18.09.2011
La santé publique dans tous ses états: Questions au Dr Alain Braillon, un expert trop indépendant (II)
Ceci est la deuxième partie de l'interview que j'ai faite avec le Dr Alain Braillon pour Pharmacritique
et la Fondation Sciences Citoyennes. (La première partie est sur cette page, car le format blog ne permet pas de textes longs). Photo: Magali Delporte / Viva.
Elena Pasca: L’un des objectifs en fonction desquels les médecins généralistes signataires du CAPI obtiendront leur prime à la performance, c’est le taux de mammographies. Qu’en pensez-vous ?
Alain Braillon: L’Assurance Maladie a décidé de donner un bonus financier aux médecins s’ils remplissent certains objectifs. C’est le CAPI [NdR : contrat d’amélioration des pratiques individuelles]. Parmi ces objectifs, il y a le pourcentage de femmes de 50 à 70 ans qui aura participé au dépistage du cancer du sein.
Cette initiative pose d’abord deux problèmes :
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31.03.2011
La Suède suspend le Pandemrix à cause de la narcolepsie. Michèle Rivasi réitère sa demande de retrait européen
L’Agence suédoise du médicament (Läkemedelsverket, équivalent de notre AFSSAPS) a rendu publics le 29 mars 2011 les résultats d’une
étude dans les registres de l’assurance-maladie de quatre régions (détails plus bas) comprenant 57% de la population du pays.
81 notifications de narcolepsie ont été faites, mettant en question le Pandemrix, dont 69 cas concernent des enfants et adolescents de moins de 20 ans.
Les résultats suggèrent un risque quatre fois plus élevé de développer une narcolepsie dans les deux - trois mois suivant la vaccination par Pandemrix des moins de 20 ans. Ils vont dans le même sens que l’étude finlandaise, qui a conclu sur un risque neuf fois plus élevé de narcolepsie chez les moins de 19 ans. Aucun risque n’a été constaté chez les adultes.
Au vu de ces résultats, qui devront être complétés pour compenser certaines limitations de l’étude, l’agence suédoise du médicament déconseille le Pandemrix chez les moins de 20 ans.
L’eurodéputée Michèle Rivasi (photo du site des Verts lyonnais) avait déjà interpellé la Commission européenne à ce sujet (voir l’article de Pharmacritique, qui rend compte aussi de l’étude finlandaise). Elle s’adresse de nouveau à John Dalli, le commissaire européen de la DG SANCO (direction générale pour la santé et la protection des consommateurs), demandant que la Commission européenne retire l’AMM (autorisation de mise sur le marché) du Pandemrix chez les moins de 20 ans. Le communiqué de presse daté d’aujourd’hui (31 mars) s’intitule : « Pandemrix : La Commission européenne est-elle atteinte de Narcolepsie ? »
19:22 Publié dans Grippe A H1N1, Tamiflu, vaccins antigrippe A | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
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28.03.2011
Vaccin Pandemrix : cause "probable" des cas de narcolepsie en Finlande. Risque élevé pour tous les enfants vaccinés
Pour compléter l'information disponible sur Pharmacritique à ce sujet 
Selon un communiqué de l'Institut national finlandais pour la santé (THL) daté du 1er février 2011 et rendu public par une dépêche de l'Agence France Presse, le PANDEMRIX° de GSK est la cause "probable" de l'augmentation importante de cas de narcolepsie en 2009 et 2010 en Finlande. Une augmentation trois fois supérieure aux taux de narcolepsie enregistré chez les enfants et adolescents les trois années précédant cette vaccination. (Image tirée de cette page de Wikipédia).
"Actuellement, l'explication la plus probable est que l'augmentation des cas de narcolepsie est due à l'effet conjoint du vaccin et d'un ou plusieurs autres facteurs". "L'association observée est si évidente qu'il est improbable que d'autres facteurs dits collatéraux puissent expliquer le phénomène", car dans 90% des cas de narcolepsie, les adolescents ont été vaccinés par Pandemrix. Les symptômes se sont déclarés dans les deux à dix semaines suivant la vaccination.
