07.09.2008
Le lobby pharmaceutique fait la loi en Suisse, sur les médicaments comme sur les brevets illimités en biotechnologie
« L'industrie pharmaceutique surveille de près le parlement » suisse, qui est en train de céder au lobbying et d’adopter une nouvelle « lex
pharma ». Les conséquences proprement effrayantes des conflits d'intérêts qui motivent la lâcheté des politiques sont dénoncées par Fabio Lo Verso dans plusieurs articles du quotidien Le Courrier. Le plus récent est paru le 6 septembre sous le titre La confédération multiplie les cadeaux aux pharmas. Il est suivi de plusieurs articles explicatifs plus anciens. Le dossier vaut la peine d’être lu en entier.
Quelques extraits pour les plus pressés :
03:01 Publié dans Ecologie politique et sociale vs. biototalitarisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : biopiratage, brevetage du vivant, biotechnologie, lobby, propriété intellectuelle |
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05.05.2008
Geneviève Azam lors du contre-Grenelle de l’environnement. Attac affirme la nécessité d’une recontruction politique de la société, incluant une écologie politique et sociale
Regardez aussi l'excellent exposé (vidéo) de Geneviève Azam, maître de conférences en économie à l'Université de Toulouse, sur le biototalitarisme capitaliste ultralibéral. Biodiversité et sociodiversité sont interdépendantes et toutes les deux ne peuvent être défendues que par les mouvements sociaux qui se préoccupent de l'intérêt général et limitent la course aux profits et l'influence des lobbies et multinationales.
07:48 Publié dans Ecologie politique et sociale vs. biototalitarisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : écologie politique, attac, biototalitarisme, intérêt général, multinationales |
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01.05.2008
Biotechnologie et privatisation du vivant par un capitalisme biototalitaire. Excellentes explications de Geneviève Azam (vidéo)
Tout commence par la confusion entre « invention » et « découverte », introduite volontairement dans les lois sur la propriété intellectuelle et les brevets. Le droit commercial permettra aux multinationales de toute sorte de tirer profit de la privatisation du vivant. Les techniques de manipulation du vivant opèrent une rupture anthropologique : le vivant auparavant gratuit acquiert une valeur marchande, une valeur d’échange, selon le mot de Marx. Pour ce faire, les marchands doivent créer une rareté, mettre fin à l’abondance et au don gratuit de la nature. C’est une entreprise totalitaire marquant une nouvelle étape du développement du capitalisme : celui-ci s’approprie la vie, la capacité du vivant à se reproduire, jusqu’à son entité la plus intime : le gène. Avec une véritable « guerre sociale » que livrent des firmes agro-alimentaires, agro-chimiques, biotechnologiques telles Monsanto contre les paysans, dont le savoir (la maîtrise des semences, etc.) serait désormais « improductif » et irrationnel face à la rationalité technoscientifique... La privatisation par les multinationales tend à s’approprier le bien commun, y compris sous les aspects culturels : notre rapport à la nature et au biologique, qui est le « socle sur lequel l’humanité s’est construite ». Le rapport à la nature et au monde devient purement technique. Les technosciences et biotechnologies cherchent à s’affranchir du donné biologique - gratuit -, à contrôler totalement la nature pour « recréer une autre nature », technicisée, morcelée en sources de profit.
03:32 Publié dans Ecologie politique et sociale vs. biototalitarisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : ogm, capitalisme biototalitaire, biotechnologie, guerre sociale, écologie politique |
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