La une des lecteursTous les blogsles top listes
Envoyer ce blog à un amiAvertir le modérateur

28/09/2012

Un lien entre les risques des OGM, le blasphème et la liberté d’expression sur les religions…

Olivier Ranson est journaliste et dessinateur au journal Le Parisien. Cet article et cette page nous le présentent plus en détail ; son site nous donne un petit aperçu de son talent, et ce diaporama du Parisien nous montre l’actualité vue par Ranson quasiment tous les jours.

L’un des plus grands mérites d’Olivier Ranson – comme de chaque dessinateur et caricaturiste de talent -, c’est de ne pas se limiter à l’illustration de l’actualité, mais d’interroger notre façon de la percevoir, nos préjugés, clichés et stéréotypes, nos peurs et nos blocages.

Le point de départ de cette caricature, ce sont deux informations qui dominent l’actualité :

  • les risques des OGM évoqués dans les media, suite à la dernière étude menée par le Pr Gilles-Eric Séralini, sur des rats nourris aux aliments OGM qui ont développé des tumeurs ;
  •  les questionnements, amalgames, peurs et autres réactions de toute sorte, suite à un film états-unien dénoncé comme insultant pour l’islam, puis aux caricatures parues dans Charlie Hebdo.

Mais pas besoin de faire couler encore plus d’encre sur ces sujets. La caricature d’Olivier Ranson en parle bien mieux que toutes les analyses des réactions, contre-réactions et surréactions... J’ajoute quand même ma réaction :

Vive le blasphème ! Qu’il porte sur les prophètes et les convictions religieuses de tout poil ou sur les certitudes scientifiques, à une époque où le scientisme et les technosciences servent d’ersatz laïque de religion et où Monsanto s’est acheté un monopole digne d’un monothéisme qui demande obéissance aveugle...

Charlie Hebdo et Gilles-Eric Séralini blasphèment chacun à sa façon contre les vérités révélées de chacune de ces religions et nous libèrent de toute contrainte à croire aveuglement aux prophètes, au point de ne plus pouvoir les critiquer, les défier, les soumettre à l’analyse et s’en défaire par le rire ou par l’étude. Et Olivier Ranson exerce son « droit d’afficher sa mauvaise foi ». Faisons tous en sorte que cette « mauvaise » foi puisse continuer à s’exprimer et que nous puissions continuer à blasphémer contre toutes les vérités révélées, tous les prophètes et tous les idola fori.

OGM Ranson.jpg


21/09/2012

Médicaments : 10 milliards d'euros d'économies réalisables (conférence de presse)

Lundi 24 septembre 2012, de 11 h à 12h30, aura lieu à la Représentation du Parlement européen en France (288 Boulevard Saint Germain, 75007 Paris) une conférence de presse sous le titre « Médicaments : 10 milliards d’euros d’économies réalisables ». Voici l’annonce :

En présence de :

  • Michèle RIVASI, membre de la Commission Santé et Environnement au Parlement Européen 
  • Elena PASCA, rédactrice du blog Pharmacritique, membre du CA de Sciences citoyennes 
  • Serge RADER, Pharmacien

Les Français dépensaient 5 milliards d'euros en 1980 pour leurs médicaments. Aujourd'hui ce chiffre s'élève à 37 milliards. Non seulement ils en consomment trop (champions d'Europe), sans amélioration clinique tangible, mais ils payent les médicaments génériques beaucoup plus chers que leurs voisins européens. Ils sont également les premiers utilisateurs de molécules récentes qui n'apportent aucun progrès thérapeutique (1).      

En effet, en l'absence d'une analyse coût/efficacité et efficience, en l'absence d'une évaluation de la pertinence des prescriptions et d'une autorisation de mise sur le marché exigeant la supériorité thérapeutique des nouveaux médicaments, l'on peut compter sur les doigts d'une main les médicaments vraiment novateurs, parmi les centaines autorisés et admis au remboursement chaque année en France.  

Pendant ce temps, les profits pharmaceutiques augmentent, au détriment de la Sécurité sociale, qui voit son déficit se creuser de plus en plus, au risque de mettre en danger notre système solidaire de protection sociale et l'accès aux soins. La qualité de la prise en charge des patients stagne, de même que la recherche fondamentale porteuse d'innovations, alors même que le reste à charge et la part des contribuables dans le financement des recherches augmentent. 

Comment en sommes-nous arrivés là? Quel rôle jouent aujourd'hui les industries pharmaceutiques, leur marketing, leur lobbying et leurs stratégies? Pourquoi les citoyens sont-ils les premières victimes de cette politique opaque? Comment réaliser des économies dans ce secteur? Réponse le 24 septembre prochain.

(1) Selon la Fédération hospitalière de France un "petit tiers d'actes médicaux" sont inutiles. C'est pourquoi il faut réduire la consommation de médicaments inutiles, qui n'apportent rien, si ce n'est des risques.

Lieu : Représentation du Parlement européen en France, 288 Boulevard Saint Germain, 75007 Paris

**

J'avais fait des commentaires en marge d'une conférence de presse à laquelle je devais participer, avec Michèle Rivasi, Eva Joly et Sophie Archimbaud, qui a été organisée mais n'a pas pu avoir lieu (tous les candidats ont suspendu leur campagne présidentielle au lendemain de la tuerie de Toulouse). Certains sujets restent les mêmes; les commentaires sur le complexe médico-industriel et l'expertise citoyenne aussi... Ils sont sur cette page: "Moraliser la politique du médicament".

Evidemment, le sujet central est la surmédicalisation (et la surmédicamentation qu'elle induit), donc les dépenses inutiles. Il faudrait une critique de toutes les dimensions du système actuel de santé et de soins, parce qu'elles sont toutes déformées par la surmédicalisation, que l'on en ait conscience ou non... Une critique radicale aboutirait à des propositions radicales de refonte de l'ensemble du système - et on ne penserait même pas en termes d'économies à faire, puisque beaucoup de coûts inutiles seraient évités.

Pour des détails sur les causes, les formes et les conséquences de la surmédicalisation, voir les articles à ce sujet (et au sujet de l'abus de prévention, du marketing pharmaceutique, etc.), en particulier les actes du colloque "Surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements" (27 et 28 avril 2012 à Bobigny). Lors de ce colloque, je suis intervenue sur les causes de la surmédicalisation; celle-ci est une conséquence d'un phénomène plus global, à analyser dans toutes ses composantes: le dévoiement de la fonction sociale de la médecine. (EP)

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu