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24/09/2011

La gestion de l’Assistance publique - Hôpitaux de Paris: non assistance à hôpital public en danger...

Par Thérèse CLESMENT hôpital public PCF 13 appel.jpg

Un secteur privé qui se développe à l’hôpital public, des suppressions de postes itératives sans réflexion stratégique, un gouvernement incapable de fixer un budget… Ou les misères d’une grande dame… qui fait le grand écart : l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris.

Va-t-on, en douce, vers une forme d'euthanasie active, comptable et financière, de l'APHP ?

L'illustration, ajoutée par Pharmacritique, tout comme les phrases en italiques, accompagne un appel à défendre l'AP-HP et protester contre la supression de postes, repris sur le site du PCF. [EP]

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30/07/2009

Les malades non rentables oubliés en dehors catastrophes sanitaires médiatisées

hôpital public rentabilité Blog Sergio de Rosemont.jpg
Combien de catastrophes sanitaires passent inaperçues? Que sait-on des catastrophes quotidiennes, silencieuses, qui se déroulent derrière la porte à côté? Que sait-on des conditions de vie des handicapés, des difficultés des malades chroniques, des personnes âgées vivant dans la misère et sans aucune aide? Mais que sait-on en fait de toutes ces personnes qui ne sont pas télégéniques: les chômeurs, les RMIstes et autres êtres humains vivant dans des conditions extrêmes, qu'on désigne par des euphémismes ("disqualification sociale", "déclassement", "en dessous du seuil de pauvreté", "exclusion", etc. Et puis par ce comble d'hypocrisie: "les personnes défavorisées"...).

Passer à la télévision, c'est devenu synonyme d'exister, et bon nombre d'individus se prêtent au jeu. Mais ceux qui forment le public des émissions sont des jeunes standardisés ou des sans âge liftés par la médecine esthétique et conservés par une médecine dont la fonction principale ne semble plus être de soigner des maladies, mais de les empêcher à tout prix, y compris au prix de la santé. S'occuper des bien portants, figer dans leur trentaine lisse ces jeunes cadres dynamiques, semblables à leurs voisins et désespérément normaux, voilà ce que fait de plus en plus notre médecine, puisque c'est cela qui est "rentable". A condition que les patients soient solvables, bien entendu, et aux tarifs voulus. Qu'il faudrait accepter sans moufter, puisque la santé n'a pas de prix, comme le laissait entendre un commentateur dans une pitoyable tentative de rationalisation des dérives commerciales de bon nombre de médecins.

Ces jeunes qu'on voit dans les media n'ont rien à voir avec "le peuple réel": celui qui peuple les coins d'ombre et illustre le revers de la médaille. Pourtant, ce sont ces personnes-là qui devraient être les vrais patients d'une médecine qui ne serait pas en train de perdre son âme et tout repère moral à force de ne plus penser qu'en termes de rentabilité et de profits. La médecine comme les media ont tendance à oublier la réalité et à la mesurer à l'aune d'une normalité fictive qui n'est qu'une représentation idéologique. Et gare à ceux qui n'entrent pas dans les cases... ou dans la boîte! Ne pas faire la une veut dire crever en silence, dans une longue déchéance, un silence et une solitude qui font douter du sens du mot "humanité". Aussi ce dessin et cette photo vont-ils bien au-delà de l'exemple concret des malades parqués dans des services hospitaliers non rentables ou littéralement traités comme des déchets.
Janine.jpg
Image: Blog de Janine Thombrau Mots pour maux
Ces images nous donnent à voir non pas la déchéance de telle personne du fait de la maladie ou de la pauvreté, mais notre déchéance morale à nous tous. C'est un miroir qui nous est tendu à nous qui formons ce qui devrait être une collectivité républicaine. Que nous sommes hideux, derrière tous les vernis, les masques esthétiques et le bling bling, et derrière cette représentation de plus en plus anachronique de mission publique et humaniste de la médecine et des hôpitaux publics!
 

28/07/2009

Kuttner analyse les tares structurelles du système américain de santé. C'est notre avenir selon Sarkozy: un système marchand très coûteux, inégalitaire et inefficace

Suite aux nombreux plagiats et copies abusives sans mention de l'auteur, sans lien ni guillemets, etc., toute reproduction, même partielle, des textes de privatisation services publics.jpgPharmacritique ne peut se faire sans mon accord préalable.

Voici un article que j’ai traduit en 2008, mais qui garde son actualité vu la privatisation à grands pas de notre système de santé - et la réforme Obama. C’est en lisant les analyses critiques des défauts structurels et incorrigibles d’un système complètement privatisé tel celui des Etats-Unis et les plaidoyers pour un régime d’assurance-maladie publique, nationale, universelle que nous nous rendons compte de ce que nous sommes en train de perdre. Cet article, paru en février 2008 dans la revue New England Journal of Medicine sous le titre "Market-Based Failure - A Second Opinion on U.S. Health Care Costs" (Une faillite due au marché. Un deuxième avis sur les coûts du système états-unien de santé), est signé Robert Kuttner, l’un des dirigeants de l’organisation d’étude des politiques publiques Demos.

On se rend compte à quel point les clichés que le gouvernement nous sert à grand renfort médiatique pour justifier la casse de l’assurance-maladie publique et l’intervention de plus en plus importante des assureurs privés ne sont motivés que par l'idéologie et n'ont rien de pragmatique et de rationnel. Un système privatisé ne réduit pas les coûts des soins, au contraire, et cette augmentation va de pair avec une diminution de la qualité.

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18/06/2009

La privatisation du système public de santé et de soins: la casse du NHS britannique nous montre quel désastre se prépare au Québec et en France

Voici une présentation très édifiante faite le 14 mai 2009 à Montréal par la Dre Jacky Davis, dans le cadre d’un colloque organisé par Hôpital privatisé.jpgl’association Médecins québécois pour un régime public (lire leur excellent site) sous le titre "Soins de santé: service public ou marché? Pour qui travailleront les médecins?"

La bataille pour le maintien de ce qui, au Québec, reste encore public - car il s'agit de la province la plus privatisée au Canada, et aussi de l'une des plus pauvres en revenu par habitant - est déterminante, et les divers syndicats et associations qui s'y sont engagés devraient être pris pour exemple par leurs homologues français.

Nous devrions tous tirer des enseignements en lisant les pseudo-arguments invoqués pour justifier la casse progressive du service public de santé en Grande-Bretagne. Parce que Sarkozy et Bachelot nous servent la même soupe ; ils ont déjà engagé le système français de santé sur cette même voie, et on le comprend en regardant les diverses dispositions de la loi HPST (hôpital, patients, santé, territoires) concernant le pouvoir accru donné aux gestionnaires, la "rationalisation" de l’offre de soins, la disparition des frontières entre hôpital public et cliniques privées… Bref, toutes les mesures qui servent de prélude à la privatisation en douce des hôpitaux, puis de l’ensemble des soins.

La tarification à l’activité (T2A) des praticiens hospitaliers comme des médecins libéraux, largement dénoncée par les critiques, s’accompagne désormais d’une autre façon de faire passer les impératifs économiques (maîtrise comptable des soins) avant les intérêts de la santé des patients: le CAPI.

Ce "contrat d’amélioration des pratiques individuelles" est en fait une "prime" ou "incitation financière" d’une valeur de 5.000 à 7.000 euros par an que les médecins généralistes pourront gagner en plus s’ils atteignent certains objectifs imposés par l’assurance-maladie… Le conseil de Pharmacritique aux lecteurs est de changer de généraliste s’il/elle a souscrit un CAPI. Même (!) l’ordre des médecins (CNOM) a dénoncé le CAPI comme étant contraire à l’éthique et mettant les médecins en situation de conflits d’intérêts face à leurs patients. La plupart des syndicats ont eux aussi appelé au boycott de ces "incitations financières" qui poussent encore plus la médecine à devenir un commerce comme un autre (voir le texte édifiant d’Arnold S. Relman, traduit dans cet article).

La pétition contre la privatisation du service public britannique de santé peut - doit! - être signée sur cette page du site Keep our NHS public, qui contient beaucoup d'autres informations.

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28/01/2009

"Le chemin du privé en santé" ou la casse des services publics pour étendre le marché des profits privés. L'exemple du Québec

Entre autres textes fort édifiants à lire sur leurs sites respectifs, la Fédération interprofessionnelle de santé du Québec (FIQ) et le Secrétariat Privatisation Etat critique.jpgintersyndical des service publics (SISP) proposent "un document expliquant la façon dont s’opère le processus de privatisation dans le réseau de la santé et des services sociaux. Le "Chemin du privé en santé", sous forme de questions réponses, présente chronologiquement l’évolution de ce processus." Il faut, disent les auteurs à juste titre, commencer par "déconstruire le discours dominant", les écrans de fumée qui nous aveuglent, et se demander pourquoi ce sont les milieux d'affaires qui tiennent les discours les plus alarmistes?

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24/01/2009

Le monde de la santé mobilisé lui aussi le 29 janvier, jour de grève nationale. Occasion de dire ses quatre vérités à Sarkozy

Voici quelques fragments d'un article de Viva Presse, annonçant la mobilisation et détaillant les forces syndicales qui y appellent, suivis de Grève Gabaye Unblog.jpgplusieurs extraits du communiqué de la Confédération des praticiens hospitaliers (CPH). Ce dernier, bien plus détaillé, peut être téléchargé intégralement, à partir de cette page. Un diaporama et d'autres documents sont accessibles sur le même site et valent le détour. Ils permettent de comprendre les conséquences néfastes de bon nombre de dispositions du projet de loi Hôpital, santé, patients et territoires (HSPT).

"Un avant-goût de ce qui nous attend" est une compilation d'images et de caricatures faite par Janine Thombrau et Bruno. La réalité rattrape la caricature. Tuera-t-elle le rêve?

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18/11/2008

La santé et l’hôpital public victimes de la réforme Bachelot et de la volonté de gestion comptable, estime l’AMDDDM

Quelques extraits d’une dépêche du Quotidien du Médecin du 7 octobre 2008 : « L’heure est grave, pour l’Association médicale de défense Manager - médecin.jpgde la déontologie et des droits des malades (AMDDDM), car la santé des Français est "en danger". L’AMDDDM, composée de médecins hospitaliers, libéraux et du secteur médico-social, vient de lancer un "appel à la population" dans lequel elle dresse un état des lieux alarmant de la situation sanitaire en France.


"Médecins, notre métier est de soigner les malades, (mais) nous ne parvenons plus à faire notre travail", déplore l’AMDDDM dans une pétition signée à ce jour par 218 praticiens libéraux ou salariés. Le manque de moyens humains, la pénurie de lits, l’obligation de "choisir entre les malades sur des critères financiers" sont tels que les médecins signataires se disent "très angoissés par cette situation".


La psychiatrie est "véritablement sinistrée", a estimé lors d’un point de presse le Dr Roger Salbreux (…), président du syndicat des psychiatres salariés non hospitaliers. Et, a-t-il ajouté, à l’heure où il y a "jusqu’à un an d’attente pour une consultation d’un enfant en CMPP" (centre médico-psycho-pédagogique), la pédopsychiatrie connaît un "marasme total".


Or, prévient l’association dans sa pétition, ce sombre tableau du système de soins "menace de s’aggraver encore dans un avenir proche, avec le vote, prévu début 2009, de la loi Hôpital, patients, santé et territoires". "Actuellement, le médecin a pour seul engagement de bien soigner son patient", fait remarquer le Dr Jean-Louis Chabernaud, tandis que la réforme Bachelot menace son indépendance (…) via la contractualisation avec les agences régionales de santé (ARS), les rémunérations variables à l’hôpital, ou encore le catalogue légal des tâches du médecin de premier recours. En outre, l’AMDDDM craint que la définition de la médecine de premier recours aboutisse à la "suppression de l’accès direct à certaines spécialités" comme la pédiatrie. »

 

Elena Pasca

28/10/2008

Augmentation constante du coût de l’assurance-maladie aux Etats-Unis, par rapport aux revenus des classes moyennes inférieures

La réalité n’est pas celle des beaux discours présidentiels, nous dit Mike Mitka dans un article de 22 octobre du JAMA : Health Insurance Costs Remain a Burden for Employers and Working Families (Le prix de l’assurance-maladie reste très lourd pour les employeurs et les familles ayant un emploi). De moins en moins d’employeurs proposent une couverture maladie, et ceux qui le font demandent une participation plus importante des employés. De plus en plus de personnes, y compris parmi celles ayant une assurance-maladie, doivent s’endetter pour payer leurs frais médicaux. Le tableau illustre l’augmentation progressive du coût de l’assurance par rapport aux revenus.

