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06/03/2018

"Redéfinir l'endométriose à l'âge moderne" par le Dr David Redwine. En finir avec les préjugés de maladie des règles, chronique, incurable et à médicamenter

Quelques soucis techniques d'affichage de mes remarques. La traduction est complète.

Ce texte comporte deux parties: un texte par moi afin d'esquisser le contexte global, puis la traduction du texte "Redéfinir l'endométriose à l'âge moderne" par le Dr David Redwine, déjà postée sur cette page (avec la permission de l'auteur et une autre introduction par moi).

Tous les aspects abordés ici sont présentés dans mon livre en libre accès, de plus de 200 pages. C'est la synthèse (mise à jour fin à l'été 2017 et avec quelques passages références ajoutées en février dernier), de mes enquêtes depuis près de 15 ans, qui développent certains aspects techniques abordés dans des textes anglophones, mais apportent une approche globale sur le business de l'endométriose et sa chronicisation, ainsi que des analyses de détail de ses stratégies, ses discours, ses acteurs et moyens de diffusion et d'influence. Les autres textes sur l'endométriose et son business sont accessibles en descendant sur cette page.  Une première synthèse date de 2008, sous le titre "L'industrie du cancer, modèle du business de l'endométriose chronicisée. Yellow-washing médico-industriel, psychanalytique, naturopathique, communicationnel...". La chronicisation est réaffirmée en 2009 sur ce blog et sur celui de l'association des victimes Enantone, Decapeptyl (que j'ai fondée en 2006), et ainsi de suite. 

Marie-Anne Mormina a publié en 2015 un livre appelé La Maladie Taboue, utile et bien fait, semble-t-il, et qui renvoie à moi pour les sujets polémiques tels que le business, la psychologisation et les effets indésirables des médicaments. Or ce n'est pas l'endométriose qui est taboue, mais son traitement curatif et tout le business qui l'empêche. "Tabou", les "héros" qui "brisent les tabous" et "sortent l'endométriose de l'ombre" alors que personne n'en parlait et ne faisait des recherches avant, voilà des éléments de langage destiné à donner l'illusion que la communication et médiatisation actuelles sont informatives, se font dans l'intérêt de la santé des femmes, en rupture avec le passé. Or c'est l'involution que l'on constate, de plusieurs points de vue.    

Les trois piliers de la médicalisation des femmes et de la chronicisation de l'endométriose 

Évidemment, chacun de ces complexes doit être pensé avec ses satellites et sachant qu’il y a des recoupements entre les trois:

  • Complexe médico-industriel et scientifique conventionnel, sous contrôle des industriels pharmaceutiques, fabricants de dispositifs médicaux, et des leaders d'opinion médecins bombardés experts grâce à la communication,etc. 
  • Complexe naturo-psycho-holistique (autour des deux pôles majeurs que sont les pseudo-médecines douces genre naturopathie, et la psychanalyse. Les deux tout aussi arbitraires scientifiquement) 
  • Complexe communicationnel, médiatique, publicitaire et du lobbying

Autrement dit: les "industries de la santé" (sic) et ceux qui font leur promotion, diffusent l'idéologie consumériste et l'individualisme néolibéral, fabriquent et manipulent l'opinion.

 

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24/07/2011

L'exérèse radicale sans médicaments, seul traitement efficace de l'endométriose, occulté par le business

Article mis à jour le 3 juillet 2017.

Outre cet article, il faut lire ce dossier d'une centaine de pages, paru fin 2016 et complété  en continu: "Exérèse curative vs marchandisation à vie", ainsi que les articles donnés en lien à partir de lui. J'y aborde toutes les dimensions essentielles des endométrioses, leurs traitements, leur chronicisation et marchandisation, les multiples facettes de l'énorme business - endobusiness, pour suivre la mode marketing - décrit par le syntagme "industrie de l'endométriose". Elle se déploie en faisant du yellow-washing. La condition nécessaire, c'est de dézinguer la chirurgie d'exérèse complète, celle qui peut soit guérir soit obtenir une amélioration très importante et de très longue durée. Ce qui rendrait inutile tout recours à d'autres médicaments, remèdes, coachings, chirurgies...

L'exérèse radicale conservant les organes est présentée par les tenants du business comme mutilante, induisant des troubles fonctionnels et des cicatrices. Ils promeuvent les chirurgies partielles et la médicamentation chronique à la place. Les affaires se peignent en jaune, en arborant un ruban jaune de liaison, censé marquer une sorte d'infléchissement dans l'intérêt de la santé des femmes et des hommes souffrant de cette maladie. Les étapes et les leviers sont désormais connus, puisque le modèle est celui du ruban rose et du pink-washing dans l'industrie autour du dépistage organisé du cancer du sein par mammograpie. J'ai décrit cette stratégie de business à échelle industrielle déjà dans un texte de 2008, épinglant les trois complexes majeurs qui en sont les piliers.

Presque 10 ans après, force est de constater que la réalité est bien pire... Beaucoup de malades sont dans une situation de iatrogénie chronicisée à cause des effets indésirables des pseudo-traitements cumulés. Cela commence à l'adolescence par une prise de contraceptifs en guise de traitement empirique souvent, donc sans diagnostic. Or la pilule, qui peut aider à diminuer certaines douleurs, occulte les symptômes et laisse progresser l'endométriose vers des formes profondes, rétropéritonéales, infiltrantes (deep infiltrating endometriosis, beaucoup plus difficiles à soigner, nécessitant des chirurgies plus lourdes). Une étude publiée par Charles Chapron et al. l'a prouvé. "L'usage passé de contraceptifs pour traiter la dysménorrhée primaire sévère est associé à l'endométriose, surtout à l'endométriose profonde infiltrante". Hum Reprod 2011 Aug;26(8):2028-35.

Puis suivent d'autres médicaments tels que des progestatifs sous diverses formes et dosages: Cerazette, Androcur, le stérilet Mirena, l'Esmya (acétate d'ulipristal), Surgestone, Lutéran, Lutényl, Visanne, ainsi que des analogues agonistes GnRH (Enantone, Decapeptyl, Synarel...), et des chirurgies partielles, inadéquates, faites par des chirurgiens non spécialisés, pour la plupart, et ce alors que les malades sont sous traitement préopératoire par agoniste GnRH. Puis d'autres contraceptifs cycliques ou en continu, puisque le Pr Horace Roman affirme que ceux en continu seraient supérieurs, déformant les études de Renato Seracchioli à ce sujet. 

La pratique de ces dernières décennies devrait amener à rejeter cette situation, responsable d'un véritable désastre, jusqu'à ce que les traitements fassent plus de dégâts que la maladie elle-même. Or c'est le contraire qui arrive. Jusqu'ici, les recommandations conseillaient l'exérèse la plus complète possible en tant que gold standard. Non appliquée, certes, faute de formation. Mais depuis la campagne de communication initiée par le Pr Horace Roman (key opinion leader, c'est le cas de le dire), à partir de 2007 et sa rencontre avec Plasma Surgical puis les financeurs du G4, la médicamentation et les chirurgies partielles et répétées sont présentées comme la stratégie idéale. Evidemment, il faut fabriquer l'opinion. Il faut tisser la toile d'araignée autour des femmes.   

 

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