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28/06/2012

De la maladie à la rue… Ou comment, en tombant malade, on peut finir sans domicile fixe. Appel

NdlR: Le texte contient un appel à manifester contre l’expulsion, le dimanche 1er juillet à 15 h devant handicap dalo,syndrome ehlers-danlos,nguyêt-nga cao-thai,jean doubovetzky,handicap logement adapté,santé logement,manifestation solidarité,solidarité sociale,sans domicile fixe soins,invalidité conséquences,santé précarité pauvreté,droit au logement dalo,inégalités sociales en santé,handicap solidaritéla Mairie du 15ème arrondissement, au 31 rue Péclet - 75015 PARIS (M° Vaugirard (ligne 12); Bus: 70, 80, 88). Merci de diffuser largement et de transmettre toute idée, toute solution, tout encouragement à Mme [...]. Soyons solidaires, mobilisons-nous pour contredire ce que dit l'image (tirée du blog FunnyFox)!

"De la maladie à la rue… Ou comment, en tombant malade, on peut finir sans domicile fixe"

Par le Dr [...]

Contact: [...]

[Texte, adresse de contact, nom, prénom et autres détails dans les commentaires effacés à la demande de la personne concernée]

MISE A JOUR du 27 novembre 2012, pour expliquer les modifications

Voici les raisons pour lesquelles j'efface cet article, car je dois une explication à toutes les personnes qui se sont manifestées à la suite de l'article, des mails et des coups de fil que j'ai passés afin de contribuer à aider la personne en question (que j'appellerai Mme X). 

C'est Mme X qui a demandé le retrait de l'article, parce qu'il ne lui sert plus ("il n'est plus efficace" [!?]) et pourrait même lui être nuisible dans ses nouvelles démarches telles que sa recherche d'emploi. [En fait, je la pensais handicapée en incapacité de travail.]  

Cela dit, si on m'avait demandé mon avis, j'aurais essayé de rendre ce texte totalement anonyme, en effaçant le nom ainsi que tout ce qui pourrait identifier la personne malade, mais en laissant le corps du texte parce qu'il dit ce que vivent beaucoup de malades chroniques et souffrant de handicaps.  Ma pensée et ma solidarité vont à tous ceux qui vivent une exclusion sociale en plus de l'exclusion et isolation entraînées par la maladie et le handicap, à tous ceux qui, du fait de leur situation de santé, vivent des discriminations et/ou ont des difficultés de logement, d'emploi, des difficultés relationnelles et autres.

Voici les grandes lignes de l'histoire, que je ne connais pas directement, exposée de façon anonyme :

J'ai été sollicitée par un médecin pour participer à une manifestation de soutien à une femme malade chronique qui était sous le coup d'une expulsion de son logement. Pour qu'il n'y ait pas de malentendu, ni quant à moi ni quant au médecin auteur de l'article, je précise que c'est la personne malade chronique en question qui avait appelé à un maximum d'échos autour de son cas, par elle-même sur les réseaux sociaux, puis à travers ses amis et ses connaissances, etc. C'est évidemment elle-même qui a donné son nom et voulu qu'il soit publié, avec tous les détails précis sur sa situation professionnelle, de santé, familiale, etc.

Je ne la connaissais pas et n'en avais même pas entendu parler. C'est par solidarité avec les malades et handicapés en général que j'ai réagi. Je lui ai proposé de faire partie des personnes qui pourraient l'héberger (au cas où l'expulsion se ferait) et qu'elle rédige son appel à manifester sous la forme d'un article que j'allais publier sur Pharmacritique. Elle a demandé au médecin d'écrire cet article, de servir de contact, etc. J'ai relu l'article et corrigé quelques détails; nous en avons discuté tous les trois, puis je l'ai publié après le feu vert de Mme X.

Et moi et le médecin avons demandé à d'autres blogueurs (médecins et autres) de publier le même texte (ou au moins un lien, un mot); ils ne l'ont pas fait; du coup, ils n'ont pas non plus été sollicités par la suite, ni en lien avec ce texte, ni pour d'autres questions et demandes. 

Par la suite, j'ai envoyé un mail collectif à des connaissances, j'ai passé des coups de fil et essayé d'imaginer une aide qui pourrait être apportée à Mme X. J'ai transmis à celle-ci et au médecin une idée de contact avec une association; certes, ce n'est pas l'idée du siècle, juste une piste. Mme X n'étant pas intéressée et ne souhaitant pas y aller, le médecin a contacté l'association. Je ne connais pas la suite.

Puisqu'un certain nombre des personnes que j'avais sollicitées m'ont demandé des nouvelles et que je n'en avais pas non plus, j'ai demandé à Mme X si elle avait échappé à l'expulsion et lui ai suggéré de poster quelques lignes donnant des nouvelles et remerciant ceux qui se sont mobilisés d'une façon ou d'une autre. Elle a posté un commentaire annonçant le report de l'expulsion.
Après avoir posté l'article, j'ai repondu aux autres sollicitations de Mme X, au téléphone et par mail, l'écoutant longuement et lui donnant toutes les informations que je pouvais avoir ou obtenir sur les divers aspects qu'elle a abordé.

Enfin, j'efface cet article qu'elle "souhaite voir disparaître". J'ai relu aussi les commentaires et supprimé et son nom et le nom du médecin partout. Elle m'a recontacté pour me demander d'effacer un lien qui contenait son prénom, ce que j'ai fait le 4 décembre. Désolée pour ces modifications apportées aux commentaires, mais, compte tenu de certains détails dans les mails de Mme X, j'ai préféré tout effacer.

Bonne chance à Mme X.

J'exprime toute ma solidarité avec toutes les personnes malades et handicapées, en particulier avec celles qui sont isolées, qui sont moins entreprenantes ou ont honte d'insister auprès de leurs connaissances et des inconnus, qui ne peuvent pas faire entendre leur voix et n'ont personne pour se mobiliser pour elles, pour leur donner la parole et/ou les aider à la prendre. Si je garde le titre - une trace de l'ancien article -, c'est parce que je pense à elles et que c'était une façon de contribuer un tout petit peu à ce qu'on parle plus de leur situation.

21/05/2012

La surmédicalisation : un dysfonctionnement majeur et systémique, à haut risque pour la santé publique comme pour notre système de soins. Communiqué de presse

Voici le communiqué de presse des organisateurs du colloque « Surmédicalisation, colloque surmédicalisation logo.jpgsurdiagnostics, surtraitements » (présentation et programme détaillé sur cette page), à savoir

  • le groupe d’études Princeps (Omar Brixi, Elena Pasca, François Pesty, Jean-Claude Salomon, Michel Thomas),
  • la SFTG (Société de Formation Thérapeutique du Généraliste) et
  • le Département de Médecine générale de la Faculté de médecine de Bobigny

Nous avons préféré envoyer ce communiqué après l’élection présidentielle qui a focalisé toute l’attention.

Evidemment, la richesse des échanges durant ces deux journées et les nombreuses idées pour les suites à donner ne sauraient être évoquées dans une forme aussi succincte… Nous restons à la disposition de tous ceux qui souhaitent en savoir plus et de tous ceux, que nous espérons de plus en plus nombreux, qui souhaitent se joindre au « mouvement d’idées » qui résulte de ce colloque. Mouvement auquel nous allons donner une traduction pratique dans les semaines et les mois à venir, afin de contribuer à une prise de conscience des professionnels de santé, des media, ainsi que de l’ensemble des citoyens quant aux causes, aux formes et aux conséquences d’une surmédicalisation omniprésente et la plupart du temps inconsciente; surtout les risques ne sont pas perçus comme tels, puisqu'elle se présente sous les dehors respectables de la prévention, comme le reflet d'une politique de santé publique mise en place - pensent les citoyens - selon des critères rigoureux et évalués...

Les citoyens doivent avoir les outils théoriques nécessaires pour comprendre ce qu'ils risquent - car toute prescription inutile induit un risque inutile -, ce pour quoi ils paient, dans tous les sens du terme, pour savoir qu'ils n'ont pas toute l'information ou sont désinformés sur l'intérêt pour leur santé de ces bilans annuels - qui trouvent des anomalies (incidentalomes) sans aucune signification pathologique - et de ces dépistages organisés de tel ou tel cancer... 

