28.06.2008
Richard Smith du BMJ sur les revues médicales aux prises avec l'industrie pharmaceutique
Can the Public Trust Medical Journals? (Le public peut-il faire confiance aux revues médicales?). C’est la question centrale de ce podcast
d’un entretien avec Richard Smith, ancien directeur du British Medical Journal, auteur du livre The Trouble with Medical Journals ainsi que d’innombrables articles critiques sur la dépendance des revues médicales et de la médecine en général face à l’industrie pharmaceutique. Les conflits d’intérêts et les comportements contraires à l’éthique dans la recherche médicale comme dans l’édition mettent à mal tout le processus de création, de diffusion et d’application de l‘information et du savoir en médecine. La table de matières ainsi que quelques pages du livre sont reproduites sur cette page.
La rencontre avec Richard Smith a été enregistrée en novembre 2007 à l’université de Toronto, lors d’une rencontre organisée par la revue canadienne Open Medicine, que nous avons présentée dans cette note. En plus de Richard Smith lui-même, plusieurs intervenants abordent des questions liées à son – à leur – travail, son parcours, à l’histoire du journal BMJ, etc. Sur un ton décontracté et plein d’humour qui rend l’écoute très agréable.
Elena Pasca
06:50 Publié dans Figures de la résistance à l'influence des pharmas, Media, presse médicale organes publicitaires lobby | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : presse médicale industrie pharmaceutique, conflits d'intérêts presse médicale, influence pharmaceutique media, british medical journal industrie pharmaceutique, éthique médicale journaux médicaux, dépendance financière presse médicale, journaux médicaux indépendance influence |
Facebook
Open Medicine: revue médicale canadienne à comité de lecture et en libre accès, exemple de médecine 2.0
Open Medicine existe depuis 2007 et est indépendante, à l’instar de celle que nous connaissons déjà : PLoS (Public Library of Science). Sa
raison d’être est définie en une phrase : “Open Medicine fait partie d’un mouvement social qui cherche à assurer une large diffusion du savoir scientifique et à faire en sorte que ce soit ce savoir qui guide la relation de soin médecin – patient. Les recherches médicales publiées informent la pratique clinique et les politiques de santé, raison pour laquelle elles devraient être accessibles à tous gratuitement ». C’est le savoir qui doit être déterminant et non pas ce que veulent les firmes pharmaceutiques. Et qu’elles obtiennent en finançant à gogo des campagnes promotionnelles pour tel ou tel médicament.
Cinq numéros d’Open Medicine ont déjà vu le jour, dont le premier contenait une critique de livre faite par Jerome Kassirer, ce qui est de bon augure… Comme la présence d'Alan Cassels ou Joel Lexchin. Chaque article contient un encadré très bien visible pour les déclarations d’intérêts. L’éditorial du premier numéro est signé par James Maskalyk, actif au Soudan, aux côtés de « Médecins sans frontières », et qui tient un blog sur ses expériences de terrain.
06:22 Publié dans Médecine 2.0 / web 2.0, Media, presse médicale organes publicitaires lobby | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : médecine 2.0 open medicine, information médicale, open medicine revue, diffusion du savoir internet, réseaux sociaux santé, accès libre information médicale, presse médicale indépendante, publicité pharmaceutique media, conflits d'intérêts presse médicale |
Facebook
06.05.2008
Editorial du JAMA pour limiter conflits d'intérêts, ghostwriting et manipulation de la recherche médicale par les laboratoires
Le Journal of the American Medical Association (JAMA) a publié dans son numéro du 16 avril deux articles qui reviennent sur certaines des méthodes employées par le laboratoire
Merck pour manipuler les recherches et les études médicales, bref, l’information médicale portant sur le Vioxx (rofécoxib, anti-inflammatoire responsable de dizaines de milliers d’attaques cardiaques et de décès). Cette expérience est particulièrement douloureuse pour le JAMA parce que la revue avait elle-même fait partie des toutes premières à publier une étude très favorables au Vioxx. Les articles parus dans les revues scientifiques étaient réécrits, arrangés, rendant compte d'essais cliniques dont les résultats avaient eux-mêmes été manipulés et pourvus de présentations écrites en bonne partie par des employés de Merck, non déclarés comme auteurs... C’est le problème connu sous le nom de "ghostwriting" ou encore "ghost authorship", désignant les auteurs fantôme, experts en rédaction publicitaire, pas en médecine. Les articles promotionnels qu'ils écrivent selon les directives du service marketing des firmes sont ornés de prête-noms pour faire passer la désinformation : il s'agit de médecins et/ou chercheurs très connus qui n’avaient pas – ou pas totalement – connaissance du dossier, mais qui ont accepté de figurer comme auteurs moyennant finances ou promesse de prestige. L'ampleur du problème est telle qu'on ne sait plus qui porte légitimement le nom d'"auteur". En plus des rédacteurs fantôme (ghost writers), il y a aussi les auteurs invités et autres auteurs dits "honoraires", qui offrent les garanties de respectabilité qu'apportent leurs noms et occultent la manipulation faite en coulisses par les auteurs fantôme et autres "nègres"...
22:45 Publié dans Initiatives pour limiter les conflits d'intérêts | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
| Tags : conflits d'intérêts presse médicale, manipulation de la recherche médicale, ghostwriting médecine presse, auteurs honoraires auteurs invités, ghostwriters auteurs fantôme, ghostwriting ghost management, influence pharmaceutique médecine prescriptions, intégrité scientifique recherche médicale, comité de relecture presse médicale, évaluation des essais cliniques conflits d'intérêts, pratique clinique conflits d'intérêts, formation médicale continue conflits d'intérêts, catehrine de angelis jama conflits d'intérêts presse |
Facebook












