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27/02/2017

Pétition et lettre exigeant une expertise européenne indépendante sur les agents cancérigènes. Liens dénonçant les conflits d'intérêts des experts et l'industrie du cancer

Le 24 février, la journaliste et documentariste Stéphane Horel - auteure du documentaire et du annie thébaud mony,cancers professionnels,conflits d'intérêts comits d'experts,indépendance de l'expertise,commission européenne conflits d'intérêts,pétition agents cancérigènes,conflits d'intérêts industrie chimique,maladies professionnelles,andré cicolella cancer du sein,dohad,maladie cause environnement,exposition professionnelle cancers,substances chimiques mutagènes,cancers hormonodépendants,endométriose toxiques environnement,puberté précoce perturbateurs endocriniens,cancer perturbateurs endocriniens,perturbateurs endocriniens risques,décapeptyl effets indésirables,maladies hormonodépendantes toxiques,cancer du sein causes,seuil d'exposition substances cancérigènes,santé au travail,médecine du travail,protection santé au travail,lobbying union européenne,cancérigènes mutagènes,toxicité reproductivelivre Les Médicamenteurs ainsi que d'autres documentaires et articles sur les toxiques environnementaux - a publié dans Le Monde une enquête sur les conflits d'intérêts des comités d'experts chargés de l'évaluation des substances cancérogènes en vue de la révision de la réglementation européenne.

A la suite de cet article, une pétition vient d'être lancée par Annie Thébaud Mony (photo), sociologue de la santé, directrice de recherche honoraire à l'INSERM et porte-parole de l'association Ban Asbestos France (Interdire l'amiante). Annie Thébaud Mony a dirigé le Groupement d'Intérêt Scientifique sur les Cancers d'Origine Professionnelle à l'INSERM. Elle a consacré la plupart de son travail à la mise en évidence des risques pour la santé encourus au travail, soulignant le déni par les employeurs comme par les autorités publiques. En 2012, elle a refusé la Légion d'honneur pour "dénoncer l'indifférence qui touche la santé au travail et l'impunité des crimes industriels", protester contre le manque de financements et attirer l'attention sur le sort des victimes de l'amiante et de toutes les maladies professionnelles.

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11/01/2017

Dossier sur l'endométriose : cause, traitement, marchandisation, désinformation, techniques chirurgicales inadaptées (énergie plasma,...), médicaments inutiles et trop risqués, associations...

S'il y a des problèmes d'affichage, il faut passer par Mozilla Firefox. Je complète au fur et à mesure certaines sections, notamment sur les conflits d'intérêt. Des rajouts concernent le Dr Erick Petit, le Dr Eric Sauvanet, le Dr Chrysoula Zacharopoulou, la campagne de désinformation de IPSEN en direction des médecins généralistes et d'autres... Des dizaines de pages critiquent la chirurgie à l'énergie plasma (Plasma Jet) et le schéma thérapeutique du Pr Horace Roman et de dizaines d'autres médecins et chirurgiens. 

Le 10 mars 2017, le texte revu et augmenté progressivement fait autour de 90 pages, avec des images endométriose traitement,endométriose chirurgie,endométriose traitement médical,endométriose traitement hormonal,endométriose exérèse,endométriose conflits d'intérêt,horace roman endométriose,isabella chanavaz lacheray endométriose,endométriose décapeptyl,plasma argon endométriose,ablation de l'endométriose,endométriose plasma jet,endométriose guérison,endométriose contraceptifs en continu,enantone effets indésirables,décapeptyl effets indésirables,endométriose emile darai,cancer de la prostate médicaments,pierre panel endométriose,endométriose industrie pharmaceutique,endométriose chirurgie énergie plasma,énergie plasma horace roman,endométriose infertilité,chirurgie endométriose grossesse,progestatifs effets indésirables,endométriose ovaires traitement,endométriose digestive,endométriose causeexplicatives. Les parties sur la chirurgie d'exérèse versus l'ablation et sur les effets indésirables seront complétées dans les jours à venir. Certains points controversés et/ou plus difficiles à comprendre sont abordés à plusieurs endroits, avec des arguments différents, afin d'aider les femmes concernées à être mieux armées face aux pratiques du complexe médico-pharmaceutique. Le format blog ne permet pas la pagination habituelle. Après une introduction générale, chaque point est abordé dans l'une des douze parties distinguées par des titres en majuscules rouges, divisées en sous-parties grâce à des intertitres en gras et en italiques.

"Le succès thérapeutique dépend de la radicalité de l'exérèse chirurgicale", affirment Charles Chapron et al. dans une étude de 2003, abondamment citée plus bas. L'exérèse radicale conservant les organes, c'est l'approche détaillée dans ce texte, mais pratiquée différemment de ce que fait Charles Chapron, qui opère sous médicaments, limitant ainsi largement les possibilités de succès. Est-ce la raison pour laquelle ce professeur a voulu ouvrir une consultation publique à l'Hôpital Cochin à un psychanalyste charlatan (donc doublement charlatan) qui affirme que l'endométriose - et bon nombre d'autres maladies - seraient de l'hystérie?

Citer des textes de certains chirurgiens ne veut pas dire les conseiller.

D'ailleurs, un chirurgien expert sachant faire de l'exérèse radicale conservant les organes n'est qu'un élément dans tout un parcours à faire, de façon très précise, pour maximiser les chances de succès thérapeutique. L'exérèse doit être préparée par des examens radiologiques et cliniques (incluant le toucher rectal) faits en dehors et à distance de tout traitement hormonal. Etc. Les détails seront donnés tout au long de l'article, complétant ce qui est dit dans les autres articles sur l'endométriose, accessibles en descendant sur cette page, ainsi que dans mes réponses aux commentaires sur toutes les pages.

"Exérèse" veut dire couper (exciser) la lésion avec un peu de tissu sain alentour (les marges saines), pour éviter la persistance d'endométriose invisible (glandes et stroma) autour des lésions. C'est une méthode qui a fait ses preuves en chirurgie oncologique. Exérèse complète, radicale veut dire exciser toutes les lésions, quelle que soit leur forme (atypiques, subtiles ou alors nodules, "kystes", ...). A ne pas confondre avec chirurgie radicale au sens d'hystérectomie plus ovariectomie. Parler d'exérèse seule ne suffit pas, car l'exérèse peut être partielle: shaving, exérèse discoïde/en pastille,...

"Ablation" désigne habituellement les techniques de destruction de l'endométriose autres que l'exérèse, surtout thermiques : on la brûle ("vaporise": réduit à l'état de gaz et de résidus de carbonisation, qui posent problème, d'ailleurs). Aucune variante d'ablation n'a jamais pu détruire la moindre lésion d'endométriose. Seule l'exérèse à marges saines peut éradiquer un foyer, parce qu'on coupe le tissu qui le porte. Et, contrairement aux allégations vulgarisées pour des intérêts sonnants et trébuchants, il n'y a que des cas exceptionnels d'endométrioses inopérables par exérèse. (Inopérables par qui? Telle est la question).

Le succès thérapeutique dépend de la radicalité de l'exérèse, selon le consensus international. Or c'est ce consensus, basé sur l'ensemble de la littérature médicale de bonne qualité, qui est remis en cause en France, par le Pr Horace Roman, ses collègues du G4 et par un complexe médico-pharmaceutique qui s'adosse sur la campagne de sensibilisation à l'endométriose financée par Havas. Ayant pour figure de proue le Dr Chrysoula Zacharopoulou, qui signe des conventions au nom des femmes souffrant d'endométriose... Alors que ce sont les femmes elles-mêmes qui devraient signer - par le biais des associations, qui figurent sur les photos à côté de ce médecin dont le discours est de plus en plus anti-chirurgie, pro-médicaments. 

Qui a donné l'argent et chargé Havas de mettre en place cette campagne, qui semble menée par les associations?

S'agit-il des laboratoires pharmaceutiques et des fabricants de dispositifs médicaux (instruments, gels anti-adhérences, etc.) qui veulent profiter de cette campagne pour faire un marché (ou élargir celui existant) à des médicaments critiqués, à des contraceptifs en continu, à des instruments de type Plasma Jet ou d'autres? En Suisse, l'on a assisté au même type de battage médiatique, dévoilé dans le documentaire "Endométriose: quand une maladie négligée fait l'objet d'un gros business".

Il y a de l'"argent à gagner sur le dos des femmes atteintes" et ce n'est évidemment "pas dans le but d'améliorer le sort des femmes atteintes que tout ce bruit a été fait", nous dit la journaliste dès le départ. Des témoignages de femmes et de leaders d'associations sont utilisés pour donner l'impression d'un mouvement venu d'en bas, de la base, et faire passer les informations sur ce que les financeurs ont à vendre. Et ce à travers les médecins et autres -pathes prescripteurs et à travers des associations qui donnent leurs noms sur leurs sites, où elles reprennent aussi le discours sur la maladie préformatté pour permettre des ventes et/ou faire des réputations d'experts. Ce qui entraîne des ventes indirectement...

Tous ceux qui ont des intérêts s'y retrouvent dans cette façon de faire, bien plus que dans des publicités directes: depuis les médecins ayant des liens d'intérêts jusqu'aux guérisseurs, naturopathes, relaxologues, psys, etc. Les détails sont dans les chapitres dédiés (et dans les autres textes sur l'industrie de l'endométriose). 

Il faut tirer la sonnette d'alarme au plus vite quant à une régression spectaculaire qui se prépare dans le traitement de l'endométriose en France, qui commence par dézinguer l'exérèse radicale: le schéma de traitement anachronique, grevé de conflits d'intérêts et biais multiples, proposé par les praticiens du G4 (hôpitaux publics et cliniques privées de Rouen, Lille, Caen, Amiens), ce parfait exemple de complexe médico-industriel à échelle régionale, autour du Pr Horace Roman et utilisant les femmes de la cohorte CIRENDO du Nord-Ouest comme cobayes du shopping industriel, dans les termes du Pr Roman lui-même: one-stop shops. Tous les termes seront expliqués dans les chapitres dédiés. Lorsque le texte sera complet, il y aura un glossaire, une bibliographie et des notes, afin de compléter les liens actuels.

Le Pr Horace Roman et le G4 profitent pleinement de la campagne de Havas avec les associations eu premier plan. Ils sont qu'un point de départ, évoqués parce qu'il est question de leur influence sur les recommandations que la Haute Autorité de Santé doit émettre dans les mois à venir. Ils illustrent les dérives du système de santé, aggravées depuis 2005.

De façon générale, l'approche, le traitement et l'information sur l'endométriose illustre toutes les tares du système de santé français, depuis la misogynie, la "maltraitance ordinaire" et la médicalisation jusqu'aux conflits d'intérêts sous toutes leurs formes et aux méthodes de falsification et de manipulation de la recherche, de la formation et de l'information médicales. 

Par conséquent, j'évoque beaucoup d'autres praticiens ayant des conflits d'intérêts, partout en France, et des pratiques médicales et de recherche clinique dont les travers sont occultés grâce aux procédés rhétoriques communs dans la campagne d'influence. J'essaie de décortiquer les éléments de langage formant le discours marketing médico-pharmaceutique sur l'endométriose chronicisée et ses traitements chronicisants, discours utilisant de façon très sélective les données de la recherche, puisqu'il est  façonné pour satisfaire un maximum d'intérêts autres que ceux de la santé des patientes. J'expose les principales dimensions de la marchandisation de l'endométriose et de son industrialisation, comparable à celle du cancer du sein, y compris du côté d'associations de patientes sous influence, convaincues de bien faire. Lorsque le scandale éclatera, il ne faudra pas oublier le rôle de chacun.

L'on assiste à une forme de disease mongering/façonnage de maladies/invention de maladies, puisque l'endométriose est réinventée sous un angle d'opportunités (de carrière, commerciales, ...), avec un storytelling qui permet d'imposer comme inévitables (et à très long terme) des médicaments dont l'efficacité n'a jamais été prouvée. Cela va de pair avec le discrédit jeté sur l'EBM (evidence-based medicine: médecine basée sur le niveau de preuve), et ce au nom d'un bon sens qui n'aurait pas besoin de démonstration, ainsi que sur les avancées en matière d'exérèse préservant les nerfs (nerve-sparing) et en matière de connaissances et d'applications possibles de techniques de réparation de nerfs lésés par divers moyens. Le Pr Marc Possover (français exerçant à Zurich) a théorisé cela dans la nouvelle spécialité dont il met les bases: la neuropelvéologie. C'était une étape nécessaire au vu de sa pratique d'exérèse d'endométrioses sans traitement médicamenteux. Il est le meilleur espoir en Europe.  

Introduction

Le G4 mène une campagne de communication tous azimuts afin de devenir LA référence et de faire adouber ses pratiques par les recommandations officielles. Or toutes les études proposées comme preuve ont un très faible niveau de preuve, une méthodologie faible, et nous le verrons point par point. Outre les conflits d'intérêts et les biais, il y a un manque total d'indépendance de la plupart des auteurs et envers les industriels qui les financent et envers les seniors des services du G4. Car la plupart des "experts" de ces études "de référence" sont des... étudiants qui ont expérimenté l'ablation à l'énergie plasma, ont théorisé l'exérèse partielle vs celle radicale et le traitement médicamenteux pendant leur internat. Voici qui sont les "experts" (du centre expert qu'est le CHU de Rouen), avec une science infuse de l'endométriose: Mathieu Auber, Maud Vassilieff, Julie Ness, Solène Quibel, Isabelle Motte, Mathilde Saint-Ghislain, Antoine Quibel, Salma Touleimat, Carole Abo, Stéphanie Potel, Jenny-Claude Millochau, Delphine Pouliquen-Secret et d'autres. Et Guillaume Defortescu - étudiant en urologie - nous apporte son expertise en matière d'ablation de l'endométriose vésicale... Quant aux autres auteurs, ils sont à peine docteurs (Basma Darwish, Gauthier Dieterich, etc.). Merci à EndoFrance pour avoir soutenu la labellisation de ces étudiants en tant qu'experts...

Leur travail a été repris par le principal auteur senior, le Pr Horace Roman, et quelques autres signataires d'articles qui se citent entre eux, avec des ramifications vers un hôpital de deuxième rang de... Roumanie, dans des conditions d'opacité totale, et alors que ce pays est connu pour la corruption endémique et l'état sauvage du néolibéralisme en matière de santé. 

Mais Horace Roman lui-même nous dit avoir "découvert l'endométriose en 2002, pendant [son] internat" (cf. l'interview donnée à ce site roumain). Les conflits d'intérêts de ce médecin sont à toutes les étapes du traitement qu'il propose, puisqu'il est consultant et membre du speakers bureau de plusieurs firmes, à commencer par IPSEN (fabricant du Décapeptyl), il reçoit aussi des rémunérations personnelles de plusieurs autres labos et bénéficie d'"avantages" de nombreux industriels. Lui et les autres d'une vingtaine d'hôpitaux bénéficient même de contrats particuliers pour permettre des recherches au service des industriels, et notamment une rémunération personnelle en plus de toutes les autres: une "incitation financière à l'inclusion", dont le montant augmente avec la notoriété des praticiens: ils gagnent de l'argent pour chaque femme incluse dans la cohorte pour tester les produits pour le développement et la vente desquels la cohorte a été mise en place.  

Ainsi, en cinq ans de chirurgie gynécologique généraliste, Horace Roman a été capable de tout apprendre sur toutes les pathologies et d'acquérir en même temps une expertise telle en endométriose qu'elle justifie de changer les pratiques courantes en France et à l'international. Puisqu'il préconise, dès novembre 2007, de remplacer la résection colorectale par des pratiques d'exérèse plus conservatrice (shaving, résection en pastille, exérèse superficielle) mais avec un risque fortement augmenté de persistance de l'endométriose. En 2009, il en arrive à l'ablation au Plasma Jet, au shaving par Plasma Jet sous agoniste GnRH (Décapeptyl,...), combinant ainsi les pires possibilités. Le changement de paradigme se base donc sur le travail d'étudiants, là où l'expérience des chirurgiens est cruciale. Pas étonnant que ces internes se rabattent sur des techniques incomplètes dont on peut effacer les traces (l'ablation brûle tout) et occulter les conséquences par des médicaments. L'exérèse radicale leur est inaccessible avant quelques dizaines d'années de pratique. 

Les analogues agonistes de la GnRH - Enantone, Décapeptyl, Gonapeptyl, Synarel, Zoladex, dont l'homologation en endométriose et en fibromes se base sur une fraude - ne devraient même pas être autorisés dans l'endométriose. Ils sont inutiles, extrêmement risqués, et même contre-productifs. Takeda Abbott/AbbVie musèle les critiques et achète le silence de la plupart des victimes qui intentent des procès et ont des chances de l'emporter. Lorsque la bulle éclatera, le scandale des effets indésirables sera énorme. Personne ne pourra dire ne pas avoir su, puisque les informations sont là depuis au plus tard 2005. Combien d'invalides, de morts, d'années de souffrance, combien de fausses couches, d'enfants souffrant de neurotératologie fonctionnelle (troubles du comportement,...)? Comment les associations peuvent-elles se taire, "collaborer" avec les médecins sans exiger une refonte radicale de tout le système, et ce tout en constatant une crise cardiaque sous Enantone par-ci, un méningiome sous Androcur par là, ainsi que des mensonges et des maltraitances partout, notamment par le recours à la psychologisation? Comment peuvent-elles ne pas demander le retrait d'articles injurieux pour les femmes atteintes, qui disent sérieusement que l'endométriose est une forme d'hystérie, donc une maladie de cause psychologique, dans laquelle le recours aux psys est indispensable? Le Pr Philippe Descamps et tous les membres du comité de rédaction des Cahiers du Syngof, le Dr Patrick Madelenat et tous les membres de la revue Gynécologie, Obstétrique et Fertilité et de La Lettre du Gynécologue devraient avoir honte d'avoir publié de tels propos, et ce malgré le désaveu par le CNGOF. Je les listerai tous un jour et détaillerai leurs propos, pour que les femmes sachent ce qui se dit sur elles dans les revues médicales.

Il y a urgence. Il faut empêcher que les recommandations annoncées pour 2016/2017 reprennent et consacrent le schéma de traitement régressif, mais lucratif proposé par le Pr Horace Roman et le G4, qui inspire beaucoup d'autres. On renoncerait à vouloir apprendre l'exérèse radicale - dont dépend pourtant le succès thérapeutique - sous prétexte qu'elle ferait trop de dégâts. Mais c'est le cas lorsque ce sont des praticiens inexpérimentés qui la pratiquent, et dans des conditions qui en limitent l'effet, comme on le verra.

Où sont les déontologues de la Haute Autorité de Santé, censés veiller à l'indépendance des recommandations par rapport à l'industrie? 

Les autorités sanitaires (DGOS, ministère de la Santé, ...) ainsi que l'association Endo France (soutien de première heure) et le Pr Loïc Marpeau ont déjà annoncé plus ou moins officiellement que l'expérimentation régionale de Normandie (autour du CHU de Rouen) constituera le fondement des recommandations de prise en charge de l'endométriose par la Haute Autorité de Santé, notamment par "l'évaluation des méthodes de prise en charge (médicaments ou chirurgie)" faite par le G4. Des praticiens ayant des conflits d'intérêts à tous les niveaux de la prise en charge de l'endométriose évaluent, avec leurs étudiants, les méthodes de traitement pour le compte des autorités sanitaires... Outre les financements industriels des études, de la cohorte et de l'ensemble de l'organisation de leurs activités, Horace Roman et les autres de la vingtaine d'hôpitaux du Nord-Ouest, mais aussi de Clermont-Ferrand et d'ailleurs ont des rémunérations personnelles non déclarées dans Transparence Santé, mais ils ont aussi - en tant que promoteurs médicaux des produits des promoteurs industriels avec lesquels ils sont liés par contrat - des obligations contractuelles à obtenir des résultats favorables en termes d'implémentation et de recommandation officielles des produits des firmes qui les paient, paient tout le réseau G4 et qui leur dictent le cahier des charges et contrôle tout, selon les modalités du contrat unique/one-stop shop possible depuis quelques années.

Rien n'est oublié dans l'intéressement: depuis la technique d'ablation jusqu'au Plasma Jet, en passant par le gel anti-adhérences Hyalobarrier de Nordic Pharma, sans oublier les médicaments de toutes sortes, que les femmes prendront tout le temps en alternance. Outre les financements et les rémunérations personnelles habituels, le contrat prévoit des "incitations financières à l'inclusion" (donc incitant à inclure le plus de femmes possible pour un maximum de produits testés et aussi longtemps que possible). Le montant de ces incitations financières à l'inclusion est calculé selon la réputation d'expertise de chaque médecin.

Pas étonnant que Horace Roman et Isabella Chanavaz-Lacheray se soient adressés à EndoFrance pour la communication/médiatisation comme pour le soutien de la "candidature spontanée" visant la labellisation du CHU de Rouen en tant que centre expert... Ils sont désignés comme experts - eux et des jeunes à peine docteurs de leur équipe - aussi par EndoMind, qui donne sur son site une bonne centaine de noms d'experts de l'endométriose (de plusieurs spécialités, certes), là où j'en vois dix fois moins. 

Les conflits d'intérêts sont détaillés plus bas, dans une section en perpétuel changement, parce que je trouve de plus en plus de choses non déclarées à Transparence Santé...

Deux expérimentations et les recommandations de la HAS qui devraient les adouber sont même censées être les fondements d'un "nouveau modèle de prise en charge de l'endométriose", selon un communiqué de la ministre Marisol Touraine. On peut craindre la chronicisation, la marchandisation et l'industrialisation définitives de l'endométriose.

 

Régression à un schéma thérapeutique désavoué car cumulant trop de risques

Il y a deux variantes d'une même régression thérapeutique, ce qui la rend encore plus intéressante - dans tous les sens du terme "intérêt" - pour les praticiens de plusieurs disciplines, là où seuls quelques rarissimes chirurgiens expérimentés étaient légitimes. Sous le prétexte très à la mode d'une "prise en charge pluridisciplinaire", le Pr Horace Roman nous propose une régression

- soit à un traitement purement médicamenteux de l'endométriose, à l'efficacité non prouvée, qui peut être pratiqué par des généralistes, des gynécologues, des endocrinologues, etc. avec divers médicaments choisis en fonction des liens d'intérêt avec tel industriel ou parce que les praticiens auront été influencés par la communication d'influence des leaders d'opinion ayant des conflits d'intérêts (dans la formation médicale continue, la presse spécialisée, ...)

- soit à un schéma de traitement en trois temps, auquel évidemment toutes les spécialités médicales ont intérêt. Tout le monde peut y trouver son compte, sauf les femmes concernées. D'autant que le Pr Horace Roman veut faire tomber l'exigeante exérèse radicale et la remplacer par des techniques d'exérèse partielle ou d'ablation me-too avec des instruments me-too qui peuvent être expérimentés à l'infini sur les cohortes inter-régionales de femmes par des formules de services tout-compris (one-stop shops) que le G4 propose aux industriels d'acheter.

Ce schéma de traitement en trois temps relève du passé; contrairement à ce qui est dit par ces praticiens et les associations qui les soutiennent, il est déconseillé partout, car maximisant les risques, et ce pour une efficacité moindre que l'exérèse complète seule, dont seuls quelques praticiens en fin de carrière et ultraspécialisés sont capables en France. Il se compose de :

1/ un traitement préopératoire par analogue agoniste GnRH,

2/ une technique d'ablation lucrative (à la place d'une exérèse radicale trop difficile à apprendre et à généraliser et qui se pratique à perte), ablation dont l'incomplétude serait compensée par

3/ un traitement médicamenteux jusqu'à la endométriose traitement,endométriose chirurgie,endométriose traitement médical,endométriose traitement hormonal,endométriose exérèse,endométriose chronicisation,endométriose exérèse marges saines,enantone préopératoire,décapeptyl préopératoire,marchandisation de l'endométriose,endométriose conflits d'intérêt,cancer de la prostate agonistes gnrh,horace roman endométriose,rouendométriose industrie pharmaceutique,isabella chanavaz lacheray endométriose,endométriose décapeptyl,endométriose chirurgie plasma,plasma argon endométriose,ablation de l'endométriose,endométriose plasma jet,endométriose plasma horace roman,endométriose plasma fertilitéménopause.

Ce schéma en trois étapes a été préconisé il y a 20-30 ans, lorsque les médicaments de type danatrol (Danazol), puis les agonistes GnRH, puis les progestatifs ont été mis sur le marché ou étendus à l'indication "endométriose". C'est à ce moment-là qu'a commencé le storytelling tel qu'il est diffusé encore aujourd'hui. Les spin doctors du complexe médico-pharmaceutique ont tissé un discours fait de pseudo-évidences visant à jeter le discrédit sur la chirurgie (qui traitait fort bien l'endométriose, mais par laparotomie), afin de créer un marché aux médicaments. Et de faire une place sur le marché à la longue série d'instruments chirurgicaux me-too expérimentés par la voie laparoscopique, avec des prétentions à la minimisation de l'impact (minimally invasive surgery inspirée de la microchirurgie), mais sans les compétences particulières qui vont avec. Et comme la chirurgie effectivement pratiquée - par des chirurgiens non formés et par les internes qui font le gros du travail en secteur public - est loin de donner ce qu'elle donne lorsqu'elle est faite par les chirurgiens experts, toutes techniques confondues, les industriels ont proposé à tous un cache-misère médicamenteux en continu ainsi que des techniques d'ablation moins exigeantes. C'est l'involution que décrit le Dr David Redwine dans l'article traduit sur cette page: "Redéfinir l'endométriose à l'âge moderne", concluant que le traitement médical est la marque de fabrique de ceux qui ne savent pas traiter l'endométriose.  

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29/07/2011

"Redéfinir l’endométriose à l’âge moderne": Dr David B. Redwine sur l’endométriose et son traitement par exérèse complète sans médicaments

Mise à jour de décembre 2016:

[1) Cet article est complété par un texte de plus de 70 pages posté le 11 janvier 2017:  "Endométriose: exérèse curative vs. marchandisation à vie. Critiques de la chirurgie au Plasma Jet du Pr Horace Roman. Risques d'une chirurgie sous traitement hormonal." Car c'est une marchandisation à vie que propose l'équipe du CHU de Rouen et d'autres, réunis dans l'association RouEndométriose et le G4, autour du Pr Horace Roman - tous largement financés par l'industrie pharmaceutique et les fabricants de dispositifs médicaux. La marchandisation et la mise en place d'une véritable industrie de l'endométriose sont une conséquence logique de la chronicisation par médicaments décrite plus bas, couplée à des techniques ablatives inefficaces,  telles que le Plasma Jet du fabricant Plasma Surgical, qui finance massivement. Une campagne toute aussi massive de communication a permis la médiatisation d'un schéma de traitement présenté comme "une obligation", qui est une régression par rapport aux standards internationaux préconisant l'exérèse complète.]

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A la suite des autres articles sur l'endométriose, accessibles en descendant sur cette page, voici la endométriose traitement hormonal,endométriose décapeptyl,endométriose analogues agonistes gnrh,endométriose médicaments effets secondaires,enantone effets indésirables,décapepetyl effets indésirables,endométriose traitement chirurgical,endométriose ménopause artificielle,endométriose guérison,endométriose progestatifs effets indésirables,endométriose chirurgie exérèse,endométriose ovaires,endométriose infertilité,métaplasie coelomique endométriose,endométriose génétique,endométriose psychologie,endométriose cause,endométriose chirurgie risques,jean belaisch endométriose,endométriose grossesse,david redwine endométriose,endométriose patrick madelenat,endométriose charles chapron,revue gynécologie obstétrique et fertilité endométriose,endométriose reflux menstruel,endométriose exérèse,endométriose enantone,endométriose traitement médical,endométriose médecines douces,endométriose cause sampson,endométriose industrie pharmaceutique,endométriose conflits d'intérêt,endométriose traitementtraduction d’un texte édifiant et synthétique sur l'endométriose, ses causes, ses symptômes, ses formes et son seul traitement efficace, écrit par le chirurgien David B. REDWINE et repris début 2005 dans la revue italienne Leadership Medica. L‘original, intitulé "Redefining Endometriosis in the Modern Era", est sur cette page.

Il s'agit d'en finir avec les mythes et les préjugés d'un autre âge, avec cette ignorance et ces clichés sur le pseudo-traitement médicamenteux savamment entretenus pour justifier le maintien du statu quo, c'est-à-dire cette chronicisation de l'endométriose pour les profits des laboratoires pharmaceutiques qui commercialisent des analogues agonistes GnRH (Enantone, Décapeptyl...) ou des progestatifs (Lutényl, Surgestone...) ainsi que pour les profits des médecins leaders d’opinion qu'ils paient comme consultants et de tous ceux qui vivent de l'industrie de l'endométriose.

Ces questions ont été abordées de façon très détaillée dans l’introduction à la traduction d’un autre article du même médecin : "Endométriose : le combat du Dr David B. Redwine contre les pseudo-traitements hormonaux, la psychologisation et la chronicisation".

Le seul traitement de l’endométriose, c’est l’exérèse complète conservant les organes– évoquée aussi par le Dr Harry Reich (cf. cette page pour les détails en français) - que trop peu de chirurgiens maîtrisent, malheureusement. Et même ceux qui la maîtrisent la rendent partielle, donc inefficace à terme, car ils la pratiquent alors que la patiente est sous un traitement hormonal, par analogues agonistes GnRH (Enantone, Décapeptyl, Zoladex, Synarel...) ou par progestatifs (Lutéran, Lutényl, Surgestone, Cérazette...).

David B. Redwine est l'un des meilleurs chirurgiens de l’endométriose au monde. Pionnier de la technique de l’exérèse, auteur de centaines d’articles, exposés, démonstrations ainsi que de plusieurs livres et chapitres de livres (dont "Surgical Management of Endometriosis" 2004, "100 Questions and Answers about Endometriosis", 2008), il a aussi beaucoup contribué à la description endométriose traitement hormonal,endométriose décapeptyl,endométriose agonistes gnrh,endométriose médicaments,enantone effets indésirables,décapepetyl effets indésirables,endométriose traitement chirurgical,endométriose ménopause artificielle,endométriose guérison,endométriose progestatifs,endométriose chirurgie récidive,endométriose exérèse,endométriose causes,endométriose infertilité,métaplasie coelomique endométriose,endométriose génétique,endométriose psychologie,endométriose endomètre ectopique,endométriose chirurgie risques,jean belaisch endométriose,endométriose grossesse,david b redwine endométriose,endométriose patrick madelenat,endométriose charles chapron,adénomyose,endométriose reflux menstruel,endométriose enantone,endométriose traitement médical,endométriose médecines douces,endométriose cause,endométriose industrie pharmaceutique,endométriose conflits d'intérêt,endométriose traitement,endométriose anomalies embryonaires,endométriose mulleriose,endométriose canaux de muller,endométriose péritonéale,endométriose exérèse complètedes formes moins évidentes et moins connues de la maladie, telles que les "lésions subtiles", les vésicules et papules, les formes fibreuses, etc. (Voir son site ENDOPAEDIA pour plus de détails).

Dans l'article déjà cité, j'ai présenté ses activités, les écrits et les organisations professionnelles dont le Dr David Redwine fait partie.

Pour mieux comprendre, voici un sommaire des aspects évoqués en détail dans les articles précédents.

Il vaut mieux commencer par lire cet article, pour comprendre le calvaire que vivent les femmes françaises souffrant d'endométriose, parce que très peu de chirurgiens maîtrisent l'exérèse complète conservatrice (conservatrice ici au sens de "conserver les organes", pas d'intervention minimale). Cette technique est pourtant reconnue partout comme le seul traitement capable de guérir l'endométriose, si elle est faite dans certaines conditions.

Les Françaises qui souffrent d'endométriose vivent un cercle vicieux de traitements médicamenteux inutiles, contre-productifs et très risqués, suivis de chirurgies rendues incomplètes par l'effet temporaire de ces mêmes médicaments, puis d'autres "cures" de médicaments, puis d'autres interventions incomplètes et par des techniques inadéquates, avec les séquelles inévitables telles que les adhérences... Séquelles dont ceux qui ne veulent pas d'une guérison chirurgicale se servent pour discréditer la chirurgie, mettant dans le même sac toutes les techniques chirurgicales, pour dire que la chirurgie en général aurait des effets délétères en endométriose, que les risques de séquelles chirurgicales l'emporteraient sur les bénéfices.

C'est ainsi que l'on a pu lire dans la revue Gynécologie, Obstétrique et Fertilité, qui se veut pourtant scientifique et éditée par un éditeur (Elsevier) se prétendant lui aussi scientifique, des éditoriaux et autres impressions (car il ne s'agit pas d'articles référencés) appelant les chirurgiens d'avoir "pitié pour les femmes" souffrant d'endométriose, ce qui voudrait dire ne pas les opérer, parce que cela les exposerait à trop de risques.

Des auteurs tels que le Dr Jean Belaisch et le Dr Alain Audebert sont dans cette optique. Il faudrait proposer aux femmes souffrant d'endométriose un"coaching" (!) leur apprenant à vivre avec, à l'accepter au lieu de vouloir s'en débarrasser. A grands renforts de traitements hormonaux empiriques pendant des années, voire des dizaines d'années. Et ces mêmes femmes se verront traiter (dans la même revue et dans d'autres de la même trempe) d'emmerdeuses, sans aucun respect. Comment réagir lorsqu'un médecin (Sylvain Mimoun) dit à d'autres qui participeront eux aussi à la prise en charge de femmes endométriosiques: "je vous souhaite bien du plaisir"! et d'autres remarques dégradantes?

Mais les effets délétères de la chirurgie qui sont ainsi montés en épingle sont ceux accumulés à cause d'interventions chirurgicales répétées, car partielles et faites par des techniques inadéquates et dangereux pour les organes, comme les techniques thermiques dont il est impossible de maîtriser l'effet sur des tissus superposés et qui endommagent souvent des tissus fragiles tels que les ovaires. Ce dont il s'agit avec l'exérèse radicale, c'est de tout exciser en une seule opération faite dans des conditions optimales de visibilité.

L'article cité explique pourquoi les pseudo-traitements hormonaux de type analogues agonistes GnRH [Enantone, Décapeptyl...] ou alors progestatifs [Lutéran, Lutényl, Surgestone...] condamnent les chirurgies à l'échec et détaille les effets indésirables de ces médicaments.

Au calvaire physique s'ajoute la torture morale que vivent ces femmes, à cause de ce type de traitement dégradant et humiliant. Qui arrive à son apogée dans les agissements et les paroles de  certains médecins qui sont influencés par les thèses ineptes du Dr Jean Belaisch. Selon les idées de ce médecin qui en est resté à une image des femmes d'un autre siècle, des traumatismes psycho-sexuels seraient la "cause" de l'endométriose chez une centaine de ses patientes. Une centaine sur les 200 qu'il évoque de son expérience empirique, donc sans aucune étude ni autre évaluation scientifiques.

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24/07/2011

Endométriose: l’exérèse complète sans traitement hormonal, seul traitement efficace (Dr Harry Reich)

Mise à jour du 3 juillet 2017:

Outre cet article, il faut lire ce dossier d'une centaine de pages, paru en janvier 2017 mais complété pendant plusieurs mois: "Exérèse curative vs marchandisation à vie".

J'y aborde toutes les dimensions essentielles de l'endométriose, ses traitements, sa chronicisation et marchandisation, la bulle médiatico-commerciale qu'est la chirurgie à l'énergie plasma vendue d'abord par le Pr Horace Roman, puis par de plus en plus d'autres (cités directement). Cette énième forme d'ablation de l'endométriose - ou éventuellement d'exérèse partielle - par Plasma Jet est présentée comme le summum de la chirurgie grâce à une campagne publicitaire impliquant les associations, alors qu'ils s'agit d'une expérimentation par un instrument me-too (dont on connaît l'inefficacité, pour les raisons expliquées dans les chapitres dédiés du dossier en question).

Les conflits d'intérêts pullulent, dans un système qui instrumentalise les associations - qui relaient les éléments de langage et le discours marketing - au point de faire des femmes malades des cobayes d'un réseau de recherche "à vocation industrielle". Outre ce dossier détaillant toutes les dimensions du yellow-washing, il y a deux autres textes très détaillés, centrés sur les médicaments et la chirurgie, mais abordant aussi d'autres aspects. (Tous les textes sur l'endométriose sont accessibles en descendant sur cette page, du plus récent vers le plus ancien. Sans oublier les textes parus sur le blog de l'association des victimes des analogues agonistes GnRH, textes pour lesquels j'ai fourni l'ensemble du travail de recherche, les informations, interprétations, etc.).

Les intérêts ont fait en sorte de chroniciser l'endométriose et de la marchandiser. Le yellow-washing a fait de l'endométriose un marché dans toutes ses dimensions, permettant de livrer aussi la construction sociale qui obscurcit les faits et permet de présenter tout cela comme étant nécessaire, légitime, dans l'intérêt des malades, intérêt qui serait représenté au mieux par certains sachants. 

A cause des intérêts financiers, communicationnels, publicitaires et autres qui sont en train de s'imposer en verrouillant tout, il faut une vigilance maximale envers tous les acteurs (les stake-holders, porteurs d'intérêts), bref, envers tous ceux qui vous veulent du bien, parlent en notre nom et à notre place, s'affirment comme les dépositaires légitimes de la cause du ruban jaune. Comme l'ont fait tous les acteurs du pink-washing, abordé plus bas. 

- l'un qui inclut la traduction d'un article synthétique du Dr David Redwine abordant toutes les dimensions importantes, depuis les causes et les symptômes jusqu'aux traitements médicaux (inutiles) et au seul traitement utile: la chirurgie d'exérèse complète, faite dans certaines conditions, en dehors et à distance de tout traitement médicamenteux hormonal: "Redéfinir l'endométriose à l"âge moderne". Il est évoqué plus bas dans l'article, mais l'affichage de la page a été défectueux pour tous les lecteurs utilisant des navigateurs autres que Mozilla. Ce n'est qu'il y a quelques semaines que j'ai réussi à réparer cela. 

- un dossier d'une centaine de pages, posté le 12 janvier 2017, qui complète le premier: "Exérèse curative vs. marchandisation à vie. Risques de la chirurgie sous traitement hormonal", critiques de la chirurgie à l'énergie plasma (par Plasma Jet), dont le premier promoteur médical est le Pr Horace Roman, suivi par de plus en plus d'autres, car cela rapporte gros à Plasma Surgical. Or il faut savoir qu'il s'agit d'expérimentations, faites au début surtout par des étudiants de l'équipe du CHU de Rouen (autour de Horace Roman), comme je l'explique en détail dans le dossier qui aborde sur des dizaines de pages les conflits d'intérêts - surtout ceux non déclarés sur le site gouvernemental Transparence Santé, malgré les obligations... Les résultats sont loin d'être ceux vantés, et il y a des effets indésirables de la chirurgie à l'énergie plasma au gaz argon, notamment quant à la fertilité, qui ne jamais évoqués dans les vidéos, les articles ou interviews ou autres supports à visée publicitaire.

Le revers de la médaille n'est jamais évoqué par les associations, qui participent, au contraire, à la campagne publicitaire du complexe médico-pharmaceutique visant à instaurer une énorme régression thérapeutique en France. Le dossier d'une centaine de pages explique en détail de quoi il s'agit, quels en sont les premiers promoteurs (le Pr Horace Roman, le Dr Isabella Chanavaz-lacheray et les autres du CHU de Rouen et du G4 (groupement d'hôpitaux et de cliniques de quatre villes, afin de mieux collaborer avec l'industrie pharmaceutique et les fabricants de médicaments, de dispositifs médicaux et de tout produit, pourvu qu'ils puissent payer pour qu'on teste leurs produits dans des formules tout-inclus, multiservices (one-stop shop), incluant donc la publicité et la communication d'influence, pour promouvoir les produits respectifs comme utiles, efficaces et incontournables... Que ce soit dans des journaux médicaux et des sociétés savantes, auprès des media et des associations, auprès des autorités sanitaires, etc. Bref, l'achat d'une formule multi-services par un industriel inclut d'emblée la communication et la promotion d'un produit en termes positifs. Il suffit de regarder les termes des contrats, mais aussi les incitations financières à l'inclusion et d'autres formes d'incitation offertes aux médecins et autres acteurs de la chaîne jaune d'intérêts.

Le yellow-washing - le business de l'endométriose tel qu'il devient une fois que le battage médiatique le transforme en un marché encore plus profitable, pour tous, y compris pour les publicitaires, les journaux, les éditeurs et les autres supports de l'industrie de la culture, des loisirs - est profitable pour tous, sauf pour les patients. On l'a vu par le passé, et la comparaison détaillée que je fais avec le pink-washing - le business dans la communication, la vente de tout ce qui est imaginable autour du dépistage organisé du cancer du sein par mammographie permet de se rendre compte encore mieux de tout cela. La comparaison directe est faite dans l'un des chapitres de ce dossier que toutes les personnes concernées directement ou indirectement par l'endométriose devraient lire.

Mais il y a d'autres textes qui traitent du business autour du dépistage et décortiquent les méthodes utilisés dans le marketing médico-pharmaceutique, surtout dans ce texte détaillé d'octobre 2012, qui montre que le dépistage organisé du cancer du sein par mammographie est une construction sociale, faite en adaptant les leviers classiques, les méthodes classiques du marketing, du lobbying, de la communication d'influence, de manipulation et de persuasion.

Il faut le lire, car cela fournit le terme de comparaison pour comprendre comment est l'équivalent est en train de se mettre en place en endométriose et comment, en fin de parcours, tout est verrouillé et atteint un point de non retour. Par comparaison, l'on comprend le sens de certaines choses qui ne nous avaient pas parues intéressées au premier regard; l'on comprend comment se met en place, pas à pas, le yellow-washing du côté du business, mais aussi le yellow-washing qui transforme les données médicales, les faits scientifiques concernant l'endométriose, sa cause, ses symptômes, ses traitements (ceux efficaces et ceux inefficaces), etc. en une construction sociale en fonction des intérêts des acteurs de cette industrie.

L'endométriose en tant que maladie est un point de départ, mais le point d'arrivée n'a plus grand-chose à voir avec elle, puisque le yellow-washing est passé par là et que les intérêts sont désormais tels que la logique opérationnelle et systémique néolibérale prend le pas sur tout le reste. La construction sociale permet d'occulter tout cela.

Le dossier d'une centaine de pages ainsi que le texte du Dr David Redwine précédé de mes explications détaillées abordent l'exérèse versus les techniques d'ablation de l'endométriose, les risques d'un traitement médicamenteux préopératoire (Décapeptyl/ Gonapeptyl / Diphereline, ou alors Enantone/ Lupron, ou encore Synarel ou Zoladex...) qui condamne la chirurgie à l'échec et à induire des dégâts sur les ovaires (surtout sur les follicules contenus dans les ovaires, ce qui entraîne des risques pour la fertilité, les effets indésirables des traitements médicamenteux y compris dans d'autres indications (cancers de la prostate, fibromes en préopératoire, puberté précoce centrale, procréation médicalement assistée).

Dans ces deux articles et dans celui-ci, il est question aussi de l'impact délétère sur la fertilité et des effets toxiques sur la grossesse: fausse couche et autres effets foetotoxiques (malformations (effets tératogènes)), ainsi que de la neuro-tératologie fonctionnelle (troubles neurologiques et neuropsychologiques, notamment des troubles du comportement apparaissant plusieurs années après la naissance, voire même à la puberté).

Les propos sur les techniques chirurgicales, sur l'effet néfaste des traitements hormonaux sur la chirurgie - entre autres, des effets sur les ovaires, entraînant des dégâts sur la fertilité -, mais aussi sur les effets indésirables des médicaments, en particulier ceux de la classe des analogues agonistes GnRH sont complétés dans ce texte de mars 2017 au titre explicite: "Opérer l'endométriose sous médicaments : échec garanti".

Je fais une comparaison avec la chirurgie oncologique, notamment dans le cancer de la prostate, qui a longtemps préconisé des interventions chirurgicales sous agonistes GnRH. Or les résultats ont été tellement néfastes que les recommandations ont changé. On sait qu'il ne faut pas opérer sous traitement, et pourtant, les intérêts sont tels, que les chirurgies continuent de le faire, sans tirer les enseignements de la chirurgie oncologique. Pourtant, c'est la chirurgie des cancers qui a démontré l'intérêt (médical!), l'utilité de l'exérèse complète à marges saines et conservant les organes et sa supériorité par rapport à d'autres formes d'exérèse (notamment les exérèses superficielles ou partielles, comme le shaving, l'exérèse discoïde ou en pastille (full thickness excision)). Le texte de mars 2017 contient beaucoup d'autres informations sur la chirurgie et la façon de la pratiquer en France ainsi que sur plusieurs dimensions de l'industrie de l'endométriose.

Savoir permet de mieux se débrouiller face aux contraintes qui nous sont imposées en tant qu'usagers, en tant que patients. Il faut faire l'effort de lire les textes et de chercher à comprendre par soi-même, donc ne pas s'arrêter aux discours marketing de ceux qui ont des liens d'intérêts directs ou indirects, ni aux propos d'associations qui soutiennent - ou du moins reprennent - ces discours sans recul critique, sans mention des conflits d'intérêts en présence, sans chercher à distinguer ce qui est utile, risqué ou non pour les femmes.

Tous ceux qui ont quelque chose à vendre (aussi dans le complexe naturo-psycho-holistique, qui profite à fond de la chronicisation de l'endométriose et de la régression thérapeutique - qui impose une médicamentation à vie par des médicaments inefficaces et des techniques chirurgicales inadaptés, incomplètes, donc du besoin des patientes de chercher d'autres solutions), bref, tous les vendeurs et tous les praticiens seront gagnants. Mais pas les femmes elles-mêmes. Elles portent le ruban jaune qui lie tout ce beau monde dans des liens d'intérêts. Sur leur dos. Mais elles légitiment ces liens. C'est cela le yellow-washing. Une construction sociale désormais bien entérinée.

L'esprit critique et le doute méthodique sont indispensables dans une maladie comme l'endométriose, pour s'orienter au mieux dans ce parcours d'obstacles, prendre des décisions en connaissance de cause et ne pas se faire avoir par les porteurs d'intérêts, qu'ils soient médico-pharmaceutiques, naturo-psycho-holistiques ou autres (publicitaires, éditoriaux, médiatiques,...). Il faut rompre le ruban jaune, rompre la chaîne d'intérêts. Fin de la mise à jour.]

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Cet article est un compte-rendu commenté d’une vidéo filmée lors d’une réunion de l’Association Américaine de Chirurgie Laparoscopique Harry Reich.jpg(American Association of Laparoscopic Surgery), qui a eu lieu en 2007 à Washington. Le Dr Paul Indman (à gauche de l’image) discute avec le Dr Harry Reich des traitements de l’endométriose, et la conclusion est claire : le traitement médical hormonal n’a aucune efficacité, aucun intérêt, « l’Enantone, c’est zéro », comme n’importe quel analogue agoniste GnRH. En France, à cause de l'offensive d'Ipsen, qui paie beaucoup de chirurgiens, gynéologues médicaux et autres, c'est le Décapeptyl qui est massivement prescrit. Tout aussi "zéro" côté efficacité, tout aussi risqué et contre-productif pour la chirurgie.

« Ca ne marche pas du tout », insiste le Dr Harry Reich. Seule l’exérèse complète de l’ensemble des lésions, nodules, endométriomes, etc., qui conserve les organes et est faite en dehors et à distance de tout traitement hormonal offre la possibilité d'une guérison définitive de l’endométriose. Cela rejoint le point de vue du Dr David Redwine - exposé dans les articles mentionnés, qui incluent des traductions de deux de ses textes - et de tous les chirurgiens états-uniens spécialisés dans le traitement de l'endométriose et indépendants à la fois de l'industrie pharmaceutique et des industriels qui fabriquent des instruments chirurgicaux. Le schéma est toujours le même: ceux-ci mettent en place des campagnes publicitaires et d'influence et paient des chirurgiens pour promouvoir une énième version d'instrument chirurgical pour faire non pas de l'exérèse, mais une ablation de l'endométriose, généralement par thermodestruction (carboniser, "vaporiser" l'endométriose). Une ablation sous traitement médicamenteux, c'est combiner le pire, en tout cas, c'est exclure toute chance de chirurgie complète, donc exclure toute chance de guérison.

J’ai détaillé certaines des questions soulevées ici et abordé la question de l’inutilité et des effets indésirables des analogues agonistes GnRH dans l’ensemble des indications (fibromes en préopératoire, cancer de la prostate, cancer du sein, procréation médicalement assistée, puberté précoce centrale, endométriose) dans l’introduction à la traduction d’un texte du Dr David Redwine, soulignant que ces pseudo-traitements médicamenteux hormonaux rendent la chirurgie incomplète, puisque le chirurgien ne peut enlever que ce qu’il peut voir, et induisent un cercle vicieux infernal pour les femmes qui souffrent d’endométriose. Maladie chronicisée pour le profit des laboratoires pharmaceutiques et de toute sorte de praticiens et de guérisseurs qui vivent de cette chronicisation. L’article en question est « Endométriose : le combat du Dr David Redwine contre les pseudo-traitements hormonaux, la psychologisation et la chronicisation ».

Le texte le plus clair et le plus argumenté est celui paru sur cette page, sous le titre ""Redéfinir l'Endométriose à l'âge moderne": le Dr David Redwine sur l'endométriose et son traitement par exérèse complète conservant les organes". Il contient une longue introduction et la traduction d'un texte synthétique du Dr David Redwine, portant sur les points les plus importants: sur les symptômes et les localisations de l'endométriose, sur son pseudo-traitement médicamenteux inefficace mais ayant beaucoup d'effets indésirables, sur la cause de l'endométriose, avec l'historique de l'étude de cette maladie et les diverses théories causales démenties par les faits mais toujours utilisées. Pourquoi? Parce qu'une explication telle que la théorie de John Sampson, parlant d'un reflux menstruel de l'endomètre qui irait se greffer sur des organes pelviens sert d'excuse aux médecins pour les traitements inappropriés: un reflux menstruel chronique ferait de l'endométriose une maladie impossible à guérir. Si l'endométriose revient tant qu'il y a des règles, il n'y a pas d'autre choix que de prendre jusqu'à la ménopause des traitements hormonaux supprimant les règles... Mais les maillons de la chaîne de vente - allant des industriels jusqu'aux médecins prescripteurs et aux associations influencées par les membres de leurs comités scientifiques - ne disent pas que cette théorie non seulement n'a jamais été prouvée, mais a été infirmée de plusieurs points de vue. Il faudra revenir sur les détails dans un autre article.

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