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29/09/2008

Le réseau anticorruption en médecine "No free lunch" s’étend à l’Amérique du Sud. Bon vent à No Gracias.co !

J'ai évoqué à plusieurs reprises la mobilisation associative internationale contre la corruption et les conflits d’intérêts en médecine et No gracias Colombie.jpgpour la désinfection des rapports des médecins avec les firmes pharmaceutiques. Mobilisation dont les deux figures de proue sont No free lunch! aux Etats-Unis et Healthy Skepticism en Australie. En Europe, ce mouvement associatif est bien représenté en Grande-Bretagne (No free lunch), Allemagne (MEZIS) et Italie (No grazie, pago io). Et j'ai présenté récemment l’association néerlandaise Gezonde Scepsis et celle espagnole : l’excellente No gracias.eu.

Pharmacritique aimerait pouvoir rendre compte de l’apparition d’une telle association française… En attendant, saluons la naissance de l’association No Gracias! en Colombie, d’où le mouvement devrait s’étendre aux autres pays andins. Son site s’inspire pour le moment de celui de No gracias ! d’Espagne, le temps de trouver une présentation graphique et textuelle de ses spécificités. Il faut encourager cette nouvelle combattante contre la corruption et les conflits d'intérêts en médecine, contre l'influence de l'industrie pharmaceutique sur la formation et l'information médicales, sur la recherche et le système de santé et de soins en général, en signant sa charte.

Pharmacritique lui souhaite longue vie et beaucoup d'enfants partout en Amérique du Sud !

Elena Pasca

27/09/2008

Psychiatrie britannique: failles dans l'emprise des labos sur la formation médicale continue

Joanna Moncrieff, Philip Thomas et Rhodri Huws, membres du collectif Critical Psychiatry Network, ont adressé une lettre au British Medical FMC BMJ 28 août.gifJournal, en réponse à l’article que nous avions traduit dans cette note : "Formation continue : institutions médicales et firmes refusent de limiter le financement industriel, dit Moynihan dans le BMJ".

La lettre, parue le 23 septembre, s’intitule L’industrie pharmaceutique et la formation médicale continue : certains progrès dans la psychiatrie britannique (BMJ 2008;337:a1780).

Illustration : le dessin à la une du British Medical Journal du 28 août 2008, contenant le dossier sur la dépendance de la formation médicale continue par rapport aux firmes pharmaceutiques et détaillant certaines mesures possibles pour se libérer de cette emprise. Outre l'article déjà cité de Ray Moynihan, Pharmacritique a traduit aussi celui d'Alfredo Pisacane, paru dans le même numéro (dans la note "Repenser la formation médicale continue", sans firmes ni conflits d’intérêts).

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12/09/2008

Arnold Relman s’en prend aux médecins inféodés aux firmes, auxquelles ils abandonnent jusqu'à leur formation médicale continue

Le numéro du 3 septembre du JAMA (Journal of the American Medical Association) contient trois commentaires sur le thème des relations Corruption Eric Uslaner.jpgentre médecins et industrie pharmaceutique. L’un d’eux est signé par Arnold S. Relman et s’intitule "Industry Support of Medical Education" (Pharmacritique traduit l'intégralité du texte, réservé aux abonnés). Nous avons présenté brièvement le Pr Arnold Relman dans cette note où nous traduisions un excellent texte de cette grande figure de la résistance à la corruption par les Big Pharma : "Ethique et valeurs médicales dans un monde marchand où la santé n’est qu’un commerce parmi d’autres".

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26/08/2008

Alfredo Pisacane: "Repenser la formation médicale continue", sans industrie pharmaceutique ni conflits d’intérêts

Cette note contient la traduction d’un article de Ray Moynihan paru dans un dossier du British Medical Journal sur la formation médicale FMC la une du BMJ 28 août.gifcontinue dominée par les firmes pharmaceutiques. Un autre article du dossier, paru le même jour sur le site et repris dans le numéro du 28 août, dont on voit ici la une, s’intitule Rethinking continuing medical education ("Repenser la formation médicale continue" ; BMJ 2008;337:a973). Son auteur est Alfredo Pisacane, directeur de l’unité de formation médicale continue de la faculté de médecine de l’université Federico II de Naples.

 

Pour contourner l’obstacle de l’accès restreint au texte complet, Pharmacritique vous propose une traduction.

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Le Guardian dénonce l’impact du financement industriel de la formation médicale sur la santé des patients

Un article intéressant a été publié le 23 août dans le journal britannique The Guardian : Drug giants accused over 1548256468.jpgdoctors' perks ("Les firmes pharmaceutiques se voient reprocher les à-côtés offerts aux médecins. Accepter des vols gratuits, des repas et des tickets pour des matchs peut nuire aux soins, disent les critiques").

 

"Les firmes pharmaceutiques dépensent chaque année des millions de livres sterling pour financer la participation des médecins et autres professionnels de santé à des conférences partout dans le monde. Ce sont des voyages tous frais payés, et le tout n’est qu’une application massive des stratégies promotionnelles de l’industrie pharmaceutique, sous les oripeaux de la formation médicale continue".

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24/08/2008

Formation médicale continue: institutions médicales et firmes refusent de limiter le financement industriel, dit Moynihan dans le BMJ

Le journaliste et universitaire australien Ray Moynihan, un critique de référence des rapports malsains entre médecins et firmes, a publié le 470891549.jpg14 août 2008 sur le site du British Medical Journal un article intitulé ”Sponsorship of Medical Education. Is the relationship between pharma and medical education on the rocks?” (Financement de la formation médicale. Les rapports entre l’industrie pharmaceutique et la formation médicale continue seraient-ils en danger ?). BMJ 2008;337:a925 (pas de lien direct ; début de l’article ici). Deux autres articles et plusieurs réponses se sont ajoutés pour constituer un nouveau dossier du BMJ sur la mainmise des firmes sur la formation médicale continue.

 

Puisque le texte intégral de l’article original de Ray Moynihan n’est pas en libre accès, Pharmacritique vous propose une traduction.

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11/08/2008

L'ordre des médecins et l'industrie pharmaceutique: frères siamois et relations incestueuses...

Qui disait que le mariage par intérêt ne donne pas d'union solide ? Et une progéniture qui fait bloc. Ou monopole. Ou encore cartel, selon les reproches que l'Office allemand antitrust fait à l'ordre des médecins pour avoir promu les intérêts de son frère siamois (l'industrie pharmaceutique), en bourrant le crâne des médecins de publicités en guise de formation médicale continue. Et l'ordre médico-pharmaceutique de France et de Navarre? Il se porte comment, lui, dont aucun office antitrust et aucune loi ne viennent troubler la quiétude ?

Le Conseil national de l'Ordre des médecins (CNOM) et co-responsable de la situation actuelle de corruption, de conflits d'intérêts généralisés. C'est lui qui a permis le contrôle total de l'industrie pharmaceutique et des fabricants de dispositifs médicaux sur l'ensemble de notre pseudo-système de santé, sur toute la recherche médicale, sans oublier la formation médicale initiale et continue et les moyens d'information (de désinformation) des professionnels de santé comme des usagers. Les victimes d'effets indésirables de médicaments devraient porter plainte systématiquement contre les médecins prescripteurs, mais aussi contre le CNOM.

Car c'est l'Ordre des médecins qui gère les relations des médecins avec l'industrie pharmaceutique; chaque médecin qui signe un contrat doit le soumettre à l'Ordre départemental des médecins, qui le valide selon un barème tenu secret. Or on aimerait bien savoir quel est le prix de l'intégrité et de l'indépendance d'un médecin, selon le CNOM et pour quelles activités...

L'existence même d'un ordre des médecins est contraire à l'esprit et à la loi de la République, puisque la Révolution était censée mettre un terme aux ordres et aux privilèges qui vont avec, afin qu'aucun corps professionnel intermédiaire ne s'interpose entre les citoyens et la loi et que tous les citoyens soient égaux devant la loi commune. Or les velléités d'autorégulation (sic) et d'autodiscipline (sic) de l'ordre des médecins font que les assujettis à cet organisme qui rassemble les positions les plus réactionnaires échappent à la loi commune, échappent au Code pénal. Il faut dissoudre tous les ordres professionnels, il faut appliquer la loi Le Chapelier de 1791 et garantir la généralité de la loi. Interdire les intérêts corporatistes que l'on voit fleurir partout, se traduisant dans des sous-systèmes de vassalité quasi-féodale autour des firmes et des leaders d'opinion qui verrouillent le système pour le profit des industriels qui les paient et leur permettent de faire carrière (l'argent industriel finance des essais cliniques et les moyens d'en parler, finance aussi les grandes campagnes de communication dans la presse médicale et les sociétés savantes (elles-mêmes financées) ainsi que dans les media généralistes, qui font que la cote des leaders d'opinion augmente, qu'ils sont promus experts auprès des instances de régulation car ayant écrit sur le sujet (grâce aux industriels...). Et ainsi de suite, dans un cercle vicieux infini. 

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10/08/2008

La formation médicale continue accréditée par l’ordre des médecins : foire publicitaire et capitulation devant les firmes (Arznei-Telegramm)

La revue médicale indépendante Arznei-Telegramm revient dans son numéro d’août sur le scandale perpétuel qu’est le financement de la argent médocs pub WSJ.jpgformation médicale continue (FMC) par l’industrie pharmaceutique. La question se repose dans le contexte d’un travail d’investigation mené par des media généralistes allemands, qui ont décortiqué ce que cachent les offres de FMC en ligne. Celles-ci ne sont que des publicités - camouflées sous une apparence scientifique - pour les médicaments ou les dispositifs médicaux fabriqués par les firmes qui paient les programmes respectifs de (désin)formation. Publicités déguisées et outils de monopolisation du marché par quelques firmes, assène l’office fédéral allemand antitrust, qui s’est saisi de l’affaire.

L’article s’intitule "Zertifizierte Fortbildung (CME): Werbeplattform statt Lehrangebot" ("Formation médicale continue accréditée (CME) : la plateforme publicitaire remplace les contenus éducatifs" ; a-t 01.08 2008; 39: 81-2 ; sans lien direct).

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23/07/2008

Les étudiants en médecine des Etats-Unis notent les facultés en fonction de la gestion des conflits d’intérêts

L’Association américaine des étudiants en 496579372.gifmédecine (AMSA) a lancé en 2002 une campagne nationale de libération de la santé des griffes de l’industrie pharmaceutique. La Pharm Free Campaign met à disposition des intéressés des moyens d’information, d’action et d’éveil de l’esprit critique, détaillés sur son site et conçus en collaboration avec le programme anticorruption Pharmed Out et l’association No Free Lunch.

L’un de ces moyens est la PharmFree Scorecard : un classement des facultés de médecine des Etats-Unis en fonction de leur politique de limitation des conflits d’intérêts. 

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21/07/2008

Transparence et information: l'industrie pharmaceutique a beaucoup plus d'obligations aux Etats-Unis qu'en Europe (enquête)

La division Marketing Overdose du chien de garde Consumers International est à l’origine d’une enquête auprès de 12 firmes pharmaceutiques 1767351289.jpgpour savoir quelles sont leurs obligations européennes de déclaration publique (disclosure) des financements, par rapport à celles américaines. Les résultats confirment ce qu’on n’arrête pas de dire dans ces pages. Alors que les Etats-Unis ont déjà certaines dispositions légales contraignantes en matière de gestion des conflits d’intérêts et que les législateurs, les institutions et les sociétés médicales font des efforts, les pays européens laissent les firmes faire pratiquement ce qu’elles veulent.

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06/05/2008

Editorial du JAMA pour limiter conflits d'intérêts, ghostwriting et manipulation de la recherche médicale par les laboratoires

Le Journal of the American Medical Association (JAMA) a publié dans son numéro du 16 avril deux articles qui reviennent sur certaines des méthodes employées par le laboratoire 2027682592.jpgMerck pour manipuler les recherches et les études médicales, bref, l’information médicale portant sur le Vioxx (rofécoxib, anti-inflammatoire responsable de dizaines de milliers d’attaques cardiaques et de décès). Cette expérience est particulièrement douloureuse pour le JAMA parce que la revue avait elle-même fait partie des toutes premières à publier une étude très favorables au Vioxx. Les articles parus dans les revues scientifiques étaient réécrits, arrangés, rendant compte d'essais cliniques dont les résultats avaient eux-mêmes été manipulés et pourvus de présentations écrites en bonne partie par des employés de Merck, non déclarés comme auteurs... C’est le problème connu sous le nom de "ghostwriting" ou encore "ghost authorship", désignant les auteurs fantôme, experts en rédaction publicitaire, pas en médecine. Les articles promotionnels qu'ils écrivent selon les directives du service marketing des firmes sont ornés de prête-noms pour faire passer la désinformation : il s'agit de médecins et/ou chercheurs très connus qui n’avaient pas – ou pas totalement – connaissance du dossier, mais qui ont accepté de figurer comme auteurs moyennant finances ou promesse de prestige. L'ampleur du problème est telle qu'on ne sait plus qui porte légitimement le nom d'"auteur". En plus des rédacteurs fantôme (ghost writers), il y a aussi les auteurs invités et autres auteurs dits "honoraires", qui offrent les garanties de respectabilité qu'apportent leurs noms et occultent la manipulation faite en coulisses par les auteurs fantôme et autres "nègres"...

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