Les citoyens doivent comprendre quels sont les rouages systémiques qui empêchent le changement et assurent la reproduction d'un système qui ne profite pas à la santé individuelle et publique, mais aux intérêts de ceux qui vivent de cette surmédicalisation, de la mise en place des dépistages qui, tels des loteries, mènent aux cercles vicieux de surdiagnostics et de surtraitements, où les rares "gagnants" ne doivent pas faire oublier que l'immense majorité perd au change. Combien de centaines et de milliers de "dégâts collatéraux" (pensons au number needed to harm...) sont "acceptables" pour qu'une seule femme en tire un bénéfice? Une seule sur les 2.000 subissant des mammographies régulières de dépistage pendant 10 ans...

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19/05/2012

La médicalisation de la santé et du mal-être (II). Par le Pr Claude Béraud

NdR : La première partie de ce texte est parue sur cette page, qui contient aussi une introduction présentant l’auteur et l’ensemble du texte. Merci de la lire d’abord, car ceci est la suite. Merci de lire attentivement les notes et références, car beaucoup d’entre elles contiennent des explications détaillées des aspects abordés dans le texte. La troisième (et dernière) partie du texte est sur cette page.

 

La médicalisation de la santé et du mal-être [Suite]

Par le Pr Claude Béraud

 

L’utilité de la prévention médicale justifie une analyse critique

Lorsqu’un sujet de plus de cinquante ans - en parfaite santé apparente, dont l’alimentation est équilibrée, qui ne fume pas, boit modérément de l’alcool (donc réduit de 30% le risque de mourir d’une pathologie cardiaque sans accroître les risques de mourir d’une autre cause) et exerce régulièrement une activité physique - entre dans le système de soins, le risque d’en sortir  malade est probablement supérieur aux bénéfices qu’il escompte de sa démarche.

Les risques des examens systématiques

Les examens qui ne sont pas décidés sur des critères cliniques et sur la connaissance de l’histoire du sujet n’apportent qu’exceptionnellement des informations utiles à la conduite diagnostique ou thérapeutique.

 

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27/01/2011

23% des Français renoncent à des soins faute d’argent. Les résultats du Baromètre Cercle Santé analysant 8 pays

 

accès aux soins Pancho.jpg

L'image est tirée du site de France Handicap, où elle illustre l'article "Minimum vieillesse, adultés handicapés et chômeurs... Les oubliés de la CMU".

Le rapport du Baromètre Cercle Santé, réalisé par l’Institut CSA pour la compagnie d’assurances Europ’Assistance, porte sur sept pays européens (Allemagne, France, Italie, Royaume-Uni, Suède, Pologne et Autriche), auxquels s’ajoutent, pour la première fois, les Etats-Unis. La dernière édition, rendue publique en septembre 2010, nous apprend quelles sont les inquiétudes des Français – dans le contexte européen – quant au système de santé et de soins, mais aussi les tendances, inquiétantes, dans le recours aux soins, leur accessibilité et leur qualité.

Ce sondage à grande échelle complète l'analyse de Health Consumer Powerhouse, portant plus sur les détails de la qualité de soins selon des critères factuels, dont j'avais rendu compte dans un article du 31 janvier 2009 intitulé "Dessous de table, listes d'attente, accès restreint à certains soins, information limitée, autoritarisme... Le système de santé français n'est plus que 10ème en Europe".

Voici quelques-uns des résultats du Baromètre Cercle Santé. J'ai extrait ceux qui concernent les perceptions des Français, avant de passer au communiqué de presse dont je complète les chiffres, sur certains points importants, par des extraits de la synthèse ou de la version intégrale du rapport (celle-ci est téléchargeable à partir de la page principale). Quelques commentaires et des liens placés à la fin de l'article permettent d'aller plus loin au sujet des inégalités socio-économiques en santé. Certes, on a déjà parlé de ce sondage, mais un seul chiffre a retenu l'attention des media. Or il me semble que le tableau d'ensemble mérite attention.

