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11/01/2017

Endométriose: exérèse curative vs marchandisation à vie. Critiques de la chirurgie à l'énergie plasma du Pr Horace Roman. Effets indésirables des médicaments

S'il y a des problèmes d'affichage, il faut passer par Mozilla Firefox. Je complète au fur et à mesure certaines sections, notamment sur les conflits d'intérêt. Un rajout concerne le Dr Erick Petit, auteur (avec le Dr Eric Sauvanet) d'une brochure écrite pour le compte de IPSEN (fabricant du Décapeptyl), que ce labo utilise dans un mailing de désinformation massive. Le mail renvoie aussi au CHU de Rouen et cible les généralistes en utilisant Antoine Quibel, auteur d'une thèse qui les évalue en fonction de leur adhésion aux thèses de Horace Roman (enfin, des industriels qui paient le G4 depuis son origine, pour que leurs produits soient vantés, vendus, reconnus par les recommandations. Non pas testés, mais vantés).

Au 5 février 2017, le texte revu et augmenté progressivement fait autour de 90 pages, avec des images endométriose traitement,endométriose chirurgie,endométriose traitement médical,endométriose traitement hormonal,endométriose exérèse,endométriose conflits d'intérêt,horace roman endométriose,isabella chanavaz lacheray endométriose,endométriose décapeptyl,plasma argon endométriose,ablation de l'endométriose,endométriose plasma jet,endométriose guérison,endométriose contraceptifs en continu,enantone effets indésirables,décapeptyl effets indésirables,endométriose emile darai,cancer de la prostate médicaments,pierre panel endométriose,endométriose industrie pharmaceutique,endométriose chirurgie énergie plasma,énergie plasma horace roman,endométriose infertilité,chirurgie endométriose grossesse,progestatifs effets indésirables,endométriose ovaires traitement,endométriose digestive,endométriose causeexplicatives. Les parties sur la chirurgie d'exérèse versus l'ablation et sur les effets indésirables seront complétées dans les jours à venir. Certains points controversés et/ou plus difficiles à comprendre sont abordés à plusieurs endroits, avec des arguments différents, afin d'aider les femmes concernées à être mieux armées face aux pratiques du complexe médico-pharmaceutique. Le format blog ne permet pas la pagination habituelle. Après une introduction générale, chaque point est abordé dans l'une des douze parties distinguées par des titres en majuscules rouges, divisées en sous-parties grâce à des intertitres en gras et en italiques.

Il faut tirer la sonnette d'alarme au plus vite quant à une régression spectaculaire qui se prépare dans le traitement de l'endométriose: le schéma de traitement anachronique, grevé de conflits d'intérêts et biais multiples, proposé par les praticiens du G4 (CHU de Rouen, Lille, Caen, Amiens), ce parfait exemple de complexe médico-industriel à échelle régionale, autour du Pr Horace Roman et utilisant les femmes de la cohorte CIRENDO du Nord-Ouest comme cobayes du shopping industriel, dans les termes du Pr Roman lui-même: one-stop shops. Tous les termes seront expliqués dans les chapitres dédiés.

Le Pr Horace Roman et le G4 ne sont qu'un point de départ, parce qu'il est question de leur influence sur les recommandations que la Haute Autorité de Santé doit émettre dans les mois à venir. L'endométriose illustre toutes les tares du système de santé français, depuis la misogynie, la "maltraitance ordinaire" et la médicalisation jusqu'aux conflits d'intérêts sous toutes leurs formes et aux méthodes de falsification et de manipulation de la recherche, de la formation et de l'information médicales. 

Par conséquent, j'évoque beaucoup d'autres praticiens ayant des conflits d'intérêts, partout en France, et des pratiques médicales et de recherche clinique dont les travers sont occultés grâce aux procédés rhétoriques communs dans la campagne d'influence. J'essaie de décortiquer les éléments de langage formant le discours marketing médico-pharmaceutique sur l'endométriose chronicisée et ses traitements chronicisants, discours utilisant de façon très sélective les données de la recherche, puisqu'il est  façonné pour satisfaire un maximum d'intérêts autres que ceux de la santé des patientes. J'expose les principales dimensions de la marchandisation de l'endométriose et de son industrialisation, comparable à celle du cancer du sein, y compris du côté d'associations sous influence.

L'on assiste à une forme de disease mongering/façonnage de maladies/invention de maladies, puisque l'endométriose est réinventée sous un angle d'opportunités (de carrière, commerciales, ...), avec un storytelling qui permet d'imposer comme inévitables (et à très long terme) des médicaments dont l'efficacité n'a jamais été prouvée. Cela va de pair avec le discrédit jeté sur l'EBM (au nom du bon sens qui n'aurait pas besoin de démonstration) et sur les avancées en matière d'exérèse préservant les nerfs et en matière de connaissances et d'applications possibles de techniques de réparation de nerfs lésés par divers moyens. Le Pr Marc Possover (français exerçant à Zurich) a théorisé cela dans la nouvelle spécialité dont il met les bases: la neuropelvéologie. C'était une étape nécessaire au vu de sa pratique d'exérèse d'endométrioses sans traitement médicamenteux. Il est le meilleur espoir en Europe.  

INTRODUCTION

Le G4 mène une campagne de communication tous azimuts afin de devenir LA référence et de faire adouber ses pratiques par les recommandations officielles. Or toutes les études proposées comme preuve ont un très faible niveau de preuve, une méthodologie faible, sans parler du fait qu'au moins six auteurs principaux (Mathieu Auber, Maud Vassilieff, Julie Ness, Solène Quibel, Isabelle Motte, Mathilde Saint-Ghislain) de ces études "de référence" sont des... étudiants qui ont expérimenté l'ablation à l'énergie plasma, ont théorisé l'exérèse partielle vs celle radicale et le traitement médicamenteux pendant leur internat. Leur travail a été repris par le principal auteur senior, le Pr Horace Roman, et quelques autres signataires d'articles circulaires. Mais lui-même nous dit avoir "découvert l'endométriose en 2002, pendant [son] internat" (cf. l'interview donnée à ce site roumain). Les conflits d'intérêts de ce médecin sont à toutes les étapes du traitement qu'il propose, puisqu'il est consultant et membre du speakers bureau de plusieurs firmes, reçoit aussi des rémunérations personnelles de plusieurs autres et bénéficie d'avantages de nombreux industriels. Lui et les autres d'une vingtaine d'hôpitaux bénéficient même d'une rémunération personnelle en plus de toutes les autres: une "incitation financière à l'inclusion", dont le montant augmente avec la notoriété des praticiens: ils gagnent de l'argent pour chaque femme incluse dans la cohorte pour tester les produits pour le développement et la vente desquels la cohorte a été mise en place.  

Ainsi, en cinq ans de chirurgie gynécologique généraliste, Horace Roman a été capable de tout apprendre sur toutes les pathologies et d'acquérir en même temps une expertise telle en endométriose qu'elle justifie de changer les pratiques courantes en France et à l'international. Puisqu'il préconise, dès novembre 2007, de remplacer la résection colorectale par des pratiques d'exérèse plus conservatrice (shaving, résection en pastille, résection superficielle) mais avec un risque fortement augmenté de persistance de l'endométriose. En 2009, il en arrive à l'ablation au Plasma Jet, au shaving par Plasma Jet sous agoniste GnRH, combinant ainsi les pires possibilités. Le changement de paradigme se base donc sur le travail d'étudiants, là où l'expérience des chirurgiens est cruciale. Pas étonnant que ces internes se rabattent sur des techniques incomplètes dont on peut effacer les traces (l'ablation brûle tout) et occulter les conséquences par des médicaments. L'exérèse radicale leur est inaccessible avant quelques dizaines d'années de pratique. 

