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15/06/2009

Bisphénol A: le Réseau Environnement Santé dénonce l'immobilisme et les conflits d'intérêts des autorités sanitaires françaises. Pétition

Pharmacritique avait traduit dans cette note des fragments du rapport du National Toxicology Programm (Etats-Unis) sur la toxicité du bisphénol A (BPA) et rendu compte de quelques initiatives Réseau environnement santé RES.jpgpour l'élimination de cette composante chimique des récipients alimentaires, par exemple au Canada.

Un communiqué du Réseau Environnement Santé (RES) en date du 10 juin 2009 rend compte de plusieurs avancées aux Etats-Unis, qui contrastent singulièrement avec la position opaque et contraire à l'éthique des décideurs politico-sanitaires français. Les conflits d'intérêts des autorités sanitaires nationales (AFSSA) et européennes (EFSA) ont été parfaitement visibles lors de l'audition publique organisée le 3 juin à l'Assemblée Nationale. Le RES en parle dans cet autre communiqué et souligne que ces agences non seulement ne jouent pas leur rôle de régulation, mais soutiennent sans aucun recul critique les positions de l'industrie des plastiques / industrie chimique.

Rappelons que le Réseau Environnement Santé (RES) a été lancé en mars 2009 par plusieurs associations et organismes dont L'Alliance pour la planète, la Fondation Sciences Citoyennes, le MDRGF, la Coordination Nationale Médicale Santé et Environnement (CNMSE), le Comité pour le Développement Durable en Santé (C2DS) et d'autres.

Voici le dossier de presse du Réseau Environnement Santé, son Appel dénonçant "une politique calamiteuse de santé environnementale", et surtout la page décrivant les modalités de participation à la "cybercampagne contre le bisphénol A" (pétition par courriel qu'on peut envoyer aux politiques à partir du site).

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01/12/2008

Surdépistage du cancer du sein: les femmes otages de l'industrie pharmaceutique du cancer

Voici une caricature de Adams et Berger qui montre à quel point le corps des femmes est devenu objet de commerce, pris en otage par l'industrie du cancer ou "l'économie du cancer" (Barbier/Farrachi), à des fins de profit et à défaut d'une volonté politique forte qui s'attaquerait aux vraies causes - environnementales, chimiques... - du cancer du sein. Les auteurs soulignent eux aussi les dégâts des dépistages trop rapprochés (mammographies, biopsies, procédures invasives dès la moindre anomalie histologique...). La caricature saisit l'essence des notes réunies sous la catégorie "Cancer, prévention, industrie du cancer".

cancer Mike Adams.jpg

24/10/2008

Conflits d’intérêts et surmédicalisation des femmes: le traitement hormonal substitutif, l'AFEM et l'industrie pharmaceutique

Il s’agit d’un montage mettant l’accent sur les conflits d’intérêts. La version intégrale de cette vidéo est ici : Le médecin, les hormones et la ménopause.


L'AFEM, c'est l'Association Française pour l'Etude de la Ménopause, avec le Dr Henri Rozenbaum parmi ses principaux leaders, largement bénéficiaire de l'argent pharmaceutique pour promouvoir le traitement hormonal substitutif et continuer à en vanter les mérites même longtemps après que les résultats tirés de la Women's Health Initiative ont mis en évidence une augmentation du risque de cancer du sein et l'inefficacité de ce traitement hormonal en prévention de désagréments d'une ménopause présentée comme une maladie. Cette étape physiologique normale dans la vie de chaque femme est dramatisée et, une fois passée par les cerveaux des publicitaires de l'industrie pharmaceutique, tout est fait pour qu'elle apparaisse comme une faillite - par rapport aux impératifs commerciaux qui exigent le jeunisme, la performance à tout instant, etc. -, comme une faiblesse et comme une maladie à traiter. 


Car les femmes sont les principales cibles de la surmédicalisation et du disease mongering, incluant toutes les formes de prévention (dépistages...) inutile, mais fort lucrative, comme je l'ai expliqué et documenté en détail dans l'article "Misogynie culturelle et médicale. Le livre de Guy Bechtel, Les quatre femmes de dieu", et des exemples de surmédicalisation des femmes (endométriose, statines, psychotropes...)"


A part pour quelques notes, je n'ai pas traité les femmes à part, mais souligné dans les diverses notes thématiques - par exemple sur l'ostéoporose, sur les antidépresseurs, sur le disease mongering, sur la surmédicalisation et la surconsommation de médicaments, sur la normalité et la culture psy, etc. - qu'elles étaient les plus malmenées, les premières victimes du marketing pharmaceutique et du pharmacommerce de la peur.Celui-ci est entretenu par un corps médical qui est partie prenante dans ce commerce, pour une bonne partie, et désinformé mais ne cherchant que trop peu à remédier à cela, pour une moindre partie. La médecine qui surmédicalise le fait parce que cela lui rapporte, même si ce n'était pas sa raison d'être. Elle est devenue préventive (préventions inutiles jouant sur la peur), prédictive (avec le tout génétique...), prescriptive (au sens éthique du terme, faisant passer ses prescriptions intéressées pour des préceptes éthiques).


Et maintenant que le traitement substitutif de la ménopause est moins prescrit et rapporte donc moins, l'accent s'est déplacé de plus en plus vers d'autres facteurs physiologiques conséquences du vieillissement, tels que l'ostéopénie et l'ostéoporose ou alors vers les états d'âme, médicalisés et présentés comme des troubles à soigner absolument par des médicaments (antidépresseurs, antipsychotiques (oui, eux aussi, car le diagnostic de "trouble bipolaire" a carrément explosé en fréquence) et autres psychotropes, allant des stimulants - il faut bien tenir le coup, pour la double, voire la triple journée de travail et pour être parfaite dans tous les rôles - jusqu'aux somnifères.


Toutes les activités et les réactions des femmes sont quantifiées, mesurées et devraient se passer selon des standards de "normalité" totalement artificiels, définis uniquement dans un but commercial... C'est un parfait exemple de contrôle social, de discipline des corps comme des esprits, à coups de médicaments. Ce n'est plus le corset visible, mais une camisole chimique moins visible, mais non moins présente. Bien au contraire, elle est partout; la surmédicalisation est partout dans la vie des femmes, avec ses diverses traductions: surmédicamentation et recours accru à d'autres techniques médicales, chirurgie esthétique et médecine esthétique, etc.


Elena Pasca

 
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