renvoient à une seule chose: la nécessité d'une analyse scientifique des faits.
Les cas graves dont vous parlez sont-ils exceptionnels ou suffisamment nombreux, donc justifiant une vaccination massive?
Même chose pour les effets secondaires des vaccins.

Je n'ai dit nulle part qu'il y avait un lien de causalité entre décès / syndromes de Guillain-Barré et vaccins. Il est au contraire clairement dit que c'est la méthode que je conteste: c'est lire dans les astres que de dire d'emblée qu'il n'y a pas de rapport... Lire dans les astres que de dire que les vaccins sont sûrs alors qu'ils n'ont pas fait l'objet d'évaluations dignes de ce nom, etc.

De même, votre façon de parler du lien supposé entre vaccin anti-rougeole et autisme peut donner à comprendre que j'aurais évoqué ou défendu cette idée. Ce qui n'est pas le cas. A titre personnel, je crois que l'autisme résulte d'une conjonction de co-facteurs bien trop complexe pour pouvoir être le résultat d'un vaccin. Incriminer le vaccin ROR sur la base d'une étude de 12 enfants dont les dossiers ont été arrangés par Andrew Wakefield pour confirmer sa théorie me paraît ridicule. On voit ici aussi qu'il faudrait une éducation à la santé incluant quelques éléments explicatifs sur la façon scientifique de procéder pour évaluer un produit et ses effets secondaires, et une éducation portant plus particulièrement sur l'evidence-based medicine (médecine fondée sur le niveau de preuve).
Les cas graves que vous évoquez peuvent être le fait du hasard. Ou pas. Sans un niveau correct de preuves, impossible à dire.

Me voilà dans l'obligation de dire de nouveau que je ne suis pas antivaccinaliste. Je vous saurais gré de ne pas l'oublier. J'ai justement évité de faire des scoops sur les morts et les cas spectaculaires d'effets secondaires. Pour le Guillain-Barré, j'évoque les 12 cas dont parle l'OMS, encore une fois en contestant la science à la façon de Mme Soleil. Et n'ai pas fait d'article sur le cas français.

Je ne sais pas comment je pourrais être plus claire.

Pour revenir à la grippe et aux vaccins, compter les morts me paraît tout aussi douteux dans un cas comme dans l'autre: les morts sont attribuées à la grippe alors que les personnes souffrent d'autres pathologies aussi. Là, les pathologies ne sont pas responsables. Par contre, elles deviennent tout de suite LA cause de décès ou d'effets secondaires après une vaccination, avant même qu'il y ait des investigations. Dans les deux cas, il n'y a aucune science.

Il faudrait donc laisser tomber le décompte, dans un cas comme dans l'autre. Tant qu'on compte d'un côté, pourquoi ne pas le faire de l'autre ?

C'est d'autant plus ridicule de compter les cas qu'on sait que les tests de dépistage rapide du H1N1 ne sont pas fiables, que les diagnostics sont cliniques dans la plupart des cas, ce qui ne permet pas de distinguer une grippe d'un "syndrome grippal", et encore moins de dire de quelle souche il s'agit en cas de grippe.

Selon une revue médicale allemande, seuls 51% des prélèvements testés selon des méthodes fiables ont mis en évidence la souche grippale A H1N1.

Pour ce qui est des réactions allergiques, je pense qu'il y a quand même suffisamment d'éléments pour se poser des questions, comme l'ont fait les autorités sanitaires suédoises, allemandes, etc.

Le doute persistera toujours. Je le disais dans le texte: une causalité au sens strict est impossible à démontrer (pour les conséquences de la grippe comme pour celles des vaccins). La question qui se pose est celle de la prudence, surtout en cas de politique de vaccination massive, qui doit être fondée sur des arguments, et non pas sur des spéculations plus ou moins intéressées. Vous dénoncez le temps médiatique, incompatible avec le temps que prennent les évaluations, les essais cliniques. Il ne faut pas réagir sans preuve. D'accord. Mais le temps, il faut le prendre avant de vacciner massivement à l'aveugle.

Il est facile de reprocher aux gens de faire des scoops ou du sensationnalisme. C'est comme le reproche disant qu'on fait peur en informant.
Le silence vous paraît-il plus "indiqué"? Ne pas réagir alors que des vaccins produits selon des technologies nouvelles sont autorisés les yeux fermés? Pour laisser les extrêmes occuper le terrain: les pro-vaccins coûte que coûte et les anti-vaccins coûte que coûte?

Bien à vous.

Écrit par : Pharmacritique | 26/11/2009

Bonjour
Loin de moi l'idée de vous accuser de faire du sensationnalisme et d'antivaccinalisme. Je pense qu'effectivement vous, j'insiste sur le vous, êtes capable d'avoir une attitude rationnelle et raisonnable. Je suis bien d'accord sur la nécessité de faire de la science dans l'histoire. Je pense que le début comme la situation actuelle poussent à ne pas réfléchir, tous ça parce qu'on utilise la peur plutôt que des arguments rationnels.
Le début a été c'est la peste, on va tous mourir, clairement exagéré, on utilise la peur et on empêche les gens de réfléchir. On oblige les politiques à surréagir (ils auraient du garder leur sang froid, je suis bien d'accord, j'écoute un série d'émission sur machiavel et j'en conseillerai la lecture à roseline).

Dans un pays comme la france qui à vu un ministre se faire tuer pour la canicule où malheureusement il ne pouvait pas faire grand chose, on a sorti le parapluie format XXXXL. Imaginons que le H1N1 se soit révélé un maladie plus grave, ce qu'il peut encore être, il n'a pas fait très froid en france encore et peut être nous aurons des surprises et que sainte roseline, priez pour nous, est dit c'est pas grave la grippe, pas de vaccins en réserve pas de plan rien. Que se passerait il ? on dirait que c'est une incompétente et une mauvaise (je ne donnerai pas mon opinion sur notre mi-temps de ministre comme dirait quelqu'un devoir de réserve oblige en ces temps d'identité nationale) et on demanderait sa tête. Là c'est la grippette et on lui reproche d'en avoir trop fait.

La position du politique dans des questions de santé publique à l'heure de la vidéocratie est quasi intenable. On lui reprochera de ne pas savoir, de ne pas prédire l'avenir quoi qu'il arrive.
Un mérite de l'épidémie est de nous avoir fait prendre conscience de notre méconnaissance de cette maladie dite bénigne qu'est la grippe.

Je suis convaincu que l'analyse sociologique de l'attitude des médias dans cette histoire sera un cas d'école.
Je pense que tout le monde peut dire ce qu'il veut c'est la liberté d'expression, mais je suis choqué quand je vois certains de mes collègues dire que ce vaccin tue et le déconseiller à des patients à haut risque de complications de la grippe. A un moment on informe plus mais on désinforme ( je ne parle pas de vous, vos arguments sont toujours étayés et finalement vos positions relativement mesurées). C'est malheureusement les plus fragiles qui en font les frais. Les médecins jouent un jeu dangereux.

Autant je ne suis pas du tout convaincu de l'intérêt du Tamiflu, je suis sur que la vaccination présente un intérêt pour les patients les plus fragiles et une partie de la population.

Nous devons naviguer à vue et prendre des décisions sans vraiment savoir comment souvent en médecine fasse à un patient. Je suis un grand défenseur du primum non nocere, c'est déjà une décision.
Je rêve d'un monde où nous aurions une vraie culture en biologie et en santé et où le débat pourrait être constructif au lieu de se lancer des anathèmes à la figure. De la nuance, de la mesure ne peut que servir la santé public.

Sur un autre sujet, je vous conseille une lecture amusante dans le NEJM sur la niacin et l'ezitimib dans le traitement de l'hypercholestérolémie, ça vous changera de vos lectures grippales ;-)
Bonne soirée
amicalement

Écrit par : stephane | 26/11/2009

Stephane
Vous n'avez pas de chance: il y a eu en France un cas grave pour 10 hopitaux, 4 par département,(350 d'après l'IVS) et ils ont tous allés chez vous ? Surtout les "particulièrement" graves ?
Il faut en laisser aux autres...
Il est vrai que Bachelot a vu plein de parenchymes de bébés morts: il y en a 4 en France et elle est aussi tombée dessus. C'est vrai que les cadavres attirent les charognards, mais quand même.
Elle et vous, vous n'avez vraiment pas de chance...

Écrit par : Dr. Bredontiot | 27/11/2009

Dr Bredontiot

Effectivement il y a une probabilité que les cas les plus graves arrivent dans mon institution. On ne peut pas dire que l'ecmo soit une technique faite de façon routinière dans toutes les structures de réanimation ;-)
Effectivement mon métier est de ne pas avoir de chance. C'est amusant de cette façon de présenter les choses 4 cas par département, ceci est un peu fallacieux car il y aurait des département peu peuplés comme la corréze qui se trouverait avec des incidences très élevées et d'autres très faibles.

Puis que vous citez l'ivs, je vous rapelle que pour la semaine 47 il y a plus de 10% des cas graves, sur cette semaine. Il n'est pas anormal que les cas les plus graves soient concentrés dans des structures particulières, mais j'oubliais qu'en france tout le monde est au même niveau en médecine et que n'importe qui peu soigner des détresses respiratoires graves, certainement à la maison avec un peu de doliprane.
Je n'ai pas de chance et vous ne savez pas à quel point.
Je répète ce que j'ai dis , c'est une maladie bénigne dans l'immense majorité des cas et une maladie potentiellement très grave dans des cas rares, nous n'en connaitrons la réalité que dans quelques mois malheureusement.

Cordialement

En semaine 47 (du 16 au 22 novembre 2009), la circulation du virus A (H1N1) 2009 s’accélère..

• Le nombre de consultations pour grippe clinique en médecine de ville a nettement augmenté dans l’ensemble des régions de France métropolitaine, à l’exception de l’Île-de-France.
► 730 000 consultations pour infection respiratoire aiguë liée à la grippe A (H1N1) 2009 estimées par le Réseau des Grog, soit une augmentation de 72 % par rapport à la semaine précédente.

• A l’hôpital, pour la même semaine, le nombre de passages aux urgences progresse. Le nombre de cas graves augmente depuis la semaine 42.
► 43 cas graves en semaine 47, soit un total de 357 cas graves depuis le début de l’épidémie.

• Le nombre de décès s’accroît.
► Au 24 novembre, 22 nouveaux décès liés au virus A (H1N1) 2009 ont été signalés depuis le précédent bulletin, dont 14 sont survenus en semaine 47, soit un total de 68 décès depuis le début de l’épidémie dont 6 sans facteur de risque connu.

• Le virus A (H1N1) 2009 représente la quasi-totalité des virus grippaux isolés ces dernières semaines.

Écrit par : stephane | 27/11/2009

Un mari jaloux fait suivre sa femme; le detective, au rapport:
"J'ai suivi votre femme, qui est entrée dans un hotel au bras d'un homme.
Je suis monté sur un arbre, je les ai vus par la fenêtre se déshabiller, et puis ils ont éteint la lumière..."
Et le mari: "le doute! toujours le doute..."
Vous ne croyez pas que dans cette affaire on a le rôle du cocu?

Écrit par : Dr. Bredontiot | 27/11/2009

Stéphane,
je pense que vous conviendrez qu'il est trop tôt pour savoir si les cas sévères sont plus nombreux qu'avec les habituelles grippes saisonnières . A propos de ceux que vous voyez, vous précisez qu'il s'agit de jeunes sans aucun antécédent, ne devriez-vous pas préciser sans aucun antécédent connu ? En outre, il serait intéressant de savoir si avant leur hospitalisation, il n'y a pas des facteurs aggravant leur état : alcool, drogues, médicaments et en particulier prise intempestive de médicaments antipyrétiques ou d'antiviraux (Tamiflu), etc.
Régis Pluchet

Écrit par : Régis Pluchet. | 27/11/2009

A régis
Tout à fait d'accord avec vous, il faut du temps. Les données doivent s'accumuler et être dépouillées tranquillement en analysant sans passion et froidement les cas.
Il y a quand même le début de l'émergence de quelques choses sur la sévérité de cette grippe. Ce n'est qu'un soupçon, un doute, une concordance entre des données qui ne font pas l'évidence, le CDC remarque qu'il y a plus de pneumopathies à pneumocoque chez des gens jeunes avec la grippe, il y a une augmentation du nombre de cas déclarés de décès en france, bien sur il faut analyser voir ces cas tranquillement. Il y a l'efficacité du vaccin aussi à analyser et son innocuité. Les cas de décès vont être bien analysé, il y a énormément de travaux en cours sur cette grippe, énormément d'argent pour tenter de comprendre comme elle fonctionne, ça ne fait pas les gros titres des journaux, mais des gens travail pour essayer de donner à la communauté scientifique des vraies données pour réfléchir.
A la question qui revient sans cesse à longueur de consultations, faut il se vacciner? Je tente de donner une information équilibrée et je conseille chez les patients fragiles la vaccination. La question qui vient c'est et vous vous êtes fait vacciner et je répond oui, les plus tenaces me demandes si j'ai fait vacciner mes enfants et je répond oui. Après chacun est libre de faire ce qu'il veut et s'est bien ainsi, nous sommes encore une démocratie.

Écrit par : stephane | 27/11/2009

Merci pour tous vos échanges qui montrent l'importance du sujet mais aussi vos divergences de vue.
Merci en particulier à Régis Pluchet qui, pour moi, représente la revue Alternative-Santé dont je suis cliente depuis très longtemps.
Les échanges que j'ai eu avec des médecins ainsi que mes lectures montrent quand même que ces vaccins sont à risque, en particulier ceux avec adjuvants.
Je viens d'apprendre que les vaccins avec adjuvants contiennent du THIOMERSAL. Ce serait un conservateur, mais qui contient du mercure (à près de 50%). Le professeur que j'ai eu en en ligne sur RTL aujourd'hui (Lina ?) m'a confirmé que les vaccins multi-doses en contenaient. Or c'est principalement ce format qui est utilisé en ce moment. Pourtant, le mercure est évoqué comme pouvant entrainer des risques pour la santé, dont l'autisme chez les enfants.
Par ailleurs, les allergiques aux protéines de l'œuf et autres allergiques ne sont pas informés des risques (que le vaccin soit avec ou sans adjuvant, à l'exception de ceux qui utilisent l'œuf de culture). Les médecins doivent questionner les patients sur leurs allergies mais ne sont pas suffisamment informés de la composition des vaccins et des allergies possibles.

Je ne suis toujours pas rassurée par cette vaccination massive, heureusement pas obligatoire.

Écrit par : Marie | 27/11/2009

Bonjour à tous,
Pour continuer dans le débat, j'aimerais rappeler que l'INVS parle de " 76 morts depuis le début de l'épidémie",dont on ne connaît pas toujours bien la cause (cas confirmés ou "probables"). Il serait utile de savoir si ces personnes ont été vaccinées ou non contre la grippe H1N1 mais aussi contre la grippe saisonnière et s'ils ont été traités par antiviraux (Tamiflu)....Ce serait un progrès dans la transparence....(mais je doute que nous ayons ces données...). De plus, je croyais que la grippe saisonnière tuait plus de 2000 personnes par an...

Enfin, comme Stéphane parle de science, je lui conseille les 5 méta-analyses Cochrane de Tom Jefferson sur l'efficacité clinique du vaccin contre la grippe saisonnière. En médecine, il me semble que ceux sont les études de meilleures niveaux de preuves, non ? Et bien, lesconclusions sont sans appel : les études réalisées à ce jour sont de MAUVAISES QUALITES METHODOLOGIQUES....-c'est à dire non protégées contre les biais) et Surtout ELLES NE MONTRENT PAS QUE LE VACCIN REDUIT LES COMPLICATIONS ou la MORTALITE +++
Tout au plus, ils diminuent les symptômes...
D'où vous viennent ces "croyances" que le vaccin peut éviter de mourrir de la grippe? Des études épidémiologiques ? Je ne savais pas qu'elles étaient de meilleures niveau de preuve que les études randomisées...??
Je suis un adepte aussi du Primum NON nocere : J'attends la preuve de l'efficacité du vaccin sur la diminution de la mortalité. Dans l'attente, le rapport bénéfice / risque ne semble donc pas en faveur du vaccin (anti grippe saisonnière ou H1N1).
Si vous voulez les réferences, je vous les envoie....
Bernardo

Écrit par : Bernardo | 27/11/2009

Merci pour cet article et on peut enfin avoir l'aperçu d'un petit débat...je ne me ferai pas vacciner, ni mon enfant...trop d'incertitudes...

Écrit par : morgane | 27/11/2009

Comme c'est curieux cette fébrilité légitime face à un vaccin au combien douteux. Je me souviens d'un vieil adage que me mis en tête feu mon père, j'avais 5 ans. Il n'y a pas de fumée sans feu. Ce vaccin à la base contre la grippe aviaire a été manipulé afin d'en faire un nouveau vaccin contre ce nouveau virus H1N1. Est-ce bien sérieux sachant qu'il n'y a que trop peu de tests cliniques avant sa mise à disposition publique?... Nous sommes en droit de penser à juste raison que: Face à une réticence du public, des campagnes médiatiques terrorisantes, la peur comme slogan de marketing, seuls les chiffres des décès arrivent à motiver les gens pour se faire vacciner et il se trouve que des décès ont lieu et parfois ils sont dûs aux vaccins, la boucle est bouclée.
Mais c'est trop simpliste de penser ainsi nous devons aller beaucoup plus loin voir à l'extrème. Ainsi ce n'est plus une question quantitative de combien de décès, mais de savoir avant tout qui est susceptible d'être allergique.
Prenons cette base de réflexion: Il y a une faute incommensurable de part des instances medicales internationales et nationales de n'avoir pas pensé à élaborer ce genre d'examen préliminaire. Ce qui prouve que toutes les autorités médicales ont agit dans la panique totale, ce qui inspire aux citoyens que nous sommes un méfiance grandissantes faces aux entités habilitées et responsables de notre santé.
Il est aussi certain que l'industrie chimico-pharmaceutique internationale y trouve hélas son compte en dollar et autres devises sur le dos des citoyens de notre planète.

[Lien commercial supprimé par Pharmacritique conformément à la politique du blog]

Écrit par : Claude | 29/11/2009

Bonjour,

Je découvre avec intérêt vos interventions.

En dépit de l'actualité brulante du sujet, je cherche et ne trouve pas d'information synthétique et simple sur le sujet de l'efficacité au non de la vaccination qui me semble être une question valable.

Cette question n'élude en rien les autres questions relatives aux danger et/ou effets secondaires eventuels des différents vaccins, mais elle est centrale.

Or toutes les communications officielles disponibles auxquelles j'ai pu accèder n'éprouvent jamais le besoin de démontrer ce point, désormais considèré comme une évidence.

Je ne suis ni médecin ni scientifique, mais j'avais imaginé que si la vaccination était efficace de manière générale, il suffirait de comparer les statistiques disponibles concernant dse populations comparables en terme de conditions de vie entre la France où les vaccinations sont obligatoires et celles d'autres pays ou la vaccination est peu pratiquée.

J'ai été très déçu de n'avoir rien trouvé de concluant sur google. Impossible de trouver les statistiques de DC par Tétanos pour 100 000 personnes dans les différents pays du monde par exemple. Ces statistiques existent-elles?

Il me semblent qu'elles seraient de nature à apporter un éclairage. Rien sur le site de l'OMS, rien du côté de l'INVS. Ces grandes organisations n'ont-elles rien à nous dire au moment où le débat fait rage? Suprenant non?

Je suis d'autant plus dans une posture de doute que je me dis que si des chiffres faisant évidence existaient, les laboratoires les utiliseraient.

Comment se forger une opinion sur un sujet si sensible alors que les détracteurs de la vaccination illustrent peu leurs affirmations?
J'ai acheté un ouvrage de S SIMON sur les vaccins. Autant elle explique bien sa vision du problème, autant, de mon point de vue, elle ne prouve rien de manière scientifique, faute de statistiques crédibles.

Des statistiques aideraient à poser le débat de l'efficacité ou non du vaccin. Les détracteurs disent que les baisses de mortalité annoncées comme conséquences des campagnes de vaccinations obligatoires sont dues au développement des mesures de prophylaxie.
Pourquoi est-il si difficile de prouver que les vaccins fonctionnent?

Merci à qui pourra m'aider à y voire plus clair

Eric

Écrit par : Eric | 29/11/2009

Bonjour, vos commentaires sont édifiants, je ne sais moi-même plus que faire, et surtout quel choix dois-je faire pour mon enfant qui fait souvent de l'asthme lors de rhume, mais qui n'est pas asthmatique... Et qui a été opéré à la naissance d'une malformation de l'estomac, (aujourd'hui tout va bien)
Pourquoi avoir toléré une conservation par le mercure..? Est-il présent dans le vaccin sans adjuvants destiné aux enfants..? Tout cela devient un très dur dilemme, un choix très lourd, n'y avait-il que ces moyens là pour faire des vaccins?
En octobre, chez nous, il y a eu une épidémie dans toutes les écoles maternelles (entre autre), jamais aucun de nos enfants n'ont fait le test de la grippe, les symptômes étaient les mêmes si ce n'est peut-être pas vraiment de courbature, (mais allez savoir si un enfant de trois ans a des courbatures,et puis avec une fièvre on a toujours des courbatures..!) une école a été fermée, mais les autres non. Et si au moins une dizaine test avait été effectués, un doute aurait été levé Et si la réponse était positive, alors nous ne nous serions pas posé la question du vaccin..!
Nous sommes tous dans le flou et même mon infini amour pour mon enfant ne suffit pas pour me donner la bonne réponse..!
En tout cas, merci à vous de nous donner des informations.

Écrit par : Andrea | 29/11/2009

Vous écrivez: ''La même dépêche de l’AFP du 24 novembre rappelle que l’OMS a jugé que la « trentaine de décès » signalés par 6 pays n’étaient pas liés aux vaccins. Selon leurs données, il y aurait un effet secondaire sur 10.000 cas. Sur 100 effets secondaires, 5 seraient graves, voire mortels (“Of every 100 reports of adverse effects, five are serious cases such as death, the WHO said”). A noter aussi une douzaine de cas de syndromes de Guillain-Barré signalés à l’OMS. (Dans cette dépêche, il est question de 10, mais les autres sources parlent de 12 cas).''

Pourquoi ne pas faire une remarque claire qu'il y a 5 cas graves de réactions reliés aux vaccins (et la plupart de ces cas sont reliés à des allergies aux oeufs) par million de personnes vaccinées? Serait-ce parce que vous avez la fâcheuse tendance à biaiser vos interventions épistolaires? ** Vous essayez de nous faire croire que vous donner l'heure juste, alors qu'en réalité vous prêchez pour votre paroisse en semant le doute à tout vent! Soyez plus circonspects s.v.p.!

** Ou bien, serait-ce que vous n'êtes pas forts en calcul?

Écrit par : Elrach | 30/11/2009

Il faut tout de même prendre en compte que chaque vaccin comporte un risque quelconque ce n'est pas que ce dernier qui est en cause! Proportion mes dames et messieurs!

[Lien commercial de vente en ligne de certains médicaments supprimé par Pharmacritique, conformément à la politique du blog.]

Écrit par : Emma | 30/11/2009

Il y a des preuves toujours indirectes de l'efficacité des vaccinations : ainsi la vaccination des professionnels de santé contre l'hépatite B s'est traduite par la quasi disparition de l'hépatite B dans cette profession exposée . Dans les pays où l'Hépatite B chronique était très fréquente provoquant des cirrhoses et des cancers du foie, les campagnes de vaccination faites auprès des enfants dans le milieu des années 80 ont entrainé 20 ans plus tard une réduction de plus de 50 % des cancers du foie ( ça concerne Taïwan où les études épidémiologiques sont effectuées correctement et où 20% de la population était porteuse chronique du virus) . C'est en effet dans les pays émergents que l'on peut aujourd'hui apprécier l'efficacité des campagnes de vaccination : ainsi la rougeole était dans ces pays la principale cause de mortalité infantile , dans un contexte de sous-développement et de mal-nutrition . Les premières campagnes de vaccination, il y a une vingtaine d'années avaient entrainé une chute de cette mortalité. Devant ce succès, certains pays ont interrompu ces campagnes: la conséquence ne s'est pas fait attendre : les nouvelle générations ont été décimées par des épidémies massives de rougeole.

Il y a 2 choses à retenir de cette histoire :
Le vaccin contre la rougeole est très efficace, mais en modifiant l'écologie virale, il rend la maladie plus agressive et meutrière (létale) quand il est interrompu . Ainsi la conséquence de ce type de vaccination, c'est qu'il ne faut jamais l'interrompre, car sinon, l'épidémie qui survient en cas d'interruption est plus meurtrière qu'avant la campagne de vaccination.
La leçon, c'est que les vaccins constituent un progrès véritable, mais qu'ils ont des effets indirects délétères qui doivent être pris en compte . Les campagnes de vaccination anti-polio ont contribué à éradiquer cette maladie dont l'incidence avait baissé avant l'arrivée du vaccin : il est clair que l'évolution du niveau de vie a eu une influence plus importante que ce vaccin sur l'incidence de cette maladie, il n'en demeure pas moins vrai qu'il a contribué à éviter les quelques cas qui survenaient en Europe. Là aussi il y a des leçons à tirer, car le vaccin oral était peu efficace et a causé des polio dans l'entourage de patients vaccinés. C'est le vaccin injectable qui a permis d'éviter cette conséquence grave ( effet secondaire délétère ) . La preuve à contrario de l'efficacité de ce vaccin , c'est le retour de la polio quand il est interrompu. Le vaccin antivariolique est le seul qui a contribué à faire disparaitre cette maladie dans l'espèce humaine ( lire "La longue traque" de Dormont qui détaille toute son histoire et en profite pour épingler les mensonges historiques perpétrés par les sectes anti-vaccins)

Quant au BCG, on n'a jamais pu prouver son efficacité pour prévenir la tuberculose commune .
Sur les vaccins anti-grippaux, il est impossible de se faire une idée claire de leurs efficacité. L'incidence de la grippe diminue réguliérement avec l'âge, mais il n'y a pas de cassure de la courbe après 65 ans comme on devrait s'y attendre alors qu'elle est recommandée systématiquement après cet âge .

La seule fàçon de repérer les effets secondaires et l'efficacité des vaccins c'est de pratiquer des études cas-témoins où l'on repère parmi les malades ceux qui ont été exposés à la vaccination comparativement aux témoins non malades. De nombreux biais sont possibles, et les résultats sont souvent contradictoires.
Pour les effets secondaires on pourrait se baser sur les déclarations de pharmaco vigilance : on évalue à 0.8 pour 1000 les abcès dus au BCG intradermique pratiqué chez les enfants . En suivant des cohortes d'enfants vaccinés , pendant plus d'1 an, le chiffre était de 25 pour 1000, soit 30 fois plus!
Une autre façon c'est de comparer les cas constatés après vaccination aux cas attendus en absence. Ainsi en 77 on attendait 60 à 80 syndromes de Guillain Barré pendant 10 semaines, chez les quarante millions d'américain vaccinés contre la grippe porcine . Il y en a eu 500 : le risque attribuable au vaccin était donc de 420 à 440 .

Nous n'avons aucune preuve clinique que les vaccins actuels contre le H1N1 diminuent la mortalité ou les complications. Seul un essai randomisé pourrait nous renseigner: mais quel labo ferait cet essai , alors qu'il est tellement plus facile de vendre massivement ces produits!

Quant aux complications de cette grippe entre ceux qui parlent de grippette et ceux qui affirment une létalité élevée, il y a une victime: c'est la vérité, car actuellement si les statisqtiques sont en faveur de sa bénignité, il y a quand même des formes graves , particulièrement des surinfections à pneumocoque que l'on ne peut ignorer et des pneumopathies grippales . La vaccination contre le pneumocoque existe, malheureusement toutes les études faites sur ce vaccin n'ont pas permis de conclure à la moindre efficacité, sauf chez les patients dont on avait retiré la rate ( splenectomisés)( Pneumo 23 ).
Le meilleur traitement de ces surinfections est la Péniciline; mais la prescription de cet antibiotique pour des pathologies virales bénignes sur lesquelles elle était inefficace et inutile a favorisé le développement de souches résistantes .

En bref, il faut rester prudent avant de lancer des affirmations sur cette épidémie. Pour ma part vacciner les patients à risques est une attitude de bon sens avec cependant un faible niveau de preuves ; quant aux autres le rapport bénéfice risques de la vaccination est loin d'être démontré. A suivre.

Écrit par : Siary | 30/11/2009

Est-ce vraiment les vaccinations qui ont fait baisser le taux de rougeole dans les pays "émergents" comme le dit Siary, je n'en suis pas si sûr. Dans ces pays, les campagnes de vaccinations sont accompagnées de distribution de compléments protéiques et vitaminés qui suffisent à modifier l'épidémiologie. Les statistiques auxquelles on se réfère le plus souvent sont à courte vue. Il est bien plus intéressant d'avoir un recul de 50, 100 ou même quand c'est possible 200 ans. C'est le cas pour la tuberculose qui avait régressé en Europe avec l'amélioration des conditions de vie et de travail, bien avant les progrès médicaux, bien avant l'invention des antibiotiques et du BCG (qui n'a d'ailleurs pas été utilisé dans certains pays comme les Pays-Bas) ... C'est le cas aussi pour la rougeole qui avait été divisé par 1000 entre 1900 et 1960 en Angleterre et Pays de Galles (statistiques du virologue F. M. Burnet, Natural History of Infceious Disease, 1962, citées par René Dubos dans L'homme et l'adaptation au milieu, PUF, 1965) bien avant l'invention du vaccin contre la rougeole. Bien entendu, celui-ci a contribué à la poursuite du déclin de cette maladie presque toujours bénigne chez les enfants européens bien nourris, mais avec pour corollaire une modification de l'écologie virale et une immunité de courte durée qui entraîne l'apparition de rougeoles chez les adolescents et les adultes à des âges où la maladie peut être plus sévère.
Régis Pluchet

Écrit par : Régis Pluchet | 01/12/2009

ll est vrai que la baisse d'incidence des maladies infectieuses est avant tout due à l'amélioration du niveau de vie; il n'en demeure pas moins iqu'en Afrique subtropicale que je connais un peu, la vaccination contre la rougeole a contribué à la diminution de la mortalité infantile qui reste toujours très élevée en raison du sous-développement persistant avec une létalité très importante due au paludisme chez les jeunes enfants . Si les vaccins sont un bon instrument de prévention, je suis d'accord pour dire que le recul de la pauvreté est le premier facteur qui contribue au recul des maladies infectieuses .
Le niveau de preuves d'efficacité des vaccins pourrait être renforcé par des essais randomisés. Seuls les vaccins contre le HPV ont été passés au crible des essais randomisés : Pour le Gardasil, Sanofi annonçait une réduction de 100% des dysplasies de haut grade. En lisant la publication du labo (Future2) on remarque qu'elle n'est que de 17% pour toutes les femmes recrutées , quelque soit le type de HPV en cause. Dans ce cas, il est beaucoup plus difficile pour les labo de manipuler ceux qui cherchent à s'informer. Par ailleurs, pendant longtemps la revue "Prescrire" était à peu près la seule à dire que le Pneumo 23 était à peine efficace , alors que la plupart des pneumologues recommandaient la vaccination systématique des plus de 65 ans comme le font la plupart des pays européens, malgré l'inefficacité avérée dans cette classe d'âge. Or depuis quelques mois leur discours a changé, puisqu'ils se ralient aux mêmes conclusions...en annonçant l'arrivée prochaine sur le marché,d'un nouveau vaccin antipneumococcique.
Conflits d'intérêt quand tu nous tient!!!

Écrit par : Siary | 01/12/2009

Bonjour,
en juin ma petite fille de 5 ans a presenté une forte fièvre pendant une semaine (genre 39-40°C), avec une petite baisse entre les prise de doliprane , maux de tete etc...La pediatre ne sachant pas pourquoi cette fievre durait demande des analyses de sang (infection urinaire suspectée, prelevement au fond de la gorge) tous negatifs. Pour faire un type d'examen sanguin nous allons a l'hopital, la un medecin dit "c'est peut etre la grippe A", on fait radio des poumons:il y a des marques blanches: legere atteinte dit il et on nous prescrit de la josacine .Et apres me direz vous? et donc si c'est la grippe A? ben donc rien,rentrez chez vous.On fait pas le test? non non...Ha bon! Tout ça a pris une semaine, et on est rentré chez nous, la fievre est tombée, ma femme a ete malade, mes deux autres enfants ont eu de la fievre pendant 2 jours (5 mois et 21 mois) et mois j'ai eu la creve pour parler vulgairement.Apres coup on a discuté avec la pediatre qui nous a dit avoir vu beaucoup de fievres elevées et inexpliquées chez des enfants.
Maintenant, j'ai l'impression (moi citoyen lambda)) que les memes medecins qui il y a 6 mois mettaient une semaine pour ne rien trouver , sont maintenant capable d'identifier la grippe A apres une petite consultation et hop un cas de plus dans les stats. Alors rassurez moi, je suis tombé sur les medecins les plus incompetents de france? ou les medecins ont des super pouvoirs depuis debut octobre?
comme je ne sais pas si ma famille a eu la grippe A et que a l'epoque c'etait pas la mode je ne sais pas si je dois tenter un vaccin peut etre inutile (dans mon cas) ou pas.Par ailleurs, vous trouverez sur des forums et meme dans la presse etrangere des temoignages de gens qui ont ete malades comme des chiens apres le vaccin, la presse allemande note 7 cas de deces tous par defaillance cardiaque de personnes s'etant vaccinées.Ca serait vraiment chouette si ce genre d'infos parvenait sur nos ecrans de tele , mais non chutttt, de toute façon rien n'est prouvé hein!
C'est bizarre , dans ces cas la, le lien entre le vaccin et le deces n'est jamais etabli alors que toute les infections respiratoires sont maintenant causées par la grippe A. A croire que toutes les autres infections se sont barrées en vacances devant la grippe A.
Desolé d'etre un peu virulent (au mois c'est en rapport avec le sujet).
Bref, moi je suis un papa qui a peur, qui ne sait pas quoi faire, qui attend le grand tirage du loto :grippette ou reanimantion, vaccin sur ou bourré de saloperies.Les polonais sont ils idiots? pourtant le conseiller de madame le ministre de la santé polonais bosse sur les grippes depuis 40 ans , et le vaccin pour eux c'est niet, alors?

Écrit par : denis | 02/12/2009

Bonsoir ,
Merci à chacun pour vos commentaires riches et argumentés. Je trouve pour ma part que cela élève un peu le débat.

J'aimerais ici rappeler une chose : la rationalité THERAPEUTIQUE se fonde aujourd'hui sur l'efficacité démontrée des thérapeutiques dans des essais cliniques randomisés et en double insu (contre placebo). C'est le meilleur outil (ou moins mauvais) pour établir la causalité entre la prise d'un traitement et son efficacité CLINIQUE (prévention de cas de grippe par exemple, et non des taux d'Anticorps : on notera à ce sujet que la défense immunitaire contre les virus passe essentiellement par l'immunité cellulaire (-lymphocytes T) non liée aux anticorps.

Il en est de même pour les effets secondaires de la thérapeutique : si l'on veut un niveau de preuve élevé (pas total certes, mais du plus haut niveau qu'il puisse exister en pratique !) les essais RANDOMISES sont indispensables.
Ce qui a mis un point final au scandale du Vioxx ce sont les études randomisées : pas les études observationnelles cas -témoins...ni même de cohortes.

Donc pour Siary : nous avons besoin de preuve de l'efficacité des vaccins sur le plan clinique par de tels essais randomisés : ce ne sont pas les études AVANT - APRES soumises à de nombreux biais qui nous prouvent leur efficacité.
Ce sont aux autorités sanitaires (AFSSAPS , EMEA, FDA) et à nous citoyens d'exiger de telles preuves d'efficacité et de sécurité. Les laboratoires font des millions voire des milliards d'euros de bénéfice avec les produits une fois qu'ils ont obtenu l'autorisation de mise sur le marché (AMM) : un essai clinique portant sur 10 000 patients est à leur portée et rassurerait beaucoup de personnes sur l'effet et sur la toxicité. Ce n'est pas avec une étude cas -témoin que nous serons rassuré ! Tom Jefferson , principal auteur des 5 méta-analyses COCHRANE (j'ai l'impression que tout le monde les ignore...) , analyse bien l'efficacité du vaccin anti grippal : son efficacité sur la prévention de la mortalité chez les sujets âgés s'observe dans les études cas témoin et disparaît dans les études randomisés traduisant un biais bien connu : ce sont les bien portant qui se vaccinent et qui du coup meurent moins ....!
De même, pour l'hépatite B, quel est la part de l'efficacité du vaccin ou des autres mesures (préservatifs, comportements, etc...) ? C'est trop facile d'attribuer la victoire aux vaccins...

CONCLUSION : quand les médecins et surtout les citoyens exigerons des preuves solides de l'efficacité et de la faible toxicité des thérapeutiques, peut être que nos autorités les exigeront....

Écrit par : Bernardo | 02/12/2009

merci cmt pour votre réponse,
moi qui ne suis pas medecin mais qui passe beaucoup de temps a chercher sur le net des infos qui me rassurent parfois, qui me terrifient souvent je me suis aperçu que les gens qui n'ont pas ma curiosité ou tout simplement acces à l'info sont mal informés. Par exemple beaucoup pensent que le vaccin va les proteger à 100% ce qui est faux puisque le vaccin antigrippal est loin de ce score et que par ailleurs ils pensent qu'ils sont protegés juste apres la vaccination ce qui est aussi faux. Bien sur , les labos qui vendent le vaccins ne vont pas dire: sur 10 personnes vaccinées entre 3 et 6 vont quand meme choper la grippe si ils la croisent, et faites bien attention de de ne rien attraper pendant 3 semaines apres la piqure...par contre,roselyne et son orchestre devrait peut etre informer les citoyens de cela .Elle n'a pas l'attitude d'un ministre mais d'un chef de produit.Elle exclue les medecins traitants de la vaccination, on pique a la chaine on se trompe de dose (merci aux 5 bambins qui ont reçus 4 fois la doses ca va nous aider a faire des stats et surtout a rassurer puisque : ils vont bien!).En tout cas, là ou on fait vraiment tres fort cette année c'est sur le grippe saisonniere, 0 cas, 0 deces, impressionant par rapport aux autres années, on frole la magie.
Pour finir, j'ai une question: ma femme etant belge, je suis ce qui se passe la bas, et chez eux cela semble se calmer et chez nous pas du tout...pourquoi donc?encore une histoire belge?Et en pologne comment s'en sortent ils sans vaccin? ils vont plutot mieux que nous ou sont ils proches de l'anhilissement?
merci a tous en tout cas pour ce forum tres instructif et objectif
denis

Écrit par : denis | 03/12/2009

bonjour je viens de lire tous ces commentaires qui me laisse dans l'indecision la plus totale je dois me faire vacciner ce soir et je ne sais pas quoi faire j'aurais eu en juillet la grippe suspicion de grippe a je devrais normalement meme si c'est pas la grippe a etre un peu plus immuniser contre certain virus bref je pense que je n'aurais jamais de reponses a la lecture de tout ce qui a ete dit pourquoi avoir fait des vaccins avec et sans adjuvants et ceux qui contiennent du squalene et du mercure sont -t-ils dangereux voila 2 questions tres simples auxquelles je n'ai aucune reponse merci de m'eclairer si c'est possible

Écrit par : nathalie | 03/12/2009

Voilà un article bien intéressant, merci !

Nous sommes justement au Canada, plus précisément à Montréal au Québec où les campagnes de vaccination sont massives !

Depuis des semaines, l'école nous envoit des papiers d'information concernant la grippe A ainsi pour faire monter la pression et les angoisses parentales.
La cerise sur le gâteau, c'est de vous manipuler jusqu'à la moëlle et de diviser les familles, ainsi alors que je n'étais pas d'accord pour la vaccination, mon mari a quand même laissé notre fille de 5 ans se faire vacciner.

L'évocation terrible de la mort possible de votre fille vous fait vaciller dans un monde flou et obscure. J'ai bien entendu : "Si vous ne faites pas vacciner votre fille, elle peut mourir..."

et ma fille de 5 ans, fière d'avoir été vaccinée de dire : "Maman, je ne vais pas mourir, j'ai eu le vaccin..."

Comme preuve, j'ai un papier tout simple :

Preuve de vaccination pandémie grippe A H1N1

Une dose de 0,25 ml de AREPANRIX H1N1 avec adjuvant

....et moi, la maman, je suis inquiète et mortifiée de savoir que les autorités québécoises ont peut être empoisonnée ma fille avec leur squalène et leur mercure !

Manipulations de l'angoisse et divisions des familles, voilà le premier résultat !

Écrit par : muriel | 04/12/2009

chere nathalie,
tout ce dont on peut etre certain, c'est que cette grippe est ultra mediatisée et que le gouvernement nous fait peur comme si il s'agissait de la grippe aviaire. regardez les chiffres de ce matin 3 decembre, de l'aveu meme des autorités qui comptabilisent tout en grippe A on a 4 millions de contaminés et 92 deces soit 0.0023 %. La grippe aviaire c'est 10-30%.Donc soit le gouvernement va devoir reconnaitre que ses propres chiffres sont completement fantaisistes soit que la grippe A est tres peu dangeureuse.
Par contre les effets secondaires des vaccins sont mal ou peu repertoriés, il suffit de surfer sur les forums pour recueillir plein de temoignages.
Vous savez, il y a peu de chance que votre voiture soit ecrasée a un passage a niveau. Maintenant si tous les jours a la tele on vous rabache que les passages a niveau sont dangereux, qu'on vous montre des voitures pulverisées tous les jours avec des corps en charpie vous allez finir par faire 10 km de detour pour eviter le passage a niveau.

Demandez a votre medecin traitant, il ne prendra pas la decision a votre place mais il vous connait. Demandez vous si cette trouille generale est bien raisonnable au vu des chiffres du gouvernement (sachant que dans les 92 deces il y avait aussi des pathologie lourdes chez pas mal de victimes).Voila, ne prenez pas la peur comme conseillere mais plutot votre medecin. Pour info la vaccination c'est tout les ans, on verra dans un an si on a droit au meme genre de campagne de vaccination. En tout cas , ca servira de repetition generale quand la h5n1 nous tombera dessus et là il n'y aura pas de question a se poser pour le vaccin.
denis

Écrit par : denis | 04/12/2009

Bonjour à tous,
Devant ces 92 décès liés "théoriquement" à la gripe H1N1, connaît-ton précisément
1) La prise d'antiviral associée
2) la prise d'anti-inflammatoire ou d'aspirine associée qui multiplie par 3 le risque d'encéphalopathie grippale (cf revue Prescrire)
3) etc...
DANS TOUS les cas , si vous avez la grippe : ne prenez pas d'anti-inflammatoire -ibuprofene, aspirine, ..comme dans la varicelle...)

Écrit par : Bernardo | 04/12/2009

Bonjour Elrach,

Vous dites:
"Pourquoi ne pas faire une remarque claire qu'il y a 5 cas graves de réactions reliés aux vaccins (et la plupart de ces cas sont reliés à des allergies aux oeufs) par million de personnes vaccinées? Serait-ce parce que vous avez la fâcheuse tendance à biaiser vos interventions épistolaires? ** Vous essayez de nous faire croire que vous donner l'heure juste, alors qu'en réalité vous prêchez pour votre paroisse en semant le doute à tout vent! Soyez plus circonspects s.v.p.!

** Ou bien, serait-ce que vous n'êtes pas forts en calcul?"

Quelques éléments de réponse:

Le lien vers la dépêche AFP est donné dans le paragraphe qui précède celui que vous citez. Vous pouvez vérifier par vous-même. C'est justement pour ne pas interpréter que j'ai gardé la formulation originale, ces deux phrases qui se suivent sans faire de calculs.
Je ne sais pas ce qui vous permet d'affirmer que les effets secondaires seraient dus à une allergie à l'oeuf. Cela s'apparente fort à une spéculation. Les autorités suédoises - puis celles allemandes - ont posé le problème des réactions allergiques dès le mois d'octobre justement parce qu'elles n'ont pas de cause identifiable et qu'elles ne riment à rien. Je n'ai pas eu connaissance d'une évolution de l'argumentaire. Il se peut bien sûr que vous soyez en possession de preuves que ces instances de pharmacovigilance n'ont pas été capables de trouver, sur la base d'arguments qui les dépassent.

Je finis en citant vos paroles, qui pourraient s'appliquer d'abord à vos propres propos:
"Vous essayez de nous faire croire que vous donner l'heure juste, alors qu'en réalité vous prêchez pour votre paroisse en semant le doute à tout vent! Soyez plus circonspects s.v.p.!"
C'est très bien dit. Vous voyez, nous sommes d'accord.

Pour ce qui est des décès, la dépêche dit:
"Last week, the WHO said checks on many of the 30 deaths recorded following mass pandemic flu vaccinations had so far ruled out a direct link to the vaccines."

Pour ce qui est de la fréquence des effets secondaires, la dépêche dit:

"For every 10,000 doses of vaccines administered, only one report of adverse effect had been logged. Of every 100 reports of adverse effects, five are serious cases such as death, the WHO said."

C'est ce que j'ai traduit, me semble-t-il.
Bien à vous.

Écrit par : Pharmacritique | 05/12/2009

Bernardo,

Vous écrivez :
"la prise d'anti-inflammatoire ou d'aspirine associée qui multiplie par 3 le risque d'encéphalopathie grippale (cf revue Prescrire)"

Pourriez-vous indiquer la référence précise ( Sur Prescrire , en ligne , je n'ai pas trouvé - mal cherché ?) ?

Merci d'avance .

Écrit par : Trente7cinq | 05/12/2009

300 élèves ont été vaccinés dans mon établissement cette semaine sur 1700 élèves (collégiens et lycéens) avec le vaccin Pandemrix avec adjuvant de GSK.
20 élèves ont eu des effets indésirables dans les 10 mn après injection.
Beaucoup de céphalées importantes en barre ou temporales.
Douleurs abdominales avec nausées,1 vomissement.
1 paresthésie du bas.
Quelques chaleurs au visage avec paleur et sueur. Allongés. 2 fièvres à 38.
Une chute de tension à 9.5
5 chocs anaphylactiques avec 3 injections d'ANAPEN 0.30: 2 qui ont commencé à avoir comme une boule dans la gorge avec toux et difficultés respiratoires. Donc 5 hospitalisations. Dans les 5, 4 étaient des 6 èmes et une lycéenne.
En résumé,je trouve qu'il y a eu beaucoup trop d'effets secondaires mais je ne suis pas médecin...
Cordialement
MCL

Écrit par : MCL | 06/12/2009

Pour info, dans le Finistère :

France Châteaulin (29).
Trois lycéens aux urgences après leur vaccination contre la grippe A
4 décembre 2009 à 10h57 -
http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/finistere/chateaulin-29-trois-lyceens-aux-urgences-apres-leur-vaccination-contre-la-grippe-a-04-12-2009-685090.php

Trois internes de seconde au lycée Saint-Louis, à Châteaulin (29), ont été transportés aux urgences de l'hôpital Laennec, à Quimper, hier, à 21 h 40.
Agés de 16 à 17 ans, ils souffraient de fortes fièvres.
Ils avaient été vaccinés contre la grippe A H1N1 dans l'après-midi.
Mais pour l'heure, le lien entre la vaccination et la complication de leur état de santé n'est pas établi.
Rien de grave toutefois puisque les trois élèves (deux garçons, une fille) ont pu regagner leurs foyers familiaux vers 1 h du matin.

Châteaulin (29).
Lycée et collège Saint-Louis 22 élèves quittent les cours après le vaccin contre la grippe A
4 décembre 2009 à 16h46

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/finistere/chateaulin-29-lycee-et-college-saint-louis-22-eleves-quittent-les-cours-apres-le-vaccin-contre-la-grippe-a-04-12-2009-685192.php

Vaccinés hier contre lagrippe A, 22 élèves de la cité scolaire de Saint-Louis, à Châteaulin, ont été autorisés à rejoindre plus tôt leur domicile, aujourd'hui, en raison d'une soudaine fébrilité.
Hier soir, trois autres lycéens, victimes d'une forte fièvre avaient été évacués aux urgences de Quimper par les pompiers de Châteaulin.
Ils ont pu rejoindre leurs foyers dans la nuit.
Deux d'entre eux avaient reçu l'injection de Pandemrix (avec adjuvant), hier.
Ce n'est finalement pas le cas du troisième dont les parents viennent de demander un dépistage de la grippe A.

Au total, "69 élèves de saint-Louis manquaient à l'appel en fin de journée.
Dont 44 présentaient un état grippal", précise Olivier Quéneuder.
Le chef d'établissement attend désormais les consignes de la DDASS et de l'inspection d'Académie quant à une éventuelle fermeture.
Aucune erreur de dosage ne serait survenue, a expliqué le médecin responsable de la vaccination de 169 élèves de Saint-Louis, organisée mardi et jeudi, au chef d'établissement.

Écrit par : Alain | 08/12/2009

"Ils avaient été vaccinés contre la grippe A H1N1 dans l'après-midi.
Mais pour l'heure, le lien entre la vaccination et la complication de leur état de santé n'est pas établi."

Là on est arrivé à un niveau hallucinant. Il faut quoi pour que le lien soit etabli? Que les gens se desintegrent dans un grand flash lumineux un centieme de seconde apres la piqure?
je reve
denis

Écrit par : denis | 09/12/2009

bonjour,

je trouve un peu gros tous ces effets secondaires regroupées dans une même école. on nous dit qu'il ne faut pas se faire vaccinner quand on est malade, ces élèves avaient peut etre la grippe sans en avoir encore les symptomes auquel cas les effets peuvent etre graves! en tout cas, je ne suis toujours pas rassurées et pas décidée pour le vaccin. quelqu'un peut il me dire la différence entre ce vaccin et celui de la grippe saisonniére mis à part la souche bien evidemment? y a t il des adjuvants dans le Vaxigrip et sont ils les mêmes que dans la vaccin H1N1? j'ai cherché une réponse à ces questions sur le net mais je n'ai rien trouvé! pour ma part, j'ai une pneumopathie légère et j'avoue que la grippe en général me fait peur alors j'aimerais me faire vaccinner mais j'hésite!! j'ai fait la saisonnière et c'est pour ça que j'aimerais connaitre la différence entre les deux car si les composants sont les mêmes, pourquoi tous ce tapage?? et d'ailleurs, quelle est la différence entre le H1N1 qu'il y a dans le vaxigrip et celui de l'autre vaccin?? encore une question sans réponse!!
Et les adjuvants, il y en a bien dans d'autres vaccins comme la polyo ou l'hépatite? encore une autre question!! et toujours pas de réponse!!!

Pat

Écrit par : patricia | 10/12/2009

seulement 30% des pro de la santé sont vaccinés (au 8 dec 2009)

article trouvé sur
http://www.carevox.fr/medicaments-soins/article/vaccin-grippe-a-les-professionnels

Des réticences sont observées alors que le vaccin contre la grippe A est au centre de toutes les préoccupations.

"Moins de 30 % des professionnels de santé vaccinés contre la grippe A(H1N1) en France", écrit Droit-medical.com sur son site, article daté du 8 décembre.

Comment interpréter ce ratio étonnant ? Comment la ministre de la santé pourrait-elle réussir à convaincre tous les Français de se faire vacciner alors que les professionnels les plus directement concernés boudent, à une écrasante majorité de 70 %, cet acte de prévention pourtant présenté comme "la meilleure prévention" possible face au virus de la grippe H1N1 ?

Ces professionnels douteraient-ils de cette protection ? Ce serait très grave car on inciterait le public à subir un acte médical dont les personnes chargées de l´accomplir douteraient elles-mêmes de l´efficacité. Nous savons d´ailleurs que c´est le cas puisqu´étonnament il n´existe pas d´étude scientifique démontrant cette efficacité pour les vaccins contre la grippe. Et qu´en revanche une méta-étude (une étude d´études sur le sujet), réalisée par le collectif américain Cochrane, a clairement établi sa très faible utilité. Les médecins connaissent bien cette absence de preuve et cette référence négative. On est dans le : "Faites ce que je dis ; ne faites pas ce que je fais".

Dans le courant de mon enquête participative réalisée en 2007 sur Agoravox, quand déjà je pointais la faiblesse générale des taux de vaccination dans le milieu des professionnels de santé, un médecin m´avait répondu avec l´image du cordonnier le plus mal chaussé : le médecin n´aurait pas le temps de penser à lui, il serait tellement pris par ses malades qu´il se négligerait lui-même, etc. C´est prendre les gens pour des naïfs. Si la vaccination était considérée par eux comme vraiment efficace, les médecins qui sont aux avant-postes de la lutte contre les maladies se précipiteraient pour se protéger : ils ne sont pas suicidaires.

Alors qu´on traite les réfractaires vaccinaux de fanatiques, d´illuminés ou de sectaires, il se trouve qu´une des castes les plus prodigues en réfractaires - et qui alimente d´ailleurs en nombre, ce que peu de gens savent, les ligues réticentes ou opposées aux vaccins - est bien celle des professionnels de santé...

Les responsables publics qui tentent de culpabiliser les douteurs en les accusant d´être égoïstes, de ne pas penser à la protection collective qu´offriraient les vaccins, d´être contre la science, etc., feraient bien de convaincre en premier lieu ceux et celles qui devraient justement nous montrer l´exemple. Leurs discours seraient nettement plus crédibles s´ils pouvaient s´appuyer par la démonstration que les professionnels de santé se font tous vacciner.

On est bien loin du compte...
auteur : jean luc martin lagardette

Écrit par : denis | 10/12/2009

Pour Pat:
Un peu gros mais malheureusement vrai désolée....
Je ne suis pas fan d'internet ,je n'en ai d'ailleurs pas le temps mais je suis tombée sur ce site en recherchant d'autres effets liés au vaccin Pandemrix.
J' ai presque peur de témoigner en ligne....
Pour CMT:
Ce n'est pas un canular.Feuilles AFSSAPS envoyées ce jour pour Fernand Widal.
Trop de travail et il fallait rappeler les familles pour connaitre toutes les suites pour cocher le bas des formulaires. Les vaccinations se sont effectuées le 1/12,3/12 et 4/12/09.
Tous vont bien et sont sortis le soir même pour 4 et 1 le lendemain de l'hôpital.
Quels risque de se faire ou de ne pas se faire vacciner....
Avec adjuvant, sans adjuvant...Ne rien faire du tout...
Là est la question....
Cordialement
MCL

Écrit par : MCL | 10/12/2009

antiviraux pout tout le monde!

Il est recommandé aux medecins de prescrire des antiviraux à chaque cas de grippe "suspecté". Moi je ne suis pas medecin mais je crois savoir que le tamiflu pour ne citer que celui la n'est pas anodin ni dans ses effets secondaires ni meme dans son influence sur le virus (resistance). j'espere que les medecins auront d'avantage de discernement que le gouvernement qui encore une fois nous fait un coup de tout noir ou tout blanc.
denis

Écrit par : denis | 11/12/2009

Et bien tout ceci est effarant, et la presse officielle qui commence seulement à se demander si vraiment il n'y a pas un tout petit risque avec le vaccin ???
Mais les gens ont ils des oeilleres a ce point?
Bon et bien pour ma part, le vaccin ca sera sans moi!
en tout cas je remercie tous ceux qui temoignent ici...et je reste abasourdi devant ce que fait le gouvernement!

Écrit par : denis | 13/12/2009

sarkozy et obama sont vaccinés! super infos...pourquoi obama se fait vacciner si tard?trop occupé ou lui a t on deconseille de se faire vacciner en plein pic epidemique? Pour sarkozy evidement il fait un peu de pub pour le vaccin.4millions de vaccinés pour 94 millions de doses achetées...il va falloir nous faire gober le spectre de la mega seconde vague, qui meme si elle est possible est fortement improbable. Sinon on peut toujours faire passer la grippe saisonniere pour de la grippe A. Bref , le service marketing de roselyne est sur les dents. Chere CMT , avez vous des infos sur le gamin de 9 ans qui est mort apres vaccination? Doit on le classer parmi ceux qui sont morts en pleine forme?J'avoue que je me sens l'âme cynique devant ce cas, ce qui est arrivé a ce pauvre gamin me met hors de moi .
joyeuses fetes a tous et felicitation a cmt pour ce blog.

Écrit par : denis | 23/12/2009

L'agence européenne du médicament (EMEA) vient d'annonce qu'elle recommandait la mise sur le marché européen d'un quatrième vaccin contre la grippe pandémique H1N1...l'Arepanrix de GlaxoSmithKline .

??????

Je profite de l'occasion pour signaler un article publié dans le Journal of the History of Medicine and Allied Sciences en juin 2009 qui aurait pu s'intituler sans cesse sur le métier .... :


"Bacterial vaccines of various sorts were widely used for both preventive and therapeutic purposes during the great influenza pandemic of 1918–19. Some were derived exclusively from the Pfeiffer's bacillus, the presumed cause of influenza, while others contained one or more other organisms found in the lungs of victims. Although initially most reports of the use of these vaccines claimed that they prevented influenza or pneumonia, the results were inconsistent and sometimes contradictory. During the course of the debates over the efficacy of these vaccines, it became clear that the medical profession had no consensus on what constituted a proper vaccine trial. Even among those who asserted that clinical impression was not enough, there was no agreement on how a trial ought to be conducted. The American Public Health Association, through its Working Program on Influenza, sought to establish standards for the profession. The standards the APHA set in December 1918 guided American vaccine trials for a quarter century."

http://jhmas.oxfordjournals.org/cgi/content/abstract/64/4/401

Écrit par : Trente7cinq | 23/01/2010

Depuis trois semaines ; des douleurs musculaires et cervicales intenses (totalement inhabituelles de mon conjoint et de moi-même.

Écrit par : robion | 24/01/2010

Les enfants s'immunisent naturellement !

" cette publication, étonnante, du Lancet qui, sur son site (www.thelancet.com) nous dit en substance que le nouveau virus aurait, en Angleterre, infecté dix fois plus d’enfants que ce que laissait supposer la surveillance des symptômes grippaux chez ces mêmes enfants (1). Ce constat est dressé par une équipe dirigée par le Pr Elizabeth Miller (Health Protection Agency, London à à partir d’échantillons sanguins dans lesquels on a recherché les stigmates biologiques (anticorps) de l’exposition de l’organisme au nouveau virus grippal. Ce même travail confirme le rôle majeur joué par les communautés d’enfants dans la circulation du virus au sein de la collectivité. Les taux d’anticorps les plus élevés ont été retrouvés à Londres et dans les West Midlands. Ils sont passés chez les enfants de moins de quatre ans de 1,8% à 21,3% en septembre 2009 ; de 3,7% à 42% chez les 5-14 ans et de 17,5% à 20,6% chez les 15-24 ans. Pour l’heure ce phénomène ne semble pas concerner les personnes plus âgées.

(1) ‘’Incidence of 2009 pandemic influenza A H1N1 infection in England: a cross-sectional serological study’’. The Lancet, Early Online Publication, 21 January 2010 doi:10.1016/S0140-6736(09)62126-7 Cite or Link Using DOI Original Text Prof Elizabeth Miller, Katja Hoschler, Pia Hardelid, Elaine Stanford, Nick Andrews, Prof Maria Zambon."

Écrit par : Docpp | 25/01/2010

Bonjour

Je suis médecin généraliste et participe aux échanges sur le blog du Pr Flahault je journal de la pandémie 2.0.
A travers les différents échanges a été abordé les risques éventuels des vaccins.
Noter bien que que je dis éventuel car c'est un terrain très sensible.
Donc en utilisant les statistiques, initié par Messieurs Guennebaud et Rabat , que je remercie, on est venu à montrer une forte différence entre les USA et l'Europe concernant les décès survenus après vaccination. Attention après ne veut pas dire à cause de.

Toutes les données ont été obtenue à partir de sites officiels comme:
http://vaers.hhs.gov/resources/h1n1update#top
http://www.phac-aspc.gc.ca/alert-alerte/h1n1/vacc/addeve-fra.php

on obtient alors au 1 février 2010 un risque de survenu d'un décès après vaccination de :

3,60 /million à 5,05 / million en Europe :33 millions de doses et 141 décès notifiés (je n’ai pas dit à cause de., mais survenu après)
IC à 95% avec une loi binomiale après correction de Yates à 0,5:

5,11 / 10 millions à 9,5 / 10 millions au USA au 28 janvier 2010 : 122 millions de doses expédiés et 42 décès notifiés. Mais on dit que 20% de la population est vacciné soit 60 millions
IC à 95% avec une loi binomiale après correction de Yates à 0,5


4,33 / 10 millions à 1,44/ million:au Canada 15 millions de vaccinés et 12 décès notifiés après vaccination.
IC à 95% avec une loi binomiale après correction de Yates à 0,5

On voit que les IC pour l'Europe est disjoint de celui des USA d'un facteur 3 à 5 de même qu'entre le Canada l'Europe d'un facteur 2 à 4 alors que l IC du Canada recoupe celui des USA.

En fait ma question, car je ne trouve pas l'information, savez vous après quel type de vaccin les 12 décès sont survenus au Canada ?

En effet aux USA on a des vaccins sans adjuvants, en Europe on a le nombre de décès après Pandemrix tandis qu'au Canada on a 3 vaccins :

Arepanrix (vaccin contre la grippe H1N1 avec adjuvant de GlaxoSmithKline);
vaccin monovalent contre la grippe pandémique A(H1N1) de 2009 (vaccin sans adjuvant de GlaxoSmithKline);
Panvax (vaccin sans adjuvant contre la grippe H1N1du fabricant australien CSL)
se recoupe

Je m'intéresse à la répartition au Canada par type de vaccin, afin de vérifier si il peut éventuellement y avoir plus de risques avec un vaccin sans adjuvant qu'avec ?


Ps je déclare ne pas avoir de conflits d'intérêts de quelques natures que ce soit en rapport avec la vaccination anti grippe A et même au delà dans le champ de la médecine.

Écrit par : Gyuran | 19/02/2010

Ma demande était de savoir si quelqu'un connaissait la répartition des décès survenu au Canada après vaccination contre le H1N1 ,et ce par type de vaccin.

Je ne cherche en aucun cas à dénigrer qui que ce soit et ma demande est une démarche personnelle à mon initiative, et non celle du Pf Flauhault.

Je suis d'accord avec vous CMT pour reconnaitre qu'il y a a eu sous déclaration des EI suite aux vaccins. Etant sur le terrain mais ayant refusé de me vacciner et de vacciner, j'ai pu voir parmi mes collègues et leurs patients des EI qui n'ont pas été déclarés. Même un EI grave n'a pas été comptabilisé.
Du point de vue théorique rien qu'en regardant le vidal puisque l'on dit que ce vaccin et aussi bien toléré que les vaccins antigrippaux classiques, on peut se douter de la manipulation des chiffres.
Enfin les résultats des études de pharmacovigilance basées sur la déclaration volontaire des EI ne peuvent pas être généralisés à la population entière car le biais qu'est la motivation des déclarants est évident.


Maintenant faisant à partir des données existantes faute de mieux. Voilà pourquoi je cherche les chiffres au Canada.

Écrit par : Gyuran | 21/02/2010

Merci CMT de m'avoir corrigé. Oui je cherche à savoir si il y a plus de risques après un vaccin AVEC adjuvant que sans. je ne manquerai pas de vous tenir informer si j'aboutis.
Comme moi vous avez remarqué qu'on ne nous facilite pas la tâche. Les rapports de EMEA sont confus, le décompte des décès après vaccin est difficile.
Au canada pas de chiffres précis ni du nombre de doses par type de vaccin ni de la répartition des décès.
S'agit il d'incompétence, de manipulation ou d'une omission involontaire, je ne peut pas encore me prononcer.
Attendons on finira par le savoir un jour.
Cordialement

Écrit par : Gyuran | 24/02/2010

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