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06/01/2012

"Surmédicalisation, surdiagnostics et surtraitements": colloque le 27 et 28 avril. Appel à contributions

La plaquette définitive et la présentation détaillée des ateliers sont sur cette page. Merci de tenir compte des actualisations. 


Merci de diffuser ces trois textes qui contiennent un court texte d’appel, l’appel à contributions et surmédicalisation médicalisation,surdiagnostic,surconsommation médicaments médicalisation,surtraitement surmédicamentation surconsommation médicaments,surmédicalisation colloque,surmédicalisation prévention surdépistage,surmédicalisation disease mongering,surmédicalisation surmédicamentation causes,médicaments essentiels,groupe princepsles grandes lignes thématiques (à affiner et préciser) que nous proposons d’aborder lors des six ateliers du colloque qui aura lieu les 27 et 28 avril 2012 à la Faculté de Médecine de Bobigny sous le titre « Surmédicalisation, surdiagnostics et surtraitements ».

Le colloque est co-organisé par le groupe Princeps (dont je fais partie, voir plus bas), par la SFTG (Société de formation thérapeutique du généraliste) et le Département de Médecine générale de la Faculté de Médecine de Bobigny.

Merci d’adresser vos contributions, suggestions, etc. à

surmedicalisation@tribunes.com


Invitation et appel à contribution

Chère Madame, Cher Monsieur, Cher(e) Collègue,

 

Le groupe Princeps, le Département de Médecine Générale de la Faculté de Médecine de Bobigny et la Société de Formation Thérapeutique du Généraliste (SFTG) organisent les 27 et 28 avril 2012 un colloque intitulé :

« Surmédicalisation, surdiagnostics et surtraitements »

qui aura lieu à la Faculté de Médecine de Bobigny.

 

Vous êtes invités à participer à ce colloque et nous vous proposons de soumettre dès que possible l’intitulé de vos contributions aux ateliers de ce colloque. Le titre et un résumé de 500 caractères (espaces compris) sont attendus au plus tard le 20 mars 2012. Voir textes joints.

Les propositions de communications retenues par le comité d'organisation seront portées à la connaissance des auteurs, au plus tard [fin mars 2012].

Les échanges se feront exclusivement par courrier électronique, les titres et les résumés devront être en format word (97-2003) sous forme de documents attachés. Les réponses doivent être adressées à :

surmedicalisation@tribunes.com

 

Les intervenants, médecins ou non médecins devront faire une déclaration de liens d’intérêts.

Dans un souci d’indépendance, la participation individuelle sera  de 30 €/personne (10€ tarif réduit).

Espérant votre participation et vos contributions veuillez acceptez chère Madame, cher Monsieur, cher(e) Collègue, l’expression de nos meilleurs sentiments.

 

Le groupe Princeps, Le département de médecine générale de la Faculté de Médecine de Bobigny, la Société de Formation Thérapeutique du Généraliste (SFTG)

P.J.

 

**

Colloque Surmédicalisation, surdiagnostics et surtraitements

Faculté de Médecine de Bobigny

vendredi 27 et samedi 28 avril 2012

 

(Princeps) 25 novembre 2011

Document de travail susceptible de modifications

Prière de diffuser

*

Le groupe Princeps (Michel Thomas, Omar Brixi, Elena Pasca, François Pesty et Jean-Claude Salomon)

Le Département de Médecine générale de la Faculté de Médecine de Bobigny

La Société de Formation Thérapeutique du Généraliste (SFTG), représentée par Alain SIARY

 

Prologue

La surmédicalisation est un thème de plus en plus évoqué comme une tendance préoccupante. Ses contours n’en restent pas moins imprécis.

D’un côté, on pointe une médicalisation abusive ou injustifiée, notamment de problèmes sociaux, sociétaux, psychologiques, éducatifs. Plus récemment, on met sur le compte de la santé, en arrière plan de la médecine, la crise du travail et de l’emploi. Les situations conflictuelles dans le milieu familial atterrissent souvent dans le cabinet médical. On affirme sans preuve que cela vient de tel ou tel facteur, que les causes sont identifiées et relèvent donc de la médecine.

D’un autre côté, on dénonce la surconsommation ou la prescription, sous-entendu abusive, de médicaments, d’actes chirurgicaux, d’examens de laboratoire ou radiologiques et d’arrêts de travail. Le consumérisme des patients ou le laxisme des médecins sont mis en cause.

Bref, un phénomène qui recouvre divers aspects en résonance avec d’autres cristallisations qu’il faut mieux cerner.

Avec beaucoup d’autres observateurs, on relie l’émergence de cette tendance à deux autres phénomènes : les surdiagnostics [1] et les surtraitements, dont on sait aujourd’hui qu’ils peuvent échapper à l’imprécision, qu’ils sont accessibles à l’analyse scientifique, qu’ils occupent une place croissante dans l’épidémiologie analytique et comparative, qu’ils entrent dans la catégorie des phénomènes mesurables.

Pour clore ce prologue, on ne peut pas et on ne doit pas aborder la surmédicalisation sans s’interroger sur l’existence simultanée de la sous-médicalisation [2] et sur une possible relation entre les deux processus, l’un et l’autre multifactoriels, susceptibles de relever de déterminants communs et probablement de relations dont il importe de comprendre la nature.

Notre groupe, composés de professionnels indépendants de tout lien avec le complexe médico-industriel et avec les institutions en tous genres, met en débat de tels constats, propose quelques hypothèses et arguments tirés de nos échanges, de la littérature scientifique, de nos expériences et de nos observations.

Nous sommes naturellement disposés à collaborer avec des partenaires très divers sur la base de relations équilibrées et transparentes.

Nous n’avons aucune prétention à défendre de manière univoque des idées ou des thèses, mais plutôt à contribuer, avec d’autres, à faire connaître les fruits d’analyses, de comparaisons et d’études existantes. Nous voulons aussi favoriser la rédaction d’un argumentaire utile à quiconque est attentif à ce type de phénomènes.

Nos travaux seront diffusés librement et gratuitement sur Internet.

 

A quelles questions tenterons-nous de répondre ?

Nous proposons que ce colloque aborde en même temps la surmédicalisation, les surdiagnostics et les surtraitements.

Ces trois phénomènes : surmédicalisation, surdiagnostics et surtraitements ont un impact sur le système de santé, mais il est mal connu. Observés dans tous les pays, ils préoccupent les responsables et appellent des correctifs. Du moins le pensons-nous.

La fréquence excessive des radiographies après des traumas crâniens, les indications trop nombreuses de césariennes par rapport aux indications justifiées et le dépistage systématique des cancers de la prostate chez tous les hommes de 50 à 75 ans sont des exemples bien documentés de ces dysfonctionnements. Il y en a bien d’autres et ils n’ont pas tous la même portée, ni les mêmes conséquences. Nous ne pourrons pas tout aborder. Aussi éviterons nous de nous intéresser aux faits les mieux admis, sauf peut être pour rappeler que certains d’entre eux furent longtemps ignorés ou niés, avant d’être admis au catalogue des savoirs établis.

Nous mentionnerons seulement les controverses actuelles, comme celle qui occupe une place croissante à propos du dépistage organisé du cancer du sein chez les femmes entre 50 et 75 ans. Dans la période de six mois, en France [3], ce sujet qui était passé sous silence depuis des années, est l’objet de trois réunions scientifiques promues par différentes organisations, dans des contextes très différents. Ceci nous impose de regarder les circonstances de ces rencontres, la nature des débats et des arguments avancés et les conclusions consensuelles ou contradictoires qui en résulteront. Cela nous semble plus intéressant que d’engager nos moyens très limités dans une controverse pour laquelle des collègues bien plus compétents produiront l’essentiel de l’argumentation. Nous voudrons là être plus témoins que contributeurs actifs.

C’est sur d’autres points du domaine médical que nous porterons collectivement notre attention.

Nous pensons que nous pourrions avec votre aide établir une liste non exhaustive des faits bien documentés concernant la surmédicalisation, les surdiagnostics et les surtraitements.

Une première étape est la sélection d’une série, pas nécessairement limitative, de questions pour faire naître les réponses, même partielles, qu’on peut y apporter.

Pourvu que la distinction soit bien faite entre les réponses intuitives, les opinions et les réponses plus méthodiques, mieux étayées sur des preuves, souvent elles-mêmes partielles.

Nous tenterons aussi d’apporter des réponses à des questions générales.

 

[1] Nous avons préféré écrire les trois mots sans tirets et mettre la surmédicalisation au singulier, mais utiliser le pluriel pour surdiagnostics et surtraitements.

[2] La sous-médicalisation a à voir avec le sous-développement, la pauvreté et les inégalités de santé, aussi sans doute avec d’autres facteurs géographiques et sociaux.

[3] Congrès de la Société Française de Sénologie à Marseille en novembre 2011 ; Réunion organisée par International Prevention Research Institute (IPRI) à Lyon en janvier 2012 ; Réunion organisée par La Revue Prescrire et Que Choisir Santé au printemps 2012.

 

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ATELIERS

Document de travail susceptible de modifications

Les commentaires et les suggestions sont bienvenus (adresser à: surmedicalisation@tribunes.com)

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Atelier N°1: 27 avril matin

SURMEDICALISATION, MYTHE OU REALITE ?

Modérateur : Jean-Claude Salomon

 

- La surmédicalisation, mythe ou réalité :

Eléments de la surmédicalisation ressentie par les citoyens, les institutions, les professionnels

Bilans de la surmédicalisation mesurée par les scientifiques : épidémiologistes, économistes, démographes, géographes, etc. (IRDES, DRESS). Situation comparée entre pays et entre régions.

- Surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements sont-ils seulement l’expression du consumérisme ordinaire ? La surmédicalisation est-elle synonyme de surconsommation médicale ?

- La surmédicalisation est-elle un dysfonctionnement du système de santé ? Dans l’affirmative, est-ce un dysfonctionnement systémique ?

- A qui ces phénomènes profitent-ils ?

  • Les patients (malades et non malades)
  • Les professionnels
  • Le marché et les vendeurs de produits et de service
  • Les institutions

– Surmédicalisation et sous médicalisation, les deux revers de la même médaille ou l’expression caricaturale des inégalités sociales en santé ?

...

 

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Atelier N°2: 27 avril, matin

AUX RACINES DU MAL (DES MAUX)

Modérateur : Elena Pasca


- Relations entre surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements et

  • disease mongering
  • conflits d’intérêts
  • paiement à l’acte
  • tarification à l'activité, etc.

- Relations entre surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements et accroissement du nombre des spécialités et de la proportion de spécialistes

- Relations entre surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements et obligation de moyens plutôt que l’obligation de résultats

- Relations entre surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements et prévention, dépistage. Peut-on opérer un tri parmi les opérations de dépistage entre celles qui sont utiles et celles qui ne le sont pas, entre celles qui sont efficaces et celles qui ne le sont pas ? Rapport bénéfices/risques et rapport coût/bénéfices. Peut-on faire une liste des dépistages "positifs" ?

Mêmes questions pour la prévention primaire.

- La surmédicalisation est-elle un dysfonctionnement du système de santé ? Dans l’affirmative, est-ce un dysfonctionnement systémique ?

...

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Atelier N°3: 27 avril, après-midi

SURDIAGNOSTICS sources de SURTRAITEMENTS  abordés avec divers exemples.

Modérateur : Alain Siary

 

- Pathologies objets des surdiagnostics

- Pathologies objets des surtraitements

- Relations entre surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements et

  • obligation de moyens
  • obligation de résultats

- La surmédicalisation est-elle un dysfonctionnement du système de santé ? Dans l’affirmative, est-ce un dysfonctionnement systémique ?

- La médecine fondée sur les preuves et les recommandations de bonne pratique sont-elles des gages d’efficience ou des causes de surdiagnostics et de surtraitements ?

L’EBM [evidence-based medicine] en deux colonnes: actif et passif

...

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Atelier N°4: 27 avril après-midi

SURTRAITEMENTS non liés aux SURDIAGNOSTICS

Modérateur : François Pesty

 

- Pathologies objets des surtraitements non liés au surdiagnostics

- Dans quelle mesure les obligations de moyens et de résultats favorisent-elles ces surtraitements ?

- Quels sont les différentes formes de surtraitements sans lien aux surdiagnostics ? 

Intensification thérapeutique, synergie ou effet additif des associations de traitements, efficacité biologique versus clinique, non prise en compte de l’évaluation comparative (sur les critères bénéfice/risque et coût/efficacité)

- La médecine fondée sur les preuves et les recommandations de bonne pratique sont-elles des gages d’efficience ou des causes de surtraitements non liés au surdiagnostics?

L’EBM en deux colonnes actif et passif

- Suffirait-il de réduire la pression du marché pour que la situation se normalise ?

...

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Atelier N°5: 28 avril matin

CONSIDERATIONS ECONOMIQUES

DES PHENOMENES INELUCTABLES !

Modérateur : Omar Brixi

 

- La surmédicalisation est-elle un dysfonctionnement du système de santé ? Dans l’affirmative, est-ce un dysfonctionnement systémique ?

- La surmédicalisation est-elle associée à la pénurie dans une relation dépendante 

  •             Dans le contexte ultra-libéral
  •             Dans un contexte progressiste

- La surmédicalisation a-t-elle un lien avec la croissance ou avec la décroissance, avec les situations d’expansion ou de récession ?

- La surmédicalisation est-elle un phénomène inéluctable, irréversible ? Risque-t-elle d’asphyxier les différents systèmes de santé ?

...

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Atelier N°6: 28 avril matin

HIERARCHISER LES MOYENS: LES MEDICAMENTS ESSENTIELS

Modérateurs : Michel Thomas et Michel Doré

 

-L’établissement d’une liste de médicaments essentiels peut-elle contribuer à réduire les surtraitements ?

-Comment établir cette liste : de l’apport individuel  d’«experts» à une liste aboutie.

-Quel pourcentage de l’ensemble de la pathologie peut-il être couvert par une telle liste ?

-Les «100 médicaments essentiels» : différences et similitudes entre les listes des internistes et celles des généralistes

-différences et similitudes avec la liste des «200 médicaments essentiels» (livre de M. RAPIN) établie en 1980)

-Quelle place donner aux avis de la commission de transparence dans l’établissement d’une telle liste ?

...

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Prière de diffuser

Commentaires

Merci pour ce colloque !

En tant que membre du Formindep et de l'ADNC, j'ai été enchanté par ce week-end, par la richesse des interventions.

Vivement la suite !

Écrit par : Sylvain D | 01/05/2012

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