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09/12/2009

"Aliénation grippale", par Joan Ramón Laporte. Censure des critiques de la vaccination de masse et des restrictions des libertés

L'une des méthodes de l’industrie pharmaceutique pour intimider les critiques, c'est de tenter de les discréditer. Lorsque des intérêts Joan Ramon Laporte.jpgéconomiques énormes sont en jeu, portés par un réseau de connexions malsaines entre hommes politiques, experts plombés par leurs conflits d’intérêts et media détenus par les industriels, il faut mobiliser la valetaille de leaders d'opinion pour chanter des berceuses qui endorment l’esprit critique du public ou pour le ramener dans le droit chemin, si jamais la voix d’un critique a réussi à susciter des interrogations.

Le Pr Joan Ramón Laporte n’a rien qui puisse plaire à l’industrie pharmaceutique. Aussi, quand il s’exprime pour critiquer la vaccination massive contre la grippe A, il faut le faire taire. Lui comme d’autres. Et voici un exemple de méthode : des experts aux positions orthodoxes écrivent un texte publié par le principal journal barcelonais, La Vanguardia, traitant tous les critiques d’irresponsables, etc. Visé lui aussi, Joan Ramón Laporte répond deux jours plus tard. Mais le journal le censure et d'autres suivent...

La blogosphère va jouer son rôle et déjouer les rouages de la désinformation. Merci à l’excellent Dr Carlos Ponte, responsable de l’association indépendante No gracias, présentée dans cette note, qui m’a transmis l’original. Paru juste sur le site de la Fondation catalane de pharmacologie, il sera publié bientôt sur des blogs espagnols du réseau « Gripe y calma » (voir plus bas).


Photo par Fernando Robles (journal La Voz de Asturias).

L’esprit critique qui fait trembler les firmes

Joan Ramón Laporte est professeur de pharmacologie à l’Université autonome de Barcelone, chef du service de pharmacologie de l’hôpital universitaire Vall d’Hebron, directeur de la Fundació Institut Català de Farmacologia et de la revue indépendante que celle-ci édite: Buttletí Groc.

Du temps où la presse ne le censurait pas encore, des journalistes l’avaient surnommé « le pharmacologue rebelle » (El farmacólogo rebelde), selon le titre d’un article du journal La Voz de Asturias.

Et de la rébellion, il en fallait, par exemple pour s’en prendre à Merck en 2002,

disant que pour chaque hémorragie gastrique évité par des coxibs (Vioxx / rofécoxib et Célébrex / célécoxib) on « gagnait » un infarctus du myocarde et que les prétendus avantages du Vioxx mis en avant par la firme n’étaient qu’une fraude scientifique. Merck lui a fait un procès pour diffamation et entrave à la bonne marche du commerce (puisque les ventes ont chuté...). L’action visait aussi la revue Buttletí Groc, dans laquelle avait été publié l’article en question.

Je  rappelle qu’en 2005, le Vioxx a été retiré du marché des Etats-Unis pour avoir provoqué des centaines de milliers de crises cardiaques, dont plusieurs dizaines de milliers ont été mortelles. Et c'est cette année que Merck a fini par payer 4,85 milliards de dollars pour contenir les actions états-uniennes en justice. J’en ai parlé à plusieurs reprises sur Pharmacritique. Le pire est que la firme savait et a délibérément désinformé sur les risques (voir cette note détaillée et celle-ci, entre autres).

Pour Joan Ramón Laporte, accepter que ce soit le commerce qui prédomine en matière de médicaments et non la santé individuelle et publique, c’est une façon moderne de suicide pour nos sociétés dans lesquelles la recherche de la santé parfaite est devenue une sorte d’ersatz de la recherche de la sainteté. Prévenir à tout prix, en vaccinant, en médicamentant, en gobant tout par peur des maladies – voilà comment la médecine quitte les rails de l’éthique et met le droit au commerce au-dessus du droit à la santé… Et en acceptant que l’industrie paye leur formation continue, entre autres choses qu’elle leur offre, les médecins sont pour le moins complices de ce dévoiement de leur discipline. Quel que soit le niveau, tout le monde ferme les yeux et cautionne ce suicide par « prolifération de médicaments », selon le titre d’une interview donné par Laporte en 2005 à La Voz de Asturias.

Il y aurait beaucoup de choses à dire à propos des activités de JR Laporte; là, il s'agit simplement d'une présentation rapide, pour favoriser la compréhension.

Contexte de l’opération de discrédit et de la réponse

Le 28 novembre 2009, le journal barcelonais La Vanguardia publiait une tribune libre intitulée « Credibilidad y salud pública » (Santé publique et crédibilité / crédibilité dans le débat sur des questions de santé publique), signé par Pedro Alonso et Antoni Trilla. Ils s’expriment non pas en tant que citoyens lambda, mais en tant que représentants de deux institutions réputées de Barcelone : Hospital Clínic-Universitat et Centro de Investigación en Salud Internacional de Barcelona. (Leur texte a été repris sur cette page).

Le 1er décembre, Joan Ramón Laporte a envoyé une réponse à cette tribune libre de Pedro Alonso et Antoni Trilla. Or son article a été refusé par La Vanguardia puis par d’autres journaux, puisqu’il s’écarte trop du discours politiquement correct consistant à relayer sans recul critique les mesures gouvernementales de vaccination en masse et de traitement par Tamiflu, etc.

En lisant les deux textes, on se rend compte qu’il y a une véritable ligne de front, avec un feu intense sur ceux qui osent critiquer les mesures censure autorités.jpggouvernementales ; un feu d’autant plus nourri que les media ont pris parti dès le départ et contribuent à jeter le discrédit sur des opposants privés de droit de réponse.

Tant que les opposants écrivent sur des blogs et dans des publications relativement peu connus, ça passe encore ; après tout, il faut un semblant de liberté. Mais que des médecins très connus et respectés s’expriment dans des media à large audience, voilà qui fait désordre… Ils se voient systématiquement accuser de favoriser les charlatanismes et les régressions en matière de santé, d’exacerber les manifestations antivaccinalistes, d’agir par opportunisme pour faire parler d’eux, etc.

« Gripe y calma »

Parlant de la blogosphère, je voudrais saluer ces médecins espagnols blogueurs qui ont uni leurs efforts dans une initiative collective : début octobre, ils ont lancé ensemble, par une parution simultanée sur les blogs respectifs, l’appel « Gripe y calma ». Cela a débouché sur un blog homonyme qui rend compte des divers articles critiques. Parmi les initiateurs figurent Vicente Baos Vicente (voir l’excellent blog El supositorio) et Juan Gérvas. Celui-ci m’avait donné le 10 août un texte écrit au départ pour ses patients, que j’ai traduit et posté sur Pharmacritique : « Que faire en cas de gripe A ? Patience et sérénité sont de mise ». Ce texte, traduit par la suite en plusieurs langues, a été l’un des points de départ de l’initiative.

Pour saisir le haut niveau (sic) d’argumentation des experts pro-vaccination massive

Pour mieux comprendre la réponse de Juan Ramón Laporte, il faut lire d'abord les grandes lignes de la tribune libre de Alonso et Trilla, qui dit, en somme, que les critiques sont irresponsables et jouent avec la santé des gens pour faire du buzz. Comme si Joan Laporte en avait besoin... (C'est moi qui souligne en rouge et en italiques).

« Crédibilité et santé publique » : résumé

Ces dernières 100 ans, on a assisté à une amélioration de la santé plus importante que tous les progrès cumulés depuis le néolithique. Des multiples facteurs y ont contribué, dont deux méritent d’être particulièrement soulignés : l’accès à l’eau potable et la généralisation des vaccins. Ceux-ci figurent parmi les accomplissements majeurs de la médecine, et grâce à eux, nous avons vaincu la variole et pouvons espérer éradiquer partout la poliomyélite et la rougeole, de même que d’autres maladies. De plus, les vaccins se distinguent par une l’utilisation très simple et par leur rapport coût – efficacité sans pareil.

Ils sont un bien public et une question de responsabilité pour autrui. Si je ne me fais pas vacciner, mais que les autres le font, je bénéficie gratuitement du geste des autres qui stoppent la fréquence de telle maladie. Mais si beaucoup de personnes refusent la vaccination, sous l’influence de groupes antivaccinalistes, d’inspiration religieuse ou autre, nombre de maladies peuvent réapparaître (rougeole, etc.).

Les media espagnols – et en particulier ceux de Catalogne - regorgent actuellement de controverses sur les bénéfices et les risques des vaccins contre la grippe A H1N1. Or toutes les opinions ne se valent pas, et la question de la crédibilité se pose lorsqu’on entend parler des professionnels de santé dont les avis ne se fondent pas sur des arguments scientifiques, comme cela devrait être le cas, mais sur des suspicions aux conséquences dangereuses pour la population qui peut s’y fier. Discréditer l’industrie pharmaceutique, c’est facile et très vendeur. Cela permet de faire parler de soi…

D’autre part, ces critiques mettent en doute les procédures d’évaluation et globalement le travail des agences de régulation dont ils soulignent les conflits d’intérêts et d’autres déficiences ; ils mettent en doute même les décisions et le fonctionnement des organismes publics dont ils font partie, de façon parfois choquante et sans penser aux conséquences.

La conséquence majeure, c’est la méfiance croissante des citoyens envers les administrations, y compris envers le système de soins et la médecine. Paradoxalement, beaucoup de pays aimeraient avoir nos institutions sanitaires, dont ils prennent les recommandations vaccinales et autres pour exemple, et nous, nous laissons faire ceux qui les discréditent. Au risque d’encourager des dérives obscurantistes telles celles qu’on a constatées en Afrique du Sud, où des décideurs sanitaires ont suivi des charlatans et ont recommandé un traitement du SIDA fait de légumes au lieu d’antirétroviraux. Le tribunal international de la Haye pourrait décider d’instruire une accusation de génocide à leur encontre. [La menace implicite ne saurait échapper à ceux qui sont tentés de critiquer…]

Beaucoup d’avancées de la médecine seront dues aux vaccins : en plus du contrôle des maladies infectieuses, ils permettront à l’avenir la prévention de certains cancers et maladies chroniques.

« L’emploi de nouveaux adjuvants est essentiel afin d’avancer dans le sens de la production de vaccins plus efficaces contre des maladies plus complexes que celles auxquelles ils s’appliquent de nos jours. Ces adjuvants sont déjà sûrs, et leur sécurité s’améliorera encore à l’avenir. Certes, le risque zéro n’existe pas », mais des millions de personnes auraient déjà subi des conséquences graves si les adjuvants avaient été dangereux. Les opinions qui comptent sont celles émises par des auteurs crédibles du fait de l’évaluation technique et scientifique de leurs travaux, qui font preuve de cohérence et de précision et aboutissent à la démonstration scientifique de telle hypothèse. Les critiques qui ne font que jeter le soupçon sans une telle évaluation ne devraient pas être pris en compte. « Nous devons éviter les charlatans et ceux qui ne cherchent qu’à assurer leur promotion personnelle. Tout ne se vaut pas. Cela est particulièrement important en matière de santé publique. Car ce qui est en jeu, c'est un équilibre complexe dont dépend notre santé, la santé de tous. »

Fin du résumé de la tribune libre de Alonso et Trilla.