Pour ne rien exclure, d'autres recherches seront menées à bien avant un rapport final au mois d'août. La plus haute autorité sanitaire finlandaise estime que les enfants et adolescents de 4 à 19 ans vaccinés par Pandemrix (vaccin adjuvanté contre la grippe A H1N1) ont un risque neuf fois plus élevé de souffrir de narcolepsie. En France, six cas ont été enregistrés, mais notre pharmacovigilance s'est hâtée de nier tout rapport avec le vaccin.
En tout, 90 millions de personnes ont été vaccinés par Pandemrix dans 19 pays européens, dont 2,5 millions en Finlande.
A noter que, de même qu’en septembre 2010, le Comité pour les médicaments à usage humain (CHMP) de l’agence européenne du médicament (EMA) a réaffirmé dans un communiqué de presse du 18 février 2011 qu’il n’était pas possible d’établir un lien de causalité entre Pandemrix et narcolepsie et que le rapport bénéfices-risques restait positif. (“European Medicines Agency reviews further data on narcolepsy and possible association with Pandemrix. Causal relationship not established; further study results awaited”).
*
J'ai rendu compte dans cet article, relayant la demande de l’eurodéputée Michèle Rivasi de retrait du Pandemrix chez les moins de 20 ans - du nombre de cas de narcolepsie enregistrés dans plusieurs pays européens en lien avec le Pandemrix.
Et les 35 articles parus sur Pharmacritique depuis l'été 2009 au sujet de la grippe AH1N1 - accessibles en descendant sur cette page - montrent les mises en garde en particulier quant aux adjuvants (squalène, cellules MDCK...), que j'ai relayées en présentant et en traduisant surtout des travaux allemands (et quelques espagnols).
La revue allemande indépendante Arznei-Telegramm a été comme toujours très lucide sur les risques des adjuvants et les pratiques douteuses de Glaxo Smith Kline, sans pour autant dévier des pratiques scientifiques.
Quelques exemples : « Grippe A: un vaccin douteux aux adjuvants risqués sera expérimenté directement sur la population », déplorait Arznei-Telegramm au mois d’août 2009, après un long travail d’explicaiton sur le caractère bénin de cette grippe. Ces propos ont été repris par des media allemands qui ont fait très tôt un remarquable travail d’investigation sur l’inefficacité et les effets secondaires du Tamiflu, sur les divers vaccins, les méthodes douteuses des laboratoires et des leaders d’opinion impliqués dans cet immense business. (A propos des affaires et des conflits d’intérêts, voir aussi le documentaire « Un virus fait débat » diffusé par ARTE en octobre 2009, pour lequel j’ai eu le plaisir de conseiller deux journalistes allemands et dans lequel j’ai fait une brève apparition).
La revue estimait que Focetria et Pandemrix – adjuvantés au squalène -, autorisés sans évaluation digne de ce nom, pourraient être plus dangereux que la grippe AH1N1, que le Celvapan (avec des cellules MDCK) n’était pas plus sûr que les vaccins au squalène, rappelait que les Etats-Unis n’ont pas autorisé de vaccins adjuvantés mais ont demandé que tous les vaccins contre la grippe A H1N1 soient produits selon les schémas classiques de fabrication des vaccins contre la grippe saisonnière. Aucune dimension essentielle du problème n'a échappé à Arznei-Telegramm. Chapeau bas, encore une fois!
Elena Pasca
© Pharmacritique
00:39 Publié dans Grippe A H1N1, Tamiflu, vaccins antigrippe A | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
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10.03.2011
Michèle Rivasi demande la suspension du vaccin Pandemrix chez les enfants (narcolepsie)
Avant de citer le communiqué de presse de l’eurodéputée Michèle Rivasi, voici quelques données chiffrées précises extraites de l’analyse
de ECDC (European Centre for Disease Prevention and Control), publiée le 2 mars :
Il ne s’agit plus d’un problème limité à la Finlande et aux pays nordiques, car jusqu’au 27 janvier 2011, 162 notifications suggérant une narcolepsie en lien avec le vaccin contre la grippe A H1N1 Pandemrix (du laboratoire GSK) ont été reçues par la pharmacovigilance européenne EudraVigilance. 55 signalements viennent de Finlande, 20 de France, 8 d’Allemagne, 2 d’Irlande, 1 des Pays-Bas, 10 de Norvège, 1 du Portugal, 61 de Suède. Auxquels s’ajoutent 3 signalements venus d’Islande et 4 de Suisse.
Il faut souligner qu’en Suède, 59% de la population a été vaccinée et que sur les 61 cas suédois, 53 touchent des enfants et adolescents de moins de 20 ans.
Voici le texte de l’ECDC d’où sont extraites les données: "Reports of cases of narcolepsy and cataplexy in children and adolescents in Finland, Iceland, and Sweden”.
10:48 Publié dans Grippe A H1N1, Tamiflu, vaccins antigrippe A | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
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11.02.2011
Antivaccin et scientistes prédisant l'apocalypse par les vaccins ou par la grippe A: autocritique ou rationalisations un an après?
J'ai écrit cet article d'une traite, le 22 décembre 2010. Il est resté dans un tiroir. Je le poste tel quel, sans relecture. Certains n'apprécieront
pas, mais je ne suis pas là pour me faire des amis. Le problème abordé est important, par-delà la forme brute et spontanée.
Le 22 décembre 2009, j'ai reçu (sur une messagerie privée (!)) un courriel furieux que je trouve assez représentatif de l'ensemble de ce qu'on m'a jeté à la figure à cause du travail d'information de Pharmacritique sur la grippe AH1N1 et les vaccins. L'expéditrice me donnait rendez-vous un an après pour constater les conséquences "eugénistes" (et autres) des vaccins contre la grippe A H1N1, mais pas seulement, puisqu'elle citait aussi un vaccin contre l'hépatite B. Elle disait qu'un an après, l'irresponsabilité de mon argumentaire serait clairement démontrée dans les faits qui n'allaient pas manquer de se produire... (A l'époque, je ne voulais pas céder aux peurs ambiantes et avais aussi demandé aux commentateurs médecins de ne pas donner des conseils personnalisés qui inciteraient les gens à ne pas se faire vacciner par peur des effets secondaires. Ce n'est pas le rôle d'un blog / site internet de se substituer à la consultation médicale et d'aller au-delà d'informations générales, certes sourcées et référencées, données pour faire réfléchir et aider à la formation d'un esprit critique).
Je me demande où est l'hécatombe annoncée par des experts scientistes tels Antoine Flahault, d'une part (30.000 morts), mais aussi, d'autre part, par des antivaccinalistes tels Marc Girard (60.000 victimes des vaccins, de mémoire), sans parler des antivaccinalistes les plus extrêmes, ceux adeptes de la théorie du complot / conspiration mondiale, qui voyaient de l'eugénisme au bout de l'aiguille, décimant un quart de l'humanité.
Est-ce que les deux parties viendront reconnaître leurs erreurs et surtout les conséquences désastreuses que leurs approches - qui se nourrissent l'une l'autre, dialectiquement - ont sur la réaction des citoyens face à des éventuels problèmes réels de santé publique?
Le doute est primordial pour la méthode. La philosophe que je suis va encore plus loin. Mais le doute doit être fondé, argumenté, pas amplifié du fait de la transmission par les réseau sociaux - problème que je souligne à nouveau -, ni basé sur des idéologies et des convictions et modes de vie personnels qui permettent de présenter les faits dans la lumière voulue...
Peut-on admettre que - pour démontrer l'inefficacité et les failles du système - certains mélangent pommes et poires, par exemple en passant des vaccins antigrippe aux vaccins contre l'hépatite B et de celui-ci au Médiator, comme si c'était la même chose? Les antivaccinalistes le font, mais ce qui me paraît plus problématique, c'est qu'un expert désormais très médiatique et ayant beaucoup de suiveurs (sans trop de recul critique) tels que Marc Girard n'est pas loin de faire la même chose. En particulier dans son livre, qui passe confusément d'un dossier à un autre, d'une accusation à une autre, sur un ton de règlement de comptes que j'ai déjà critiqué (et il m'en a voulu, mais tant pis). Une certaine réserve idéologique et une certaine retenue devrait être de mise lorsqu'on parle en tant qu'expert.