Les analogues agonistes de la GnRH - Enantone, Décapeptyl, Gonapeptyl, Synarel, Zoladex, dont l'homologation en endométriose et en fibromes se base sur une fraude - ne devraient même pas être autorisés dans l'endométriose. Ils sont inutiles, extrêmement risqués, et même contre-productifs. Takeda Abbott/AbbVie musèle les critiques et achète le silence de la plupart des victimes qui intentent des procès et ont des chances de l'emporter. Lorsque la bulle éclatera, le scandale des effets indésirables sera énorme. Combien d'invalides, de morts, d'années de souffrance, combien de fausses couches, d'enfants souffrant de neurotératologie fonctionnelle (troubles du comportement,...)?

Il y a urgence. Il faut empêcher que les recommandations annoncées pour 2016/2017 reprennent et consacrent le schéma de traitement régressif, mais lucratif proposé par le Pr Horace Roman et le G4, qui inspire beaucoup d'autres. On renoncerait à vouloir apprendre l'exérèse radicale sous prétexte qu'elle fait trop de dégâts. Mais c'est le cas lorsque ce sont des praticiens inexpérimentés qui la pratiquent, et dans des conditions qui en limitent l'effet.

Où sont les déontologues de la Haute Autorité de Santé, censés veiller à l'indépendance des recommandations par rapport à l'industrie? 

Les autorités sanitaires (DGOS, ministère de la Santé, ...) ainsi que l'association Endo France (soutien de première heure) et le Pr Loïc Marpeau ont déjà annoncé plus ou moins officiellement que l'expérimentation régionale de Normandie (autour du CHU de Rouen) constituera le fondement des recommandations de prise en charge de l'endométriose par la Haute Autorité de Santé, notamment par "l'évaluation des méthodes de prise en charge (médicaments ou chirurgie)" faite par le G4. Des praticiens ayant des conflits d'intérêts à tous les niveaux de la prise en charge de l'endométriose évaluent, avec leurs étudiants, les méthodes de traitement pour le compte des autorités sanitaires... Outre les financements industriels des études, de la cohorte et de l'ensemble de l'organisation de leurs activités, Horace Roman et les autres de la vingtaine d'hôpitaux du Nord-Ouest, mais aussi de Clermont-Ferrand et d'ailleurs ont des rémunérations personnelles non déclarées dans Transparence Santé, mais ils ont aussi - en tant que promoteurs médicaux des produits des promoteurs industriels avec lesquels ils sont liés par contrat - des obligations contractuelles à obtenir des résultats favorables en termes d'implémentation et de recommandation officielles des produits des firmes qui les paient, paient tout le réseau G4 et qui leur dictent le cahier des charges et contrôle tout, selon les modalités du contrat unique/one-stop shop possible depuis quelques années.

Rien n'est oublié dans l'intéressement: depuis la technique d'ablation jusqu'au Plasma Jet, en passant par le gel anti-adhérences Hyalobarrier de Nordic Pharma, sans oublier les médicaments de toutes sortes, que les femmes prendront tout le temps en alternance. Outre les financements et les rémunérations personnelles habituels, le contrat prévoit des "incitations financières à l'inclusion" (donc incitant à inclure le plus de femmes possible pour un maximum de produits testés et aussi longtemps que possible). Le montant de ces incitations financières à l'inclusion est calculé selon la réputation d'expertise de chaque médecin.

Pas étonnant que Horace Roman et Isabella Chanavaz-Lacheray se soient adressés à EndoFrance pour la communication/médiatisation comme pour le soutien de la "candidature spontanée" visant la labellisation du CHU de Rouen en tant que centre expert... Les conflits d'intérêts sont détaillés plus bas, dans une section en perpétuel changement, parce que je trouve de plus en plus de choses non déclarées à Transparence Santé...

Deux expérimentations et les recommandations de la HAS qui devraient les adouber sont même censées être les fondements d'un "nouveau modèle de prise en charge de l'endométriose", selon un communiqué de la ministre Marisol Touraine. On peut craindre la chronicisation, la marchandisation et l'industrialisation définitives de l'endométriose.

 

Régression à un schéma thérapeutique désavoué car cumulant trop de risques

Il y a deux variantes d'une même régression thérapeutique, ce qui la rend encore plus intéressante - dans tous les sens du terme "intérêt" - pour les praticiens de plusieurs disciplines, là où seuls quelques rarissimes chirurgiens expérimentés étaient légitimes. Sous le prétexte très à la mode d'une "prise en charge pluridisciplinaire", le Pr Horace Roman nous propose une régression

- soit à un traitement purement médicamenteux de l'endométriose, à l'efficacité non prouvée, qui peut être pratiqué par des généralistes, des gynécologues, des endocrinologues, etc. avec divers médicaments choisis en fonction des liens d'intérêt avec tel industriel ou parce que les praticiens auront été influencés par la communication d'influence des leaders d'opinion ayant des conflits d'intérêts (dans la formation médicale continue, la presse spécialisée, ...)

- soit à un schéma de traitement en trois temps, auquel évidemment toutes les spécialités médicales ont intérêt. Tout le monde peut y trouver son compte, sauf les femmes concernées. D'autant que le Pr Horace Roman veut faire tomber l'exigeante exérèse radicale et la remplacer par des techniques d'exérèse partielle ou d'ablation me-too avec des instruments me-too qui peuvent être expérimentés à l'infini sur les cohortes inter-régionales de femmes par des formules de services tout-compris (one-stop shops) que le G4 propose aux industriels d'acheter.

Ce schéma de traitement en trois temps relève du passé; contrairement à ce qui est dit par ces praticiens et les associations qui les soutiennent, il est déconseillé partout, car maximisant les risques, et ce pour une efficacité moindre que l'exérèse complète seule, dont seuls quelques praticiens en fin de carrière et ultraspécialisés sont capables en France. Il se compose de : 1/ un traitement préopératoire par analogue agoniste GnRH, 2/ une technique d'ablation lucrative (à la place d'une exérèse radicale trop difficile à apprendre et à généraliser et qui se pratique à perte), ablation dont l'incomplétude serait compensée par 3/ un traitement médicamenteux jusqu'à la endométriose traitement,endométriose chirurgie,endométriose traitement médical,endométriose traitement hormonal,endométriose exérèse,endométriose chronicisation,endométriose exérèse marges saines,enantone préopératoire,décapeptyl préopératoire,marchandisation de l'endométriose,endométriose conflits d'intérêt,cancer de la prostate agonistes gnrh,horace roman endométriose,rouendométriose industrie pharmaceutique,isabella chanavaz lacheray endométriose,endométriose décapeptyl,endométriose chirurgie plasma,plasma argon endométriose,ablation de l'endométriose,endométriose plasma jet,endométriose plasma horace roman,endométriose plasma fertilitéménopause.

Ce schéma en trois étapes a été préconisé il y a 20-30 ans, lorsque les médicaments de type danatrol (Danazol), puis les agonistes GnRH, puis les progestatifs ont été mis sur le marché ou étendus à l'indication "endométriose". C'est à ce moment-là qu'a commencé le storytelling tel qu'il est diffusé encore aujourd'hui. Les spin doctors du complexe médico-pharmaceutique ont tissé un discours fait de pseudo-évidences visant à jeter le discrédit sur la chirurgie (qui traitait fort bien l'endométriose, mais par laparotomie), afin de créer un marché aux médicaments. Et de faire une place sur le marché à la longue série d'instruments chirurgicaux me-too expérimentés par la voie laparoscopique, avec des prétentions à la minimisation de l'impact (minimally invasive surgery inspirée de la microchirurgie), mais sans les compétences particulières qui vont avec. Et comme la chirurgie effectivement pratiquée - par des chirurgiens non formés et par les internes qui font le gros du travail en secteur public - est loin de donner ce qu'elle donne lorsqu'elle est faite par les chirurgiens experts, toutes techniques confondues, les industriels ont proposé à tous un cache-misère médicamenteux en continu ainsi que des techniques d'ablation moins exigeantes. C'est l'involution que décrit le Dr David Redwine dans l'article traduit sur cette page: "Redéfinir l'endométriose à l'âge moderne", concluant que le traitement médical est la marque de fabrique de ceux qui ne savent pas traiter l'endométriose.  

Ces techniques d'ablation ont plusieurs mérites, mais pas tellement en tant que traitements... Elles sont très lucratives, et leurs fabricants sont prêts à investir beaucoup pour les promouvoir. Chaque chirurgien peut donc inscrire son nom dans l'histoire en communicant sur l'expérimentation de l'instrument de l'industriel qui le paie (et paie la campagne de communication et d'influence). Elles ont un autre intérêt: la thermodestruction ne laisse aucune trace. Tout est brûlé, personne ne peut donc dire s'il s'agissait vraiment d'endométriose, par exemple. On doit croire les chirurgiens sur parole. Même chose quant à l'exérèse incomplète: si l'on ne fait pas de résection segmentaire, qui peut dire qu'il n'y a pas un autre nodule à côté de celui excisé en pastille? 

Voilà où nous en sommes.

 

Mulleriose et métaplasie coelomique: une causalité qui fait de l'endométriose une maladie curable par une exérèse radicale sans médicaments

Il faudrait que les recommandations annoncées soient l'occasion d'une refonte du modèle explicatif des causes et de l'histoire naturelle de l'endométriose, intégrant les informations qui confirment une théorie dont les praticiens n'expliquent pas les conséquences aux patientes, parce que cela exclut tout médicament: les anomalies embryonnaires, les résidus des canaux de Muller. Le Dr David Redwine parle de mulleriose dans ce texte et dans celui-ci: Mulleriosis: the single best fit model of origin of endometriosis. J Reprod Med 1988;33:915-920.). Il y a des processus de métaplasie cœlomique, sous l'influence de plusieurs facteurs, parmi lesquels l'exposition de l'embryon à des perturbateurs endocriniens. Ces anomalies mulleriennes deviennent symptomatiques à la puberté chez les femmes et lors d'un traitement par œstrogènes chez les hommes. Les études détaillées comparant l'endomètre eutopique (muqueuse utérine) et des lésions censées être de l'endomètre ectopique prouvent qu'ils ne sont pas identiques; ils se ressemblent parce qu'ils ont un précurseur commun.

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29/07/2011

"Redéfinir l’endométriose à l’âge moderne": Dr David B. Redwine sur l’endométriose et son traitement par exérèse complète sans médicaments

Mise à jour de décembre 2016:

[1) Cet article est complété par un texte de plus de 70 pages posté fin décembre 2016:  "Endométriose: exérèse curative vs. marchandisation à vie. Critiques de la chirurgie au Plasma Jet du Pr Horace Roman. Risques d'une chirurgie sous traitement hormonal." Car c'est une marchandisation à vie que propose l'équipe du CHU de Rouen et d'autres, réunis dans l'association RouEndométriose et le G4, autour du Pr Horace Roman - tous largement financés par l'industrie pharmaceutique et les fabricants de dispositifs médicaux. La marchandisation et la mise en place d'une véritable industrie de l'endométriose sont une conséquence logique de la chronicisation par médicaments décrite plus bas, couplée à des techniques ablatives inefficaces,  telles que le Plasma Jet du fabricant Plasma Surgical, qui finance massivement. Une campagne toute aussi massive de communication a permis la médiatisation d'un schéma de traitement présenté comme "une obligation", qui est une régression par rapport aux standards internationaux préconisant l'exérèse complète.]

