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27/02/2017

Pétition et lettre exigeant une expertise européenne indépendante sur les agents cancérigènes. Liens dénonçant les conflits d'intérêts des experts et l'industrie du cancer

Le 24 février, la journaliste et documentariste Stéphane Horel - auteure du documentaire et du annie thébaud mony,cancers professionnels,conflits d'intérêts comits d'experts,indépendance de l'expertise,commission européenne conflits d'intérêts,pétition agents cancérigènes,conflits d'intérêts industrie chimique,maladies professionnelles,andré cicolella cancer du sein,dohad,maladie cause environnement,exposition professionnelle cancers,substances chimiques mutagènes,cancers hormonodépendants,endométriose toxiques environnement,puberté précoce perturbateurs endocriniens,cancer perturbateurs endocriniens,perturbateurs endocriniens risques,décapeptyl effets indésirables,maladies hormonodépendantes toxiques,cancer du sein causes,seuil d'exposition substances cancérigènes,santé au travail,médecine du travail,protection santé au travail,lobbying union européenne,cancérigènes mutagènes,toxicité reproductivelivre Les Médicamenteurs ainsi que d'autres documentaires et articles sur les toxiques environnementaux - a publié dans Le Monde une enquête sur les conflits d'intérêts des comités d'experts chargés de l'évaluation des substances cancérogènes en vue de la révision de la réglementation européenne.

A la suite de cet article, une pétition vient d'être lancée par Annie Thébaud Mony (photo), sociologue de la santé, directrice de recherche honoraire à l'INSERM et porte-parole de l'association Ban Asbestos France (Interdire l'amiante). Annie Thébaud Mony a dirigé le Groupement d'Intérêt Scientifique sur les Cancers d'Origine Professionnelle à l'INSERM. Elle a consacré la plupart de son travail à la mise en évidence des risques pour la santé encourus au travail, soulignant le déni par les employeurs comme par les autorités publiques. En 2012, elle a refusé la Légion d'honneur pour "dénoncer l'indifférence qui touche la santé au travail et l'impunité des crimes industriels", protester contre le manque de financements et attirer l'attention sur le sort des victimes de l'amiante et de toutes les maladies professionnelles.

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11/01/2017

Dossier sur l'endométriose : cause, traitement, marchandisation, désinformation, business du yellow-washing, exérèse complète vs techniques chirurgicales inadaptées (énergie plasma, ablation...), médicaments inutiles et trop risqués, associations...

Références, table des matières et autres fragments rajoutés.

Au 30 janvier 2018, le texte fait environ 150 pages, avec les images. Le format blog ne permet pas la pagination habituelle. Mais le bouton "recherche" (au milieu de la colonne de droite) compense cette difficulté. La table des matières vient juste après les mises en garde.  

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Introduction: Objectif, mises en garde et précisions terminologiques

Ce texte est un work in progress, abordant toutes les dimensions de l'endométriose du point de vue médical, telles que cause, absence de lien avec les règles, traitements par diverses formes de chirurgie explicitées et comparées, pseudo-traitements par médicaments étudiés dans leurs effets indésirables, leur impact néfaste sur la chirurgie et sur la fertilité, explication des particularités de l'endométriose qui font que les médicaments et les chirurgies autres que l'exérèse complète à marges saines ne peuvent pas avoir d'effet autre qu'indésirable, etc.

Mais le texte aborde aussi tous les aspects de l'endobusiness/ business de l'endométriose (chapitres 3, 6, 7, 9, 10) que je dénonce depuis le début de mes activités en 2003, sur tous les supports (forums publics et privés, listes de discussion, blogs,...). Je décortique les formes de yellow-washing (chapitre 12) découlant de la chronicisation et marchandisation de cette maladie devenue une industrie pour le complexe médico-industriel comme pour le complexe naturo-psycho-holistique et pour l'industrie de la communication d'influence qui inclut media, éditeurs, blogosphère (chapitres 11 à 13)... Il y a un continuum depuis les naturopathes et autres médecines douces aux psychanalystes, coachs, formateurs divers, puis aux journalistes et autres communicants qui assurent la manipulation consumériste et le formatage psycho-sexuel à la Anne Steiger, bref, l'uniformisation conformiste des comportements dans le rôle de malade chronique.

Car le marché dépend de la chronicisation. Les femmes qui n'ont plus de problèmes après une cartographie bien faite et une (ou maximum deux) opération(s) d'exérèse complète sans médicaments (chapitres 2 à 4) pratiquée par l'un des trois ou quatre chirurgiens experts, eh bien, ces femmes ne sont évidemment plus consommatrices, ni de médicaments et de chirurgies partielles, ni de coachings et autres programmes psychologiques-sophrologiques, ni de yoga plus yogi tea suivis de reiki, de médecine chinoise et de méthodes énergétiques (chapitre 12), ni d'"astuces", de remèdes, de bijoux, bérets et rubans jaunes, etc. Et elles ne consomment plus les marchandises de l'industrie de la communication qui récupère ce marché grâce à d'innombrables sites, blogs et autres supports de témoignages de souffrance marchandisée.

Des communicants tels que Anne Steiger, qui a vécu de la marchandisation des femmes et de leur santé et maladie décrite dans le chapitre 11), puisqu'elle a vécu pendant des années exclusivement de ses activités de "mère fouettarde" des femmes, qui s'est "improvis[ée] technicienne" pour jouer sur leurs angoisses et frustrations, afin de vendre les marchandises de tous ceux qui la payaient, les voilà qui flairent le bon filon marchand et se recyclent dans le business de l'endométriose. Même sous prétexte de... "enquête" sur le "business" de l'endométriose, sur le "flou médical", sur les effets indésirables des traitements, etc., sachant que, pour ce qui concerne Anne Steiger, elle dit et redit son ignorance en matière de santé et en matière d'endométriose, et que cela se vérifie dans son incapacité à comprendre des questions élémentaires et à repérer des erreurs médicales crasses qu'elle reprend sans aucune vérification.

Décidément, rien ne les arrête. Les communicants viennent nous vendre des versions parfaitement élaborées, selon les recettes déjà éprouvées efficaces dans les colonnes trash de la "presse féminine", de ce que l'on peut lire sur internet (par exemple dans mes textes...), en se mettant en scène tout d'un coup comme actrices d'un "combat" pour la dignité des femmes, contre la psychologisation et l'exploitation marchande de leurs corps, de leur psychisme, de leurs particularités.

Mais où étaient toutes ces "combattantes" pendant les 15 ans de batailles que j'ai menées presque seule et sans médiatiser les petites victoires telles que le changement des notices du Vidal sur les effets indésirables ou l'arrêt de publication de textes parlant d'hystérie, etc.? Batailles menées contre la psychologisation, contre le business, pour l'information correcte des femmes sur l'endométriose et (les effets des) divers traitements ? D'ailleurs, là-dessus, cela a été sans, voire contre les associations. J'ai passé près de 15 ans à faire de l'information partout, sous mon nom comme sous des pseudonymes divers un peu partout, pour aller parler d'exérèse complète et expliquer le travail du Dr David Redwine et quelques autres, parler de chirurgie sans médicaments, mettre en garde contre les effets indésirables des médicaments, mais aussi aider des centaines de personnes soit à la recherche d'informations soit ayant souffert d'effets indésirables. Et j'ai fait tout cela la plupart du temps sans aide, et souvent sous les critiques de celles qui se moquaient de moi parce que je prétendais parler de littérature médicale et contredire les médecins, ou alors qui m'en voulaient parce que je faisais peur, etc.        

J'expose dans ce texte les diverses formes de marchandisation des femmes, de leur santé et de leur façon de vivre la maladie, ainsi que la psychologisation et les variantes de coachings et autres méthodes alternatives (chapitre 11), en analysant aussi les éléments de langage du discours chronicisant: celui qui désinforme les médecins, mais surtout les femmes, en passant par les interfaces d'obtention du conformisme que sont les associations. Qui soutiennent sans aucun recul et les discours marketing et les démarches d'acteurs très entreprenants tels que le Pr Horace Roman, certains naturopathes et autres commerçants. Les intérêts marchands de tous bords s'unissent pour produire une communication amenant les femmes à intégrer les injonctions de suivisme et de consommation à vie de toutes les marchandises, depuis les médicaments jusqu'aux programmes de coaching et aux vitamines vendues 100 plus cher en rajoutant "endo" dans le nom. La plupart des femmes sont dans une situation de iatrogénie chronique, d'invalidité et de handicap non pas tellement à cause de l'endométriose, mais à cause de ses pseudo-traitements subis dans un cercle vicieux. Et lorsqu'une exérèse complète finit par arriver, c'est souvent trop tard, parce qu'il y a déjà une neuropathie pudendale, une chronicisation des douleurs, les effets indésirables des médicaments et des plantes et autres remèdes, etc. Mais le discours marketing est élaboré de façon à mettre tous ces effets des mauvais traitements sur le dos de l'endométriose elle-même, accusée par ailleurs d'être une maladie systémique allant de pair avec des maladies auto-immunes, des allergies, etc. Les effets immunitaires, neurologiques et autres des traitements médicamenteux sont attribués à l'endométriose (chapitre 13). Erigée en maladie invalidante pour toutes les femmes, alors qu'une exérèse complète dans un parcours bien mené (et surtout, sans médicaments hormonaux) peut entraîner une disparition définitive des douleurs et des symptômes, même dans des formes très sévères à localisations multiples.  

J'expose les composantes de storytelling et du discours chronicisant, dans leur rapport direct avec les conflits d'intérêt. Ceux-ci sont montrés en détail, preuves à l'appui, sur des dizaines de pages (chapitres 3, 7, 9, 10) qui épinglent les détails de la réorganisation du complexe médico-industriel depuis 2005: "une recherche à vocation industrielle", passant par des formules multiservices one-stop shop achetées par les industriels et incluant les cohortes de centaines de femmes servant de cobayes et vendues directement comme telles (chapitre 9). Les médicaments sont abordés in extenso, dans plusieurs chapitres, en fonction du contexte (impact sur la chirurgie (2 et 3), impact sur la fertilité et sur les enfants nés après traitement par Enantone, Decapeptyl (4), fraude (4), effets indésirables (2 à 4, 13), campagnes pour repositionner les contraceptifs sur le marché et étendre les indications, me-too, etc.). Même chose pour la chirurgie d'exérèse complète, comparée aux autres formes d'exérèse et aux formes d'ablation (2 à 4, 13), en passant par les instruments chirurgicaux problématiques tels que le Plasma Jet (4, 8) et en critiquant la régression thérapeutique en train de se mettre en place avec le schéma de médicamentation à vie proposé par le Pr Horace Roman, d'ablation des endométriomes ovariens, d'exérèse partielle ou superficielle sous Decapeptyl ou Enantone/ Lupron, chirurgie faite par le me-too Plasma Jet, puis de prise d'hormones à vie (contraceptifs en continu, stérilet Miréna, Visanne, etc.) censée compenser la chirurgie délibérément incomplète sous prétexte qu'elle serait "mutilante" (13)...

J'analyse tout de façon rationnelle, scientifique. Tout est argumenté, et mes critiques sont prouvées à l'aide de la littérature médicale, que je lis depuis 15 ans. Les références sont données dans le texte, avec des liens et des extraits des textes complets des études scientifiques, traduits par moi. Et une bibliographie non exhaustive, mais faisant déjà 20 pages, est donnée à la fin du texte. Tout est vérifiable. Mon objectif est d'amener les professionnels de santé et les femmes concernées à lire par eux-mêmes, au lieu de suivre (les recettes et programmes de) quiconque. Il y a quelques passages techniques difficiles, mais ils sont expliqués.      

"Le succès thérapeutique dépend de la radicalité de l'exérèse chirurgicale", affirment Charles Chapron et al. dans une étude de 2003, abondamment citée plus bas. L'exérèse radicale conservant les organes, c'est l'approche détaillée dans mes textes, mais pratiquée différemment de ce que fait Charles Chapron, qui opère sous médicaments, limitant ainsi largement les possibilités de succès. Est-ce la raison pour laquelle ce professeur a voulu ouvrir une consultation publique à l'Hôpital Cochin à Jean-Michel Louka, psychanalyste lacanien qui, après avoir été promu grâce à un contrat avec EndoFrance, affirme que l'endométriose et bon nombre d'autres maladies seraient de l'hystérie? Si les mauvais traitements ne marchent pas, les médecins et guérisseurs peuvent toujours dire que c'est parce que c'est dans la tête...

Un chirurgien expert sachant faire de l'exérèse radicale conservant les organes n'est qu'un élément dans tout un parcours à faire, de façon très précise, pour maximiser les chances de succès thérapeutique. L'exérèse doit être préparée par des examens radiologiques et cliniques (incluant le toucher rectal) faits en dehors et à distance de tout traitement hormonal. Etc. Les détails seront donnés tout au long de l'article, complétant ce qui est dit dans les autres articles sur l'endométriose, accessibles en descendant sur cette page, ainsi que dans mes réponses aux commentaires sur toutes les pages. 

"Exérèse" veut dire couper (exciser) la lésion avec un peu de tissu sain alentour (les marges saines), pour éviter la persistance d'endométriose invisible (glandes et stroma) autour des lésions. C'est une méthode qui a fait ses preuves en chirurgie oncologique, et j'explique les détails dans un texte de 2009. Exérèse complète, radicale veut dire exciser toutes les lésions, quelle que soit leur forme (atypiques, subtiles ou alors nodules, "kystes", ...). A ne pas confondre avec chirurgie radicale au sens d'hystérectomie plus ovariectomie. Parler d'exérèse seule ne suffit pas, car l'exérèse peut être partielle: shaving, exérèse discoïde/en pastille,...

"Ablation" désigne habituellement les techniques de destruction de l'endométriose autres que l'exérèse, surtout thermiques : on la brûle ("vaporise": réduit à l'état de gaz et de résidus de carbonisation, qui posent problème, d'ailleurs). Aucune variante d'ablation n'a jamais pu détruire la moindre lésion d'endométriose. Seule l'exérèse à marges saines peut éradiquer un foyer, parce qu'on coupe le tissu qui le porte. Et, contrairement aux allégations vulgarisées pour des intérêts sonnants et trébuchants, il n'y a que des cas exceptionnels d'endométrioses inopérables par exérèse. (Inopérables par qui? Telle est la question).

Le succès thérapeutique dépend de la radicalité de l'exérèse, selon le consensus international. Or c'est ce consensus, basé sur l'ensemble de la littérature médicale de bonne qualité, qui est remis en cause en France, par le Pr Horace Roman, repris par ses collègues du G4 ayant les mêmes intérêts, et par un complexe médico-pharmaceutique qui s'adosse sur la campagne de sensibilisation à l'endométriose financée par Havas. Ayant pour figure de proue le Dr Chrysoula Zacharopoulou, qui signe des conventions au nom des femmes souffrant d'endométriose... Alors que ce sont les femmes elles-mêmes qui devraient signer - par le biais des associations, qui figurent sur les photos à côté de ce médecin dont le discours est de plus en plus anti-chirurgie, pro-médicaments. 

Qui a donné l'argent et chargé Havas de mettre en place cette campagne, qui semble menée par les associations?

S'agit-il des laboratoires pharmaceutiques et des fabricants de dispositifs médicaux (instruments, gels anti-adhérences, etc.) qui veulent profiter de cette campagne pour faire un marché (ou élargir celui existant) à des médicaments critiqués, à des contraceptifs en continu, à des instruments de type Plasma Jet ou d'autres? En Suisse, l'on a assisté au même type de battage médiatique, dévoilé dans le documentaire "Endométriose: quand une maladie négligée fait l'objet d'un gros business".

