La une des lecteursTous les blogsles top listes
Envoyer ce blog à un amiAvertir le modérateur

02/04/2014

"Gardasil: un scandale international ?" Conférence de presse avec des experts et des lanceurs d’alerte)

J'aurai le plaisir d'intervenir demain lors de la conférence de presse qui aura lieu le 2 avril à Paris, à la représentation du Parlement européen, au 288, Bd Saint-Germain. J'interviendrai sur les conflits d'intérêts. Le lien vers le dossier de presse (accessible en ligne, fort détaillé) sera rajouté après la conférence de presse.

Après le programme de la conférence de presse, je voudrais évoquer, dans un billet d'humeur, les difficultés que j'ai eu à faire entendre une voix critique sur le Gardasil, dès l'automne 2007, et parler pour la première fois d'un projet sur lequel j'ai beaucoup travaillé, qui a capoté à cause du Dr Alain Siary et de la SFTG. J'espère qu'ils assumeront ces actes. Et qu'ils réfléchiront aux conséquences, en pensant par exemple aux victimes qu'il y a eu depuis la fin 2011, à ces jeunes filles qui n'auraient peut-être pas eu le Gardasil si le projet que j'avais imaginé n'aurait pas capoté par la responsabilité du Dr Alain Siary et de la SFTG. Libre à eux de changer d'avis sur leur engagement, mais pas de tergiverser pendant 10 mois, puis de nier l'existence et l'intérêt même de cet engagement.


Mercredi 2 avril 2014 à 10h
 
Vaccin Gardasil : un scandale international?

 
A la Représentation du Parlement européen, 288 bd Saint Germain, 75007 Paris

                                                            

En présence de :
 
Christopher SHAW, neurologue, University of British Columbia, Canada
 
Lucija TOMLJENOVIC, PhD, Neural Dynamics Research Group, Dept. of Ophthalmology, University of British Columbia
 
Jean-Jacques BOURGUIGNON, père d'Océane, victime d'une SEP [sclérose en plaques] suite à une vaccination au Gardasil et Marie-Christine LOCHU, mère d’Orianne Lochu, victime d’effets secondaires graves du vaccin, Me Jean-Christophe COUBRIS, avocat de jeunes femmes victimes du Gardasil

François-Jérôme AUTHIER, professeur de neurologie à l'Hôpital Henri Mondor (avec le Pr Romain GHERARDI, sous réserve)

Laurent BELEC, virologue à l'Hôpital Georges Pompidou
 
Serge RADER, pharmacien, auteur d’une étude sur l'évolution des prix des vaccins
 
Elena PASCA, philosophe, membre du Conseil d’Administration de Sciences Citoyennes, créatrice du blog Pharmacritique

Lire la suite

09/08/2011

Arrêt d’un essai clinique du Gardasil en Inde: 7 décès, 120 effets indésirables graves, conflits d’intérêts, désinformation…

Texte largement complété le 9 août au soir

Dans plusieurs articles parus dans les media indiens, on apprend que le Conseil Indien de la Brinda Karat the Hindu.jpgRecherche Médicale (ICMR : Indian Council of Medical Research) a décidé en juin 2010 d’arrêter la vaccination par le Gardasil dans les deux régions Gujarat et Andhra, dans le cadre d'un essai clinique mené depuis juillet 2009 par Merck, les autorités régionales et l’ONG PATH basée à Seattle. Le programme visait à inclure des jeunes filles des couches sociales les plus pauvres (intouchables, musulmanes, etc.) et bénéficiait pour ce faire d’un financement de la Fondation Bill et Melinda Gates.

La députée communiste Brinda Karat a exigé l’arrêt immédiat de cette recherche médicale lorsque la presse a fait état du décès de sept jeunes filles et d’au moins 120 cas d’effets indésirables sévères après la vaccination par Gardasil. La députée a réclamé la mise en place d’une commission d’enquête indépendante afin de déterminer les responsabilités dans cet essai et de clarifier les conflits d’intérêts des puissances publiques et les conditions éthiques et scientifiques dans lesquelles se fait la recherche clinique en Inde, à travers des partenariats public-privé pour le compte de multinationales occidentales du médicament.

Brinda Karat a accusé Merck de désinformation délibérée et de publicité trompeuse sur le Gardasil.

L’affaire rebondit, et la presse indienne rend compte d’actions récentes et en cours, menées par Brinda Karat et diverses associations, qui aboutissent à une remise en question globale de la recherche clinique délocalisée en Inde et une réflexion sur les conséquences des conflits d’intérêts et des partenariats public-privé en santé. Des actions en justice sont exigées.

Lire la suite

18/12/2008

Gardasil et Cervarix : Astra Zeneca et la Fondation Nobel soupçonnées de corruption et conflits d’intérêts dans l’attribution du prix Nobel à Harald zur Hausen

Le prix Nobel attribué à Harald zur Hausen est censé récompenser les recherches sur les papillomavirus, mais consacre surtout le triomphe des conflits d’intérêts qui entachent le Gardasil et le Cervarix depuis leur conception, et ce partout où des centres publics de recherche travaillent avec les firmes pharmaceutiques et adoptent les méthodes de ces dernières, au mépris de leur mission d'intérêt général.

J'ai parlé dans cette note du réseau tentaculaire de conflits d’intérêts par lequel Merck, Sanofi Pasteur MSD et CSL ont imposé le Gardasil et empêché un vrai débat sur l’utilité de ce vaccin et son rapport bénéfices – risques. Et les exemples concrets ne manquent pas.

La question des conflits d’intérêts se corse et se pose directement en termes de corruption, puisque c’est ce chef d’accusation qui est envisagé par le procureur Christer van der Kwast, de l’office suédois de lutte contre la corruption. L’affaire a été révélée par la Radio suédoise (Sveriges Radio) et par le journal Dagens Medicin, que nous citerons plus loin, et ce à peine deux jours avant la remise officielle des prix, qui a eu lieu le 10 décembre. La lauréat Harald zur Hausen, qui se disait déjà énervé par la contestation des 13 médecins et scientifiques allemands signataires d’un manifeste critique contre le Gardasil (voir cette note), a maintenant des raisons de se lamenter…

 

Les révélations, les soupçons et l’enquête concernent le Comité Nobel qui attribue les prix Nobel de médecine ainsi que la firme Astra Zeneca, qui tire elle aussi un grand profit commercial de l’attribution du prix à Harald zur Hausen.

Lire la suite

23/11/2008

Gardasil: conflits d'intérêts du Pr Riethmuller, du Dr Prétet et de l'étude EDiTH, LA référence française intangible

J'anticipe sur un article plus long qui s'intéressera aux conflits d'intérêts qui entachent le Gardasil et le Cervarix en France. Un lecteur m'a Sanofi Pasteur MSD.jpgdemandé de parler déjà des liens financiers des auteurs de l'étude de référence en France - et puis cela facilitera la lecture...

 

On nous sert toujours l'étude EDiTH comme LA référence française censée démontrer que le Gardasil sera utile en France parce que les deux génotypes HPV contenus dans le vaccin sont présents chez nous à des mêmes taux qu'en Haïti... Mais posons-nous la question autrement: pour qui parle le Pr Didier Riethmuller? Et d'où parle-t-il? Interrogé par le journal 20 minutes, il a déclaré dans un entretien intitulé "Vers un cancer anecdotique" que le Gardasil est une révolution ( !!) et que "Avec l’arrivée du Gardasil, ce cancer peut devenir anecdotique d’ici à vingt ans". Il a pris soin de donner une fourchette d’âge très large pour assurer un marché conséquent au vaccin : celui-ci serait destiné en priorité "aux préados et ados. Mais la cible, c’est surtout les 11-13 ans." (Les autorités sanitaires ont dit 14 ans). Pour le Pr Riethmuller, Gardasil serait utile même aux femmes plus âgées, "mais son efficacité est maximale autour de 17 ans"… C’est une vue très démocratique : Gardasil pour tout le monde !

Mais est-ce le médecin qui parle ou le consultant pour Sanofi Pasteur MSD?

Lire la suite

22/10/2008

Pays-Bas : Perquisition chez Sanofi et GSK suite aux conflits d’intérêts concernant Gardasil et Cervarix. Le PS se mobilise

(Note largement complétée  et mise à jour)

 

Radio Netherlands Worldwide rend compte brièvement de la nouvelle et renvoie à l’émission Zembla de la chaîne de télévision VARA. Dans gsk_logo.jpgson numéro du 19 octobre, celle-ci relate le scandale qui secoue les Pays-Bas quant au Gardasil et au Cervarix. Des perquisitions ont eu lieu aux sièges de Sanofi Pasteur MSD et de GSK dans le cadre d’une enquête menée par l’Inspection des affaires de santé. Le Parti socialiste a demandé un débat parlementaire sur l’influence trop grande de l’industrie pharmaceutique sur les décisions de santé ainsi que sur le marketing agressif de celle-ci, et ce par la voix de la présidente de son groupe parlementaire à la Deuxième chambre, qui se trouve être la Dre Agnes Kant, médecin épidémiologiste... Elle a condamné publiquement certains membres de la Commission consultative en santé, qui Sanofi Pasteur MSD.jpgconseille le ministère sur des questions de santé publique et qui a recommandé un programme de vaccination généralisée. Or il s’avère que plusieurs de ses membres sont des consultants pour les firmes, dont ils ont reçu des financements ou d’autres formes de paiements. Conflits d’intérêts dans toute leur bassesse…

Lire la suite

13/10/2008

Gardasil, Cervarix : Merck et GSK ont un réseau colossal de conflits d'intérêts politiques et médicaux

Le New York Times a publié le 19 août un excellent article intitulé "The Evidence Gap. Drug Makers’ Push Leads to Cancer Vaccines’ Rise" (L’écart entre la publicité et les preuves : Les stratégies marketing des firmes augmentent le taux de vaccinations).gaspillage d'argent.jpg

Ce long texte très bien documenté nous permet de comprendre pourquoi presque tous les professionnels de santé et les politiques répètent comme des perroquets les mêmes arguments publicitaires et font ce qu’il faut pour augmenter les chiffres de vente. La publicité et ce discours uniformisé et globalisé sont portés par une véritable armée de médecins, infirmiers, hommes politiques, associations de patients, institutions publiques et autres, payés très généreusement par Merck et GSK. (N'oublions pas Sanofi Pasteur MSD et CSL, même si l'article se focalise sur les deux labos à l'origine du commerce de ces vaccins). C’est l’argent qui parle et les perroquets font du copier/coller pour diffuser le message.

Et lorsqu'autant de monde a un intérêt financier (ou de prestige) à ce que le Gardasil et le Cervarix se vendent bien, la promotion à tous les niveaux et les décisions politiques intéressées s’accompagnent d’efforts de censure du débat sur l’(in)utilité, les incertitudes et les risques de ces vaccins.

Pharmacritique vous propose une traduction de plusieurs fragments portant surtout sur les conflits d’intérêts et la corruption.

Lire la suite

05/06/2008

Gardasil: Carlos Alvarez-Dardet dénonce les mensonges du lobby pharmaceutique sur un vaccin à efficacité non démontrée, expérimenté directement sur la population

"Le fait qu’une piste d’investigation se montre prometteuse doit motiver le gouvernement à financer plus d’études, mais nous ne No vivisezione.jpgpouvons pas faire des expérimentations sur la population"

Voici un entretien décapant avec le Pr Carlos Alvarez-Dardet, paru le 2 décembre 2007 dans la Gazette de la Socamfyc (Société de médecine générale des Iles Canaries).

L’épidémiologiste Carlos Alvarez-Dardet, professeur de santé publique à l’université d’Alicante et directeur du Journal of Epidemiology and Community Health, est le fondateur et la figure de proue de la résistance espagnole au Gardasil. Résistance exprimée dans un manifeste publié par le journal El Pais expliquant les raisons pour lesquelles il est impératif d’obtenir un moratoire dans la vaccination par Gardasil et appelant à signer une pétition en ce sens. Plus de détails dans cette note.

L’entretien s’intitule La industria debe aclarar a quién paga por promover la vacuna del cáncer de útero ("L’industrie pharmaceutique doit dévoiler qui elle paie pour faire la promotion du vaccin contre le cancer du col de l’utérus").

Lire la suite

03/06/2008

Les conflits d’intérêt: tare de naissance du Gardasil. Constella Group fait de la pub pour Merck et GSK, établit la liste d'agents oncogènes et recueille les effets secondaires au VAERS...

Il faut remonter un peu dans le temps pour mieux comprendre à quel point ce vaccin est un énorme conflit d’intérêts et sa généralisation une 357304613.jpg« folie » dans un vide démocratique qui permet des collusions d'intérêts entre politiques et firmes pharmaceutiques, comme le disait le Pr Alvarez-Dardet. Lorsque des hommes politiques nous vendent un vaccin avant même que les "experts" se prononcent là-dessus, on sait d'avance quelle sera la décision...

(C’est Alvarez-Dardet et l’excellente revue allemande indépendante Arznei-Telegramm qui ont ouvert le feu de la critique en Europe. Et l’opinion publique allemande est de plus en plus hostile au Gardasil (nous avons parlé de cela comme des analyses de la revue dans plusieurs notes réunies sous les catégories Gardasil (divers) et Gardasil : très critiqué à l’étranger).)

L’article d’un chien de garde (« watchdog ») américain, paru dans le Journal Sentinel en avril 2007, parle des débuts de l’affaire Gardasil, aux Etats-Unis, avec Merck dans le rôle principal (de distributeur de billets) et les institutions de santé publique comme figurants plumés… Entre les deux, l’une de ces sociétés privées spécialisées dans la sous-traitance médicale, travaillant par projets, sous contrat soit avec une institution publique soit avec un laboratoire privé. D’où leur nom : contract research organizations (CRO) ou sociétés de recherche sous contrat (SRC).

Mais il y a comme un léger problème quand la même CRO est payée en même temps par les autorités fédérales américaines et par un laboratoire, et ce pour travailler sur le même sujet… Un énorme conflit d’intérêt qui devrait suffire à lui seul à discréditer les produits de ce travail… Le Gardasil, en l’occurrence, puisque la CRO Constella Group a été partie prenante dès le départ.

Lire la suite

31/05/2008

Un médecin australien ose critiquer le Gardasil et se fait rappeler à l’ordre par l’université… financée par la firme qui commercialise le vaccin

Le Dr Andrew Gunn, enseignant en médecine générale à l’université de Queensland en Australie, a eu conflits d'intérêts,corruption,université,liberté d'expression,désinformation médicaledébut avril un blâme de l’université après avoir exprimé ses réserves vis-à-vis du Gardasil et de son marketing lors d’une émission d’ABC Radio. Et le comble : la faculté de médecine voulait qu’il adresse des excuses au fabricant du vaccin… Le blog Scientific Misconduct dit à juste titre que l’université du Queensland a signé ce jour-là son ticket de « sortie du monde scientifique civilisé ». Pour entrer, pourrions-nous ajouter, dans le monde du profit motus et bouche cousue, non, trop pleine de billets, repas, stylos et autres voyages.

Il se trouve que cette université est copropriétaire du brevet et « collabore » avec la firme CSL (équivalent australien de Sanofi Pasteur MSD) dans la fabrication et la commercialisation du Gardasil. Ce qui veut dire que la firme pharmaceutique finance, donc décide, contrôle et... réprimande…

Lire la suite

27/02/2008

Gardasil. Sanofi Pasteur MSD désinforme sur le taux de cancer du col de l'utérus, selon Arznei-Telegramm

Voici la traduction d'un court encadré publié dans le numéro de novembre 2007 de la revue médicale allemande Arznei- Arznei-Telegramm logo2.jpgTelegramm. L'encadré accompagne un article qui parle du Cervarix de la firme GSK et dont nous publierons la traduction dans quelques jours.

Il ne s'agit pas d'un amalgame entre Gardasil et Cervarix, ni entre les deux firmes. Mais il est certain que la désinformation créée au départ par Merck et reprise par Sanofi Pasteur MSD sert les intérêts des deux vaccins. GSK peut même faire des économies côté publicité, puisque Merck et Sanofi Pasteur MSD l'assurent à sa place... La désinformation - ou la manipulation des chiffres - porte sur les pourcentages du cancer du col de l'utérus et le taux de décès à cause de cette maladie ainsi que sur la fréquence des génotypes HPV 16 et 18. La désinformation profite à la vente du Gardasil comme du Cervarix, puisque les deux sont censés protéger contre l'infection par ces mêmes deux types de papillomavirus à haut risque oncogène. (Les types HPV 6 et 11, en "supplément" dans le Gardasil, si l'on ose dire, étant responsables de verrues génitales).

A noter que les chiffres relevés par Arznei-Telegramm pour l'Allemagne concernent le cancer du col de l'utérus dû à TOUS les génotypes HPV considérés comme oncogènes: à haut risque de provoquer des lésions précancéreuses. Ils sont au nombre de quinze ou seize, selon les différentes sources. Il ne faut pas oublier que même une infection persistante avec un génotype de papillomavirus humain à haut risque est une cause nécessaire mais pas suffisante pour provoquer une dysplasie de haut grade et encore moins un cancer.

Lire la suite

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu