La une des lecteursTous les blogsles top listes
Envoyer ce blog à un amiAvertir le modérateur

09/02/2012

Bisphénol A et diabète: de nouvelles confirmations chez l’homme

Voici un communiqué du Réseau Environnement Santé (RES) daté du 9 février 2012. perturbateurs endocriniens métabolisme diabète,diabète cause environnement,diabète bisphénol A BPA,bisphénol A toxicité endocrinienne,réseau environnement santé,études bisphénol A diabète,perturbateurs endocriniens maladies chroniques,pollution perturbateurs endocriniens,santé environnementale,maladies chroniques environnement,OMS maladies chroniques diabèteD'autres textes sur le bisphénol A et les perturbateurs endocriniens, contenant des liens et des références, sont accessibles en descendant sur cette page.

« Bisphénol A et Diabète : de nouvelles confirmations chez l’Homme »

3 études récentes confirment que le Bisphénol A est impliqué dans le diabète de type 2 chez l’homme.

« Pour l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le diabète est une maladie chronique qui survient lorsque le pancréas ne produit pas assez d'insuline ou lorsque l'organisme n'est pas capable d'utiliser efficacement l'insuline qu'il produit. Il en résulte une concentration accrue de glucose dans le sang (hyperglycémie).

La responsabilité d’un certain nombre de substances chimiques dites « diabétogènes », dont le Bisphénol A, est de plus en plus mise en évidence. L’étude la plus récente a été publiée le 8 février dans la revue PLoS ONE (« action insulinotrope rapide des faibles doses de bisphénol-A sur des îlots de Langerhans de souris et humains : le rôle de récepteur des oestrogènes ») [1]. Les auteurs font partie de l’équipe du Dr Angel Nadal de l'Université Miguel Hernandez Elche à Alicante, Espagne, qui a déjà publié de nombreux travaux sur BPA, diabète et obésité.


Cette dernière étude montre qu'au niveau d’imprégnation en Bisphénol A correspondant à celui de la population humaine en général, on observe une libération d'insuline chez l'homme supérieure à celle induite chez la souris. Ce phénomène contribue au diabète de type 2.

L'étude apporte également la preuve que les résultats chez la souris peuvent être extrapolés à l'homme et que l’homme est plus sensible que la souris.

Les auteurs concluent que le BPA doit être considéré comme un facteur de risque de troubles métaboliques chez l'homme, ce que deux autres études récentes viennent de confirmer.

Une étude publiée également en février menée en Chine auprès de 3390 adultes âgés de 40 ans ou plus trouve une association significative entre imprégnation au Bisphénol A et obésité [2].

Une étude publiée en décembre menée aux Etats Unis sur la population du grand programme NHANES (National Health and Nutritional Examination Survey) 2003-2008 a montré que les diabétiques ont un niveau d’imprégnation plus élevé en bisphénol A [3]. L’association diabète-BPA était retrouvée chez les personnes de poids normal ou en surpoids, indépendamment des facteurs de risque traditionnel du diabète.
Compte-tenu de son utilisation dans le monde entier, le bisphénol A apparaît de plus en plus impliqué dans l’épidémie mondiale de diabète, au côté des facteurs classiques que sont alimentation et sédentarité. En 1995, le diabète touchait 30 millions dans le monde. Aujourd’hui il affecte aujourd’hui près de 220 millions de personnes et les prévisions sont de 366 millions d'ici 2030.

Au vu de ces nouvelles études, le RES presse instamment le gouvernement perturbateurs endocriniens métabolisme diabète,diabète cause environnement,diabète bisphénol A BPA,bisphénol A toxicité endocrinienne,réseau environnement santé,études bisphénol A diabète,perturbateurs endocriniens maladies chroniques,pollution perturbateurs endocriniens,santé environnementale,maladies chroniques environnement,OMS maladies chroniques diabèted'inscrire la loi BPA sur l'agenda du Sénat pour son adoption rapide avant la fin des sessions parlementaires.
Les autorités sanitaires françaises doivent aussi déployer plus de fermeté auprès de la Commission européenne et de l’agence européenne, l'EFSA pour que l'interdiction se généralise à l'échelle européenne. Enfin, ces études montrent qu'au-delà du BPA, il faut mettre la question des perturbateurs endocriniens au coeur des politiques de santé publique. Les PE apparaissent plus que jamais comme une clé essentielle pour agir sur la prévention des cancers, des désordres métaboliques (obésité-diabète), des troubles de la reproduction et neuro-comportementaux. »


[1]. Soriano S, Alonso-Magdalena P, Garcı´a-Are´valo M, Novials A, Muhammed SJ, et al. (2012) Rapid Insulinotropic Action of Low Doses of Bisphenol-A on Mouse and Human Islets of Langerhans: Role of Estrogen Receptor b. PLoS ONE 7(2): e31109. doi:10.1371/journal.pone.0031109

[2]. Wang T, Li M, Chen B, Xu M, Xu Y, Huang Y, Lu J, Chen Y, Wang W, Li X, Liu Y, Bi Y, Lai S, Ning G. Urinary Bisphenol A (BPA) Concentration Associates with Obesity and Insulin Resistance. J Clin Endocrinol Metab. 2012 Feb;97(2):E223-7. Epub 2011 Nov 16.

[3]. Shankar A, Teppala S. Relationship between urinary bisphenol A levels and diabetes mellitus. J Clin Endocrinol Metab. 2011 Dec;96(12):3822-6. Epub 2011 Sep 28.

Commentaires

Intéressant à savoir, il faudrait surtout penser à mener une vie saine.

Écrit par : diabète | 16/02/2012

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu