05.08.2009
Chroniciser les maladies est plus rentable que les guérir. Les conflits d’intérêts assurent la prééminence du profit sur la santé, selon le prix Nobel Richard Roberts
Richard J. Roberts, biochimiste et biologiste moléculaire britannique, est l'un des lauréats du prix Nobel de médecine 1993, pour ses travaux sur les introns ADN et l’épissage des gènes.
Dans le numéro du 27 juillet 2007 du journal catalan La Vanguardia paraissait une interview qu'il a accordée à Lluís Amiguet, sous le titre "El fármaco que cura del todo no es rentable" (Le médicament qui guérirait tout ne serait pas rentable). Pharmacritique vous propose une traduction de la partie du texte qui a trait aux sujets abordés dans ces pages.
On pourrait voir dans la chronicisation des maladies une autre forme de disease mongering - qui ne signifie pas seulement façonnage ou invention de maladies -, et je donnerai bientôt un exemple édifiant. De tels abus ne sauraient durer sans la complicité du monde médical et du monde politique, qui permettent et légitiment une telle dérive des recherches médicales et pharmacologiques vers des applications choisies uniquement en fonction des profits immédiats qu’elles peuvent apporter. Or un patient guéri n’est plus rentable. Par contre, les malades chroniques sont des sources de profits inépuisables. Les départements R&D (recherche et développement) des laboratoires semblent avoir orienté leur activité uniquement dans cette direction.
03:01 Publié dans Méthodes labos: corruption, fraude, pression... | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
| Tags : profits santé pharmaceutique, lobby pharmaceutique influence biais, chronicisation des maladies, industrie du cancer pharmaceutique, conflits d'intérêts santé médecine, hommes politiques influence industrie pharmaceutique, pharmacommerce de la peur, financement privé de la recherche médicale, marché néolibéral santé pharmaceutique, médicalisation surmédicalisation surmédicamentation, rentabilité des médicaments, maladie chronique traitement guérison |
Facebook
24.12.2008
A l’âge de raison, Pharmacritique adhère à la Fondation Sciences Citoyennes et à Healthy Skepticism
La fin de l'année et l'anniversaire marquent l’heure des bilans et des lignes de force à tracer pour l’année prochaine. Alors autant
commencer par rappeler certaines caractéristiques et certains traits essentiels de Pharmacritique, ainsi que le principe de reconnaissance d'autrui qui lui sert de "guide" de réflexion.
Et le moment est venu de renouveler mes remerciements à tous ceux qui ont contribué à ce que le "bébé-blog" grandisse…
C'est le 9 décembre que Pharmacritique a fêté son premier anniversaire. J’en parle en retard, parce que j'ai vécu une période très mouvementée et ai dû faire face à un coup bas, forcément déstabilisant. On me dit que c’est la rançon du "succès", et que certains craigneraient une "concurrence" qu'ils essaieraient de discréditer… Or Pharmacritique n’est une concurrence pour personne, d’autant plus que mon anonymat montre bien que ce n’est pas ma personne qui importe, mais la cause.
L'une des résolutions que tous ceux qui interviennent dans ce champ devraient formuler pour 2009, c'est de tenter de se déprendre des réflexes et des habitudes de pouvoir et de recherche d'exclusivité comme de monopole. Exclusivité veut dire exclusion. De quel droit ?
02:11 Publié dans Inclassables | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note
| Tags : pharmacritique, empowerment relation médecinpatient, conflits d'intérêts santé médecine, reconnaissance du sujet, healthy skepticism pharmacritique, fondation sciences citoyennes, interdisciplinarité médecine sciences sociales éthique, éthique médicale déontologie morale, humanité respect médecine, idéal régulateur morale médecine, usager système de santé et de soins |
Facebook
22.07.2008
Jerome Kassirer: il faut éliminer les conflits d’intérêts, pas les légitimer par une déclaration d'intérêts
Jerome Kassirer est professeur à la faculté de médecine de la Tufts University et auteur de plusieurs livres et de nombreux articles critiquant
les méthodes de l'industrie pharmaceutique et la corruption de la médecine par l'argent des firmes. Il a aussi été rédacteur en chef du New England Journal of Medicine, d’où il a été évincé pour ses vues trop critiques.
Le 8 avril 2008, Kassirer publiait dans le Los Angeles Times un article intitulé Tainted Medicine (« Une médecine corrompue. Des conflits d’intérêts financiers amènent à poser quelques questions fâcheuses sur la confiance qu’on peut encore avoir dans la recherche médicale »). Le texte synthétise les propos tenus un an auparavant lors d’une présentation appelée Financial Conflicts : Consequences, Proposals et dans une courte vidéo.
00:35 Publié dans Conflits d'intérêts / corruption, Déclaration des conflits d'intérêts: la panacée?, Désinformation médicale et pharmaceutique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : conflits d'intérêts santé médecine, corruption pharmaceutique médecine, recherche clinique financement pharmaceutique, presse médicale publicité pharmaceutique, déclaration publique d'intérêts médecins, jerome kassirer conflits d'intérêts, jerome kassirer industrie pharmaceutique, loi conflits d'intérêts et corruption, gestion conflits d'intérêts, biais conflits d'intérêts prescriptions, surprescription surmédicamentation |
Facebook












