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13/06/2009

L'éducation thérapeutique, cadeau du Sénat aux laboratoires! Le Collectif Europe et Médicament demande à la commission mixte paritaire de revenir la-dessus

Merci à la revue Prescrire et au Collectif Europe et Médicament qu'elle soutient de nous avoir envoyé leur communiqué de presse en date cadeau argent.jpgdu 12 juin 2009. Le voilà dans son intégralité. Vous pouvez le lire en continuité avec le communiqué précédent, plus détaillé, en date du 18 mai 2009 ("L'éducation thérapeutique des patients abandonnée à l'industrie pharmaceutique par le Sénat"), ainsi qu'avec la note de Pharmacritique "Associations de patients financées par les labos: leurs conflits d'intérêts en font des moyens de pression sur les décisions politiques".

C'est sur les associations - instrumentalisées à cet effet - que se sont basés les sénateurs pour obtenir que l'industrie pharmaceutique puisse financer des programmes d'éducation thérapeutique des patients, et donc avoir un moyen supplémentaire d'influence sur les patients, et pas des moindres, puisque les associations gardent toujours cette image d'action désintéressée et occultent de ce fait les visées bassement commerciales des firmes... Décidément, on déroule le tapis rouge à l'industrie et on la comble de cadeaux, la pôôvre. Pôvre, car les profits de Sanofi-Aventis ne sont estimés qu'à 7 milliards 200 millions en 2009, ce qui place la firme en deuxième position après Total. O misère...

Les syntagmes "santé publique", "intérêt général" et autres anachronismes républicains de ce genre, ne sont plus de mise lorsque le monarque Sarkozy 1er en

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09/06/2009

Associations de patients financées par les labos: leurs conflits d'intérêts en font des moyens de pression sur les décisions politiques

Assoces industrie Prescrire.jpg
Plusieurs textes en rapport avec les débats actuels autour de la loi HPST détaillent ce que cette illustration parue en février 2005 dans la revue Prescrire nous fait parfaitement comprendre.

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18/05/2009

L'éducation thérapeutique des patients abandonnée à l'industrie pharmaceutique par le Sénat (Collectif Europe et Médicament)

Le Collectif Europe et Médicament fait une lecture critique du projet de loi HPST ("Hôpital, patients, santé, territoires" ou "loi Bachelot") en ce qui concerne Collectif Europe et Médicament.jpgl’éducation thérapeutique des patients : "Éducation thérapeutique des patients (ETP) : bientôt abandonnée aux firmes pharmaceutiques?".

Les sénateurs sont en train de légitimer par la loi l'intrusion des conflits d'intérêts majeurs des laboratoires jusque dans la vie privée des malades et de leurs familles, en permettant que des intérêts privés soient impliqués dans l'exercice des mesures d'accompagnement des malades et en rendant la conception des programmes d'accompagnement, d'observance du traitement - et d'éducation thérapeutique en général - par les associations des patients dépendante du financement industriel. Les firmes s'assurent ainsi un précieux accès direct aux malades, précieux parce qu'il représente un moyen direct d'influence par toutes sortes de tactiques publicitaires.

Cela s'inscrit dans la tendance des firmes à miser de plus en plus sur le rapport direct aux patients, sur le "marketing relationnel", comme nous l'avons dit dans cette note qui rend compte d'une analyse économique: "Des visiteurs médicaux aux publicités à la télévision : le marketing des laboratoires se recentre sur les patients et les pharmaciens".

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16/01/2009

Publicité pharmaceutique: l’offensive française accompagne la directive européenne, nous dit le Collectif Europe et Médicament

Un communiqué du Collectif Europe et Médicament, en date du 15 janvier, nous avertit de ce qui se prépare en France aussi, en plus de la directive européenne sur l'information DTCA Cupe Canada.jpgdirecte des patients par les firmes, forme à peine camouflée de publicité directe aux consommateurs (voir cette catégorie et celle-ci).
Les projets sarkozystes de "réforme" du système de soins sont l'occasion de faire quelques cadeaux supplémentaires aux firmes pharmaceutiques, par exemple en autorisant d'autres formes, plus insidieuses, de publicité directe et de marketing en général, telles "l'éducation thérapeutique" ou les programmes "d'aide à l'observance". Les laboratoires auraient ainsi un accès direct aux patients, et ce ne serait certainement pas pour qu'ils leur disent que telle maladie peut être prévenue ou traitée par un régime alimentaire et de l'exercice physique... Pas non plus pour qu'ils vantent les mérites des génériques ou des médicaments anciens, mieux connus et plus sûrs, mais moins profitables que les pseudo-copies sous brevet...

Elena Pasca

Voici le texte du communiqué envoyé par la revue Prescrire :

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04/01/2009

Que vaut l’"information" par les firmes ou "publicité directe aux consommateurs"? Rien pour les patients, tout pour l'industrie!

Commençons par le rapport rendu en 2006 par des chercheurs du Centre de recherche sur les politiques et les services de santé de l’université de Colombie Britannique (Canada), sous la direction de Barbara Mintzes, parce qu'il est fort instructif et balaie toutes les prétentions de l'industrie pharmaceutique à l'"information" et à l'"éducation" prétendument désintéressée... Le rapport a été commandité et financé par le Conseil canadien de la santé, structure créée par le ministère canadien de la santé pour éclairer les choix stratégiques en la matière. Il a l'immense mérite d'analyser et évaluer non seulement la situation canadienne, mais aussi celle des deux seuls pays dans lesquels la "publicité directe aux consommateurs" (PDC ou DTCA : direct-to-consumer advertising) est autorisée, à savoir les Etats-Unis et la Nouvelle-Zélande.

 

Les recommandations préconisent le maintien de l’interdiction de cette publicité et le durcissement des réglementations actuelles sur certains aspects. Elles se fondent sur les résultats clairement négatifs du rapport, qui nous apprend ce qu’on pensait déjà : les velléités informatives et éducatives revendiquées par l’industrie pharmaceutique ne sont que du vent. Leur poids ne se mesure qu’en termes de chiffres de vente fortement augmentés, pour les produits habituellement les plus chers et les moins testés, car à peine mis sur le marché. Selon un rapport officiel américain, un dollar investi dans la publicité directe peut rapporter jusqu'à 6 dollars de plus en termes de vente. Raison pour laquelle le budget marketing se concentre de plus en plus sur ce type d'investissement, appelé "marketing relationnel" ou "communication patient", au détriment des formes plus anciennes de promotion : "Des visiteurs médicaux aux pubs télévisées" est le slogan choisi comme titre pour la note de Pharmacritique rendant compte de cette tendance, soulignée en 2007 par le journal l'Expansion. Il est évident que l'industrie pharmaceutique n'a pas attendu l'onction de la Commission européenne pour aller dans ce sens. Elle se savait en terrain conquis...

 

Comme on peut le voir en lisant les différentes sources listées à la fin, la publicité directe aux consommateurs ne tient aucune de ses promesses, hormis celle de profiter aux firmes : elle n’améliore pas la qualité des soins, n'entraîne pas une meilleure observance (prise correcte des médicaments), n’amène pas les patients à rechercher les soins nécessaires plus tôt, n’offre pas de renseignements fiables sur les pharmacothérapies et les maladies, n’améliore pas les relations médecins – patients, né réduit pas les dépenses de santé, enfin, elle ne responsabilise et n’autonomise nullement les patients.

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04/04/2008

Publicité directe pour les médicaments. Par ces firmes pharmaceutiques qui nous veulent du bien.

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