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11/02/2011

Antivaccin et scientistes prédisant l'apocalypse par les vaccins ou par la grippe A: autocritique ou rationalisations un an après?

J'ai écrit cet article d'une traite, le 22 décembre 2010. Il est resté dans un tiroir. Je le poste tel quel, sans relecture. Certains n'apprécieront Madame Soleil.jpgpas, mais je ne suis pas là pour me faire des amis. Le problème abordé est important, par-delà la forme brute et spontanée.

Le 22 décembre 2009, j'ai reçu (sur une messagerie privée (!)) un courriel furieux  que je trouve assez représentatif de l'ensemble de ce qu'on m'a jeté à la figure à cause du travail d'information de Pharmacritique sur la grippe AH1N1 et les vaccins. Les antivaccin ne supportent pas mes positions, les provaccin en bloc, ne supportent pas que je puisse en critiquer certains, tout en étant pour le principe de la vaccination. C'est pour défendre le principe que je critique les vaccins inutiles et/ou présentant des risques tels que ceux induits pas des adjuvants trop peu testés.

L'expéditrice de ce mail (du camp des antivaccin) me donnait rendez-vous un an après pour constater les conséquences "eugénistes" (et autres) des vaccins contre la grippe A H1N1, mais pas seulement, puisqu'elle citait aussi un vaccin contre l'hépatite B. Elle disait qu'un an après mon article critique, renvoyant dos à dos les dogmatiques des deux camps, l'irresponsabilité de mon argumentaire serait clairement démontrée dans les faits qui n'allaient pas manquer de se produire...

A l'époque, je ne voulais pas céder aux peurs ambiantes et avais aussi demandé aux commentateurs médecins de ne pas donner des conseils personnalisés, et plus précisément de ne pas inciter les gens à ne pas se faire vacciner par peur des effets secondaires. Ce n'est d'ailleurs pas le rôle d'un blog/ site internet de se substituer à la consultation médicale et d'aller au-delà d'informations générales, certes sourcées et référencées, données pour faire réfléchir et aider à la formation d'un esprit critique).

Je me demande où est l'hécatombe annoncée par des experts scientistes tels Antoine Flahault, d'une part (30.000 morts), mais aussi, d'autre part, par des antivaccin tels que Marc Girard (60.000 victimes des vaccins, de mémoire). Sans parler des antivaccin les plus extrêmes, ceux adeptes de la théorie du complot/ conspiration mondiale, qui voyaient de l'eugénisme au bout de l'aiguille, en vue de décimer un quart de l'humanité.

Est-ce que les deux parties viendront reconnaître leurs erreurs, et surtout les conséquences désastreuses que leurs approches - qui se nourrissent l'une l'autre, dialectiquement - ont sur la réaction des citoyens face à des éventuels problèmes réels de santé publique?


Le doute est primordial pour la méthode. La philosophe que je suis va encore plus loin. Mais le doute doit être fondé, argumenté, pas amplifié du fait de la transmission par les réseau sociaux - problème que je souligne à nouveau -, ni basé sur des idéologies, des convictions et modes de vie personnels qui permettent de présenter les faits dans la lumière voulue... Le biais de sélection, la biais d'autoconfirmation font que ceux qui ont des opinions préconçues fortes, qui pensent par préjugés au lieu de s'informer et de se construire un avis propre en connaissance de cause, ne voient et ne diffusent que ce qui confirme leurs convictions.

Peut-on admettre que - pour démontrer l'inefficacité et les failles du système - certains mélangent pommes et poires, par exemple en passant des vaccins antigrippe aux vaccins contre l'hépatite B et de celui-ci au Médiator, comme si c'était la même chose? Les antivaccin le font, mais ce qui me paraît plus problématique, c'est qu'un expert désormais très médiatique et ayant beaucoup de suiveurs (sans trop de recul critique) tel que Marc Girard n'est pas loin de faire la même chose. En particulier dans son livre "Alerte grippale", qui passe confusément d'un dossier à un autre, d'une accusation à une autre, sur un ton de règlement de comptes allant jusqu'à l'injure que j'ai déjà critiqué (et il m'en a voulu, mais tant pis). Une certaine réserve idéologique et une certaine retenue devraient être de mise lorsqu'on parle en tant qu'expert.

Car autrement, quelle différence entre les faits déformés par les conflits d'intérêts matériels avec les industriels et ceux déformés du fait d'une vision idéologique qui oriente l'interprétation? Comme disait Nietzsche, il n'y a pas de faits, il n'y a que des interprétations. Comment sortir de ce relativisme qui rend impossibles à la fois la science et la morale?

Il faut d'abord distinguer entre foi et savoir. Puis s'en tenir à une méthode rigoureuse. Seule l'information issue d'études et d'interprétations faites selon des paramètres méthodologiques très stricts et rigoureux, vérifiables et reproductibles, exempts de sources de biais et de conflits d'intérêts - seule celle-là devrait être prise comme un argument valable - mais pas une certitude - dans une lecture critique aux sources multiples dont nous ne pourrons jamais nous dispenser.

Je n'adhère ni aux certitudes scientistes à la Antoine Flahault, Jean-François Delfraissy, Claude Hannoun ou d'autres experts ayant des conflits d'intérêts, ni aux certitudes presque inversement symétriques des antivaccinalistes. Tout cela - et surtout ce que je pense des conséquences de cet épisode symptomatique de la destruction de la raison - est détaillé dans l'analyse faite en décembre 2009: "Grippe A H1N1: valse des morts pour attiser les peurs. Dialectique des contraires entre l'apocalypse des scientistes et l'hécatombe des antivaccin".

L'article est toujours d'actualité, parce que j'y ai posé le problème des conséquences de toutes ces exagérations dé-raisonnables, qu'elles soient scientistes ou irrationalistes, sur l'exercice même de la raison et les limites éthiques de la science, sur l'esprit critique des individus et les habitudes prises pour s'informer: des rumeurs juxtaposées et mâtinées de quelques éléments véridiques, des idéologèmes appliqués sans recul critique à des faits non analysés - cela suffirait pour être crédible de nos jours, à condition de gueuler fort, surtout sur les réseaux sociaux...

Triste état de la raison!

On se fie aux experts et aux idéologues de son camp, ou alors aux "autorités" dont certaines doivent leur carrière à l'argent industriel - avec le même aveuglement dans les deux cas. Les préjugés, stéréotypes et autres biais de la connaissance jouent à plein et évitent de penser par soi-même... C'est certes leur rôle en tant que repères dans la connaissance, mais uniquement à un stade primitif, initial, le temps d'une première orientation. S'arrêter aux préjugés, c'est, comme le terme l'indique, ne pas arriver au stade des jugements fondés en raison, c'est s'aveugler volontairement, se poser non pas des limites, mais des bornes. Des œillères. Or je n'en veux pas, quelle qu'en soit l'origine, quelles que soient les "compétences expertales" des leaders d'opinion de tous bords et de toutes castes.

C'est ainsi - et non pas comme une question de personnes - qu'il faut comprendre mon attitude critique, ici ou ailleurs. Pourquoi certains qui vantent les mérites de l'indépendance ne la supportent pas dans les faits, lorsqu'on veut être indépendant d'eux aussi ? Doit-on définir un camp, puis être indépendant du camp d'en face, mais dépendant des leaders d'opinion de son propre camp? Ce n'est même pas logique... Alors éthique, encore moins... Quant à la morale... Une telle attitude de partialité partisane la rend impossible.

Impossible de trouver l'origine de l'image de Madame Soleil, reprise souvent lorsqu'on parle de prévisions...

Le sous-titre ("les secrets du bonheur") s'y prête, quel que soit l'angle, parce que ceux qui croient aveuglement au progrès pensent aussi que la science pourrait contribuer au bonheur, par exemple en le créant artificiellement, peut-être à coups d'antidépresseurs, qui sait... Le transhumanisme excelle dans le genre, et la banalisation de la médicalisation crée les conditions de son avènement, puisqu'on accepte l'idée d'un homme augmenté par la médecine, amélioré, renforcé, aux capacités étendues. Ou alors la science pourrait rendre le bonheur inutile, le rayer des questions humaines, trop humaines, puisque, dans un mode à l'image de 1984, la question du bonheur ne se pose même plus. Celle de la subjectivité critique non plus, remarquez.

C'est la quintessence du problème lorsque l'on envisage les obstacles actuels à la formation d'un esprit critique: on a déjà les réponses par packs entiers, avant même que les questions soient formulées. On perd la capacité à poser des questions, à douter, à s'interroger sur le pourquoi du comment, à prendre un recul pour mieux analyser et questionner: l'activité que désigne entre autres le verbe allemand hinterfragen.

Contexte

L'année dernière, j'ai été en première ligne pour informer - dès l'été 2009 et non pas à la fin de l'épidémie... - du mieux que je pouvais sur la grippe A H1N1 et les vaccins. Pour la bonne vingtaine d'articles à ce sujet (voir catégorie Grippe A H1N1, Tamiflu, vaccins antigrippe A), j'ai toujours privilégié les sources médicales indépendantes - ou du moins très fiables -, essayant de faire passer des informations non disponibles en France, par des traductions, des résumés, etc. Il y a eu tout d'abord la traduction des excellents articles de la revue allemande indépendante Arznei-Telegramm, ma principale référence sur tous les sujets médicaux. [Mise à jour février 2014: Les textes signés "Dr CMT" ont été refaits et corrigés par moi, et celui sur la grippe AH1N1 a été co-écrit avec moi, mais ma signature n'apparaît nulle part. C'est elle qui a fini par en parler, alors autant le dire. Ainsi, j'ai pu retirer au passage des affirmations erronées, qui auraient contribué à faire peur, puisque le Dr Claudina Michal-Teitelbaum (elle insiste depuis quelque temps pour ne plus être anonyme) confondait syndrome de Guillain-Barré et sclérose en plaques, notamment en parlant des effets indésirables des vaccins. Elle pensait que ces deux affections n'étaient qu'une seule. Inutile de dire quels désastres une telle erreur commise par un médecin peut provoquer, lorsque quelqu'un pense être atteint d'une maladie incurable telle que la sclérose en plaques... J'ai aussi corrigé des affirmations disant qu'il y aurait plus d'une centaine de souches de papillomavirus qui provoqueraient tous le même type d'infection, par exemple. Fin de la mise à jour].

Mais j'ai aussi rendu compte du revirement très rapide de media étrangers qui faisaient leur travail, contrairement à ceux français, et je pense surtout aux émissions et documentaires allemands sur les conflits d'intérêts à tous les niveaux, sur la faible dangerosité de la grippe A H1N1, sur l'absence de tests (dignes de ce nom) portant sur les vaccins et les adjuvants autorisés uniquement en Europe, sur les mensonges dans la propagande autour de ces derniers et autour de l'antiviral Tamiflu et son hypothétique efficacité.

L'argumentaire est toujours resté rationnel, comme mon approche et celle de mes sources. Je n'ai jamais cédé à une idéologie - vaccinaliste en bloc ou antivaccinaliste en bloc. Ni scientiste, par ailleurs. Je n'ai pas accepté non plus que la critique juste et argumentée en raison - celle au cas par cas, basée sur des faits et non pas sur des rumeurs et des spéculations - soit instrumentalisée à des fins de règlements de comptes politiques, idéologiques ou entre experts... D'où le copyright, pour éviter l'instrumentalisation de mes textes. (Et cela a été le cas, par exemple par les scientologues qui ont repris les articles sur les conflits d'intérêts en psychiatrie, par des mouvements politiques, pour ce qui est des articles sur les conflits d'intérêts des frères Sarkozy et d'autres hommes politiques, etc.)

Et j'ai refusé de faire de Pharmacritique un panneau publicitaire pour les nouveaux experts à la mode, pour les nouvelles peurs à la mode, pour les nouvelles méthodes d'information à la mode (colportage, copier/coller de fragments sortis de leurs contextes, rumeurs amplifiées et pimentées de quelques faits véridiques, énumérations prenant comme une évidence ce qui était à démontrer, comme si la juxtaposition - dans une optique idéologique qui livre le ciment qui comble les brèches entre les éléments - de faits qui n'ont rien à voir les uns avec les autres pouvait servir de démonstration et remplacer le raisonnement...

J'ai été la cible de rumeurs colportées sur certains sites et forums, et on m'a traitée de tous les noms lorsque je n'ai pas voulu entrer dans ce jeu-là et que, identifiant les sources majeures de cette désinformation aux accents souvent nauséabonds (les vaccins comme armes d'un "complot sioniste", etc.), j'ai refusé de les poster.

 

Autocritique? Bilan des bénéfices pour les produits naturels et les alternatives de toute sorte?

Je me demande si ceux qui criaient au complot mondial, si tous ces réseaux de "veille citoyenne" venant au secours d'une espèce humaine en danger ont pris la peine de faire leur autocritique, de revenir sur leurs prévisions d'apocalypse - et sur l'impact de leurs méthodes sur (la formation de l'esprit critique de) l'opinion publique... Ou alors s'ils se contentent de compter les bénéfices, de quelque nature qu'ils soient (matériels, médiatiques...)

A noter que bon nombre de commentateurs d'inspiration antivaccinaliste/ conspirationniste n'ont pas oublié de (tenter de) vendre leurs produits miracle, tous plus naturels les uns que les autres, tous censés être des antidotes ou des remèdes à ces poisons vaccinaux qui allaient être la racine de tous les maux: de la mort subite à l'autisme ou à l'Alzheimer dans 50 ans. Ou tout cela à la fois.

Les éternelles panacées universelles ont été investies de nouvelles qualités, pile poil ce qu'il fallait pour contrecarrer soit la grippe, soit le poison vaccinal. On sait que ces produits sont polyvalents, mais à ce point, c'est vraiment miraculeux! Que n'a-t-on vu de chlorure de magnésium, de silicium, de produits homéopathiques ("vaccins" homéopathiques) et autres produits "naturels" revisités! Ce ne serait pas sans intérêt de savoir quel est le volume des ventes - et le chiffre d'affaires - de l'empire du Dr Mathias Rath et des laboratoires Boiron, pour ne donner que deux exemples d'inverses symétriques des firmes pharmaceutiques, ayant eux aussi leurs conflits d'intérêts. Mais aussi leurs passe-droits, parce qu'ils ne sont pas soumis aux mêmes exigences que celles-ci. Les produits "naturels", de phytothérapie, d'homéopathie, les complexes vitaminiques et autres, sont soumis à la législation sur les compléments alimentaires. Autrement dit, personne en vérifie ce qu'il y a dans une gélule de phytothérapie ou dans un sachet de plantes entières venant de Chine. Lorsque des analyses sont faites, l'on y trouve souvent des restes de médicaments de contre-façon ou des composantes très éloignées de la nature.

Beaucoup ont profité de la polémique sur les réseaux sociaux pour vanter les mérites de certains guérisseurs et autres "- esthésistes" et " - pathes" auparavant non fréquentables, et/ou de faire de la propagande pour tels ou tels "réseaux de veille citoyenne", ou même pour des mouvements sectaires ou partis politiques censés détenir la vérité ainsi que la volonté de sauver l'humanité.

Par exemple, un parti extrémiste a instrumentalisé mon article détaillant le passé de Roselyne Bachelot au service de l'industrie pharmaceutique, pour en faire une arme politique de bas étage.

Rappelons-nous quelques éléments de tout ce que l'on a pu lire: les vaccins étaient destinés à décimer un quart de l'humanité à travers divers composantes (aiguilles déjà fixées, donc suspectes; adjuvants mortels à court, moyen ou long terme; nanoparticules empoisonnées dans les vaccins...) Sans parler du spectre du totalitarisme parce que l'obligation vaccinale a été évoquée à un moment donnée. Cette obligation allait permettre d'implanter des puces RFID à tout le monde - et/ ou d'autres moyens de contrôle. Ceux qui résisteraient à cette vague d'eugénisme seraient atteints d'Alzheimer, de sclérose en plaques ou d'autres maladies neurodégénératives, les enfants souffriraient d'autisme ou d'autres maux...

De l'autre côté, Antoine Flahault - et bien d'autres - qui brandissait le spectre d'une économie paralysée par la grippe, d'une éventuelle insuffisance de vaccins, qui nous disait qu'en janvier (2010) il n'y aurait plus que la souche A H1N1, qui allait décimer tout le reste.

Faut-il rappeler toute la déraison de cette façon de faire? "Panikmache" (marchands de la peur), titrait l'hebdomadaire allemand Der Spiegel dès l'été 2009, puis ARTE dans un documentaire dans lequel j'ai eu le plaisir d'intervenir brièvement. Créer délibérément des peurs irrationnelles, des mouvements de panique, afin d'encourager la mise sur le marché accélérée de vaccins, sans l'évaluation habituelle (déjà largement insuffisante) et dans des conditions d'expérimentation sur la population de nouveaux adjuvants non autorisés aux Etats-Unis, par exemple.

 

Alors qu'en est-il un an après?

A-t-on fait le ménage dans le Comité technique des vaccinations, infesté de conflits d'intérêts (17 membres sur 21), et qui a manifestement failli? A-t-on remercié les experts (de tous bords) qui ont failli, qui sont allés trop loin, plus loin que le domaine légitime de la science ? Ou alors voit-on toujours les mêmes dans les cabinets ministériels, les agences et autres autorités sanitaires, les sociétés savantes? Et les media? Ont-ils fait le ménage ou voit-on toujours les mêmes conseillers, consultants et autres invités et experts ?

Sont-ils à ce point-là irresponsables de leurs actes qu'on ne leur demande jamais de rendre des comptes, quoi qu'ils fassent?

 

Les 60.000 victimes du Dr Marc Girard, où sont-elles?

L'hécatombe a-t-elle eu lieu? Les 60.000 victimes françaises des vaccins pré-vues par le Dr Marc Girard, selon une logique "expertale" - mot qu'il affectionne beaucoup lorsqu'il parle de soi-même en opposition à d'autres - qui semble être l'inverse symétrique de la logique scientiste parlant de dizaines de milliers de victimes que la grippe A H1N1 ferait en l'absence de ces mêmes vaccins?

Marc Girard a évoqué la possibilité qu'il y ait jusqu'à 65.000 morts à cause des vaccins contre la grippe. Et n'en déplaise à ceux qui soutiennent qu'il ne s'agissait pas de "prévisions", mais d'un chiffre donné dans le contexte d'une analyse scientifique détaillée et argumentée, ces 65.000 victimes, voire décès, ont été évoqués aussi au détour d'une phrase, dans des grands media. Je n'ai pas fait une recherche exhaustive et ne donne ici qu'un exemple: voici ce que disait Marc Girard le 25 août 2009 dans une interview accordée au journal France Soir, intitulée "Le libéralisme européen a prévalu sur la réglementation", qui contient par ailleurs bon nombre d'arguments justes:

"Vous jugez que les autorités se sont précipitées les yeux fermés ?
Bien sûr. Il faut tenir compte que la rhétorique du pire est sélective. Il y a de nombreux antécédents qui nous montrent que les vaccins peuvent être néfastes, comme celui contre l’hépatite B qui a entraîné des pathologies. Si je prends l’hypothèse que 20 millions de Français soient touchés par la grippe A et que la mortalité est de 0,3 pour 1.000 cas, alors j’aurais 6.000 morts, des personnes âgées ou fragilisées. Mais avec un vaccin dont les essais cliniques ont été précipités, sous l’hypothèse non déraisonnable d’un effet indésirable grave chez 1.000 sujets vaccinés, on pourrait aller jusqu’à 65.000 morts, cette fois chez des personnes de tout âge. Et quand j’entends des experts qui m’affirment que l’on fait cela par principe de précaution, je n’y crois pas."

J'ai cité le paragraphe en entier, pour que l'on voie bien qu'il n'y a pas d'interprétation sauvage de ma part, que je ne sors pas un bout de phrase de son contexte. Il dit bien "on pourrait aller jusqu'à 65.000 morts". Je ne sais pas d'où sort le chiffre parlant d'un effet indésirable grave pour 1.000 personnes, mentionné par Marc Girard à plusieurs reprises. (Il est peut-être fondé sur des analyses scientifiques vérifiées - je ne remets pas cela en doute, juste dis ne pas savoir. Ce serait bien d'avoir les références et savoir si cela est une estimation du Dr Marc Girard ou si d'autres références confirment, sur la base d'études vérifiables, bien entendu.)

*

Oui, bien sûr, les antivaccin conspirationistes diront que c'est grâce à eux et à leurs mises en garde que l'hécatombe n'a pas eu lieu... Mais quid des dizaines de millions de personnes qui ont été vaccinées dans le monde? Le Dr Marc Girard nous dira probablement qu'il y aura à l'avenir une explosion des cas de sclérose en plaques et d'autres pathologies, comme il l'a dit à propos du vaccin contre l'hépatite B. Qui sait? Je ne vais pas contester ses affirmations, puisque je n'ai pas d'arguments pour le faire. De plus, comme il le dit si bien, ses "compétences expertales" sont "incontestables", alors que moi, "[je n'ai] rien compris". Peut-être. Je n'ai aucune prétention, par ailleurs. Ni éthique, ni médicale ou autre.

Je veux juste que l'on ne pense pas à ma place et que l'on ne me dise pas que mon devoir citoyen serait de "diffuser" ce que l'expert a pensé - et non pas de tenter de me faire un avis par moi-même et d'exercer publiquement ma raison (voir Kant, pas besoin d'entrer dans le détail),  comme le voudrait pourtant cette citoyenneté républicaine qui n'est (toujours) pas une vieille lune pour moi.

 

L'expert ne remplacera jamais un esprit critique à construire et à exercer chaque jour

Je ne prétends pas avoir des compétences, ni même un esprit critique particulier. J'essaie simplement de penser par moi-même, pour ne pas dépendre de l'analyse des experts d'un bord ou de l'autre. Et c'est une telle volonté de comprendre et de se construire une grille de lecture critique - tout en restant sans aucune prétention d'expertise - qui devrait être encouragée par les experts eux-mêmes. Qui ne devraient pas nous parler comme si nous n'étions là que pour "diffuser" ce qu'ils ont bien voulu écrire/ penser et dont ils veulent bien nous informer (nous sommes censés être impressionnés par le simple fait que l'expert s'adresse à nous pour nous signaler l'existence du dernier opus, impressionnés que nous soyons sur sa liste de diffusion).

Ce n'est que l'exercice de l'esprit critique qui permet d'éviter le suivisme, l'obéissance et l'abandon de la subjectivité critique, parce qu'il est certes plus difficile de la construire et de tenter de l'exercer que de se fier aux experts choisis comme "guides" selon des critères idéologiques.

Je n'abdique pas et ne me dessaisis pas de ma capacité à me forger un avis, et peu importe la hauteur stratosphérique des "compétences expertales" de certains experts un peu trop désireux de s'ériger en pasteurs des troupeaux de brebis qui leur abandonnent leur faculté de juger - et la responsabilité qui va avec. Parce qu'il est plus facile de rester dans l'ignorance; comme ça, on ne peut pas être responsable, juste victime des experts du camp d'en face.

Nous autres, usagers, nous ne pouvons pas agir éternellement selon le même schéma et, le cas échéant, nous poser éternellement en victimes de certains de ces experts auxquels nous devrions certes pouvoir faire confiance. Nous devons apprendre de nos erreurs passées - telles cette abdication de la faculté de juger comme l'acceptation d'une médecine paternaliste - et prendre nos responsabilités, ce qui veut dire faire l'effort de chercher et de comprendre. Nous devrions d'autant plus le faire qu'une fois acquises, les habitudes de lecture critique, de prise de recul critique et d'autoréflexion nous serviront partout, pas seulement en santé.

 

Autoréflexion va ici dans le sens d'une réflexion sur le pourquoi et de nos propres opinions et le comment de leur genèse: sont-elles vraiment les nôtres ou alors juste un décalque de ce que dit le voisin - ou le maître à penser, qu'il s'agisse de l'expert Untel ou du pasteur/ guide/ gourou d'autres obédiences ? Comment se sont-elles formées, ces opinions ? En croisant et vérifiant des informations de sources scientifiquement fiables, c'est-à-dire en connaissance de cause et suite à un effort de systématisation et d'analyse des informations reçues passivement (les media nous abreuvent de cela tous les jours) pour en faire des connaissances, qui demandent une "participation" active à quelque chose qui est perçu, conçu, su consciemment comme étant une construction ? (Je me rapproche là de la définition même de la subjectivité, mais cela me mènerait trop loin d'en parler.

En tous cas, ce n'est pas des réseaux sociaux que la subjectivité critique pourra surgir, et elle ne s'oppose nullement à l'objectivité, n'en déplaise à Dominique Dupagne ;) Inutile de dire que ce dernier n'est ni antivaccin, ni scientiste. Je le mentionne parce qu'il pense que le web 2.0 peut être l'origine d'une nouvelle médecine.

 

Symétrie entre l'hécatombe des experts ayant des certitudes scientistes (et moult conflits d'intérêts) et l'apocalypse des antivaccin, qu'ils soient complètement irrationalistes ou alors enracinés dans un argumentaire scientifique détourné à des fins prévisionnelles...

C'est cette pseudo-logique-là, qui pense détenir la vérité et avoir le don de la prédiction, que j'ai dénoncée, renvoyant dos à dos les scientistes et les irrationalistes et autres antivaccin - plus ou moins déclarés - avec leurs méthodes similaires et leur égale toxicité pour l'esprit critique. Et c'est cet article, déjà cité au début, publié le 7 décembre 2009 sur Pharmacritique, qui m'a valu le plus de déchaînements, de réactions furieuses, etc.

"Grippe A H1N1: valse des morts pour attiser les peurs. Dialectique des contraires entre l'apocalypse des scientistes et l'hécatombe des antivaccinalistes".

Je persiste et signe.

Y compris à propos de la fausse prophétie du désormais défroqué Andrew Wakefield, dont le travail douteux a eu des conséquences désastreuses sur les parents d'enfants autistes, désespérant de trouver une cause et de pouvoir entrevoir une lueur de guérison. Huit cas pour démontrer que l'autisme serait dû à un vaccin... Quelle que soit la vérité, la méthode pose déjà problème.

Y compris quant à l'illusion (et ses dangers) d'une intelligence collective portée par les "réseaux sociaux", qui ont très bien colporté des croyances, des illusions et des rumeurs délétères. Et la rumeur quant à l'autisme causé par un vaccin en est un parfait exemple. Un vaccin ou plusieurs, puisque cette croyance s'adapte parfaitement aux besoins de chacun, dans chaque contexte vaccinal. C'est tellement simple: une cause unique, facilement compréhensible, avec une solution simple: à bas tous les vaccins!

C'est fou à quel point cela change en matière d'explication, en fonction des intérêts et des convictions de ceux qui dénoncent. C'est très malléable: Pour les uns, l'autisme, c'est à cause d'un vaccin. Mais non, c'est le bisphénol A. Non, les phtalates. Non, les dioxines. Non, c'est l'aspartame. Non, les ondes électromagnétiques. Non, les téléphones portables. Etc.

Je ne défends aucunement ces produits chimiques et ai relayé des actions pour en interdire certains et appliquer la plus grande prudence pour d'autres. Là n'est pas la question. La question, c'est que l'on donne l'illusion que telle maladie pourrait n'avoir qu'une cause identifiable, une seule, que tout serait simple, qu'il y aurait une causalité démontrable, une relation de cause à effet directe entre la cause A et l'effet B. Jadis, l'on a culpabilisé les parents d'enfants autistes par la psychanalyse. Les mères, plus précisément, puisque la psychanalyse est un instrument parfait dans la panoplie de la domination masculine, intervenue au bon moment: là où l'emprise de la religion a commencé à faiblir.

Une telle culpabilisation est insupportable. Les parents cherchent d'autant plus obstinément à démontrer que ce n'est pas de leur faute. Et c'est humain. Mais passer du jour au lendemain d'une illusion à l'autre, c'est tout aussi injuste envers eux. Le Dr Andrew Wakefield a été radié, l'étude a été rétractée, mais ce sont certains parents, accrochées à l'illusion de certitude, qui ont donné aux thèses d'Andrew Wakefield un retentissement mondial, en les diffusant massivement, en les amplifiant, en présentant sa radiation et le retrait de l'étude frauduleuse comme une manoeuvre de l'industrie pharmaceutique destinée à occulter la responsabilité du vaccin ROR (rougeole - oreillons - rubéole) dans l'apparition de l'autisme régressif. On paie cela par une recrudescence des cas de rougeole.

Des enfants meurent de rougeole, concrètement, parce que Andrew Wakefield a commis une énorme fraude, à cause de conflits d'intérêts (avec des avocats voulant intenter des procès, etc.), fraude tout aussi condamnable que celles commises à cause de conflits d'intérêts avec les industriels.  

 

C'est la science qui est perdante - avec des conséquences gravissimes sur notre faculté de juger

Dans les deux cas: dogmatisme scientiste pro vaccin en bloc comme antivaccin en bloc.

Et donc notre faculté de juger.

Et donc la raison, au sens philosophique du terme.

L'usage public de la raison dont parlait Kant, où est-il? Dans la diffusion des oeuvres du guide / expert choisi? Certainement pas, n'en déplaise à Marc Girard et à d'autres, qui prennent les gens pour des panneaux publicitaires auxquels le maître à penser dans sa grande générosité confie le soin de faire connaître la bonne parole - sachant que ces personnes se laissent faire...

Je n'insiste pas ici sur les conséquences d'une telle sape de la science, d'une telle destruction de la raison, puisque j'en ai parlé dans l'article déjà cité (Valse des morts...) et que je reviendrai là-dessus en nommant plus clairement les choses, c'est-à-dire en parlant de l'obscurantisme qui ne cesse de monter, nous faisant régresser progressivement en deçà des Lumières (prises ici en tant que potentialité et progrès objectif, historiquement acquis, de la conscience, et non pas en tant que "réalité" historique. Les deux niveaux sont bien distincts et ne devraient pas être confondus, n'en déplaise aux vulgarisateurs de concepts qui confondent en permanence ceux-ci avec leurs applications et les abstractions avec les contenus...)

 

Une réaction typique... Y aura-t-il une autocritique?

Et voici un exemple de réaction: ce courriel reçu le 22 décembre 2009 d'une dame dont je tairai le nom, qui me donne rendez-vous en décembre 2010 pour que je constate les conséquences de mon irresponsabilité... Je ne supprime que les initiales qui servent de signature. Il n'y a pas de formule de début ou de fin. Elle commence par une citation de mon article. Remarquez l'insinuation - toujours très facile - d'une corruption (!) qui m'aurait fait changer d'attitude vis-à-vis des vaccins, alors que je n'ai jamais changé, n'ai jamais été antivaccin. On ne peut pas l'être tout en ayant une pensée rationnelle et critique, puisque celle-ci nous pousse à une critique au cas par cas, à la nuance et aux différenciations en fonction de paramètres précis et des caractéristiques de chaque entité (vaccinale ou autre) et ne s'accorde pas avec un rejet en bloc de tous les vaccins. Comme elle ne s'accorde pas avec une acceptation en bloc.

Cette dame viendra-t-elle dire qu'elle s'est trompée dans sa prédiction à la Madame Soleil? Qu'elle s'est laissée influencer par des faux prophètes? C'est humain, je ne lui jette pas la pierre.

Les experts des deux bords qui se sont mués en Madame Soleil, amenant ainsi la science sur un terrain dans lequel elle est illégitime et s'expose à la corruption - dans tous les sens du terme - viendront-ils nous demander de ne plus les croire? Mais de prendre des distances critiques, de faire l'effort de la réflexion et penser en termes de savoir, opposé à la foi, à la croyance. On pourra mesurer leur degré de fiabilité en fonction de leur capacité à assumer leurs responsabilités pour leurs actes - au lieu de se trouver moult excuses qui protègent le narcissisme de chacun, sur un plan individuel, et contribuent à perpétuer l'état actuel d'inculture scientifique qui est un terreau très fertile pour des croyances de toutes sortes. Le Dr Andrew Wakefield n'a jamais fait d'autocritique; il a encourage les croyances irrationnelles et s'est posé en victime. Des enfants continuent à mourir à cause de lui. Et les deux blocs - pro et anti - se renforcent, dans une polarisation très néfaste pour la science. La critique devient impossible, parce que l'on est accusé par chaque camp de faire le jeu du camp d'en face, on est sommé de prendre position pour l'un ou pour l'autre.

On ira en discuter sur les forums de Dominique Dupagne. Ah non, pardon, on peut juste commenter les propos du maître à penser - et pas seulement webmaster - de ce site-là, qui pourtant dit que c'est nous qui forgeons la nouvelle médecine, c'est nous, la "pairjectivité", l'intelligence collective issue des "peers", comme si tout se valait.

Comme si la subjectivité et l'intersubjectivité - bien malmenées dans ces contrées-là aussi - étaient déjà dépassées et bonnes à jeter. On n'a même pas encore idée de ce qu'elles pourraient être si on en arrivait un jour à une application pas trop mauvaise de ces concepts, mais on les jette déjà. Le discrédit jeté sur les principes et les concepts de la raison à cause de leur mauvaise application est une autre forme d'obscurantisme et d'abdication de la faculté de juger. Il faudra que j'expose cela en détail un jour, pour tenter de voler au secours de concepts dont la corruption est bien plus dangereuse qu'une mauvaise application historique.

A regarder les sites appelant à l'intelligence des réseaux et diffusant des paroles d'experts érigées en vérité révélée, qui ne se valent pas tous, bien entendu, on voit que, malgré les proclamations, c'est manifestement (toujours) par-dessus nos têtes que cela se passe. Puisqu'il faut que le maître à penser, qui théorise l'idée que toutes les paroles se valent, s'applique à nous lire, en appliquant sa propre grille de lecture et décide de ce qu'il garde ou pas, de ce qu'il intègre ou non à sa théorie. Nous ne sommes pas capables de théoriser, juste de commenter... Aux "médiateurs" classiques qui étaient perçus comme tels se substituent les nouveaux "médiateurs" qui disent ne pas en être. Ce qui pose un problème plus important que le précédent, parce qu'il y a ici l'illusion d'une immédiateté toujours dangereuse. On distille l'idée que tout peut être dit sans médiations, sans intégrer une grille de lecture rationnelle, conceptuelle, validée et pouvant être invalidée.

Où que l'on regarde, on voit que ce n'est pas dans les réflexions d'autrui que réside le potentiel de changement. C'est dans les nôtres, dans la mesure où nous transformons la capacité en réalité. La définition même de la citoyenneté relève d'une telle logique capacitaire et signifie une élevation depuis le niveau de l'immédiateté à celui de la réflexion, utilisant les outils théoriques de la raison. Ou alors nous abdiquons en trouvant diverses rationalisations qui n'ont plus grand-chose de rationnel, mais tout du mécanisme de défense dont on sait - on devrait savoir - qu'il est généralement inconscient. Sans science.

Elena Pasca

Copyright Pharmacritique

*

TEXTE COMPLET DU COURRIEL reçu le 22 décembre 2009, qui commence par citer un extrait de mon article

""Mais les estimations des décideurs politico-sanitaires conseillés par des experts manifestement plus fortiches en conflits d'intérêts qu'en science sont bien pâles par rapport à celles des complotistes antivaccinalistes, selon lesquels quelques puissants voudraient exterminer jusqu'à un quart de l'humanité - soit par une grippe produite en laboratoire soit par la vaccination... Avec la variante de l'introduction de nanoparticules et / ou puces RFID chez tout le monde, pour un contrôle de la population à distance... Et même des experts considérés comme raisonnables ont pu prévoir jusqu'à 60.000 victimes d'effets secondaires des vaccins. Madame Soleil à l'honneur, en version apocalypse..." "

etc etc etc

Vous en mettriez votre tête à couper que les programmes d'eugénisme n'existent pas ? Que cette saleté de vaccin est inoffensif ? On en reparle dans un an ?...En toute bonne foi ?

Vous avez dû faire partie du clan qui niait l'évidence du nuage de Tchernobyl au dessus de nos têtes, vous devez être du genre à gober tout crus les propos rassurants de médecins qui vous diront :" Meuh non, votre sclérose en plaque n'a rien à voir avec Engérix, c'est la faute à Pas d'chance !"

Franchement, Pharmacritique m'avait habituée à plus de sérieux, de modération et moins de propagande hystérique. Quelle est la Harpie qui s'est déchaînée ?

Mais bon, nul n'est parfait et la peur, l'argent ou les réglements de compte peuvent retourner les vestes et faire couler une encre plus amère ...

A mon avis les victimes de vaccinations et les parents d'enfants autistes, entre autres,  ne vont pas aimer, mais pas du tout votre vision étriquée et névrotique que vous donnez de leur combat.

Pour ma part, j'ai fini de croire que les "quelques puissants", s'entretuant pour la bonne place lucrative qu'ils occupent le font pour veiller sur notre santé et notre prospérité. Ils nous ont prouvé le contraire depuis des décennies ces malfaisants !  La confiance aveugle c'est terminé !

Et les tabous ne sont pas prêts d'être levés avec des négationnistes de votre genre. Les journalistes, comme les médecins sont capables du pire et du meilleur.

A quand le vrai débat national et démocratique sur la question ? Ah oui ! le voile islamique, c'est vachement plus vital et urgent pour les Français, en effet !

Portez vous bien, gardez votre petite lorgnette bien calée sur un seul oeil, écoutez bien Roselyne et surtout vaccinez vous, plutôt deux fois qu'une, je vous fais cadeau de ma dose !"

 

Commentaires

Article très intéressant : je ne pensais pas trouver des références philosophiques sur un site dédié à la santé...

Écrit par : Jerome LECOQ | 11/02/2011

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Bonsoir ELENA
Effectivement il fallait faire le point sur ce sujet.
Il n'y a pas eu d'hécatombe et cela était prévisible.

La théorie d'Antoine Flahault Marc Girard.............. était absurde et vacciner la majorité des Français était aussi absurde

C'est un choix de se faire vacciner et ce n'est pas le mien malgré que je sois une personne à risque et j'assume ce choix.


Cordialement
Martine

Écrit par : Martine | 11/02/2011

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pour corroborer les "prévisions" de Marc Girard

60 à 80 personnes se sont fait vacciner contre la grippe H1 N1 dans ma "clientèle" (malgré ma campagne acharné contre ce vaccin) difficile d'être plus précis, car certains me l'ont "avoué" du bout des lèvres, d'autres étaient gênés, et la plupart des vaccinés étaient "issus de l'immigration"... C'est dire que ceux-là ont encore confiance dans nos autorités.

J' ai recensé les effets secondaires :
bénins pratiquement chez tous, de la fièvre deux ou trois jours, des douleurs au point d'injection, de la fatigue, etc.

notables: 1 grippe carabinée le soir du vaccin; une grippe carabinée 8 jours après; un Guillain-Barré avec hospitalisation quelques jours après ; une allergie le soir même ayant nécessité une consultation aux urgences; soit 4 effets secondaires non anodins sur moins de 100 personnes vaccinés

Si cela avait un tant soit peu valeurs statistiques, merci de m'éclairer sur ces valeurs.

Écrit par : MGFRANC | 14/02/2011

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J'aime beaucoup vous lire.

Je partage vos points de vue sans parvenir toutefois à les exprimer aussi clairement aux médecins avec lesquels je dois constamment m'expliquer sur mes réticences au sujet de la vaccination des mes enfants qu'ils prennent pour de l'opposition.

Bref ces échanges expéditifs sont souvent frustrants.

J'aimerai pourvoir y aller avec votre blog en bandouillére !

Écrit par : Audrey | 24/03/2011

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très intéressant les remarques de MGFRANC sur les effets secondaires. Dans mon entourage j'ai eu le cas d'une personne décédée suite à la vaccination . La soeur d'une amie vaccinée en Espagne, une personne jeune avec trois enfants. Hospitalisée un jour après la vaccination, morte deux semaines plus tard. Les médecins qui ne reconnaissent pas le lien avec la vaccination, la famille effondrée de douleur qui n'a pas le courage de se battre faire reconnaitre la vérité. Combien de cas similaire ?

Écrit par : claudineR | 20/12/2011

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Très intéressant cet article!
En effet il y a toujours cette opposition vaccination-anti-vaccination, mais il faut tout de même rappeler (comme vous le faites extrèmement bien) que la science et la santé doivent se traiter de la manière la plus détachée possible des convictions personnelles, et en se basant sur les faits plutôt que sur leur interprétation.

La grippe saisonnière fait de 2500 à 4000 morts (selon les années) par an en France, et ce malgré les campagnes de vaccination. Or parmi les gens vaccinés, combien de morts de la grippe ou d'un effet indésirable du vaccin? Certainement pas autant que parmi les gens non-vaccinés...

On voit ré-apparaître des cas de maladies que l'on pensait éradiquées de notre pays, et précisément parce que pr ces maladies les taux de vaccination ont dégringolés en 20 ans: coqueluche (peut être mortelle, notamment chez le nourrisson), tuberculose, etc. Or on a clairement vu d'après les statistiques de mortalité et de morbidité qu'en santé publique la vaccination et l'éradiquation de ces pathologies avaient un immense bénéfice par rapport aux maladies.

De même le grand argument des anti-vaccination, la SEP comme conséquence du vaccin anti-HBV n'a jamais été prouvé de manière certaine...Le lien est donc encore à prouver de manière sûre...

Alors s'il faut toujours garder un oeil critique (et par exemple ne pas craindre les grippes dont on nous rebat les oreilles periodiquement comme H1N1 et H5N1 alors qu'elles font à peine quelques centaines de vistimes ds le mode), il faut savoir analyser les faits pour ne pas tomber dans l'excès, au risque de fragiliser l'ensemble de la santé publique en permettant la réapparition de pathologies potentiellement mortelle par une couverture vaccinale insuffisante de la population, comme c'est le cas aujourd'hui.

Écrit par : Bibi | 23/12/2011

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Oui, comme vous le rappelez très justement dans cet article que je viens de découvrir, les experts nous avaient annoncé que le H1N12009 allait submerger tous les autres virus grippaux dans les années à venir. Il est vrai que cela s'était produit après 1957 quand le H2N2 avait supplanté le H1N1 de 1918. Et aussi après 1968 quand le H3N2 avait fait de même en éliminant les épidémies H2N2 et en devenant dominant, ce virus n'étant même pas retenu dans les vaccins antigrippaux.

En 2010-2011 le virus B a été le plus fréquent en France devant le H1N12009, le H3N2 étant en retrait mais présent. En 2012 c'est à nouveau le H3N2 qui domine, selon les derniers bilans (7/03) : 67% de H3N2, 3% de H1N1, 28% de A non typés et 2% de B.

On pourrait voir dans ces oppositions de résultats un élément en faveur de l'idée que ce ne fut pas une véritable pandémie.

Une fois de plus, les faits, l'observation et l'expérience seront plus forts que les pseudo-raisonnements effectués sur des phénomènes dont on ignore les véritables ressorts.

Écrit par : Bernard Guennebaud | 12/03/2012

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