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09/03/2018

Le livre de Anne Steiger "Une araignée dans mon ventre" reprend mon travail sur l'endométriose. Deux parcours, combats, écrits différents

Il s'agit de la partie "enquête" du livre de Anne Steiger "Une araignée dans mon ventre. Mon combat contre l'endométriose", paru chez Autrement le 7 mars 2018. A la fin, je donne un exemple de propos et analyses repris à la page 253-254 dans ce livre, depuis cet article de 2009, anne steiger,une araignée dans mon ventre,endométriose psychologie,endométriose sexisme,business de l'endométriose,chronicisation endométriose,yellow-washing,enantone effets indésirables,decapeptyl,exérèse complète endométriose,endométriose traitement naturel,endométriose traitement médical,énergie plasma endométriose,chu rouen endométriose,horace roman,conflits d'intérêt endométriose,endométriose communication,plagiat livre endométriose,elena pasca,anne steiger business,marie-sophie germain,plagiat,marie-sophie germain endométriose"Chroniciser les maladies est plus rentable que de les guérir", à partir de ma référence au prix Nobel Richard J Roberts et de la traduction que j'ai faite d'un entretien à un journal espagnol. (Traduction dont un fragment est repris tel quel, sans que je sois citée comme auteure, ni dans le texte ni dans la note).  

Dans ce texte mis à jour, je réponds à certaines personnes ayant eu des réactions agressives à mon encontre et/ou ayant tenu des propos qui ne correspondent pas à la réalité de mon parcours d'engagement sur ces questions. Occasion de rappeler quelques étapes de mon parcours et de mon combat contre l'endométriose, pour obtenir des avancées bénéficiant à tout le monde. En regardant les plus de 700 articles sur Pharmacritique et en faisant une recherche sur mes activités, prises de position, interventions, etc., il est facile de voir mes engagements pour les droits des malades, dans la critique de toutes les formes de lobbying, de conflits d'intérêt en santé et en médecine, dans l'effort (commun aux milieux critiques) d'arriver à une recherche, une formation, expertise et information indépendante sur toutes les questions médicales, incluant la santé environnementale et la critique des mêmes procédés dans le complexe naturo-psycho-holistique. 

Ces personnes comparent Anne Steiger et moi, font de Anne Steiger la lanceuse d'alerte et autrice des analyses sur les points abordés dans mes écrits puis dans son livre, et donc autrice de l'"enquête qui manquait en France". Je voudrais saluer aussi l'enquête faite par Anne Steiger en 2006, à partir de ses propres activités de journaliste "psycho-sexo", relatées dans son livre "La vie sexuelle des magazines. Comment la presse manipule notre libido et celle des ados" (Michalon 2006). Il faut lire ce livre, car il nous apprend beaucoup sur les coulisses de la presse "féminine" et "masculine", sur la publicité, sur le trash et le X et l'étendue de leur influence sur les rédactions, à travers la régie publicitaire, donc à travers les intérêts économiques. Sujets abordés de façon différente par Anne Steiger et par moi, dans nos parcours respectifs, puis abordés de la même façon quant à l'impact de la presse en matière d'endométriose. Nos positions ont fini par converger. Vers mes critiques. 

Les analyses de diverses dimensions de l'endométriose sont dans mon livre d'enquête en libre accès et dans les autres écrits, eux aussi en libre accès, sur Pharmacritique comme sur le blog Victimes Enantone, Decapeptyl de l'association de victimes que j'ai fondée en 2006 (et les supports qui le complètent). Par exemple, non seulement j'ai analysé la psychologisation et la misogynie, et sans avoir jamais eu de pratiques allant dans ce sens, mais j'ai même obtenu des victoires concrètes, dès 2007-2008 (voir cette page, entre autres). Non seulement j'ai analysé les traitements de l'endométriose, leur efficacité et leurs effets indésirables, mais j'ai informé publiquement, en postant sur les deux blogs, sur les listes de discussion et partout où je pouvais pour alerter, éduquer, informer.

J'ai été lanceuse d'alerte auprès des autorités de pharmacovigilance très tôt, avec un militantisme que seul mon handicap limitait. Suite à une rencontre en septembre 2007 avec les hauts responsables de la pharmacovigilance - qui n'a pas été de tout repos, non plus, d'autant que j'ai toujours été seule dans ces démarches publiques - et grâce à la documentation très fournie et très rigoureuse, ce militantisme a abouti à ce que l'AFSSAPS / ANSM reconnaisse plusieurs dizaines d'effets indésirables et les introduise dans les notices officielles d'Enantone, Décapeptyl, Zoladex, Synarel et tous les autres analogues agonistes de la GnRH et leurs diverses formes d'administration.

Quant au business de l'endométriose, on trouve les articles (voir liens à la fin) sur les trois piliers (médico-pharmaceutique, naturo-psycho-holistique et communicationnel/ publicitaire/ médiatique) dès 2008, synthétisant ce qui était plus épars avant. Et beaucoup d'articles et interventions après. J'ai fait une autre synthèse des informations disponibles et de mes analyses et recherches (y compris scientifiques) dans le livre ouvert posté fin 2016/ début 2017. Soucieuse que des ressources de qualité, correctes, soient accessibles à toute personne qui ferait une recherche, qu'elle soit malade et/ou professionnel de santé. 

Je reçois beaucoup de sollicitations, à la suite de divers sujets abordés. Y compris quant à l'endométriose, pour donner des noms de chirurgiens sachant faire de l'exérèse complète conservant les organes, informer quant aux effets indésirables des médicaments, etc. Je n'ai plus répondu aux journalistes ces dernières années et jusqu'il y a quelques semaines.

C'est par solidarité que j'ai reçue Anne Steiger chez moi, touchée par son message, pour l'aider en tant que femme demandant de l'aide, cherchant à comprendre ce qui lui arrivait, ce qui nous arrivait, ce qui implique de lui exposer une construction sociale dont j'ai une approche globale particulière. Et faire ce que je fais d'habitude lorsque j'aide quelqu'un à comprendre: des analyses de toutes les dimensions fondamentales, telles que la misogynie, la psychologisation, allant de pair avec la standardisation des comportements dans une santé marchandisée, etc., analyses qui sont indispensables pour comprendre ce qui nous arrive, selon moi. Je n'allais pas refuser de l'aider parce qu'elle était journaliste... Et même lorsqu'elle m'a parlé de son intention d'écrire un livre - qu'elle voulait être de témoignage, et non pas technique, et dont elle m'a dit qu'il était en suspens à la lecture de mon travail -, j'ai continué mais en demandant que nos échanges privés et amicaux restent privés. Et sans jamais renoncer à mes droits d'auteur et en exprimant des réserves sur l'utilité d'un produit commercial, etc. 

Anne Steiger était évidemment libre de citer mes travaux publics, comme tout le monde. D'ailleurs, j'ai toujours dit à tous ceux qui s'y intéressent, qu'il fallait éviter de paraphraser et de transposer les propos oraux, car les risques d'erreurs sur un sujet aussi technique et pointu sont trop grands. Surtout de la part de quelqu'un de "novice" en santé en général et en endométriose aussi. Citer les travaux écrits, par contre, c'est sans risque.

Et moi aussi, j'étais libre de vouloir garder privés des échanges privés et amicaux qui ont eu lieu chez moi (or je n'y invite pas les journalistes) et en évoquant des aspects intimes sur mes maladies et mon dossier médical, en évoquant des démarches en cours dans l'intérêt de toutes les femmes malades, etc. Je lui ai fait confiance, sans oublier toutefois de demander, y compris par écrit, une "confidentialité totale" sur ces échanges de vive voix, ceux téléphoniques et les mails qui s'y rattachaient. Anne Steiger s'y est engagée, or elle a repris beaucoup de ces contenus privés, a repris mot-à-mot des propos oraux, en a paraphrasé d'autres, repris des tournures de phrase et façons de présenter les choses par comparaison, etc.; elle a aussi utilisé des matériaux évoqués dans les mails ainsi que des données de mon dossier médical, prises pour des généralités. Tout a été enregistré, car c'est une condition posée dès le départ, évoquée plusieurs fois, d'ailleurs, et elle l'a acceptée.  

C'est mon approche globale originale que Anne Steiger a reprise, ainsi que des analyses de détails originales, une recherche inédite qui aurait dû rester dans l'ombre (car pas finie et  intégrée dans des démarches dans l'intérêt de toutes les femmes) ainsi que des façons originales d'aborder et expliquer diverses dimensions. En continuité avec mon travail sur d'autres sujets, traduit dans des centaines d'articles sur Pharmacritique et ailleurs ainsi que dans des prises de position médiatiques, débats, auditions par les pouvoirs publics, conférences, activités associatives diverses.

Par contre, les erreurs dans le livre "Une araignée dans mon ventre. Mon combat contre l'endométriose" ne viennent pas de moi. Et il y en a beaucoup, malheureusement. C'est ce que je craignais et le lui ai dit plusieurs fois, car c'est impossible de maîtriser tout cela en si peu de temps.  

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28/06/2017

Opérer l'endométriose sous médicaments: échec garanti. Contre-productif, néfaste pour les ovaires et la fertilité, avec des effets indésirables systémiques...

Texte publié le 23 mars 2017

NdR: Il doit y avoir des balises qui entraînent des problèmes techniques dans ce texte. Et ce en plus des multiples problèmes endométriose chirurgie,endométriose traitement,endométriose horace roman,isabella chanavaz-lacheray,endométriose énergie plasma,endométriose traitement naturel,endométriose décapeptyl,effets indésirables médicaments endométriose,endométriose traitement médical,endométriose chirurgiens spécialisés,exérèse endométriose,endométriose ovaires,endométriose plantes,endométriose conflits d'intérêts,endométriose guérison,david redwine endométriose,jean belaisch,endométriose risques chirurgie,endométriose hormonestechniques de l'hébergeur, que tous les lecteurs ont constatés au fil des années... Cette page a totalement disparu il y a quelques jours. Je poste une copie, faite lorsqu'il n'y avait qu'un commentaire. Les autres sont perdus, puisqu'un autre souci technique a suspendu les notifications (depuis le blog vers la messagerie, où j'en avais une copie), depuis plusieurs semaines. Il y a aussi des  fermetures automatiques de commentaires un peu partout, et, quand on me les signale, il faut les rouvrir manuellement. Je vais faire une copie du blog sur un autre support. Mes excuses à nouveau. EP

J'ai publié ce texte en 2009 sur le blog de l'association AVEAG (victimes des analogues agonistes GnRH (Enantone, Décapeptyl,...)) et l'ai repris en 2016 parce qu'il a connu quelques péripéties techniques. J'ai fait quelques ajouts fin 2016, qui sont en bleu dans le texte, soit pour compléter l'argumentation, soit pour évoquer l'exacerbation des tendances décelées en 2009. Tendances que l'on peut désormais qualifier clairement de yellow-washing (business de l'industrie de l'endométriose, exacerbé sous prétexte d'afficher un soutien à la cause, à travers un ruban jaune, en reversant une somme infime par rapport aux profits générés par telle publicité résultant d'un partenariat avec des associations, etc.).

Et c'est pourquoi, lors de la reprise en 2016, j'ai évoqué le Pr Horace Roman, la Dr Isabella Chanavaz-Lacheray et leurs pratiques généralisées au CHU de Rouen, mais aussi le Pr Pierre Collinet et d'autres du réseau G4 et d'ailleurs. L'introduction est devenue un texte à part entière, qui prend la première partie de cette page. Suivie du texte de 2009.

Les pratiques de telles équipes au sein de tels regroupements ainsi que la réglementation pro-business favorisant les intérêts des industriels à travers une "recherche à vocation industrielle" (sic), selon un communiqué du LEEM (Les Entreprises du médicament, syndicat patronal de l'industrie pharmaceutique), contribuent à une marchandisation et une chronicisation de l'endométriose dans un contexte d'une soumission totale de la recherche médicale à l'industrie pharmaceutique et d'un niveau de conflits d'intérêts ahurissant.

Les détails des thèses résumées dans les paragraphes suivants sont donnés dans un texte d'une centaine de pages: Endométriose: Exérèse curative versus marchandisation à vie. Critiques de la chirurgie à l'énergie plasma du Pr Horace Roman. Effets indésirables des médicaments, texte dans lequel je passe en revue l'état actuel des approches, des pratiques, du système de formation, d'information et de recherche sur l'endométriose, et ce sous l'angle de la marchandisation. C'est une critique de toutes les dimensions du yellow-washing.

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11/01/2017

Livre ouvert sur l'endométriose et le traitement par exérèse efficace mais pas rentable. Enquête sur le business de la chronicisation, désinformation, médicamentation à vie, naturopathie, psychologisation, misogynie, associations...

Les articles sur l'endométriose sont accessibles en descendant sur cette page (du plus récent au plus ancien). Voir aussi le blog de l'association AVEAG Victimes Enantone, Decapeptyl et autres agonistes GnRH, ainsi que les autres supports de ma critique du business de l'endométriose depuis près de 15 ans.

Au 15 février 2018, le texte fait environ 200 pages, avec les images. Le format blog ne permet pas la pagination habituelle. Mais le bouton "recherche" (au milieu de la colonne de droite) compense cette difficulté. La table des matières vient juste après les mises en garde.  

