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02/07/2012

Atelier N° 3 : "Surdiagnostics sources de surtraitements" (suite des actes du colloque "Surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements" 2012)

Pour la continuité et une vue d’ensemble, vous pouvez lire les principaux documents déjà postés sur Pharmacritique à propos du colloque « Surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements », qui a eu lieu les 27 et 28 avril 2012 à la Faculté de médecine de Bobigny.

  • Le programme et l’introduction détaillée;
  • Le communiqué de presse des organisateurs (« La surmédicalisation, un dysfonctionnement majeur et systémique, à haut risque pour la santé publique comme pour notre système de soins »);
  • Les comptes-rendus des six ateliers, faits par leurs modérateurs respectifs ;
  • Les interventions lors de l’atelier N°1 (Surmédicalisation, mythe ou réalité) ;
  • Les interventions lors de l’atelier N°2 (Causes et sources de surmédicalisation).

Et voici l’introduction et les interventions - powerpoint ou texte, selon ce que les auteurs m'ont envoyé - lors de l’atelier N°3. Merci à tous ! J'ajoute trois liens reçus d'Alain Braillon, vers des textes critiques du surdépistage et surdiagnostic du cancer de la prostate.

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09/07/2011

Surdiagnostic des cancers: entre dépistage obligatoire en Pologne et surdépistage en France. L'hormonothérapie lucrative par Enantone

J’ai déjà évoqué dans ces pages la surmédicalisation – cette médicalisation infinie de la vie dont parlait Foucault en tant que forme de dépistage cancers Turcotte Welch.jpgbiopouvoir et moyen de contrôle social, en abordant certaines de ses formes, dont l’abus de prévention. Le surdépistage des cancers en est une facette particulièrement grave, compte tenu des conséquences extrêmes qu’elle peut induire (procédures inutiles et risquées, médicamentation très lourde qui peut être mortelle (un analogue agoniste GnRH (Enantone/Eligard/Viadur, Décapeptyl, Zoladex…) chez un homme de plus de 70 ans ayant des facteurs de risque cardiovasculaires risque beaucoup plus de le tuer qu’un cancer de la prostate - avant ou après lui avoir rendue la vie très pénible).

Certes, le dépistage d’une dysplasie de haut grade par un frottis cervico-vaginal n’entre pas dans la même catégorie, puisqu’il n’a pas le même risque qu’une biopsie de la prostate ou que des mammographies cumulées. Mais d’ici à le rendre obligatoire…

Je voudrais signaler cette nouvelle inquiétante venue de Pologne, tout en rappelant que la situation n’est pas meilleure en France et ailleurs. Chez nous, c’est peut-être plus grave, parce que l’obligation n’est pas perceptible comme telle. L’industrie pharmaceutique et les autres industriels qui ont intérêt à développer ces pratiques de surmédicalisation, de concert avec les médecins qui se prêtent au jeu, du fait des conflits d’intérêts ou de la désinformation – amènent les usagers à se soumettre librement. C’est une façon beaucoup plus efficace, parce que ces derniers pensent que c’est dans l’intérêt de leur santé de se soumettre à ces dépistages, voir même que c’est leur liberté de les demander et de les avoir.

Je rappelle plus bas qu’il y certains décideurs politiques, certains médecins et réseaux de médecins qui s’opposent à cela – et peuvent le payer très cher. Enfin, j’évoque la manipulation par la peur et divers moyens de pression qui interviennent dans l’autorisation des médicaments et procédures ayant trait de près ou de loin aux cancers, dans les extensions d’indication, dans le refus d’évaluation ou réévaluation de moyens thérapeutiques d’efficacité douteuse, etc.

Je donne un certain nombre de liens et de références d'articles et livres sur les dangers et les conséquences du dépistage organisé (surdépistage) et du surdiagnostic qui en résulte et mène à des traitements inutiles et risqués.

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21/09/2008

Tahor et les autres statines n’ont guère d’effets bénéfiques chez les femmes. Mais le silence des firmes vaut de l'or

La question de l'inefficacité des statines – médicaments anticholestérol - chez les femmes à risque cardiovasculaire n’est pas nouvelle. Et lipitor.gifpourtant, on n’en entend pas parler. Pfizer, Merck et les autres fabricants de statines ne s’en vantent pas. Pourquoi se priver de la moitié des bénéfices ? Il vaut mieux continuer dans la stratégie de disease mongering (façonnage de maladies, invention de maladies), et l'abus de prévention en fait partie. Une stratégie très profitable de surmédicalisation et surmédicamentation, qui transforme les facteurs de risque en maladies et les bien-portants en malades.

 

Une méta-analyse de l’université de Cornell met les pieds dans le plat, nous dit Medical News Today dans l’article Lipitor Mismarketed to Women (Le Tahor chez les femmes : un marketing à côté de la plaque). A côté de la plaque d'athérosclérose, pourrait-on dire...

 

L’image est tirée d’une pub de Pfizer pour l’atorvastatine (Tahor, appelé Lipitor aux Etats-Unis).

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