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A la suite des autres articles sur l'endométriose, accessibles en descendant sur cette page, voici la endométriose traitement hormonal,endométriose décapeptyl,endométriose analogues agonistes gnrh,endométriose médicaments effets secondaires,enantone effets indésirables,décapepetyl effets indésirables,endométriose traitement chirurgical,endométriose ménopause artificielle,endométriose guérison,endométriose progestatifs effets indésirables,endométriose chirurgie exérèse,endométriose ovaires,endométriose infertilité,métaplasie coelomique endométriose,endométriose génétique,endométriose psychologie,endométriose cause,endométriose chirurgie risques,jean belaisch endométriose,endométriose grossesse,david redwine endométriose,endométriose patrick madelenat,endométriose charles chapron,revue gynécologie obstétrique et fertilité endométriose,endométriose reflux menstruel,endométriose exérèse,endométriose enantone,endométriose traitement médical,endométriose médecines douces,endométriose cause sampson,endométriose industrie pharmaceutique,endométriose conflits d'intérêt,endométriose traitementtraduction d’un texte édifiant et synthétique sur l'endométriose, ses causes, ses symptômes, ses formes et son seul traitement efficace, écrit par le chirurgien David B. REDWINE et repris début 2005 dans la revue italienne Leadership Medica. L‘original, intitulé "Redefining Endometriosis in the Modern Era", est sur cette page.

Il s'agit d'en finir avec les mythes et les préjugés d'un autre âge, avec cette ignorance et ces clichés sur le pseudo-traitement médicamenteux savamment entretenus pour justifier le maintien du statu quo, c'est-à-dire cette chronicisation de l'endométriose pour les profits des laboratoires pharmaceutiques qui commercialisent des analogues agonistes GnRH (Enantone, Décapeptyl...) ou des progestatifs (Lutényl, Surgestone...) ainsi que pour les profits des médecins leaders d’opinion qu'ils paient comme consultants et de tous ceux qui vivent de l'industrie de l'endométriose.

Ces questions ont été abordées de façon très détaillée dans l’introduction à la traduction d’un autre article du même médecin : "Endométriose : le combat du Dr David B. Redwine contre les pseudo-traitements hormonaux, la psychologisation et la chronicisation".

Le seul traitement de l’endométriose, c’est l’exérèse complète conservant les organes– évoquée aussi par le Dr Harry Reich (cf. cette page pour les détails en français) - que trop peu de chirurgiens maîtrisent, malheureusement. Et même ceux qui la maîtrisent la rendent partielle, donc inefficace à terme, car ils la pratiquent alors que la patiente est sous un traitement hormonal, par analogues agonistes GnRH (Enantone, Décapeptyl, Zoladex, Synarel...) ou par progestatifs (Lutéran, Lutényl, Surgestone, Cérazette...).

David B. Redwine est l'un des meilleurs chirurgiens de l’endométriose au monde. Pionnier de la technique de l’exérèse, auteur de centaines d’articles, exposés, démonstrations ainsi que de plusieurs livres et chapitres de livres (dont "Surgical Management of Endometriosis" 2004, "100 Questions and Answers about Endometriosis", 2008), il a aussi beaucoup contribué à la description endométriose traitement hormonal,endométriose décapeptyl,endométriose agonistes gnrh,endométriose médicaments,enantone effets indésirables,décapepetyl effets indésirables,endométriose traitement chirurgical,endométriose ménopause artificielle,endométriose guérison,endométriose progestatifs,endométriose chirurgie récidive,endométriose exérèse,endométriose causes,endométriose infertilité,métaplasie coelomique endométriose,endométriose génétique,endométriose psychologie,endométriose endomètre ectopique,endométriose chirurgie risques,jean belaisch endométriose,endométriose grossesse,david b redwine endométriose,endométriose patrick madelenat,endométriose charles chapron,adénomyose,endométriose reflux menstruel,endométriose enantone,endométriose traitement médical,endométriose médecines douces,endométriose cause,endométriose industrie pharmaceutique,endométriose conflits d'intérêt,endométriose traitement,endométriose anomalies embryonaires,endométriose mulleriose,endométriose canaux de muller,endométriose péritonéale,endométriose exérèse complètedes formes moins évidentes et moins connues de la maladie, telles que les "lésions subtiles", les vésicules et papules, les formes fibreuses, etc. (Voir son site ENDOPAEDIA pour plus de détails).