Assurance chère JAMA.jpg

 

Résultats de la privatisation de la santé et de l’assurance-maladie : 18 millions d’enfants états-uniens sans accès aux soins au moins pendant une période de l’année!

Dans un communiqué de presse, l’Observatoire états-unien de la qualité et de la recherche en santé (Agency for Pleurer.gifHealthcare Research and Quality) rend publics les résultats d’une étude qu’elle a commandité. Elle est parue dans le JAMA du 22 octobre et Pharmacritique vous propose quelques extraits.

Voici de quoi faire réfléchir tout pays qui s’engage sur la voie de la dérégulation des structures étatiques de soin et d’assurance-maladie : 9 millions d’enfants n’ont aucune couverture maladie aux Etats-Unis ! Si l’on compte ceux qui ont des assurances ne couvrant pas toute l’année, on arrive à 18 millions d’enfants qui n’ont pas accès aux soins, avec toutes les conséquences imaginables en termes de santé !!

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17/10/2008

Système de santé: restons solidaires, car privatisation et dérégulation entraînent crise et destruction, dit Paul Krugman

Dans un éditorial paru le 5 octobre dans le New York Times sous le titre Health Care Destruction (Destruction du système de soins), Paul solidarité Alberta Employees.jpgKrugman, qui s’est vu décerner le Nobel d’économie pour sa clairvoyance, y compris à propos de la crise actuelle, analyse les programmes de John McCain et Barack Obama en matière de santé. Comme vous pourrez le voir en explorant les quelques liens à la fin de la note, Krugman prône la construction d'un service de santé qui serait au moins partiellement public, avec une assurance-maladie universelle, nationale et publique, elle aussi. De quoi faire de lui un socialiste, si ce n'est un communiste aux yeux des Américains...

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05/09/2008

Les Britanniques défendent leurs système public de santé et leurs médecins généralistes

Nicolas Sarkozy et Roselyne Bachelot devraient songer à cela : même les Britanniques s’opposent à la privatisation de la santé et de la médecine générale… 36549605.jpgIls défendent massivement leur service public de santé, qui fête ses 60 ans cette année, et manifestent en même temps leur attachement à leurs médecins généralistes, nous dit une dépêche de l’Association des médecins britanniques (BMA : British Medical Association), qui rend compte des débuts d'une mobilisation sans précédent. Cette campagne vient de trouver un soutien politique massif dans les divers gouvernements régionaux du Royaume-Uni.

 

La photo est tirée d'un ancien Student BMJ, titrant sur la santé individuelle et publique.

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06/08/2008

Le désastre socio-économique de la santé américaine : résultat de la privatisation néolibérale. Marianne nous dit ce qui nous attend

Dépenses énormes pour une piètre qualité ; 47 millions sans couverture maladie ; des médecins empêtrés dans la bureaucratie ou refusant les assurances habituelles ; médecine générale laminée; une industrie pharmaceutique débridée…

 

L’un des dogmes du néolibéralisme consiste à dire que la concurrence ferait baisser les prix. Et que le choix entre prestataires multiples permettrait de faire des économies. Roselyne Bachelot ne dit-elle pas que si une mutuelle augmente ses tarifs (suite à la nouvelle taxe), ben, on n’a qu’à en choisir une autre ? Et quand elles auront toutes des tarifs prohibitifs, on évitera de tomber malades.

Un long article de Hervé Nathan, publié dans le numéro du 2 au 6 août de Marianne nous montre ce que donne la privatisation tant encensée, vers laquelle le gouvernement nous mène pas à pas : « Les Américains malades de leur assurance santé ». Il vaut la peine d’être lu en entier. Et d’être complété par les notes réunies sous les catégories privatisation de la santé et protection sociale en danger. La situation américaine est très bien exposée aussi dans le texte d'Arnold S. Relman Ethique et valeurs médicales dans un monde marchandisé où la santé n'est qu'un commerce parmi d'autres.