***

Voici la traduction intégrale de la réponse de Joan Ramón Laporte, censurée par La Vanguardia [« Alienación gripal »]. (C'est moi qui souligne en rouge et en italiques.)

« ALIENATION GRIPPALE.

Le lecteur contemporain sans esprit critique remplace l’analphabète de jadis.

« Des personnes qui pensent avoir le monopole de la crédibilité nous rappellent que les vaccins sont l’une des réussites majeures de la médecine. Cela est évident.

Et pourtant, les mêmes personnes ne semblent pas être en mesure de faire la distinction entre des maladies dévastatrices telles la variole ou la poliomyélite, d’une part, et la grippe de cette année, d’autre part. Elles ne distinguent pas non plus l’impact sanitaire d’une vaccination contre la poliomyélite de celui de la vaccination contre la grippe.

L’argument consistant à dire qu’il faut nous faire vacciner contre la grippe parce que la vaccination contre la variole a sauvé beaucoup de vies est puéril. Mais cette puérilité-là n’a rien à voir avec la candeur enfantine: on voit par la suite que les auteurs attaquent, sans les nommer, certaines personnes qui ne partagent pas leurs croyances mal fondées et insuffisamment réfléchies.

Dans cette situation où nous sommes confrontés à une avalanche d'informations, ont raison ceux qui pensent qu’il faut donner à la société des outils lui permettant de juger de la crédibilité de ceux qui se prononcent.
Voici quatre idées qui peuvent contribuer à ce que chacun forme son jugement par lui-même [en développant son esprit critique au lieu de suivre aveuglement, parce qu'on n'a plus l'excuse de l'analphabétisme, NdT].

Premier point : aujourd’hui, plus de sept mois après son début, on peut affirmer que l’épidémie actuelle de grippe est beaucoup plus bénigne que celle des années précédentes. Si pendant les saisons précédentes de grippe, il y avait entre 18 et 99 décès par jour, cette année il y a eu au total environ 170 morts au bout de plusieurs mois de « pandémie » en Espagne.
En dépit des affirmations de ceux qui s’inquiétaient d’une vulnérabilité particulière des jeunes, la grippe a causé cette année moins de décès chez les jeunes que les années précédentes.
Sa gravité est surestimée.

Deuxième point : selon le Consell Científic Assessor del Plà Pandèmic de Grip de Catalogne [instance scientifique qui a conçu les mesures de prévention de la pandémie dans la communauté autonome catalane, NdT], une femme enceinte aurait 4 fois plus de risques de faire de complications suite à une grippe (3,2 par million), par rapport aux autres femmes (0,8 par million). Même si le risque est 4 fois supérieur, il reste très faible en valeur absolue et ne justifie pas de recommander la vaccination de toutes les femmes enceintes.

Troisième point : les vaccins autorisés par l'Agence européenne du médicament (EMEA) l’ont été suite à une procédure faite pour ce qu’on a appelé "circonstances exceptionnelles". Les documents publics de l'EMEA disent explicitement que lorsque cette autorisation a été octroyée, l’agence ne disposait que d’ « informations limitées » sur les effets des vaccins sur l’immunité, sur leur profil de sécurité et sur leur efficacité. Ces informations devront être vérifiées tout au long de l’utilisation des vaccins. Autrement dit, il n’y a pas de données précises sur l’efficacité et l’innocuité des vaccins.

Quatrième point : les vaccins ont trois types de composants élémentaires : les particules virales censées induire une immunité, les excipients, les conservateurs et les adjuvants. Il existe des données datant de ces dernières années qui portent sur pratiquement tous ces excipients, conservateurs et adjuvants, mais pris chacun séparément. L’expérience que nous avons ne porte pas sur la composition actuelle des vaccins dans sa totalité, ni sur le dosage de chaque composant. C’est comme si on construisait un véhicule à partir d’un moteur, d’un châssis et d’une carrosserie qui ont certes servi auparavant dans des véhicules différents, mais sans jamais former ensemble une automobile entière. D’où l’incertitude sur l’efficacité et l’innocuité. Lorsque l’EMEA a autorisé les vaccins, un seul d’entre eux avait déjà été testé chez l’homme dans sa composition actuelle. L’essai n’a inclus que 62 personnes en bonne santé, qui n’étaient ni des femmes enceintes ni des gens faisant partie de groupes à risque auxquels on recommande actuellement de se faire vacciner.

Pour toutes ces raisons, il aurait été plus logique de procéder avec la plus grande prudence s’agissant de formuler des recommandations vaccinales ; cela serait plus logique de nous laisser le temps nécessaire à l’étude très détaillée de ces vaccins au moyen d’essais cliniques menés dans des groupes à risque, afin de pouvoir prendre des décisions mieux documentées pour l’hiver prochain.
C’est dans des cas d’urgence que l’EMEA applique la procédure exceptionnelle d’autorisation d'un vaccin. Pour justifier l’urgence, la Commission européenne renvoie à l'OMS, qui a déclaré l’état de pandémie en juin dernier, lorsque la nature relativement bénigne de l’épidémie n’était pas connue.  

Mais pourquoi déclarer et maintenir cette urgence alors qu’il ne s’agit que d’une saison de grippe [comme toutes les autres], qui est de fait moins sévère que celle des années précédentes ?
Les situations d'urgence impliquent souvent une transparence restreinte des autorités, qui peuvent avoir des comportements autoritaires et être moins disposées à rendre des comptes. Dans un état d'urgence, l’exception devient la norme : on applique des procédures inhabituelles d’autorisation de médicaments, on relativise les règles d’évaluation, on ne prend pas soin d’apporter les garanties habituelles, que ce soit en matière sanitaire ou sociale.

