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16/06/2009

Conflits d’intérêts des sénateurs engagés dans la réforme du système de santé américain. Où sont les déclarations d’intérêts des politiques français?

Les déclarations d’intérêts d’un certain nombre de sénateurs des Etats-Unis ont suscité un grand émoi dans la presse américaine, qui a Conflits d'intérêts Blog bioethics.net.jpglargement repris la dépêche d’Associated Press "Key Health Care Senators Have Industry Ties". On y apprend que des sénateurs ayant un rôle essentiel dans l’élaboration de la réforme du système de santé et de soins ont des conflits d’intérêts par leurs relations financières directes ou familiales avec des sociétés prestataires de soins, des laboratoires pharmaceutiques ou d’autres intervenants commerciaux dans le système de santé.

Ces révélations feront-elle le jeu de la campagne de discrédit engagée par les industriels contre la réforme d’Obama ?

A la fin de la note, plusieurs liens parlent de la situation française, bien pire, compte tenu de l’absence de transparence sur les liens entre les divers lobbies et nos hommes politiques. Des exemples concrets illustrent les conflits d’intérêts et les influences à l’œuvre dans notre république bananière. (Ou monarchie? Difficile à dire, avec Sarkozy 1er et les grandes familles (Sarkozy, Kouchner, Kosciusko-Morizet...) qui remplacent la noblesse de l'Ancien régime et imposent leurs intérêts privés partout).

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14/05/2009

Conflits d’intérêts et financement industriel influencent les résultats de la recherche sur le cancer, selon une analyse de 1.534 essais cliniques

Les résultats des études et essais cliniques sur les divers traitements du cancer sont directement dépendants des conflits d’intéCorruption conflits d'intérêts Vienna;at.jpgrêts des chercheurs (liens financiers personnels ou institutionnels) et/ou du financement des recherches par les laboratoires qui produisent les médicaments testés dans ces essais. Les études biaisées par les conflits d’intérêts ont au moins deux fois plus de résultats plus favorables aux médicaments et autres procédures testés que celles indépendantes. Le taux de survie attribué aux mêmes "interventions" - terme utilisé dans le texte original - serait significativement exagéré par les auteurs ayant des conflits d’intérêts, par rapport aux indépendants.

Ce qui veut dire en pratique que des médicaments estimés efficaces et censés réduire nettement le taux de mortalité ont en fait un bénéfice largement surévalué. Donc un nombre potentiellement important de patients sont traités par des moyens qui ne sont pas plus efficaces que l’absence de traitement ou les méthodes moins invasives. C’est ce que montre une analyse de 1.534 essais cliniques publiés en 2006 dans 8 grandes revues internationales (voir plus bas). Analyse faite par Reshma Jagsi et al. de l’université du Michigan et parue le 11 mai sur le site de la revue Cancer, sous le titre "Frequency, nature, effects, and correlates of conflicts of interest in published clinical cancer research" (Fréquence, nature, effets et corrélations des conflits d’intérêts présents dans la recherche sur le cancer ayant fait l’objet de publications. Cancer 2009; DOI: 10.1002/cncr.24315).

Il faut dire d’emblée que les chiffres doivent être relativisés, parce que, comme le précisent les auteurs eux-mêmes dans le texte complet (réservé aux abonnés), ils ne se basent que sur les déclarations de conflits d’intérêts et de financement industriel. Or on sait que ces déclarations sont bien loin d’être complètes. La situation réelle est donc probablement pire que l'image qui se dégage de cette analyse.

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07/01/2009

Le nouveau code de marketing des pharmas entre en vigueur aux USA : stylos interdits, gros sous permis… Vous avez dit éthique?

Le syndicat américain de l’industrie pharmaceutique (PhRMA, homologue du LEEM français et de l’EFPIA européen) a annoncé en juillet 2008 corruption Radicarl.net.jpgla mise en place d’un code révisé du marketing, censé régir l’interaction des firmes avec les professionnels de santé, qui prendrait effet en janvier 2009. Une lecture attentive montre que c’est un écran de fumée et que, comme le dit le New York Times, en donnant des exemples de psychiatres leaders d'opinion inféodés aux firmes, le mélange des genres et les liens financiers ayant le plus de conséquences délétères ne seront nullement remis en cause. Plus ça change, plus c’est la même chose.

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30/12/2008

La réputée Cleveland Clinic met en place une politique stricte de gestion des conflits d’intérêts de ses médecins et chercheurs

On attend une politique similaire dans les cliniques et les hôpitaux français, où il n'y a pas l'ombre d'une quelconque limitation...COI Clemente Botelho Foundation News and Commentary.jpg

 

Voici une traduction rapide de l’éditorial du 13 décembre de la revue médicale The Lancet, intitulé "Transparency rules at the Cleveland Clinic" (Nouvelles règles de transparence à la Cleveland Clinic, Volume 372, Issue 9655, Page 2002), suivie du compte-rendu d'un article du New York Times, qui apporte plus de détails.

Illustration de Clemente Botelho, tirée du site Foundation News & Commentary.

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25/11/2008

Urgent! Exigeons de nos élus qu’ils adoptent l’amendement 430 du sénateur Autain sur la transparence des liens financiers entre médecins et lobby pharmaceutique

(Merci au médecin qui m’a envoyé l’info, parce qu’il faut agir d’urgence) François Autain.jpg

 

Vous ne savez pas qui est votre député ou sénateur ? C’est le moment de l’apprendre, et c’est urgent, parce qu’il faut que nos messages leur parviennent avant le jeudi 26 novembre, date à laquelle se décidera le sort de l’amendement 430, proposé par le sénateur François Autain, qui prévoit que les contrats et conventions entre les médecins et les firmes pharmaceutiques (et autres industries) soient rendus publics.

 

Ce serait un très grand progrès, et même le premier du genre dans notre pays où jamais personne ne vient troubler le business entre médecins et laboratoires (conflits d’intérêts, corruption, désinformation, appelez-le comme vous voulez) ! Il faut que l’on sache si tel médecin parle de tel médicament dans les media et nous le prescrit parce qu’il est bon pour notre santé ou alors s’il le fait parce qu’il est payé par le laboratoire pour augmenter le chiffre d’affaires de celui-ci…

 

La loi qui existe actuellement (L-4113-13, article 26) et qui veut que les médecins déclarent leurs conflits d’intérêts/liens financiers avec les firmes n’est pas appliquée. Il vous suffit d’ouvrir n’importe quel journal médical pour vous en convaincre. Aucun médecin ne respecte la loi et le conseil de l’ordre s’en fout royalement, puisque aucune sanction ou rappel à l’ordre – ou même une circulaire de rien du tout – n’ont jamais été émis.

 

Pour trouver les coordonnées de votre député et votre sénateur et leur demander de soutenir cet amendement, cliquez ici :

 

Députés : http://www.assemblee-nationale.fr/13/qui/circonscriptions/

Sénateurs : http://www.senat.fr/elus.html

 

Bombardons-les de messages, pour qu’ils se rappellent qu’ils sont là pour nous représenter, représenter l’intérêt général, celui de nous autres patients qui payons les pots cassés de ce business contraire à toute morale et à la déontologie médicale ! Ils ne sont pas là pour soigner la santé financière des lobbies pharmaceutiques !

 

Pour comprendre de quoi il s’agit, voici le message qu’on m’a fait parvenir, repris aussi sur le forum professionnel Atoute :

« Le 19 novembre 2008 lors de la discussion au Sénat du Plan de Financement de la Sécurité Sociale [PLFSS] pour 2009, un amendement sénatorial est adopté malgré l'opposition de la Commission des affaires sociales pour les équilibres financiers généraux et l'assurance maladie et celle du Ministre de la Santé Roselyne Bachelot.

Un progrès dans la transparence :
Les conventions conclues entre les membres des professions médicales et les entreprises ou établissements produisant ou exploitant des produits de santé ou des organismes de conseil intervenant sur ces produits, doivent dorénavant être rendues publiques. (…)


Amendement n°430, présenté par M. Autain et les membres du groupe CRC :

« Après l'article 33, insérer un article additionnel ainsi rédigé : Après le premier alinéa de l'article L. 4113-13 du code de la santé publique, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : «
Les conventions conclues entre les membres des professions médicales et les entreprises ou établissements mentionnés au premier alinéa doivent être rendues publiques. Les conditions d'application du présent article sont fixées par décret en Conseil d'État. »

 

Article actuel :
« Article L4113-13 créé par Loi n°2002-303 du 4 mars 2002 - art. 26 JORF 5 mars 2002
Les membres des professions médicales qui ont des liens avec des entreprises et établissements produisant ou exploitant des produits de santé ou des organismes de conseil intervenant sur ces produits sont tenus de les faire connaître au public lorsqu'ils s'expriment lors d'une manifestation publique ou dans la presse écrite ou audiovisuelle sur de tels produits. Les conditions d'application du présent article sont fixées par décret en Conseil d'Etat.
Les manquements aux règles mentionnées à l'alinéa ci-dessus sont punis de sanctions prononcées par l'ordre professionnel compétent. »

[Sauf que l’ordre professionnel s’en fout et qu’il ne sanctionne jamais…]

 

Extraits du débat au Sénat:

« Mme Isabelle Pasquet : Depuis le décret du 25 mars 2007, l'article 26 de la loi sur le droit des malades est enfin applicable. Il prévoit que tout professionnel de santé doit déclarer ses liens d'intérêts avec les entreprises commercialisant ou fabriquant un produit de santé. Cette obligation s'applique aux interventions professionnelles et dans les médias.
Il est essentiel d'imposer l'indépendance et la transparence pour garantir des soins de bonne qualité et pour réduire les dépenses de sécurité sociale. Souvenez-vous de l'affaire du Vioxx en 2004 ! Une étude réalisée en 2008 par le Congrès des États-Unis montre qu'une économie de 35 % pourrait être réalisée chaque année sur les dépenses de santé si patients et professionnels de santé disposaient de données non biaisées sur l'efficacité des traitements médicaux. Or cette loi n'est pas appliquée, non plus d'ailleurs que l'article R.161-85 du code de la sécurité sociale, puisque la Haute autorité de santé n'a toujours pas rendu possible à ce jour la déclaration publique d'intérêts des membres de la commission de transparence pour la période 2004-2006.

Les ordres professionnels n'assurent pas leur mission de contrôle et de sanction. Dépositaires des conventions et contrats liant le professionnel avec une entreprise, ils sont pourtant les seuls à pouvoir dire qu'un médecin n'a pas déclaré de lien d'intérêt avec une entreprise. Bien entendu, cette obligation de rendre publiques les conventions passées avec des entreprises ne doit pas porter sur l'ensemble des éléments inscrits dans ces conventions, qui doivent rester dans le domaine de la propriété industrielle, mais uniquement sur le fait que ce professionnel a un rapport de dépendance financière vis-à-vis de l'entreprise. Pour aider les ordres professionnels dans cette tache difficile, je propose que les conventions soient rendues publiques.

Alain Vasselle, rapporteur de la commission des affaires sociales pour les équilibres financiers généraux et l'assurance maladie : Défavorable.

Mme Roselyne Bachelot-Narquin, ministre : Je comprends ce souci de transparence mais il y a déjà transmission de ces informations. Elles sont vérifiées par l'Ordre. S'il les rendait publiques, ce serait une grave atteinte à la vie privée ; c'est pourquoi je tiens que cette transparence ne doit se faire qu'à l'intérieur des instances ordinales.

Après une épreuve à main levée déclarée douteuse, l'amendement n°430, mis aux voix par assis et levé, est adopté et devient un article additionnel. (Applaudissements à gauche) »

 

Commentaires de Pharmacritique sur les suites

 

Or cet amendement provisoirement adopté doit encore passer devant la Commission mixte paritaire, qui le recalera comme elle fait d’habitude avec tout ce qui ne convient pas aux lobbies…Et en fin de compte, c’est l’Assemblée nationale qui décidera, Assemblée lourdement infiltrée par les lobbies (cf. le documentaire repris dans cette note), où cet amendement n’a pratiquement aucune chance d’être adopté… A moins qu’une mobilisation très forte porte ses fruits.

 

Et il faut se mobiliser, parce que même si l’amendement 430 du sénateur Autain n’est pas adopté cette fois-ci, on aura clairement dit à nos députés et à nos sénateurs que nous voulons que cesse cette emprise tentaculaire du lobby pharmaceutique sur la médecine comme sur la politique, que cessent la corruption et le business, que cessent les conflits d’intérêts aux conséquences dévastatrices pour notre santé !

Qu’il y ait un peu plus de transparence sur les conflits d’intérêts, première étape dans leur élimination !

 

Le message adressé à nos élus est une étape nécessaire pour faire comprendre à nos hommes politiques qu’il nous faut des lois qui nous protègent, nous citoyens, et protègent l’intérêt général et la chose publique (res publica). C’est la définition même de la République, qui a été instaurée, souvenons-nous de notre propre histoire, pour mettre fin aux privilèges et aux monopoles de toute sorte. Donc aussi à ce qu’à l’époque on n’appelait pas encore « lobby ». L’influence actuelle des lobbies dans tous les domaines de la vie de notre société - de la santé à la politique - signifie qu’on piétine tous les jours la République et ses principes !

 

PS : Si vous n’avez pas de meilleures formules pour le message aux députés et sénateurs, vous pouvez copier des extraits de ce texte-ci, où l’essentiel est dit : il faut qu’il fassent tout ce qu’ils peuvent pour que cet amendement 430 soit voté dans toutes les instances !!

 

Voici le courriel que j'ai envoyé aux députés puis aux sénateurs de mon département:

 

Mesdames les Sénatrices, Messieurs les Sénateurs,

En tant qu'électrice représentée par vous - qui devez représenter l'intérêt général et non pas celui des firmes pharmaceutiques -, je vous demande de ne pas vous laisser influencer par le lobby pharmaceutique et de voter l’amendement 430, proposé par le sénateur François Autain, qui prévoit que les contrats et conventions entre les médecins et les firmes pharmaceutiques (et autres industries) soient rendues publiques.

 

Il faut en finir avec l'opacité contraire à la démocratie qui laisse prospérer les conflits d'intérêts et même la corruption de l'ensemble du système de soins par l'industrie pharmaceutique, avec des conséquences désastreuses pour les usagers, qui, faut-il le rappeler, n'auront même pas le droit de demander réparation ni même des informations, puisque nous n'avons à ce jour aucune véritable loi de protection des usagers, aucune loi de liberté d'information (sur le modèle du Freedom of Information Act), aucune possibilité d'intenter un recours collectif - ou individuel - en justice. Quant à l'Etat, il ne demande jamais de comptes aux laboratoires pharmaceutiques et n'exige pas non plus qu'ils donnent des informations détaillées sur leurs médicaments et autres produits, comme c'est pourtant le cas dans d'autres pays médicalement avancés.

La situation est honteuse et digne d'une "république" bananière, où le plus fort (financièrement) propose et dispose. Le temps n'est-il pas enfin venu d'en finir avec cela?

J'espère, Mesdames et Messieurs, que vous veillerez à ce que les principes républicains ne soient pas piétinés encore une fois au nom des intérêts financiers des multinationales pharmaceutiques.
Avec mes salutations respectueuses,

 

Elena Pasca

01/11/2008

GSK, Merck et Lilly rendront publics les paiements aux médecins américains. GSK veut les "restreindre" à 150.000 dollars par an…

Les leaders d'opinion et autres pantins du pharmacommerce ont de quoi crier misère ! Pharmacritique propose d'emblée de faire une gsk_logo.jpgquête pour arrondir la maigre pitance de la corruption médico-pharmaceutique. Faisons appel à Mme Chirac pour une "opération gros billets", par exemple. L'enjeu est civilisationnel : où allons-nous si même les valeurs sûres sont menacées de démonétisation ??

Le British Medical Journal en date d’aujourd’hui rend compte d’une nouvelle déjà connue dans la blogosphère anglophone : "GlaxoSmithKline to limit payments it makes to US doctors to $150 000 a year" (GSK ne paiera pas plus de 150.000 dollars par an aux médecins états-uniens ; début ici).

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La politique de gestion des conflits d'intérêts des autorités françaises de sécurité sanitaire

Ne faites pas attention à ce que disent les mauvaises langues étrangères ! Tous les médicaments approuvés en France et vantés par les leaders d’opinion et par la presse médicale de qualité sont efficaces et sans danger ! Nos autorités d'(in)sécurité sanitaire ont fait preuve de leur efficacité et de leur transparence en nous informant dès qu'il y avait le moindre danger. Pensez au Distilbène, au Vioxx, au Tchernobyl... La densité des nuages a certes empêché l’information de pénétrer jusqu’au commun des mortels, mais que voulez-vous, il faut assumer les conséquences de l’exception culturelle française. Et l'AFSSAPS (agence de promotion du médicament, pas de la santé, tout de même !) comme la HAS (Haute autorité de santé financière des laboratoires) veillent à ce que des experts fiables et bien payés - qui travaillent pour plus de firmes pour gagner plus - se prononcent en toute multipartialité sur les médicaments. Il existe même une politique de gestion des conflits d'intérêts. Si, si, regardez ici ! Vous voyez, on vous dit la vérité, si seulement vous voulez bien l’entendre : c’est une politique, pas une réalité. Comme le code volontaire d’éthique de l’industrie pharmaceutique. Une politique de gestion, pas d’éradication. Et la déclaration des conflits d'intérêts n'est ni contrôlée ni vérifiée - qui oserait douter de la parole de ces vénér

ables experts?? Vous, peut-être??

Afssaps HAS refait Google.jpg

27/10/2008

Formation médicale continue indépendante? Si, si, nous assure le blog FMC. Juste "avec le soutien institutionnel de Pfizer"

Et Pfizer n’est, comme tout le monde sait, qu’une ONG venant en aide à des médecins nécessiteux en manque de formation (publicitaire), Pfizer.jpgpour des raisons purement humanitaires et philanthropes…

Nous venons juste de parler du Dr Bernard Ortolan, président du Conseil national de la formation médicale continue des médecins libéraux (CNFMC), qui est allé prêter main forte aux exigences du FMC Pfizer blog FMC.jpgL€€M disant que les firmes seraient les meilleurs sources d’information objective sur les médicaments et devraient, en tant que telles, pouvoir informer les patients. Elles ont un code de déontologie (sic), dont nous avons saisi l’essence dans cette image, et ne feront jamais, au grand jamais ! de la publicité.

Revoilà le Dr Ortolan et quelques autres, dont Denise Silber, sur le blog FMC en train de nous convaincre que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes de la formation médico-pharmaceutique continue (FMC) :

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20/08/2008

L’agence américaine du médicament (FDA) annonce des nouvelles règles pour gérer les conflits d’intérêts de ses experts

Si vous vous attendez à une révolution, vous allez être déçu(e)… Les détails sont dans un communiqué de presse du 4 août : FDA Announces 1286491765.jpgImproved Policies Regarding Transparency, Public Disclosure for Advisory Committees. Autrement dit, la FDA – équivalent de notre agence d'(in)sécurité sanitaire aussi transparente que l'est son nom: Afssaps – annonce des "améliorations" de sa politique en matière de transparence, de déclaration publique des conflits d’intérêts et de fonctionnement des comités d’"experts".

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Une déclaration codifiée et généralisable des conflits d’intérêts : un projet de Integrity in Science (CSPI)

Si la nécessité de déclarer les conflits d’intérêts dans la presse scientifique et médicale est communément admise dans les pays anglo- 206299048.jpgsaxons, il n’y a pas de consensus sur le contenu et l’étendue des déclarations et sur la définition précise des conflits d’intérêts, surtout lorsqu’ils ne sont pas de nature financière. Le Center for Science in the Public Interest (CSPI) a publié le mois dernier un projet qui vise à créer un ensemble de règles dont l’application serait généralisée et standardisée. Ce projet s’adresse d’une part aux scientifiques, chercheurs et auteurs d’articles, d’autre part aux rédactions et comités de lecture de la presse spécialisée, auxquels la codification des conflits d’intérêts et de leur déclaration simplifierait beaucoup le travail.

Les propositions ont été développées par une équipe mise en place par Merrill Goozner, qui dirige le département Integrity in Science du CSPI.

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20/06/2008

Les médecins leaders d'opinion : pantins du commerce pharmaceutique... Le British Medical Journal dénonce

La dernière livraison du British Medical Journal contient un éditorial, un article et un commentaire dénonçant la fonction purement 1846352070.gifcommerciale des pontes de la médecine payés par l’industrie pharmaceutique. L’éditorial de la rédactrice en chef Fiona Goodle est en libre accès et s’intitule Key opinion leaders : your time is up (Leaders d’opinion. Il faut changer d’époque !).

Ce sont des vœux pieux pour le moment… Mais tout article dévoilant encore et encore des détails et la stratégie commerciale d’ensemble est bon pour aider à provoquer une prise de conscience. Pour que tout le monde se rende compte de l’énorme problème de sécurité sanitaire et de salubrité publique que posent les liens financiers des médecins avec l’industrie pharmaceutique, vu les intérêts radicalement divergents entre santé et commerce ! (Divergents en théorie, du moins).

Le tout s’accompagne de deux extraits vidéo des confessions d'une visiteuse médicale, inclus dans l’article décapant de Ray Moynihan, lui aussi en libre accès sur le site du journal. Il s’intitule Key opinion leaders : independent experts or drug representatives in diguise ? ("Leaders d’opinion : des experts indépendants ou des VRP déguisés ?").

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