 

Introduction: Objectif, mises en garde et précisions terminologiques

Ce texte est un work in progress, abordant toutes les dimensions de l'endométriose du point de vue médical, telles que cause, absence de lien avec les règles, traitements par diverses formes de chirurgie explicitées et comparées, pseudo-traitements par médicaments étudiés dans leurs effets indésirables, leur impact néfaste sur la chirurgie et sur la fertilité, explication des particularités de l'endométriose qui font que les médicaments et les chirurgies autres que l'exérèse complète à marges saines ne peuvent pas avoir d'effet autre qu'indésirable, etc.

 

Mais le texte aborde aussi tous les aspects de l'endobusiness/ business de l'endométriose (chapitres 3, 6, 7, 9, 10) que je dénonce depuis le début de mes activités en 2003, sur tous les supports (forums publics et privés, listes de discussion, blogs,...). Je décortique les formes de yellow-washing (chapitre 12) découlant de la chronicisation et marchandisation de cette maladie devenue une industrie pour le complexe médico-industriel comme pour le complexe naturo-psycho-holistique et pour l'industrie de la communication d'influence qui inclut media, éditeurs, blogosphère (chapitres 11 à 13)...

Il y a un continuum depuis les naturopathes et autres vendeurs de pseudo-médecines douces aux psychanalystes, coachs, formateurs divers, puis aux journalistes et autres communicants qui assurent la "fabrique de l'opinion", la "manipulation", la normalisation" des comportements et attitudes, le formatage psycho-sexuel selon les mêmes techniques, bref, l'uniformisation conformiste des comportements dans le rôle de malade chronique.

Pour comprendre cela d'une façon très simple, grâce à des exemples suivis d'une analyse très lucide de l'impact de ses propres activités et celles de ses confrères journalistes psycho-sexo, je vous conseille vivement la lecture du livre de la journaliste Anne Steiger, paru chez Michalon en 2006 sous le titre "Le Vie Sexuelle des Magazines. Comment la presse manipule notre libido et celle des ados". Les cinq années d'activités de Anne Steiger dans les rédactions de la presse "féminine" et de la presse "masculine" lui assurent un savoir incomparable pour aborder certains sujets importants sur les conflits d'intérêts des journalistes, les publireportages, la psychologisation, la misogynie véhiculée par les media, etc., en continuité avec mes sujets habituels sur Pharmacritique et sur tous les sites et blogs de mes collègues des réseaux critiques. Les media sont un rouage essentiel dans la diffusion de la désinformation, selon des dizaines d'articles sur Pharmacritique et ailleurs (voir les notes en descendant sur cette page, entre autres). Je le décortique, à l'aide de références telles que Noam Chomsky, Pierre Bourdieu, Patrick Champagne et d'autres et donne des exemples, dans le chapitre dédié à la standardisation et la mise au pas des comportements et du psychisme, tels que le livre d'Edward Bernays, "Propaganda. Comment manipuler l'opinion en démocratie", manuel incontournable pour tous ceux qui apprennent la communication d'influence, l'exploitation des leviers, des biais cognitifs, des stéréotypes et des préjugés, notamment dans le marketing, le storytelling, le spin, la médiatisation ciblée, la diffusion d'éléments de langage pour homogénéiser le discours et le canaliser vers les intérêts des acteurs économico-financiers et leurs collaborateurs médico-pharmaceutiques, naturo-psycho-holistiques et communicationnel, publicitaire, médiatique.

Ce sont les trois piliers de l'industrie de l'endométriose identifiés déjà dans un texte de 2009 qui parle aussi des conséquences: ce cercle vicieux infernal de traitements médicamenteux inutiles, risqués et contre-productifs, de chirurgies faites sous Decapeptyl ou Lupron/ Enantone par des chirurgiens inexpérimentés et utilisant des instruments me-too (versions de ce qui existe déjà, présentées comme "révolutionnaires" par le marketing) ainsi que des techniques conservatrices d'exérèse superficielle ou partielle (shaving, exérèse discoïde ou en pastille,...) ou alors d'ablation. Opérations partielles d'autres médicaments, de préférence contraceptifs ou progestatifs jusqu'à la ménopause...

Une telle presse "féminine" et "masculine", ciblée maintes fois par les associations féministes, est l'un des principaux vecteurs de tendances critiquées lorsque je parle du complexe communicationnel et de son rôle dans tous les phénomènes exposés; depuis la marchandisation de la santé, des femmes (leurs corps, leur psychisme, leurs comportements, etc.), jusqu'à la normalisation, uniformisation, adaptation, mise au pas et d'autres formes de contrôle social décrites maintes fois dans ces pages. 

L'ouvrage de Anne Steiger contient un savoir inestimable, surtout qu'il est rédigé par une journaliste qui a pratiqué tout cela pendant cinq années et en décrit les rouages en détail, ce que personne n'aurait pu faire de l'extérieur. Le rôle de la régie publicitaire, qui influence les contenus et détermine la façon dont les sujets seront traités, notamment sous forme de publireportage, avec publicités pour les spécialistes (leaders d'opinion) qui cautionnent les articles à condition que le "deal" soit respecté: caution contre publicité pour leurs derniers livres, leurs pratiques, et jusqu'aux produits dérivés. Soit exactement ce que je dénonce - et Anne Steiger aussi, dans le livre de 2018 - quant à la communication qui fait la réputation d'expert, s'agissant du Pr Horace Roman et de la réputation d'expertise du CHU de Rouen, adoubée par l'ARS (Agence régionale de santé, officine administrative) de Normandie. Anne Steiger nous apprend comment cela se fait concrètement. Répondant aux demandes des rédacteurs en chef qui lui passent commande et obligée par ses contraintes financières, elle "crée des tendances sociétales de toutes pièces" (22), ou alors, chargée du courrier des lecteurs, elle en '"invente au moins un sur deux"  (p.138), etc. C'est indispensable pour que nous comprenions que ce que véhicule la presse n'est pas la réalité, mais correspond à des intérêts, de la même façon que dans la presse médicale dont j'ai maintes fois analysé les ressorts. Ne soyons pas complexé(e)s, surtout nous, femmes malades, par des images de corps parfaits ou par des articles sur des pratiques sexuelles osées et avec des impératifs de performance, ni par des descriptions psychiques, des comportements ou d'autres présentations qui n'ont rien à voir avec la vie d'une immense majorité des Français, comme le dit l'auteure. La normalité n'existe pas, et toute injonction à la normalisation obéit à des impératifs d'autres ordres, notamment de marché.  

Et en endométriose, le marché dépend de sa chronicisation de l'endométriose, qui se fait par divers moyens: depuis la psychologisation à l'approche médicale ou celle plus "naturelle". Il faut apprendre à les détecter et exercer son esprit critique, en toute circonstance.

Une patiente guérie n'est plus rentable, alors qu'une prise chronique de médicaments en fait une cliente captive au moins jusqu'à la ménopause, puis au-delà, au vu des effets indésirables. J'avais pris comme référence le prix Nobel Richard J. Roberts, selon un entretien accordé au journal catalan La Vanguardia, que j'ai traduit et commenté dans un texte de 2009, puis pourvu d'une mise à jour en janvier 2017 pour appliquer cette chronicisation à l'endométriose et à mes analyses précédentes sur l'industrie de l'endométriose. "Chroniciser les maladies est plus rentable que les guérir. Les conflits d’intérêts assurent la prééminence du profit sur la santé, selon le prix Nobel Richard Roberts" (sur cette page). 

Les femmes qui n'ont plus de problèmes après une cartographie bien faite et une (ou maximum deux) opération(s) d'exérèse complète sans médicaments (chapitres 2 à 4) pratiquée par l'un des trois ou quatre chirurgiens experts, eh bien, ces femmes ne sont évidemment plus consommatrices, ni de médicaments et de chirurgies partielles, ni de coachings et autres programmes psychologiques-sophrologiques, ni de yoga plus yogi tea suivis de reiki, de médecine chinoise et de méthodes énergétiques (chapitre 12), ni d'"astuces", de remèdes, de bijoux, bérets et rubans jaunes, etc. Et elles ne consomment plus les marchandises de l'industrie de la communication qui récupère ce marché grâce à d'innombrables sites, blogs et autres supports de témoignages de souffrance marchandisée.

Des communicants, des journalistes qui ont vécu de la presse "féminine" et "masculine", des spécialistes dans les techniques de marketing afin d'obtenir un "réflexe d'achat",  (chapitre 11), des publi-journalistes, des rédacteurs en "bien-être", développement personnel et développement de "tendances sociétales inventées de toutes pièces", les voilà qui flairent le bon filon marchand et recyclent leurs recettes et leur sagesse généralistes sur les femmes aussi dans les activités du complexe communicationnel autour de l'endométriose. Il y a plein de sites, de blogs, de forums, de magazines avec des conseils, des astuces, des témoignages, des recettes d'alimentation anti-inflammatoire et anti-douleur, qui ont eux aussi le même fonctionnement que celui décrit par Anne Steiger dans le livre dont le savoir est très précieux et que je conseille vivement: "La Vie sexuelle des magazines. Comment la presse manipule notre libido et celle des ados" (Michalon 2006): une régie publicitaire qui veille à ce que les intérêts des annonceurs soient respectés, quitte à produire des comportements d'auto-censure chez les journalistes. 

 

Et là où les media (et tout le complexe communicationnel décrit en 2008 comme un pilier de la chronicisation et marchandisation de l'endométriose) étaient difficilement accessibles pour les malades lambda, l'on assiste à ce qui semble être une "démocratisation", et qui est en tous cas une massification, puisque des dizaines de milliers de témoignages de souffrance inondent les supports de communication:  des journaux, sites, livres de conseils et divers produits dérivés, des "enquêtes" parcellaires sur des petits bouts de "business" de l'endométriose, sur le "flou médical", sur les effets indésirables des traitements, etc. Or les connaissances en santé et en endométriose étant loin d'être approfondies, lorsque des journalistes ou des malades non spécialisées en santé, telles que Anne Steiger, entre autres, abordent des questions techniques, le risque d'erreur est important. Et son livre de 2018 "Une araignée dans mon ventre. Mon combat contre l'endométriose" en contient, malheureusement.

Les médecins qui ne supportent pas que les patients s'informent ailleurs, auront malheureusement l'occasion de se servir de ces erreurs multiples et répétées pour dire qu'il faut laisser les connaissances spécialisées aux professionnels de santé, car sinon, voilà ce que cela donne... Les avancées pour les droits des malades ne peuvent être obtenues (et mes propres démarches comme toutes les autres) en sont la preuve, que grâce à un travail extrêmement rigoureux, documenté, résultant d'années de travail intensif sur tous les aspects abordés. 

 

L'on constate beaucoup d'erreurs dans les productions du complexe communicationnel, soit directement, soit lorsqu'il met en scène des témoignages et des récits façonnés de manière à correspondre et à légitimer le discours chronicisant. Et l'émergence d'un discours médiatique qui est censé informer et aider à "briser les tabous" aboutit, involontairement et paradoxalement, à un deuxième discours de désinformation, avec ses éléments de langage identifiables. Un deuxième discours qui conforte l'industrie de l'endométriose, et notamment l'exclusion des malades au profit d'experts et de figures d'autorité, qui ont beau jeu de discréditer les tentatives d'empowerment par les malades en brandissant les erreurs et ce qu'elles révèlent: l'insuffisance des moyens de connaissance, l'incapacité à comprendre des questions médicales et chirurgicales élémentaires et à repérer des erreurs médicales. Dont certaines peuvent avoir des conséquences importantes mais sont postées, reprises et largement diffusées par tous les supports, y compris par des journalistes qui ne font aucune vérification lorsqu'ils reprennent telle description d'une forme d'endométriose, d'un traitement proposé, ou alors lorsqu'ils reprennent tel témoignage posté au départ sur un blog, une page ou un sites relayé. 

 

Décidément, rien ne les arrête. Les communicants viennent nous vendre des versions parfaitement élaborées, selon les recettes déjà éprouvées efficaces dans les colonnes de la "presse féminine", de ce que l'on peut lire sur internet (par exemple dans mes textes...), en se mettant en scène tout d'un coup comme acteurs d'un combat pour la dignité des femmes, contre la psychologisation et l'exploitation marchande de leurs corps, de leur psychisme, de leurs particularités.

Mais où étaient tou(te)s ces combattant(e)s pendant les 15 ans de batailles que j'ai menées presque seule et sans médiatiser les petites victoires telles que le changement des notices du Vidal sur les effets indésirables ou l'arrêt de publication de textes parlant d'hystérie, etc.? Batailles menées contre la psychologisation, contre le business, pour l'information correcte des femmes sur l'endométriose et (les effets des) divers traitements ? D'ailleurs, là-dessus, cela a été sans, voire contre les associations. J'ai passé près de 15 ans à faire de l'information partout, sous mon nom comme sous des pseudonymes divers (Livia, Locarella, Eristikos, Prudentia, Parrhésia, Marie, Ana, Dimitra, etc.) un peu partout, y compris publiquement sur des forums tels que Doctissimo, ou alors sur le forum d'EndoFrance avant sa fermeture, sans oublier les listes de discussion anglophones et les listes de discussion francophones que j'ai mises en place. Et ce pour parler d'exérèse complète / exérèse radicale conservant les organes, pour expliquer les conceptions du Dr David Redwine, du Pr Marc Possover, du Dr Tamer Seckin et quelques autres, parler de chirurgie sans médicaments, mettre en garde contre les effets indésirables des médicaments, mais aussi aider des centaines de personnes soit à la recherche d'informations soit ayant souffert d'effets indésirables.

Et j'ai fait tout cela sans aide (et avec très peu d'aide dans la bataille contre la psychologiation), et souvent sous les critiques de celles qui se moquaient de moi (sur le forum d'EndoFrance, par exemple) parce que je prétendais parler de littérature médicale et contredire les médecins sur des questions techniques. Ou alors qui m'en voulaient parce que je faisais peur, etc.        

J'expose dans ce texte les diverses formes de marchandisation des femmes, de leur santé et de leur façon de vivre la maladie, ainsi que la psychologisation et les variantes de coachings et autres méthodes alternatives (chapitre 11), en analysant aussi les éléments de langage du discours chronicisant (et donc forcément le rôle des communicants à divers niveaux) : ce discours qui désinforme les médecins, mais surtout les femmes, en passant par les interfaces d'obtention du conformisme que sont les associations. Qui soutiennent sans aucun recul et les discours marketing et les démarches d'acteurs très entreprenants tels que le Pr Horace Roman, certains naturopathes et autres commerçants.

Les intérêts marchands de tous bords s'unissent pour produire une communication amenant les femmes à intégrer les injonctions de suivisme et de consommation à vie de toutes les marchandises, depuis les médicaments jusqu'aux programmes de coaching et aux vitamines vendues 100 plus cher en rajoutant "endo" dans le nom.

La plupart des femmes sont dans une situation de iatrogénie chronique, d'invalidité et de handicap non pas tellement à cause de l'endométriose, mais à cause de ses pseudo-traitements subis dans un cercle vicieux. Et lorsqu'une exérèse complète finit par arriver, c'est souvent trop tard, parce qu'il y a déjà une neuropathie pudendale, une chronicisation des douleurs, les effets indésirables des médicaments et des plantes et autres remèdes, etc. Mais le discours marketing est élaboré de façon à mettre tous ces effets des mauvais traitements sur le dos de l'endométriose elle-même, accusée par ailleurs d'être une maladie systémique allant de pair avec des maladies auto-immunes, des allergies, etc. Les effets immunitaires, neurologiques et autres des traitements médicamenteux sont attribués à l'endométriose (chapitre 13). Erigée en maladie invalidante pour toutes les femmes, alors qu'une exérèse complète dans un parcours bien mené (et surtout, sans médicaments hormonaux) peut entraîner une disparition définitive des douleurs et des symptômes, même dans des formes très sévères à localisations multiples. Guérison possible, oui.   

J'expose les composantes de storytelling (communicants, journalistes, publicitaires...) et du discours chronicisant, dans leur rapport direct avec les conflits d'intérêt. Ceux-ci sont montrés en détail, preuves à l'appui, sur des dizaines de pages (chapitres 3, 7, 9, 10) qui épinglent les détails de la réorganisation du complexe médico-industriel depuis 2005: "une recherche à vocation industrielle", passant par des formules multiservices one-stop shop achetées par les industriels et incluant les cohortes de centaines de femmes servant de cobayes et vendues directement comme telles (chapitre 9).

Les médicaments sont abordés in extenso, dans plusieurs chapitres, en fonction du contexte (impact sur la chirurgie (2 et 3), impact sur la fertilité et sur les enfants nés après traitement par Enantone, Decapeptyl (4), fraude (4), effets indésirables (2 à 4, 13), campagnes pour repositionner les contraceptifs sur le marché et étendre les indications, me-too, etc.). Même chose pour la chirurgie d'exérèse complète, comparée aux autres formes d'exérèse et aux formes d'ablation (2 à 4, 13), en passant par les instruments chirurgicaux problématiques tels que le Plasma Jet (4, 8) et en critiquant la régression thérapeutique en train de se mettre en place avec le schéma de médicamentation à vie proposé par le Pr Horace Roman, d'ablation des endométriomes ovariens, d'exérèse partielle ou superficielle sous Decapeptyl ou Enantone/ Lupron, chirurgie faite par le me-too Plasma Jet, puis de prise d'hormones à vie (contraceptifs en continu, stérilet Mirena, Visanne, etc.) censée compenser la chirurgie délibérément incomplète sous prétexte qu'elle serait "mutilante" (13)...

J'analyse tout de façon rationnelle, scientifique. Tout est argumenté, et mes critiques sont prouvées à l'aide de la littérature médicale, que je lis depuis 15 ans. Les références sont données dans le texte, avec des liens et des extraits des textes complets des études scientifiques, traduits par moi. Et une bibliographie non exhaustive, de près de 300 références, est donnée à la fin du texte. Tout est vérifiable.

Mon objectif est d'amener les professionnels de santé et les malades à lire par eux-mêmes, au lieu de suivre (les recettes et programmes de) quiconque. Il y a quelques passages techniques difficiles, mais ils sont expliqués. Et les commentaires contiennent des résumés très accessibles ainsi que des conseils pratiques et des informations utiles. 

*    

"Le succès thérapeutique dépend de la radicalité de l'exérèse chirurgicale", affirment Charles Chapron et al. dans une étude de 2003, abondamment citée plus bas. L'exérèse radicale conservant les organes, c'est l'approche détaillée dans mes textes, mais pratiquée différemment de ce que fait Charles Chapron, qui opère sous médicaments, limitant ainsi largement les possibilités de succès. Est-ce la raison pour laquelle ce professeur a voulu ouvrir une consultation publique à l'Hôpital Cochin à Jean-Michel Louka, psychanalyste lacanien qui, après avoir été promu grâce à un contrat avec EndoFrance, affirme que l'endométriose et bon nombre d'autres maladies seraient de l'hystérie? Si les mauvais traitements ne marchent pas, les médecins et guérisseurs peuvent toujours dire que c'est parce que c'est dans la tête...

Un chirurgien expert sachant faire de l'exérèse radicale conservant les organes n'est qu'un élément dans tout un parcours à faire, de façon très précise, pour maximiser les chances de succès thérapeutique. L'exérèse doit être préparée par des examens radiologiques et cliniques (incluant le toucher rectal) faits en dehors et à distance de tout traitement hormonal. Etc. Les détails seront donnés tout au long de l'article, complétant ce qui est dit dans les autres articles sur l'endométriose, accessibles en descendant sur cette page, ainsi que dans mes réponses aux commentaires sur toutes les pages, qui apportent des précisions pratiques utiles. 

"Exérèse" veut dire couper (exciser) la lésion avec un peu de tissu sain alentour (les marges saines), pour éviter la persistance d'endométriose peu visible (glandes et stroma) autour des lésions. C'est une méthode qui a fait ses preuves en chirurgie oncologique, et j'explique les détails et enjeux dans un texte de 2009. Exérèse complète, radicale veut dire exciser toutes les lésions, quelle que soit leur forme (atypiques, subtiles ou alors nodules, "kystes", ...) et leur localisation, au cours d'une seule intervention. A ne pas confondre avec chirurgie radicale au sens d'hystérectomie plus ovariectomie. Qui ne sont pas indiquées. Parler d'exérèse seule ne suffit pas, car l'exérèse peut être partielle: shaving, exérèse discoïde/en pastille,...

"Ablation" désigne habituellement les techniques de destruction de l'endométriose autres que l'exérèse, surtout thermiques : on la brûle ("vaporise": réduit à l'état de gaz et de résidus de carbonisation, qui posent problème, d'ailleurs). Aucune variante d'ablation n'a jamais pu détruire la moindre lésion d'endométriose. Seule l'exérèse à marges saines peut éradiquer un foyer, parce qu'on coupe le tissu qui le porte. Et, contrairement aux allégations vulgarisées pour des intérêts sonnants et trébuchants, il n'y a que des cas exceptionnels d'endométrioses inopérables par exérèse. Les cas de nodules sur les nerfs sont opérables. (En fait, la question à poser, c'est "Inopérables par qui?"). 

 

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10:55 Publié dans Associations de patients: conflits d'intérêt, ..., Cancer prévention dépistage, industrie du cancer, Désinformation médicale et pharmaceutique, Droits des femmes, misogynie, sexisme, Endométriose traitement chirurgie, médicaments, Hôpital public privatisation marché gestion, Initiatives pour limiter les conflits d'intérêts, Marketing pharmaceutique, publicité exemples, médecines douces, homéopathie, charlatanisme, Médicalisation des femmes, ménopause, THS, prix médicament: coût recherche et développemen, psychanalyse | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : endométriose traitement, endométriose chirurgie, endométriose traitement médical, endométriose traitement hormonal, endométriose exérèse, endométriose conflits d'intérêt, horace roman endométriose, isabella chanavaz lacheray endométriose, endométriose décapeptyl, ablation de l'endométriose, endométriose plasma jet, endométriose guérison, endométriose contraceptifs en continu, décapeptyl effets indésirables, endométriose emile darai, pierre panel endométriose, endométriose industrie pharmaceutique, endométriose infertilité, chirurgie endométriose grossesse, progestatifs effets indésirables, endométriose cause, endométriose énergie plasma, david redwine endométriose, chu rouen endométriose, endométriose kyste ovaire, endométriose intestins, pierre collinet endométriose, endométriose embryonnaire, michel canis endométriose, recommandations endométriose, marc possover endométriose, anne steiger endométriose |  Facebook |  Imprimer | | | Pin it! | |

29/07/2011

Face au business et à la psychologisation de l'endométriose, l'urgence de "Redéfinir l’endométriose à l’âge moderne" et son traitement par exérèse, selon le Dr David Redwine

Mise à jour de décembre 2016:

[1) Cet article est complété par un texte très détaillé :  "Endométriose: exérèse curative vs. marchandisation à vie. Critiques de la chirurgie au Plasma Jet du Pr Horace Roman. Risques d'une chirurgie sous traitement hormonal." Car c'est une marchandisation à vie, parfait exemple d'endobusiness, que propose l'équipe du CHU de Rouen et d'autres, réunis dans l'association RouEndométriose et le G4, autour du Pr Horace Roman - tous largement financés par l'industrie pharmaceutique et les fabricants de dispositifs médicaux. La marchandisation et la mise en place d'une véritable industrie de l'endométriose, permettant toutes les formes de yellow-washing, sont une conséquence logique de la chronicisation par médicaments décrite plus bas, couplée à des techniques ablatives inefficaces,  telles que le Plasma Jet du fabricant Plasma Surgical, qui finance massivement. Une campagne toute aussi massive de communication a permis la médiatisation d'un schéma de traitement présenté comme "une obligation", qui est une régression par rapport aux standards internationaux préconisant l'exérèse complète.]

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A la suite des autres articles sur l'endométriose, accessibles en descendant sur cette page, voici la endométriose traitement hormonal,endométriose décapeptyl,endométriose analogues agonistes gnrh,endométriose médicaments effets secondaires,enantone effets indésirables,décapepetyl effets indésirables,endométriose traitement chirurgical,endométriose ménopause artificielle,endométriose guérison,endométriose progestatifs effets indésirables,endométriose chirurgie exérèse,endométriose ovaires,endométriose infertilité,métaplasie coelomique endométriose,endométriose génétique,endométriose psychologie,endométriose cause,endométriose chirurgie risques,jean belaisch endométriose,endométriose grossesse,david redwine endométriose,endométriose patrick madelenat,endométriose charles chapron,revue gynécologie obstétrique et fertilité endométriose,endométriose reflux menstruel,endométriose exérèse,endométriose enantone,endométriose traitement médical,endométriose médecines douces,endométriose cause sampson,endométriose industrie pharmaceutique,endométriose conflits d'intérêt,endométriose traitementtraduction d’un texte édifiant et synthétique sur l'endométriose, ses causes, ses symptômes, ses formes et son seul traitement efficace, écrit par le chirurgien David B. REDWINE et repris début 2005 dans la revue italienne Leadership Medica. L‘original, intitulé "Redefining Endometriosis in the Modern Era", est sur cette page.

Il s'agit d'en finir avec les mythes et les préjugés d'un autre âge, avec cette ignorance et ces clichés sur le pseudo-traitement médicamenteux savamment entretenus pour justifier le maintien du statu quo, c'est-à-dire cette chronicisation de l'endométriose pour les profits des laboratoires pharmaceutiques qui commercialisent des analogues agonistes GnRH (Enantone, Décapeptyl...) ou des progestatifs (Lutényl, Surgestone...) ainsi que pour les profits des médecins leaders d’opinion qu'ils paient comme consultants et de tous ceux qui vivent de l'industrie de l'endométriose.

Ces questions ont été abordées de façon très détaillée dans l’introduction à la traduction d’un autre article du même médecin : "Endométriose : le combat du Dr David B. Redwine contre les pseudo-traitements hormonaux, la psychologisation et la chronicisation".

Le seul traitement de l’endométriose, c’est l’exérèse complète conservant les organes– évoquée aussi par le Dr Harry Reich (cf. cette page pour les détails en français) - que trop peu de chirurgiens maîtrisent, malheureusement. Et même ceux qui la maîtrisent la rendent partielle, donc inefficace à terme, car ils la pratiquent alors que la patiente est sous un traitement hormonal, par analogues agonistes GnRH (Enantone, Décapeptyl, Zoladex, Synarel...) ou par progestatifs (Lutéran, Lutényl, Surgestone, Cérazette...).

David B. Redwine est l'un des meilleurs chirurgiens de l’endométriose au monde. Pionnier de la technique de l’exérèse, auteur de centaines d’articles, exposés, démonstrations ainsi que de plusieurs livres et chapitres de livres (dont "Surgical Management of Endometriosis" 2004, "100 Questions and Answers about Endometriosis", 2008), il a aussi beaucoup contribué à la description endométriose traitement hormonal,endométriose décapeptyl,endométriose agonistes gnrh,endométriose médicaments,enantone effets indésirables,décapepetyl effets indésirables,endométriose traitement chirurgical,endométriose ménopause artificielle,endométriose guérison,endométriose progestatifs,endométriose chirurgie récidive,endométriose exérèse,endométriose causes,endométriose infertilité,métaplasie coelomique endométriose,endométriose génétique,endométriose psychologie,endométriose endomètre ectopique,endométriose chirurgie risques,jean belaisch endométriose,endométriose grossesse,david b redwine endométriose,endométriose patrick madelenat,endométriose charles chapron,adénomyose,endométriose reflux menstruel,endométriose enantone,endométriose traitement médical,endométriose médecines douces,endométriose cause,endométriose industrie pharmaceutique,endométriose conflits d'intérêt,endométriose traitement,endométriose anomalies embryonaires,endométriose mulleriose,endométriose canaux de muller,endométriose péritonéale,endométriose exérèse complètedes formes moins évidentes et moins connues de la maladie, telles que les "lésions subtiles", les vésicules et papules, les formes fibreuses, etc. (Voir son site ENDOPAEDIA pour plus de détails).

Dans l'article déjà cité, j'ai présenté ses activités, les écrits et les organisations professionnelles dont le Dr David Redwine fait partie.

Pour mieux comprendre, voici un sommaire des aspects évoqués en détail dans les articles précédents.

Il vaut mieux commencer par lire cet article, pour comprendre le calvaire que vivent les femmes françaises souffrant d'endométriose, parce que très peu de chirurgiens maîtrisent l'exérèse complète conservatrice (conservatrice ici au sens de "conserver les organes", pas d'intervention minimale). Cette technique est pourtant reconnue partout comme le seul traitement capable de guérir l'endométriose, si elle est faite dans certaines conditions.

Les Françaises qui souffrent d'endométriose vivent un cercle vicieux de traitements médicamenteux inutiles, contre-productifs et très risqués, suivis de chirurgies rendues incomplètes par l'effet temporaire de ces mêmes médicaments, puis d'autres "cures" de médicaments, puis d'autres interventions incomplètes et par des techniques inadéquates, avec les séquelles inévitables telles que les adhérences... Séquelles dont ceux qui ne veulent pas d'une guérison chirurgicale se servent pour discréditer la chirurgie, mettant dans le même sac toutes les techniques chirurgicales, pour dire que la chirurgie en général aurait des effets délétères en endométriose, que les risques de séquelles chirurgicales l'emporteraient sur les bénéfices.

C'est ainsi que l'on a pu lire dans la revue Gynécologie, Obstétrique et Fertilité, qui se veut pourtant scientifique et éditée par un éditeur (Elsevier) se prétendant lui aussi scientifique, des éditoriaux et autres impressions (car il ne s'agit pas d'articles référencés) appelant les chirurgiens d'avoir "pitié pour les femmes" souffrant d'endométriose, ce qui voudrait dire ne pas les opérer, parce que cela les exposerait à trop de risques.

Des auteurs tels que le Dr Jean Belaisch et le Dr Alain Audebert sont dans cette optique. Il faudrait proposer aux femmes souffrant d'endométriose un"coaching" (!) leur apprenant à vivre avec, à l'accepter au lieu de vouloir s'en débarrasser. A grands renforts de traitements hormonaux empiriques pendant des années, voire des dizaines d'années. Et ces mêmes femmes se verront traiter (dans la même revue et dans d'autres de la même trempe) d'emmerdeuses, sans aucun respect. Comment réagir lorsqu'un médecin (Sylvain Mimoun) dit à d'autres qui participeront eux aussi à la prise en charge de femmes endométriosiques: "je vous souhaite bien du plaisir"! et d'autres remarques dégradantes?

Mais les effets délétères de la chirurgie qui sont ainsi montés en épingle sont ceux accumulés à cause d'interventions chirurgicales répétées, car partielles et faites par des techniques inadéquates et dangereux pour les organes, comme les techniques thermiques d'ablation dont il est impossible de maîtriser l'effet sur des tissus superposés et qui endommagent souvent des tissus fragiles tels que les ovaires. Ce dont il s'agit avec l'exérèse radicale, c'est de tout exciser (excision surgery) en une seule opération faite dans des conditions optimales de visibilité.

L'article cité explique pourquoi les pseudo-traitements hormonaux de type analogues agonistes GnRH [Enantone, Décapeptyl...] ou alors progestatifs [Lutéran, Lutényl, Surgestone...] condamnent les chirurgies à l'échec et détaille les effets indésirables de ces médicaments.

Au calvaire physique s'ajoute la torture morale que vivent ces femmes, à cause de ce type de traitement dégradant et humiliant. Qui arrive à son apogée dans les agissements et les paroles de  certains médecins qui sont influencés par les thèses ineptes du Dr Jean Belaisch. Selon les idées de ce médecin qui en est resté à une image des femmes d'un autre siècle, des traumatismes psycho-sexuels seraient la "cause" de l'endométriose chez une centaine de ses patientes. Une centaine sur les 200 qu'il évoque de son expérience empirique, donc sans aucune étude ni autre évaluation scientifiques. D'autres médecins tels que Michèle Albina Pierobon, Véronique Guérin, Michèle Lachowsky tiennent des propos allant plus ou moins dans ce sens. 

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24/07/2011

L'exérèse radicale sans médicaments, seul traitement efficace de l'endométriose, occulté par le business

Article mis à jour le 3 juillet 2017.

Outre cet article, il faut lire ce dossier d'une centaine de pages, paru fin 2016 et complété  en continu: "Exérèse curative vs marchandisation à vie", ainsi que les articles donnés en lien à partir de lui. J'y aborde toutes les dimensions essentielles des endométrioses, leurs traitements, leur chronicisation et marchandisation, les multiples facettes de l'énorme business - endobusiness, pour suivre la mode marketing - décrit par le syntagme "industrie de l'endométriose". Elle se déploie en faisant du yellow-washing. La condition nécessaire, c'est de dézinguer la chirurgie d'exérèse complète, celle qui peut soit guérir soit obtenir une amélioration très importante et de très longue durée. Ce qui rendrait inutile tout recours à d'autres médicaments, remèdes, coachings, chirurgies...

L'exérèse radicale conservant les organes est présentée par les tenants du business comme mutilante, induisant des troubles fonctionnels et des cicatrices. Ils promeuvent les chirurgies partielles et la médicamentation chronique à la place. Les affaires se peignent en jaune, en arborant un ruban jaune de liaison, censé marquer une sorte d'infléchissement dans l'intérêt de la santé des femmes et des hommes souffrant de cette maladie. Les étapes et les leviers sont désormais connus, puisque le modèle est celui du ruban rose et du pink-washing dans l'industrie autour du dépistage organisé du cancer du sein par mammograpie. J'ai décrit cette stratégie de business à échelle industrielle déjà dans un texte de 2008, épinglant les trois complexes majeurs qui en sont les piliers.

Presque 10 ans après, force est de constater que la réalité est bien pire... Beaucoup de malades sont dans une situation de iatrogénie chronicisée à cause des effets indésirables des pseudo-traitements cumulés. Cela commence à l'adolescence par une prise de contraceptifs en guise de traitement empirique souvent, donc sans diagnostic. Or la pilule, qui peut aider à diminuer certaines douleurs, occulte les symptômes et laisse progresser l'endométriose vers des formes profondes, rétropéritonéales, infiltrantes (deep infiltrating endometriosis, beaucoup plus difficiles à soigner, nécessitant des chirurgies plus lourdes). Une étude publiée par Charles Chapron et al. l'a prouvé. "L'usage passé de contraceptifs pour traiter la dysménorrhée primaire sévère est associé à l'endométriose, surtout à l'endométriose profonde infiltrante". Hum Reprod 2011 Aug;26(8):2028-35.

Puis suivent d'autres médicaments tels que des progestatifs sous diverses formes et dosages: Cerazette, Androcur, le stérilet Mirena, l'Esmya (acétate d'ulipristal), Surgestone, Lutéran, Lutényl, Visanne, ainsi que des analogues agonistes GnRH (Enantone, Decapeptyl, Synarel...), et des chirurgies partielles, inadéquates, faites par des chirurgiens non spécialisés, pour la plupart, et ce alors que les malades sont sous traitement préopératoire par agoniste GnRH. Puis d'autres contraceptifs cycliques ou en continu, puisque le Pr Horace Roman affirme que ceux en continu seraient supérieurs, déformant les études de Renato Seracchioli à ce sujet. 

La pratique de ces dernières décennies devrait amener à rejeter cette situation, responsable d'un véritable désastre, jusqu'à ce que les traitements fassent plus de dégâts que la maladie elle-même. Or c'est le contraire qui arrive. Jusqu'ici, les recommandations conseillaient l'exérèse la plus complète possible en tant que gold standard. Non appliquée, certes, faute de formation. Mais depuis la campagne de communication initiée par le Pr Horace Roman (key opinion leader, c'est le cas de le dire), à partir de 2007 et sa rencontre avec Plasma Surgical puis les financeurs du G4, la médicamentation et les chirurgies partielles et répétées sont présentées comme la stratégie idéale. Evidemment, il faut fabriquer l'opinion. Il faut tisser la toile d'araignée autour des femmes.   

 

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01/12/2008

L'industrie du cancer, modèle du business de l'endométriose chronicisée. Yellow-washing médico-industriel, psychanalytique, naturopathique, communicationnel...

Mise à jour en décembre 2010 et 2011. Actualisation en cours 

C'est d'endométriose qu'il est question, selon mes approches habituelles, que l'actualité ne fait que confirmer. Les détails viennent après avoir montré comment l’histoire se répète, puisque les trois principales composantes de l’industrie qui marchandise les femmes, leur santé et leurs maladies se mobilisent pour étendre leur marché à l’endométriose, chronicisée et marchandisée, comme elles l’ont fait autour du dépistage organisé du cancer du sein. L'analogie est très importante, parce que c'est grâce aux erreurs passées que l'on apprend. Et, 30 ans après la mise en place du dépistage organisé, les voix critiques commencent à peine à se faire entendre. Les victimes du business de l'endométriose sont et seront beaucoup plus nombreuses encore.

Évidemment, chacun de ces complexes doit être pensé avec ses satellites et sachant qu’il y a des recoupements entre les trois:

  • Complexe médico-industriel et scientifique conventionnel, sous contrôle des industriels pharmaceutiques, fabricants de dispositifs médicaux, etc. 
  • Complexe naturo-psycho-holistique (autour des deux pôles majeurs que sont les pseudo-médecines douces genre naturopathie, et la psychanalyse. Les deux tout aussi arbitraires scientifiquement) 
  • Complexe communicationnel, médiatique, publicitaire et du lobbying

Autrement dit: les "industries de la santé" (sic) et ceux qui font leur promotion, diffusent l'idéologie consumériste et l'individualisme néolibéral, fabriquent et manipulent l'opinion. Ils sont même capables de se faire passer pour des anti-système ou ses victimes, des héros qui brisent des tabous, des critiques, des journalistes qui enquêtent et combattent... Les trois collaborent parfaitement, et la situation désastreuse de l'immense majorité des femmes souffrant d'endométriose le prouve. Une iatrogénie invalidante et chronique, donc des traitements médico-pharmaceutiques et chirurgicaux plus des pratiques naturelles, homéopathiques et autres qui créent une chronicité pouvant être bien pire que la maladie et aller jusqu'au handicap. De quoi entretenir le business à vie. Et donner du travail à beaucoup de monde. Du lobbyiste au journaliste aussi. 

Les acteurs du marché  néolibéral de maladies féminines hormonodépendantes chronicisées et psychologisées 

Pour commencer, voici une caricature de Adams et Berger qui montre à quel point le corps des femmes est médicalisé, devenu objet de commerce, marchandisé et pris en otage par ce que l'on peut appeler "l'industrie du cancer" ou "l'économie du cancer" (incluant les "alternatives"), entretenue par la globalisation d'une économie productiviste et par la pollution généralisée qu'elle engendre. A des fins de profit et à défaut d'une volonté politique forte qui s'attaquerait aux vraies causes - environnementales, chimiques... - du cancer du sein.

Ce sont les termes de Geneviève Barbier et Armand Farrachi, dans leur livre La Société cancérigène. Lutte-t-on vraiment contre le cancer? (La Martinière 2007), présenté dans mon article du 19 novembre 2008, avec des extraits.

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