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24.09.2011

La gestion de l’Assistance publique - Hôpitaux de Paris: non assistance à hôpital public en danger...

Par Thérèse CLESMENT hôpital public PCF 13 appel.jpg

Un secteur privé qui se développe à l’hôpital public, des suppressions de postes itératives sans réflexion stratégique, un gouvernement incapable de fixer un budget… Ou les misères d’une grande dame… qui fait le grand écart : l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris.

Va-t-on, en douce, vers une forme d'euthanasie active, comptable et financière, de l'APHP ?

L'illustration, ajoutée par Pharmacritique, tout comme les phrases en italiques, accompagne un appel à défendre l'AP-HP et protester contre la supression de postes, repris sur le site du PCF. [EP]

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28.07.2009

Kuttner analyse les tares structurelles du système américain de santé. C'est notre avenir selon Sarkozy: un système marchand très coûteux, inégalitaire et inefficace

Suite aux nombreux plagiats et copies abusives sans mention de l'auteur, sans lien ni guillemets, etc., toute reproduction, même partielle, des textes de privatisation services publics.jpgPharmacritique ne peut se faire sans mon accord préalable.

Voici un article que j’ai traduit en 2008, mais qui garde son actualité vu la privatisation à grands pas de notre système de santé - et la réforme Obama. C’est en lisant les analyses critiques des défauts structurels et incorrigibles d’un système complètement privatisé tel celui des Etats-Unis et les plaidoyers pour un régime d’assurance-maladie publique, nationale, universelle que nous nous rendons compte de ce que nous sommes en train de perdre. Cet article, paru en février 2008 dans la revue New England Journal of Medicine sous le titre "Market-Based Failure - A Second Opinion on U.S. Health Care Costs" (Une faillite due au marché. Un deuxième avis sur les coûts du système états-unien de santé), est signé Robert Kuttner, l’un des dirigeants de l’organisation d’étude des politiques publiques Demos.

On se rend compte à quel point les clichés que le gouvernement nous sert à grand renfort médiatique pour justifier la casse de l’assurance-maladie publique et l’intervention de plus en plus importante des assureurs privés ne sont motivés que par l'idéologie et n'ont rien de pragmatique et de rationnel. Un système privatisé ne réduit pas les coûts des soins, au contraire, et cette augmentation va de pair avec une diminution de la qualité.

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18.06.2009

La privatisation du système public de santé et de soins: la casse du NHS britannique nous montre quel désastre se prépare au Québec et en France

Voici une présentation très édifiante faite le 14 mai 2009 à Montréal par la Dre Jacky Davis, dans le cadre d’un colloque organisé par Hôpital privatisé.jpgl’association Médecins québécois pour un régime public (lire leur excellent site) sous le titre "Soins de santé: service public ou marché? Pour qui travailleront les médecins?"

La bataille pour le maintien de ce qui, au Québec, reste encore public - car il s'agit de la province la plus privatisée au Canada, et aussi de l'une des plus pauvres en revenu par habitant - est déterminante, et les divers syndicats et associations qui s'y sont engagés devraient être pris pour exemple par leurs homologues français.

Nous devrions tous tirer des enseignements en lisant les pseudo-arguments invoqués pour justifier la casse progressive du service public de santé en Grande-Bretagne. Parce que Sarkozy et Bachelot nous servent la même soupe ; ils ont déjà engagé le système français de santé sur cette même voie, et on le comprend en regardant les diverses dispositions de la loi HPST (hôpital, patients, santé, territoires) concernant le pouvoir accru donné aux gestionnaires, la "rationalisation" de l’offre de soins, la disparition des frontières entre hôpital public et cliniques privées… Bref, toutes les mesures qui servent de prélude à la privatisation en douce des hôpitaux, puis de l’ensemble des soins.

La tarification à l’activité (T2A) des praticiens hospitaliers comme des médecins libéraux, largement dénoncée par les critiques, s’accompagne désormais d’une autre façon de faire passer les impératifs économiques (maîtrise comptable des soins) avant les intérêts de la santé des patients: le CAPI.

Ce "contrat d’amélioration des pratiques individuelles" est en fait une "prime" ou "incitation financière" d’une valeur de 5.000 à 7.000 euros par an que les médecins généralistes pourront gagner en plus s’ils atteignent certains objectifs imposés par l’assurance-maladie… Le conseil de Pharmacritique aux lecteurs est de changer de généraliste s’il/elle a souscrit un CAPI. Même (!) l’ordre des médecins (CNOM) a dénoncé le CAPI comme étant contraire à l’éthique et mettant les médecins en situation de conflits d’intérêts face à leurs patients. La plupart des syndicats ont eux aussi appelé au boycott de ces "incitations financières" qui poussent encore plus la médecine à devenir un commerce comme un autre (voir le texte édifiant d’Arnold S. Relman, traduit dans cet article).

La pétition contre la privatisation du service public britannique de santé peut - doit! - être signée sur cette page du site Keep our NHS public, qui contient beaucoup d'autres informations.

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28.01.2009

"Le chemin du privé en santé" ou la casse des services publics pour étendre le marché des profits privés. L'exemple du Québec

Entre autres textes fort édifiants à lire sur leurs sites respectifs, la Fédération interprofessionnelle de santé du Québec (FIQ) et le Secrétariat Privatisation Etat critique.jpgintersyndical des service publics (SISP) proposent "un document expliquant la façon dont s’opère le processus de privatisation dans le réseau de la santé et des services sociaux. Le "Chemin du privé en santé", sous forme de questions réponses, présente chronologiquement l’évolution de ce processus." Il faut, disent les auteurs à juste titre, commencer par "déconstruire le discours dominant", les écrans de fumée qui nous aveuglent, et se demander pourquoi ce sont les milieux d'affaires qui tiennent les discours les plus alarmistes?

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24.01.2009

Le monde de la santé mobilisé lui aussi le 29 janvier, jour de grève nationale. Occasion de dire ses quatre vérités à Sarkozy

Voici quelques fragments d'un article de Viva Presse, annonçant la mobilisation et détaillant les forces syndicales qui y appellent, suivis de Grève Gabaye Unblog.jpgplusieurs extraits du communiqué de la Confédération des praticiens hospitaliers (CPH). Ce dernier, bien plus détaillé, peut être téléchargé intégralement, à partir de cette page. Un diaporama et d'autres documents sont accessibles sur le même site et valent le détour. Ils permettent de comprendre les conséquences néfastes de bon nombre de dispositions du projet de loi Hôpital, santé, patients et territoires (HSPT).

"Un avant-goût de ce qui nous attend" est une compilation d'images et de caricatures faite par Janine Thombrau et Bruno. La réalité rattrape la caricature. Tuera-t-elle le rêve?

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18.11.2008

La santé et l’hôpital public victimes de la réforme Bachelot et de la volonté de gestion comptable, estime l’AMDDDM

Quelques extraits d’une dépêche du Quotidien du Médecin du 7 octobre 2008 : « L’heure est grave, pour l’Association médicale de défense Manager - médecin.jpgde la déontologie et des droits des malades (AMDDDM), car la santé des Français est "en danger". L’AMDDDM, composée de médecins hospitaliers, libéraux et du secteur médico-social, vient de lancer un "appel à la population" dans lequel elle dresse un état des lieux alarmant de la situation sanitaire en France.


"Médecins, notre métier est de soigner les malades, (mais) nous ne parvenons plus à faire notre travail", déplore l’AMDDDM dans une pétition signée à ce jour par 218 praticiens libéraux ou salariés. Le manque de moyens humains, la pénurie de lits, l’obligation de "choisir entre les malades sur des critères financiers" sont tels que les médecins signataires se disent "très angoissés par cette situation".


La psychiatrie est "véritablement sinistrée", a estimé lors d’un point de presse le Dr Roger Salbreux (…), président du syndicat des psychiatres salariés non hospitaliers. Et, a-t-il ajouté, à l’heure où il y a "jusqu’à un an d’attente pour une consultation d’un enfant en CMPP" (centre médico-psycho-pédagogique), la pédopsychiatrie connaît un "marasme total".


