30.01.2012
Antidépresseurs : nombreux risques pour une efficacité controversée dans une dépression marchandisée
Ceci est le texte intégral de mon article paru dans le numéro de mai 2011 de la
revue Alternative Santé (pp. 18-21), sous le titre (donné par la rédaction) « Antidépresseurs : l’overdose ». Je l’ai introduit et commenté dans ce billet. Le nombre de signes était limité (dans la revue); c'est pour cela que le texte est très comprimé, sans transitions, ni figures de style, sans aucun mot qui ne semblait pas indispensable à la compréhension.
Antidépresseurs : l’overdose
Aldous Huxley imaginait dès les années 30 le médicament parfait, appelé Soma, qui crée un bonheur artificiel, émousse les émotions et pensées inadaptées par rapport aux normes sociales et devient ainsi un outil efficace de contrôle social. C’est le moyen idéal pour les tenants de la biocratie, l’une des formes de biopolitique (Michel Foucault) qui implique la médicalisation de l’existence, pour discipliner corps et esprits, normaliser les individus « déviants » à coups de camisoles chimiques et de bonheur standardisé. La psychiatrie ainsi dévoyée devient une gardienne de l’ordre socio-économique [1].
01:18 Publié dans Dépression, antidépresseurs, Disease mongering, façonnage/invention de maladies, Effets secondaires, iatrogénie, erreurs médicales | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
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11.11.2008
Antidépresseurs, anxiolytiques, somnifères... L'abrasement chimique d'un mal-être social (article du Monde)
Un article de Sandrine Blanchard en date du 8 novembre intitulé "Les Français sous psychotropes" reprend quelques grandes lignes des
analyses désormais consensuelles en sciences humaines et que nous avons évoquées de façon assez détaillée dans la note "En finir avec l’abus de psychotropes" : appel à un usage raisonnable et à la limitation de l’emprise pharmaceutique".
Un extrait: "Les psychotropes ont été détournés de leur usage premier (l'épisode dépressif majeur) pour soigner le mal-être, "l'anxiété sociale" et en devenir l'unique réponse. Résultat : des personnes véritablement déprimées sont sous-diagnostiquées, et de nombreux malades imaginaires, surmenés, fatigués, consultent en mettant sur le compte de la dépression les difficultés du quotidien. Les psychotropes coûtent une fortune à la Sécurité sociale. Or une analyse publiée en début d'année conclut que, en dehors des dépressions sévères, les antidépresseurs les plus prescrits ne sont pas plus efficaces qu'un placebo..."
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