Avertir le modérateur

16/01/2012

Renforcer l’indépendance de l’expertise en santé publique: colloque au Parlement belge (20 janvier 2012)

Voici l’annonce d’un colloque auquel j’aurai le plaisir de participer, au nom de Sciences Citoyennes, au séminaire expertise bruxelles 200112.jpgParlement belge (et non pas celui européen, cette fois), pour une intervention le matin et une table ronde l’après-midi. Le sujet de mon intervention: "Exemples de garanties juridiques et institutionnelles pour une expertise indépendante et intègre". "Garanties" est certes un mot beaucoup trop fort. Il s'agit de dispositifs législatifs et juridiques étrangers et de réglementations qui pourraient servir d’exemple (avec des adaptations) pour dissuader et réprimer les dérapages dans la recherche et l'expertise en santé, avec l'exemple de la proposition de loi de la Fondation Sciences Citoyennes, portant sur la déontologie de l’expertise et la protection des lanceurs d’alerte. Ce sont surtout de lois et dispositifs en vigueur aux Etats-Unis, étonnement peu connus en France et en Belgique, apportant un minimum de garde-fous, garantissant un minimum d’accès à l’information, permettant d'aller vers une criminalisation des conflits d'intérêts et de leurs conséquences. Ce ne sont pas des garanties, mais on pourrait partir de là pour en définir quelques-unes...

Cela semble utopique, mais on n'a pas d'autre choix que d'être pessimiste en théorie et optimiste en pratique... Je me souviens encore des réactions lorsque j'ai commencé à parler, sur des listes de discussion, puis sur Pharmacritique, des initiatives du sénateur US Charles Grassley, parmi lesquelles figurait le Sunshine Act, ainsi que des lois, des programmes et des initiatives de transparence existant dans des Etats tels que le Minnesota. Aujourd'hui, tout le monde parle du Sunshine Act et les exemples états-uniens ne sont plus systématiquement mal interprétés ou rejetés. L'espoir est donc permis que d'autres exemples suivent le même chemin... Il existe aussi des propositions et des débats amorçant une évolution dans des pays européens, qui méritent d'être pris comme points de départ. je pense en particulier à l'Allemagne, mais les nouvelles sont très contrastées... J’évoque ces sujets depuis longtemps de façon dispersée et surtout lors de débats, car c'est ce que je préfère, en attendant de faire un article qui les énumère tous dans un même papier.

J’aurai le plaisir de retrouver le Dr Pierre Chevalier, enseignant-chercheur en médecine générale à l’Université catholique de Louvain, rédacteur en chef de la revue Minerva et président du GRAS (Groupe de recherche et d’action pour la santé).

Voici l’annonce et le programme du colloque:

"Suite aux fréquentes mises en cause de l’indépendance des experts en santé publique concernant les substances dangereuses pour la santé et les médicaments ; et suite aux auditions de la commission de santé publique de la Chambre, nous voulons élargir le débat à des expériences étrangères et à des voix indépendantes.

Un colloque pour :

  • renforcer la légitimité de l’expertise en santé publique
  • réaffirmer ses balises déontologiques
  • améliorer la manière dont sont élaborés les avis guidant les décisions politiques
  • dégager des recommandations applicables en Belgique et ailleurs

 

9h15 : Présidence et introduction

Thérèse SNOY, députée fédérale Ecolo 

9h30 : Les obstacles à l’indépendance de la science dans l’évaluation des risques

John FAGAN, Earth Open Source

10h00 : Partage des expériences et illustration des enjeux

David LELOUP, journaliste indépendant

Dr Marianne EWALENKO, cardiologue, Chirec

Pr Jan M.C. GEUNS, Laboratory of Functional Biology (KUL)

11h00 Pause

11h15 Les principes directeurs de l’expertise en santé publique

Pr Denis ZMIROU-NAVIER, INSERM, Haute Ecole de Santé publique de Nancy

Elena PASCA, Fondation Sciences Citoyennes

Dr Pierre CHEVALIER, UCL, président du GRAS

12h45 Lunch

 

APRES-MIDI

Présidence : Dr Jacques MOREL, député Fédération Wallonie - Bruxelles Ecolo

14h00 : Table ronde : Quels outils pratiques ?

Quelle mise en place au sein des institutions publiques ? Quelle place pour la gestion des conflits d’intérêts ? Regards croisés avec les intervenants de la matinée

16h00 Pause

16h15 Conclusions politiques"

 

**

Parlement fédéral, Salle des Congrès

Rue de Louvain 21

1000 Bruxelles

Informations : cecile.rassinfosse@ecolo.be

(00-32) 02 549 86 19

Traduction assurée : anglais – néerlandais – français

 

07/05/2010

La Fondation Sciences Citoyennes et ENSSER appellent à soutenir Gilles-Eric Séralini et l'indépendance de l'expertise et de la recherche

Pour le respect de la controverse scientifique et de l’expertise contradictoire - Soutien à Gilles-Eric Séralini et à ses co-auteurs

La Fondation Sciences Citoyennes et le Réseau Européen des Chercheurs pour la Responsabilité Sociale et Environnementale ENSSER (www.ensser.org) viennent de lancer une campagne de soutien au professeur Gilles-Eric Séralini (Université de Caen) et à ses collègues Joël Spiroux de Vendômois et Dominique Cellier. Ces chercheurs sont  actuellement victimes d'attaques et de pressions morales de la part de Monsanto, de l'EFSA (agence européenne de sécurité des aliments), de l'AFBV (Association française des biotechnologies végétales) et d'autres organismes ayant donné des avis favorables à  l'autorisation des OGM. Ces attaques font suite à la publication des résultats des contre-expertises faites par Séralini et al. des études de Monsanto sur trois maïs génétiquement modifiés.

Les recherches et expertises du Gilles-Eric Séralini sur la toxicité des OGM et de pesticides tels le Roundup ont un retentissement international, notamment au Canada, en Europe, aux Etats-Unis, de même qu'en Inde, où elles ont contribué au moratoire sur l'aubergine OGM. Cet écho ne peut que gêner les velléités d'expansion des industriels et mettre dans l'embarras les chercheurs dont les conflits d'intérêts en font les serviles instruments de Monsanto et Cie.

Vous pouvez consulter sur le site de la Fondation la lettre de soutien à Séralini et ses collègues, ainsi que bon nombre de documents qui précisent la problématique. En approfondissant, vous réaliserez qu'il ne s'agit pas du « cas Séralini » en particulier. L'enjeu est beaucoup plus important et plus général: défendre l'indépendance de la recherche et des chercheurs, la possibilité de mener des controverses scientifiques et d'avoir une expertise indépendante, pluraliste et contradictoire qui offre certaines garanties contre l'instrumentalisation des recherches scientifiques par les industriels qui ne peuvent pas être à la fois juge et partie, surtout lorsque des profits énormes sont en jeu.
La version chercheurs : http://sciencescitoyennes.org/spip.php?article1806
La version grand public : http://sciencescitoyennes.org/spip.php?article1807

A partir de cette page, vous pourrez signer la lettre de soutien et accéder à la liste des signataires. En outre, vous remarquerez que la lettre de soutien ne se limite pas à un texte. Au-delà de la position de principe sur l'expertise et le respect du débat scientifique, cet appel au soutien se base sur des faits scientifique que les industriels et leurs valets cherchent à discréditer. Vous êtes invités à les découvrir à partir des travaux de Séralini et al., référencés et partiellement rappelés ici. Depuis la même page, vous pourrez consulter la réponse de Monsanto et Cie, celle des chercheurs et les échanges qui s'en sont suivis. La page renvoie aussi à la version anglaise de la lettre de soutien.
http://sciencescitoyennes.org/spip.php?article1801
Merci de signer cette lettre de soutien et de contribuer à sa diffusion.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu