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02/04/2014

"Gardasil: un scandale international ?" Conférence de presse avec des experts et des lanceurs d’alerte)

J'aurai le plaisir d'intervenir demain lors de la conférence de presse qui aura lieu le 2 avril à Paris, à la représentation du Parlement européen, au 288, Bd Saint-Germain. J'interviendrai sur les conflits d'intérêts. Le lien vers le dossier de presse (accessible en ligne, fort détaillé) sera rajouté après la conférence de presse.

Après le programme de la conférence de presse, je voudrais évoquer, dans un billet d'humeur, les difficultés que j'ai eu à faire entendre une voix critique sur le Gardasil, dès l'automne 2007, et parler pour la première fois d'un projet sur lequel j'ai beaucoup travaillé, qui a capoté à cause du Dr Alain Siary et de la SFTG. J'espère qu'ils assumeront ces actes. Et qu'ils réfléchiront aux conséquences, en pensant par exemple aux victimes qu'il y a eu depuis la fin 2011, à ces jeunes filles qui n'auraient peut-être pas eu le Gardasil si le projet que j'avais imaginé n'aurait pas capoté par la responsabilité du Dr Alain Siary et de la SFTG. Libre à eux de changer d'avis sur leur engagement, mais pas de tergiverser pendant 10 mois, puis de nier l'existence et l'intérêt même de cet engagement.


Mercredi 2 avril 2014 à 10h
 
Vaccin Gardasil : un scandale international?

 
A la Représentation du Parlement européen, 288 bd Saint Germain, 75007 Paris

                                                            

En présence de :
 
Christopher SHAW, neurologue, University of British Columbia, Canada
 
Lucija TOMLJENOVIC, PhD, Neural Dynamics Research Group, Dept. of Ophthalmology, University of British Columbia
 
Jean-Jacques BOURGUIGNON, père d'Océane, victime d'une SEP [sclérose en plaques] suite à une vaccination au Gardasil et Marie-Christine LOCHU, mère d’Orianne Lochu, victime d’effets secondaires graves du vaccin, Me Jean-Christophe COUBRIS, avocat de jeunes femmes victimes du Gardasil

François-Jérôme AUTHIER, professeur de neurologie à l'Hôpital Henri Mondor (avec le Pr Romain GHERARDI, sous réserve)

Laurent BELEC, virologue à l'Hôpital Georges Pompidou
 
Serge RADER, pharmacien, auteur d’une étude sur l'évolution des prix des vaccins
 
Elena PASCA, philosophe, membre du Conseil d’Administration de Sciences Citoyennes, créatrice du blog Pharmacritique


Présence des associations E3M et du REVAHB, de gynécologues et médecins
 
 Michèle RIVASI, députée européenne Vice présidente du groupe des Verts/ALE au Parlement européen, vous convie à une conférence de presse à Paris le 2 avril prochain sur le thème du Gardasil, le vaccin destiné à prévenir le cancer du col de l’utérus.
 
En France, François Hollande a annoncé le 4 février 2014 lors de la présentation du plan cancer qu'il voulait doubler d’ici cinq ans la couverture vaccinale des jeunes filles contre le cancer du col de l’utérus. Des propos qui ont choqué les familles des victimes du Gardasil, dont celle d'Océane Bourguignon, qui, à l’âge de 15 ans, a déclaré rapidement une EMAD* à la suite de ce vaccin et a vécu un véritable enfer. Fin 2013, 10 jeunes femmes ont déposé plainte à l’encontre du vaccin Gardasil au motif qu’il aurait suscité chez elles des troubles neurologiques. Dans le reste de l’Europe et du monde le nombre de victimes augmente, la polémique enfle.

Chris Shaw et Lucija Tomljenovic, scientifiques canadiens, viendront exposer leurs travaux sur le Gardasil et expliquer les dangers liés à l’adjuvant de ce vaccins. Seront également présentés au cours de cette conférence de presse les résultats d’une nouvelle étude suédoise inédite (de Pr Vera STEJSKAL, Associate Professor of Immunology, University of Stockholm, Sweden).

Alors que le frottis de dépistage reste la meilleure manière de lutter contre le cancer du col de l’utérus, et que le bénéfice risque du Gardasil n’est pas très clair puisque son efficacité ne sera pas connue avant de nombreuses années (15 ans), pourquoi continuer avec ce vaccin très cher (370 euros pour 3 injections) et remis en cause par plusieurs études scientifiques, indépendantes ? Serge Rader présentera ses travaux sur l'évolution des prix des vaccins.

Enfin, Elena Pasca pointera la désinformation autour de ce sujet sensible et les conflits d'intérêts très présents dans ce milieu (notamment autour des experts faisant partie des comités de pilotage, à la fois pour Merck, GSK, le holding de Merck et de Sanofi (Sanofi Pasteur MSD) et des sociétés de typage des HPV).

Il est aujourd’hui urgent d’informer le grand public des risques potentiels liés au Gardasil, et de prendre en compte la survenue d’effets indésirables graves.
Il faut sortir du déni sociétal : les victimes d’effets secondaires médicamenteux continuent d’éprouver  les pires difficultés pour faire reconnaitre leurs préjudices face à des laboratoires de plus en plus puissants.

 
* L’encéphalomyélite aiguë disséminée (EMAD) est une maladie inflammatoire très semblable à la sclérose en plaques (SP). L’EMAD représente jusqu’à un tiers de tous les cas connus d’encéphalite. Cette maladie résulte habituellement dans le sillage de l’exanthème ou après d’autres infections virales ou de vaccinations.
 
Traduction de l’anglais vers le français prévue
 
En raison du nombre de places limitées, merci de bien vouloir vous inscrire auprès de : Célia Fontaine : 06.87.28.59.89 ou par mail, merci.

La conférence de presse sera filmée et postée sur internet. Un dossier de presse détaillé sera mis à la disposition de la presse (il sera accessible sur internet après la conférence de presse). Après la conférence de presse, les intervenants ainsi que d'autres personnes et associations présentes pourront répondre à d'autres questions des journalistes.

**

Extraits de l'intervention de Michèle Rivasi, députée européenne:

"Arrivé sur le marché français en novembre 2006, le Gardasil est un vaccin du laboratoire [Merck, commercialisé en France par] Sanofi-Pasteur MSD contre certains papillomavirus humains pouvant être à l’origine de cancers. En l’espace de 7 ans, près de 2 millions de jeunes femmes âgées de 13 à 26 ans ont reçu au moins une dose de ce vaccin, remboursé à hauteur de 65% par la Sécurité sociale… alors même que la preuve de son efficacité n’a toujours pas été donnée.

En effet, tout porte à croire que les études cliniques du Gardasil n’ont pas été réalisées dans les règles de l’art. Normalement, pour évaluer son innocuité, on compare un traitement à un placebo. Or, dans le cas de ce vaccin, le « placebo » utilisé n’était pas autre chose que l’adjuvant du vaccin. L’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps / ANSM) a d'ailleurs inscrit le Gardasil sur sa liste des médicaments sous surveillance après la crise du Médiator.

Aujourd'hui, en Europe, de nombreuses jeunes femmes, âgées de 18 à 24 ans, sans antécédents médicaux, sont affectées de maladies très invalidantes concomitantes à la vaccination. La famille d'Océane Bourguignon et d'Orianne Lochu sont ici présentes pour apporter le témoignage de ces jeunes femmes dont la vie a été gâchée par le Gardasil. 

Nombreux aussi sont les lanceurs d'alertes, chercheurs, médecins et professionnels de santé qui s’opposent au principe de l’objectif inscrit dans le Plan Cancer annoncé par François Hollande le 4 février dernier, qui est de doubler la "couverture vaccinale" contre le cancer du col de l'utérus d'ici 2021.

Parce que:

- le cancer du col ne constitue plus en France un problème de santé publique (1,7% des cancers)

- le vaccin n’est efficace que contre les infections causées par une partie des souches du virus : Le Gardasil ne contient les antigènes que des souches de type 6, 11, 16 et 18, et l’autre vaccin, le Cervarix, de 2 souches. Or, les infections par les souches 16 et 18, érigées en épouvantails par les industriels, semblent plus rares en Europe. A noter que plus de 100 souches existent, dont 18 considérées à haut risque oncogène

- il n’existe, à ce jour, aucune preuve d’efficacité de ce vaccin contre l’apparition d’un cancer du col ! 20 ans de recul seraient encore nécessaires pour obtenir ces preuves, or, la durée de la protection vaccinale est limitée dans le temps.

-  la présence d’aluminium comme adjuvant est très problématique, comme le montreront Chris Shaw, Lucija Tomljenovic, Pr Authier, et Pr Gherardi. L’aluminium migre dans l’organisme et atteint le cerveau, où il s’accumule. Il y a de nombreux effets indésirables constatés: décès, convulsions, syncopes, syndromes de Guillain-Barré, myélites transverses, paralysies faciale, syndromes de fatigue chronique, maladies auto-immunes, embolies pulmonaires, myofasciites à macrophages, pancréatites

- l’efficacité du frottis classique pour dépister le cancer du col.

- face à ces risques, l’Autriche a refusé d’inclure ces vaccins dans le calendrier vaccinal, le Japon ne recommande plus cette vaccination, de nombreuses contestations existent dans d’autres pays.

- Les vaccins proposés atteignent des prix record : la dose de Gardasil coûte 123,44 euros, soit 370,32 euros pour les 3 injections nécessaires. Ce coût pourrait être majoré, si des rappels s’avéraient nécessaires. En effet, on ignore la durée de la protection de cette vaccination initiale. La période « de rattrapage » pourrait générer un coût pour la sécurité sociale de 926 M° d’euros. Les années suivantes, le coût annuel serait de 148 M° d’euros.

-Une campagne de communication agressive et indécente est engagée : Des campagnes de lobbying et de publicité agressives sont menées par les laboratoires, qui jouent sur les peurs et la culpabilité, en particulier des mères : “Protéger sa fille, c’est ce qu’il y a de plus naturel pour une mère”. L’une de ces publicités a d’ailleurs été interdite par l’Agence du Médicament en août 2010 pour « manque d’objectivité », pouvant « induire le prescripteur en erreur ».

**

[Commentaires d'Elena Pasca: billet d'humeur]

En France aussi, les voix critiques sont de plus en plus nombreuses sur le Gardasil et le Cervarix. Je voudrais évoquer les difficultés de départ, pour que les lecteurs comprennent à quel point leur information sur leur santé et sur les risques qu'on leur fait courir dépend du bon vouloir des certains réseaux médicaux. Les organisations et associations médicales, les détenteurs des moyens d'information médicale (y compris sur internet) sont les seuls à avoir l'oreille des media, à être considérés comme des "références" (et donc relayées). Ils sont donc en mesure soit de faire éclore un sujet et le porter à la connaissance du grand public, soit de l'étouffer.

Nous devons réfléchir à cette idolâtrie bien française des milieux médicaux et à ces conséquences, lorsque mêmes les moyens d'information de type web 2.0 sont sous la même emprise, lorsque des associations ou des lanceurs d'alerte lambda ne sont pas écoutés s'ils n'acceptent pas la "collaboration" avec des organisations médicales et/ou des media médicaux, ce qui implique le formatage, voire la censure. C'est le prix à payer. Je suis passée par là au début et voudrais justement partager un peu de mon expérience, pour faire réfléchir aux conséquences de cette idolâtrie qui perpétue la mainmise. Pour pouvoir faire passer l'information, j'ai accepté qu'elle soit "modérée", influencée, parce que je n'avais aucun autre moyen d'expression. Ce fut une erreur. Elle n'a duré que quelques mois, fin 2007.

En 2007-2008 lorsque j'ai commencé à alerter, à faire passer des informations, à traduire et à proposer (à ceux qui détenaient des moyens d'information) de faire des traductions d'articles médicaux critiques, il n'y avait personne en France pour s'opposer de façon suivie, rationnelle et argumentée. Ce qui est étonnant, c'est que j'ai eu droit à bon nombre de réactions de rejet, parfois même très violentes, y compris de cercles médicaux indépendants et d'auteurs de moyens internet indépendants.(L'indépendance se paie cher. En France, si l'on n'est pas sous l'aile d'une organisation, d'une association médicale, de tel ou tel auteur internet, on est vite fait pris pour cible de dénigrements, insultes, réactions agressives, ou alors des interlocuteurs se croient dispensés de l'application des règles élémentaires de respect.)

J'ai proposé dès l'automne 2007, d'abord à une association médicale indépendante puis à un auteur internet connu, de faire tout un dossier sur les réactions critiques au Gardasil, en particulier en Allemagne et en Espagne (il s'agissait uniquement de réactions venant de milieux médicaux sérieux, tels que la revue médicale allemande indépendante Arznei-Telegramm, le professeur d'épidémiologie espagnol Carlos Alvarez-Dardet, des sociétés savantes, etc.) Non seulement le président de cette association n'en a pas voulu, mais cela a été un prétexte pour des réactions violentes à mon encontre. Y compris de la part de quelques membres de cette association dont l'un allait lui-même se saisir du sujet Gardasil à l'automne 2008. Au début, j'ai relayé cette initiative, mais ai été gênée par certains aspects de la contestation et me suis posé la question de la responsabilité que je prenais à relayer ce qui me semblait être des arguments scientifiquement non éprouvés. Comme de dire que le Gardasil provoquerait des cancers chez les jeunes filles vaccinées alors qu'elles étaient déjà infectées. En l'état actuel des connaissances, c'est un biais d'autovalidation, de la désinformation, de la spéculation qui fait peur, selon la méthode utilisée par l'industrie pharmaceutique: faire peur pour vendre. Ce que j'appelle pharmacommerce de la peur. Ces interprétations partent d'une lecture sélective d'un document de la FDA (Food and Drug Administration, agence états-unienne du médicament): on parle du nombre plus élevé de dysplasies (et non pas de cancers !) d'un petit groupe de jeunes filles ayant des caractéristiques socio-démographiques particulières, oubliant de dire que ces résultats n'ont pas été confirmés dans d'autres groupes plus nombreux. Oubliant aussi de dire qu'il s'agit d'une signification purement numérique, et non pas statistiquement significative. Inutile de reprendre cela en détail ici; j'en ai parlé à plusieurs reprises, dès la publication de la traduction de l'analyse faite par la revue allemande indépendante Arznei-Telegramm des essais cliniques Future, disant qu'il s'agissait d'un signal d'alerte, à vérifier pour validation ou infirmation.

Personne n'a voulu publier cette traduction à l'époque. L'une des raisons d'être du blog Pharmacritique, c'est justement de pouvoir parler du Gardasil - et d'en parler sans censure et sans subir une "modération" des propos tenus par des critiques étrangers, qui paraissaient trop brutaux à telle association médicale ou à tel auteur de site médical. Ainsi, l'expression "c'est de la folie", du Pr Carlos Alvarez-Dardet, a fait l'objet d'âpres disputes, lorsqu'une association a accepté de publier un article (très raccourci) rendant compte de l'action des pétitionnaires espagnols réclamant un moratoire sur le Gardasil. Âpres disputes, car je ne voulais pas céder, pas adoucir des propos qui étaient très directs.

Pour que les lecteurs comprennent à quel point il a été difficile de faire bouger les lignes à propos du Gardasil - et donc à quel point je suis contente de voir les mobilisations actuelles, même s'il y a aussi des résistants d'après la guerre:

je voudrais parler d'un épisode qui m'a fait perdre beaucoup de temps, beaucoup de travail et d'énergie, mais surtout, qui aurait pu éviter à des milliers de jeunes filles de se faire vacciner si elles avaient eu l'information. Je pense à la volte-face, après moult atermoiement, du Dr Alain Siary et de la SFTG (Société de formation thérapeutique du généraliste). Evidemment, je garde tous les mails échangés et peux prouver mes dires, depuis l'engagement formel jusqu'à la fin. J'ai eu tort de faire confiance à la SFTG et à son engagement, au point de baser les fondations d'un projet sur cet engagement. Mea culpa. Car lorsque les fondations ne sont posées que d'un côté, les étages s'écroulent.

Voici les grandes lignes: en août 2011, au nom de Sciences Citoyennes, j'ai proposé à la SFTG (à travers le Dr Alain Siary) de poser ensemble les fondations d'une analyse et d'une action critique à propos du Gardasil, réunissant plusieurs associations françaises et internationales. La SFTG pour toute la partie médicale et technique, d'une part, et Sciences Citoyennes pour tout ce qui concerne les conflits d'intérêt, le lobbying, la désinformation. Poser les fondations avec eux, avant de faire intervenir les autres, cela revenait à leur donner le beau rôle, comme une partie de toute une campagne de communication que j'ai mené pour les faire connaître. Car je leur ai fait beaucoup de publicité, dans tous mes réseaux, ce qui leur a été bénéfique. (Avant cette campagne de communication, la seule occurrence du nom du Dr Alain Siary sur internet était l'adresse du cabinet de groupe où il exerçait la médecine générale.) Je les ai présentés et recommandés vivement, y compris à des hommes politiques, des journalistes, des organisations médicales et autres, y compris pour des auditions qui leur ont permis de se faire connaître à un niveau autrement plus important et visible qu'auparavant. Je les ai présentés et recommandés aussi pour la co-organisation, avec le groupe Princeps, du colloque sur la surmédicalisation qui a lieu chaque année à Bobigny et dont la SFTG assure la logistique des inscriptions, grâce à l'excellent travail de sa secrétaire. (Je mentionne cela pour que l'on comprenne à quel point j'ai été déçue non seulement par la volte-face, mais aussi par les complications auxquelles j'ai eu droit et dont je parlerai une autre fois.)

Sur le projet Gardasil (ainsi que sur un autre projet interassociatif et sur un certain nombre d'idées proposées par moi et qui devaient être concrétisées en partenariat entre Sciences Citoyennes et la SFTG), la SFTG s'est engagée formellement, mais non seulement n'a pas tenu ses engagements, n'a pas fédéré à son tour, mais a fait capoter le projet, dans des conditions problématiques. Car pendant 10 mois, il y a eu des tergiversations, des reports, des oublis, etc., ce qui m'a fait perdre beaucoup de temps, m'a obligé à d'incessantes relances, à leur trouver des excuses vis-à-vis des autres partenaires, jusqu'à ce que le projet perde toute crédibilité et que, pressée par d'autres projets et d'autres impératifs, je sois obligée d'abandonner le projet sous cette forme-là.

Quel dommage pour toutes les personnes qui auraient pu bénéficier d'une information complète et des fruits d'une mobilisation internationale, pour laquelle nous avions trouvé y compris des relais institutionnels. Quand je dis "nous", c'est sans la SFTG, ni le Dr Alain Siary. Car la SFTG et le Dr Alain Siary n'ont même pas assumé leurs actes, faisant comme s'ils ne s'étaient pas engagé et même comme si le projet n'avait pas de raison d'être. D'ailleurs, il m'a fallu insister déjà pour avoir une réponse claire au bout de 10 mois et ne plus tergiverser, ni bloquer les agendas d'autres associations et intervenants. Quid du "respect des partenaires", qui figure sur le site de la SFTG ? A défaut d'excuses (qui ne sont jamais venues, car je n'ai eu que des reproches, par exemple  pour avoir insisté pour avoir une réponse au bout de 10 mois de tergiversations), j'espère que le Dr Alain Siary et la SFTG commenceront à réfléchir au moins à leur responsabilité vis-à-vis des personnes qui ne se seraient pas fait vacciner si elles avaient eu des informations aussi structurées et complètes - car parlant à la fois des aspects médicaux et des conflits d'intérêts, des publicités, etc. -  venant de plusieurs associations et acteurs critiques français et internationaux.

Je reviendrai sur cet épisode, car il est lourd d'enseignements de plusieurs points de vue, entre autres sur ce qu'implique de devoir dépendre des milieux médicaux pour l'information, pour des actions et projets.

J'ai dit dès le printemps 2012 que j'allais en parler publiquement s'il n'y avait pas un mot de regrets, une prise de conscience de la part du Dr Alain Siary et de la SFTG. Un mot aurait suffi. (J'ai voulu en parler très gentiment au président de la SFTG, le Dr Antoine de Beco, rencontré lors de l'édition 2012 du colloque de Bobigny sur la surmédicalisation - colloque auquel, rappelons-le quand même, le Dr Alain Siary et la SFTG participent grâce à moi, car ils étaient inconnus aux membres du groupe Princeps. Mais le Dr Antoine de Beco m'a quasiment tourné le dos, malgré une approche très aimable de ma part, lui disant être contente de faire sa connaissance, que j'avais fait beaucoup de publicité pour son organisation, etc.)

[Elena Pasca]

Commentaires

Vous devriez inviter le Pr Guy VALLANCIEN.

http://sante2020.blog.lemonde.fr/2014/04/01/gardasil-nous-revoila/

Écrit par : Duval | 02/04/2014

Voici un sommet de désinformation . Ne pas mentionner la campagne de pétition organisée par Philippe de Chazourne , signée par près de 500 médecins réclamant une enquête sur le Gardasil , campagne à laquelle s'est jointe la SFTG relève tout simplement de la manipulation http://www.europe1.fr/Sante/420-medecins-en-lutte-contre-le-vaccin-Gardasil-1930715/
La façon de présenter ces informations relève d'une conception parfaitement malhonnete de l'information . Il n'y a jamais eu de volte face de la SFTG, en revanche il est vrai que , compte tenu de l'attitude d'Eléna , j'ai refusé de continuer à collaborer avec elle . Mais les campagnes dénonçant les vaccins antiHPV se poursuivent avec ou sans Pharmacritique

Écrit par : siary | 02/04/2014

Chère madame,

vous souvenez-vous des interventions du Dr Siary sur votre Blog (en 2012 je crois) pour défendre la théorie du cholestérol et les statines ? J'ai été très étonné à l'époque que vous montriez beaucoup d'estime pour le Dr Siary et la SFTG ; Je trouvais très suspectes ses interventions rapides (visiblement le Dr Siary était très disponible pour la cause des statines) et très vite arrogantes : le ton était évocateur de celui des propagandistes de l'industrie pharmaceutiques.
Vous avez raison de vous battre entre autre pour limiter les dégâts du Gardasil ; il existe malheureusement beaucoup d'autres causes : ROR ou Priorix, Statines, NACO...
Nous assistons à une main mise de l'industrie pharmaceutique sur la connaissance médicale qui est proprement ahurissante ! Ultra-libéralisme ayant infiltré les classes dominantes et moyennes, bêtise, carriérisme voilà plusieurs éléments d'explication de cet état des choses.
Je trouve cette industrie de plus en plus intrusive dans notre pratique quotidienne via l'université et les sociétés dites "savantes". Notre société et ses classes dirigeantes sont décidément de plus en plus déconnectés de la réalité. Le livre remarquable Christopher Lasch, "Culture du narcissisme", en fournit une description et une explication psychologique.

Dr Chevalier généraliste

Écrit par : chevalier | 18/04/2014

Tiens, un commentaire a disparu, il me semble.... Quelqu'un (un médecin) n'aurait-il pas assumé ses positions jusqu'au bout ?

Je suis contente de pouvoir lire un nouveau billet sur ce blog. Et quel billet ! Sur une affaire qui tient à coeur à Elena en plus.

Je savais qu'Elena rencontrait des problèmes, ou plutôt que l'"on" essayait de la déstabiliser, de lui mettre "des bâtons dans les roues," plutôt que d'avancer à ses côtés, elle qui n'est pas médecin, comme se plaise à le répéter certain. Mais jamais, un nom n'a été prononcé ! Le respect de l'autre sans doute. Un respect, une discrétion qu'Elena a toujours conservés au fil de nos discussions.
Que cela a dû être lourd à porter d'être rabaissée de la sorte.

Il est bien arrivé qu'Elena me "remette à ma place", mais je ne lui ai pas tourné le dos pour autant. Je l'estime trop pour cela !

Beau travail Elena, félicitations.

Où pouvons voir cette conférence de presse ? D'avance merci.

Bien cordialement,
Chantal.

Écrit par : Chantal | 23/04/2014

Quand je lis cet article je remercie Dieu qui par l'intermédiaire de ma meilleure amie qui est devenue docteur en pharmacie depuis m'avait mis en garde contre ce nouveau vaccin censé nous protéger du papillomavirus et autres maladies.
Elle m'avait expliqué l'affaire du vaccin de l'hépatite B et ces campagnes télés mensonger qui incitait les ados à aller se faire piquer. On sait aujourd'hui ce que sont devenus certains suite aux vaccins.
Pour le gardasil idem les publicités passait en boucle à la télé à l'époque. J'avais du refuser plusieurs fois à mon médecin traitant que je ne voulais pas me faire vacciner.

Les médecins,scientifiques,pharmaciens honnêtes qui dénoncent cela doivent s'armer de patience et de courage et solliciter l'opinion publique sur ces sujets car les lobby pharmaceutiques sont puissant (grâce aux gens qu'ils rendent malade et a ces états complices).

Écrit par : Nouriya | 03/08/2014

Suite à la lettre d'information et à la pétition initiée par le Professeur Joyeux, notre association fait une réunion d'information sur le Papillomavirus et le Gardasil.
Elle aura lieu le 22 novembre 2014 à 17:00, Espace du Bocage, 50320 La Haye Pesnel. Naturellement c'est gratuit.
Si vous connaissez des personnes habitant en Basse Normandie qui pourraient être intéressées, n'hésitez pas à relayer l'information.
Merci d'avance
Béatrice Delègue
Présidente de l'Association Santé et Style de Vie

Écrit par : Association Santé et Style de Vie | 05/11/2014

Actuellement se négocient des accords de libre échange et de déréglementation, à Bruxelles, sur les projets de libre échange, etc.

Déréglementation veut dire quasi absence de tout contrôle (en fait absence totale de contrôle) malgré les dénégations des politiques, sous prétexte d'entraves aux investissements, aux échanges commerciaux, etc.

La santé est concernée, par exemple un gène oncogène du cancer du sein est breveté aux USA qui est seule à réaliser ce test aux USA. La sécurité alimentaire assurée en Europe (bien mal) tout au long de la chaire de production, mais en bout des chaîne au USA, d'où le fameux poulet lavé au chlore...

Aux USA un produit n'est retiré du marché que si la preuve est faite qu'il présente des risques. On a vu ce que ça a donné pour Médiator, M. Servier étant décédé à plus de 90 ans, richissime et tranquille sans avoir encore été inquiété, une batterie d'avocats trouvant toujours une faille, vice de procédure, vice c'est le mot, la moindre faille dans le maquis des lois...

Bientôt le Gardasil sera dans la liste des vaccins Nourrisson, d'année en année on recule l'âge d'administration.

Le sentiment d'impuissance est terrible devant le rouleau compresseur des multinationales, l'apathie des politiques et leur prévarication, l'ignorance des masses, le désenchantement. Alors bravo aux Astérix comme vous, une bouffée d'air sain...

Écrit par : Lucien | 23/11/2014

@ Lucien :

Vous pouvez signer l'initiative citoyenne européenne :
https://stop-ttip.org/fr/home-2/?noredirect=fr_FR

Elle a été rejetée par la Commission Européenne, mais on ne lâche rien !

C'est en France qu'il y a eu le plus petit nombre de signatures, comme vous pourrez le constater :
https://stop-ttip.org/fr/signatures-selon-les-etats-membres/

Merci à vous.

Écrit par : Chantal | 26/11/2014

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