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06/03/2013

Etude Séralini sur la toxicité du maïs OGM et du Roundup: réflexion sur les technosciences et les cobayes humains

Gilles-Eric Séralini, André Cicolella et moi sommes intervenus de concert lors de la table ronde sur les gilles-eric séralini,ogm rats tumeurs,florence poirier,toxicité roundup,ogm risques santé,pesticides risques santé,monsanto séralini,monsanto lobbying ogm,lobby agroalimentaire monsanto,scientisme technosciences,pétition séralini,séralini réponse critiques,maïs ogm roundup toxicité,séralini méthodologie étude ogm,séralini financement ogm,criigen ogm roundup,afbv conflits d'intérêts,séralini conflits d'intérêts,ethique expertise scientifique,reposabilité chercheurproblèmes majeurs du système de santé en France, lors du colloque Ecomédecine qui a eu lieu les 26 et 27 octobre 2012 à Paris. Dans son exposé, Gilles-Eric Séralini a largement répondu aux critiques reprises en choeur par les media. Peu de journalistes se sont intéressés aux faits, et très rares sont ceux qui sont allés lire par eux-mêmes l'étude [1] en entier - ce qui permet de voir immédiatement  la faiblesse conceptuelle de ces critiques... Heureusement, des scientifiques se sont mobilisés pour le défendre, en lançant une pétition et en intervenant dans tous les media qui ont bien voulu être un peu plus ouverts, de même que pour démonter, avec l'aide de militants écologistes, certaines rumeurs lancées pour tenter de discréditer Gilles-Eric Séralini (il n'aurait pas eu de bonnes évaluations par ses pairs, il aurait eu des intérêts personnels dans ce qui serait une bonne "affaire" pour les enseignes de grande distribution qui ont co-financé l'étude, etc.)

Je n'ai pas eu le temps de faire un article au moment de la réponse de Gilles-Eric Séralini, mais ai contribué à diffuser ses arguments en faisant suivre des documents aux personnes et aux organisations que je connais. Je profite de la reconstruction de la première partie de cette page pour reprendre ses arguments dès que possible. En attendant de reprendre ces documents-là, des réponses sont disponibles sur le site du CRIIGEN (voir plus bas).

La deuxième partie de la page reste telle quelle, avec mes commentaires.

Le monde selon les technosciences: des cobayes de laboratoire aux cobayes humains

Au cours de son exposé lors du colloque Ecomédecine (26 et 27 octobre 2012 à Paris), présentant les OGM sous l’angle de l’impact potentiel sur la santé publique, Gilles-Eric Séralini a formulé des réponses claires et détaillées aux critiques portant sur les supposées faiblesses méthodologiques de son étude. Ces réponses étant donc formalisées et disponibles, il m’a paru essentiel qu’elles soient diffusées et évoquées lorsque le sujet est abordé, pour ne pas donner l’impression d’une défense qui ne serait pas basée sur les faits, mais serait partiale, car faite par des scientifiques ou des militants ayant les mêmes positions quant aux OGM.

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15/05/2012

Proposition de loi Ecolo Groen : dispositifs de régulation des conflits d’intérêts et déontologie de l’expertise (registre national de l’expertise, Conseil supérieur de l’expertise…)

Ecolo Groen ecologie politique rencontres.jpg

Le 20 janvier 2012, j’ai participé, au nom de la Fondation Sciences Citoyennes (FSC) à une journée de débats sur les moyens de renforcer l’expertise indépendante, organisée au Parlement fédéral belge par les députés Thérèse SNOY (voir son site) et Jacques MOREL. (Le programme est accessible sur cette page, avec la liste des intervenants de la matinée. L’introduction et les diaporamas des intervenants sont sur le site d’Ecolo Groen).

Après les interventions du matin, l’après-midi a eu lieu une table ronde avec des représentants des institutions belges intervenant en santé publique, avec une responsable d’une fédération belge de consommateurs et avec Leo NEELS, le patron du syndicat patronal de l’industrie pharmaceutique belge Pharma.be (homologue de Christian Lajoux, du LEEM français). 

Les discussions ont porté surtout sur les conflits d'intérêts et les procédures institutionnelles de leur "gestion" - terme qui ne veut rien dire -, dans un esprit d'autocongratulation que l'on connaît en France aussi: dès qu'il y a un embryon de déclaration des liens d'intérêts, les représentants des institutions interrogées considèrent que le système fonctionne très bien, que le problème des conséquences des conflits d'intérêts a été réglé... Or, comme je l'ai dit souvent, lors de divers débats, sur Pharmacritique, mais aussi à travers des communiqués de Sciences Citoyennes sur le double tranchant de la transparence, celle-ci ne résout rien, mais contribue au contraire à légitimer et banaliser les conflits d'intérêts et les jeux d'influences et groupes de pression, comme s'ils étaient une composante inéluctable et indépassable du jeu démocratique et des pratiques scientifiques... Bref, "la déontologie de l'expertise ne se limite pas à la déclaration des conflits d'intérêts" (communiqué de presse de la FSC du 5.01.2010).