Et voilà que surgissent aussi des personnes arrogantes qui croient être les seules en droit à aborder cette problématique et ne supportent pas que d’autres expriment des opinions contraires par des « moyens de communication non scientifiques et dans des débats publics ».
Nous sommes bel et bien confrontés à une pandémie.

Une pandémie d’alarmisme, de recommandations injustifiées et de mesures qui ne sont pas fondées sur des preuves.

Dans notre société sécularisée, dans laquelle la santé parfaite et le risque zéro sont des objets d’adoration et qui est peuplée par les nouveaux dieux laïques ( « Bruxelles », European Medicines Evaluation Agency, Conseil Interterritorial de la Santé [instance sanitaire nationale en Espagne, NdT]), ce n’est plus la menace de l’enfer qu’on brandit pour terroriser la population, mais les menaces qui planent sur la santé.

Pour s’en convaincre, il suffit de prendre juste quelques exemples de théâtralité : déclaration d’une urgence de santé publique sans justification aucune, achat et stockage de « réserves stratégiques » d’antiviraux puis de vaccins, retour des antiviraux dans les pharmacies au moment où les CDC [Centers for Disease Control and Prevention] des Etats-Unis et l’OMS préconisent de les réserver à l’usage hospitalier, marginalisation des personnes qui expriment leur désaccord [et en subissent les conséquences] : il arrive qu’elles fassent l’objet de blagues douteuses, de dérision ou d’attaques à la personne dans les media…

On ne peut qu’être d’accord avec ceux qui disaient récemment qu’il faut éviter les charlatans et ceux qui ne cherchent qu’à favoriser leur carrière personnelle.

Le problème [de fond que cette situation illustre] ne relève pas seulement de la santé publique s’agissant de faire face à une maladie infectieuse ; il concerne tout autant la santé mentale et sociale, la préservation des valeurs d’une société ouverte, dans laquelle les organismes de l'administration publique et les experts devraient être au service des citoyens. Pour y arriver, ils devraient faire un effort et oser penser par eux-mêmes.

Comme le disait Manuel Vázquez Montalbán citant Confucius, les analphabètes de jadis sont les lecteurs sans esprit critique d’aujourd’hui. »

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« Juan Ramón Laporte est professeur de pharmacologie à l’Université autonome de Barcelone. Cet article est une réponse à la tribune libre de P. Alonso et A. Trilla, publiée le 28 novembre 2009 par La Vanguardia sous le titre "Credibilidad y salud pública". Le journal a refusé de publier la réponse. »

Commentaires

Comme chacun sait — et comme nos autorités de santé se plaisent à le rappeler quand il s’agit de dérembourser des médicaments ou d’augmenter le forfait hospitalier, à défaut de pouvoir réduire les dépenses — « la santé n’a pas de prix mais elle a un coût ! ».

Et justement, après l’avalanche des chiffres des personnes infectées, hospitalisées, décédées, livrés à l’opinion publique en temps réel, chaque jour, chaque semaine, et ce depuis des mois, voici que les chiffres des coûts de la pandémie tombent en monnaie sonnante et trébuchante.

Ces chiffres ne sont pas fournis par les conspirationnistes mais par nos sages et vénérables sénateurs dans leur rapport général sur le projet de loi de finances pour 2010, précisément dans l’annexe n° 27 Santé, et plus précisément encore aux pages 16 à 21 du chapitre intitulé « L’impact de la grippe A/H1N1 ». Ce rapport mérite d’être lu et même diffusé à tous nos concitoyens, et même, pourquoi pas, de le joindre au bon de vaccination.

www.senat.fr/rap/l09-101-327/l09-101-3271.pdf

Non sans un certain humour, nos sénateurs ont un sens aigu de la formule puisqu’ils parlent d’impact de la grippe A comme s’ils découvraient l’impact d’une météorite sur nos finances publiques et sur nos caisses de sécurité sociale.

Au sous-chapitre 3 : « La nécessité de dresser rapidement un bilan de la gestion de la pandémie », et loin d’aller à un train de sénateur, nos parlementaires pressent le pas :

« De façon plus générale, votre rapporteur spécial [le sénateur Jean-Jacques JEGOU] souhaite que l’examen de la mission « Santé » en séance publique soit l’occasion de faire le point sur la gestion de la pandémie. Il souhaite notamment aborder deux questions qu’il a soulevées dans le cadre de sa récente mission de contrôle sur l’EPRUS1, celles du stockage et de la péremption des produits, questions d’autant plus essentielles si l’ampleur de la pandémie s’avérerait moindre que prévue et si peu d’assurés acceptaient de se faire vacciner. »

Concernant les coûts, le Sénat livre d’abord les chiffres suivants :
Achat de vaccins 807,0 M€
Campagne de vaccination 35,8 M€
Acquisition de respirateurs 5,8 M€
Achat d’antiviraux 20,0 M€
Achat de masques 150,6 M€
Dépenses logistiques 41,6 M€
Total 1060,8 M€

Mais à ces chiffres communiqués par le ministère de la Santé, nos sénateurs rajoutent :

« Des dépenses liées à la grippe A/H1N1 qui pourraient atteindre 2,2 milliards d’euros
Votre rapporteur spécial, qui a été amené à aborder la question de la gestion de la pandémie grippale au cours de sa récente mission de contrôle sur l’EPRUS1, a souhaité dresser un premier bilan des dépenses liées à la grippe A/H1N1, à partir de données collectées auprès du ministère de la santé et des sports, de la caisse nationale d’assurance maladie (CNAMTS) et du ministère de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales. Il laisse apparaître un coût total lié à la pandémie compris entre 1,8 et 2,2 milliards d’euros.

Outre les dépenses supportées par l’EPRUS, cinq autres types de dépenses sont à distinguer :
- les dépenses liées aux consultations de généralistes, à la prescription de médicaments et aux indemnités journalières, supportées par l’assurance maladie, soit un coût compris entre 376 millions et 752 millions d’euros, selon les estimations de la CNAMTS ;
- les dépenses d’indemnisation des personnels de santé réquisitionnés évaluées à 290 millions d’euros, hors frais de déplacement, par le ministère de la santé et des sports ;
- les frais d’information et de convocation des vaccinés à hauteur de 52,8 millions d’euros. Ces dépenses devraient être prises en charge par l’assurance maladie à partir d’un redéploiement de crédits au sein du fonds national de prévention, d’éducation et d’information sanitaires (FNPEIS) ;
- les dépenses de communication évaluées à 6,8 millions d’euros, financées par l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) qui reçoit une subvention pour charge de service public et une dotation de l’assurance maladie ;
- les frais liés à l’organisation territoriale de la campagne de vaccination (mobilisation des personnels administratifs qui participent au fonctionnement des centres et location de locaux lorsque ceux-ci sont mis à disposition par les collectivités territoriales). Le coût de la campagne est évalué à 100 millions d’euros par le ministère de l’intérieur, de l’outremer et des collectivités territoriales.

Cette estimation ne prend cependant pas en compte le coût supporté par les collectivités territoriales qui ont notamment été incitées à constituer des stocks de produits de santé par une circulaire du 20 janvier 2006 relative à l’action des maires dans la gestion d’une crise sanitaire majeure. »

Ce rapport datant du 19 novembre — donc avant la toute récente réquisition en masse des professionnels de santé — on peut supposer que les 290 millions d’euros évalués pour « les dépenses d’indemnisation des personnels de santé réquisitionnés » pourraient être dépassés.

Puisqu’il a été question de « pognon », on voit bien qu’il ne fallait pas confondre bénévolat et volontariat des professionnels de santé dans les centres de vaccination.

La population se doutait bien que la facture serait salée mais les chiffres réels donnent carrément le tournis : ils vont désormais autant compter que les chiffres épidémiologiques dans la prise de conscience et la prise de décision individuelle.

Ce rapport parlementaire pèse lourd mais son PDF est léger et il va circuler de mail en mail.

Voir aussi cet autre rapport : www.senat.fr/rap/r08-388/r08-3881.pdf

Écrit par : Marc PEREZ | 09/12/2009

Bonsoir,
Hoaxbuster a essayé également de discréditer le Docteur Marc Girard en publiant un article d'Olivier chacornac affilié à l'industrie pharmaceutique.

Écrit par : libertie | 10/12/2009

Les autorités françaises renforcent la pression. Après les vaccins, c'est l'heure du Tamiflu ou du Relenza systématique en cas de syndrome grippal ( Recommandations de l'INVS en date du 09/12) avec traitement des femmes enceintes ou des enfants de moins d'un an en cas de grippe dans l'entourage pendant une durée de 5 jours . Après les médecins militaires, c'est au tour de la pharmacie des armées d'être mobilisée pour fournir le Tamiflu sous forme de comprimés de 30 mg pour les enfants. Ils sont effervescents et ont été préparés à partir des stocks de poudre d' oseltamivir entreposés depuis quelques années en vue d'une épidémie de grippe aviaire.
Nous sommes donc entrés dans une phase de médecine militaire avec réquisition des hospitaliers ( internes et infirmières ) des généralistes dans certaines régions et des agents administratifs et du personnel militaire .
C'est comme en quatorze, il ne manque plus que les trompettes pour sonner la charge .
Pas de problèmes si les services hospitaliers, les écoles d'infirmières ou les cabinets médicaux sont désorganisés .

Aujourd'hui, c'est le règne sans partage d'UBU .

Écrit par : Siary | 10/12/2009

Cette grippe est parmi les plus bénignes dans les annales !!!

* * *

(...) Les chercheurs américains sont arrivés cette semaine à la même conclusion, cette grippe est parmi les plus bénignes dans les annales. Elle tue moins en moyenne que la grippe saisonnière, aux Etats-Unis. (...)

'Organisation mondiale de la Santé elle-même, avait qualifié la grippe de modérée en mettant en garde contre sa diffusion, en juin dernier. La plupart des gens n'ont qu'un symptôme, la toux ou un peu de fièvre, et guérissent sans intervention médicale.

Les experts sont divisé sur l'usage massif du Tamiflu en Grande-Bretagne, contraire aux directives de l'OMS qui conseille de le réserver aux patients à risque comme les femmes enceintes. Certains s'inquiètent de son emploi alors qu'il provoque des effets secondaires tels que des insomnies, des cauchemars et des nausées. AP

lhttp://fr.news.yahoo.com/3/20091211/twl-gb-grippe-a-h1n1-1be00ca.html


(...) "Moins de 30 % des professionnels de santé vaccinés contre la grippe A(H1N1) en France", écrit Droit-medical.com sur son site, article daté du 8 décembre. (...)

Nous savons d´ailleurs que c´est le cas puisqu´étonnament il n´existe pas d´étude scientifique démontrant cette efficacité pour les vaccins contre la grippe. Et qu´en revanche une méta-étude (une étude d´études sur le sujet), réalisée par le collectif américain Cochrane, a clairement établi sa très faible utilité. Les médecins connaissent bien cette absence de preuve et cette référence négative. On est dans le : "Faites ce que je dis ; ne faites pas ce que je fais". (...)

http://www.carevox.fr/medicaments-soins/article/vaccin-grippe-a-les-professionnels

Écrit par : grain | 11/12/2009

A noter que pour l'instant la courbe de l'épidémie est parallèle à celle de l'hiver 2003-2004 : http://www.google.org/flutrends/fr/

Et aussi que la phase aigue de l'épidémie a largement entamé sa descente. A ce stade, il est plus que douteux que la vaccinnation de masse soit justifiée (selon les critères du ministère de la santé).

