Avertir le modérateur

19/07/2009

La FDA met en garde contre les troubles cardiovasculaires sous Xolair. Et toujours pas d'évaluation globale des anticorps monoclonaux en vue...

Des résultats intermédiaires de l’essai en cours EXCELS (Evaluating the Clinical Effectiveness and Long-Term Safety in Patients with Moderate to Xolair.jpgSevere Asthma), qui évaluent le Xolair° (omalizumab des firmes Genentech/Novartis), indiquent une "augmentation disproportionnée" des troubles cardiovasculaires chez les patients traités pour un asthme allergique sévère par rapport aux patients du groupe de contrôle.

Dans ces conditions d'alertes de sécurité répétées, d'un service médical rendu faible voir incertain et de données scientifiques insuffisantes quant au rapport bénéfice/risque, il est proprement irresponsable de voir fleurir la classe des anticorps monoclonaux humanisés sans aucune évaluation globale de leur profil de sécurité. Décidément, les autorités d'insécurité sanitaire font tout pour mériter ce surnom.

Lire la suite

22/02/2009

Tysabri: cinq cas de leucoencéphalopathie (LEMP), selon Santé Canada. Rappel du verdict d'Arznei-Telegramm et de Prescrire

Ce médicament de la classe des anticorps monoclonaux qui défrayent régulièrement la chronique ces temps-ci - et qui a déjà un retrait du anticorps mono Hopkins arthritis.gifmarché à son actif (en 2005) - fait de nouveau parler de lui. Son efficacité dans le ralentissement de la sclérose en plaques et dans la raréfaction des poussées n'est pas suffisamment démontrée, selon la revue Prescrire, qui dénonçait en 2007 "une AMM imprudente". Les suppositions d'une utilité dans les cas de sclérose en plaques agressive - à poussées rapprochées - justifient-elles le risque de décès et d'invalidité grave par leucoencéphalite multifocale progressive (LEMP, voir explications sur cette page ou sur celle-ci) ou par infections herpétiques? Selon Arznei-Telegramm, le Tysabri est une "substance toxique" dont l'utilisation en l'état est contraire à l'éthique et qui doit être "renvoyée au stades des tests" préliminaires (a-t 2006; 37: 69-71).

Lire la suite

21/02/2009

Avec la suspension du Raptiva, gare à l'effet rebond et aux érythrodermies. A quand une évaluation globale des risques des anticorps monoclonaux?

Dans un communiqué du 19 février, l'AFSSAPS relaie la recommandation par l'agence européenne du médicament (EMEA) de suspendre monoclonal Antibodies NIH.jpgl'autorisation de commercialisation du Raptiva (efalizumab), l'un de ces anticorps monoclonaux humanisés très à la mode ces temps-ci, utilisé dans le traitement du psoriasis en plaques.

Au lieu de reprendre simplement les mises en garde internationales, notre agence de sécurité sanitaire ne pourrait-elle pas - une fois n'est pas coutume - prendre son rôle au sérieux et exiger que des études sérieuses soit menées sur les effets (et effets indésirables) de classe de TOUS les anticorps monoclonaux humanisés? De préférence avant qu'il y ait d'autres décès ou réactions adverses chroniques et/ou invalidantes. On ne paie pas notre pharmacovigilance pour qu'elle fasse uniquement de la traduction de l'anglais! (Et encore, elle ne la fait pas toujours, loin s'en faut, à en juger par la différence entre les RCP (résumés des caractéristiques du produit) français et ceux anglophones, surtout lorsqu'il s'agit de médicaments ayant eu une autorisation nationale et non européenne. Dans ces cas, notre Vidal est d'un mutisme encore plus effarant que d'habitude).

Ceux qui lisent l'espagnol trouveront plus bas un lien vers une analyse d'ensemble de la toxicité des anticorps monoclonaux qui vaut le détour.

En attendant un hypothétique changement de nos autorités sanitaires, nous devons nous-mêmes, usagers, nous interroger sur les risques de ces médicaments (voir quelques noms plus bas) par rapports à leurs bénéfices. Ceux qui sont traités par Raptiva pour un psoriasis en plaques devraient faire attention à la façon d'arrêter le traitement et aux précautions à prendre.

Lire la suite

11/11/2008

Mise à jour des notices de l’Humira et rappel des effets secondaires de classe des inhibiteurs TNF alpha

Enbrel (etanercept), Humira (adalimumab), Remicade (infliximab) et Cimzia (certolizumab pegol) sont des anticorps monoclonaux ayant Humira.jpgune activité immunosuppressive qui s’exprime par l'inhibition d'une cytokine inflammatoire appelée TNF α (facteur de nécrose tumorale alpha). Pharmacritique a rendu compte de certains effets secondaires rares mais sévères investigués par la FDA (agence états-unienne du médicament) dans la note "Divers cancers et troubles lymphoprolifératifs sous Enbrel, Remicade, Humira, Cimzia (inhibiteurs du TNF)".

Pour être précis, Enbrel est un dérivé d'anticorps monoclonal, appelé "protéine de fusion" (entre des parties d'une molécule d'immunoglobuline et une partie du récepteur au TNF), obtenu "par génie génétique et exprimé dans des cellules ovariennes de hamster chinois", selon la description contenue dans la notice complète (RCP: résumé des caractéristiques du produit) de l'agence européénne du médicament (page 2).


En France, l’Humira a une autorisation de mise sur le marché en polyarthrite rhumatoïde, polyarthrite juvénile idiopathique, maladie de Crohn, spondylarthrite et psoriasis en plaques. Une synthèse en français des effets secondaires les plus fréquents de l’Humira est parue le 14 septembre dans Les Annales de dermatologie et de vénéréologie.

Lire la suite

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu