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24/12/2009

Conflits d'intérêts forme de lobbying: une filiation dénoncée par le réseau ETAL et la Fondation Sciences Citoyennes

Une table ronde consternante a eu lieu le 10 décembre 2009 à la Haute autorité de santé (HAS), sous le titre pourtant conflits d'intérêts American College of Physicians.jpgprometteur "Expertise et conflits d'intérêts". Divers acteurs majeurs du système actuel de santé et d'expertise sanitaire - HAS, l'industrie pharmaceutique (LEEM), l'AFSSA (agence de sécurité alimentaire), des leaders d'opinion associatifs et médicaux (Nicolas Danchin, EURORDIS), Christian Vigouroux (Conseil d'Etat), Pierre Chirac (rédacteur de la revue "Prescrire") étaient là pour vanter l'excellence du système, banaliser les conflits d'intérêts, tenir des discours de congratulation réciproque et se renvoyer des politesses. A l'exception, mais à peine perceptible tant il était poli et sage, du rédacteur de "Prescrire".

Ce que je voudrais souligner ici, c'est une dimension absente du débat, à savoir le rapport intrinsèque entre conflits d'intérêts et lobbying. Le peu de fois où l'influence et le lobbying ont été mentionnés, c'était pour faire un acte d'équilibrisme (digne de cirques moins savants) visant à les distinguer des conflits d'intérêts, des liens financiers ou autres que les experts et autres gros pontes et associations ou sociétés savantes entretiennent avec l'industrie pharmaceutique. (Illustration tirée de ce site).

Or les conflits d'intérêts constituent la forme la plus répandue et la plus parfaite de lobbying, dans la mesure où les intérêts des lobbies sont transposés dans des expertises considérées comme scientifiques, donc neutres, qui fondent les décisions politiques. Les intérêts privés, particularistes, traduits en "science" par les experts payés par des industriels, se confondent, suite à la décision politique, avec l'intérêt général... Et la transparence n'y changera rien, n'en déplaise à Christian Vigouroux, conseiller d'Etat qui a défendu cette distinction lors de la table ronde et a légitimé l'existence des groupes d'influence, des activités de lobbying et de la recherche d'influence en général, pourvu que cela soit transparent et déclaré.

Je voudrais opposer à cela la position du réseau de veille et d'action citoyennes ETAL (Encadrement et transparence des activités de lobbying) et de la Fondation Sciences Citoyennes, rappelée ici à partir du compte-rendu d'une audition au Sénat fin septembre, dans le cadre d'un groupe de travail sur l'encadrement des activités de lobbying et des groupes d'intérêts. Le vice-président du Sénat, Jean-Léonce Dupont, a lui aussi essayé d'évacuer du débat cette question décidément très épineuse du rapport entre conflits d'intérêts et lobbying. L'exemple donné lors de cette audition pour tenter de dépasser ce saucissonnage des divers aspects du lobbying est précisément celui de l'industrie pharmaceutique influençant la décision politique à travers les travaux des experts qu'elle paye. J'ai réalisé lors de la table ronde de la HAS que ce texte garde toute son actualité et est pertinent pour Pharmacritique, de même que les critiques d'ETAL relatives au lobbying en général.

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23/12/2009

Vaccination grippe A H1N1: consentement éclairé ou propagande ?

Par Annick vaccination grippe A.jpg

D’abord plantons le décor : je suis médecin libéral, gynécologue pour être exacte, et j’ai un fils asthmatique… Vous imaginez sans peine que la grippe et sa vaccination, j’y réfléchis, et ce, chaque année, puisque mon petit bonhomme reçoit à l’automne un bon pour la vaccination contre la grippe saisonnière.

Chaque année, le bon passe à la poubelle.

On estime qu’une personne développe une grippe tous les 15 à 20 ans.

La grippe est dans la majorité des cas une maladie bénigne dont la guérison est le plus souvent complète et sans séquelles. Mon fils souffre d’un asthme très modéré, et le rapport bénéfice / risque du vaccin ne m’a, jusque-là, pas incitée à la vaccination systématique.

Attention : mes décisions n’engagent que moi, et chaque situation étant différente, je n’encourage ici personne à en faire autant.

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09/12/2009

"Aliénation grippale", par Joan Ramón Laporte. Censure des critiques de la vaccination de masse et des restrictions des libertés

L'une des méthodes de l’industrie pharmaceutique pour intimider les critiques, c'est de tenter de les discréditer. Lorsque des intérêts Joan Ramon Laporte.jpgéconomiques énormes sont en jeu, portés par un réseau de connexions malsaines entre hommes politiques, experts plombés par leurs conflits d’intérêts et media détenus par les industriels, il faut mobiliser la valetaille de leaders d'opinion pour chanter des berceuses qui endorment l’esprit critique du public ou pour le ramener dans le droit chemin, si jamais la voix d’un critique a réussi à susciter des interrogations.

Le Pr Joan Ramón Laporte n’a rien qui puisse plaire à l’industrie pharmaceutique. Aussi, quand il s’exprime pour critiquer la vaccination massive contre la grippe A, il faut le faire taire. Lui comme d’autres. Et voici un exemple de méthode : des experts aux positions orthodoxes écrivent un texte publié par le principal journal barcelonais, La Vanguardia, traitant tous les critiques d’irresponsables, etc. Visé lui aussi, Joan Ramón Laporte répond deux jours plus tard. Mais le journal le censure et d'autres suivent...

La blogosphère va jouer son rôle et déjouer les rouages de la désinformation. Merci à l’excellent Dr Carlos Ponte, responsable de l’association indépendante No gracias, présentée dans cette note, qui m’a transmis l’original. Paru juste sur le site de la Fondation catalane de pharmacologie, il sera publié bientôt sur des blogs espagnols du réseau « Gripe y calma » (voir plus bas).

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07/12/2009

Grippe A H1N1: valse des morts pour attiser les peurs. Dialectique des contraires entre l'apocalypse des scientistes et l'hécatombe des antivaccinalistes

La raison et la science sont les grands perdants dans cette valse des morts revendiqués par les deux extrêmes. Mais au-delà Danse macabre2.jpgdes réactions paranoïdes, comment s'étonner de la méfiance du public envers l'expertise et les autorités sanitaires, lorsqu'on lit certaines estimations apocalyptiques "prévoyant" (sic) 65.000 morts pour la Grande-Bretagne? 30.000 en France, 90.000 aux Etats-Unis. Comment s'étonner de ce rejet lorsqu'on apprend que le CDC (Centers for Disease Control and Prevention des Etats-Unis) a brusquement changé sa façon de compter les morts, ce qui a pratiquement triplé leur nombre?

Des 65.000 morts britanniques, il en restait 154 le 10 novembre, alors que l'activité épidémique commençait déjà à baisser. Cette baisse se confirme dans plusieurs pays.

Mais les estimations des décideurs politico-sanitaires conseillés par des experts manifestement plus fortiches en conflits d'intérêts qu'en science sont bien pâles par rapport à celles des complotistes antivaccinalistes, selon lesquels quelques puissants voudraient exterminer jusqu'à un quart de l'humanité - soit par une grippe produite en laboratoire soit par la vaccination... Avec la variante de l'introduction de nanoparticules et / ou puces RFID chez tout le monde, pour un contrôle de la population à distance...

Madame Soleil à l'honneur, en version apocalypse...

Une telle annihilation des capacités critiques de la raison par l'appel aux affects immédiats (sans médiation), aux peurs, aux réflexes des tripes n'est pas nouvelle et doit être située dans un contexte plus large. En réfléchissant au fait que son meilleur terroir nourricier est le scientisme. Je me  demande si l'Ecole de Francfort n'est pas, en fin de compte, la seule dont le "savoir prévisionnel" - à ne pas confondre avec des chiffres, car il concerne les limites morales à imposer aux sciences - risque d'être confirmé par la réalité. Depuis les années 30, les Francfortois et leurs "descendants" renvoient dos à dos l'irrationalisme et le scientisme, comme autant de formes interdépendantes de destruction de la raison.

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05/12/2009

Le nombre de décès imputés à la grippe A H1N1 par pays, au 5 décembre 2009

Je conteste l'utilité du décompte. Pourtant, face aux spéculations les plus folles qui circulent ici ou là, il est nécessaire de donner les chiffres Arzte-Zeitung.jpgofficiels, avec le bémol de rigueur. C'est le principal journal médical allemand, Ärzte-Zeitung, organe du consensus officiel, qui publie ce décompte, dont les sources sont le CDC (Center for Disease Control and Prevention), l'ECDE (European Center for Disease Prevention), le Robert-Koch Institut (chargé de la surveillance des maladies infectieuses en Allemagne) et la DPA (agence de presse allemande).

Le nombre de décès attribués à la grippe A H1N1 s'élevait le 5 décembre 2009 à 1.035 morts en Union Européenne. Au niveau mondial, 12.268 décès ont été imputés à la grippe A. Les chiffres pour la France incluent ceux des DOM. Le journal tient à souligner que les chiffres mondiaux sont plus élevés que ceux auxquels on s'attendait, parce que le CDC a changé au mois d'octobre sa méthode de comptage. Cela a abouti à un bond dans le nombre des morts, qui ne correspond pas à une hausse des cas réels de décès. Ce nombre de morts devrait donc être relativisé, revu à la baisse.

Voici les chiffres par pays.

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27/11/2009

Rencontre nationale du Collectif psychiatrie "contre la nuit sécuritaire" le samedi 28 novembre: refuser la criminalisation des maladies mentales et la déshumanisation des soins

logo nuit sécuritaire.JPGLe Collectif psychiatrie – "Contre la nuit sécuritaire" organise le samedi 28 novembre 2009 une Rencontre Nationale sur le thème "QUELLE HOSPITALITÉ POUR LA FOLIE ? Non au retour des gardiens de fous, au grand renfermement, à l'abandon, au tri, à la mise à l'écart !"

La rencontre (inscription sur cette page) aura lieu à la Maison de l'Arbre - La Parole errante, au 9 rue François Debergue, 93100 Montreuil-sous-Bois, Métro Croix de Chavaux (ligne 9).

Il est essentiel de manifester notre solidarité avec ce mouvement citoyen - comme on aimerait en voir d'autres dans la médecine actuelle... - en signant la pétition du Collectif psychiatrie contre la "nuit sécuritaire". Le texte expose les raisons de la constitution de ce mouvement citoyen qui refuse "de voir la question des soins psychiques réduite à un pur contrôle sécuritaire criminalisant outrageusement la maladie mentale", refuse de cautionner l'instrumentalisation de la psychiatrie "dans une logique de surveillance et de séquestration" et de "maintien de l'ordre sécuritaire" asservissant la population par la peur. Dans un salutaire rappel des principes républicains, ces citoyens psychiatres veulent maintenir l'articulation entre singulier et collectif par la solidarité, l'éthique et le respect de la fonction sociale qui est la leur et dont l'impératif catégorique consiste à "défendre et soutenir la dignité des patients".

Pour une documentation détaillée, voir les liens à la fin de cette note. Texte introductif, programme et intervenants:

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L'UFAL lance une pétition contre le secteur optionnel, synonyme de quasi généralisation des dépassements d'honoraires médicaux

UFAL 2.jpg
Je reprends le texte de la pétition, mise en ligne le 25 novembre par l'Union des Familles Laïques (UFAL), que vous pouvez signer sur cette page. Sur le secteur optionnel, les dépassements d'honoraires, le CAPI et quelques autres privilèges de bon nombre de médecins qui refusent les obligations de service public, mais veulent en avoir les avantages, et qui refusent de prendre des décisions en concertation avec les citoyens, voir entre autres les notes de Pharmacritique à partir de cette page.

"Appel à signatures: Revenir à l’encadrement des honoraires médicaux"

"Compte tenu du coût des soins, très peu d’entre nous pourraient se soigner si la Sécurité Sociale n’assurait pas un remboursement substantiel des frais médicaux. Sans une profonde remise en cause du système de rémunération des actes médicaux, la seule façon d’y parvenir consiste à encadrer les honoraires médicaux.

Or, depuis des décennies, l’encadrement des honoraires facturés aux malades, subit une succession de remises en cause.

Aujourd’hui, la différence entre les honoraires réglés par les patients et les remboursements de la Sécu représente plus de 6 milliards d’euros (plus de 2 Mds pour les médecins, 4 Mds pour les dentistes). Cette charge, considérable, repose principalement sur le budget des ménages et elle contraint un grand nombre de nos concitoyens à renoncer aux soins.

Devant cette situation qui dégrade gravement le droit à la santé, le gouvernement, avec la complicité de la quasi-totalité des représentants sociaux (syndicats, mutualité, associations, seule la CGT s’est abstenue) au sein de deux instances destinées à gérer l’assurance maladie (l’UNCAM et l’UNOCAM), vient d’instaurer de nouvelles possibilités pour les médecins de dépasser les tarifs de remboursement sous le vocable de « secteur optionnel ».

Bien qu’actuellement limitées, ces nouvelles dérogations aggravent un recul du principe d’encadrement des honoraires et annoncent une libéralisation générale des prix en matière de santé.

La santé est la condition fondamentale d’une vie harmonieuse. C’est un droit inscrit dans notre Constitution. Chacun doit pouvoir se soigner, quels que soient ses moyens financiers.

Nous exigeons du gouvernement qu’il abandonne sa volonté de détruire notre système de sécurité sociale fondé sur la solidarité. Nous exigeons de nos représentants au sein des organes de gestion de l’assurance maladie qu’ils assument la mission qui leur est confiée : promouvoir une protection sociale collective et solidaire. Nous refusons que les soins deviennent de vulgaires produits soumis à un « marché » de la santé."

25/11/2009

Vaccin grippe A H1N1: réactions allergiques graves au Canada. GSK demande le retrait d’un lot de Pandemrix / Arepanrix… déjà utilisé

On savait déjà que la seule inquiétude reconnue du bout des lèvres par les instances de pharmacovigilance – en Suède et en Allemagne, lot vaccins Radio Canada.jpgnotamment – concerne le risque d’allergies du Pandemrix de GSK. On apprend que le même problème a été constaté au Canada, où le Pandemrix s’appelle Arenpanrix, dans des proportions encore plus importantes. Glaxo Smith Kline ne s’est prononcé sur la question que lorsqu’il n’avait plus le choix. Ce n’est pas très rassurant, surtout pour les Européens, qui comptent sur les fabricants de vaccins pour leur signaler les effets secondaires, afin d’actualiser éventuellement le résumé des caractéristiques des produits (RCP).

Les autorités sanitaires canadiennes ont choisi de parler du problème en mettant en avant la mise en garde de GSK qui demande la suspension d’un lot de 172.000 doses de vaccins… déjà utilisées pour la plupart. Mais d’autres sources d’information telles la BBC et même l’OMS (!) nous apprennent que la réaction tardive de GSK s’explique autrement. La firme n’avait pas le choix, puisque ce sont les autorités sanitaires de Manitoba qui ont demandé des explications suite à un nombre inhabituel de réactions allergiques signalées suite à la vaccination. Que GSK parle d’un seul lot suspect ressemble fort à une tentative de limiter les dégâts.

Parce qu'il n'y a pas que le Canada. Les autorités suédoises - repris par celles allemandes - ont parlé depuis fin octobre du nombre élevé de réactions allergiques, inhabituelles avec d’autres vaccins, inquiétude reprise dans un bilan fait à la mi-novembre… Et ces interrogations ne concernaient pas qu’un seul lot de Pandemrix, mais le vaccin dans son ensemble.

L'OMS et les autorités sanitaires nationales lavent les vaccins de tout soupçon concernant les décès comme les syndromes de Guillain-Barré. Peut-être n'y a-t-il pas de rapport, je n'en sais rien. Mais je conteste la méthode. Ces experts doivent lire dans les astres, puisqu'ils se prononcent avant même que les investigations soient menées. Pour les réactions anaphylactiques aussi, un officiel canadien a tenté le coup, parlant d'une possible "anomalie statistique"...

Ce cas illustre plusieurs problèmes résultant de la trop grande indulgence - souvent directement intéressée - des décideurs politico-sanitaires face aux laboratoires. On voit à quel point c'est aberrant d'accepter les méthodes de désinformation, de laisser la recherche aux firmes, ou encore de leur abandonner la pharmacovigilance et de leur accorder l'immunité juridique...  A-t-on vu une firme informer d'elle-même sur ces effets secondaires, entravant ainsi le superbe commerce qu'elle fait ?

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23/11/2009

La Pologne refuse les vaccins mal testés contre la grippe A et l’exigence d’immunité juridique des laboratoires. Pressions sur la ministre de la santé

C’est la radio publique polonaise qui donnait la nouvelle dans un article du 13 novembre intitulé « Health minister to be sued over swine flu Ewa Kopacz Radio polonaise.jpgjab? » (Action en justice contre la ministre de la santé [à cause de son opposition] aux vaccins contre la grippe A ?)

Le médiateur chargé de veiller aux droits des citoyens a donné un ultimatum à la ministre, la Dre Ewa Kopacz (photo: radio polonaise), la menaçant de poursuites pénales si elle n’achetait pas des vaccins contre la grippe A dans les jours à venir (voir son intervention sur YouTube). Selon Janusz Kochanowski, la ministre "joue" avec la santé de la population. Il menace même de saisir les instances européennes pour pallier au déficit de responsabilité des décideurs de son pays… Or la Commission européenne tente déjà de faire pression sur le gouvernement polonais, qui ne veut pas acheter de vaccins sans études sérieuses démontrant leur sécurité et leur rapport bénéfices - risques. Début novembre, le premier ministre Donald Tusk avait critiqué ouvertement l’absence d’évaluation sérieuse des vaccins ainsi que le refus des laboratoires pharmaceutiques d’assumer leurs responsabilités en cas d’effets secondaires graves et/ou autres défauts des vaccins pandémiques. La ministre de la santé en a rajouté plusieurs couches en critiquant vertement les contrats douteux proposés par les laboratoires. Pour les autorités polonaises, en l’état actuel, les vaccins ne servent que les intérêts financiers des laboratoires qui les commercialisent. Les administrer massivement, c’est cela qui serait jouer avec la santé de la population.

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18/11/2009

Roselyne Bachelot vante le vaccin contre la grippe A. Pharmacritique demande un vaccin contre les conflits d'intérêts

Charlie hebdo vaccin droite.jpg
L'image - modifiée par moi - est tirée de la newsletter du 17 novembre de Charlie Hebdo. Elle rentre dans la thématique de Pharmacritique par les conflits d'intérêts de certains hommes politiques avec les laboratoires pharmaceutiques. A commencer par les liens forts unissant Nicolas Sarkozy et François Sarkozy à Sanofi-Aventis. Roselyne Bachelot a elle aussi fait des cachotteries quant à son passé, aux 12 années passées au service de l'industrie pharmaceutique. Et elle choisit ses conseillers parmi les grands pontes qui mangent à tous les râteliers pharmaceutiques... Vous trouverez les détails dans les pages du blog, à partir de la catégorie "Hommes politiques et lobbies (conflits d'intérêts)".
Pharmacritique exige que la fabrication d'un vaccin contre les conflits d'intérêts devienne priorité nationale !! Je m'engage à décerner un prix au laboratoire qui osera... Et, puisque notre ministre de la Santé est tellement dévouée et qu'elle est, de plus, concernée par cette affection chronique qu'on peut appeler "influence" - infiniment plus nocive que influenza (la grippe) - ou encore "biais", voire même "corruption", eh bien, quoi de plus logique que de lui laisser l'honneur d'inaugurer le vaccin. Elle fait partie des groupes à risque, à vacciner en priorité: hommes politiques, leaders d'opinion,grands patrons et autres décideurs... Et, bien sûr, les experts des autorités sanitaires de régulation - à commencer par le Comité technique des vaccinations (Daniel Floret, Brigitte Autran...), le GEIG (Bruno Lina) et autres catalyseurs de mélanges malsains de genres entre public et privé.
Voilà, on a déjà les participants aux essais cliniques pour tester le vaccin... Parmi les effets secondaires, on peut déjà s'attendre à une diminution des revenus. Parmi les bienfaits, le risque de cancer de la peau sera certainement diminué de façon statistiquement significative, puisque ces grands dealers d'opinion n'iront plus aux grandes foires commerciales - intitulées pudiquement "congrès scientifiques" -, qui ont tous lieux dans des endroits fort ensoleillés tels la Côte d'Azur, Monte Carlo...

14/11/2009

Texte de Claude Béraud retiré ("Qualité de la relation médecin–patient et décision médicale")

Texte retiré le 29 octobre 2016, pour des raisons expliquées ailleurs

Avec sa logique comptable et sa conception de névrose et de "névrose dépassée" pour tous les patients - surtout les femmes - dont le diagnostic n'est pas évident d'emblée et nécessiterait plus de dépenses, Claude Béraud n'est certainement pas une référence sur le sujet.

Je l'ai dit ailleurs, le comportement de Claude Béraud me donne envie de vomir, maintenant que j'ai pu voir ce qu'il en est, par-delà les textes réécrits par d'autres. Il est l'exacte négation de la morale.

N'ayant pas donné mon accord pour l'utilisation de mon travail, je demande que tout soit retiré, quel que soit le support. Que Claude Béraud publie ce qu'il est capable d'écrire tout seul.

 

13/11/2009

"Grippe A H1N1: une expertise grippée". Communiqué commun de la Fondation Sciences Citoyennes et du Réseau Environnement Santé

Fondation Sciences Citoyennes.jpg

"La révélation des liens étroits entre le Professeur Bruno Lina, le Groupe d’Expertise et d’Information sur la Grippe (GEIG), le Comité de lutte contre la grippe et l’industrie pharmaceutique est une illustration supplémentaire de la nécessité d’assainir la situation de l’expertise en France.

Qu’un groupe financé à 100 % par les producteurs de vaccins serve de conseiller à la Ministre de la Santé est une incongruité qui devrait cesser, voire même être sanctionnée.
La stratégie du Ministère repose depuis le début sur l’hypothèse d’une épidémie touchant 30 % de la population et responsable de 0,4 % de décès (soit 250 000 morts). Il est stupéfiant que ce scénario puisse constituer encore aujourd’hui le scénario de référence alors même que le bilan de la grippe A dans l’hémisphère Sud montre que son impact est de loin inférieur à celui de la grippe saisonnière.

On comprend que l’industrie pharmaceutique ait intérêt à maintenir cette fiction pour justifier la diffusion de millions de doses mais pourquoi l’expertise publique est-elle muette sur le sujet ? Pourquoi aucun scénario autre que celui de la vaccination massive n’a été pris en considération ?
Il semble de plus en plus évident pourtant qu’un autre scénario plus protecteur et plus économe de l’argent public s’impose : celui ciblé sur la protection des groupes à risque et le renforcement des mesures d’hygiène.
Ces faits illustrent l’importance de l’indépendance et de la transparence dans l’expertise pour qu’elle soit fiable et reconnue par les populations.

Cette affaire d’expertise sous influence pour la grippe n’est pas un cas isolé. C’est la même logique qui explique que l’Agence Française de Réseau environnement santé RES.jpgSécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA) ait rendu récemment deux avis d’expertise influencés par l’industrie et non protecteurs de la santé publique sur le Bisphénol A et sur le PFOA, comme l’a dénoncé le Réseau Environnement Santé.

Ce grave dysfonctionnement de l’expertise publique montre la nécessité de développer la capacité d’expertise dans les organismes de recherche publique en France et de rompre avec la logique d’une recherche publique de plus en plus mise au service des intérêts privés. La Fondation Sciences Citoyennes demande une loi de protection des lanceurs d’alerte et de l'expertise, reposant principalement sur la création d’une Haute Autorité de l’Alerte et de l’Expertise, chargée non pas de réaliser des expertises mais de définir une déontologie de l’expertise et de la faire respecter (en cas de conflits d’intérêts notamment). Le principe en a été acté lors du Grenelle de l’Environnement, mais la traduction dans la loi Grenelle 1 n’a retenu que l’engagement du gouvernement à présenter un rapport d’ici juillet 2010.
Le rapport attendu du gouvernement sur la Haute Autorité de l’Alerte et de l’Expertise devra tenir compte de ces derniers événements."

(5 novembre 2009)

Contacts FSC et RES

  • André Cicolella : 06 35 57 16 82
  • Elena Pasca : 01 43 60 01 35

http://sciencescitoyennes.org/

http://www.reseau-environnement-sante.fr/

11/11/2009

La Fondation Sciences Citoyennes met les "Sciences en bobines": films et débats pour se forger un avis éclairé sur des questions d'actualité

La Fondation Sciences Citoyennes nous invite à sa cinquième édition du festival "Sciences en bobines", l'une des multiples façons de l'association d'oeuvrer à la mise en pratique de son principe fondateur: la "réappropriation citoyenne et démocratique de la science, afin de la mettre au service du bien commun". Chaque documentaire ou film choisi sera suivi d'un débat qui apportera des éclairages sur certaines dimensions du problème thématisé. L'entrée est libre.  bobinesflyer2009icon.jpg

Le buffet bio à prix modérés, ouvert tous les soirs à partir de 19h15, permettra de prolonger le débat dans la convivialité.

Cette édition du festival est organisée avec le concours de l’ACRO, Ingénieurs Sans Frontières et Sud-Recherche-EPST, ainsi qu'avec le soutien de la Fête de la Science.

Voici les détails: les villes, les dates et le programme détaillé:

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09/11/2009

Le hold-up des médecins: secteur optionnel, CAPI, refus de soins, dépassements d'honoraires, loi HPST refaite par le lobby médical...

J'adapte le titre du Canard enchaîné: "Le hold-up des toubibs", dans un billet d'humeur, mais bien documenté, quand même.assurance maladie Sud santé.jpg

10.000 contrats d'amélioration des performances individuelles / CAPI, rien que pour le moment et sachant que certains spécialistes en veulent aussi; ils coûtent de 5.000 à 7.000 euros en moyenne par an et par généraliste. Il faudra les payer. Tout comme les dépassements d'honoraires, qui ne seront plus limités à certains médecins, puisque le secteur optionnel va les généraliser progressivement. Il faut payer l'énorme gaspillage dans les mesures contre la grippe A (au moins 1,5 milliards d'euros). Les médecins et les infirmiers ont négocié leurs tarifs pour assurer la campagne de vaccination, mais les négociations n'ont curieusement porté que sur l'argent, et pas du tout sur le bien-fondé de la vaccination, sur la sécurité des vaccins, etc.

La liste des espèces en voie de disparition s'allonge. Menacé de disparition, le médecin mandataire de l'intérêt de la santé de ses patients, qui cherche à faire avancer ses intérêts en même temps que les intérêts des patients. Remarquez, ce n'est qu'un autre clou au cercueil de la solidarité républicaine. Et puis, la France n'a-t-elle pas le talent - la différence culturelle, peut-être? - d'essayer malgré tout des recettes qui ont échoué ailleurs ?

Je reprends des extraits de plusieurs sources, histoire de montrer que l'opinion publique s'émeut de plus en plus de cette divergence-là entre les intérêts de ceux qui devraient en principe se faire confiance, vivre les uns avec les autres, les uns grâce aux autres, si je puis dire. A priori, la République ne veut pas dire permettre aux uns de vivre beaucoup mieux alors que leurs "partenaires" immédiats risquent de crever. Au sens propre du terme, puisqu'il s'agit de l'impossibilité d'une partie de plus en plus large de la population de se soigner, faute d'argent.

Donner ces références permet de montrer qu'il y reste encore quelques médecins qui se rendent compte que la pente est glissante, qu'on s'éloigne de plus en plus de la médecine... Si on pense aussi aux affaires des médecins avec l'industrie pharmaceutique...

Il y a un article de Marianne; un autre du Canard Enchaîné; deux communiqués de presse du Syndicat de médecine générale (SMG) et un article plus ancien de Marie Kayser de SMG/ revue Pratiques; un article de Martin Winckler sur l'hypocrisie dans l'approche des dépassements d'honoraires; deux communiqués du CISS (Collectif interassociatif sur la santé)...

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01/11/2009

"Les profiteurs de la peur", leurs conflits d'intérêts et leur business autour de la grippe A H1N1. Intégralité du documentaire ARTE "Un virus fait débat"

J'ai fait une brève présentation de ce documentaire dans cette note. Il esquisse les étapes de l'escalade qui nous a conduit à jouer les cobayes d'un commerce rendu possible par une OMS sous influence des laboratoires. Cette organisation, qui n'est que politique mais se fait passer pour une instance scientifique, a fort opportunément changé sa définition de ce qu'est une "pandémie".

Le réseau de conflits d'intérêts tissé par l'industrie pharmaceutique dans chaque pays a fait le reste, et nous voilà avec des vaccins bâclés (Focetria, Pandemrix, Celvapan, Panenza...) et des médicaments (Tamiflu, Relenza) controversés et inutiles en l'état actuel de la pandémie. Sans parler de l'énorme gaspillage de finances pourtant mal en point. Et du discrédit que cette hystérie jette sur les procédures d'évaluation et de contrôle des médicaments et des vaccins, compte tenu des AMM (autorisations de mise sur le marché) tenues pour acquises avant même que les vaccins ne voient le jour, etc. Et du discrédit jeté sur tous ces experts et ces agences de régulation grevés de conflits d'intérêts, au vu du fondement scientifique quasi inexistant des décisions de vaccination massive. Le documentaire aborde beaucoup d'autres aspects, le mieux, c'est de le regarder.

Je note avec plaisir la présence, parmi les intervenants, du Pr Peter Schönhöfer, pharmacologue aux états de service impressionnants, pourfendeur de la corruption en santé et rédacteur de ma principale référence médicale: la revue Arznei-Telegramm. Et de Gerd Glaeske, économiste de la santé dénonçant les conflits d'intérêts, que j'ai cité à plusieurs reprises, notamment s'agissant de critiquer cette autre expérimentation grandeur nature qu'est la vaccination systématique des jeunes filles par Gardasil.

Les vaccins sont devenus une source centrale de revenus pour des laboratoires qui n'innovent plus et dont les pipelines sont vides... Plus que jamais comptent les slogans d'une "prévention" déformée, qui n'a plus grand chose de scientifique et dégénère en propagande. Il en faut afin de mettre en oeuvre le pharmacommerce de la peur à l'échelle voulue - y compris à l'échelle planétaire, comme on le voit avec la grippe porcine. Et pour ce faire, il suffit que les firmes se rappellent au bon souvenir de tous ceux qu'elles paient et qui sont leurs obligés par quelque moyen que ce soit. Hommes politiques ayant des liens (Roselyne Bachelot, Nicolas Sarkozy, etc.), experts consultants pour Sanofi, Baxter, GSK..., autorités sanitaires serviles dont le budget dépend des pharmas, leaders d'opinion, organisations professionnelles sponsorisées parfois à 100%, groupes de travail et comités techniques de vaccination sous influence, journalistes qui font des "ménages pour l'industrie" ou ne font pas leur travail... - c'est un système parfaitement verrouillé par l'industrie pharmaceutique. Il y a beaucoup de notes sur Pharmacritique traitant de ces aspects, accessibles à partir de la liste de catégories à gauche de la page.

A propos, le même système verrrouillé par les experts ayant des conflits d'intérêts qui en bloquent toutes les articulations est dénoncé par le réseau interassociatif ETAL, dont la Fondation Sciences Citoyennes fait partie. La description de ce système a semblé "effrayante" au vice-président du Sénat, Jean-Léonce Dupont, lors d'une audition du réseau ETAL le 29 septembre. (Voir le compte-rendu public). Et pourtant, la réalité dépasse les contes d'horreur.

Il suffit que l'OMS, instance de tous les pantouflages et liaisons dangereuses, donne l'alerte à la pandémie, et les firmes donnent l'alerte à leur valetaille, qui se charge aussi de la rétroaction sur l'OMS... Parler de ghost management n'est pas de la science-fiction: la gestion est là, invisible mais omniprésente, exerçant un contrôle total à tous les niveaux.

Voici les quatre parties du documentaire diffusé le 20 octobre 2009 sur ARTE.

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30/10/2009

L’union régionale des médecins libéraux de la Réunion refuse la vaccination en masse contre la grippe A H1N1

Le Dr Hugues Raybaud m’informe de la décision prise par l’Union régionale des médecins libéraux de la Réunion lors de son Assemblée URML Réunion.gifgénérale extraordinaire du 27 octobre. Je reprends le communiqué de presse, suivi des commentaires qui exposent en détail les raisons du refus. Espérons que cela donne des idées aux autres URML, réputées obéissantes...

Non à la vaccination de masse contre la grippe A H1N1 !

"L'Union Régionale des Médecins Libéraux de La Réunion (URML) s'oppose à la vaccination de masse telle qu'elle a été programmée à la Réunion par les pouvoirs publics. L'URML relève que cette vaccination est controversée dans les milieux scientifiques et les organisations compétentes aussi bien dans son utilité que de son innocuité (cf. calendrier vaccinal inversé par rapport aux recommandations de l'OMS), d'autant que le pic épidémique est derrière nous.

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27/10/2009

Le Celvapan n’est pas plus sûr que les vaccins adjuvantés Pandemrix et Focetria. Polémique et recommandations contradictoires en Allemagne (Arznei-Telegramm)

Le 16 octobre, l’excellente revue allemande indépendante Arznei-Telegramm envoyait à son réseau d’alerte (blitz a-t) la suite de ses mises Becker-Brüser ZDF.jpgen garde quant au business de la grippe et aux problèmes que posent les vaccins. En soulignant la cacophonie qui règne en Europe, où les autorités sanitaires et les hommes politiques ont totalement succombé aux pressions des laboratoires pharmaceutiques.

En Allemagne, seul le vaccin adjuvanté Pandemrix devait être utilisé. 50 millions de doses ont été commandées en… 2007, pour un schéma vaccinal à deux doses, donc pour vacciner 25 millions de personnes. En France aussi, c’est le Pandemrix adjuvanté qui sera le plus utilisé (50 millions de doses).

Lorsque la revue allemande a rédigé ce texte, les media allemands, dont j’ai souligné l’excellent travail, avaient commencé à rendre compte d’une « vaccination à deux vitesses ». Car tout le monde n’aura pas du Pandemrix adjuvanté… On a appris que l’armée allemande a commandé à Baxter 250.000 doses de Celvapan. Certaines organisations médicales et autorités sanitaires se prononcent elles aussi pour l’achat d’un tel vaccin non adjuvanté à virus entier, du moins pour vacciner certains groupes. Le Celvapan vient d'être homologué par l’agence européenne du médicament (EMEA). Et l’article rend compte de ces développements.

Mais ce n’est que quelques jours après sa parution que la polémique s'est accrue, lorsque les media ont dévoilé le projet de recourir au Celvapan pour la vaccination des hauts fonctionnaires et des hommes politiques… Depuis la déferlante de critiques dénonçant la « médecine à deux vitesses », la chancelière Angela Merkel a annoncé que les membres du gouvernement – ou du moins ceux qui se feront vacciner, cela n’est pas clair - allaient avoir recours au même vaccin que la population (Pandemrix adjuvanté).

On peut voir dans les analyses passées comme dans celle-ci que Arznei-Telegramm ne voit nul progrès dans l’usage du Celvapan par rapport aux vaccins adjuvantés... Le profil de sécurité n’est pas meilleur ; bien au contraire, puisque le Celvapan a été encore moins testé que le Pandemrix…

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25/10/2009

Ghost writing et ghost management: conséquences de la marchandisation croissante de la recherche et de l’information médicales vue par Claude Béraud

Dans le numéro 14 (novembre 2007) de la « Lettre d’actualité médicale » qu’il a rédigée entre 2006 et 2008, le Pr Claude Béraud Claude Béraud.jpg analysait l’apport de deux articles traitant des conséquences de l’externalisation de la recherche médicale et de la rédaction des articles médicaux, source majeure de biais et de conflits d'intérêts dans la recherche clinique et dans l’information médicale qui la présente. La stratégie de maximisation des profits impose une marchandisation croissante, se traduisant par la sous-traitance à des sociétés de recherche sous contrat et à des sociétés de rédaction/ communication médicale, qui n’ont que les laboratoires pharmaceutiques pour seuls clients – et donc nulle indépendance.

Ces deux articles parlent du ghost management (la gestion fantôme, invisible mais omniprésente, de toute la recherche, de la formation et de l'information médicales) dont le ghostwriting est une composante essentielle. Il s'agit de l'écriture fantôme ou de la rédaction appelée "fantôme" parce qu'elle est faite par des employés des firmes qui rédigent des articles signés à la fin par des leaders d’opinion payés pour légitimer scientifiquement cette production. Les ghostwriters sont là non pas parce que les grands pontes n'auraient pas le temps, mais pour faire en sorte que les résultats des essais cliniques apparaissent dans la lumière la plus favorable possible, depuis l'interprétation des données jusqu'à l'écriture, en fonction des exigences du service marketing du laboratoire qui paie.

Ces deux articles nous livrent – par la médiation de Claude Béraud - une précieuse aide théorique, c’est-à-dire des concepts nous permettant de développer un cadre d’analyse critique afin de mieux situer et comprendre les exemples concrets de manipulation de la recherche et de l’information médicale qui sont donnés ici ou là, et de réaliser que tant que durera cette façon de faire, la santé individuelle et publique resteront en danger.

Reprendre, avec l’autorisation de l’auteur, l’analyse proprement dite, est aussi une occasion de parler de Claude Béraud et de son blog.

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19/10/2009

"Grippe A, un virus fait débat"... et permet des affaires juteuses... Documentaire diffusé sur ARTE le mardi 20 octobre à 20:45

Le mardi 20 octobre à 20:45 sera diffusé sur ARTE le documentaire "Grippe A, un virus fait débat" (NDR 2009, 52mn), réalisé par Jutta Grippe A NDR.jpgPinzler. Le titre allemand est plus significatif: "Profiteure der Angst. Das Geschäft mit der Schweinegrippe" (Qui profite de la peur? Grippe A H1N1: une affaire juteuse). Notons qu'il y aura aussi des voix critiques françaises, même si elles sont de fait plus rares que celles allemandes... Marc Girard interviendra, entre autres. Quant à Wolfgang Becker-Brüser, nommé dans la présentation ci-après, il s'agit du directeur de l'excellente revue médicale indépendante Arznei-Telegramm, dont j'ai traduit plusieurs prises de position. Selon mes informations, le professeur de pharmacologie Peter Schönhöfer, représentant de la même revue, dira lui aussi ce qu'il pense de cet immense business...

Enfin un documentaire qui met le doigt sur le nerf de la guerre: l'argent et sa traduction concrète dans les conflits d'intérêts déterminants dans l'approche de la grippe A depuis l'OMS jusqu'aux experts et aux politiques de chaque pays.

Mise à jour: Le documentaire peut être visionné en intégralité sur cette page.

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18/10/2009

Vaccination grippe A H1N1: 6 euros par vaccin pour les généralistes britanniques, au moins 66 euros de l’heure pour les médecins français. Tarifs infirmiers négociés

Une circulaire du ministère britannique de la Santé (Department of Health) en date du 10 septembre nous donne une idée de argent santé Courrier Times.jpgl’investissement – au sens propre (financier) comme au sens figuré (pressions directes et indirectes) – des autorités pour que les médecins se fassent eux-mêmes vacciner et surtout administrent un maximum de vaccins contre la grippe A H1N1. La Grande-Bretagne n’est pas le seul pays qui prend les médecins par ce qui est le point névralgique de beaucoup d’entre eux. La France applique des "recettes" semblables, dans une transparence moindre, comme nous le verrons en lisant la circulaire qui fixe les grandes lignes de la logistique, puis un texte qui rend compte des négociations pour doubler la rémunération des médecins et des infirmiers, en plus des indemnités et exonérations des charges d'assurance déjà prévus.

Curieusement, malgré les vaches maigres de la Sécurité sociale, invoquées pour faire de nouveau les poches des malades, il y a toujours de l’argent s’agissant d’instrumentaliser des médecins consentants. Comme cela se fait déjà au moyen des CAPI ("contrat d’amélioration des pratiques individuelles", selon l’euphémisme qui sert de titre à cet achat des médecins par l’assurance-maladie). J'en profite pour dire en passant que le Conseil de l’ordre des médecins a déposé un recours en annulation auprès du Conseil d’Etat; j’espère bien qu’il aboutira. C'est un dangereux précédent, une pente glissante: l'établissement d'un cadre qui permettra de plus en plus de demander aux médecins d'agir contre les intérêts de la santé des patients, moyennant finances. Ne fermons pas les yeux sur ce qui s'avère être un conflit d'intérêts entre médecins et patients.

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11/10/2009

Focetria et Pandemrix, vaccins adjuvantés potentiellement plus dangereux que la grippe A H1N1, selon Arznei-Telegramm

Le 25 septembre, l’agence européenne du médicament (EMEA) recommandait l’autorisation de deux vaccins contre la grippe A H1N1, tous vaccination grippe A.jpgles deux adjuvantés au squalène: le Focetria de Novartis et le Pandemrix de GSK. Le même jour, l’excellente revue allemande indépendante Arznei-Telegramm, qui avait déjà parlé du Pandemrix et des conditions imposées par GSK (voir la traduction du texte par Pharmacritique), envoyait à son réseau d’alerte (« blitz a-t ») une analyse synthétique de la situation allemande et européenne, avec un rappel des risques et de la différence d’approche avec les Etats-Unis. Et une révélation quant à un mensonge des laboratoires... Une révélation aussi quant à l'immunité juridique qu'ils ont extorquée, alors que tout le monde pensait que seuls les Etats-Unis la leur avait accordée. Ce pays est tout bonnement plus transparent...

Pharmacritique vous propose une traduction du texte, précédée par quelques remarques et liens.

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01/10/2009

La revue Prescrire met en garde contre une prévention démesurée face à une grippe A H1N1 de gravité modérée

Voici enfin la position de la revue Prescrire (N° 312, octobre 2009).

"GRIPPE A/H1N1 : GRAVITÉ MODÉRÉE

L'expérience acquise dans le monde montre que la grippe A/H1N1 est de gravité clinique voisine de celle de certaines épidémies intenses de grippe saisonnière.

Des actions de prévention de grande ampleur ont été mises en oeuvre et d'autres sont annoncées contre la grippe A/H1N1. La gravité de cette épidémie est le premier élément à analyser pour déterminer la balance bénéfices-risques de ces interventions.

Dans son numéro d’octobre,Prescriresouligne que le taux de mortalité de 1 décès pour 2 000 cas de grippe notifiés, parfois donné pour les États-Unis d'Amérique et l'Europe, surestime ce taux car le nombre de cas de grippe notifiés est très inférieur au nombre de cas réels.

En Nouvelle-Zélande, après l’épidémie de grippe de l’hiver austral, le taux de mortalité de l'épidémie a été évalué par les épidémiologistes locaux à 1 décès pour 20 000 cas de grippe.

Une personne sur 330 a été hospitalisée, et une sur 2 700 a été hospitalisée en soins intensifs.

Les situations cliniques associées à un risque accru d'hospitalisation sont les mêmes que pour la grippe saisonnière : grossesse au cours du 3èmetrimestre, diabète, maladie respiratoire ou cardiaque sévère, immunodépression.

Les décès chez des personnes jeunes en bonne santé sont exceptionnels. Peu de cas ont été recensés chez des personnes âgées de plus de 65 ans, peut-être en raison d'une immunité acquise dans les années 1950.

Au total, cette grippe est de gravité comparable à une grippe saisonnière intense. Gare donc aux actions préventives aux conséquences démesurées : par exemple une trop large utilisation des antiviraux, une utilisation indiscriminée de vaccins trop peu évalués, des mesures coercitives injustifiées.

GRIPPE A/H1N1 : GARDER SON SANG-FROID

L'emballement politico-médiatique autour de la grippe A/H1N1 est démesuré par rapport à sa gravité sans particularité.

Durant tout l’été et la rentrée 2009, les préparatifs nationaux et internationaux en vue de la pandémie grippale A/H1N1 ont été omniprésents dans les médias. Dans son numéro d’octobre, Prescrires'interroge sur le raz-de-marée de dépêches, d'annonces, de plans, et de commentaires plus ou moins contradictoires, plus ou moins sous influences, qui a submergé grand public et professionnels, avec force promotion des antiviraux et des vaccins.

Pourtant, dans les premiers pays touchés, les données montrent qu'en réalité la gravité clinique de cette grippe pandémique est du même ordre de grandeur qu’une grippe de forte épidémie saisonnière, sans catastrophe.

Les antiviraux n’ont pas d’efficacité démontrée en termes de complications de la grippe saisonnière. Leur évaluation,mi-2009, était très pauvre dans la grippe pandémique, et aucun élément probant ne suggérait qu'ils en modifient de façon décisive l'évolution naturelle. Y compris l'oséltamivir(Tamiflu°), dont les effets indésirables graves sont de mieux en mieux connus, notamment neuropsychiques, cutanés et à type de saignements digestifs."

Relations avec la Presse: Pierre Chirac - Tél : 01 49 23 72 63

Enquête en Grande-Bretagne suite au décès d'une collégienne peu après le vaccin anti-papillomavirus Cervarix

C'est ce que nous apprend l'article "Schoolgirl dies after being given cervical cancer jab" du Times online daté du 29 septembre; c'est Cadavre Noise magazine.jpgl'occasion de rappeler un certain nombre de controverses entourant le Cervarix et le Gardasil.

La collégienne de Coventry Natalie Morton, âgée de 14 ans, est décédée à l'hôpital, quelques heures après avoir été vaccinée par Cervarix à son école. Par précaution, le lot de vaccins (HPV1 Cervarix AHP VA 043BB) dont fait partie la dose administrée a été suspendu jusqu'à ce que des analyses soient faites. Les décideurs sanitaires locaux ont diligenté une enquête urgente sur ce décès, tout en affirmant que la mort n'était probablement pas liée au Cervarix. Le responsable du National Health Service (NHS: service public de santé) de Coventry n'hésite pas à annoncer d'avance les résultats des investigations et de dire que la campagne de vaccination allait reprendre dès que l'autopsie aura été faite.

Vu qu'il y a eu décès, les autorités sanitaires et GSK ne pourront pas recourir à leur excuse habituelle, à savoir incriminer des réactions "hystériques" des jeunes filles. C'est cela l'"explication" à la mode, donnée par Sanofi Pasteur MSD et par les agences du médicament d'Espagne, d'Australie et d'ailleurs...

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25/09/2009

Exposé de David Healy: les conséquences néfastes de l’influence des pharmas et des conflits d’intérêts sur une recherche médicale déformée pour occulter les effets secondaires

Le 25 mars, le professeur de psychiatrie à l’université de Cardiff, David Healy, a donné une conférence qui a pour point de départ la David Healy Harvard Square Library.jpgréforme de la santé aux Etats-Unis. L’intitulé était “Can Industrialized and Marketized Healthcare be Made Universally Available? (Un système de soins industrialisé et conforme au marché peut-il être rendu universellement acessible ?). On peut visionner cette conférence d’une heure et demi sur You Tube. David Healy y intervient à partir de la huitième minute.

La conférence s’achemine progressivement vers une critique des scories d’une médecine sous la coupe de l’industrie pharmaceutique, un contrôle facilité encore plus par un marché totalement dérégulé. (Comme nous l'aurons en France aussi; il se met en place peu à peu. A bon entendeur…).

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24/09/2009

Roselyne Bachelot a passé au moins 12 ans au service de l'industrie pharmaceutique. Source de conflits d'intérêts, par exemple dans la vaccination massive contre la grippe A H1N1?

Dans une note en date du 3 mai 2008, j'ironisais sur l'interview donnée en février de la même année par Roselyne Bachelot au magasine de Bachelot photo portail gouvernement.jpgl'industrie pharmaceutique PHARMAnetwork. Notre ministre de la santé pouvait se prononcer en experte sur le fait que "Le métier de visiteur médical doit évoluer", puisqu'elle est elle-même une ancienne visiteuse médicale.

De tels liens ne sont jamais anodins; ils peuvent induire des conflits d'intérêts même à distance, et on doit s'interroger  lorsqu'un élu qui représente l'intérêt public, l'intérêt général, cache pendant quelque temps une partie de son passé, et notamment ses 12 ans de travail pour l'une des industries les plus puissantes qui soient: celle pharmaceutique. (Globalement, cela va de 1969 à 1989, avec un trou non explicité au milieu; peut-être 20 ans en tout?).

Industrie dont on sait qu'elle entretient aussi l'un des lobbies les plus actifs, les plus acharnés et qui ont le plus d'influence sur les hommes politiques, y compris au sommet de l'Etat, comme on peut le voir en lisant cette note, qui mentionne aussi la ministre de la Santé: "Plan Alzheimer et conflits d'intérêts: les Sarkozy, Sanofi, la recherche publique et les franchises médicales... Les deniers publics feront les profits privés".

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21/09/2009

Grippe A H1N1 et vaccins: le Réseau Environnement Santé s'interroge entre autres sur le faible fondement scientifique des décisions (communiqué)

Le Réseau Environnement Santé (RES) a été fondé par plusieurs associations dont la Fondation Sciences Citoyennes - à l'intérieur de Réseau environnement santé RES.jpglaquelle nous préparons nous-mêmes un texte au sujet de la grippe A H1N1 et de la vaccination, sous l'angle des conflits d'intérêts.

Pharmacritique a récemment repris le communiqué du RES demandant l'interdiction du bisphénol A et invitant les lecteurs à participer à la cyberaction mise en place en ce sens.

Le 9 septembre, le RES a rendu public son communiqué "Grippe A et vaccins: les questions du Réseau Environnement Santé", reproduit intégralement sur Pharmacritique, avec l'aimable autorisation de son porte parole, André Cicolella.

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02/09/2009

Prévention contre la grippe A H1N1: Pharmacritique vous recommande ce moyen naturel, à usages multiples et sans risques de rupture de stock ;)

L’imitateur Dany Moreau nous donne ici quelques conseils sensés de conduite face à la grippe porcine / grippe A H1N1. Il joint l’utile à l’agréable, car "Tamiflu, la chanson du petit cochon rose" est certainement mieux faite et plus envoûtante que les campagnes publicitaires habituelles... Cette imitation du tube de Luis Mariano, "Mexico, Mexico", qui fait l'éloge des vertus du Tamiflu, a été diffusée le 31 août sur France Inter.

Et c’est une véritable leçon de santé publique que nous donne Moreau, qui devrait breveter le moyen de burqa Elle.fr.jpgprévention tous risques qu’il prône… Appliquons ces conseils et restons zen, car si jamais "le cochon de Mexico nous poursuit" en passant à la vitesse supérieure, "il y a le plan B de Bachelot: / c’est une arme antibactérienne, / qui s’enfile de bas en haut; / au premier coup de sirène, / c’est de la 100% pure laine, / c’est la burqa sur le dos". Moyen de prévention captivant, c'est le cas de le dire. Et naturel, de surcroît, en pure laine, rien de chimique là-dedans. Sans parler de ses vertus de promotion du dialogue interculturel, version inter-intégrismes...

Les intégristes islamistes pourraient en faire un argument de promotion, puisque la burqa protège non seulement des regards des hommes, mais aussi de leur salive, en toutes circonstances... Je ne suis pas sûre que cet aspect-là plaise à notre Roselyne, mais elle se doit de donner l'exemple.

Image: Miss Arabie Saudite, qui peut se tapoter le nez sans danger, elle… (site Elle.fr) Ou se pincer le nez en réaction à toutes sortes de cochonneries. Pour une fois que les intégristes ont des raisons plus valables de promouvoir leur version de la combinaison et du masque de protection antibactériologique... ;))

© Pharmacritique pour le texte

29/08/2009

Grippe A: un vaccin douteux aux adjuvants risqués sera expérimenté directement sur la population, déplore Arznei-Telegramm

La revue médicale allemande indépendante Arznei-Telegramm a envoyé le 25 août à son réseau (blitz a-t) un texte qui revient sur le Becker Brüser.jpgcaractère bénin de la grippe A H1N1 (appelée toujours « grippe porcine » en Allemagne), sur l’absence de preuves d’efficacité du Tamiflu et la résistance de souches virales de plus en plus nombreuses à cet antiviral.

Le texte met l’accent surtout sur les particularités des nouveaux vaccins. Il y est question du Pandemrix, le vaccin de GSK qui sera utilisé en Allemagne, mais le vaccin de Novartis Focetria contient lui aussi le même type d'amplificateur d'effet à base de squalène. Celui-ci, qui se présente comme une émulsion lipidique, est mélangé à d'autres ingrédients dans des potentialisateurs appelés AS03 pour le Pandemrix et MF59 pour le Focetria). 

La revue déconseille la vaccination, d’abord parce qu’elle n’a pas vraiment d’utilité en l’état, mais surtout parce que les vaccins que nous aurons en Europe seront différents de ceux utilisés aux Etats-Unis. En effet, l’agence américaine du médicament a tiré quelques leçons du fiasco de la grippe porcine de 1976 et se montre plus prudente que l’agence européenne du médicament (EMEA) et les autorités sanitaires européennes. Celles-ci sont prêtes à faire vacciner des centaines de millions d’Européens avec des vaccins fabriqués selon des technologies non éprouvées, à l’aide d’adjuvants amplificateurs de la réponse immunitaire dont les risques ne sont pas connus, faute d’essais cliniques d’envergure.

Le directeur d’Arznei-Telegramm, Wolfgang Becker-Brüser, a déjà jeté un pavé dans la mare en parlant, dans un entretien accordé le 3 août au très sérieux hebdomadaire Der Spiegel, de cette vaccination massive comme d’une « expérimentation grandeur nature sur la population ». Il persiste et signe, avec la rédaction entière, par exemple dans ce texte appelé « Schweinegrippe : Alles im Griff ? », dont Pharmacritique vous propose une traduction.

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26/08/2009

La grippe A ou grippe porcine de 1976: épidémie d’effets secondaires d’une vaccination massive inutile (vidéo)

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25/08/2009

La télé publique allemande critique le business de la grippe A, l'inefficacité du Tamiflu et les pressions de Roche sur les politiques

Mise à jour du 8 avril 2011 à la fin

Dans les pages de Pharmacritique, il y a déjà nombre de comparaisons entre le journalisme allemand et celui français, qu’il s’agisse de Tamiflu.jpgmedia généralistes ou de media médicaux indépendants travaillant sur les mêmes sujets (Arznei-Telegramm et Prescrire, par exemple). Force est de constater que chaque comparaison est en faveur du travail allemand.

Voici encore quelque chose dont on n’entend pas parler dans les media français, qui ne font qu’entretenir l’hystérie autour de la grippe A… En France, même les rarissimes media indépendants ont l’impression de faire du bon travail en restant dans une sorte de neutralité qui n’est que l’alibi d’une investigation non faite…

Je ne prendrai qu’un exemple, résumant le contenu du numéro du 6 août 2009 de l’émission « Kontraste », diffusée sur ARD, la première chaîne publique de télévision allemande, que les germanophones peuvent revoir sur YouTube. On y apprend beaucoup de choses, que ce soit sur l’inefficacité du Tamiflu ou encore sur les pressions exercées par Roche sur les politiques pour l'achat massif de cet antiviral, pressions qui ne sont pas très éloignées du chantage.

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