25.07.2008
"L’envers de la pilule" par Jean-Claude St-Onge. Le façonnage des maladies: principal moteur du commerce pharmaceutique
L’émission "Indicatif présent" de Radio Canada a réalisé en novembre 2004 une interview avec Jean-Claude St-Onge, auteur du livre
L'envers de la pilule. Les dessous de l'industrie pharmaceutique, paru en 2004 aux éditions Ecosociété. Le lien vers l’interview est à la fin de cette page.
Et voici une présentation du livre, avec des exemples de disease mongering. Ce procédé très lucratif consiste à inventer des maladies, par exemple en médicalisant des aspects physiologiques tels la ménopause. Ou en présentant des traits de personnalité tels la timidité comme des pathologies handicapantes. Quel parent résistera à une publicité disant que la timidité - érigée en "phobie sociale" ou "anxiété sociale" - risque de gâcher la vie de son enfant, alors que "des solutions existent" ?
00:24 Publié dans Disease mongering, façonnage/invention de maladies, Méthodes publicitaires, marketing; exemples, surmédicalisation, surmédicamentation, surconsomma | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
| Tags : disease mongering, marketing pharmaceutique, médicaments effets secondaires, normalisation par psychotropes, taux de cholestérol médicament, empowerment des patients, façonnage de maladies, conflits d'intérêts santé médecine industrie pharmaceutique, uniformisation du psychisme, pharmacommerce de la peur, médicalisation infinie, dsm et invention des maladies, jean-claude st-onge, facteur de risque maladie, surmédicalisation surmédicamentation, prévention abus de prévention, psychiatrie conflits d'intérêts |
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01.07.2008
Désamour entre médecins et patients aux Etats-Unis. En cause : la gestion comptable de la médecine
Les républicains (droite américaine) viennent de donner encore un coup bas au système de soins américain dans sa dimension publique et
concernant non seulement les pauvres, mais aussi les classes moyennes. Un amendement vient d’être voté pour supprimer 10% de la rémunération des médecins dans les actes couverts par Medicare (assurance publique des personnes âgées, des handicapés, de certains malades chroniques, etc.). Il est vrai que la rémunération des médecins américains est élevée, mais il y a aussi des grandes disparités. Cette coupe ne fera qu’aggraver la crise profonde que traverse la médecine américaine, exprimée dans un écart de plus en plus important entre médecins et patients. Qui semble aller vers la méfiance généralisée d’un camp envers l’autre. Mais les conséquences de la maîtrise comptable par les assurances privées sont encore plus graves.
Ceux qui disent que la privatisation de la santé et le « transfert » vers les assurances privées permettraient de faire des économies, de pratiquer une médecine meilleure pour des coûts moindres, y compris administratifs, devraient lire ces textes du New York Times et les très nombreux commentaires. Il y a une courte introduction par la journaliste Tara Parker-Pope, intitulée The Disconnect between Doctors and Patients. Puis le lien vers un article du cardiologue Sandeep Jauhar, Eyes Bloodshot, Doctors Vent Their Discontent (« Tombant de fatigue, les médecins se plaignent ») et enfin le podcast d’une conversation de la journaliste avec ce médecin.
02:08 Publié dans Relation médecin - patient et tierces parties, Tarifs, revenus, dépassements d'honoraires | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
| Tags : privatisation santé, néolibéralisme santé pharmaceutique, santé privatisation assurances, accès aux soins, qualité des soins, gestion comptable de la médecine, dépenses de santé gestion comptable, médecine générale qualité dépenses, relation médecin-patient, empowerment des patients |
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