49% des Français estiment que le système de santé actuel ne garantit pas l’égalité d’accès aux soins (48% oui, 3% ne savent pas). Ils sont 23% à avoir renoncé à des soins en 2010 – pour 11% en 2009 - et 12% à penser qu’ils seront peut-être amenés à le faire. Sur les huit pays pris en compte, seuls les Polonais (25%) et les Américains ont été dans une situation plus difficile (24%) de ce point de vue. C’est une progression de 12%, la même que celle enregistrée en Pologne, très forte par rapport aux autres pays. Ce n’est qu’en Allemagne et en Italie que le nombre de personnes ayant dû renoncer à des soins ou les reporter à augmenté, notamment de 5%.

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30/07/2009

Les malades non rentables oubliés en dehors catastrophes sanitaires médiatisées

hôpital public rentabilité Blog Sergio de Rosemont.jpg
Combien de catastrophes sanitaires passent inaperçues? Que sait-on des catastrophes quotidiennes, silencieuses, qui se déroulent derrière la porte à côté? Que sait-on des conditions de vie des handicapés, des difficultés des malades chroniques, des personnes âgées vivant dans la misère et sans aucune aide? Mais que sait-on en fait de toutes ces personnes qui ne sont pas télégéniques: les chômeurs, les RMIstes et autres êtres humains vivant dans des conditions extrêmes, qu'on désigne par des euphémismes ("disqualification sociale", "déclassement", "en dessous du seuil de pauvreté", "exclusion", etc. Et puis par ce comble d'hypocrisie: "les personnes défavorisées"...).

Passer à la télévision, c'est devenu synonyme d'exister, et bon nombre d'individus se prêtent au jeu. Mais ceux qui forment le public des émissions sont des jeunes standardisés ou des sans âge liftés par la médecine esthétique et conservés par une médecine dont la fonction principale ne semble plus être de soigner des maladies, mais de les empêcher à tout prix, y compris au prix de la santé. S'occuper des bien portants, figer dans leur trentaine lisse ces jeunes cadres dynamiques, semblables à leurs voisins et désespérément normaux, voilà ce que fait de plus en plus notre médecine, puisque c'est cela qui est "rentable". A condition que les patients soient solvables, bien entendu, et aux tarifs voulus. Qu'il faudrait accepter sans moufter, puisque la santé n'a pas de prix, comme le laissait entendre un commentateur dans une pitoyable tentative de rationalisation des dérives commerciales de bon nombre de médecins.

Ces jeunes qu'on voit dans les media n'ont rien à voir avec "le peuple réel": celui qui peuple les coins d'ombre et illustre le revers de la médaille. Pourtant, ce sont ces personnes-là qui devraient être les vrais patients d'une médecine qui ne serait pas en train de perdre son âme et tout repère moral à force de ne plus penser qu'en termes de rentabilité et de profits. La médecine comme les media ont tendance à oublier la réalité et à la mesurer à l'aune d'une normalité fictive qui n'est qu'une représentation idéologique. Et gare à ceux qui n'entrent pas dans les cases... ou dans la boîte! Ne pas faire la une veut dire crever en silence, dans une longue déchéance, un silence et une solitude qui font douter du sens du mot "humanité". Aussi ce dessin et cette photo vont-ils bien au-delà de l'exemple concret des malades parqués dans des services hospitaliers non rentables ou littéralement traités comme des déchets.
Janine.jpg
Image: Blog de Janine Thombrau Mots pour maux
Ces images nous donnent à voir non pas la déchéance de telle personne du fait de la maladie ou de la pauvreté, mais notre déchéance morale à nous tous. C'est un miroir qui nous est tendu à nous qui formons ce qui devrait être une collectivité républicaine. Que nous sommes hideux, derrière tous les vernis, les masques esthétiques et le bling bling, et derrière cette représentation de plus en plus anachronique de mission publique et humaniste de la médecine et des hôpitaux publics!
 

20/10/2008

Les inégalités en santé augmentent en France, lanterne rouge de l'Europe de l'Ouest

Le mythe du meilleur système de santé au monde en prend un autre coup…Une dépêche d’AFP rend compte des conclusions alarmantes du Pauvreté, Nike imaginaires, dessin de Dalcio, Courrier.jpgcongrès des observatoires régionaux de la santé (ORS) : « Les inégalités sociales face à la maladie et la mort s'aggravent, selon des experts ».

A noter que, contrairement à ce qu’on pensait, les inégalités commencent au niveau des soins primaires, en médecine générale. Ceux qui vivent aux prises avec la réalité sociale et non pas dans les nuages idéologiques ne seront pas surpris d’apprendre que « "Plus la condition socio-économique est basse, moins la santé est bonne" (…). "Notre pays n'a pas réussi à réduire les inégalités de santé et la France demeure le pays d'Europe de l'Ouest dans lequel les inégalités sont les plus marquées" (...). "Quand l'Etat fragilise l'accès à la santé en instituant des franchises médicales (...), en fermant les services hospitaliers de proximité, il aggrave les inégalités de santé, mais il le fait également quand il précarise le marché du travail" ».

J'ai abordé ce sujet dans les catégories Inégalités sociales en santé, Néolibéralisme, l’idéologie qui vous veut du bien, Protection sociale en danger, Franchises médicales. La situation ne va certainement pas s'arranger avec le secteur optionnel et avec la lâcheté du gouvernement qui vient de céder quant aux dépassements d'honoraires... Sarkozy, Fillon, Bachelot - c'est que du verbiage et de la poudre aux yeux des pauvres ! Entre ceux qui chaussent des Nike et des Ray Ban et ceux qui n'ont rien, leur choix est vite fait...

 

Elena Pasca

12/06/2008

Inégalités socioéconomiques en santé, pauvreté, exclusion sociale... Quelques conseils de lecture

A lire en continuité avec la note parlant de l’étude comparative des inégalités en santé dans 22 pays européens (parue récemment dans le New England Journal of Medicine), et celle parlant plus en détail des facteurs socioéconomiques à l’origine des inégalités en santé, de l’idéologie qui nous empêche de regarder la réalité en face et de la nécessaire articulation de la politique de santé avec une politique sociale et économique...

Voici quelques textes supplémentaires pour ceux qui veulent approfondir le sujet. Et tous les médecins devraient le faire. Sans parler de tous ceux – professionnels de santé ou non – qui ont des préjugés sur les pauvres et/ou pensent qu’on ne peut plus parler en termes de classes sociales… Que tous les pauvres seraient des fraudeurs, des paresseux qui « ne veulent pas se lever tôt » et « ne savent pas se vendre »… Et que c’est bien fait pour eux…

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Une médecine et un système de santé à deux vitesses. Le cercle vicieux des inégalités en santé issues des inégalités socioéconomiques

Voici une bonne introduction à la question, dans l’article Les inégalités sociales de santé, une question politique oubliée, par Mireille Mireille Elbaum protection sociale.jpgElbaum, professeure au Conservatoire National des Arts et Métiers, auteure du livre "Economie politique de la protection sociale" (PUF). Texte complété par des extraits d’un exposé fait à l’INPES par Hilary Graham, sur les Stratégies nationales pour lutter contre les inégalités de santé.

Mais quelques commentaires d’abord : L’idéologie française consistant à présenter notre système de santé comme « le meilleur du monde » a des conséquences dramatiques sur la capacité à jeter un regard lucide sur la santé des Français et à situer cette question dans le contexte plus large des inégalités socioéconomiques qui déterminent les inégalités en santé. La médecine et le système de santé dans son ensemble doivent prendre en compte la question dans sa globalité, à moins de vouloir assurer des soins de qualité à une frange de plus en plus réduite de la population…

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06/06/2008

Une étude comparant 22 pays européens confirme que les inégalités en santé résultent de celles socioéconomiques

Il s’agit d’une étude parue dans le numéro d'hier du New England Journal of Medicine (NEJM), dont le texte intégral est accessible sous le titre : Socioeconomic Inequalities in Health in 22 European Countries (« Inégalités socioéconomiques de santé dans 22 pays européens »).

Et un commentaire, lui aussi en libre accès : Beyond Health Care - Socioeconomic Status and Health (« Au-delà des soins. Statut socioéconomique et santé »).

Les résultats sont assez homogènes dans tous les 16 pays ayant des données complètes sur la mortalité : les pauvres ont des taux de mortalité plus élevés. « Il est remarquable que ce rapport entre classe sociale et mortalité soit à ce point-là généralisé, compte tenu du fait que la prévalence des maladies et des facteurs de risque diffère entre les pays. De plus, le rapport entre classe et mortalité est cohérent dans presque chaque cause de mortalité prise à part, exception faite de certains cancers ».

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