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25/02/2012

Alter dictionnaire médico-pharmaceutique bilingue de Pierre Biron, par Fernand Turcotte

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Par le Pr Fernand TURCOTTE


Pierre Biron est professeur honoraire de pharmacologie à l'Université de Montréal. Une présentation plus détaillée de ses activités et de ses engagements est comprise dans l'introduction aux deux articles déjà publiés dans Pharmacritique : « La pharmaco-prévention dans les unités de soin de longue durée : un acharnement à dénoncer » (le 24/08/2011, sur cette page) et « Entrevue virtuelle avec Jean Peneff: "La France malade de ses médecins" » (01/02/2011, sur cette page).


Pierre Biron continue de mettre à jour chaque mois son Alter dictionnaire médico-pharmaceutique bilingue, déjà présenté par Mme Pasca.

Son objectif est que l’analyse critique de l’univers médico-pharmaceutique puisse se répandre en français et contribuer à une métamorphose de notre attitude envers la médecine et le médicament.
Cet ouvrage est évolutif et bilingue, engagé à documenter la surmédicalisation, la surmédicamentation, la corruption du savoir médical, la "pharma-co-dépendance" et les intérêts particuliers.

Il est destiné aux journalistes, enseignants et observateurs bilingues de la scène médico-pharmaceutique, cherchant à comprendre les termes dans leur contexte et interpréter les discours des acteurs du médicament. Un projet sans but lucratif, sciemment biaisé en faveur des patients et de l’intérêt public, contenant 2 250+ articles et 1 400+ références dans la version de février courant (2012).

Son auteur souhaite que vous le partagiez avec les collègues en raison de vos convictions, et la citation de courts extraits est encouragée. Il est mis à jour et enrichi chaque mois, hébergé sur le site de l'Encyclopédie de l'Agora, site piloté par le philosophe québécois Jacques Dufresne.

L'adresse URL est

http://agora-1.org/fichiers/alter_dictionnaire_medico-pha...

et le téléchargement est gratuit.

 

24/02/2012

Colloque "Surmédicalisation, surdiagnostics et surtraitements" fin avril: présentation détaillée et appel à contributions actualisés

Dans ce billet, je faisais la première annonce du colloque « Surmédicalisation, surdiagnostics et surmédicalisation surmédicamentation surconsommation médicaments,surmédicalisation médicalisation soin excès,normalité pathologie maladie seuil,colloque surmédicalisation surdiagnostics surtraitements,elena pasca surmédicalisation,disease mongering façonnage de maladies surmédicalisation,surmédicalisation causes formes,surmédicalisation conflits d'intérêts,surmédicalisation paiement à la performance organisation,surmédicalisation relation médecin patient examen clinique,erreur médicale surmédicalisation iatrogénie,groupe princeps colloquesurtraitements », qui aura lieu le 27 et le 28 avril 2012 à la Faculté de médecine de Bobigny, dont le Département de médecine générale est co-organisateur, avec le groupe Princeps et la SFTG (Société de formation thérapeutique du généraliste). Le colloque est organisé en toute indépendance et ne bénéficie d’aucun financement.  

Voici la plaquette définitive du colloque, contenant le bulletin d’inscription, les informations pratiques utiles, ainsi que la présentation détaillée des six ateliers. Les thèmes proposés ne sont que des points de départ, pour baliser un terrain très large et inciter à la réflexion pour les contributions. Le déroulement précis de chaque atelier sera en fonction de la nature et du contenu des communications retenues par le comité d’organisation.

Nous vous invitons à nous soumettre vos propositions de contribution avant le 20 mars 2012: un intitulé et un résumé de 500 caractères (espaces compris), dans un document en format word, attaché en pièce jointe à votre mail. Le comité d'organisation informera rapidement les auteurs des communications retenues et publiera le programme définitif. Chaque auteur devra faire une déclaration d’intérêts. Par souci de simplicité et d’efficacité, nous avons gardé un seul moyen de communication pour tout (envoi des abstracts, commentaires, suggestions…) : l’adresse mail

surmedicalisation@tribunes.com

Merci de diffuser largement cette information dans vos réseaux. Suite à plusieurs remarques et questions, je tiens à souligner que le colloque n’est pas réservé aux professionnels de santé. Nous serions heureux d’avoir des contributions d’horizons très divers, avec des approches différentes. Certains ateliers paraissent très spécialisés, certes. Mais ils ne sont pas exclusifs. Et l’atelier N°2, par exemple, consacré aux causes et sources de surmédicalisation et que j’aurai le plaisir d’animer, est largement ouvert aux approches sociologiques et des sciences humaines et sociales en général, de même qu’à des approches historiques, économiques, etc.

Pas besoin d’être médecin ou pharmacien pour répondre aux questions de principe posées ici; au contraire, un regard socio-historique, socio-économique, critique des idéologies, etc. me semble a priori plus pertinent, s’agissant de l’analyse des causalités, aussi parce que l’analyse globale est souvent plus lucide lorsqu’elle est faite de l’extérieur du système.

Une telle question globale, en filigrane dans les thèmes proposés pour l’atelier sur les causes, est de savoir si la surmédicalisation est un phénomène spécifique au capitalisme, s’il change de forme et s’aggrave avec le néolibéralisme, etc. Est-ce qu’il s’agit de la traduction en médecine de la tendance historique à la technicisation de nos modes de vie, à une autre forme de contrôle social passant par la discipline des corps et des esprits, typique de ce que Michel Foucault appelait « biopolitique » et « médicalisation infinie » ? Est-ce donc une facette de ce phénomène global qu’est l’emprise des technosciences sur tous les aspects de la vie et de la société, avec la tendance à la standardisation, à l’uniformisation et à la normalisation de nos existences, selon des standards artificiels de « normalité » qui ne profitent qu’à ceux qui vivent de ce qu’on appelle désormais clairement « industries de la santé ».

Parlant de causes et de sources de surmédicalisation, la génétique me semble un sujet incontournable. En général, il serait important de voir comment des discours scientistes ont été vulgarisés et sont entrés dans les représentations idéologiques courantes, entraînant plein d'illusions sur la « prévention » et une médicalisation aux conséquences parfois extrêmes. (Pensons à l'ablation des seins en prévention d'un hypothétique cancer du sein, à cause de la présence d'un gène; pensons à ce que Jacques Testart appelle « eugénisme libéral » dans la technologisation de la procréation. Etc.) 

Tout cela parce qu'on nous inonde de discours sur le tout génétique, que les applications technoscientifiques sont présentées toutes comme des espoirs pour arriver un jour à un risque zéro, à la performance et au jeunisme infinis. Les intérêts industriels et les lobbies de toute sorte qui vivent de ces industries de la santé (y compris les organisations professionnelles médicales dans leur inertie) tendent à transformer la médecine non seulement en une technique préventive standardisée, mais carrément en une médecine prédictive - et prescriptive au sens éthique de ce terme.

La description détaillée des thèmes proposés pour chaque atelier vous permettra de voir cette ouverture transdisciplinaire. Nous voulons réfléchir ensemble à ces phénomènes, justement en dépassant une hyperspécialisation qui empêche les citoyens d’appréhender ces phénomènes dans leur globalité et de comprendre à quel point la surmédicalisation, ce n’est pas un débat à porter entre techniciens de la santé, mais quelque chose qui touche chacun(e) d’entre nous dans tous les aspects de nos vies et qui façonne celles-ci de manière insidieuse. La surmédicalisation sous toutes ses formes est tellement omniprésente et banalisée qu’on ne la perçoit plus, car elle est présentée comme résultant de la « science » et étant un « progrès » en elle-même, comme si la technologie était nécessairement éthiquement acceptable, comme si toute nouveauté était un progrès pour l’humain. Ces lignes suffisent à montrer qu’il s’agit d’une problématique globale que nous devons comprendre et nous approprier pour agir.

Autant préciser d'emblée que nous concevons ce colloque dans une approche rationnelle, avec des argumentations faites en raison et des raisonnements scientifiques. Pour ce qui est des questions techniques, nous nous appuyons surl'evidence-based medicine (médecine fondée sur le niveau de preuve). Il faut sortir de la polarisation de plus en plus marquée entre discours scientistes et dogmatiques, d'une part, et approches irrationalistes et rejets en bloc (de la médecine, etc.), d'autre part. Cette polarisation en extrêmes - qui se nourrissent l'un l'autre dans une dialectique des contraires - n'est pas une solution aux conséquences de la surmédicalisation; au contraire, elle empêche une réflexion et une action rationnelles et fait le jeu de tous ceux qui vivent du système actuel (soit parce qu'ils contribuent à ce système de l'intérieur, soit parce que la dénonciation stérile de ce dernier est devenue leur fonds de commerce).

Nous constaterons ensemble, en réfléchissant à partir des contributions de chacun(e), que l’étude de la surmédicalisation, depuis ses causes jusqu’à ses formes et ses conséquences ubiquitaires, nous donnera un cadre global de réflexion nous permettant de structurer et de comprendre beaucoup d’informations isolées que nous recevons tous les jours. Nous verrons si on peut remédier à l’omniprésence de la surmédicalisation dans tous les champs de la santé, des soins, de l’information santé… autrement que par une refonte globale du système de santé et de soins, allant de pair avec une éducation critique des usagers.

Elena Pasca

Voici la plaquette avec le bulletin d’inscription, suivie par la présentation détaillée des ateliers :

 

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22/02/2012

Toxiques environnementaux, fertilité et maladies de l’appareil reproducteur: analyse de l’Institut de Veille sanitaire

L’Institut de Veille sanitaire (InVS) a publié le 21 février 2012 un numéro thématique de son Bulletin santé environnementale reproduction,environnement toxique fertilité,perturbateurs endocriniens toxicité,perturbateurs endocriniens InVS,fertilité reproduction perturbateurs endocriniens,bulletin épidémiologique hebdomadaire environnement fertilitéEpidémiologique Hebdomadaire (BEH) intitulé « Enjeux environnementaux pour la fertilité humaine » (BEH N° 7-8-9/2012). Le texte vaut le détour et ses perspectives ne se limitent pas aux divers aspects impliqués dans la baisse de la fertilité.

Comme le dit Alfred Spira dans son éditorial, les catastrophes de ces dernières années accentuent l’interrogation sur l’impact néfaste des « progrès scientifiques, technologiques et industriels » sur la santé humaine et le devenir de la planète. J’ai abordé ces questions dans l’article détaillé qui part du livre de Jacques Testart, Catherine Bourgain et Agnès Sinaï « Labo-Planète. Comment 2030 se prépare sans les citoyens » (Mille et une nuits 2011), dans lequel j’évoque les aspects théoriques et donne des références.  Dans ce billet, je me limiterai aux questions traitées dans cette analyse de l'InVS, qui illustrent par ailleurs parfaitement la validité du raisonnement théorique...

Outre les études mettant en évidence « une augmentation des allergies chez les enfants, une augmentation de l’incidence du diabète de type 2 et une augmentation en 25 ans du nombre de nouveaux cas de certains cancers tant chez l’homme que chez la femme, une augmentation de l’obésité et des maladies chroniques », se pose la question de l’impact sur la capacité de l’humanité à se reproduire. Cette interrogation, prégnante en particulier depuis la parution en 1962 du livre de Rachel Carson, « Silent spring » (« Printemps silencieux »), suppose un « débat sur des choix importants de développement, industriels, de modes de vie et de modèles économiques ». Et même si les législateurs et autres décideurs politico-sanitaires sont en retard sur le débat de société, qui commence peu à peu, l’on a quand même vu un certain nombre de mesures concernant les perturbateurs endocriniens, dont deux lois votées en 2011. Espérons que ce numéro du BEH  contribue à une prise de conscience, en particulier de la part des professionnels de santé, qui en sont les destinataires et qui ignorent largement la « santé environnementale »…

Les perturbateurs endocriniens, principales substances exogènes mises en cause, sont largement abordés dans un chapitre à part, « Mécanismes et enjeux de la perturbation endocrinienne », dont je conseille vivement la lecture, parce qu’il permet de comprendre la spécificité du mode d’action des perturbateurs endocriniens et la multiplicité de leurs effets toxiques, qui en fait un problème de santé publique face auquel les approches habituelles en toxicologie perdent leur validité.

Cette analyse pose aussi la question, restée longtemps taboue à cause des intérêts industriels en jeu et de l’influence des lobbies industriels sur les décideurs politiques, de la relation entre l’exposition professionnelle à divers toxiques environnementaux et les anomalies de la fertilité et les affections de l’appareil reproducteur. Le numéro contient par ailleurs une revue de la littérature scientifique récente à ce sujet aussi, sans être toutefois une méta-analyse (qualificatif utilisé par le Journal de l'Environnement), faute de méthodologie adéquate et de la prise en compte de toutes les études disponibles.

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20/02/2012

Repenser les rapports Recherche / Société : initiative française 2012 dans le cadre du Forum Mondial Sciences et Démocratie

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La Fondation Sciences Citoyennes, et en particulier son coordinateur, Fabien Piasecki, est la cheville ouvrière du Forum Mondial Sciences et Démocratie (FMSD). Je reprends la plaquette de présentation de l'Initiative française 2012 du FMSD. Ce forum pour repenser les rapports Recherche / Société, ouvert à tous et gratuit dans la limite des places disponibles, se tiendra le 24 mars 2012 de 9h à 19h à la Halle aux farines (Université Paris-Diderot).

Les inscriptions préalables ne sont pas nécessaires, mais il est préférable d’informer les organisateurs de votre venue. Merci de diffuser l'information le plus largement possible dans vos réseaux.

« Les 4 et 5 février 2011 s’est tenu à Dakar le 2e Forum Mondial Sciences et Démocratie (FMSD) qui a réuni plus de 130 universités, ONGs, institutions scientifiques et gouvernements des cinq continents dans le cadre d’un dialogue politique visant à questionner le rapport de nos sociétés à leurs institutions de recherche et d’enseignement supérieur, au nord comme au sud. Le succès de cette entreprise, lancée en 2007, nous amène à proposer de décliner ces débats aux niveaux régionaux et nationaux. L’initiative Un forum pour repenser les rapports Recherche / Société concerne le contexte français et, indirectement, la situation à l’échelle européenne voire mondiale.

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16/02/2012

La santé publique ne connaît pas la crise !

Par le Dr Cesar Eduardo Wong Alcazarmédecine humanitaire dérives,santé publique pays pauvres,ong humanitaire éthique,santé publique profit affaires,organisation mondiale de la santé commerce profit,nations unies politique santé,oms pays pauvres profit santé,cesar eduardo wong alcazar,médecine profit pays en voie de développement *

 

En temps de crise économique, si vous hésitez dans quel domaine investir afin d’assurer votre avenir, tournez-vous dans un secteur épargné par la crise, un bon business rentable : la santé publique dans des pays en voie de développement.

J’ai 33 ans, je suis médecin et je rêvais un jour de « sauver le monde » ou d’y contribuer. Pour moi, la santé publique, c’était le moyen qui allait me permettre de réaliser mes rêves.

Je suis parti en mission humanitaire en Asie et en Afrique pour des programmes de lutte contre le  paludisme et le VIH. Au cours de ces missions, j’ai été confronté à des réalités difficiles, tant sur le point médical que sur le point éthique et j’ai rencontré des gens qui ne partageaient pas du tout mon point de vue…

J’ai compris que de leur point de vue, la santé est un très bon business. Chacun a intérêt que le développement d’un programme de santé ne se fasse pas trop vite (sauf la population qui devrait tirer bénéfice de ce programme).  Tant qu’il y a des malades, il y a des soignants, des philanthropes, des bénévoles, mais aussi des investisseurs, des organismes internationaux, des agences de développement, des gouvernements corrompus, et un nombre incalculable de profiteurs !

Par ces quelques lignes, je voudrais vous faire partager ma brève expérience et mes désillusions sur ce que j’ai rencontré dans les programmes de santé publique à l’étranger.

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09/02/2012

Bisphénol A et diabète: de nouvelles confirmations chez l’homme

Voici un communiqué du Réseau Environnement Santé (RES) daté du 9 février 2012. perturbateurs endocriniens métabolisme diabète,diabète cause environnement,diabète bisphénol A BPA,bisphénol A toxicité endocrinienne,réseau environnement santé,études bisphénol A diabète,perturbateurs endocriniens maladies chroniques,pollution perturbateurs endocriniens,santé environnementale,maladies chroniques environnement,OMS maladies chroniques diabèteD'autres textes sur le bisphénol A et les perturbateurs endocriniens, contenant des liens et des références, sont accessibles en descendant sur cette page.

« Bisphénol A et Diabète : de nouvelles confirmations chez l’Homme »

3 études récentes confirment que le Bisphénol A est impliqué dans le diabète de type 2 chez l’homme.

« Pour l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le diabète est une maladie chronique qui survient lorsque le pancréas ne produit pas assez d'insuline ou lorsque l'organisme n'est pas capable d'utiliser efficacement l'insuline qu'il produit. Il en résulte une concentration accrue de glucose dans le sang (hyperglycémie).

La responsabilité d’un certain nombre de substances chimiques dites « diabétogènes », dont le Bisphénol A, est de plus en plus mise en évidence. L’étude la plus récente a été publiée le 8 février dans la revue PLoS ONE (« action insulinotrope rapide des faibles doses de bisphénol-A sur des îlots de Langerhans de souris et humains : le rôle de récepteur des oestrogènes ») [1]. Les auteurs font partie de l’équipe du Dr Angel Nadal de l'Université Miguel Hernandez Elche à Alicante, Espagne, qui a déjà publié de nombreux travaux sur BPA, diabète et obésité.

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