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16/03/2011

Le vaccin contre la poliomyélite n’est plus obligatoire en Belgique. Le droit du patient passe avant l’obligation vaccinale

Sur le site de la RTBF (Radio Télévision Belge Francophone) on apprend que l’acquittement du couple de parents poursuivis pour avoir vaccin polio.jpgrefusé de faire vacciner leur enfant annule l’obligation vaccinale contre la poliomyélite inscrite dans la loi belge en 1966. C’était d’ailleurs le seul vaccin obligatoire chez nos voisins belges: trois doses d'IPV (Inactivated polio vaccine), qui a remplacé en 2001 l'OPV (oral polio vaccine), dont les mérites sont vantés dans la publicité qui illustre un article paru sur le site du College of Physicians of Philadelphia consacré à l'histoire des vaccins. L'OPV contenait des virus atténués qui pouvaient provoquer, certes très rarement, des cas de paralysie.

La vaccination contre la poliomyélite reste obligatoire dans seulement deux pays européens : la France et l’Italie. En France, Sanofi Pasteur commercialise Imovax polio, GSK commercialise Infanrix polio et, étonamment, des vaccins oraux contenant des virus atténués sont toujours autorisés... Mais une vaccination contre la poliomyélite rentre aussi dans la composition de plusieurs vaccins polyvalents: DTP, DTCP, Tétravac, Pentavac, Tétracoq...

L’article « Acquittement dans le procès du vaccin poliomyélite », daté d'aujourd'hui (16 mars 2011), précise que le jugement fait passer la loi de 2002 sur les droits du patient (à l’information détaillée, notamment) devant celle de l’obligation vaccinale (datant de 1966) et devrait faire jurisprudence :

« Si le parquet ne va pas en appel, l'affaire pourrait faire jurisprudence. Le tribunal a donc acquitté la maman du petit garçon, considérant que le droit du patient, était prioritaire sur la loi de 1966, la loi qui rend ce vaccin obligatoire. Le droit du patient lui est inscrit dans une loi de 2002, il consacre le droit à l'information nécessaire pour obtenir le consentement éclairé du patient ou de sa famille avant tout acte médical. Et c'est bien ce que demandait la maman d'Olivier, une information complète sur la nature du produit injecté et sur les conséquences, les effets secondaires du vaccin. Ce qu'elle n'a pas pu obtenir. Le tribunal ordonne aussi qu'on apporte des réponses aux différentes questions que les parents se posent légitimement. Cet acquittement pourrait donc mettre un terme à l'obligation de vacciner contre la polio, une maladie qu'on n'a plus détectée en Belgique depuis 1979. »

Cette jurisprudence est confirmée par une brève parue aujourd'hui sur le site Sudpresse.be, « Le vaccin contre la poliomyélite plus obligatoire en Belgique », qui pose la question des conséquences de ce verdict sur les recommandations vaccinales françaises: « La décision rendue par le tribunal de Tournai pourrait également avoir des répercussions en France, désormais seul pays où le vaccin est obligatoire. »

Notons que selon le site Vaccination-info, qui détaille les recommandations vaccinales belges, aucun cas de poliomyélite n'a plus été enregistré en Belgique depuis 1979 et en Europe depuis 2002.

Merci à la correspondante belge qui m’a donné l’information.

Elena Pasca

© Copyright Pharmacritique

Commentaires

Bonjour,

J'ai attiré l'attention sur le vaccin oral de type OPV (oral polio vaccine contenant des virus atténués) - qui n'était pas mentionné dans les articles ni dans le lien donné par ma correspondante - et exprimé mon étonnement de voir ce type de vaccin encore commercialisé.
Je n'ai pour le moment pas d'avis tranché sur l'utilité ou non de la vaccination contre la poliomyélite en tant que telle. De ce point de vue, l'article est neutre, se bornant à donner des informations.
Bien à vous.
Elena Pasca

Écrit par : Pharmacritique | 18/03/2011

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Bonjour ELENA
Je vous remercie pour cet article

Si cela ne pose pas de problème en Belgique je ne vois pas pourquoi il y en aurait en France . Ce que je réclame est la liberté de se faire vacciner ou pas .
Cordialement
Martine

Écrit par : Martine | 20/03/2011

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Je comprends à 200 % la maman de ce petit garçon.

Je crois que notre histoire et notre parcours en matiére de vaccination est emblématique du malaise éthique qui entoure aujourd'hui la question.

Cela fait totalement écho au courrier que j'ai envoyé la semaine derniére une pédiatre qui a suivi mon fils.

Je vous en livre la teneur :

Docteur,

Cela fait un certain temps pour ne pas dire un an que je voulais prendre la peine de répondre avec tact et mesure à votre courrier du 8 mars 2010 dont je vous remercie.

Je ne vous cache pas qu’il m’avait cependant fort contrariée car pour moi le sujet de la vaccination reste particulièrement sensible.

Je tiens à vous redire que je vous estime beaucoup et que vous avez été une des seules dans le monde médical à nous tendre la main et à nous aider. Aussi ne vous méprenez pas sur mon courrier qui ne vous vise pas personnellement, il est l’expression d’une colère avec laquelle j’ai du apprendre à vivre et que j’ai parfois besoin d’exprimer.

Nous avons pris bonne note de la pseudo « stratégie vaccinale » proposée par INFOVAC qui, de façon très curieuse, ne répond absolument pas au cas particulier et précis de notre fils.

Je ne cesse de me demander pourquoi n’y a-t-il pas d’individualisation du geste vaccinal qui est et demeurera toujours un acte médical à part entière engageant la responsabilité autant médicale que morale et éthique de celui qui le pratique.

Je regrette, en effet, de constater que des questions fondamentales restent et resteront probablement toujours sans réponse.

Je fais référence aux échanges de mails que nous avons eu il y a trois ans, que j’ai soigneusement conservés, aux termes desquels vous estimiez que « je posais de bonnes questions ». Pour mémoire je vous rappelle que je m’étonnais que le titrage des anticorps vaccinaux réalisés après les deux injections en bonne et due forme subies par mon fils montraient une absence totale de réponse vaccinale ce qui d’après tout ce que j’ai pu lire sur la question n’est pas normal.


Vous m’indiquiez alors qu’il n’y avait rien d’étonnant à cela puisque dénutri au moment des injections il n’aurait pas été en capacité de développer une réponse appropriée.

Or je rectifiais alors la chronologie des évènements vous rappelant que loin d’être dénutri au moment des injections sa courbe staturo-pondérale reflétait un bébé se développant au contraire au niveau des moyennes hautes.

Vous me faisiez alors part de l’hypothèse selon laquelle il est possible qu’une hypogamaglobulinémie ait pu préexister mais qu’on ne le savait pas.

J’en avais déduit avec horreur que finalement aucune précaution n’est donc prise à priori pour savoir si un tout petit bébé est en capacité de supporter la vaccination.

On nous a volé un bonheur auquel nous avions droit notamment en nous manipulant par la peur et en ne nous informant pas ou mal.

Dire que je pensais que le prevenar protégeait de la méningite bactérienne…ce que m’avait laissé penser la pédiatre, or tout ce que j’ai pu lire depuis sur la sujet a achevé de me convaincre que ce vaccin est bien plus une machine à cash qu’un réel progrès dans la lutte contre les méningites à pneumocoques ou les otites comme on a même tenté de nous le faire croire à un moment donné ! Mes neurones et mon esprit critique étaient malheureusement en sommeil à ce moment là.

Je vous rappelle que lorsque T a été vacciné il a été incapable de fabriquer des anticorps. Cependant absence de réponse vaccinale ne veut pas dire absence de réponse immunitaire (cf photos jointes = eczéma + intolérance au lait + diarrhées chroniques + dénutrition + asthme allergique….).

Son organisme n’a pas pu se défendre contre l’agression et semble en avoir été définitivement altéré mais on voudrait nous faire croire que c’est anodin, qu’il « conviendrait » de recommencer les injections sans autre précaution puis de voir ce qui se passe….j’avoue que quand j’ai reçu votre courrier je n’en suis pas revenue.

Voilà tout ce qu’on nous propose ! Je trouve cela tout à fait inacceptable pour ne pas dire indécent ! C’est comme si on niait notre cauchemar et nos souffrances.

Dans notre vie et celle de notre fils il y a eu un avant et un après la vaccination tout à fait traumatisant qui a nous changé à jamais.

Un avant avec un bébé en parfaite santé grandissant et grossissant parfaitement normalement et un après avec un enfant que nous avons vu dépérir et souffrir le martyr totalement impuissants, que avons cru perdre et qui souffre aujourd’hui d’allergies respiratoires qui bien qu’à peu prés maîtrisées restent malgré tout socialement largement invalidantes.

Je ne saurai vous décrire la culpabilité et la peine qui m’étreignent toujours prés de six ans plus tard lorsque j’entends mon enfant suffoquer assis sur son lit à deux heures du matin en pleine période de pollinisation, lorsqu’il se lève le matin épuisé, les yeux cernés parce qu’il a toussé toute la nuit, qu’il rentre en pleurant de l’école parce que les autres enfants se sont moqués des plaques rouges qui apparaissent et disparaissent de ses joues….

Sur le papier et dans la théorie quand on cherche à tout prix à se faire bonne conscience l’allergie c’est anodin, dans la vraie vie c’est autre chose. Je ne parle même pas des allergies comme l’arachide où les parents doivent vivre constamment avec la peur de la mort.

Je voudrai redire que je considère qu’il est parfaitement légitime de s’interroger sur l’incidence de la vaccination dans la gravité des pathologies du système immunitaire dont T a souffert ou souffre actuellement.

Personne ne m’empêchera de le faire, de le dire et de l’expliquer sans relâche autour de moi.

Je l’assume et je ne suis pas loin de le revendiquer. Je fais même des émules.

Nous ne sommes plus au moyen âge, la vaccination n’est pas un dogme qu’il est interdit de remettre en cause sous peine de passer pour un hérétique.

J’ai bien compris qu’il s’agissait là d’une piste qui ne serait jamais explorée et quiconque s’y risquerait se verrait immédiatement cloué au pilori. Dans ces conditions vous ne pouviez me faire d’autre réponse que celle de votre courrier du 7 mars de l’année dernière et croyez bien que je ne vous en tiens nullement rigueur.

Il n’en demeure pas moins que c’est pour moi intellectuellement et moralement intolérable.

Croyez-moi, j’ai depuis bien pris la mesure des rapports de force et des enjeux financiers liés à la vaccination massive mais je me demande au quotidien comment si j’étais médecin je pourrai me regarder en face chaque matin :

- En omettant de préciser aux parents que je leur prescris un vaccin pentavalent ou hexa avalent alors que seules trois valences sont légalement obligatoires
- En laissant croire aux parents que le prevenar est un vaccin qui protège de la méningite bactérienne
- En omettant de préciser aux parents que je leur prescris un vaccin hexavalent contenant l’hépatite B parce que c’est pénible d’avoir à répondre à des questions gênantes
- En piquant à la chaîne des centaines de bébés d’à peine quelques mois dont je connais rien du développement neurologique ou du statut immunitaire en me disant je pique d’abord et que je verrai ensuite… « un pourcentage de déchet » étant inévitable.
- En menaçant les parents qui souhaitent simplement différer un peu les vaccins de les mettre à la porte de mon cabinet
- en maniant cet argument redoutable de la psychose de la mise en danger de l’enfant pour emporter à tout prix la conviction de la nécessité de multiplier les injections
- en refusant d’agir avec circonspection lorsque je constate une éventuelle mauvaise réaction….

Je l’ai vécu personnellement ou au travers du récit de jeunes parents dont mon entourage est essentiellement composé. Je ne cesse d’être révoltée par ces pratiques.

A quand un vaccin contre le rhume ? Je suis sure que dans un avenir proche on arrivera à diaboliser et à faire peur avec les nez qui coulent à des fins mercantiles !!!

L’excès conduit toujours au rejet.

J’imagine qu’il doit falloir se répéter sans relâche qu’autant de « malhonnêteté » ne sert qu’à protéger l’humanité. Par curiosité j’aimerai vraiment savoir si les professionnels de santé qui se comportent de la sorte y croient vraiment ou s’il s’agit de se raconter une histoire pour pouvoir continuer à piquer à la chaîne sans se poser de questions. La pression est-elle si importante qu’il faille en arriver là ?

J’avoue que c’est une drôle de conception de l’éthique et que cela me paraît en totale contradiction avec la déontologie et la responsabilité médicale.

Une de mes amies vétérinaire individualise bien plus le geste vaccinal vis-à-vis des petits chiots ou chatons qu’elle voit en consultation, c’est assez stupéfiant quand on fait un parallèle avec la vaccination des nourrissons.

Bien sur les statistiques officielles démentent l’éventualité d’effets indésirables de la vaccination mais combien de cas comme celui de Théodore ne rentreront jamais dans les statistiques ?

On m’objectera que rien ne prouve que la vaccination soit en cause, à cela je réponds que de la même façon rien ne démontre qu’elle ne soit pas en cause puisque par principe cette piste n’est même pas investiguée.

Les récents développements dans le monde de l’industrie pharmaceutique n’ont fait que confirmer malheureusement que notre pharmacovigilance est totalement gangrénée par les lobbys pharmaceutiques et les compromissions de toutes sortes.

Je ne me reconnais pas dans les arguments des ligues anti-vaccinales extrémistes mais je réclame le droit d’être sujet et non pas objet dans la façon dont est appréhendée la santé de mes enfants auquel je souhaite offrir autre chose dans ce domaine que la roulette russe.

Les « piqueurs » ne sont pas les « payeurs », nous l’avons appris à nos dépens.

Je ne suis pas anti-vaccins.

Cependant je reprendrai confiance quand :

- je serai convaincue que nous avons une vraie pharmacovigilance
- que le geste vaccinal est individualisé
- qu’on ne m’assure pas avec aplombs qu’il n’existe aucunes contre-indications
- que les effets indésirables sont minimes et peu nombreux
- que je ne serai pas confrontée en permanence à des arguments non scientifiques constamment culpabilisants mais systématiquement irrationnels basé sur la psychose qui n’ouvrent la voie à aucune discussion

Vous le savez comme moi, aujourd’hui il n’est même plus possible de pratiquer les seuls vaccins obligatoires puisque le seul DTP a été retiré opportunément du marché il y a plus de trois ans.

Dés lors l’obligation existe mais les moyens matériels et la liberté de choix n’existe plus, ce qui pose un évident et grave problème juridique qu’il va bien falloir régler. D’autant que nous sommes avec l’Italie (et c’est loin d’être un exemple en matière de démocratie) le seul pays européen à connaître une situation aussi scandaleuse d’obligations extensives forcées.

J’ai la chance d’avoir fait du droit mon métier, ce qui me permet au moins de savoir exactement à quoi je suis tenue et ce qu’on ne peut m’imposer.

Il suffit de parcourir 80 kilomètres et de passer la frontière suisse où il n’existe pas d’obligation vaccinale pour se procurer la forme pédiatrique d’un monovalent tétanos pour les nourrissons sans que les médecins ou les pharmaciens ne trouvent la demande saugrenue ou impossible à satisfaire.

Pour conclure, je dirai simplement que ce n’est pas donné à tout le monde d’avoir le courage d’une Irène Frachon. Je ne suis pas sure que j’en aurai moi même le cran si j’étais concernée….

Je vous prie de croire, docteur, à l’assurance de toute ma considération.

Écrit par : Audrey | 21/03/2011

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"Une de mes amies vétérinaire individualise bien plus le geste vaccinal vis-à-vis des petits chiots ou chatons qu’elle voit en consultation, c’est assez stupéfiant quand on fait un parallèle avec la vaccination des nourrissons."

Concernant la pratique vaccinale en médecine vétérinaire il faut sans doute distinguer entre celle s'occupant d'animaux de compagnie de celle traitant d'animaux d'élevage .
Concernant la Fièvre Catarrhale Ovine (FCO,qui a suscité un mouvement de contestation chez quelques éleveurs ), un site gouvernemental (http://www.ariege.equipement.gouv.fr/IMG/pdf/FCO_questions-reponses_mai2010_cle7df22e.pdf ) évoquait :"De plus, dans certains cas, la vaccination est réalisée dans des troupeaux infectés sans changement d’aiguilles entre animaux et dont la température n’a pas été contrôlée avant l’injection vaccinale. Ce qui fait que l’acte vaccinal sur des animaux virémiques peut contribuer à diffuser le virus dans le troupeau où évolution."ou encore "Comment améliorer la pharmacovigilance, pour laquelle on note une sérieuse sous-déclaration et une mauvaise qualité de renseignement ? Comment inciter les éleveurs et les vétérinaires à déclarer des cas de pharmacovigilance ?"

Pour revenir aux animaux de compagnie , la vaccination contre la rage se fait ,je crois, en routine tous les ans ,alors qu'une vaccination triennale serait suffisante .

Écrit par : Trente7cinq | 23/03/2011

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A Audrey

Je suis très touchée par cette lettre et vous envoie toute ma sympathie. A la lecture de vos commentaires, je me dis qu'il y a peut-être de plus en plus de malades ou proches de malades qui n'acceptent plus cette médecine dans laquelle on n'a rien à dire et qui nous traite par le mépris, la condescendance et le rejet.
Nous sommes bons pour payer. Pour le reste, ces messieurs - car c'est une approche masculine qui domine - savent tout et n'ont pas de temps à perdre avec nous. On n'a qu'à avaler les pilules et les vaccins et les saluer bien bas, eux qui ne sont responsables de rien, surtout pas de leurs actes. Elena m'a ouvert les yeux, à moi comme à beaucoup d'autres, sur Pharmacritique et ailleurs.

Il nous faut trouver la façon de contrer ça, dans chaque domaine, dans chaque maladie, jusqu'à ce que ça change. Ne plus rien accepter des médecins comme allant de soi, remettre systématiquement en question tout acte, toute prescription, toute démarche qui nous manque de respect. Et nous éduquer sur ces questions afin de pouvoir le faire efficacement.

Bon courage à vous et à votre petit garçon!
Salutations solidaires,
Jessica

Écrit par : Jessica | 04/04/2011

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