Or, prévient l’association dans sa pétition, ce sombre tableau du système de soins "menace de s’aggraver encore dans un avenir proche, avec le vote, prévu début 2009, de la loi Hôpital, patients, santé et territoires". "Actuellement, le médecin a pour seul engagement de bien soigner son patient", fait remarquer le Dr Jean-Louis Chabernaud, tandis que la réforme Bachelot menace son indépendance (…) via la contractualisation avec les agences régionales de santé (ARS), les rémunérations variables à l’hôpital, ou encore le catalogue légal des tâches du médecin de premier recours. En outre, l’AMDDDM craint que la définition de la médecine de premier recours aboutisse à la "suppression de l’accès direct à certaines spécialités" comme la pédiatrie. »

 

Elena Pasca

28.10.2008

Augmentation constante du coût de l’assurance-maladie aux Etats-Unis, par rapport aux revenus des classes moyennes inférieures

La réalité n’est pas celle des beaux discours présidentiels, nous dit Mike Mitka dans un article de 22 octobre du JAMA : Health Insurance Costs Remain a Burden for Employers and Working Families (Le prix de l’assurance-maladie reste très lourd pour les employeurs et les familles ayant un emploi). De moins en moins d’employeurs proposent une couverture maladie, et ceux qui le font demandent une participation plus importante des employés. De plus en plus de personnes, y compris parmi celles ayant une assurance-maladie, doivent s’endetter pour payer leurs frais médicaux. Le tableau illustre l’augmentation progressive du coût de l’assurance par rapport aux revenus.

Assurance chère JAMA.jpg

 

Résultats de la privatisation de la santé et de l’assurance-maladie : 18 millions d’enfants états-uniens sans accès aux soins au moins pendant une période de l’année!

Dans un communiqué de presse, l’Observatoire états-unien de la qualité et de la recherche en santé (Agency for Pleurer.gifHealthcare Research and Quality) rend publics les résultats d’une étude qu’elle a commandité. Elle est parue dans le JAMA du 22 octobre et Pharmacritique vous propose quelques extraits.

Voici de quoi faire réfléchir tout pays qui s’engage sur la voie de la dérégulation des structures étatiques de soin et d’assurance-maladie : 9 millions d’enfants n’ont aucune couverture maladie aux Etats-Unis ! Si l’on compte ceux qui ont des assurances ne couvrant pas toute l’année, on arrive à 18 millions d’enfants qui n’ont pas accès aux soins, avec toutes les conséquences imaginables en termes de santé !!

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17.10.2008

Système de santé: restons solidaires, car privatisation et dérégulation entraînent crise et destruction, dit Paul Krugman

Dans un éditorial paru le 5 octobre dans le New York Times sous le titre Health Care Destruction (Destruction du système de soins), Paul solidarité Alberta Employees.jpgKrugman, qui s’est vu décerner le Nobel d’économie pour sa clairvoyance, y compris à propos de la crise actuelle, analyse les programmes de John McCain et Barack Obama en matière de santé. Comme vous pourrez le voir en explorant les quelques liens à la fin de la note, Krugman prône la construction d'un service de santé qui serait au moins partiellement public, avec une assurance-maladie universelle, nationale et publique, elle aussi. De quoi faire de lui un socialiste, si ce n'est un communiste aux yeux des Américains...

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05.09.2008

Les Britanniques défendent leurs système public de santé et leurs médecins généralistes

Nicolas Sarkozy et Roselyne Bachelot devraient songer à cela : même les Britanniques s’opposent à la privatisation de la santé et de la médecine générale… 36549605.jpgIls défendent massivement leur service public de santé, qui fête ses 60 ans cette année, et manifestent en même temps leur attachement à leurs médecins généralistes, nous dit une dépêche de l’Association des médecins britanniques (BMA : British Medical Association), qui rend compte des débuts d'une mobilisation sans précédent. Cette campagne vient de trouver un soutien politique massif dans les divers gouvernements régionaux du Royaume-Uni.

 

La photo est tirée d'un ancien Student BMJ, titrant sur la santé individuelle et publique.

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