Car autrement, quelle différence entre les faits déformés par les conflits d'intérêts matériels avec les industriels et ceux déformés du fait d'une vision idéologique qui oriente l'interprétation? Comme disait Nietzsche, il n'y a pas de faits, il n'y a que des interprétations. Comment sortir de ce relativisme qui rend impossbiles à la fois la science et la morale? Il faut d'abord distinguer entre foi et savoir. Puis s'en tenir à une méthode rigoureuse. Seule l'information issue d'études et interprétations faites selon des paramètres méthodologiques très stricts et rigoureux, vérifiables et reproductibles, exempts de sources de biais et de conflits d'intérêts - seule celle-là devrait être prise comme un argument valable - mais pas une certitude - dans une lecture critique aux sources multiples dont nous ne pourrons jamais nous dispenser.
Je n'adhère ni aux certitudes scientistes à la Antoine Flahault, Jean-François Delfraissy, Claude Hannoun ou d'autres experts ayant des conflits d'intérêts, ni aux certitudes presque inversement symétriques des antivaccinalistes. Tout cela - et surtout ce que je pense des conséquences de cet épisode symptomatique de la destruction de la raison - est détaillé dans l'analyse faite en décembre 2009: "Grippe A H1N1: valse des morts pour attiser les peurs. Dialectique des contraires entre l'apocalypse des scientistes et l'hécatombe des antivaccinalistes".
L'article est toujours d'actualité, parce que j'y ai posé le problème des conséquences de toutes ces exagérations dé-raisonnables, qu'elles soient scientistes ou irrationalistes, sur l'exercice même de la raison et les limites éthiques de la science, sur l'esprit critique des gens et les habitudes prises pour s'informer: des rumeurs juxtaposées et mâtinées de quelques éléments véridiques, des idéologèmes appliqués sans recul critique à des faits non analysés - cela suffirait pour être crédible de nos jours... Triste état de la raison! On se fie aux experts et aux idéologues de son camp, ou alors aux autorités - avec le même aveuglement dans les deux cas. Les préjugés, stéréotypes et autres biais de la connaissance jouent à plein et évitent de penser par soi-même... C'est certes leur rôle en tant que repères dans la connaissance, mais uniquement à un stade primitif, initial, le temps d'une première orientation. S'arrêter là, c'est s'aveugler volontairement, se poser non pas des limites, mais des bornes. Des oeillères. Or je n'en veux pas, quelle qu'en soit l'origine, quelles que soient les "compétences expertales" des leaders d'opinion de tous bords et de toutes castes.
C'est ainsi - et non pas comme une question de personnes - qu'il faut comprendre mon attitude, ici ou ailleurs. Pourquoi certains qui vantent les mérites de l'indépendance ne la supportent pas dans faits, surtout lorsqu'on l'applique à eux aussi ? Doit-on définir un camp, puis être indépendant du camp d'en face, mais dépendant des leaders d'opinion de son propre camp? Ce n'est même pas logique... Alors éthique, encore moins... Quant à la morale... Une telle attitude de partialité partisane la rend impossible.
02:39 Publié dans Grippe A H1N1, Tamiflu, vaccins antigrippe A, Vaccins, recommandations vaccinales, Prévenar | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
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24.05.2010
Australie: Décès d’une enfant et des dizaines de convulsions fébriles suite au vaccin trivalent antigrippe, incluant le A H1N1
Le 4 mai paraissait sur le site du British Medical Journal l’article de Melissa Sweet "Australia suspends seasonal flu vaccination of young
children" (BMJ 2010;340:c2419).
On apprend que l’Australie prolonge la suspension – décrétée le 23 avril - de la vaccination des enfants de moins de 5 ans par le vaccin trivalent contre la grippe saisonnière. Les autorités attendent les résultats d’une enquête sur la vague de convulsions fébriles enregistrée suite à ce vaccin fabriqué par CSL, en plus du décès d’une fillette de deux ans, en rapport chronologique avec le vaccin, mais considéré toujours comme "non élucidé" par la société savante financée par l'industrie qui s'est prononcée sur ce cas.