Enfin on notera un syndrome inversé du nuage de Tchernobyl : l'épidémie ne persiste qu'en France.. ailleurs (sauf Hongrie) la gripette est oubliée...

Si nous avions un Parlement digne de ce nom on pourrait organiser un débat mettant en cause les autorités de santé...

Écrit par : solal | 12/12/2009

entendu ce matin europe1 : selon un communiqué de l'OMS l'épidémie de grippe A régresse dans tous les pays d'Europe, sauf, sauf ???? LA FRANCE! bien sûr...
Ahhhh, l'exception française enfin reconnue, par un même pas microbe, certes, mais c'est un début encourageant à l'Ego pas microscopique du tout de nos dirigeants, après les particules radioactives de Chernobyl qui avaient respecté la frontière française.

Écrit par : MGFRANC | 12/12/2009

Et si la grippe était trés sarkoziste ! par Jacques Cotta

(...) Derrière une crainte alimentée, et l’illusion d’un sauvetage collectif, le pouvoir ne ferait pas mieux, jouant tantôt l’incendiaire, propagateur de panique, tantôt le pompier, si son intention n’était autre que l’instauration d’une véritable discipline des consciences au sein du peuple. Alors évidemment, la question de la grippe ne serait que prétexte. L’affirmation du pouvoir ne trouverait là que la matière permettant de se rôder pour des questions sociales et politiques d’une autre importance…(...)

Bien sûr, il existe un but politique et social à tout ce dispositif. (...)

Le virus doit permettre de passer à un stade supérieur. Déjà sont victimes de la politique en œuvre les plus pauvres et les plus démunis suspectés de « frauder », les malades « fainéants » en arrêt de travail, les accidentés du travail qui devront payer des impôts sur les indemnités journalières pendant que le bouclier fiscal est maintenu, renforcé, les malades chroniques qui une fois « guéris » devront sortir du système ALD, même d’ailleurs si des suites de leur Sida, Cancer, ou Hépatites nécessitent des soins permanents et coûteux, les malades mentaux de plus en plus enfermés, les précaires, chômeurs, travailleurs pauvres… Ce que le dispositif « virus » vise, n’est-ce pas en réalité la réalisation des conditions politiques permettant d’appliquer les mesures dont sont déjà victimes des millions et des millions à plus encore… N’est-ce pas tout simplement la réalisation des conditions d’une grande régression et répression sociale, nécessaire pour répondre à la crise financière et économique qui frappent? (...)

http://la-sociale.viabloga.com/news/et-si-la-grippe-h1n1-etait-tres-sarkoziste

Écrit par : grain | 13/12/2009

En écho au message de Marc PEREZ et à la conclusion de solal :

Le 1 er décembre dernier l'Office parlementaire des choix scientifiques et technologiques organisait une audition publique, ouverte à la presse, sur « Face à la grippe A(H1N1)et à la mutation des virus, que peuvent faire chercheurs et pouvoirs publics ? ». cf http://www.assemblee-nationale.fr/agendas/feuilletons/F0326-011209.pdf page 9 ; et page 18 annonce de transmission sur la chaîne parlementaire LCP ( trop tard! rediffusion ?)

Qui en a entendu parler ??????

PS : c'était annoncé le 13 octobre http://www.senat.fr/bulletin/20091012/office.html

Écrit par : Trente7cinq | 13/12/2009

Toujours aussi intéressants vos articles,
pourtant les mêmes médecins qui me déconseillaient en septembre, la vaccination pour on fils me disent aujourd'hui qu'il est préférable de le faire vacciner, des deux maux choisissent-ils le moindre..?
Enfin, je ne sais plus que faire et j'avoue être très déstabilisée par cela, et toujours vouloir le mieux pour mon enfant qui a fait une pneumopathie il y a cinq mois...

Écrit par : Andrea | 13/12/2009

Je souhaiterais recevoir les articles et commentaires de votre blog.
Je n'ai pas trouvé de moyen de s'y abonner ni de vous contacter en direct.
J'espère que vous retiendrez mes coordonnées et me ferez part de vos nouveaux articles qui se trouvent au centre de mes préoccupations.
Sur ce fil...et les autres.
Merci et cordalement.

Écrit par : Alice Lewis | 17/12/2009

- Grippe H1N1 - Décompte macabre

14 Dec. 2009


Après la confusion sur l’information nous assistons à sa dramatisation avec le décompte hebdomadaire des morts. Ces annonces macabres sont reprises avec délectation par les médias : 22 morts en une semaine !

Mais que veut dire ce chiffre ?

Si le taux de mortalité de la grippe H1N1 devait être celui de la grippe saisonnière (estimé à 0,1%) nous devrions avoir 850 morts par semaine, soit un cumul de 4500 depuis le début de l'épidémie (source GROG 850000 cas hebdomadaire 4,5 millions depuis le début de l’épidémie).

Ce faible taux de mortalité de la grippe H1N1 est connu au moins depuis septembre par l’étude de l’épidémie dans l’hémisphère sud et en Amérique du nord. N’aurait-il pas du entrainer une modification de la stratégie vaccinale et inciter à concentrer les efforts sur les personnes réellement à risque, qui sont les mêmes que lors des grippes saisonnières, plutôt que de l’élargir avec tant d’empressement aux lycéens et collégiens ?

Dernière annonce en date, le traitement par Oseltamivir de toutes personnes présentant un syndrome grippal. Sur quelle base repose cette directive ? Les informations que nous avons sur ce type de traitement est qu’il n’existe aucune preuve de son efficacité que ce soit en préventif, en curatif contre les complications ou pour limiter la contagiosité. Comme tout médicament celui-ci a des effets indésirables le plus souvent bénins mais parfois graves. Le fait de prescrire tout azimut va augmenter les risques pour un bénéfice inconnu et possiblement nul d’autant que nombre de patient présentant un syndrome grippal ne sont tous infectés par le virus H1N1.

Nous médecins, avons été habitués à agir à partir de données statistiques nous permettant de peser le bénéfice et le risque de nos décisions, cette directive publiée sans argumentaire nous donne l’impression de servir la santé de la politique plutôt qu’une politique de santé.

Gilles GABILLARD

http://www.sfmg.org/actualites/billets_d_humeur/grippe_h1n1_-_decompte_macabre.html

Écrit par : grain | 18/12/2009

sur le front de la grippe...

Malgré une semaine bien chargée, gastro-entérites, bronchites, otites, sinusites, une pyélonéphrite etc, quelques cas chirurgicaux, plein d'angoisses et de déprimes, et une quasi centenaire passée "ad patres" (la grippe peut-être?), pas un seul cas de grippe, ni A, ni B, cette semaine, un seul cas la semaine dernière, et vraiment quasi rien les semaines précédentes. Tout s'est joué en septembre et octobre, puis Pchittt!

Dois-je en conclure que la vaccination est un énorme, voir gigantesque, voire colossal succès, la grippe éradiquée grace à ça?

Déjà lu, hier, dans le quotidien du médecin que je reçois tous les jours sans l'avoir demandé (un torchon à 100 mille exemplaires, gratuit, intégralement payé par la pub des labo, un genre "Oh la la!"médical) que la vaccination était un succès, 300 mille personnes se faisant vacciner chaque jour et un objectif de 30 millions avant février (2040 je suppose au rythme réel), que pour la première fois une pandémie avait été pris à la base (moi j'aurai écrit "un virus pris à la gorge") au niveau mondiale, bref une auto-glorification, et que toutes ces mesures avaient réduit l'impact de la grippe.

Je me mets d'emblée sous xxx (vous dirais pas le traitement, mais c'est très fort) car quand Mme Bachelot va nous annoncer que la campagne de vaccination a évité le pire, a été un succès sans précédant, je ne réponds de rien quant à ma santé mentale...

Mais elle pense à sauver sa peau, a-t-elle le choix?

MGFRANC

Écrit par : MGFRANC | 19/12/2009

Effectivement, le QDM écrit : " Le lancement des campagnes universelles de vaccination a-t-il réussi à modifier le profil naturel de l'épidémie?
et laisse la réponse affirmative à un certain Dr Weber :" c'est la première fois que l'on anticipe en se donnant les moyens de limiter la progression d'un virus " .

Le Quotidien Du Médecin mérite le premier prix de "Désinformation" : il anticipe les futurs communiqués de victoire qui attribueront la faible mortalité de cette grippe à la vaccination , alors que l'on sait qu'il en est ainsi depuis l'épidémie qui a eu lieu dans l'hémisphère sud cet été , où l'on ne disposait pas des vaccins actuels.
L'intoxication permanente par les pseudo-journaux de l'industrie pharmaceutique n'a d'égale que la presse aux ordres des régimes dictatoriaux.

Écrit par : Siary | 19/12/2009

vous dites " tout s'est joué en septembre , octobre puis pshitt" Voulez vous dire qu'il y a vraiment eu des cas de grippe A à ces dates là?
Ce serait alors assez cocasse qu'il y ait eu des grippes et de ne pas avoir fait les test, et par conséquent faire le fameux vaccin!!!
Dans quelle région êtes vous?
Mon fils a eu un drôle de virus fin septembre, 39,5 pendant au moins cinq jours, la fièvre d'un coup et vomissement puis toux et tous ses camarades de l'école maternelle aussi, mais pas de test, rien et maintenant on nous presse pour ce vaccin, alors, je crois que moi aussi tout comme vous je vais prendre un medicament XXX pour ma santé mentale car je ne sais plus que faire pour proteger mon enfant..! Et est-ce que faire le vaccin du prevenar serait aussi le proteger..?
Merci de votre réponse et bonne continuation

Écrit par : Andrea | 19/12/2009

sur le front de la grippe (suite)

Dès aout et surtout les 2 mois qui ont suivi, une épidémie de "syndromes grippaux "typiques a sévi dans la région parisienne, confirmée par plusieurs de mes collègues, deux mois infernaux de travail, du jamais vu pour moi et mes collègues contactés jusque là pour une période de rentrée. La bénignité de ceux-ci ne nous a pas fait entrevoir le moindre besoin de séro-diagnostic. D'ailleurs je n'ai jamais demandé un séro-diagnostic de grippe et je n'ai pas eu vent qu'un de mes collègues le fasse.

L'efficacité du vaccin de la grippe saisonnière est limitée, beaucoup de mes patients ayant fait la grippe pour la première fois de leur vie après leur première vaccination et le refusant maintenant, ce qui me laisse de plus en plus dubitatif quant à l'efficacité de cette vaccination saisonnière.

à Andréa,
difficile de vous répondre, mais dans mon cabinet je n'ai jamais préconisé ce vaccin (Prévenar), le faisant à la demande des parents, et maintenant je le déconseille la plupart du temps.
Cette vaccination est la plupart du temps très douloureuse pour le bébé et le peu de conviction que j'avais a été balayé par l'article du Dr. CMT sur ce même site. Idem pour le pneumo 23 dont la revue "Prescrire" en disait le peu d'intérêt.

