Avertir le modérateur

22/05/2009

Farmacriticxs: association espagnole d'étudiants en médecine pour une relation éthique et transparente avec l’industrie pharmaceutique

farmacriticxs.jpg

Farmacriticxs a vu le jour lors des "journées pharmacritiques" qui ont eu lieu le 17 et le 18 avril à l’université de Saragosse, avec la participation de l’association médicale indépendante No Gracias!, présentée dans cette note de Pharmacritique.

Des étudiants de cette université, membres de l’IFMSA (Fédération internationale des associations d’étudiants en médecine), ont lancé une plateforme étendue à des étudiants en sciences de la santé de diverses universités espagnoles. Elle a pour objectifs l’accès aux médicaments essentiels ainsi que la promotion de l’éthique et de la transparence dans les relations entre médecine et industrie pharmaceutique. La mise en pratique de ces objectifs est une condition nécessaire de l’amélioration du système de soins dans son ensemble. L’association se propose aussi d’inventer des stratégies et des modèles novateurs de formation et de recherche médicales, pour remplacer ceux actuels, fortement teintés de conflits d’intérêts.

Lire la suite

03/01/2009

Premier Forum Mondial Sciences et Démocratie, initié et co-organisé par la Fondation Sciences Citoyennes

Voici un communiqué de presse de la Fondation Sciences Citoyennes, précédé par l’annonce de l’Appel pour un Forum Social Mondial Forum Social mondial.pngSciences et Démocratie, que Pharmacritique appelle tout le monde à signer (sur cette page).

 

« Les 26 et 27 janvier prochains se tiendra à Belém (Brésil) le premier Forum Mondial Sciences et Démocratie (FMSD). Syndicats et associations de chercheurs, mouvements sociaux et ONG vont se réunir autour d’enjeux cruciaux pour nos sociétés dans les

Lire la suite

28/11/2008

La recherche publique de l’université Bordeaux 2 aux ordres de l’industrie pharmaceutique. Le LEEM remercie Mme Pécresse

Si quelqu’un pense que Pharmacritique exagère dans les notes de la catégorie "Université SARL", voici une preuve de plus : le L€€M (syndicat Troupe aux ordres Préfecture Savoie.jpgde l’industrie pharmaceutique) a signé il y a une semaine "une convention de partenariat [sic] public/privé dont l'objectif est de mettre l'université Bordeaux II en phase [re sic] avec les besoins de l'industrie pharmaceutique", ce qui veut dire "adapter en permanence les contenus de formation aux besoins des entreprises" (Romandie News). Adieu la recherche fondamentale et la production de connaissances, vive les applications technologiques immédiatement profitables !

Le L€€M publie un dossier de presse sur son site et précise que "cet accord est une application exemplaire des voies ouvertes par la Loi Pécresse". Ca, c'est certain ! Il est question d’ajuster les formations d’enseignement supérieur afin de répondre aux "besoins de la compétitivité mondiale". Si on y pense, le lean management y répond à sa façon, la précarisation des chercheurs et les délocalisations aussi... Sans parler des usagers qui se fichent des conflits d'intérêts, adorent les grands pontes de la médecine qui servent de VRP aux firmes et gobent la pilule sans jamais rechigner.

Lire la suite

09/10/2008

Crise de crédibilité de la pédopsychiatrie, due à la corruption par les firmes pharmaceutiques et à ses faibles bases scientifiques

Dans les notes des catégories Conflits d’intérêts en psychiatrie et Maladies inventées / disease mongering, nous avons montré que la Cerveau Süddeutsche.jpgpsychiatrie est la spécialité médicale la plus corrompue par l’industrie pharmaceutique, pour le compte de laquelle elle façonne des maladies et les « légitime » dans le DSM. Appliqué aux enfants, cet affairisme donne une augmentation exponentielle des diagnostics d’hyperactivité et de trouble bipolaire, en premier lieu, et une mise sous camisole chimique dès la moindre « déviation » par rapport à une « normalité » dont la seule chose qu’on puisse affirmer avec certitude, c’est qu’elle n’existe pas… (Mais ce n’est pas ce détail qui va arrêter le dévoiement de la médecine dans son ensemble en un outil de normalisation). La légitimité scientifique de la première prescription chez l’enfant est trop souvent douteuse. Qu’importe ! Un deuxième médicament est prescrit pour soi-disant atténuer les effets secondaires et compléter les effets du premier, puis un troisième…

Le peu de science et d’éthique qui fonde cette façon de faire (du commerce pour Big Pharma) est dénoncé par des cercles médicaux que personne ne peut soupçonner d’être antipsychiatrie ou antimédecine… L’éditorial du mois de septembre de la revue Nature Neuroscience (Nat Neurosci. 2008, Sep;11(9):983) s’intitule « Credibility crisis in pediatric psychiatry » (Crise de crédibilité de la psychiatrie pédiatrique). En voici une traduction rapide :

Lire la suite

20/08/2008

Une déclaration codifiée et généralisable des conflits d’intérêts : un projet de Integrity in Science (CSPI)

Si la nécessité de déclarer les conflits d’intérêts dans la presse scientifique et médicale est communément admise dans les pays anglo- 206299048.jpgsaxons, il n’y a pas de consensus sur le contenu et l’étendue des déclarations et sur la définition précise des conflits d’intérêts, surtout lorsqu’ils ne sont pas de nature financière. Le Center for Science in the Public Interest (CSPI) a publié le mois dernier un projet qui vise à créer un ensemble de règles dont l’application serait généralisée et standardisée. Ce projet s’adresse d’une part aux scientifiques, chercheurs et auteurs d’articles, d’autre part aux rédactions et comités de lecture de la presse spécialisée, auxquels la codification des conflits d’intérêts et de leur déclaration simplifierait beaucoup le travail.

Les propositions ont été développées par une équipe mise en place par Merrill Goozner, qui dirige le département Integrity in Science du CSPI.

Lire la suite

10/03/2008

Le business de la santé ou Les marchands du temple à l’hôpital public. Logique marchande versus éthique.

Le Pr André GRIMALDI (Hôpital Pitié-Salpétrière, Paris), signe en février 2007 un texte d’une rare lucidité sur la marchandisation de notre système de santé, sur la logique commerciale, de rentabilité, de profitabilité et de sélection (sur critères de solvabilité et de "pathologie rentable") qui se mettent en place peu à peu, tant du côté des soins que du côté de l'assurance-maladie. Depuis la « réforme » entreprise par Douste-Blazy et son euro par consultation, d’autres pas sont franchis progressivement pour démanteler tout le réseau de protection sociale et de service public, détruire la solidarité nationale, pénaliser financièrement les malades, exclure les pauvres et privatiser à tout va. Appelons un chat un chat: c'est du darwinisme social actualisé et vendu à la sauce financière franchouillarde, variante de celle qui sélectionne le (compte en banque le) plus fort, divise et tue à l'échelle planétaire. On appelle cela globalisation: tout converge vers un modèle économico-financier unique. Services publics et prestations privées convergent aussi. Quitte à piétiner quelques bouts de papiers obsolètes du genre Constitution, Déclaration des droits de l'homme, pacte républicain, code de déontologie...

Lire la suite

03/03/2008

Médecine: l’autarcie, la liberté sans limites n’est-elle pas le contraire de l’éthique ?

Je pose cette question après avoir entendu beaucoup de médecins défendre bec et ongles la liberté du médecin, sa liberté de prescription, de refuser ou d’accorder telle chose à un patient, etc. J'ai remarqué que le terme "liberté" n'était jamais réfléchi, mais reflétait plutôt un individualisme en accord avec l'époque, voire même un arbitraire qui se refuse à toute règle. Et il me semble que, sous couvert de liberté - malmenée pour "arranger" et justifier des pratiques individuelles - certains médecins s’aménagent un territoire où ils sont seuls à décider. Un territoire de l'arbitraire. Comme si médecins et médecine pourraient s’autodéterminer en vase clos, se définir et définir les termes de leur fonction sociale et l’avenir de celle-ci en toute autarcie. La "vieille" médecine pouvait encore se définir en termes de "mission", de fonction sociale, de valeurs; celle que la tendance historique est en train d'imposer - non sans la participation active de la plupart de médecins qu'il ne faut pas styliser en victimes - est individualisée à l'extrême. Et c'est aussi ce qui leur permet de la concevoir comme un commerce dans lequel le médecin règne en maître, en businessman soucieux de ses intérêts financiers et autres. Le reste (l'intérêt de la santé du patient) passe après, si ça "cadre" avec les objectifs de rentabilité...

Lire la suite

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu