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21.02.2009

Avec la suspension du Raptiva, gare à l'effet rebond et aux érythrodermies. A quand une évaluation globale des risques des anticorps monoclonaux?

Dans un communiqué du 19 février, l'AFSSAPS relaie la recommandation par l'agence européenne du médicament (EMEA) de suspendre monoclonal Antibodies NIH.jpgl'autorisation de commercialisation du Raptiva (efalizumab), l'un de ces anticorps monoclonaux humanisés très à la mode ces temps-ci, utilisé dans le traitement du psoriasis en plaques.

Au lieu de reprendre simplement les mises en garde internationales, notre agence de sécurité sanitaire ne pourrait-elle pas - une fois n'est pas coutume - prendre son rôle au sérieux et exiger que des études sérieuses soit menées sur les effets (et effets indésirables) de classe de TOUS les anticorps monoclonaux humanisés? De préférence avant qu'il y ait d'autres décès ou réactions adverses chroniques et/ou invalidantes. On ne paie pas notre pharmacovigilance pour qu'elle fasse uniquement de la traduction de l'anglais! (Et encore, elle ne la fait pas toujours, loin s'en faut, à en juger par la différence entre les RCP (résumés des caractéristiques du produit) français et ceux anglophones, surtout lorsqu'il s'agit de médicaments ayant eu une autorisation nationale et non européenne. Dans ces cas, notre Vidal est d'un mutisme encore plus effarant que d'habitude).

Ceux qui lisent l'espagnol trouveront plus bas un lien vers une analyse d'ensemble de la toxicité des anticorps monoclonaux qui vaut le détour.

En attendant un hypothétique changement de nos autorités sanitaires, nous devons nous-mêmes, usagers, nous interroger sur les risques de ces médicaments (voir quelques noms plus bas) par rapports à leurs bénéfices. Ceux qui sont traités par Raptiva pour un psoriasis en plaques devraient faire attention à la façon d'arrêter le traitement et aux précautions à prendre.

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16.06.2008

Divers cancers et troubles lymphoprolifératifs sous Enbrel, Remicade, Humira, Cimzia (inhibiteurs du TNF). La FDA démarre une enquête

La FDA (agence étatsunienne du médicament) a émis le 4 juin un communiqué de presse intitulé Early Communication About an Ongoing Enbrel NCKU.edu.jpgSafety Review of Tumor Necrosis Factor (TNF) Blockers (marketed as Remicade, Enbrel, Humira, and Cimzia).

L’agence informe le public du lancement d’une enquête épidémiologique prospective portant sur un lien de causalité possible entre des médicaments inhibiteurs du TNF (TNF ou « facteur de nécrose tumorale » est une cytokine inflammatoire) et des cancers chez des enfants, adolescents et jeunes adultes traités par ce type de médicaments dans des indications telles que : arthrite juvénile idiopathique, maladie de Crohn, colite ulcéreuse, psoriasis en plaques, polyarthrite psoriasique, spondylarthrite ankylosante. Les enfants ou adolescents prenaient en même temps d’autres médicaments immunosuppresseurs. Une trentaine de cancers ont été signalés ces dix dernières années ; il s’agit dans la moitié des cas de lymphomes, hodgkiniens et non hodgkiniens. Des leucémies, des mélanomes et d’autres tumeurs d’organe ont aussi été signalés.

Du côté français, des médecins dont le CV grouille de conflits d'intérêts nous rassurent...

Illustration: mode d'action d'Enbrel (Université de Taiwan)

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