Dans l'article déjà cité, j'ai présenté ses activités, les écrits et les organisations professionnelles dont le Dr David Redwine fait partie.

Pour mieux comprendre, voici un sommaire des aspects évoqués en détail dans les articles précédents.

Il vaut mieux commencer par lire cet article, pour comprendre le calvaire que vivent les femmes françaises souffrant d'endométriose, parce que très peu de chirurgiens maîtrisent l'exérèse complète conservatrice (conservatrice ici au sens de "conserver les organes", pas d'intervention minimale). Cette technique est pourtant reconnue partout comme le seul traitement capable de guérir l'endométriose, si elle est faite dans certaines conditions.

Les Françaises qui souffrent d'endométriose vivent un cercle vicieux de traitements médicamenteux inutiles, contre-productifs et très risqués, suivis de chirurgies rendues incomplètes par l'effet temporaire de ces mêmes médicaments, puis d'autres "cures" de médicaments, puis d'autres interventions incomplètes et par des techniques inadéquates, avec les séquelles inévitables telles que les adhérences... Séquelles dont ceux qui ne veulent pas d'une guérison chirurgicale se servent pour discréditer la chirurgie, mettant dans le même sac toutes les techniques chirurgicales, pour dire que la chirurgie en général aurait des effets délétères en endométriose, que les risques de séquelles chirurgicales l'emporteraient sur les bénéfices.

C'est ainsi que l'on a pu lire dans la revue Gynécologie, Obstétrique et Fertilité, qui se veut pourtant scientifique et éditée par un éditeur (Elsevier) se prétendant lui aussi scientifique, des éditoriaux et autres impressions (car il ne s'agit pas d'articles référencés) appelant les chirurgiens d'avoir "pitié pour les femmes" souffrant d'endométriose, ce qui voudrait dire ne pas les opérer, parce que cela les exposerait à trop de risques.

Des auteurs tels que le Dr Jean Belaisch et le Dr Alain Audebert sont dans cette optique. Il faudrait proposer aux femmes souffrant d'endométriose un"coaching" (!) leur apprenant à vivre avec, à l'accepter au lieu de vouloir s'en débarrasser. A grands renforts de traitements hormonaux empiriques pendant des années, voire des dizaines d'années. Et ces mêmes femmes se verront traiter (dans la même revue et dans d'autres de la même trempe) d'emmerdeuses, sans aucun respect. Comment réagir lorsqu'un médecin (Sylvain Mimoun) dit à d'autres qui participeront eux aussi à la prise en charge de femmes endométriosiques: "je vous souhaite bien du plaisir"! et d'autres remarques dégradantes?

Mais les effets délétères de la chirurgie qui sont ainsi montés en épingle sont ceux accumulés à cause d'interventions chirurgicales répétées, car partielles et faites par des techniques inadéquates et dangereux pour les organes, comme les techniques thermiques dont il est impossible de maîtriser l'effet sur des tissus superposés et qui endommagent souvent des tissus fragiles tels que les ovaires. Ce dont il s'agit avec l'exérèse radicale, c'est de tout exciser en une seule opération faite dans des conditions optimales de visibilité.

L'article cité explique pourquoi les pseudo-traitements hormonaux de type analogues agonistes GnRH [Enantone, Décapeptyl...] ou alors progestatifs [Lutéran, Lutényl, Surgestone...] condamnent les chirurgies à l'échec et détaille les effets indésirables de ces médicaments.

Au calvaire physique s'ajoute la torture morale que vivent ces femmes, à cause de ce type de traitement dégradant et humiliant. Qui arrive à son apogée dans les agissements et les paroles de  certains médecins qui sont influencés par les thèses ineptes du Dr Jean Belaisch. Selon les idées de ce médecin qui en est resté à une image des femmes d'un autre siècle, des traumatismes psycho-sexuels seraient la "cause" de l'endométriose chez une centaine de ses patientes. Une centaine sur les 200 qu'il évoque de son expérience empirique, donc sans aucune étude ni autre évaluation scientifiques.

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