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27/11/2009

Rencontre nationale du Collectif psychiatrie "contre la nuit sécuritaire" le samedi 28 novembre: refuser la criminalisation des maladies mentales et la déshumanisation des soins

logo nuit sécuritaire.JPGLe Collectif psychiatrie – "Contre la nuit sécuritaire" organise le samedi 28 novembre 2009 une Rencontre Nationale sur le thème "QUELLE HOSPITALITÉ POUR LA FOLIE ? Non au retour des gardiens de fous, au grand renfermement, à l'abandon, au tri, à la mise à l'écart !"

La rencontre (inscription sur cette page) aura lieu à la Maison de l'Arbre - La Parole errante, au 9 rue François Debergue, 93100 Montreuil-sous-Bois, Métro Croix de Chavaux (ligne 9).

Il est essentiel de manifester notre solidarité avec ce mouvement citoyen - comme on aimerait en voir d'autres dans la médecine actuelle... - en signant la pétition du Collectif psychiatrie contre la "nuit sécuritaire". Le texte expose les raisons de la constitution de ce mouvement citoyen qui refuse "de voir la question des soins psychiques réduite à un pur contrôle sécuritaire criminalisant outrageusement la maladie mentale", refuse de cautionner l'instrumentalisation de la psychiatrie "dans une logique de surveillance et de séquestration" et de "maintien de l'ordre sécuritaire" asservissant la population par la peur. Dans un salutaire rappel des principes républicains, ces citoyens psychiatres veulent maintenir l'articulation entre singulier et collectif par la solidarité, l'éthique et le respect de la fonction sociale qui est la leur et dont l'impératif catégorique consiste à "défendre et soutenir la dignité des patients".

Pour une documentation détaillée, voir les liens à la fin de cette note. Texte introductif, programme et intervenants:

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L'UFAL lance une pétition contre le secteur optionnel, synonyme de quasi généralisation des dépassements d'honoraires médicaux

UFAL 2.jpg
Je reprends le texte de la pétition, mise en ligne le 25 novembre par l'Union des Familles Laïques (UFAL), que vous pouvez signer sur cette page. Sur le secteur optionnel, les dépassements d'honoraires, le CAPI et quelques autres privilèges de bon nombre de médecins qui refusent les obligations de service public, mais veulent en avoir les avantages, et qui refusent de prendre des décisions en concertation avec les citoyens, voir entre autres les notes de Pharmacritique à partir de cette page.

"Appel à signatures: Revenir à l’encadrement des honoraires médicaux"

"Compte tenu du coût des soins, très peu d’entre nous pourraient se soigner si la Sécurité Sociale n’assurait pas un remboursement substantiel des frais médicaux. Sans une profonde remise en cause du système de rémunération des actes médicaux, la seule façon d’y parvenir consiste à encadrer les honoraires médicaux.

Or, depuis des décennies, l’encadrement des honoraires facturés aux malades, subit une succession de remises en cause.

Aujourd’hui, la différence entre les honoraires réglés par les patients et les remboursements de la Sécu représente plus de 6 milliards d’euros (plus de 2 Mds pour les médecins, 4 Mds pour les dentistes). Cette charge, considérable, repose principalement sur le budget des ménages et elle contraint un grand nombre de nos concitoyens à renoncer aux soins.

Devant cette situation qui dégrade gravement le droit à la santé, le gouvernement, avec la complicité de la quasi-totalité des représentants sociaux (syndicats, mutualité, associations, seule la CGT s’est abstenue) au sein de deux instances destinées à gérer l’assurance maladie (l’UNCAM et l’UNOCAM), vient d’instaurer de nouvelles possibilités pour les médecins de dépasser les tarifs de remboursement sous le vocable de « secteur optionnel ».

Bien qu’actuellement limitées, ces nouvelles dérogations aggravent un recul du principe d’encadrement des honoraires et annoncent une libéralisation générale des prix en matière de santé.