Écrit par : MGFRANC | 20/12/2009

pour évaluer l'efficacité de la campagne de vaccination , Il suffit de comparer les courbes d'incidence de la grippe dans l'hémisphère sud (sans vaccin ) et dans l'hémisphère Nord (avec vaccin ) pour observer l'absence de différence

http://www.google.org/flutrends/intl/fr/fr/

On peut constater aussi que le pic de l'épidémie est derrière nous , il donc encore moins pertinent de se faire vacciner

Écrit par : Docpp | 22/12/2009

L'oseltamivir a fait l'objet d'une étude publiée fin octobre par Elsevier, il semble que pour la souche H1N1, on a pu observer un effet contraire à ce qui est recherché, à savoir une multiplication du virus, ce qui dans le cas d'une prescription à grande échelle du Tamiflu souhaitée par Roselyne, pourrait nous réserver une "sur"pandémie pour le grand bénéfice de qui?

NB/ Pour les sceptiques doutant de la valeur des études chinoises, la Chine étant le plus gros exportateur de [...], elle n'a aucun intérêt à publier une étude de cette teneur, les labos ayant fait monter monstrueusement les cours.

lien: http://www.sciencedirect.com/science?_ob=ArticleURL&_udi=B6WBK-4XJWD10-8&_user=10&_coverDate=12%2F25%2F2009&_rdoc=1&_fmt=high&_orig=browse&_sort=d&view=c&_acct=C000050221&_version=1&_urlVersion=0&_userid=10&md5=7077cf5c07136bd5766adb7cee9cfd36

[Nom du produit supprimé par Pharmacritique, après réflexion. Je ne vois pas le rapport avec le Tamiflu, mais il peut y avoir une incitation publicitaire - pour le produit en question. ]

Écrit par : China | 22/12/2009

le point sur la grippe A

Écrit par : thierry eliazord | 23/12/2009

Alors si j'ai bien compris, le vaccin et bien ne servirait pas à grand-chose, ni le pneumo 23, Ni le prevenar, et en tant que soin le tamiflu ne serait pas probant... Mais alors que faire lorsqu'on attrape la grippe? ou bien qu'on veut l'éviter? surtout pour les enfants qui font de l'asthme...Comment prévenir en tout cas,et guérir au cas où... enfin que croire..? Et comment protéger son enfant ? Par ailleurs vous pensez que l'épidémie est derrière, en êtes vous sur? il reste janvier, février et mars...
Moi je ne demande pas mieux de voir tout cela comme vous le dites, mais que penser alors des docteurs et pédiatres des hôpitaux qui prônent la vaccination au vu des arrivées aux urgences des enfants?
Personnellement je préférerais ne pas faire ce vaccin pour toutes les bonnes raisons que vous invoquez , mais que faire lorsque votre pédiatre et votre généraliste pensent qu'il faut le faire, voyez le dilemme pour des parents...
"I would prefer not to..." ...But..?!

Écrit par : Andrea | 03/01/2010

à ANDREA,,

ce site n'a pas prétention à répondre à tout et surtout pas au cas par cas concernant des problèmes de santé. Il y a encore deux ans je "PENSAIS" qu'il était bien de vacciner tous les enfants, nouveaux-nés inclus contre l'hépatite B. Je suis moins sûr de cette position et je ne le propose pas maintenant, mais ne le déconseille pas non plus.
Beaucoup de mes confrère sont encore persuadés du "TOUT VACCINAL", même sans études valables bien menées, sur la foi de "CEUX QUI SAVENT", les mêmes qui émargent grassement auprès des labos.
le "TOUT CONFIANCE EN MON MEDECIN" est peut-être révolu, malheureusement, et c'est à vous de peser cette décision.

Quant aux arrivées aux urgences, tous les ans la bronchiolite fait des ravages et remplit les services, et tous les ans les bébés sont confrontés à la grippe saisonière. personnelement je n'ai jamais préconisé le vaccin de la grippe saisonnière chez les bébés, même asthmatiques

Écrit par : MGFRANC | 04/01/2010

Merci de votre réponse,
j'ai appris récemment que l'on peut trouver des anticorps H1N1 sur sérum .
Peut-être cela serait une solution, et permettrait d' éviter la vaccination si on a déjà ces anticorps...
Par ailleurs si le virus mute, le vaccin actuel protège-il contre ce virus muté?
Je suis néophyte en la matière et vous remercie de vos lumières.
J'ai pu noter entre autre la totale de responsabilisation de l'état dans ce vaccin,et cela aussi n'inspire pas confiance..!
Cordialement

Écrit par : ANDREA | 04/01/2010

Dans un article du journal Le Monde d'hier (?) intitulé "La protection de la santé publique appelle un débat démocratique" le professeur William Dab écrivait :


Je pense qu'il a manqué des instances de débat sur les incertitudes et leurs implications. La procédure existe pourtant, créée par la loi de santé publique de 2004, c'est la Conférence nationale de la santé : un Parlement de la santé dont le président est élu, qui réunit les associations, les professionnels de santé, l'industrie, les chercheurs... Les grands choix stratégiques sur la vaccination par exemple, auraient pu lui être soumis, cela aurait renforcé la confiance, la légitimité des décisions.

Que pensez-vous de cette suggestion ? La Conférence nationale de la santé : une usine à gaz ou un outil au service de la démocratie ?

ref :http://www.lemonde.fr/epidemie-grippe-a/article/2010/01/04/william-dab-la-protection-de-la-sante-publique-appelle-un-debat-democratique_1287182_1225408.html

Écrit par : Trente7cinq | 05/01/2010

Dans la continuité de mon commentaire immédiatement précédent , je me permets de signaler cette suggestion d'un médecin blogueur :

"Il est temps désormais que des Etats-Généraux de la Santé Publique se mettent en place sur la base d'un retour aux valeurs."

ref : http://docteurdu16.blogspot.com/

???

Écrit par : Trente7cinq | 05/01/2010

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