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15/10/2008

Roche maintient le prix de l’antirétroviral Fuzeon: "nous faisons de l’argent; sauver des vies n’est pas notre problème"

Ce communiqué d’Act Up Paris nous informe entre autres que Roche se retire de la recherche sur les médicaments anti-HIV, mais Roche Fuzeon.jpgcontinue à augmenter les prix de ceux qu’il a brevetés : Viracept°, Invirase° et Fuzeon°. Ce dernier, destiné aux malades en échec thérapeutique, donc vital, apporte à Roche 30.000 dollars par malade et par an. Cet autre communiqué de presse d’Act Up Paris nous informe de l’existence d’une pétition que tout le monde peut signer. "Le cynisme de Roche et sa tendance à systématiquement abuser de sa position de force sur les personnes vivant avec le VIH/sida a assez duré. Si Roche s’est montré incapable (...) de revoir à la baisse le prix du Fuzeon en Corée, nous exigeons de Roche qu’il renonce à son brevet sur le Fuzeon puisqu’il n’est pas en mesure de le mettre à disposition de tous ; du gouvernement sud-coréen qu’il émette une licence obligatoire sur le Fuzeon, ainsi que sur chacun des médicaments de Roche ; de tous les pays qu’ils émettent des licences obligatoires sur les médicaments du laboratoire Roche".

La phrase dans le titre vient du communiqué d’Act Up International, tout comme la photo d’un charognard, avec en haut : "Roche se repaît de nos cadavres" et en bas "Le monopole permet d'être inhumain".

 

Elena Pasca

 

09/08/2008

Le LEEM : entre beaux discours éthiques humanitaires et pratique dans les pays pauvres

Le LEEM (Les entreprises du médicament, syndicat de l’industrie pharmaceutique) ne faisait-il pas savoir en criant sur tous les toits qu’il allait se doter d’une charte de 78673365.jpgdéontologie volontaire (sic) ?

Il semble bien que ce n'était qu’un effet d’annonce, comme nous l'avions dit. Parce que dès qu’il s’agit de faire le moindre effort pour concrétiser ces vertus supposées - on est priés de croire qu'elles existent et d’applaudir l'intention, sans plus - le LEEM s’en lave les mains… A titre d’exemple, voyez la triste fin d’une belle idée : la redistribution des médicaments non utilisés en France, rassemblés par Cyclamed et envoyés dans des pays pauvres. Ou alors "donnés à des associations présentes en France. L'équivalent de 8 à 10 millions d'euros de dons était ainsi redistribué", nous dit Le Monde dans l’article Les ONG privées de la manne des remèdes non utilisés (7.08.08).  Mais le LEEM refuse de payer et, sans lui, tout le système de collecte et de redistribution risque de s’effondrer.

Elle n’aura pas fait long feu, l’éthique à la sauce financière…

L'éthique et la déontologie volontaires de l'industrie pharmaceutique s'arrêtent là où commencent leurs intérêts financiers, c'est-à-dire d'emblée. Les beaux discours du marketing pharmaceutique, mâtiné de références éthiques, sont faits pour mieux vendre des médicaments dans les pays riches, à des usagers bien-portants surmédicalisés et surmédicamentés, pas dans les pays pauvres, à des gens qui en auraient besoin mais ne peuvent pas payer.

Photo: ONU

 

Elena Pasca

 
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