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25/06/2008

Déremboursements et limitations touchant les affections de longue durée (ALD) : déclaration de guerre aux malades, accusent Act-up et les syndicats

C'est dans le journal Les Echos que Frédéric van Roekeghem, directeur de la CNAM, a annoncé son projet de déremboursements 1538862590.jpgtouchant les affections de longue durée (ALD) et de restriction d'accès d'un malade chronique au "statut" ALD. Le plan de redressement de l'assurance maladie suscite un tollé général, titrent Les Echos en date du 24 juin. Les grandes lignes du plan sont exposées dans cet article. Et voici l’interview de Van Roekeghem dans Les Echos : Plus les mesures seront mises en oeuvre vite, plus le retour à l'équilibre sera conforté.

Et voici le communiqué d’Act up Paris (suivi d'autres liens) : Fin du 100% : l’Etat déclare la guerre aux malades. "La fin de la prise en charge à 100 % des Affections de Longue Durée confirmerait la mort de l’assurance maladie".

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12/06/2008

Le ministre de tutelle des CHU autrichiens reconnaît qu'il y a une médecine à deux vitesses… Cercle vicieux d’assurances privées et de corruption

L’Autriche est secouée depuis la fin de l’année dernière par un débat sur le rôle de plus en plus décisif de l’argent des patients en santé et sur 1767351289.jpgla privatisation rampante de celle-ci. La ministre de la santé, Andrea Kdolsky, a récusé les accusations de « médecine à deux vitesses »  (« Zweiklassenmedizin » : littéralement « médecine à deux classes sociales »).

Et pourtant… Les discriminations sont bel et bien là… Elles ne se manifestent pas seulement à travers les assurances privées habituelles, supérieures à celles publiques et prenant en charge les dépassements d’honoraires. Non, il est carrément question de la solvabilité directe ou non des patients… En effet, une personne travaillant dans un hôpital autrichien rattaché à l’église a dévoilé dans un entretien à la radio,

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09/05/2008

La privatisation de la santé: une illusoire incantation. Déclaration et pétitions québécoises

Voici une pétition lancée par la Fédération des Travailleurs Québécois et la Confédération des Syndicats Nationaux pour la défense du 1522900024.jpgsystème de santé public et pour que toutes les questions soient abordées lors d’un débat public. Leurs sites contiennent beaucoup d'informations et de prises de position.  

Vous pouvez signer une autre déclaration /pétition sur le site Santé sans profit. Il s'agit de la Déclaration signée par Lorraine Guay et co-signée par plus de quatre-vingt personnalités (…) :  « Les appels à la privatisation accrue de notre système de santé se sont multipliés depuis au moins une dizaine d’année au Québec. Le jugement de la Cour suprême du Canada dans l’affaire Chaoulli a donné à ces appels un élan sous la forme d’une incantation de plus en plus insistante. Ce discours propose un privé parfait, efficace, sans faille... quasi désintéressé ! et qui serait la solution miracle à des problèmes complexes qui relèvent pourtant essentiellement d’une gestion publique et de choix politiques. Les signataires de cette Déclaration affirment qu’au contraire les faits portent à croire que l’incantation à la privatisation et le choix de cette voie constituent un recul, une sorte de «marche avant vers le passé» qui nous conduit dans un cul-de-sac dont nous aurons peine à nous extirper.

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Excellente vidéo sur les raisons de maintenir le privé et le profit hors du système de santé et de protection sociale

« Monsieur Charest, êtes-vous malade ? », s’intitule cette vidéo de la Fédération Interprofessionnelle de la santé au Québec (FIQ). Il suffit de remplacer Charest (premier ministre du Québec) par Sarkozy, Fillon, Bachelot et les autres… A part le nom, tout est identique: la volonté de tout privatiser, de démanteler la protection sociale, de marchandiser la médecine et les soins, de revenir à l'avant-guerre, d'aller vers le système américain alors que les Américains eux-mêmes constatent l'impasse. Le mot est faible: il s'agit du désastre du système assurantiel privé qui a fait exploser les coûts tout en diminuant la qualité des soins et en laissant 40 millions de personnes sans aucune couverture maladie... Ceux qui ont goûté à la privatisation (déjà fortement présente en France) cherchent à sortir la tête de l'eau... Au nom de quelle responsabilité et de quel intérêt nos hommes politiques nous imposent-ils un dogme néolibéral qui s'est révélé désastreux là où il a été traduit dans les faits?

 

Et voici une vidéo explicative réalisée par la Fédération des Travailleurs du Québec, qui remet les pendules à l'heure en démystifiant le discours apocalyptique des néolibéraux.

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Le privé lucratif détruit la solidarité et le monde commun. Excellent documentaire pour la défense du système public de santé, à l’exemple du Québec

Cette excellent documentaire d’à peine plus de 12 minutes croise des extraits de la conférence de Lorraine Guay au forum de la Coalition Solidarité Santé en mars 2008 et des images et discours poignants de la manifestation du 3 mai, à l’appel de cette même Coalition composée d’une quarantaine d’organismes réunis pour défendre le système public de santé et la protection sociale.

Je ne réussis plus à insérer des vidéos de Google, alors voici le lien: La lutte contre la privatisation du système de santé.

Des extraits de l’intervention de Lorraine Guay: « Mais pourquoi se mobiliser ? Parce que le retour en force du privé entraîne l’impossibilité d’un monde commun. La priorité du droit de propriété sur tous les autres droits humains façonne une société de plus en plus insupportable au point de rompre les équilibres de la vie en commun. La force aussi explosive, si on veut, du privé lucratif - on nomme pudiquement « privé lucratif » ce qui est en fait le capitalisme, la version dure du capitalisme – laissée à elle-même, ça entraîne une inégalité sociale irréparable de populations entières.

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La privatisation de la santé: illusion destructrice de l'intérêt général pour augmenter le profit des industriels et assureurs. La résistance citoyenne québécoise

Quelques articles, tribunes et réactions tirés des media québécois. Parce que le Québec est lui aussi entraîne par des politiciens privatisation Presse toi à gauche.jpgnéolibéraux vers l'impasse de la privatisation du système de santé et qu’on peut apprendre beaucoup de la mobilisation citoyenne qui s'y organise.

Autant commencer par la réponse à la question essentielle : à qui profite le crime ? A ceux qui voient que – contrairement à ce qu’on veut nous faire croire – le système de santé public se porte très bien si on ne cherche pas à le saboter - en le privant des financements par les revenus du capital (stock options, etc.), par exemple - qu’il a un excellent potentiel de croissance et peut donc générer énormément de profits : « Mais qui veut du privé en santé ? Le système de santé public coûte 21 milliards $ annuellement au Québec. Si vous êtes propriétaire d'une compagnie d'assurance et que vous visez seulement 10 % du marché, cela vous donnera un petit 2 milliards $ de profit. Assez pour motiver bien du monde. », dit un syndicaliste québécois dans un article en date du 17 avril 2008 intitulé Non au privé en santé.

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09/03/2008

L'hôpital public tué par la privatisation et la recherche de rentabilité et de profit (Article du "Monde diplomatique")

Je reprends ici le texte intégral d’un article du Monde diplomatique de février 2008, qui se passe de commentaires. La privatisation à pas feutrés, exigence de rendement, tarification à l'acte, exclusion de plus en plus marquée des pauvres puis des classes moyennes de certaines spécialités... En somme, on passe d'abord par la variante allemande, avec la mutitude de réformes qui se sont toutes cassées la gueule, pour arriver peu à peu à la variante ultralibérale américaine, avec la part du lion qui revient à l'industrie des assurances (privées), qui investit et récolte des profits, et à l'industrie pharmaceutique. Vous avez dit "santé?" "Patient?" "Etre humain?" Connais pas. (S)ont-ils des espèces solvables?

« Traitement de choc pour tuer l’hôpital public » 

Auteurs : André Grimaldi : Chef du service de diabétologie-métabolisme du groupe hospitalier de la Pitié-Salpêtrière (Paris) ; Thomas PAPO : Chef du service de médecine interne, coordinateur du pôle médecine de l’hôpital Bichat (Paris) ; Jean-Paul VERNANT : Chef de service d’hématologie, coordinateur du pôle d’onco-hématologie (Pitié-Salpêtrière).

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