09:11 Publié dans Grippe A H1N1, Tamiflu, vaccins antigrippe A | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
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Affaires illégales de Roche et pressions maximales pour vendre du Tamiflu, selon un ancien employé
Lors d'un procès aux prud'hommes intenté par un ancien employé de Roche, John Miller, celui-ci a dévoilé certains stratagèmes douteux
utilisés par la filiale britannique du laboratoire suisse. Ce dernier aurait imposé aux visiteurs médicaux des objectifs de vente de Tamiflu (l'antiviral oseltamivir) chiffrés à 15 à 20 millions de livres sterling rien que pour une période de neuf mois de l'année 2006. Les visiteurs médicaux devaient se servir de la menace d'une épidémie imminente de grippe - et des peurs générées par la grippe aviaire -, et ne devaient pas s'embarrasser des lois qui limitent aux professionnels de santé la gestion / prescription de tels médicaments.
Nous apprenons par le même article du Financial Times en date du 21 mai, "Roche Accused Over Illegal Tamiflu Deals", que le laboratoire n'aurait pas non plus respecté ce qui avait été décidé par les autorités, à savoir le schéma de distribution prioritaire du Tamiflu considéré alors comme une ressource rare devant être stockée en priorité par des puissances publiques.
D'autres détails à lire dans l'article.
Dans la catégorie "Grippe A H1N1, Tamiflu, vaccins antigrippe..." de Pharmacritique, vous pourrez lire d'autres articles sur des sujets tels: l'inefficacité du Tamiflu, les résistances de bon nombre de souches virales, les effets secondaires, le fait que le médicament était pratiquement condamné à disparaître et n'a été sauvé in extremis que par le marketing de la peur, de même que les méthodes de Roche, telles les pressions sur les autorités pour l'achat de stocks énormes selon les conditions définies par la firme.
© Pharmacritique. Aucune reproduction sans accord préalable.
07:57 Publié dans Grippe A H1N1, Tamiflu, vaccins antigrippe A | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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27.01.2010
Enquête parlementaire sur les liens entre experts, labos et politiques dans la gestion de la grippe A H1N1? Soutenons l'initiative du sénateur Autain!
J'ai relayé par le passé plusieurs initiatives du sénateur François Autain, l'un des rarissimes hommes politiques français à vouloir endiguer
les dérapages de l'industrie pharmaceutique et l'immense réseau de conflits d'intérêts qu'elle entretient au détriment du bien commun des citoyens et de notre santé à tous.
Nous les avons pourtant tous élu pour cela, nos hommes et nos femmes politiques: pour représenter l'intérêt général et ne pas courber l'échine devant la puissance financière et les courtisaneries du lobby pharmaceutique ou de quelque groupe d'intérêts privés que ce soit.
Et pourtant, force est de constater que les abus et les dérapages des industriels sont légion, rendus possibles par le copinage avec les politiques qui ne font rien pour combler le vide législatif et juridique français, et donc pour donner des moyens de répression (et de dissuasion) en la matière. Quelle que soit la gravité du scandale sanitaire, du pantouflage, des actes sous influence de tel politique, haut fonctionnaire, expert ou médecin, on ne voit aucun procès intenté par les puissances publiques françaises. Ni à eux ni à l'industrie pharmaceutique. Et aucune possibilité pour les usagers et leurs associations d'avoir une défense et une protection dignes de ce nom. Dans le sens contraire, les poursuites-bâillon et autres moyens d'intimidation des citoyens - visant à museler les lanceurs d'alerte et toute forme d'expertise citoyenne - fleurissent sans que quiconque se pose la question des dangers qu'entraîne cette élimination progressive de toute source d'information indépendante et non intéressée.
Aucun mécanisme de démocratie participative ne permet la participation et la délibération effectives des citoyens sur les questions politico-sanitaires. Aucun dispositif législatif ne permet d'investiguer et de réprimer sérieusement les dérapages des industriels. Aucun garde-fou n'existe, et rien ne permet d'endiguer lobbying, conflits d'intérêts, pantouflage et autres épiphénomènes traduisant cette même tendance à piétiner allègrement l'intérêt général au nom des profits boursiers et des retombées financières et autres pour toute la valetaille des industriels, qu'elle soit sur les bancs des assemblées politiques, dans les agences sanitaires, dans les cabinets médicaux ou partout ailleurs.
On constate de nouveau que François Autain mérite, lui, la confiance des usagers. Il mérite d'avoir le plus large soutien possible pour son travail de salubrité publique. Travail auquel nous tous pouvons et devons participer, chacun à sa façon, pour commencer enfin à nettoyer les écuries, à assainir cette infection permanente, cette septicémie chronique entraînée par les conflits d'intérêts dont les conséquences ont été une fois de plus illustrées par le fiasco de la grippe A H1N1. Que l'on ne s'y trompe pas! Ce qui s'est passé là n'est ni isolé, ni unique. Mais la dimension ouvertement planétaire et l'écho médiatique ont rendu cette situation malsaine plus facilement perceptible pour l'opinion publique.
Ce scandale permet à tout un chacun de réaliser à quel point les industriels et leur valetaille scientifique et politique jouent avec notre santé pour des raisons bassement économiques. Nous devrions saisir cela comme une occasion d'insister sur une refonte globale et urgente du système d'expertise et de prise de décision politico-sanitaire dans son ensemble, de préférence avant que la santé publique ne collapse. Nous devons exiger un changement radical et ne pas nous laisser endormir par les berceuses que sont les discours de congratulation réciproque, tels qu'entendus à la consternante réunion de la Haute autorité de santé en date du 10 décembre 2009. Le titre prometteur, "Expertise et conflits d'intérêts", et l'actualité de la question n'ont pas empêché les leaders d'opinion présents de dire que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes en matière de conflits d'intérêts... (Voir à ce titre la protestation de la Fondation Sciences Citoyennes contre cette coupure stupéfiante entre les experts et le commun des mortels et les dangers qu'elle entraîne, sur cette page et celle-ci, par exemple. La Fondation et le réseau ETAL dont elle fait partie portent plusieurs propositions fort bien étayées sur ces questions liées à l'expertise, aux lobbying et aux conflits d'intérêts en santé et dans tous les domaines).
François Autain et d'autres sénateurs cités plus bas ont déposé le 21 janvier une proposition de résolution "visant à créer une commission d'enquête sur le rôle des firmes pharmaceutiques dans la gestion par le Gouvernement de la grippe A (H1N1)v". Ce qui veut dire aussi "faire toute la transparence sur les éléments d’informations délivrés aux gouvernants par les experts, leur indépendance et les éventuelles incidences des possibles conflits d’intérêts dans la prise de décision des pouvoirs publics."
En voici le texte intégral (il vient juste de paraître sur le site du Sénat). (L'image est tirée du site Radicarl.net).
03:23 Publié dans Grippe A H1N1, Tamiflu, vaccins antigrippe A | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note
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11.01.2010
Roselyne Bachelot révèle la vérité sur les effets secondaires des vaccins contre la grippe A H1N1!
04:16 Publié dans Grippe A H1N1, Tamiflu, vaccins antigrippe A | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
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07.01.2010
Enquête du Conseil de l'Europe sur les conflits d'intérêts autour de la grippe A et le business de vaccins non testés
A l'initiative du député social-démocrate allemand Wolfgang Wodarg, interviewé aussi dans le documentaire "Un virus fait débat"
(NDR pour ARTE) qu'on peut visionner sur cette page, le conseil de l'Europe lance une commission d'enquête sur les conflits d'intérêts entre instances décisionnaires et laboratoires pharmaceutiques producteurs de vaccins. Il pourrait y avoir un "débat d’urgence" lors de son assemblée parlementaire de janvier. Les firmes sont (enfin!) suspectées d'une énorme intox qui a permis un business planétaire avec des vaccins incertains.
Wolfgang Wodarg est lui-même médecin épidémiologiste spécialisé dans les affections pulmonaires et préside la commission santé au sein du Conseil de l'Europe. Il ne mâche pas ses mots, et on aimerait bien avoir de tels hommes politiques en France, qui dénoncent à la fois l'absence de transparence, l'absence de contrôle démocratique et les niveaux multiples de conflits d'intérêts, voire de corruption, entre les laboratoires et les autorités de régulation nationales et internationales.
03:35 Publié dans Grippe A H1N1, Tamiflu, vaccins antigrippe A | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
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