Rappelons que, à l’aide d’un groupe d’experts multidisciplinaires, Sciences Citoyennes a rédigé une proposition FSC logo.jpgde loi sur la déontologie de l’expertise et la protection de l’alerte, prévoyant la création d’une Haute autorité de l’expertise et de l’alerte, aux prérogatives décrites dans le texte. Ces prérogatives recoupent en partie celles que les députés écologistes belges (Ecolo Groen) attribuent au Conseil supérieur de l’expertise dont ils demandent la création.

Leurs propositions sur la déontologie de l’expertise vont dans le même sens que celles de Sciences Citoyennes. Espérons qu’en France aussi, des hommes politiques donneront plus de place à l’expression non tronquée de l’« expertise citoyenne », créeront des formes de démocratie participative telles que les conventions de citoyens – autre proposition phare de la FSC – pour permettre une décision citoyenne éclairée, en connaissance de cause, sur tous les enjeux scientifiques et technologiques. 

Voici le communiqué de presse très détaillé des députés Ecolo Groen à l’origine de la proposition de loi :


« Ecolo-Groen dépose une proposition pour veiller à l’indépendance de l’expertise scientifique dans les matières de santé publique et d’environnement »

L’objectif : Rendre de la légitimité à nos institutions de santé publique en évitant les conflits d’intérêts de nos scientifiques 


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07/09/2008

Le lobby pharmaceutique fait la loi en Suisse, sur les médicaments comme sur les brevets illimités en biotechnologie

« L'industrie pharmaceutique surveille de près le parlement » suisse, qui est en train de céder au lobbying et d’adopter une nouvelle « lex 1379896667.jpgpharma ». Les conséquences proprement effrayantes des conflits d'intérêts qui motivent la lâcheté des politiques sont dénoncées par Fabio Lo Verso dans plusieurs articles du quotidien Le Courrier. Le plus récent est paru le 6 septembre sous le titre La confédération multiplie les cadeaux aux pharmas. Il est suivi de plusieurs articles explicatifs plus anciens. Le dossier vaut la peine d’être lu en entier.

Quelques extraits pour les plus pressés :

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05/05/2008

Geneviève Azam lors du contre-Grenelle de l’environnement. Attac affirme la nécessité d’une recontruction politique de la société, incluant une écologie politique et sociale

Regardez aussi l'excellent exposé (vidéo) de Geneviève Azam, maître de conférences en économie à l'Université de Toulouse, sur le biototalitarisme capitaliste ultralibéral. Biodiversité et sociodiversité sont interdépendantes et toutes les deux ne peuvent être défendues que par les mouvements sociaux qui se préoccupent de l'intérêt général et limitent la course aux profits et l'influence des lobbies et multinationales.

01/05/2008

Biotechnologie et privatisation du vivant par un capitalisme biototalitaire. Excellentes explications de Geneviève Azam (vidéo)

Geneviève Azam, maître de conférences en économie à l’université de Toulouse, donne des explications très claires sur le biototalitarisme capitaliste, sur le totalitarisme d’une raison réduite à sa seule dimension technoscientifique et qui cherche à dominer la nature. Vidéo Google que je n'ai pas réussi à insérer. Alors voici le lien: La privatisation du vivant

Tout commence par la confusion entre « invention » et « découverte », introduite volontairement dans les lois sur la propriété intellectuelle et les brevets. Le droit commercial permettra aux multinationales de toute sorte de tirer profit de la privatisation du vivant. Les techniques de manipulation du vivant opèrent une rupture anthropologique : le vivant auparavant gratuit acquiert une valeur marchande, une valeur d’échange, selon le mot de Marx. Pour ce faire, les marchands doivent créer une rareté, mettre fin à l’abondance et au don gratuit de la nature. C’est une entreprise totalitaire marquant une nouvelle étape du développement du capitalisme : celui-ci s’approprie la vie, la capacité du vivant à se reproduire, jusqu’à son entité la plus intime : le gène. Avec une véritable « guerre sociale » que livrent des firmes agro-alimentaires, agro-chimiques, biotechnologiques telles Monsanto contre les paysans, dont le savoir (la maîtrise des semences, etc.) serait désormais « improductif » et irrationnel face à la rationalité technoscientifique... La privatisation par les multinationales tend à s’approprier le bien commun, y compris sous les aspects culturels : notre rapport à la nature et au biologique, qui est le « socle sur lequel l’humanité s’est construite ». Le rapport à la nature et au monde devient purement technique. Les technosciences et biotechnologies cherchent à s’affranchir du donné biologique - gratuit -, à contrôler totalement la nature pour « recréer une autre nature », technicisée, morcelée en sources de profit.

 
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