La santé est la condition fondamentale d’une vie harmonieuse. C’est un droit inscrit dans notre Constitution. Chacun doit pouvoir se soigner, quels que soient ses moyens financiers.

Nous exigeons du gouvernement qu’il abandonne sa volonté de détruire notre système de sécurité sociale fondé sur la solidarité. Nous exigeons de nos représentants au sein des organes de gestion de l’assurance maladie qu’ils assument la mission qui leur est confiée : promouvoir une protection sociale collective et solidaire. Nous refusons que les soins deviennent de vulgaires produits soumis à un « marché » de la santé."

25/11/2009

Vaccin grippe A H1N1: réactions allergiques graves au Canada. GSK demande le retrait d’un lot de Pandemrix / Arepanrix… déjà utilisé

On savait déjà que la seule inquiétude reconnue du bout des lèvres par les instances de pharmacovigilance – en Suède et en Allemagne, lot vaccins Radio Canada.jpgnotamment – concerne le risque d’allergies du Pandemrix de GSK. On apprend que le même problème a été constaté au Canada, où le Pandemrix s’appelle Arenpanrix, dans des proportions encore plus importantes. Glaxo Smith Kline ne s’est prononcé sur la question que lorsqu’il n’avait plus le choix. Ce n’est pas très rassurant, surtout pour les Européens, qui comptent sur les fabricants de vaccins pour leur signaler les effets secondaires, afin d’actualiser éventuellement le résumé des caractéristiques des produits (RCP).

Les autorités sanitaires canadiennes ont choisi de parler du problème en mettant en avant la mise en garde de GSK qui demande la suspension d’un lot de 172.000 doses de vaccins… déjà utilisées pour la plupart. Mais d’autres sources d’information telles la BBC et même l’OMS (!) nous apprennent que la réaction tardive de GSK s’explique autrement. La firme n’avait pas le choix, puisque ce sont les autorités sanitaires de Manitoba qui ont demandé des explications suite à un nombre inhabituel de réactions allergiques signalées suite à la vaccination. Que GSK parle d’un seul lot suspect ressemble fort à une tentative de limiter les dégâts.

Parce qu'il n'y a pas que le Canada. Les autorités suédoises - repris par celles allemandes - ont parlé depuis fin octobre du nombre élevé de réactions allergiques, inhabituelles avec d’autres vaccins, inquiétude reprise dans un bilan fait à la mi-novembre… Et ces interrogations ne concernaient pas qu’un seul lot de Pandemrix, mais le vaccin dans son ensemble.

L'OMS et les autorités sanitaires nationales lavent les vaccins de tout soupçon concernant les décès comme les syndromes de Guillain-Barré. Peut-être n'y a-t-il pas de rapport, je n'en sais rien. Mais je conteste la méthode. Ces experts doivent lire dans les astres, puisqu'ils se prononcent avant même que les investigations soient menées. Pour les réactions anaphylactiques aussi, un officiel canadien a tenté le coup, parlant d'une possible "anomalie statistique"...

Ce cas illustre plusieurs problèmes résultant de la trop grande indulgence - souvent directement intéressée - des décideurs politico-sanitaires face aux laboratoires. On voit à quel point c'est aberrant d'accepter les méthodes de désinformation, de laisser la recherche aux firmes, ou encore de leur abandonner la pharmacovigilance et de leur accorder l'immunité juridique...  A-t-on vu une firme informer d'elle-même sur ces effets secondaires, entravant ainsi le superbe commerce qu'elle fait ?

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23/11/2009

La Pologne refuse les vaccins mal testés contre la grippe A et l’exigence d’immunité juridique des laboratoires. Pressions sur la ministre de la santé

C’est la radio publique polonaise qui donnait la nouvelle dans un article du 13 novembre intitulé « Health minister to be sued over swine flu Ewa Kopacz Radio polonaise.jpgjab? » (Action en justice contre la ministre de la santé [à cause de son opposition] aux vaccins contre la grippe A ?)

Le médiateur chargé de veiller aux droits des citoyens a donné un ultimatum à la ministre, la Dre Ewa Kopacz (photo: radio polonaise), la menaçant de poursuites pénales si elle n’achetait pas des vaccins contre la grippe A dans les jours à venir (voir son intervention sur YouTube). Selon Janusz Kochanowski, la ministre "joue" avec la santé de la population. Il menace même de saisir les instances européennes pour pallier au déficit de responsabilité des décideurs de son pays… Or la Commission européenne tente déjà de faire pression sur le gouvernement polonais, qui ne veut pas acheter de vaccins sans études sérieuses démontrant leur sécurité et leur rapport bénéfices - risques. Début novembre, le premier ministre Donald Tusk avait critiqué ouvertement l’absence d’évaluation sérieuse des vaccins ainsi que le refus des laboratoires pharmaceutiques d’assumer leurs responsabilités en cas d’effets secondaires graves et/ou autres défauts des vaccins pandémiques. La ministre de la santé en a rajouté plusieurs couches en critiquant vertement les contrats douteux proposés par les laboratoires. Pour les autorités polonaises, en l’état actuel, les vaccins ne servent que les intérêts financiers des laboratoires qui les commercialisent. Les administrer massivement, c’est cela qui serait jouer avec la santé de la population.

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18/11/2009

Roselyne Bachelot vante le vaccin contre la grippe A. Pharmacritique demande un vaccin contre les conflits d'intérêts

Charlie hebdo vaccin droite.jpg
L'image - modifiée par moi - est tirée de la newsletter du 17 novembre de Charlie Hebdo. Elle rentre dans la thématique de Pharmacritique par les conflits d'intérêts de certains hommes politiques avec les laboratoires pharmaceutiques. A commencer par les liens forts unissant Nicolas Sarkozy et François Sarkozy à Sanofi-Aventis. Roselyne Bachelot a elle aussi fait des cachotteries quant à son passé, aux 12 années passées au service de l'industrie pharmaceutique. Et elle choisit ses conseillers parmi les grands pontes qui mangent à tous les râteliers pharmaceutiques... Vous trouverez les détails dans les pages du blog, à partir de la catégorie "Hommes politiques et lobbies (conflits d'intérêts)".
Pharmacritique exige que la fabrication d'un vaccin contre les conflits d'intérêts devienne priorité nationale !! Je m'engage à décerner un prix au laboratoire qui osera... Et, puisque notre ministre de la Santé est tellement dévouée et qu'elle est, de plus, concernée par cette affection chronique qu'on peut appeler "influence" - infiniment plus nocive que influenza (la grippe) - ou encore "biais", voire même "corruption", eh bien, quoi de plus logique que de lui laisser l'honneur d'inaugurer le vaccin. Elle fait partie des groupes à risque, à vacciner en priorité: hommes politiques, leaders d'opinion,grands patrons et autres décideurs... Et, bien sûr, les experts des autorités sanitaires de régulation - à commencer par le Comité technique des vaccinations (Daniel Floret, Brigitte Autran...), le GEIG (Bruno Lina) et autres catalyseurs de mélanges malsains de genres entre public et privé.
Voilà, on a déjà les participants aux essais cliniques pour tester le vaccin... Parmi les effets secondaires, on peut déjà s'attendre à une diminution des revenus. Parmi les bienfaits, le risque de cancer de la peau sera certainement diminué de façon statistiquement significative, puisque ces grands dealers d'opinion n'iront plus aux grandes foires commerciales - intitulées pudiquement "congrès scientifiques" -, qui ont tous lieux dans des endroits fort ensoleillés tels la Côte d'Azur, Monte Carlo...

14/11/2009

Qualité de la relation médecin – patient et décision médicale (Par Claude Béraud)

Par le Pr Claude Béraud Claude Béraud.jpg

A quelles conditions, parmi plusieurs propositions diagnostiques ou thérapeutiques, un malade peut-il choisir celle qui lui semble la meilleure ?

Le processus de la décision exige des médecins : un savoir scientifique, une compétence technique, une maîtrise relationnelle, une information du malade. C’est à ce dernier, muni des données qui lui permettront d’assumer sa responsabilité et son autonomie, de faire un choix adapté à ses besoins.

Après avoir analysé les conditions indispensables à la qualité d’une décision, cet article résumera rapidement la procédure décisionnelle qui clôt une consultation, puis montrera pourquoi les conditions d’une décision répondant aux besoins des malades ne sont réunies qu’exceptionnellement, enfin décrira les conséquences néfastes de cette situation et les moyens nécessaires pour en réduire la fréquence et la gravité.

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13/11/2009

"Grippe A H1N1: une expertise grippée". Communiqué commun de la Fondation Sciences Citoyennes et du Réseau Environnement Santé

Fondation Sciences Citoyennes.jpg

"La révélation des liens étroits entre le Professeur Bruno Lina, le Groupe d’Expertise et d’Information sur la Grippe (GEIG), le Comité de lutte contre la grippe et l’industrie pharmaceutique est une illustration supplémentaire de la nécessité d’assainir la situation de l’expertise en France.

Qu’un groupe financé à 100 % par les producteurs de vaccins serve de conseiller à la Ministre de la Santé est une incongruité qui devrait cesser, voire même être sanctionnée.
La stratégie du Ministère repose depuis le début sur l’hypothèse d’une épidémie touchant 30 % de la population et responsable de 0,4 % de décès (soit 250 000 morts). Il est stupéfiant que ce scénario puisse constituer encore aujourd’hui le scénario de référence alors même que le bilan de la grippe A dans l’hémisphère Sud montre que son impact est de loin inférieur à celui de la grippe saisonnière.

On comprend que l’industrie pharmaceutique ait intérêt à maintenir cette fiction pour justifier la diffusion de millions de doses mais pourquoi l’expertise publique est-elle muette sur le sujet ? Pourquoi aucun scénario autre que celui de la vaccination massive n’a été pris en considération ?
Il semble de plus en plus évident pourtant qu’un autre scénario plus protecteur et plus économe de l’argent public s’impose : celui ciblé sur la protection des groupes à risque et le renforcement des mesures d’hygiène.
Ces faits illustrent l’importance de l’indépendance et de la transparence dans l’expertise pour qu’elle soit fiable et reconnue par les populations.

Cette affaire d’expertise sous influence pour la grippe n’est pas un cas isolé. C’est la même logique qui explique que l’Agence Française de Réseau environnement santé RES.jpgSécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA) ait rendu récemment deux avis d’expertise influencés par l’industrie et non protecteurs de la santé publique sur le Bisphénol A et sur le PFOA, comme l’a dénoncé le Réseau Environnement Santé.

Ce grave dysfonctionnement de l’expertise publique montre la nécessité de développer la capacité d’expertise dans les organismes de recherche publique en France et de rompre avec la logique d’une recherche publique de plus en plus mise au service des intérêts privés. La Fondation Sciences Citoyennes demande une loi de protection des lanceurs d’alerte et de l'expertise, reposant principalement sur la création d’une Haute Autorité de l’Alerte et de l’Expertise, chargée non pas de réaliser des expertises mais de définir une déontologie de l’expertise et de la faire respecter (en cas de conflits d’intérêts notamment). Le principe en a été acté lors du Grenelle de l’Environnement, mais la traduction dans la loi Grenelle 1 n’a retenu que l’engagement du gouvernement à présenter un rapport d’ici juillet 2010.
Le rapport attendu du gouvernement sur la Haute Autorité de l’Alerte et de l’Expertise devra tenir compte de ces derniers événements."

(5 novembre 2009)

Contacts FSC et RES

  • André Cicolella : 06 35 57 16 82
  • Elena Pasca : 01 43 60 01 35

http://sciencescitoyennes.org/

http://www.reseau-environnement-sante.fr/

11/11/2009

La Fondation Sciences Citoyennes met les "Sciences en bobines": films et débats pour se forger un avis éclairé sur des questions d'actualité

La Fondation Sciences Citoyennes nous invite à sa cinquième édition du festival "Sciences en bobines", l'une des multiples façons de l'association d'oeuvrer à la mise en pratique de son principe fondateur: la "réappropriation citoyenne et démocratique de la science, afin de la mettre au service du bien commun". Chaque documentaire ou film choisi sera suivi d'un débat qui apportera des éclairages sur certaines dimensions du problème thématisé. L'entrée est libre.  bobinesflyer2009icon.jpg

Le buffet bio à prix modérés, ouvert tous les soirs à partir de 19h15, permettra de prolonger le débat dans la convivialité.

Cette édition du festival est organisée avec le concours de l’ACRO, Ingénieurs Sans Frontières et Sud-Recherche-EPST, ainsi qu'avec le soutien de la Fête de la Science.

Voici les détails: les villes, les dates et le programme détaillé:

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09/11/2009

Le hold-up des médecins: secteur optionnel, CAPI, refus de soins, dépassements d'honoraires, loi HPST refaite par le lobby médical...

J'adapte le titre du Canard enchaîné: "Le hold-up des toubibs", dans un billet d'humeur, mais bien documenté, quand même.assurance maladie Sud santé.jpg

10.000 contrats d'amélioration des performances individuelles / CAPI, rien que pour le moment et sachant que certains spécialistes en veulent aussi; ils coûtent de 5.000 à 7.000 euros en moyenne par an et par généraliste. Il faudra les payer. Tout comme les dépassements d'honoraires, qui ne seront plus limités à certains médecins, puisque le secteur optionnel va les généraliser progressivement. Il faut payer l'énorme gaspillage dans les mesures contre la grippe A (au moins 1,5 milliards d'euros). Les médecins et les infirmiers ont négocié leurs tarifs pour assurer la campagne de vaccination, mais les négociations n'ont curieusement porté que sur l'argent, et pas du tout sur le bien-fondé de la vaccination, sur la sécurité des vaccins, etc.

La liste des espèces en voie de disparition s'allonge. Menacé de disparition, le médecin mandataire de l'intérêt de la santé de ses patients, qui cherche à faire avancer ses intérêts en même temps que les intérêts des patients. Remarquez, ce n'est qu'un autre clou au cercueil de la solidarité républicaine. Et puis, la France n'a-t-elle pas le talent - la différence culturelle, peut-être? - d'essayer malgré tout des recettes qui ont échoué ailleurs ?

Je reprends des extraits de plusieurs sources, histoire de montrer que l'opinion publique s'émeut de plus en plus de cette divergence-là entre les intérêts de ceux qui devraient en principe se faire confiance, vivre les uns avec les autres, les uns grâce aux autres, si je puis dire. A priori, la République ne veut pas dire permettre aux uns de vivre beaucoup mieux alors que leurs "partenaires" immédiats risquent de crever. Au sens propre du terme, puisqu'il s'agit de l'impossibilité d'une partie de plus en plus large de la population de se soigner, faute d'argent.

Donner ces références permet de montrer qu'il y reste encore quelques médecins qui se rendent compte que la pente est glissante, qu'on s'éloigne de plus en plus de la médecine... Si on pense aussi aux affaires des médecins avec l'industrie pharmaceutique...

Il y a un article de Marianne; un autre du Canard Enchaîné; deux communiqués de presse du Syndicat de médecine générale (SMG) et un article plus ancien de Marie Kayser de SMG/ revue Pratiques; un article de Martin Winckler sur l'hypocrisie dans l'approche des dépassements d'honoraires; deux communiqués du CISS (Collectif interassociatif sur la santé)...

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01/11/2009

"Les profiteurs de la peur", leurs conflits d'intérêts et leur business autour de la grippe A H1N1. Intégralité du documentaire ARTE "Un virus fait débat"

J'ai fait une brève présentation de ce documentaire dans cette note. Il esquisse les étapes de l'escalade qui nous a conduit à jouer les cobayes d'un commerce rendu possible par une OMS sous influence des laboratoires. Cette organisation, qui n'est que politique mais se fait passer pour une instance scientifique, a fort opportunément changé sa définition de ce qu'est une "pandémie".

Le réseau de conflits d'intérêts tissé par l'industrie pharmaceutique dans chaque pays a fait le reste, et nous voilà avec des vaccins bâclés (Focetria, Pandemrix, Celvapan, Panenza...) et des médicaments (Tamiflu, Relenza) controversés et inutiles en l'état actuel de la pandémie. Sans parler de l'énorme gaspillage de finances pourtant mal en point. Et du discrédit que cette hystérie jette sur les procédures d'évaluation et de contrôle des médicaments et des vaccins, compte tenu des AMM (autorisations de mise sur le marché) tenues pour acquises avant même que les vaccins ne voient le jour, etc. Et du discrédit jeté sur tous ces experts et ces agences de régulation grevés de conflits d'intérêts, au vu du fondement scientifique quasi inexistant des décisions de vaccination massive. Le documentaire aborde beaucoup d'autres aspects, le mieux, c'est de le regarder.

Je note avec plaisir la présence, parmi les intervenants, du Pr Peter Schönhöfer, pharmacologue aux états de service impressionnants, pourfendeur de la corruption en santé et rédacteur de ma principale référence médicale: la revue Arznei-Telegramm. Et de Gerd Glaeske, économiste de la santé dénonçant les conflits d'intérêts, que j'ai cité à plusieurs reprises, notamment s'agissant de critiquer cette autre expérimentation grandeur nature qu'est la vaccination systématique des jeunes filles par Gardasil.

Les vaccins sont devenus une source centrale de revenus pour des laboratoires qui n'innovent plus et dont les pipelines sont vides... Plus que jamais comptent les slogans d'une "prévention" déformée, qui n'a plus grand chose de scientifique et dégénère en propagande. Il en faut afin de mettre en oeuvre le pharmacommerce de la peur à l'échelle voulue - y compris à l'échelle planétaire, comme on le voit avec la grippe porcine. Et pour ce faire, il suffit que les firmes se rappellent au bon souvenir de tous ceux qu'elles paient et qui sont leurs obligés par quelque moyen que ce soit. Hommes politiques ayant des liens (Roselyne Bachelot, Nicolas Sarkozy, etc.), experts consultants pour Sanofi, Baxter, GSK..., autorités sanitaires serviles dont le budget dépend des pharmas, leaders d'opinion, organisations professionnelles sponsorisées parfois à 100%, groupes de travail et comités techniques de vaccination sous influence, journalistes qui font des "ménages pour l'industrie" ou ne font pas leur travail... - c'est un système parfaitement verrouillé par l'industrie pharmaceutique. Il y a beaucoup de notes sur Pharmacritique traitant de ces aspects, accessibles à partir de la liste de catégories à gauche de la page.

A propos, le même système verrrouillé par les experts ayant des conflits d'intérêts qui en bloquent toutes les articulations est dénoncé par le réseau interassociatif ETAL, dont la Fondation Sciences Citoyennes fait partie. La description de ce système a semblé "effrayante" au vice-président du Sénat, Jean-Léonce Dupont, lors d'une audition du réseau ETAL le 29 septembre. (Voir le compte-rendu public). Et pourtant, la réalité dépasse les contes d'horreur.

Il suffit que l'OMS, instance de tous les pantouflages et liaisons dangereuses, donne l'alerte à la pandémie, et les firmes donnent l'alerte à leur valetaille, qui se charge aussi de la rétroaction sur l'OMS... Parler de ghost management n'est pas de la science-fiction: la gestion est là, invisible mais omniprésente, exerçant un contrôle total à tous les niveaux.

Voici les quatre parties du documentaire diffusé le 20 octobre 2009 sur ARTE.

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