Il y a de l'"argent à gagner sur le dos des femmes atteintes" et ce n'est évidemment "pas dans le but d'améliorer le sort des femmes atteintes que tout ce bruit a été fait", nous dit la journaliste dès le départ. Des témoignages de femmes et de leaders d'associations sont utilisés pour donner l'impression d'un mouvement venu d'en bas, de la base, et faire passer les informations sur ce que les financeurs ont à vendre. Et ce à travers les médecins et autres -pathes prescripteurs et à travers des associations qui donnent leurs noms sur leurs sites, où elles reprennent aussi le discours sur la maladie préformatté pour permettre des ventes et/ou faire des réputations d'experts. Ce qui entraîne des ventes indirectement...

Tous ceux qui ont des intérêts s'y retrouvent dans cette façon de faire, bien plus que dans des publicités directes: depuis les médecins ayant des liens d'intérêts jusqu'aux guérisseurs, naturopathes, relaxologues, psys, etc. Les détails sont dans les chapitres dédiés (et dans les autres textes sur l'industrie de l'endométriose). 

Havas est l'agence de communication qui représente les intérêts de nombreux laboratoires pharmaceutiques, y compris ceux qui financent le Pr Horace Roman et le G4, à commencer par IPSEN. L'agence a par ailleurs recruté récemment des personnes dans le but de faire avancer les intérêts de ces gros clients.  

Il faut tirer la sonnette d'alarme au plus vite quant à une régression spectaculaire qui se prépare dans le traitement de l'endométriose en France, qui commence par dézinguer l'exérèse radicale en lançant le storytelling sur la "chirurgie mutilante" et d'autres éléments de langage destinés à faire peur. 

Cette régression arrive par le schéma de traitement anachronique, grevé de conflits d'intérêts et de biais multiples, proposé par les praticiens du G4 (hôpitaux publics et cliniques privées de Rouen, Lille, Caen, Amiens), ce parfait exemple de complexe médico-industriel à échelle régionale, autour du Pr Horace Roman et utilisant les femmes de la cohorte CIRENDO du Nord-Ouest comme cobayes du shopping industriel, dans les termes du Pr Roman lui-même: one-stop shops. Tous les termes seront expliqués dans les chapitres dédiés. Lorsque le texte sera complet, il y aura un glossaire, une bibliographie et des notes, afin de compléter les liens actuels.

Le Pr Horace Roman et le G4 profitent pleinement de la campagne de Havas avec les associations au premier plan. Et il y a plein d'initiatives telles que des expositions de photographies pour étayer le discours de "chirurgie mutilante" et pousser les femmes à faire d'elles-mêmes ce que les intéressés attendent d'elles. Le G4 n'est qu'un point de départ, évoqué parce qu'il est question de leur influence sur les recommandations que la Haute Autorité de Santé doit émettre dans les mois à venir. Ils illustrent les dérives du système de santé, aggravées depuis 2005.

De façon générale, l'approche, le traitement et l'information sur l'endométriose illustre toutes les tares du système de santé français, depuis la misogynie, la "maltraitance ordinaire", la médicalisation et la marchandisation des femmes, jusqu'aux conflits d'intérêts sous toutes leurs formes et aux méthodes de falsification et de manipulation de la recherche, de la formation et de l'information médicales. 

Par conséquent, j'évoque beaucoup d'autres praticiens ayant des conflits d'intérêts, partout en France, et des pratiques médicales et de recherche clinique dont les travers sont occultés grâce aux procédés rhétoriques communs dans la campagne d'influence. Je décortique les éléments de langage formant le discours marketing médico-pharmaceutique sur l'endométriose chronicisée et ses traitements chronicisants, discours utilisant de façon très sélective, voire mensongère les données de la recherche, puisqu'il est  façonné pour satisfaire un maximum d'intérêts autres que ceux de la santé des patientes. J'expose les principales dimensions de la marchandisation de l'endométriose et de son industrialisation (yellow-washing, à partir du ruban jaune, qui lie et englue tout le monde comme dans une toile d'araignée sans issue), qui se met en place de façon comparable à celle du cancer du sein (pink-washing, ruban rose), y compris du côté d'associations de patientes sous influence, convaincues de bien faire. Lorsque le scandale éclatera, il ne faudra pas oublier le rôle de chacun.

L'on assiste à une forme de disease mongering/façonnage de maladies/invention de maladies, puisque l'endométriose est réinventée sous un angle d'opportunités (de carrière, commerciales, ...), avec un storytelling qui permet d'imposer comme inévitables (et à très long terme) des médicaments dont l'efficacité n'a jamais été prouvée. Cela va de pair avec le discrédit jeté sur l'EBM (evidence-based medicine: médecine basée sur le niveau de preuve), et ce au nom d'un bon sens qui n'aurait pas besoin de démonstration, ainsi que le discrédit jeté sur les avancées en matière d'exérèse préservant les nerfs (nerve-sparing) et en matière de connaissances et d'applications possibles de techniques de réparation de nerfs lésés par divers moyens. Le Pr Marc Possover (français exerçant à Zurich) a théorisé cela dans la nouvelle spécialité dont il met les bases: la neuropelvéologie. C'était une étape nécessaire au vu de sa pratique d'exérèse d'endométrioses sans traitement médicamenteux. Il est le meilleur espoir en Europe. Sur les méthodes nerve-sparing (de préservation des nerfs lors des interventions chirurgicales, il faut se référer aussi aux publications de Ceccaroni, Clarizia, Ruffo, Minelli et al., sur la méthode dite Negrar, citées dans les références. De même que les publications par Abrao et al.).  

Le disease mongering, c'est aussi ce pharmacommerce de la peur: réinventer une maladie et des traitements selon les intérêts marchands de ceux qui paient les communicants, dont les journalistes créateurs de "tendances" à la Anne Steiger. Si la chirurgie d'exérèse est mutilante, c'est pour que les femmes et leurs médecins non spécialisés choisissent la médicamentation et toutes les "alternatives" douces.

Table des matières   

Introduction

1/ Bulle médiatico-industrielle pour entériner la régression thérapeutique vers la médicamentation à vie, qui sera officialisée par la Haute Autorité de Santé

2/ L'approche de Horace Roman et du G4 minimise les chances de succès de la chirurgie, maximise ses risques et les effets indésirables des médicaments à l'efficacité non prouvée

3/ La corporation médicale se tait sur le fait que le Plasma Jet n'est qu'un me-too et sur l'offensive anti-chirurgie complète en faveur de la médicamentation à long terme. De plus en plus de praticiens saisissent les opportunités de marché

4/ L'impact de l'ablation au Plasma Jet et des agonistes GnRH sur la fertilité. Enseignements sur les méthodes discutables utilisées dans les études 

5/ Une expertise par des étudiants, une méthodologie faible, des biais partout... Une science rhétorique qui cherche à jeter le doute sur les standards internationaux et les avancées de l'exérèse 

6/ Promotion massive sans déclaration d'intéret. Media, médecins, associations, autorités sanitaires et autres "acteurs" du marché de l'endométriose reprennent tel quel le storytelling, le discours marketing de yellow-washing 

7/ Conflits d'intérêts de Horace Roman, des membres du G4 et d’autres stars médiatiques. Rémunérations personnelles non déclarées. Exemples d'expertise sous influence

8/ Bref historique de la vieille énergie plasma présentée comme une innovation 

9/ Les méthodes de recherche, de formation et d'information du complexe médico-industriel appliquées à l'endométriose. Un réseau " à vocation industrielle" avec les patientes de la cohorte CIRENDO comme cobayes infinis

10/ Extension du marché à toutes sortes de produits industriels (EndoDiag,…). Tout est exploité, y compris les données personnelles fournies sur des forums

11/ Maltraitance / mauvais traitements et divers moyens de mise au pas et de marchandisation: psychologisation, coachings, développement personnel... Ou comment éradiquer la critique et induire l'observance chez des consommatrices mises au pas

12/ Des associations instrumentalisées dans le processus d'industrialisation qui inclut toutes les "alternatives", recettes "douces", naturopathie… Yellow-washing selon le modèle du pink-washing

13/ Un discours d'apparence logique et scientifique légitime les traitements dont les effets indésirables sont imputés à… l'endométriose. Effets secondaires des médicaments

Références 

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19/10/2012

Dépistage du cancer du sein par mammographie: une construction sociale érigée en science, un marché infini. Et texte du Nordic Cochrane Centre

Le texte a été très largement complété jusqu'à la fin octobre.

En 2008, lorsque j’ai posté quelques petits articles critiques sur les dépistages réguliers du cancer surmédicalisation,surdiagnostic cancer du sein,dépistage cancer du sein,mammographie dépistage critique,peter gotzsche,h gilbert welch,gilbert welch dépistage cancer,mammographie faux positif,cancer du sein surtraitement,surmédicalisation surdiagnostic surtraitement,octobre rose conflits d'intérêt,ruban rose désinformation,désinformation cancer du sein,nordic cochrane centre cancer du sein,paternalisme cancer du sein,misogynie médecine cancer,médicalisation femmes,que choisir cancer du seinde la prostate par dosage du PSA et du cancer du sein par mammographies régulières, il n’y avait pas grand monde à en parler en public, références à l’appui, à l'intention de tout le monde, et d'abord des femmes et des hommes concernés.

(Je ne compte pas les quelques exposés faits lors de colloques scientifiques, ma bonne dame, dans l'entre-soi de quelques professionnels convaincus, qui allaient définir ce qu'il fallait dire et demander aux femmes de faire. Comme si tout ce qu'on attendait d'elles, c'est qu'elles s'adaptent encore et toujours, en substituant les anciens maîtres à penser par des nouveaux, qu'elles changent de nuances de rose, sans chercher à comprendre des choses qui dépassent les bécassines, par définition. D'ailleurs, n'est-ce pas ce qu'on attend des patient(e)s en général, en France?).

Les notions de médicalisation des (corps des) femmes, avec tout l'éventail du disease mongering, les notions de surmédicalisation, surdépistage, surdiagnostic, surtraitement… n’étaient pas encore à la mode dans le débat public, et personne ne parlait des effets indésirables graves des hormonothérapies de type analogues agonistes GnRH (Enantone/Lupron, Décapeptyl, Zoladex…) dans les cancers de la prostate et les cancers du sein hormondépendants. Cela a changé, une ammorce de débat sur le surdiagnostic existe, surtout concernant le cancer de la prostate, et c'est tant mieux. Cela dit, les effets indésirables graves de la classe de médicaments évoquée ne sont toujours pas débattus, même pas dans les colloques scientifiques fermés aux principales personnes concernées... Je les évoque plus bas et donne des liens pour en savoir plus, là-dessus et sur d'autres aspects.

Après des remarques critiques sur « octobre rose » et toute la campagne de communication, de manipulation et d’influence, avec un arrière-plan commercial de pink-washing, que nous subissons et qui entraîne une désinformation inacceptable des femmes ciblées par le programme de dépistage, je rappelle certains auteurs critiques, proteste contre le dérapage de Marisol Touraine et reviens sur les composantes de cette construction sociale qu'est le dépistage du cancer du sein tel qu'il est présenté dans les campagnes promotionnelles actuelles. C'est un complexe formé d'éléments très hétéroclites: représentations individuelles et collectives (sur la santé, le cancer, les femmes, la solution médicale...), affects contradictoires, intérêts commerciaux et idéologiques, illusions, sophismes, incantations, raisonnements fallacieux... Des croyances, opinions et demandes fabriquées jouant sur des leviers efficaces depuis la nuit des temps sont projetées sur l'"opinion publique", comme si c'est elle qui les avaient fabriquées, comme si ces demandes venaient des citoyens qui voudraient exercer leurs droits à travers le dépistage présenté unilatéralement comme une chance.

En attendant un texte détaillé et approfondi dans lequel j’exposerai les informations accumulées depuis plusieurs années et traduirai les conclusions de la dernière synthèse publiée par la revue Arznei-Telegramm en mars 2012, je voulais signaler - justement pendant « octobre rose » - un document en français. Il est très accessible et tout le monde devrait lire avant de s’engager dans cette démarche arbitraire qu’est le dépistage organisé du cancer du sein. Ce document aidera à ne pas se laisser culpabiliser et manipuler par la machinerie promotionnelle omniprésente. Il date de 2012 et a été rédigé par le NORDIC COCHRANE CENTRE, avec Peter GOTZSCHE comme auteur principal. Celui-ci est l'auteur du livre paru en janvier 2012 sous le titre Mammography Screening: Truth, Lies and Controversy [1] (Dépistage par mammographie: vérités, mensonges et controverses), distingué par la revue Prescrire et évoqué dans mon introduction, avec des liens vers son intervention lors de la remise du prix.

Le document du Nordic Cochrane Centre s’intitule « Dépistage du cancer du sein par la mammographie ». Je donne quelques-uns des extraits les plus édifiants. Merci de les lire et d’en parler autour de vous. Même chose pour le numéro d'octobre de Que Choisir Santé. L'UFC Que Choisir s'intéresse aux "épines d'"octobre rose", épines qui parsèment l'information autour du cancer du sein et de son dépistage par mammographies régulières.  

Le premier livre qui m’a fait prendre conscience de l’étendue du problème du surdiagnostic et de la surmédicalisation,surdiagnostic cancer du sein,dépistage cancer du sein,mammographie dépistage critique,peter gotzsche,h gilbert welch,gilbert welch dépistage cancer,mammographie faux positif,cancer du sein surtraitement,surmédicalisation surdiagnostic surtraitement,octobre rose conflits d'intérêt,ruban rose désinformation,désinformation cancer du sein,nordic cochrane centre cancer du sein,paternalisme cancer du sein,misogynie médecine cancer,médicalisation femmes,que choisir cancer du seinmanière dont notre système de soins surmédicalisé transforme des bien-portants en malades est celui de H. Gilbert WELCH, « Dois-je me faire tester pour le cancer ? Peut-être pas et voici pourquoi » [2], que je recommande à tous ceux – hommes ou femmes - qui envisagent d’entrer dans le cercle vicieux qu’induisent les campagnes de sensibilisation (« disease awareness »), dont le bénéfice n’est démontré que pour ceux qui vivent de l’industrie du cancer… Puis il y a eu les livres de Jörg BLECH (évoquant aussi les dépistages) et le livre de Nortin M. HADLER "The Last Well Person. How to Stay Well Despite the Health Care System" [3] (Le dernier bien-portant. Comment rester en bonne santé malgré le système de soins). Ce dernier explique particulièrement bien les coulisses et les étapes de ce dépistage organisé qui n'a plus rien de scientifique: il est devenu une construction sociale. Cette explication fait sens, en particulier lorsqu'on a des notions de sciences sociales. Je donne progressivement des éléments qui permettent de comprendre de quoi il s’agit, puis fais une synthèse à la fin de mon texte introductif. 

Il y a aussi les autres auteurs que j’ai mentionnés au fil des articles, qui ont écrit bien plus entre-temps sur les diverses dimensions du surdépistage, surdiagnostic et conséquences: Per-Henrik ZAHL, Peter GOTZSCHE, Ole OLSEN, William BLACK, Nortin HADLER, Samuel EPSTEIN, Robert KAPLAN, Philippe AUTIER, Alan CASSELS, Ray MOYNIHAN, Barbara EHRENREICH, Laura ESSERMAN, Ian THOMSON et d’autres. En France, en 2008, quand j’ai commencé, j’ai beaucoup apprécié le questionnement formulé par Dominique GROS.

Techniques et leviers de fabrique de l'opinion et du consentement, techniques de manipulation individuelle et collective, techniques de communication et de marketing

Il faut lire tous les ouvrages de ces auteurs traduits en français, pour pouvoir prendre une décision en connaissance de cause et ne pas suivre aveuglement les sirènes publicitaires d’une campagne qui relève du disease mongering (façonnage de maladies, redéfinition de maladies…) par certains aspects et dont les coulisses sont marchandes. Il faut décortiquer - par le recours aux outils développés par la psychologie sociale - les mécanismes à travers lesquels se fait la manipulation de toutes les parties prenantes de cette industrie du cancer, depuis les techniques de manipulation (convaincre, persuader, canaliser et orienter les opinions dans un certain sens, etc.) à proprement parler jusqu'aux préjugés qui font que la société encourage, accepte et valorise socialement toutes les étapes, toutes les opérations théoriques et pratiques par lesquelles cette construction sociale est mise en place, en passant par les méthodes de marketing, de communication et de publicité qui contribuent à l'acceptation et à la valorisation sociales, donc à la pression sociale qui pèse sur chacun des acteurs, notamment sur les professionnels de santé (pour prescrire, "vendre", banaliser, justifier et légitimer la mammographie en usant de leur position d'autorité, qui rend difficile toute critique, surtout faite par des "amateurs"). Sans oublier la pression sur les femmes, pour participer à ce système, avec plus ou moins de conviction.

Outre les techniques et combines de manipulation et de publicité / communication - qui sont en grande partie les mêmes quel que soit le domaine, puisque ce sont les outils habituels du lobbying / marketing -, il existe toute une symbolique spécifique qui habille ces techniques et permet de les occulter ou de ne pas les identifier comme telles. Je le dirai en détail en parlant des leviers qui sont utilisés à la fois pour fabriquer, obtenir et maintenir la participation et l'adhésion au dépistage régulier et à tout ce que ce système impose et entraîne comme conséquences. Le même registre de leviers - à peine habillés différemment car appliqués en fonction de l'objectif - permet de museler la critique de façon indirecte, par une "violence douce", puisque ce n'est pas une censure directe. Non, elle se fait à travers la pression sociale exercée sur les discours non conformes, et elle prend souvent la forme d'une autocensure, pour éviter la vindicte sociale et les reproches. Dans l'optique déformée induite par les manipulateurs d'opinion chez M et Mme Toutlemonde, les critiques apparaîtront comme des gens sans coeur, insensibles aux souffrances, manquant de solidarité, continuant l'oppression des femmes, cherchant à imposer des raisonnements économiques dans une perspective de quantification. Par exemple, les critiques du rapport coût/efficacité des anticorps monoclonaux partiraient d'une quantification inacceptable du prix d'une vie humaine.

Ces leviers sont définis par les stratèges publicitaires - les communicants et chargés de marketing - qui les intègrent aux applications des méthodes classiques de lobbying et de manipulation de l'opinion, elles-mêmes issues de la connaissance des mécanismes psychiques et psycho-sociaux. Car il faut savoir ce à quoi les gens sont sensibles pour que les messages publicitaires appuient là-dessus et utilisent des stimuli dont il est prévisible qu'ils seront captés et interprétés de la façon voulue et auront donc l'efficacité voulue, notamment en induisant des comportements et des attitudes conformes; il s'agit, en l'occurrence, d'attitudes d'adhésion, de consentement et de militantisme plus ou moins direct pour l'industrie de dépistage organisé telle qu'elle est aujourd'hui.

Pour obtenir ces attitudes conformes, lobbyistes, communicateurs et autres commerciaux se servent d'analyses très poussées, basées sur les connaissances en psychologie, sociologie et psychologie sociale. Ils savent comment l'esprit humain fonctionne en général, comment il se conforme aux normes, donc à des systèmes de préceptes dont l'origine est arbitraire mais qui sont devenus des règles intériorisées, internalisées, de nature à déterminer le comportement. Ils savent comment les hommes de certains groupes sociaux, de certaines catégories socio-professionnelles - dont on connaît le fonctionnement et les références déterminantes - réagissent à ce qui est socialement imposé. Ils réagissent à travers des préjugés - qui sont des automatismes facilitant l'appréhension et l'évaluation d'une situation et d'un contexte, puis aident à l'orientation et la décision. Les préjugés sont insérés dans des schémas de comportement, eux aussi prévisibles.

Les communicants ciblent les subterfuges de communication en fonction de ce qu'ils veulent créer sur chaque aspect du dépistage organisé, sur chaque rouage qui viendra s'emboîter dans l'ensemble, de façon à ce que tous les aspects soient "couverts" par une interprétation conforme et ne laissent aucune brèche pour l'exercice d'une interprétation libre, non contrôlée, non induite.

Bref, les leviers utilisés dans le marketing et dans la communication en général le sont en fonction de ce que les stratèges savent sur ces schémas et ces préjugés communs à une culture et à des groupes bien définis, de ce qu'ils savent sur les réactions et les motivations dans telle ou telle situation, sur le comportement prévisible face à une demande socialement valorisée, car conforme aux normes et valeurs groupales. Le principal levier, utilisé avec succès depuis la nuit des temps s'agissant des femmes, éduquées pour être particulièrement sensibles à cela et donc manipulables par ce biais, est la culpabilisation. La psychologie sociale a montré que la solidarité de genre - entre femmes, en l'occurrence, est plus forte que celle de classe, par exemple. Cette solidarité s'origine pour partie dans l'histoire commune d'oppression que partagent les femmes. Il est facile d'exploiter cette capacité-là dans le marketing du dépistage (comme ailleurs), en appelant les femmes à une fausse solidarité, au sacrifice de la majorité pour le bien de quelques-unes, bref, à l'abnégation - sacrifice de soi, et surtout de la subjectivité critique - qu'elles ont toujours dû pratiquer depuis des siècles... Dans le consentement à participer au dépistage organisé, l'on exploite délibérément les capacités nobles des femmes dans un contexte marchand où tous les principes et les valeurs invoqués pour culpabiliser et induire le comportement voulu sont déformés, faussés.

Les connaissances sur les rôles et la dynamique des groupes sont exploitées pour en tirer des applications allant dans le même sens. Il s'agit de ce que la psychologie sociale nous a appris sur la façon de créer et de tenir un groupe, de le maintenir sous emprise, de créer le consentement aux normes groupales. Tout cela est appliqué dans la conception des associations de militants, dans la création des associations de malades et des listes et groupes de discussion. Car la psychologie sociale permet de savoir d'avance quelles seront les réactions lors de la création d'un groupe, et comment elles évalueront, en fonction d'un certain nombre (limité) de rôles qui s'établissent à l'intérieur du groupe, rôles qui iront de pair avec des étiquettes qui identifieront telle personne à tel rôle dans le groupe.

 

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29/07/2011

"Redéfinir l’endométriose à l’âge moderne": Dr David B. Redwine sur l’endométriose et son traitement par exérèse complète sans médicaments

Mise à jour de décembre 2016:

[1) Cet article est complété par un texte de plus de 70 pages posté le 11 janvier 2017:  "Endométriose: exérèse curative vs. marchandisation à vie. Critiques de la chirurgie au Plasma Jet du Pr Horace Roman. Risques d'une chirurgie sous traitement hormonal." Car c'est une marchandisation à vie que propose l'équipe du CHU de Rouen et d'autres, réunis dans l'association RouEndométriose et le G4, autour du Pr Horace Roman - tous largement financés par l'industrie pharmaceutique et les fabricants de dispositifs médicaux. La marchandisation et la mise en place d'une véritable industrie de l'endométriose sont une conséquence logique de la chronicisation par médicaments décrite plus bas, couplée à des techniques ablatives inefficaces,  telles que le Plasma Jet du fabricant Plasma Surgical, qui finance massivement. Une campagne toute aussi massive de communication a permis la médiatisation d'un schéma de traitement présenté comme "une obligation", qui est une régression par rapport aux standards internationaux préconisant l'exérèse complète.]

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A la suite des autres articles sur l'endométriose, accessibles en descendant sur cette page, voici la endométriose traitement hormonal,endométriose décapeptyl,endométriose analogues agonistes gnrh,endométriose médicaments effets secondaires,enantone effets indésirables,décapepetyl effets indésirables,endométriose traitement chirurgical,endométriose ménopause artificielle,endométriose guérison,endométriose progestatifs effets indésirables,endométriose chirurgie exérèse,endométriose ovaires,endométriose infertilité,métaplasie coelomique endométriose,endométriose génétique,endométriose psychologie,endométriose cause,endométriose chirurgie risques,jean belaisch endométriose,endométriose grossesse,david redwine endométriose,endométriose patrick madelenat,endométriose charles chapron,revue gynécologie obstétrique et fertilité endométriose,endométriose reflux menstruel,endométriose exérèse,endométriose enantone,endométriose traitement médical,endométriose médecines douces,endométriose cause sampson,endométriose industrie pharmaceutique,endométriose conflits d'intérêt,endométriose traitementtraduction d’un texte édifiant et synthétique sur l'endométriose, ses causes, ses symptômes, ses formes et son seul traitement efficace, écrit par le chirurgien David B. REDWINE et repris début 2005 dans la revue italienne Leadership Medica. L‘original, intitulé "Redefining Endometriosis in the Modern Era", est sur cette page.

Il s'agit d'en finir avec les mythes et les préjugés d'un autre âge, avec cette ignorance et ces clichés sur le pseudo-traitement médicamenteux savamment entretenus pour justifier le maintien du statu quo, c'est-à-dire cette chronicisation de l'endométriose pour les profits des laboratoires pharmaceutiques qui commercialisent des analogues agonistes GnRH (Enantone, Décapeptyl...) ou des progestatifs (Lutényl, Surgestone...) ainsi que pour les profits des médecins leaders d’opinion qu'ils paient comme consultants et de tous ceux qui vivent de l'industrie de l'endométriose.

Ces questions ont été abordées de façon très détaillée dans l’introduction à la traduction d’un autre article du même médecin : "Endométriose : le combat du Dr David B. Redwine contre les pseudo-traitements hormonaux, la psychologisation et la chronicisation".

Le seul traitement de l’endométriose, c’est l’exérèse complète conservant les organes– évoquée aussi par le Dr Harry Reich (cf. cette page pour les détails en français) - que trop peu de chirurgiens maîtrisent, malheureusement. Et même ceux qui la maîtrisent la rendent partielle, donc inefficace à terme, car ils la pratiquent alors que la patiente est sous un traitement hormonal, par analogues agonistes GnRH (Enantone, Décapeptyl, Zoladex, Synarel...) ou par progestatifs (Lutéran, Lutényl, Surgestone, Cérazette...).

David B. Redwine est l'un des meilleurs chirurgiens de l’endométriose au monde. Pionnier de la technique de l’exérèse, auteur de centaines d’articles, exposés, démonstrations ainsi que de plusieurs livres et chapitres de livres (dont "Surgical Management of Endometriosis" 2004, "100 Questions and Answers about Endometriosis", 2008), il a aussi beaucoup contribué à la description endométriose traitement hormonal,endométriose décapeptyl,endométriose agonistes gnrh,endométriose médicaments,enantone effets indésirables,décapepetyl effets indésirables,endométriose traitement chirurgical,endométriose ménopause artificielle,endométriose guérison,endométriose progestatifs,endométriose chirurgie récidive,endométriose exérèse,endométriose causes,endométriose infertilité,métaplasie coelomique endométriose,endométriose génétique,endométriose psychologie,endométriose endomètre ectopique,endométriose chirurgie risques,jean belaisch endométriose,endométriose grossesse,david b redwine endométriose,endométriose patrick madelenat,endométriose charles chapron,adénomyose,endométriose reflux menstruel,endométriose enantone,endométriose traitement médical,endométriose médecines douces,endométriose cause,endométriose industrie pharmaceutique,endométriose conflits d'intérêt,endométriose traitement,endométriose anomalies embryonaires,endométriose mulleriose,endométriose canaux de muller,endométriose péritonéale,endométriose exérèse complètedes formes moins évidentes et moins connues de la maladie, telles que les "lésions subtiles", les vésicules et papules, les formes fibreuses, etc. (Voir son site ENDOPAEDIA pour plus de détails).

Dans l'article déjà cité, j'ai présenté ses activités, les écrits et les organisations professionnelles dont le Dr David Redwine fait partie.

Pour mieux comprendre, voici un sommaire des aspects évoqués en détail dans les articles précédents.

Il vaut mieux commencer par lire cet article, pour comprendre le calvaire que vivent les femmes françaises souffrant d'endométriose, parce que très peu de chirurgiens maîtrisent l'exérèse complète conservatrice (conservatrice ici au sens de "conserver les organes", pas d'intervention minimale). Cette technique est pourtant reconnue partout comme le seul traitement capable de guérir l'endométriose, si elle est faite dans certaines conditions.

Les Françaises qui souffrent d'endométriose vivent un cercle vicieux de traitements médicamenteux inutiles, contre-productifs et très risqués, suivis de chirurgies rendues incomplètes par l'effet temporaire de ces mêmes médicaments, puis d'autres "cures" de médicaments, puis d'autres interventions incomplètes et par des techniques inadéquates, avec les séquelles inévitables telles que les adhérences... Séquelles dont ceux qui ne veulent pas d'une guérison chirurgicale se servent pour discréditer la chirurgie, mettant dans le même sac toutes les techniques chirurgicales, pour dire que la chirurgie en général aurait des effets délétères en endométriose, que les risques de séquelles chirurgicales l'emporteraient sur les bénéfices.

C'est ainsi que l'on a pu lire dans la revue Gynécologie, Obstétrique et Fertilité, qui se veut pourtant scientifique et éditée par un éditeur (Elsevier) se prétendant lui aussi scientifique, des éditoriaux et autres impressions (car il ne s'agit pas d'articles référencés) appelant les chirurgiens d'avoir "pitié pour les femmes" souffrant d'endométriose, ce qui voudrait dire ne pas les opérer, parce que cela les exposerait à trop de risques.

Des auteurs tels que le Dr Jean Belaisch et le Dr Alain Audebert sont dans cette optique. Il faudrait proposer aux femmes souffrant d'endométriose un"coaching" (!) leur apprenant à vivre avec, à l'accepter au lieu de vouloir s'en débarrasser. A grands renforts de traitements hormonaux empiriques pendant des années, voire des dizaines d'années. Et ces mêmes femmes se verront traiter (dans la même revue et dans d'autres de la même trempe) d'emmerdeuses, sans aucun respect. Comment réagir lorsqu'un médecin (Sylvain Mimoun) dit à d'autres qui participeront eux aussi à la prise en charge de femmes endométriosiques: "je vous souhaite bien du plaisir"! et d'autres remarques dégradantes?

Mais les effets délétères de la chirurgie qui sont ainsi montés en épingle sont ceux accumulés à cause d'interventions chirurgicales répétées, car partielles et faites par des techniques inadéquates et dangereux pour les organes, comme les techniques thermiques dont il est impossible de maîtriser l'effet sur des tissus superposés et qui endommagent souvent des tissus fragiles tels que les ovaires. Ce dont il s'agit avec l'exérèse radicale, c'est de tout exciser en une seule opération faite dans des conditions optimales de visibilité.

L'article cité explique pourquoi les pseudo-traitements hormonaux de type analogues agonistes GnRH [Enantone, Décapeptyl...] ou alors progestatifs [Lutéran, Lutényl, Surgestone...] condamnent les chirurgies à l'échec et détaille les effets indésirables de ces médicaments.

Au calvaire physique s'ajoute la torture morale que vivent ces femmes, à cause de ce type de traitement dégradant et humiliant. Qui arrive à son apogée dans les agissements et les paroles de  certains médecins qui sont influencés par les thèses ineptes du Dr Jean Belaisch. Selon les idées de ce médecin qui en est resté à une image des femmes d'un autre siècle, des traumatismes psycho-sexuels seraient la "cause" de l'endométriose chez une centaine de ses patientes. Une centaine sur les 200 qu'il évoque de son expérience empirique, donc sans aucune étude ni autre évaluation scientifiques.

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24/07/2011

Endométriose: l’exérèse complète sans traitement hormonal, seul traitement efficace (Dr Harry Reich)

Mise à jour du 3 juillet 2017:

Outre cet article, il faut lire ce dossier d'une centaine de pages, paru en janvier 2017 mais complété pendant plusieurs mois: "Exérèse curative vs marchandisation à vie".

J'y aborde toutes les dimensions essentielles de l'endométriose, ses traitements, sa chronicisation et marchandisation, la bulle médiatico-commerciale qu'est la chirurgie à l'énergie plasma vendue d'abord par le Pr Horace Roman, puis par de plus en plus d'autres (cités directement). Cette énième forme d'ablation de l'endométriose - ou éventuellement d'exérèse partielle - par Plasma Jet est présentée comme le summum de la chirurgie grâce à une campagne publicitaire impliquant les associations, alors qu'ils s'agit d'une expérimentation par un instrument me-too (dont on connaît l'inefficacité, pour les raisons expliquées dans les chapitres dédiés du dossier en question).

Les conflits d'intérêts pullulent, dans un système qui instrumentalise les associations - qui relaient les éléments de langage et le discours marketing - au point de faire des femmes malades des cobayes d'un réseau de recherche "à vocation industrielle". Outre ce dossier détaillant toutes les dimensions du yellow-washing, il y a deux autres textes très détaillés, centrés sur les médicaments et la chirurgie, mais abordant aussi d'autres aspects. (Tous les textes sur l'endométriose sont accessibles en descendant sur cette page, du plus récent vers le plus ancien. Sans oublier les textes parus sur le blog de l'association des victimes des analogues agonistes GnRH, textes pour lesquels j'ai fourni l'ensemble du travail de recherche, les informations, interprétations, etc.).

Les intérêts ont fait en sorte de chroniciser l'endométriose et de la marchandiser. Le yellow-washing a fait de l'endométriose un marché dans toutes ses dimensions, permettant de livrer aussi la construction sociale qui obscurcit les faits et permet de présenter tout cela comme étant nécessaire, légitime, dans l'intérêt des malades, intérêt qui serait représenté au mieux par certains sachants. 

A cause des intérêts financiers, communicationnels, publicitaires et autres qui sont en train de s'imposer en verrouillant tout, il faut une vigilance maximale envers tous les acteurs (les stake-holders, porteurs d'intérêts), bref, envers tous ceux qui vous veulent du bien, parlent en notre nom et à notre place, s'affirment comme les dépositaires légitimes de la cause du ruban jaune. Comme l'ont fait tous les acteurs du pink-washing, abordé plus bas. 

- l'un qui inclut la traduction d'un article synthétique du Dr David Redwine abordant toutes les dimensions importantes, depuis les causes et les symptômes jusqu'aux traitements médicaux (inutiles) et au seul traitement utile: la chirurgie d'exérèse complète, faite dans certaines conditions, en dehors et à distance de tout traitement médicamenteux hormonal: "Redéfinir l'endométriose à l"âge moderne". Il est évoqué plus bas dans l'article, mais l'affichage de la page a été défectueux pour tous les lecteurs utilisant des navigateurs autres que Mozilla. Ce n'est qu'il y a quelques semaines que j'ai réussi à réparer cela. 

- un dossier d'une centaine de pages, posté le 12 janvier 2017, qui complète le premier: "Exérèse curative vs. marchandisation à vie. Risques de la chirurgie sous traitement hormonal", critiques de la chirurgie à l'énergie plasma (par Plasma Jet), dont le premier promoteur médical est le Pr Horace Roman, suivi par de plus en plus d'autres, car cela rapporte gros à Plasma Surgical. Or il faut savoir qu'il s'agit d'expérimentations, faites au début surtout par des étudiants de l'équipe du CHU de Rouen (autour de Horace Roman), comme je l'explique en détail dans le dossier qui aborde sur des dizaines de pages les conflits d'intérêts - surtout ceux non déclarés sur le site gouvernemental Transparence Santé, malgré les obligations... Les résultats sont loin d'être ceux vantés, et il y a des effets indésirables de la chirurgie à l'énergie plasma au gaz argon, notamment quant à la fertilité, qui ne jamais évoqués dans les vidéos, les articles ou interviews ou autres supports à visée publicitaire.

Le revers de la médaille n'est jamais évoqué par les associations, qui participent, au contraire, à la campagne publicitaire du complexe médico-pharmaceutique visant à instaurer une énorme régression thérapeutique en France. Le dossier d'une centaine de pages explique en détail de quoi il s'agit, quels en sont les premiers promoteurs (le Pr Horace Roman, le Dr Isabella Chanavaz-lacheray et les autres du CHU de Rouen et du G4 (groupement d'hôpitaux et de cliniques de quatre villes, afin de mieux collaborer avec l'industrie pharmaceutique et les fabricants de médicaments, de dispositifs médicaux et de tout produit, pourvu qu'ils puissent payer pour qu'on teste leurs produits dans des formules tout-inclus, multiservices (one-stop shop), incluant donc la publicité et la communication d'influence, pour promouvoir les produits respectifs comme utiles, efficaces et incontournables... Que ce soit dans des journaux médicaux et des sociétés savantes, auprès des media et des associations, auprès des autorités sanitaires, etc. Bref, l'achat d'une formule multi-services par un industriel inclut d'emblée la communication et la promotion d'un produit en termes positifs. Il suffit de regarder les termes des contrats, mais aussi les incitations financières à l'inclusion et d'autres formes d'incitation offertes aux médecins et autres acteurs de la chaîne jaune d'intérêts.

Le yellow-washing - le business de l'endométriose tel qu'il devient une fois que le battage médiatique le transforme en un marché encore plus profitable, pour tous, y compris pour les publicitaires, les journaux, les éditeurs et les autres supports de l'industrie de la culture, des loisirs - est profitable pour tous, sauf pour les patients. On l'a vu par le passé, et la comparaison détaillée que je fais avec le pink-washing - le business dans la communication, la vente de tout ce qui est imaginable autour du dépistage organisé du cancer du sein par mammographie permet de se rendre compte encore mieux de tout cela. La comparaison directe est faite dans l'un des chapitres de ce dossier que toutes les personnes concernées directement ou indirectement par l'endométriose devraient lire.

Mais il y a d'autres textes qui traitent du business autour du dépistage et décortiquent les méthodes utilisés dans le marketing médico-pharmaceutique, surtout dans ce texte détaillé d'octobre 2012, qui montre que le dépistage organisé du cancer du sein par mammographie est une construction sociale, faite en adaptant les leviers classiques, les méthodes classiques du marketing, du lobbying, de la communication d'influence, de manipulation et de persuasion.

Il faut le lire, car cela fournit le terme de comparaison pour comprendre comment est l'équivalent est en train de se mettre en place en endométriose et comment, en fin de parcours, tout est verrouillé et atteint un point de non retour. Par comparaison, l'on comprend le sens de certaines choses qui ne nous avaient pas parues intéressées au premier regard; l'on comprend comment se met en place, pas à pas, le yellow-washing du côté du business, mais aussi le yellow-washing qui transforme les données médicales, les faits scientifiques concernant l'endométriose, sa cause, ses symptômes, ses traitements (ceux efficaces et ceux inefficaces), etc. en une construction sociale en fonction des intérêts des acteurs de cette industrie.

L'endométriose en tant que maladie est un point de départ, mais le point d'arrivée n'a plus grand-chose à voir avec elle, puisque le yellow-washing est passé par là et que les intérêts sont désormais tels que la logique opérationnelle et systémique néolibérale prend le pas sur tout le reste. La construction sociale permet d'occulter tout cela.

Le dossier d'une centaine de pages ainsi que le texte du Dr David Redwine précédé de mes explications détaillées abordent l'exérèse versus les techniques d'ablation de l'endométriose, les risques d'un traitement médicamenteux préopératoire (Décapeptyl/ Gonapeptyl / Diphereline, ou alors Enantone/ Lupron, ou encore Synarel ou Zoladex...) qui condamne la chirurgie à l'échec et à induire des dégâts sur les ovaires (surtout sur les follicules contenus dans les ovaires, ce qui entraîne des risques pour la fertilité, les effets indésirables des traitements médicamenteux y compris dans d'autres indications (cancers de la prostate, fibromes en préopératoire, puberté précoce centrale, procréation médicalement assistée).

Dans ces deux articles et dans celui-ci, il est question aussi de l'impact délétère sur la fertilité et des effets toxiques sur la grossesse: fausse couche et autres effets foetotoxiques (malformations (effets tératogènes)), ainsi que de la neuro-tératologie fonctionnelle (troubles neurologiques et neuropsychologiques, notamment des troubles du comportement apparaissant plusieurs années après la naissance, voire même à la puberté).

Les propos sur les techniques chirurgicales, sur l'effet néfaste des traitements hormonaux sur la chirurgie - entre autres, des effets sur les ovaires, entraînant des dégâts sur la fertilité -, mais aussi sur les effets indésirables des médicaments, en particulier ceux de la classe des analogues agonistes GnRH sont complétés dans ce texte de mars 2017 au titre explicite: "Opérer l'endométriose sous médicaments : échec garanti".

Je fais une comparaison avec la chirurgie oncologique, notamment dans le cancer de la prostate, qui a longtemps préconisé des interventions chirurgicales sous agonistes GnRH. Or les résultats ont été tellement néfastes que les recommandations ont changé. On sait qu'il ne faut pas opérer sous traitement, et pourtant, les intérêts sont tels, que les chirurgies continuent de le faire, sans tirer les enseignements de la chirurgie oncologique. Pourtant, c'est la chirurgie des cancers qui a démontré l'intérêt (médical!), l'utilité de l'exérèse complète à marges saines et conservant les organes et sa supériorité par rapport à d'autres formes d'exérèse (notamment les exérèses superficielles ou partielles, comme le shaving, l'exérèse discoïde ou en pastille (full thickness excision)). Le texte de mars 2017 contient beaucoup d'autres informations sur la chirurgie et la façon de la pratiquer en France ainsi que sur plusieurs dimensions de l'industrie de l'endométriose.

Savoir permet de mieux se débrouiller face aux contraintes qui nous sont imposées en tant qu'usagers, en tant que patients. Il faut faire l'effort de lire les textes et de chercher à comprendre par soi-même, donc ne pas s'arrêter aux discours marketing de ceux qui ont des liens d'intérêts directs ou indirects, ni aux propos d'associations qui soutiennent - ou du moins reprennent - ces discours sans recul critique, sans mention des conflits d'intérêts en présence, sans chercher à distinguer ce qui est utile, risqué ou non pour les femmes.

Tous ceux qui ont quelque chose à vendre (aussi dans le complexe naturo-psycho-holistique, qui profite à fond de la chronicisation de l'endométriose et de la régression thérapeutique - qui impose une médicamentation à vie par des médicaments inefficaces et des techniques chirurgicales inadaptés, incomplètes, donc du besoin des patientes de chercher d'autres solutions), bref, tous les vendeurs et tous les praticiens seront gagnants. Mais pas les femmes elles-mêmes. Elles portent le ruban jaune qui lie tout ce beau monde dans des liens d'intérêts. Sur leur dos. Mais elles légitiment ces liens. C'est cela le yellow-washing. Une construction sociale désormais bien entérinée.

L'esprit critique et le doute méthodique sont indispensables dans une maladie comme l'endométriose, pour s'orienter au mieux dans ce parcours d'obstacles, prendre des décisions en connaissance de cause et ne pas se faire avoir par les porteurs d'intérêts, qu'ils soient médico-pharmaceutiques, naturo-psycho-holistiques ou autres (publicitaires, éditoriaux, médiatiques,...). Il faut rompre le ruban jaune, rompre la chaîne d'intérêts. Fin de la mise à jour.]

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Cet article est un compte-rendu commenté d’une vidéo filmée lors d’une réunion de l’Association Américaine de Chirurgie Laparoscopique Harry Reich.jpg(American Association of Laparoscopic Surgery), qui a eu lieu en 2007 à Washington. Le Dr Paul Indman (à gauche de l’image) discute avec le Dr Harry Reich des traitements de l’endométriose, et la conclusion est claire : le traitement médical hormonal n’a aucune efficacité, aucun intérêt, « l’Enantone, c’est zéro », comme n’importe quel analogue agoniste GnRH. En France, à cause de l'offensive d'Ipsen, qui paie beaucoup de chirurgiens, gynéologues médicaux et autres, c'est le Décapeptyl qui est massivement prescrit. Tout aussi "zéro" côté efficacité, tout aussi risqué et contre-productif pour la chirurgie.

« Ca ne marche pas du tout », insiste le Dr Harry Reich. Seule l’exérèse complète de l’ensemble des lésions, nodules, endométriomes, etc., qui conserve les organes et est faite en dehors et à distance de tout traitement hormonal offre la possibilité d'une guérison définitive de l’endométriose. Cela rejoint le point de vue du Dr David Redwine - exposé dans les articles mentionnés, qui incluent des traductions de deux de ses textes - et de tous les chirurgiens états-uniens spécialisés dans le traitement de l'endométriose et indépendants à la fois de l'industrie pharmaceutique et des industriels qui fabriquent des instruments chirurgicaux. Le schéma est toujours le même: ceux-ci mettent en place des campagnes publicitaires et d'influence et paient des chirurgiens pour promouvoir une énième version d'instrument chirurgical pour faire non pas de l'exérèse, mais une ablation de l'endométriose, généralement par thermodestruction (carboniser, "vaporiser" l'endométriose). Une ablation sous traitement médicamenteux, c'est combiner le pire, en tout cas, c'est exclure toute chance de chirurgie complète, donc exclure toute chance de guérison.

J’ai détaillé certaines des questions soulevées ici et abordé la question de l’inutilité et des effets indésirables des analogues agonistes GnRH dans l’ensemble des indications (fibromes en préopératoire, cancer de la prostate, cancer du sein, procréation médicalement assistée, puberté précoce centrale, endométriose) dans l’introduction à la traduction d’un texte du Dr David Redwine, soulignant que ces pseudo-traitements médicamenteux hormonaux rendent la chirurgie incomplète, puisque le chirurgien ne peut enlever que ce qu’il peut voir, et induisent un cercle vicieux infernal pour les femmes qui souffrent d’endométriose. Maladie chronicisée pour le profit des laboratoires pharmaceutiques et de toute sorte de praticiens et de guérisseurs qui vivent de cette chronicisation. L’article en question est « Endométriose : le combat du Dr David Redwine contre les pseudo-traitements hormonaux, la psychologisation et la chronicisation ».

Le texte le plus clair et le plus argumenté est celui paru sur cette page, sous le titre ""Redéfinir l'Endométriose à l'âge moderne": le Dr David Redwine sur l'endométriose et son traitement par exérèse complète conservant les organes". Il contient une longue introduction et la traduction d'un texte synthétique du Dr David Redwine, portant sur les points les plus importants: sur les symptômes et les localisations de l'endométriose, sur son pseudo-traitement médicamenteux inefficace mais ayant beaucoup d'effets indésirables, sur la cause de l'endométriose, avec l'historique de l'étude de cette maladie et les diverses théories causales démenties par les faits mais toujours utilisées. Pourquoi? Parce qu'une explication telle que la théorie de John Sampson, parlant d'un reflux menstruel de l'endomètre qui irait se greffer sur des organes pelviens sert d'excuse aux médecins pour les traitements inappropriés: un reflux menstruel chronique ferait de l'endométriose une maladie impossible à guérir. Si l'endométriose revient tant qu'il y a des règles, il n'y a pas d'autre choix que de prendre jusqu'à la ménopause des traitements hormonaux supprimant les règles... Mais les maillons de la chaîne de vente - allant des industriels jusqu'aux médecins prescripteurs et aux associations influencées par les membres de leurs comités scientifiques - ne disent pas que cette théorie non seulement n'a jamais été prouvée, mais a été infirmée de plusieurs points de vue. Il faudra revenir sur les détails dans un autre article.

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